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Député Ensemble des Yvelines, Charles Rodwell était l’invité de #LaGrandeInterview de Laurence Ferrari dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.
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00:06Générique
00:12Et notre invité ce matin dans la grande interview sur CNews et sur Europe, c'est Charles Rodouel.
00:17Bonjour à vous.
00:18Bonjour, merci pour votre invitation.
00:19Découté ensemble pour la République des Yvelines, membre de la Commission des Finances de l'Assemblée Nationale, le procureur de
00:24Lyon.
00:24Monsieur Rodouel a annoncé hier l'ouverture d'une enquête pour homicide volontaire.
00:27Association de malfaiteurs en vue de commettre un délit après la mort de Quentin, frappé au moins par six individus
00:33en marge d'une conférence de la députée insoumise Rima Hassan à Lyon.
00:36Nous avons franchi un cap, Charles Rodouel, dans la violence politique dans ce pays.
00:40Est-ce que vous aurez le courage de dire qui, ce matin, attise la violence dans notre pays ?
00:45L'ultra-gauche et les alliés de la France insoumise, très clairement.
00:48C'est-à-dire que moi j'ai une pensée ce matin, évidemment pour la famille de Quentin, qui n
00:52'avait partagé pas mes convictions,
00:53mais qui avait parfaitement le droit de manifester ses convictions dans une démocratie comme la nôtre
00:57et qui a été lâchement tabassé, lynché, assassiné pour ses convictions.
01:05Il a été tué par l'ultra-gauche et donc on peut dire qu'une seule chose, c'est que
01:09l'ultra-gauche tue dans notre pays
01:10et que, de facto, les alliés de la France insoumise tuent dans notre pays.
01:15Nous, oui, nous avons passé un cap.
01:16Est-ce que, et pourtant Jean-Luc Mélenchon affirme que c'est la France insoumise qui est en permanence attaquée
01:20?
01:20Il l'a redit encore il y a quelques jours. Est-ce que c'est digne comme opposition ?
01:23C'est absolument indigne.
01:25Dire qu'on a la jeune garde, une association d'ultra-gauche extrêmement violente,
01:30qui doit être dissoute, qui visiblement est à la manœuvre.
01:34Qui l'a été par Bruno Retailleux ?
01:35Qui est encore devant le Conseil d'État aujourd'hui, qui visiblement est encore à la manœuvre.
01:39Et moi, je vais vous dire, Laurence Ferraille, je ne suis pas venu ici simplement pour manifester ma colère, ma
01:45honte
01:46et ensuite commenter la prochaine polémique la prochaine fois que je viendrai.
01:49Et je vous remercie pour votre invitation.
01:50J'aimerais qu'il y ait des actes forts qui soient pris une bonne fois pour toutes.
01:54Des actes judiciaires, donc que ces personnes soient condamnées à des peines de prison extrêmement longues qu'elles méritent,
02:01que la jeune garde soit enfin dissoute, mais qu'il y ait aussi des conséquences politiques qui soient prises.
02:06Je vous prends un exemple. Est-ce que Rima Hassan peut rester députée européenne ?
02:09Je crois que la justice devrait s'intéresser à ce sujet.
02:13Est-ce que Raphaël Arnaud, qui je le rappelle est fiché S, qui est député aujourd'hui,
02:18qui a été investi par la France insoumise, est-ce que cet homme peut rester député de la République ?
02:23C'est la justice qui peut y répondre.
02:24Mais je crois que ces conséquences, des conséquences politiques extrêmement lourdes,
02:29doivent être tirées de cette malheureuse affaire si les coupables sont avérés être les vrais coupables.
02:35Je vous entends bien, Charles Roudouel. Vous ne demandez pas ni à Rima Hassan, ni à Rima Hassan de démissionner.
02:41Vous dites que c'est la justice qui doit s'en occuper.
02:43C'est-à-dire que des plaintes doivent être déposées contre ces deux élus. C'est bien cela ?
02:46Je crois que ce devrait être le cas. En tout cas, Raphaël Arnaud est le fondateur de la jeune garde.
02:50Et ce que je constate, c'est que la France insoumise, la première réaction qu'ils ont eue,
02:54n'est pas de saluer la mémoire de Quentin,
02:56c'est de dénoncer les attaques contre la jeune garde et contre elle-même.
