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  • il y a 2 jours
DB - 15-02-2026

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00:00Musique
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00:02Musique
00:03Prune et Georges qui s'étaient aimés et épousés sur un coup de foudre,
00:32se sont séparés à cause de la jalousie féroce du jeune homme.
00:36Resté seul avec son enfant, Prune ne parvient pas à assumer toutes ses responsabilités
00:41et les parents de Georges ont pris le petit Laurent chez eux.
00:45Prune a été renvoyée de son travail à cause d'un client très important et trop empressé.
00:53Venant voir son fils en pension chez ses beaux-parents,
00:56elle apprend que Georges de son côté vient voir Laurent régulièrement.
00:58Alors Gérard m'a dit, puisque tu montes une affaire nouvelle, j'ai une personne à te recommander.
01:02Elle a déjà travaillé dans la construction.
01:04Je lui ai dit, banco, envoie-la moi.
01:06Et je vois que vous êtes tout à fait le genre de collaborateurs que je cherche.
01:14Est-ce que le ménier vous a mis au parfum de ce que je préfère ?
01:16Va demain, oui.
01:17Je suppose qu'avec vous, il a d'autres sujets de conversation.
01:22Nous n'avons Gérard et moi que des rapports d'amitié.
01:25Je veux bien le croire.
01:27C'est le genre de beau garçon qui voudrait coucher avec la...
01:29et qui en attendant que ce soit possible, refuse les plus belles occasions.
01:36Sacré Gérard.
01:37En Amérique, il me servait de miroir aux alouettes.
01:40Les filles tournaient autour de lui et comme il ne les voyait pas,
01:42C'est moi qui finissais par les cueillies.
01:48Mon père disait toujours, dans la vie, il y a deux sortes de types.
01:53Ceux qui aiment l'amour et n'en font pas un drame,
01:56et ceux qui font des drames et qui finalement n'aiment pas l'amour.
01:59Votre père était un grand philosophe.
02:02Oui.
02:03Une gueule de voyou, des manières princières.
02:06Débarqué de sa Pologne natale, il avait conquis pire un slave.
02:09On l'appelait Socrate le Polac.
02:12On le considérait comme un arbitre.
02:13C'est lui qui réglait les litiges du milieu.
02:16Il est mort victime du devoir.
02:17Trois balles dans le plastron alors qu'il dégustait sa vote Capastis,
02:21dans un bar de la rue Douai.
02:23Paix à ses cendres.
02:25Mon père, c'était le dernier des grands voyous.
02:27Pourquoi me racontez-vous tout ça ?
02:29Parce que j'aime pas qu'on se trompe sur mon compte.
02:32J'évite aux gens de perdre leur temps à me prendre pour un cadre.
02:37Ma morale à moi, c'est le plaisir.
02:39Vous trouvez pas que la vie est assez courte pour gâcher ne serait-ce qu'une heure à s'ennuyer ?
02:43Moi aussi.
02:44D'autant plus dix ans quand on les passe en tôle.
02:48J'ai pas suivi les traces de mon digne papa.
02:51Je suis un voyou, d'accord.
02:53Mais sorti de l'aquarium,
02:54je ne suis pas candidat pour me faire prendre à l'épuisette
02:56quand les poulets veulent se farcir une friture.
02:59Vous savez que vous m'inquiétez un peu.
03:01N'ayez pas peur.
03:01Je reste toujours dans les limites de la loi.
03:05La loi, c'est mon garde-fou, je ne le franchis jamais.
03:09Il vaut mieux se payer un avocat avant
03:11que d'être présenté à lui par le juge d'instruction après.
03:16C'est une des grandes vérités que j'ai apprises en Amérique.
03:18Qu'est-ce que vous vendiez en Amérique ?
03:20J'ai touché un peu à tout.
03:24Des poupées en caoutchouc pour les boys du Vietnam.
03:26Des chaussures avec des semelles de rechange
03:29qui s'emboîtent comme des mini-cassettes.
03:32Vous voyez le truc ?
03:34Quand j'ai rencontré le meunier, je vendais du vent.
03:37Du vent ?
03:37Oui, tout chaud.
03:39Des séchoirs électriques à piles.
03:41C'est comme l'œuf de colomb, il suffisait d'y penser.
03:44C'est à ce moment-là que je suis rentré dans la combine des maisons à carton.
03:47Oui, Gérard m'en a parlé, ça paraît insensé, ça.
03:49Et voilà ce qui empêche les gens de réussir.
03:52Ils s'accrochent toujours à la logique du passé.
03:55La bonne logique, c'est celle qui conçoit l'avenir.
03:58C'est celle des poètes.
04:00J'en suis un dans mon genre.
