- il y a 1 jour
DB - 17-02-2026
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00:00Tu l'aimes donc bien ?
00:00:02Plus que ma vie.
00:00:05L'amour dans le cœur de Marguerite.
00:00:07J'aurais cru qu'on pouvait le presser et le tordre
00:00:10sans qu'il n'en sortit aucun sentiment humain.
00:00:14Ô malheur, malheur à toi Marguerite,
00:00:17je te croyais un démon et tu n'es qu'un homme déchu.
00:00:20Écoute, si ce n'est pas de l'amour,
00:00:23invente un nom pour ma faiblesse.
00:00:26Où en est-on ?
00:00:29Presque à l'entracte, monsieur.
00:00:32Je voulais parler de Marguerite de Brocogne.
00:00:35Combien d'amants a-t-elle consommé jusqu'à présent ?
00:00:39Voici la clé de la tour de Nel.
00:00:42C'est par où ?
00:00:43C'est la clé de ton tombeau.
00:00:45Mais sois tranquille.
00:00:47Je ne t'y enfermerai pas seule.
00:00:53Aujourd'hui, moi, j'ai du texte pour des comédiens affamés.
00:01:03Madame, me permettrez-vous de vous offrir un rafraîchissement à la buvette.
00:01:11Merci.
00:01:14Je me déplace difficilement dans la foule.
00:01:16Mais pourquoi donc ?
00:01:20À cause de ça.
00:01:24Bien sûr.
00:01:28Alors, la police se distrait ?
00:01:30Alors, la chantermerie se cultive, mon cher vieux ?
00:01:34Commissaire, la Violette, comment allez-vous ?
00:01:36Depuis cette fameuse affaire de Bannon, que vous avez d'ailleurs si brillamment résolue.
00:01:41Eh bien, on m'attirait trois fois dessus.
00:01:43Tel que vous me voyez, je suis ici en convalescence.
00:01:45Mais qu'est-ce que vous me dites là ?
00:01:46Vous avez été sérieusement blessé ?
00:01:48Ah non, pas du tout.
00:01:49D'accord.
00:01:49J'ai attrapé une hernie étranglée en remontant un pneu crevé.
00:01:54Cher commissaire, la Violette, vous ne changerez donc jamais.
00:01:57Et dites-moi, qu'est-ce qui vous a fait choisir notre belle ville de Cisteron ?
00:02:01C'est une nuit de la quinzaine de la citadelle.
00:02:03Demain, je vais à l'église Sainte-Thilde pour un concert.
00:02:06Et puis, lundi, je rentre à Guignes, au Bercail.
00:02:09C'est ça.
00:02:10Qu'est-ce que je peux vous offrir ?
00:02:11Je ne sais pas, je vis tellement.
00:02:13Bonne idée, deux, s'il vous plaît.
00:02:16Et votre chef convaincide, qu'est-ce qui te vient ?
00:02:18Je crois qu'il s'est pris d'affection pour deux jeunes inspecteurs
00:02:21dont les méthodes sont plus modernes que les miennes.
00:02:24Que voulez-vous, mon vieux ?
00:02:26La retraite n'est pas loin.
00:02:27Allons, allons, commissaire.
00:02:29Pas d'amertume pour vous.
00:02:31Dites-moi plutôt...
00:02:32Merci, merci, sœur.
00:02:33Dites-moi plutôt, comment vous avez trouvé la première partie de notre spectacle ?
00:02:37Eh bien, le décor est grandiose.
00:02:41La dent dure, comme toujours.
00:02:43Et que pensez-vous de notre public ?
00:02:45Ah ben, le public, lui, est un peu comme la citadelle.
00:02:48Austère et impénétrable.
00:02:50J'en ai un échantillon d'un côté de moi.
00:02:52Une dame d'un certain âge, paraplégique.
00:02:55Ah oui ?
00:02:56Oui, encore très belle.
00:02:57Oui, oui, oui, oui, madame Gobert.
00:02:59Personnage très étonnant de Cisteron.
00:03:02Veuve, un très grand passé.
00:03:05Médaillée de la Résistance, comme vous.
00:03:08Et infirme depuis 1947.
00:03:11Et qu'est-ce qui lui est arrivé ?
00:03:12Je l'ignore.
00:03:13Et quand vous posez la question aux gens, ils se taisent.
00:03:17J'aimerais avoir votre opinion à son sujet, vous qui êtes si fin psychologue.
00:03:21Vous voulez mon impression, Céline ?
00:03:24Ben, je pense que c'est une femme dure, fière, secrète.
00:03:30Elle préfère inspirer la haine plutôt que la pitié.
00:03:33On a l'impression que toute la force contenue dans ses jambes, maintenant morte, a afflué vers le haut du
00:03:39corps.
00:03:40Un orgueil incommensurable et une sensualité inassouvie dont elle finira par mourir.