03:01Donc on voit bien que la France insoumise n'essaie que de faire d'une chose,
03:04c'est d'attiser la rancœur et la violence dans le débat public.
03:07Oui, nous avons passé un cap.
03:09Quel est le projet politique de Jean-Luc Mélenchon, selon vous ?
03:11C'est le chaos ? C'est la violence ?
03:15Je pense qu'il cherchera à prendre le pouvoir par tous les moyens.
03:18Quand on entend Jean-Luc Mélenchon, par exemple, parler de la France du grand emplacement,
03:23de cette nouvelle France, lorsque j'entends Diane Elio Bono parler du fait que le Hamas
03:27est un mouvement de résistance et non pas un groupe terroriste,
03:30lorsque j'entends Rima Hassan dire que les attaques du 7 octobre sont des actes légitimes,
03:34lorsque j'entends Thomas Porte qui explique que l'on peut assassiner le ministre du Travail,
03:38Olivier Dussopt, de l'époque en pleine réforme des retraites,
03:40je crois que tous les moyens seront bons pour eux de prendre le pouvoir.
03:43Mais je tiens à rassurer vos téléspectateurs, c'est que,
03:46quelles que soient nos divergences politiques diverses et variées,
03:48nous sommes très nombreux à leur faire barrage avant qu'ils ne prennent le pouvoir
03:52et nous serons très nombreux au combat pour éviter qu'ils ne le prennent.
03:56Et pourtant, des centaines de plaintes ont été déposées
03:58et aucune n'a abouti pour l'instant contre la France insoumise.
04:01Comment l'expliquez-vous ?
04:02Eh bien, il faudra continuer.
04:03Il faudra continuer à mener le combat démocratique
04:07et il faudra continuer à mener le combat judiciaire.
04:10Et j'y prendrai toute ma part.
04:12Cela veut dire aussi, aucune compromission avec la France insoumise.
04:16Moi, je suis fier d'avoir mené le combat sur ma circonscription.
04:19J'ai refusé le Front républicain pour affronter à la fois la France insoumise
04:23et le Rassemblement national.
04:24Alors que Gabriel Attal appelait à faire barrage au RN,
04:27même avec un bulletin LFI.
04:29Moi, je vais vous dire, je trouve qu'aujourd'hui,
04:31le Rassemblement national, dans ses attaques, est extrêmement hypocrite.
04:34Je vais vous dire.
04:35J'ai sous les yeux la liste des dizaines de députés de la France insoumise
04:38qui ont été élus grâce au Rassemblement national.
04:42Je vous explique.
04:43C'est-à-dire qu'en 2024, vous aviez au deuxième tour des triangulaires.
04:46Vous aviez la France insoumise en tête, le candidat Ensemble juste derrière
04:50et le candidat RN loin derrière.
04:53Le RN aurait pu faire le choix de retirer ses candidats.
04:55Il ne l'a pas fait.
04:56Il a fait élire des dizaines de députés de la France insoumise.
04:59Pourtant, ça dédouane votre partie de ce qui a été fait au second tour des législatives.
05:03Il a fait battre des dizaines de candidats.
05:05Je pense à les excellents candidats qui étaient Estelle Follest,
05:08Robin Reda, Thomas Rudigoz.
05:09Et pas seulement ça, Laurence Ferrari.
05:12Depuis que la dissolution a eu lieu, ce que je constate,
05:15c'est qu'il y a des dizaines de lois qui ont été votées main dans la main
05:20avec LFI et le Rassemblement national.
05:22La responsabilité de votre parti, de Gabriel Attal,
05:25dans le fait de dire plutôt un bulletin LFI qu'un bulletin RN.
05:28Est-ce que vous pouvez nous assurer que ça n'arrivera pas ?
05:31Moi, je veux le dire d'autant plus tranquillement
05:32que j'ai refusé le Front républicain sur ma circonscription
05:35parce que le Front républicain et qu'Alefi n'est pas un Front républicain.
05:38Gabriel Attal a toujours dit qu'au premier tour,
05:40il battrait l'extrême gauche, au deuxième tour, l'extrême droite.
05:43Mais ce que je tiens à dire, c'est que depuis la dissolution,
05:46vous avez, prenons les exemples,
05:48qui a censuré Michel Barnier ?
05:49Le RN et LFI.
05:51Qui a censuré François Bayrou ?
05:52Le RN et LFI.