04:01Je n'en doute pas.
04:03Les maisons de carton, par exemple, c'est une idée de génie.
04:06Pourquoi construire à prix d'or pour l'éternité
04:08quand on n'a pas plus de 70 ans à vivre ?
04:11Pour les héritiers ?
04:12Les héritiers, ils s'empressent de démolir la baraque
04:14pour construire à leur goût.
04:15Mes villas à moins durent 20 ans
04:18et elles coûtent 4 fois moins cher que les autres.
04:20Faites le calcul.
04:21Elles se solident ?
04:23Attention, ce n'est pas du carton-pâte, c'est du carton-fer.
04:25Embouti sous présent.
04:26Les résultats durent comme un percepteur,
04:30légères comme un chapeau de paille.
04:31Et ça s'emboîte comme des jouets d'enfants.
04:33En Floride, où il y a tout le temps des cyclones.
04:35Ça résiste aussi au grand vent ?
04:37Pas du tout.
04:39Elles s'envolent sans insister.
04:40Mais comme dans le même temps,
04:42les constructions en béton dégringolent aussi.
04:44L'avantage est pour le carton.
04:46À cause du prix.
04:47Non, à cause du poids.
04:48Il vaut mieux recevoir du papier sur le crâne
04:50qu'un pont de mur en pire de taille.
04:52Vous m'épatez, vous savez.
04:55Touchez du compliment.
04:57Alors, mon affaire vous intéresse ?
05:00Oui.
05:02Non, non, non.
05:03Faites pas, il y a un distributeur de films en faillite.
05:05Tiens, encore un dont la logique s'est trouvée dépassée.
05:07Et il vendait le cinéma de papa à l'époque du super-érotisme.
05:11Non, mais je vais engager un décorateur.
05:12Attends.
05:14Qu'est-ce que vous me paierez ?
05:1612 cents francs par mois.
05:19Et en plus, un pourcentage sur les ventes.
05:21Mais c'est très peu.
05:23Franchement, je voulais dire mille.
05:24Oh, de mieux en mieux.
05:26Vous préférez de mille ?
05:27Bien sûr.
05:29Bon.
05:30Mais alors, si je fiche l'argent par les fenêtres,
05:31je n'aurais plus un sou.
05:32Et je n'aurais plus qu'à mettre la clé sous le paillasson,
05:34comme le marchand de films.
05:35Et vous y gagnerez quoi ?
05:36Hein ?
05:37De perdre une place intéressante.
05:40Auxcentage pourrait compenser.
05:42Ah, là, ma petite.
05:44C'est à vous de jouer.
05:45Ou vous vous défendez comme une patate
05:47et vous ne serez pas long à marcher à côté de vos pompes.
05:49Ou vous êtes la super-championne
05:50et à vous le couper grand sport.
05:54J'accepte.
05:55À la bonne heure.
05:56Je ne vous fais pas de contrages.
05:59J'ai horreur des paparazzas.
06:01Au fait, si vous connaissez un haut de gabarit dans votre genre,
06:06une belle façade, grenier habité,
06:08envoyez-les-moi.
06:09Plus on est de fous, plus on rigole.
06:10Je pense à quelqu'un.
06:12Une amie.
06:13Bronco.
06:14L'affaire est dans le sac.
06:14Pardon.
06:16Pardon.
06:16Ok
06:45Voilà, les lieux, vous allez pouvoir suivre les plans.
06:51Merci beaucoup.
07:15Ben, ça a l'air de tenir.
07:18Du carton, ça doit ramollir à la pluie.
07:22Oh, mais ça tient d'une année sur l'autre, voyons.
07:25Oui, pendant combien de temps ?
07:26Mais 20 ans au moins.
07:28Comment pouvez-vous l'affirmer ? Il n'y a pas 20 ans que ça existe.
07:31Vous ne me ferez pas croire que le carton peut remplacer la bonne vieille pierre.
07:35Oh, ben, c'est tout à fait autrement.
07:37C'est le progrès. C'est l'avenir.
07:40Ben, allons-nous-en. Tout ça, c'est du tape à l'œil.
07:42Ah, oui. Vive la pierre !
07:45Eh bien, les enfants, alors, cher monsieur, avouez qu'elle vous embauche un coin, la maison des temps futurs.
07:50Et vous, chère madame, qu'est-ce que vous en dites de cette bonbonnière ?
07:55Ça n'a pas que des avantages, hein ?
07:58Montrez-moi les inconvénients.
08:00À la langue, ça doit jouer.
08:03Prouvez-moi, vous qui êtes menuisier.
08:05Qu'est-ce que vous tenez, ça ?