00:03:48Compliment, commissaire.
00:03:49Vous en savez autant que nous, en plus de 30 ans.
00:03:53Ah, je crois qu'il nous faut regagner nos places.
00:03:56On se voit tout à l'heure ?
00:03:57A tout à l'heure.
00:04:23On se voit tout à l'heure.
00:04:44Il n'est point de prêtre à qui l'on puisse confier de pareils secrets.
00:04:49Il n'y a qu'un complice.
00:04:52Et tu es le mien.
00:04:56Maintenant, Marguerite va faire jeter ses amants du haut de la tour de neige.
00:05:01Merci, je connais l'histoire.
00:05:05Je l'aperçois dans son fauteuil roulant.
00:05:08D'ici, elle ne me fait plus peur.
00:05:11Quelle bonne idée vous avez eue de m'emmener ici.
00:05:16Venez, c'est le clou du spectacle.
00:05:17Qu'est-ce que vous avez eue de m'emmener ici ?
00:05:19J'ai perdu mes amis.
00:05:22Poursuive dans le remords.
00:05:23Que faites-vous ?
00:05:25Arrêtez, je vais...
00:05:26Arrêtez, je vais...
00:05:26Arrêtez, j'ai jamais eu un instant de repentir.
00:05:30Oh, réponds-moi, comme tu répondrais à Dieu.
00:05:33Mais qu'est-ce qui vous parle ?
00:05:34Non !
00:05:35Cette voix de la conscience qui m'écrivait incessamment, malheur.
00:05:48Malheureux, je suis ta mère.
00:05:51Ma mère ?
00:05:53Eh bien, ma mère, soyez maudite.
00:06:10Puis-je vous aider, ma mère ?
00:06:12Non, merci.
00:06:14Excuse-moi, Rogeraine.
00:06:16Je croyais que Jeanne était avec toi.
00:06:18Elle aurait bien changé.
00:06:20Bonjour, monsieur.
00:06:21Tu me présentes ?
00:06:23Je ne connais pas ce monsieur.
00:06:25Commissaire Laviolette.
00:07:09Merde.
00:07:11Aïe !
00:07:11Vous êtes piqué ?
00:07:12Bien fait, fallait vous occuper de vos affaires.
00:07:14C'est ce que je fais, c'est un vrai cadavre.
00:07:16Allez me chercher le capitaine Viau.
00:07:17Et vite !
00:07:23D'accord ?
00:07:26Dites-moi, docteur,
00:07:27est-ce que vous avez relevé des traces sur le corps ?
00:07:29Impossible à dire.
00:07:31Vous pouvez l'emmener.
00:07:32Vous voyez,
00:07:34elle a dû heurter dans sa chute
00:07:36un ou deux corbeaux de pierre.
00:07:38Pour gagner le chemin de ronde,
00:07:40il a fallu qu'elle déjoue la surveillance des gardiens.
00:07:43Or, ça n'était pas pour resquiller,
00:07:44puisque de là-haut, on ne voit rien du tout.
00:07:46Mon avis, elle s'est suicidée.
00:07:48Vous me ferez parvenir à votre rapport, docteur.
00:07:50La principale demande mon avis.
00:07:52Je crois qu'on l'a poussée.
00:07:55Mon cher la Violette,
00:07:56je l'attendais, celle-là.
00:07:58Crime passionnel, exclu.
00:08:00Ce pauvre enfant n'avait aucune vie sentimentale
00:08:03tant elle était timide, réservée, secrète.
00:08:06L'arme du crime,
00:08:07c'est peut-être bien cet épingle
00:08:09qui vous a piqué et qu'on n'a pas retrouvé.
00:08:11Non, tout ça est bien léger.
00:08:13Moi, ce qui me chiffonne,
00:08:14officieusement, bien sûr,
00:08:16c'est la simultanéité des cris.
00:08:19En d'autres termes,
00:08:21cette jeune fille aurait choisi
00:08:22le moment précis où on balançait les mannequins
00:08:25pour sauter.
00:08:27Sans parler de l'extravagance du suicide
00:08:30devant mille personnes,
00:08:32enfin, de mille témoins
00:08:33que vous avez laissés partir.
00:08:35Je ne suis pas prêt d'aller dormir.
00:08:37Il va maintenant falloir chercher les preuves.
00:08:39Vous les trouverez dans le mobile du crime.
00:08:42Comment s'appelle la victime ?
00:08:43Jeanne.
00:08:44C'était l'aide-soignante de Mme Gobert.
00:08:46En fait, celle-ci l'avait recueillée
00:08:47la mort de sa soeur.
00:08:48C'était sa nièce.
00:08:49Comment ça, la nièce de Mme Gobert ?
00:08:51Oui.
00:08:52Et elle est venue mourir
00:08:53sous les yeux de sa tante ?