05:53Qui a voulu nationaliser ArcelorMittal ?
05:55Le RN et LFI.
05:56Qui a fait passer la taxe Zuckman en commission des finances ?
05:59Le RN et LFI.
06:00Qui a fait exploser les impôts sur nos entreprises
06:02ou qui a au moins tenté de le faire ?
06:04Le RN, la gauche et LFI.
06:05Donc en fait, vous avez les paroles,
06:07mais vous avez aussi les actes.
06:09Ce que je constate, c'est que pendant la dissolution de 2024,
06:12des dizaines de députés LFI ont été élus
06:14grâce au Rassemblement national.
06:16Ces données sont en ligne
06:18et je peux les partager également.
06:20Et depuis la dissolution,
06:22des dizaines de votes ont eu lieu main dans la main
06:24par une alliance entre la France insoumise
06:26et le Rassemblement national.
06:27Donc je crois vraiment que sur ce sujet,
06:29l'hypocrisie ne devrait pas étouffer certains
06:32dans le débat public.
06:33Charles Rodouel, on est en direct sur CNews et sur Europe 1.
06:35C'est la grande interview.
06:36Laurent Nunez est actuellement en voyage en Algérie
06:38pour tenter de renouer le dialogue entre les deux pays,
06:40notamment sur les questions de sécurité,
06:42de coopération en matière de terrorisme.
06:45Le dossier du retour des OQTF est au point mort.
06:47Aucun ressortissant algérien en situation irrégulière
06:50n'a été accepté par Alger.
06:52Que peut obtenir M. Nunez ?
06:55J'ai rencontré à de nombreuses reprises
06:56dans le cadre de préparation de textes législatifs
06:58Laurent Nunez.
06:59C'est un homme méthodique, extrêmement sérieux
07:02et un grand serviteur de l'État.
07:03J'ai une différence à titre personnel
07:05parmi d'autres députés majeurs avec le gouvernement aujourd'hui.
07:08C'est que je considère qu'avant toute négociation,
07:10il faudrait dénoncer les accords de 1968
07:13entre la France et l'Algérie.
07:14On n'en prend pas le chemin.
07:15En tout cas, c'est ma conviction.
07:17Je vous la partage.
07:18J'ai publié un rapport sur ce sujet à l'automne dernier
07:22qui expliquait que ces accords nous coûtaient
07:25au bas mot 2 milliards d'euros par an.
07:27Ces accords sont le fruit de la décolonisation
07:29et donc de la colonisation qui pourrit la relation
07:32entre nos deux pays.
07:33C'est une rupture d'égalité qui fragilise notre ordre juridique.
07:37Absolument, parce qu'il y a une inégalité aujourd'hui
07:39entre les citoyens algériens d'une part,
07:41et je ne parle que des citoyens algériens,
07:42pas des biens nationaux,
07:43et les autres citoyens étrangers extra-européens
07:46sur le territoire français.
07:47Maintenant, au-delà de ce sujet,
07:50toute victoire que peut ramener, si je puis dire,
07:53le ministre de l'Intérieur est bonne à prendre,
07:55notamment sur le volet sécuritaire et migratoire.
07:57Je crois qu'il y a deux prérequis à toute négociation.
08:01Premier prérequis, la libération de Christophe Gleize.
08:04À laquelle nous appelons la libération tous les jours
08:06sur ces nouveaux repas.
08:07Absolument, et ça fait l'honneur de votre groupe.
08:10Cet homme est enfermé aujourd'hui dans les geôles du régime algérien
08:14tel un otage.
08:15Et deuxième prérequis, c'est la coopération migratoire.
08:18L'Algérie et le régime algérien doivent reprendre les OQTF
08:22qui aujourd'hui sont dans le centre de rétention.
08:24Avec quelle moyenne pression à la France aujourd'hui ?
08:27Pour le coup, sur ce point-là, je fais toute confiance
08:29au ministre de l'Intérieur parce qu'au vu des fonctions
08:33qu'il a occupées dans notre pays, au service de nos services
08:35de renseignement, au service de la sécurité des Français,
08:38je peux vous dire que vous avez là un ministre de l'Intérieur
08:39qui est extrêmement méthodique et sérieux.
08:42Je lui fais confiance sur ce point.
08:44Est-ce que la visite de Ségolène Royal a permis de décrisper
08:46la relation entre nos deux pays ou pas ?