08:07Ben, votre façon de faire fonctionner les crémons. Je me trompe ?
08:10Non.
08:11Eh ben, vous voyez, chère madame, quand je parle de quelque chose, c'est que je vous le connais.
08:14Qu'est-ce que vous demandez à une maison ? Qu'elle vous serve de toi jusqu'à la fin de vos jours ?
08:18Alors ça, je vous le garantis sous contrat.
08:20Et à quel prix ?
08:21Quatre points moins cher que n'importe quel autre.
08:23Qui dit mieux ?
08:24Un cigare, cher monsieur.
08:26Avane.
08:27Capital Castro.
08:28Ben, je...
08:29Tout ce carton, là, ça peut flamber comme une allumette.
08:32Ah, impossible.
08:33Il est indiffus.
08:34Admettons qu'elle est aussi longtemps que nous, quand nous partirons.
08:41Qu'est-ce que nous laisserons à nos enfants ?
08:43C'est un plus précieux.
08:44Pour le reste, qu'ils se débrouillent, qu'ils achètent une maison de carton, comme vous, hein, au prix où elle coûte.
08:48Ils n'y auront pas de peine.
08:50Oui, mais nous avons...
08:52Qui n'est pas mariée.
08:54Elle héritera de vos économies.
08:55Tenez, faisons des comptes.
08:56Un cinq pièces classiques, vous le paierez aux alentours de 80 000.
08:59Il vous reste à placer 60 000 francs à intérêts composés.
09:02Alors qu'est-ce qu'elle héritera, votre petite, disons, dans 15 ans ?
09:05Le triple du capital.
09:07Et en plus, de quoi se payer une maison neuve en carton ?
09:10À ce barème-là, vos petits-enfants auront des enfants millionnaires.
09:12Ça vous épate, hein, cher monsieur ?
09:15Oui, c'est de mode réflexion.
09:18Allez, allez, c'est dans la poche.
09:20Tenez, s'il y est ici, et vous êtes propriétaire.
09:24Voilà.
09:28Non, non, non, non.
09:29Eh bien, chère madame, c'est pas un plaisir d'avoir des clés à soi ?
09:33Mais, quand est-ce qu'il faut payer ?
09:36Mais ça ne presse pas.
09:38Ma banque vous fera un arrangement qui vous conviendra le mieux, d'accord ?
09:42Eh bien, allez, ôtez ce manteau.
09:45Mettez-vous à votre aise.
09:47Là, vous êtes chez vous.
09:58Vous êtes roulés ?
09:59Nous sommes indiscrets.
10:04Vous avez vu le travail, mes mignons ?
10:06Et en plus, ils font la bonne affaire, hein ?
10:08Allez, on va arroser le premier contrat.
10:09Bongo !
10:10Oh, toi, je suis bien dans ce fauteuil.
10:24Il est formidable.
10:26Il va être heureux comme un roi, ton Laurent ici.
10:28Tu le reprends quand ?
10:29Dans les vêtements.
10:30Dans huit jours, si je comprends bien.
10:31Si t'en as assez de mes bergers chez toi, dis-le.
10:35Oh, pas du tout, idiote.
10:37N'insulte pas une femme.
10:3915 000 francs en trois mois, s'il te plaît.
10:41Oh, dis donc, j'en ai vendu autant que toi des villas.
10:43Qui c'est la meilleure vendeuse ?
10:44C'est moi.
10:45Oh, c'est moi.
10:46Oh, mais c'est moi, non ?
10:48Ah, merci.
10:50C'est bon, mais tu prends le truc.
10:51J'ai oublié mon poudrier, j'en viens tout de suite.
10:53Reste-toi.
10:59Il y a eu du changement dans ton existence.
11:01En trois mois.
11:03Ah, Gérard, c'est merveilleux.
11:06Je ne te remercierai jamais assez de m'avoir présenté à la clôt.
11:11Tu sais, ça ne marche pas mal non plus pour moi.
11:12Depuis que j'ai monté cette affaire, l'article de sport.
11:17J'en suis bien contente.
11:26Tu ne crois pas que...
11:28On pourrait tout recommencer à zéro, toi et moi ?
11:35Je t'aime toujours, tu sais.
11:38Non, je...
11:39Non, Gérard, je ne peux pas.
11:42Tu te penses vraiment, Pâques ?
11:49Non.
11:52Ne me demande pas plus qu'est-ce que je peux te donner.
11:54Non, je ne peux pas.
11:54Non, je ne peux pas.
11:56Non, je ne peux pas.
11:59C'est parti !
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Commentaires
1
Patrick BERNARDil y a 1 jour
Bonjour, Daniel 31 ... Ne serait pas possible : A.D.: anno domine?...

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