00:08:54C'est une étrange coïncidence.
00:08:57Vous avez du travail, mon vieux.
00:09:05Je n'ai pas le temps de rigoler.
00:09:06Il va falloir interroger tous ces terres.
00:09:08On va commencer par Mme Gobert,
00:09:09à qui, d'ailleurs,
00:09:10j'apprendrai la nouvelle.
00:09:12T'en voilà une, entre parenthèses,
00:09:13qui est bien incapable de pleurer.
00:09:15Elle m'insultera
00:09:17et je me ferai à nouveau
00:09:18taper sur les doigts
00:09:19par le haut commandement.
00:09:21Et moi ?
00:09:22On ne m'interroge pas ?
00:09:23Vous ?
00:09:24Pourquoi ?
00:09:25Qui êtes-vous d'abord ?
00:09:26Lou, Léonard.
00:09:28Et doucement, hein ?
00:09:29Parce que je sais des trucs, moi.
00:09:30M. Léonard,
00:09:31ayez la gentillesse
00:09:32de nous instruire
00:09:33de votre témoignage.
00:09:34Je flirtais avec Sabine
00:09:36au pied de la tour ouest.
00:09:37J'ai vu une R5
00:09:38foncée, bleue ou noire,
00:09:39je ne sais pas.
00:09:40Elle s'est garée, pas loin.
00:09:42La portière passager
00:09:43s'est ouverte
00:09:44et j'ai vu Jeanne
00:09:45qui descendait.
00:09:46Voilà.
00:09:48Et le conducteur ?
00:09:49Ah, pas vu.
00:09:51À ce moment-là,
00:09:52Sabine m'a besoin
00:09:52de ces trucs
00:09:53que vous ne pouvez pas imaginer.
00:09:54Très bien, merci, monsieur.
00:09:56J'aurai mon nom
00:09:56dans le journal ?
00:09:58On verra, merci.
00:10:00Voilà.
00:10:00Une R5, bleue ou noire.
00:10:02Ça me fait une belle jambe, hein ?
00:10:04Léonard,
00:10:05je vous envie de partir.
00:10:06C'est moi qui vous envie.
00:10:11Allez, on y va.
00:10:41Meurtre, 7 lettres.
00:10:43Scrabble.
00:10:4770 points.
00:10:49Quoi, quoi ?
00:10:51Excuse-moi, Roger.
00:10:56Merci.
00:10:57Vincent.
00:10:59Attends que les dames
00:11:00soient servies.
00:11:01Hum, délicieux, Rogeraine.
00:11:03C'est une œuvre
00:11:03de votre fidèle Constance ?
00:11:05Oh, non.
00:11:05Moi, je l'ai fait mieux
00:11:06que le traiteur.
00:11:07Elle serait capable
00:11:08de m'empoisonner.
00:11:10C'est pas cette tête-là.
00:11:11Je plaisantais.
00:11:13Vous avez le courage
00:11:13de plaisanter.
00:11:15On est à peine revenus
00:11:16de l'enterrement de Jeanne.
00:11:17Non, puis décidément,
00:11:18je ne trouve pas
00:11:19que ce soit le moment
00:11:19de jouer au Scrabble.
00:11:20Toujours un bloqueur, alors.
00:11:23Vous savez,
00:11:24les petites habitudes
00:11:25n'empêchent pas le chagrin,
00:11:26mais elles aident à le supporter.
00:11:27Oui, peut-être,
00:11:28mais moi aussi, ça me gêne.
00:11:31Tout de même,
00:11:32Jeanne était votre seule famille,
00:11:33à part votre cousine, bien sûr.
00:11:36Prétendez-vous me diter
00:11:37ma douleur, tournatoire ?
00:11:39Non.
00:11:40Bon, alors s'il y a lieu
00:11:41de s'affliger,
00:11:43c'est moi qui cela concerne.
00:11:44D'accord ?
00:11:45Rogeraine, nous sommes tous
00:11:48sur les nerfs.
00:11:48Veux-tu que nous partions ?
00:11:49Non.
00:11:50Restez.
00:11:53Ce n'est plus que vous au monde.
00:11:56Avec le frère et la sœur Mona,
00:11:58ma chérie ?
00:11:59Tiens, c'est vrai,
00:12:00où sont-ils ?
00:12:01Ils sont restés au cimetière.
00:12:04Rosa, voulez-vous prendre ma place ?
00:12:06Oui.
00:12:06Bon, alors,
00:12:07on joue ou quoi ?
00:12:10Évidemment.
00:12:11Il ne reste que des consonnes.
00:12:12Allez, Roland, revenez.
00:12:16Volontiers.
00:12:18Vous placez des mots
00:12:19aussi savants.
00:12:21Qu'est-ce que tu fais
00:12:22dans ton coin ?