08:48Quand vous avez Ségolène Royal qui rencontre M. Téboune
08:51et qui parle de l'algérophobie de la France
08:54sur le territoire algérien, j'ai l'occasion ici de dire
08:57que c'était une trahison d'État.
08:58Je ne retire pas un mot de ce que j'ai dit
09:01au propos de cette visite qui était nulle et non avenue.
09:04Vous avez déposé aussi la semaine dernière
09:05une proposition de loi avec Michel Barnier
09:07pour allonger les délais de rétention administrative en CRA,
09:11dispositif qui a été retoqué par le Conseil constitutionnel.
09:13Vous prévoyez de passer ce délai de 90 jours à 210 jours
09:16pour les étrangers présumés dangereux.
09:19Aujourd'hui, la durée ne vaut que pour ceux
09:20qui sont condamnés pour terrorisme.
09:22Est-ce que ce texte a eu une chance d'être,
09:24un, étudié, deux, adopté, honnêtement ?
09:27Les yeux dans les yeux, M. Rodouel.
09:28Les yeux dans les yeux, Mme Ferrari, honnêtement, oui.
09:31Parce que ce texte a été adopté en commission des lois
09:34à une très large majorité la semaine dernière.
09:36Malgré toutes les saisies de la France insoumise,
09:38je vous rappelle que M. Bernalissé a parlé de fascisme,
09:41M. Léomant a parlé de camps de concentration et de déportation.
09:44Leurs électeurs doivent savoir que ce sont les termes
09:46qui sont employés par le législateur de la France insoumise.
09:48Et malgré ces attaques, nous avons fait adopter ce texte
09:51à deux tiers de la commission des lois.
09:54Donc moi, j'adresse un message simple au gouvernement.
09:56Vous avez là un texte qui permet de répondre
09:58à des actes très concrets pour assurer la sécurité des Français,
10:02pour assurer que des personnes qui ne doivent pas être
10:05sur le territoire français puissent rester en rétention administrative,
10:09des criminels, des délinquants, des terroristes.
10:12Vous avez 150 députés du socle commun et indépendant
10:15qui soutiennent ce texte que j'ai déposé
10:17avec Gabriel Attal et Michel Barnier.
10:19Il a été adopté en commission des lois.
10:21Il faut maintenant qu'il soit étudié au plus vite en séance.
10:24C'est l'objet de la question que je poserai au Premier ministre
10:26tout à l'heure en question du gouvernement,
10:27parce qu'il faut que nous accélérions sur ce sujet
10:30au service de la sécurité des Français,
10:32afin que ce qui est arrivé aux familles de Lorraine,
10:35de Morane, de Philippines et de toutes les autres
10:39ne se reproduise pas sur le territoire français.
10:41Donc il faut que ce texte soit à l'agenda parlementaire rapidement ?
10:45Absolument.
10:46Il est, je crois, prévu juste après les municipales.
10:49J'en suis heureux.
10:50Vous savez, M. Lecornu, Sébastien Lecornu,
10:52est un homme de droite, d'ordre,
10:54qui a prévu une longue séquence dédiée
10:57à la sécurité des Français,
10:58à la sécurité du quotidien,
11:00à la lutte contre le narcotrafic,
11:01à la justice.
11:02Les textes de Gérald Darmanin sont extrêmement importants,
11:05et je crois que ce texte doit en faire partie.
11:07Bruno Retailleau avait émis des critiques à l'époque
11:09sur l'état de droit et ses dérives.
11:11Est-ce que vous les partagez ?
11:12Emmanuel Macron a mis en garde Bruno Retailleau
11:15lors d'une interview accordée à notre confrère Frédéric Azizat
11:17sur Radio G.
11:18Il ne faut pas mettre en l'air notre Constitution,
11:20il ne faut pas changer des règles,
11:22donc l'état du droit,
11:23mais il faut faire très attention à l'état de droit
11:25parce qu'il nous garantit la possibilité de vivre ensemble.
11:27L'état de droit, c'est le fondement de notre démocratie,
11:29et je crois que l'état de droit ne nous condamnera jamais à l'impuissance.
11:32C'est-à-dire qu'aujourd'hui, vous avez des gens
11:33qui vous disent qu'au nom de l'état de droit,
11:35il faut désarmer la police
11:36pour placer des millions de Français dans la sécurité.