00:12:22Rien, rien.
00:12:25J'ai eu tort de m'emporter.
00:12:27On est tellement concernés
00:12:28par tout ce qui vous arrive.
00:12:31Benjamin,
00:12:31comment peux-tu accepter
00:12:32de telles rebuffades ?
00:12:35Il faut l'excuser.
00:12:37Rogeraine est très éprouvé.
00:12:41Puis n'oublie pas
00:12:42que mon étude gère ses affaires.
00:12:44Ça te permet d'être bronzé en hiver.
00:12:46C'est clair.
00:12:48Oh, clair.
00:12:5242 points.
00:12:53Il faut 2 C, Rosa.
00:12:56À propos, Évangéline,
00:12:58vos récoltes s'annoncent-elles bonnes.
00:13:00Excellente.
00:13:03Avec toutes les terres
00:13:04que vous ont laissées
00:13:04vos trois défunts maris,
00:13:05vous allez avoir
00:13:06beaucoup de travail.
00:13:09À vous de jouer, docteur Gagnon.
00:13:1118 points pour moi.
00:13:12Je trouve bien étrange
00:13:13que personne ici
00:13:13ne s'interroge
00:13:14sur l'identité
00:13:15du meurtrier de l'âge.
00:13:17Ben oui,
00:13:18appelons les choses
00:13:18par leur nom.
00:13:20Il y a un assassin
00:13:21qui se promène.
00:13:24Les gendarmes
00:13:25nous ont tous interrogés.
00:13:28Mais entre nous,
00:13:30pourquoi Jeanne
00:13:31a-t-elle été tuée ?
00:13:32Mais Rogeraine,
00:13:33vous êtes mieux placé
00:13:34que nous pour émettre
00:13:34une hypothèse.
00:13:35Et s'il voulait rompre ?
00:13:37Et que ce soit son amant
00:13:38qui l'ait tuée ?
00:13:39Jeanne !
00:13:41Avec son physique !
00:13:43Elle avait de beaux yeux,
00:13:44pourtant.
00:13:45Toi, on ne te demande rien.
00:13:47Aglaï, tu dis n'importe quoi.
00:13:49Ce crime n'a rien
00:13:49de passionnel.
00:13:51On ne jette pas
00:13:51sa maîtresse comme ça
00:13:52du haut d'un rempart.
00:13:55Non, moi, je pense
00:13:56qu'à travers Jeanne,
00:13:58c'est vous
00:13:59que l'on visait, Rogeraine.
00:14:01Vous.
00:14:03Pour sonne,
00:14:05haine.
00:14:06Voyelle.
00:14:07E.
00:14:09Voyelle.
00:14:10A.
00:14:12Voyelle.
00:14:14E.
00:14:16Consonne.
00:14:16Toi, quand tu ne joues pas
00:14:17austral, tu joues
00:14:18un peu austral, alors.
00:14:20Consonne.
00:14:21M.
00:14:21Tu veux que je m'installe ici
00:14:22en attendant que tu trouves
00:14:23une nouvelle aide-soignante ?
00:14:24Non, tu peux retourner
00:14:25à Ribier, merci.
00:14:26J'ai augmenté constance
00:14:28pour qu'elle couche ici.
00:14:31C'était Stéphine et Noé.
00:14:33Bon, je me sauve.
00:14:35Au revoir, chérie.
00:14:36Au revoir.
00:14:38Bonsoir, Evangeline.
00:14:39Au revoir.
00:14:41Excusez-nous, je vous prie,
00:14:42ma chère rocherette,
00:14:43mais pour cette fois,
00:14:44nous avons raté le scrabble
00:14:46de cet après-midi.
00:14:47Avec regret.
00:14:48Oui, Noé, avec regret.
00:14:52Assyez-vous.
00:14:54Après l'enterrement
00:14:55de cette pauvre Jeanne,
00:14:57nous n'avons eu
00:14:58qu'une allée à traverser
00:15:00pour aller nous recueillir
00:15:01sur la tombe
00:15:01de ce pauvre cadet lombard.
00:15:04Deux enterrements d'une semaine
00:15:05que ces cruels rejouerent.
00:15:08Oui.
00:15:11Personnellement,
00:15:12la mort de cadet lombard
00:15:13ne m'affecte pas
00:15:14autre mesure.
00:15:16Peut-être.
00:15:18Mais il y a une chose
00:15:20de nature
00:15:20à vous affecter.
00:15:23Croyez-vous.
00:15:27Vas-y, Esther.
00:15:30Voilà.
00:15:31Le jour de sa mort,
00:15:34l'autre lundi,
00:15:37cadet lombard
00:15:38nous a tous convoqués
00:15:39chez lui,
00:15:40car il...
00:15:40Tiens, donc.
00:15:41Sauf moi.
00:15:43Sans l'ami de Jeanne,
00:15:44vous connaissent.
00:15:46Précisément.
00:15:48Sentant venir
00:15:49sa dernière heure,
00:15:50il a voulu soulager
00:15:51sa conscience
00:15:51et le délire aidant,
00:15:54il s'est répondu
00:15:55en calomnie honteuse
00:15:57sur votre passé.
00:15:58C'était terrible.
00:16:01Mais il ne devait plus
00:16:02avoir toute sa tête.
00:16:07Alors,
00:16:07pourquoi s'inquiéter ?
00:16:08Il serait tout de même
00:16:09bon que vous preniez
00:16:10certaines précautions,
00:16:11car les révélations
00:16:12de cadet lombard
00:16:13ont suscité
00:16:14chez l'un des témoins
00:16:15une...
00:16:16Une haine
00:16:17dont nous avons
00:16:19encore froid dans le dos.
00:16:20N'est-ce pas, Noé ?
00:16:23J'ai horreur des énigmes,
00:16:25Noé.
00:16:30Voici la liste
00:16:32des nécessiteux
00:16:33de Cisteron.
00:16:34en face,
00:16:36vous avez
00:16:36l'étendue
00:16:37de leurs besoins.
00:16:40Mon obole,
00:16:42en échange
00:16:43de cette terrible
00:16:44révélation.
00:16:56Nous avons agi
00:16:57en chrétien,
00:16:58mais si vous préférez
00:17:00ne pas savoir
00:17:00ce qui dans cette ville
00:17:01vous menace,
00:17:02après tout,
00:17:03pourquoi pas ?
00:17:04Vous savez,
00:17:06le délire d'un moron,
00:17:07moi.
00:17:07Vous devez avoir raison.
00:17:10Encore mille pardons.
00:17:11Mais je ne vous en veux pas.
00:17:13Je voulais parler
00:17:14du Scrabble.
00:17:16Bonsoir,
00:17:16Rogeraine.
00:17:18Bonsoir.
00:17:25Bonjour, Amélie.
00:17:27Madame,
00:17:27t'es prête ?
00:17:28Ah, ne bouspilez pas, hein.
00:17:30Alors,
00:17:31c'est le grand départ ?
00:17:32Ah, ben,
00:17:33c'est pas trop tôt.
00:17:34Remarquer l'air
00:17:34de Cisteron
00:17:35m'a fait beaucoup de bien,
00:17:36mais moi,
00:17:37il n'y a que dans le travail
00:17:38que je me remets d'aplomb.
00:17:42Alors, oui,
00:17:43hôtel du Grand Cèdre.
00:17:45Ne vous inquiétez pas.
00:17:46C'est pour vous.
00:17:47Non, c'est pour moi.
00:17:49Ah, non ?
00:17:50Ah, c'est vous,
00:17:51Combassive ?
00:17:52Oui, très bien, merci.
00:17:53Oui, j'ai hâte de...
00:17:56Quoi ?
00:17:57Me détendre encore une semaine,
00:17:59mais je suis guéri.
00:18:01Hein ?
00:18:02Ah, bon ?
00:18:03Oh, ben, si, si,
00:18:05je suis plié de rire,
00:18:07au point d'en faire péter ma hernie.
00:18:10Bon, ben, d'accord, oui.
00:18:12Je reste encore une semaine,
00:18:13au revoir.
00:18:15Pas la peine, mon vieux,
00:18:16je reste.
00:18:19Vous êtes fait mal ?
00:18:20Non, mais ça se voit, non ?
00:18:22Ah, mais, dis,
00:18:25on est pareils, tous les deux.
00:18:27On n'a pas beaucoup d'ambition,
00:18:28mais, quand on est piqué au vif,
00:18:31on réagit.
00:18:38Encore un petit effort, Emile.
00:18:40Et tu l'as.
00:18:45Si c'est un papier de bonbon
00:18:46ou un ticket d'entrée,
00:18:47tu laisses tomber, hein ?
00:18:49Là.
00:18:50Là, ça y est.
00:18:51Ça y est, tu l'as.
00:18:53C'est quoi ?
00:18:56Une terre de visite.
00:18:57Il y a deux petits trous percés.
00:18:59Bravo, mon lapin.
00:19:00Tu as gagné tes 10 francs.
00:19:02Bon, ben, alors, maintenant,
00:19:03redescends.
00:19:04Mais doucement, hein ?
00:19:06Doucement.
00:19:12Merci, Emile.
00:19:13Merci, mon lapin.
00:19:14Attends un peu.
00:19:23Tu veux gagner encore 10 francs ?
00:19:24Oui.
00:19:25Mais sans danger, je te promets.
00:19:28Bouge pas.
00:19:32Là.
00:19:33On en retourne, toi.
00:19:37Vous êtes piquée ?