11:38Vous avez aussi d'autres gens qui vous disent
11:40qu'au nom de la sécurité des Français,
11:42il faut abattre toute dimension de l'état de droit.
11:44Je pense notamment à des groupuscules de l'extrême droite
11:47qui considèrent qu'au nom de la sécurité,
11:49il faut abattre tout fondement de notre démocratie.
11:51Moi, je crois que tout démocrate,
11:52même si c'est difficile,
11:54même si c'est souvent frustrant,
11:56que notre objectif soit de garder un équilibre
11:58entre la protection de la liberté publique,
12:00la démocratie,
12:01et d'autre part, assurer la sécurité des Français.
12:04Je ne vois pas au nom de quoi
12:05l'état de droit doit nous empêcher
12:06d'accomplir cet objectif
12:08et c'est la raison pour laquelle
12:09je suis convaincu
12:10que l'état de droit
12:11ne nous condamnera jamais à l'impuissance.
12:13Ça nous demande des décisions fortes
12:15par référendum,
12:16par des projets de loi
12:17qui sont courageux.
12:18Je suis par exemple, moi...
12:19Ils ont été promis,
12:20les référendums par Emmanuel Macron,
12:22on ne les a jamais vus.
12:23Moi, je suis en tout cas,
12:24à titre de l'air,
12:25favorable à un référendum,
12:27par exemple, sur l'immigration,
12:28parce qu'il doit nous permettre
12:29d'inverser la hiérarchie des normes
12:31dans notre Constitution
12:32pour reprendre en main
12:33une partie de nos flux migratoires.
12:35Je ne crois pas que, par exemple,
12:36ce type de proposition
12:37soit contraire à l'état de droit.
12:39Je crois en revanche
12:40que le respect de l'état de droit
12:41est fondamental,
12:42notamment dans les temps
12:43que nous vivons
12:44à l'échelle internationale,
12:45parce que c'est le garant
12:46de la protection
12:47de notre démocratie.
12:49Charles Rodouel,
12:50on est sur CNews
12:50et sur Europe 1,
12:51c'est votre grande interview.
12:52On est en pleine campagne
12:53des municipales
12:54qui a démarré
12:55dans certaines villes,
12:56je pense à Paris,
12:57et bien la droite
12:58se présente divisée,
12:59droite et le centre,
13:01tout cela offre
13:01un boulevard à la gauche.
13:03À Paris, votre parti
13:04soutient Pierre-Yves Bournazel
13:06et non pas Rachida Dati,
13:07ministre pourtant
13:08du gouvernement
13:09de Sébastien Lecornu.
13:10Vous envisagez
13:11de ne pas appeler
13:12à voter pour elle
13:12au second tour ?
13:13Ce cas-là
13:15est, je crois,
13:16un petit exemple
13:17microéconomique
13:18de ce qui peut arriver
13:19à l'échelle nationale.
13:21Si on est désuni,
13:22on est sûr de perdre
13:23et si on est unis,
13:25on peut gagner.
13:26C'est-à-dire que si on part
13:28au deuxième tour,
13:29en tout cas,
13:30en rang éclaté,
13:31en rang éclaté,
13:32ça vous lui demanderez
13:33et chacun peut,
13:34pour le coup,
13:35être candidat à une élection.
13:35Et adoubé par votre parti ?
13:36Peut être candidat à une élection.
13:38Moi, ce que je constate,
13:38c'est que si nous finissons
13:40désunis et divisés,
13:41nous perdrons cette élection.
13:42Je crois qu'il y a
13:43beaucoup d'électeurs parisiens.
13:44Moi, je suis yvelinois.
13:45Il y a beaucoup
13:46d'électeurs parisiens
13:47qui ne pardonneront pas
13:48à la droite et au centre.
13:49Et je crois qu'à la présidentielle,
13:51si nous partons désunis,
13:53nous serons tranquillement
13:54assis dans notre canapé
13:55au deuxième tour
13:56à regarder la France insoumise
13:58affronter le Rassemblement national.
13:59Et je suis convaincu
14:01que nos électeurs
14:02ne nous le pardonneront pas.
14:03C'est la raison pour laquelle
14:04il est urgent de faire union.
14:07Je suis favorable à une primaire.
14:08Ça peut être un autre mécanisme.
14:10Qui aurait de qu'il accueille.