00:19:52T'as pensé à modifier ton testament ?
00:19:57Pour quelles raisons ?
00:20:00T'es inconsciente ou quoi ?
00:20:02Jeanne, ton unique héritière,
00:20:04vient de mourir.
00:20:05Tu comptes tout laisser à l'État ?
00:20:09Tu estimes mon compte de vie
00:20:10déjà à découvert ?
00:20:14Rassure-toi, chérie.
00:20:17Je vais tester en ta faveur.
00:20:19Oh, non, Rogerène.
00:20:21Non, Rogerène, c'est pas pour ça.
00:20:23Tu le sais bien.
00:20:26J'ai peur pour toi.
00:20:28Ah.
00:20:29Toi aussi, tu étais autour du lit de mort de Cadet Lombard ?
00:20:33Mais je l'ai pas cru.
00:20:34Je te jure que je l'ai pas cru.
00:20:36T'as pas cru quoi ?
00:20:38Que tu avais été capable d'une chose pareille,
00:20:40même à 18 ans.
00:20:42Je t'écoute.
00:20:45Non.
00:20:48Cadet Lombard souffrait tellement
00:20:49qu'il racontait n'importe quoi.
00:20:53N'empêche,
00:20:56il y a quelqu'un parmi nous
00:20:57qui a eu un regard terrible.
00:21:02Oh, ma chérie.
00:21:04Sois prudente.
00:21:09Chérie, quand on est restés deux heures
00:21:10dans une fosse à Purin,
00:21:12avec des SS qui vous marchent au-dessus de la tête,
00:21:15on n'a plus jamais peur.
00:21:17Oh, quel caractère tu as.
00:21:21Je t'admire.
00:21:25Simone Rouvier, qu'elle s'appelle.
00:21:26C'est pour la place de cette pauvre Jeanne.
00:21:29Bonjour, mademoiselle.
00:21:30Sois, madame Gobert.
00:21:31C'est Esther et Noémonin qui m'envoient.
00:21:34Je suis désolée, mademoiselle,
00:21:36mais la place est déjà prise.
00:21:38Tu as trouvé une nouvelle aide-soignante ?
00:21:39J'ai reçu sa candidature hier.
00:21:42Et j'y ai répondu favorablement.
00:21:44C'est pas grave.
00:21:45Avec les oeuvres pieuses,
00:21:46j'ai plein à faire.
00:21:47Au plaisir.
00:21:49Au revoir, mademoiselle.
00:21:50Au revoir.
00:21:53Ben voilà une bonne nouvelle.
00:21:55Comme ça, je pourrais tranquillement
00:21:56faire mes vendanges.
00:22:02Bonsoir, commissaire.
00:22:03Ah ben dis donc,
00:22:04les nouvelles vont vite, assisteront.
00:22:06Comment tu t'appelles ?
00:22:07Simone Rouvier.
00:22:08On lit les journaux,
00:22:09des fois, il y a votre portrait.
00:22:14Commissaire La Violette ou pas,
00:22:15moi, si le défilé continue,
00:22:16je vais passer une nuit blanche.
00:22:18Bonsoir, mesdames.
00:22:19Bonsoir, madame Gobert.
00:22:21J'ai dit tout ce que je sais
00:22:22au capital Viau.
00:22:37Qui est cette Gilbert de Valory ?
00:22:40J'espérais l'apprendre de vous,
00:22:41chère madame.
00:22:43Cette carte devait être épinglée
00:22:44à la robe de la victime.
00:22:47Asseyez-vous, commissaire.
00:22:48Évangeline, le commissaire s'en va.
00:22:51Bonsoir, je suis ici officieusement,
00:22:52mais si...
00:22:52Si vous assistez,
00:22:53je vais me plaindre officiellement.
00:22:56Je n'aurai pas à vous donner
00:22:57cette peine, chère madame.
00:22:58Je vais de ce pas porter
00:22:59cette pièce à conviction
00:23:00au capitaine Viau
00:23:01et je quitte la ville
00:23:02demain matin.
00:23:04Évangeline,
00:23:04je te raccompagne, monsieur.
00:23:10Il ne faut pas lui en vouloir
00:23:11dans son état.
00:23:13Je ne lui en veux pas.
00:23:15Est-ce qu'elle a retrouvé
00:23:16du personnel ?
00:23:16Oui, c'est fait.
00:23:17Une certaine Raymond de Carême
00:23:18de Lyon.
00:23:19Raymond de Carême ?
00:23:21C'est bizarre, ça.
00:23:22On dirait un fou, non ?
00:23:24Excusez-moi,
00:23:24c'est sans doute
00:23:25ma déformation professionnelle.
00:23:27Commissaire.
00:23:27Oui ?
00:23:31Je regrette que vous nous quittiez.
00:23:34Mais moi aussi.
00:24:04Alors, comme il y a eu,
00:24:04Commissaire, vous nous laisseriez avec un meurtre sur les bras ?
00:24:07Un telex pour vous.
00:24:10Mes lunettes sont dans la boîte à gants, mon rire.
00:24:12Bien, alors, en un mot, vous devez rester officiellement pour nous aider.
00:24:15C'est signé Combassive.
00:24:17Mais pourquoi il m'a part téléphoner ?
00:24:18Je crois qu'il avait peur de vous entendre hurler de modestie au téléphone.
00:24:21En tous les cas, c'est ce qu'il m'a dit quand je lui ai annoncé votre découverte de
00:24:24la carte de visite.
00:24:25Merci, Vio. Merci, mon rire.
00:24:27Eh bien, cette ville va nous livrer ses secrets.
00:24:29Vous, les Andrones ne parlent pas si facilement, commissaire.
00:24:34Les Andrones, qu'est-ce que c'est que ça ?
00:24:35Les Andrones, ce sont ces petits trulles cistérons, larges comme deux bras écartés.
00:24:39Et seul le vent connaît leur secret.
00:24:41Je vous ferai parler le vent.
00:24:43Eh bien, je vous souhaite bien du plaisir.
00:24:44En attendant, on n'a toujours pas de R5 foncé à se mettre sous la dent.
00:24:48Aucun mobile pour ce meurtre et personne ne connaît Gilbert Valory.
00:24:51Même pas l'état civil.
00:24:52Ne vous inquiétez pas.
00:24:54Je vais commencer par humer l'atmosphère.
00:24:57C'est ça, humer.
00:24:59En tous les cas, mon bureau est à votre disposition.
00:25:01On se tient au courant.
00:25:02Merci.
00:25:02Allez.
00:25:13Encore une fausse sortie.
00:25:27Encore une fausse sortie.
00:25:30Merci.
00:25:30Merci.
00:25:38Merci.
00:25:57Merci.
00:25:58Merci.
00:25:59Merci.
00:26:00Bon, c'est pas le tout, mais il faut que je fasse la chambre.
00:26:03Et après, il y a les courses.
00:26:10Merci, Raymond.
00:26:11vous pouvez aller prendre votre petit déjeuner.
00:26:13Merci.
00:26:18Merci.
00:26:43Constance.
00:26:44Merci.
00:26:45Il faut bien m'amarrée.
00:26:45Il faut bien qu'il fonctionne, non ?
00:26:48Sa fonction, c'est surtout de me voler mes bijoux.
00:26:55Écoute, je lui ai permis de sortir ce soir pour la première fois.
00:26:59Qu'est-ce que tu paries ?
00:27:01Qu'elle va revenir ici avec son amant
00:27:03dans l'intention de me voler.
00:27:11Je l'astique tous les mois depuis la résistance.
00:27:15Tu vas rester avec moi cette nuit,
00:27:16au cas où j'aurai besoin d'un témoin.
00:27:19T'es devenue folle.
00:27:22Qu'est-ce que tu vas faire ?
00:27:24La prendre en flagrant délit
00:27:26et lui faire signer des aveux
00:27:28qui me permettront de la tenir jusqu'à sa mort.
00:27:31Comme moi, c'est ça ?
00:27:36Je n'admettrai jamais
00:27:37qu'on puisse considérer mon infirmité
00:27:39comme une faiblesse.
00:27:54J'ai peur de Valérie.
00:28:01Gilbert Valérie.
00:28:19Bonsoir, Madame Tournatoire.
00:28:22Excusez-moi pour l'heure tardive.
00:28:24Qu'est-ce que vous voulez encore ?
00:28:25Parler à Maître Tournatoire.
00:28:27Mais il est près de minuit.
00:28:28Vous n'avez pas entré chez les gens.
00:28:30C'est la loi.
00:28:32Dans ce cas, je resterai dehors.
00:28:34Jusqu'à 9h du matin ?
00:28:366h, Madame.
00:28:37C'est la loi.
00:28:38Mais j'espère qu'il sera là avant.
00:28:40Bon.
00:28:42Entrez une seconde, j'ai froid.
00:28:51C'était pour quoi ?
00:28:53Quelques questions sur les affaires de Madame Gobert.
00:28:57Commissaire,
00:28:58demain, il fera jour.
00:29:00Vous savez, Madame,
00:29:01j'aime bien voir les gens évoluer dans leur cadre.
00:29:05Pour un policier,
00:29:07la nuit fait tomber les masques.
00:29:10Comment savez-vous que Benjamin n'est pas là ?
00:29:12Sa Mercedes n'était pas dans le garage.
00:29:15On s'est disputé.
00:29:17Ça arrive.
00:29:18Il est parti faire un tour pour se calmer.
00:29:22Vous voudriez le rendre suspect
00:29:24que vous n'agiriez pas différemment.