14:10Mais il est urgent.
14:12Moi, je ne parle pas de personne,
14:13je parle d'idées.
14:14La dernière fois que je suis venu,
14:15je vous ai parlé
14:15de trois piliers idéologiques
14:16qui n'ont pas changé pour moi.
14:18Un,
14:18tous les candidats
14:19qui participeront à cette primaire
14:20doivent être des candidats libéraux.
14:22Moins de dépenses
14:23pour moins d'impôts.
14:24Deux,
14:25tous les candidats
14:25qui participeront à cette primaire
14:26doivent vouloir réduire l'immigration.
14:29Trois,
14:30tous candidats
14:30qui doivent participer
14:31à cette primaire
14:31doivent être favorables
14:33à l'Europe,
14:34au projet européen,
14:34parce qu'il est garant aujourd'hui
14:36de notre indépendance politique
14:37dans le monde
14:38dans lequel nous vivons
14:39où la Chine et les Etats-Unis
14:40s'affrontent.
14:41Et je crois que
14:42tout candidat
14:42qui est libéral,
14:43qui veut réduire l'immigration
14:44et qui est pro-européen
14:45devrait pouvoir participer
14:47à cette primaire,
14:48je crois qu'elle est la condition
14:49et que l'union
14:50de nos candidats
14:51est la condition
14:52pour nous permettre
14:52de gagner l'élection 2027.
14:54En tout cas,
14:54sinon nous la perdrons.
14:55Pour éviter un affrontement
14:56entre Rassemblement National
14:57et Jean-Luc Mélenchon,
14:59c'est ça ?
14:59Que cet affrontement
15:01que nos électeurs
15:01ne nous pardonneront jamais,
15:03il est temps
15:03que chacun se responsabilise
15:05pour que nous fassions union.
15:06Charles Rodwell,
15:07les députés se penchent de nouveau
15:08sur la création
15:09d'un droit à l'euthanasie.
15:10Deux textes sont étudiés,
15:12l'un consensuel,
15:12bien sûr,
15:13sur les soins palliatifs.
15:14De nombreux départements
15:15en France ne bénéficient pas
15:16de l'accès aux soins palliatifs,
15:18ce qui nous honte.
15:19L'autre sur l'euthanasie.
15:20Le texte a été largement adopté
15:21par les députés
15:22en première lecture.
15:23Il a été rejeté
15:24ensuite par le Sénat
15:25le mois dernier.
15:26Est-ce que vous êtes toujours
15:28opposé à ce que l'on appelle
15:29le droit à mourir
15:30qui est en réalité l'euthanasie ?
15:32Ma position n'a pas changé,
15:33Laurence Ferrari.
15:34Je suis favorable
15:35aux soins palliatifs
15:36parce que je crois
15:37qu'ils font honneur
15:38à notre pays.
15:39C'est un modèle
15:39qui est difficile
15:40mais qui fait la grandeur
15:41de la France,
15:41qui ne sont pas suffisamment
15:43déployés sur l'ensemble
15:44du territoire français
15:45et je resterai évidemment
15:46défavorable
15:47à la légalisation
15:48de l'aide active à mourir.
15:49Ce sera le sens
15:50de mes votes
15:51dès les prochains jours
15:52à l'Assemblée nationale.
15:53Vous ne prononcez pas
15:54le mot euthanasie ?
15:55Je peux le prononcer
15:56sans problème,
15:57le mot euthanasie
15:57ou l'aide active à mourir.
15:59Je voterai en tout cas
16:00contre l'ouverture
16:01ou la légalisation
16:02de l'aide active à mourir
16:03ou de l'euthanasie
16:04et je voterai favorablement
16:06au déploiement
16:07des soins palliatifs
16:07qui me semblent être
16:08le bon équilibre
16:09à la service de la dignité
16:11des personnes
16:11et au service
16:12de l'accompagnement
16:13des malades en fin de vie.
16:14Si ce texte était assemblé
16:15par l'Assemblée nationale,
16:16nous aurions, nous Français,
16:17le texte le plus permissif
16:18en matière d'euthanasie.
16:20Est-ce que ça,
16:21au regard de vos électeurs,
16:23des Français qui nous regardent,
16:24vous l'assimeriez ?
16:25En fait, c'est même,
16:26certes,
16:26au regard de mes électeurs,
16:27mais c'est aussi
16:28au regard de ma propre conscience.
16:30Je respecte infiniment
16:31l'avis de chacun
16:33sur cette question
16:33qui est une question
16:34de rapport à la mort
16:36et donc à la vie.
16:37mais en conscience,
16:38je ne pourrai jamais
16:39voter favorablement
16:41pour ce texte.
16:42Et vos collègues,
16:43qu'est-ce qu'ils en pensent
16:43dans votre parti ?
16:44C'est une question
16:45qui clive
16:45et qui transcende
16:46évidemment les partis politiques.
16:47Qui transcende tous.
16:47Je regardais ce matin
16:48ou hier dans le Figaro,
16:50Astrid Panossian-Bouvet
16:51de mon parti
16:52qui se mobilisait
16:53avec le socialiste
16:53Dominique Potier
16:54et l'homme de droite
16:55qui est Yannick Noder
16:57qui a appelé
16:58à ne pas voter
16:58pour ce texte.
16:59C'est un texte
17:00qui aujourd'hui
17:01clive de manière
17:02très intime
17:03chaque parti politique
17:04excepté l'extrême-gauche
17:05qui a imposé
17:06une consigne de vote
17:06dans les grands démocrates
17:08qu'ils sont.
17:09Mais au-delà de ça,
17:10je crois que
17:10cela définit complètement
17:12le rapport intime
17:13que chacun a à la vie
17:14et donc à la mort.
17:16Et moi, en conscience,
17:17je ne peux pas voter pour.
17:18Je voterai donc pour
17:21l'extension
17:21des soins palliatifs
17:22et contre
17:23la légalisation
17:24de l'euthanasie
17:24ou de l'aide active à mourir.
17:26Charles Rodouel,
17:27encore une question
17:27à propos du droit de vote
17:28des étrangers.
17:29Le candidat de gauche
17:29à la mairie de Paris,
17:30Emmanuel Gouard,
17:31veut autoriser le droit de vote
17:32aux étrangers vivant à Paris
17:33pour toutes les votations locales.
17:36C'est une bonne,
17:36c'est une mauvaise idée,
17:37selon vous ?
17:37Jean-Luc Mélenchon décide
17:39et le reste de la gauche
17:40exécute.
17:40C'est-à-dire que vous avez
17:41Jean-Luc Mélenchon
17:42qui parle de la Nouvelle-France,
17:44de la France créolisée,
17:45de la France du grand emplacement.
17:46Emmanuel Grégoire
17:46est le candidat
17:47de Jean-Luc Mélenchon ?
17:48De facto,
17:49quand il en reprend
17:49les idées et l'idéologie,
17:51on ne peut que constater
17:52que vous avez
17:52un alignement idéologique
17:54et objectif
17:54de toute la gauche,
17:56en tout cas de cette gauche-là,
17:57sur l'agenda politique
17:58que porte Jean-Luc Mélenchon.
18:00Et c'est la raison
18:00pour laquelle je lance
18:01un appel à tous mes amis
18:02de la droite et du centre.
18:04Unissez-vous
18:04pour faire barrage
18:05à Emmanuel Grégoire
18:07à la mairie de Paris.
18:07Mais qui est un candidat
18:08de gauche radical,
18:09selon vous ?
18:10On a commencé cette discussion
18:11sur l'extrême-gauche.
18:12Vous pensez qu'Emmanuel Grégoire
18:13est un candidat
18:14de la gauche radicale ?
18:14Il est soutenu
18:15par Yann Brossard,
18:16représentant des communistes.
18:17Il est soutenu
18:18par les écologistes
18:19qui, je crois,
18:20font preuve matin,
18:21midi et soir
18:21à l'Assemblée nationale
18:22d'une forme de radicalité.
18:23Donc Emmanuel Grégoire
18:24n'est peut-être pas
18:25lui-même radical,
18:26mais il doit assumer
18:27les alliances politiques
18:28qu'il signe aujourd'hui.
18:30Je crois qu'il les assume
18:31très clairement.
18:32Et donc,
18:32à charge de notre camp,
18:34de s'unir
18:35pour le faire battre
18:36et pour gagner
18:36la mairie de Paris.
18:37Merci beaucoup Charles Rodouet,
18:39député en centre
18:39pour la République.
18:40Merci d'être venu ce matin
18:41sur CNews et sur Europe 1.
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