00:29:28Bonsoir, Madame Tournatoire.
00:29:48Une heure et demie.
00:29:50Allez, au boulot !
00:29:53Tu crois qu'elle baise la queue de jatte ?
00:29:56Je ne sais pas.
00:29:56Elle est peut-être lesbienne, après tout.
00:29:59Toutes les niges entend gueuler Gilbert dans son sommeil.
00:30:02Tu es sûre qu'elle ne se méfie pas ?
00:30:04Fais-moi confiance.
00:30:06Soit à deux heures pile près de la maison,
00:30:07j'aurai un sac plein de bijoux
00:30:09et de bons du trésor.
00:30:10Tu m'embrasses, trésor ?
00:30:12Allez !
00:30:14Gicle !
00:30:16Et vivement et balayard, hein ?
00:30:21Youpi !
00:30:31Mais qu'est-ce qu'elle fait ?
00:30:34Patience.
00:30:39Ça m'appelle les temps heureux du maquis, Constance.
00:30:43La tente.
00:30:45Avec ma sœur dans une embuscade tendue aux Allemands.
00:30:48Il ne faut pas être normal pour jouir de ça.
00:31:03Ah, c'est vous ?
00:31:06Vous venez voir madame et cette heure-ci ?
00:31:11Ben, répondez-moi.
00:31:15J'étais belle.
00:31:17Aimée.
00:31:19J'avais mes jambes.
00:31:23La voilà.
00:31:26Qu'est-ce que...
00:31:28Qu'est-ce que...
00:31:30Qu'est-ce que vous voulez ?
00:31:38T'as pas entendu un cri ?
00:31:40Pénique pas comme ça.
00:31:41C'est nous qui lui tendons un piège pour elle.
00:31:44Mais qu'est-ce qu'elle attend pour entrer ?
00:31:45Tais-toi !
00:31:48Qu'est-ce que vous voulez ?
00:31:48Je crois que c'est idiot.
00:31:52Rogerin.
00:31:55Rogerin, il n'y a plus de tonalités.
00:32:06Il y a douze pas jusqu'à la porte.
00:32:09Dix...
00:32:11Onze...
00:32:15Douze...
00:32:17Mon Dieu !
00:32:23Il monte !
00:32:25Où va-t-il ?
00:32:28Il y a dix marches.
00:32:31Sept...
00:32:32Huit...
00:32:35Neuf...
00:32:37Dix...
00:32:45Non.
00:32:50Il va re-grenier, il faut faire quelque chose.
00:32:56C'est la porte du fourrage qui donne sur l'extérieur.
00:33:07Et de deux.
00:33:09Et cette fois-ci, la carte de visite est restée épinglée à la blouse.
00:33:14J'ai reçu le rapport d'autopsie.
00:33:17Raymond a été étranglé avant d'être précipité du haut de la maison.
00:33:22Mon cher LaViolette, il semblerait que les Andrones ne se soient pas mis à table.
00:33:28Dites-moi, il est charmant, ce petit tableau-là. C'est un naïf paysan ?
00:33:32Oui. Il est signé Alcindor Pilota. Sa cote monte.
00:33:37Dites sérieusement, vous croyez que c'est le moment de parler de ça ?
00:33:39Oui. Vous aviez de désagréable.
00:33:41Bon, reprenons.
00:33:431. Raymond de Carré m'a été assassiné, mais pas personnellement, il s'était noyé accidentellement.
00:33:492. Le mobile des crimes n'est pas crapuleux. Raymond et Jeanne n'avaient pas d'argent.
00:33:563. L'assassin vise Madame Gobert. Sûrement. En tuant méthodiquement chacune de ses aides-soignantes.
00:34:054. Les deux victimes ont été précipitées dans le vide de la même manière, dans le but précis de rappeler
00:34:13à Rogerène Gobert quelque chose.
00:34:15Oui, mais quoi ? Sans doute un souvenir de jeunesse, étant donné les cartes de visite de Gilbert Valery dont
00:34:23le graphisme était à la mode pendant l'occupation.
00:34:265. Si on connaît ce souvenir, on aura la clé de l'énigme.
00:34:32Il reste une alternative, commissaire. Interroger Madame Gobert, mais elle fait semblant de ne pas comprendre.
00:34:39Et Constance se ferait tuer plutôt que de parler. Ou alors, encore et toujours, savoir qui est cette fameuse Gilbert
00:34:45Valery.
00:34:46Avant un troisième meurtre.
00:34:47Ah non, je vous en prie, commissaire.
00:34:50À ce jour, nous, la PJ et d'autres brigades de gendarmerie avons interrogé plus de 100 personnes. Cette femme
00:34:55n'existe pas.
00:34:55Mais si, mais si, elle existe. Des gens assisteront ça. Avant, ils se méfiaient, mais maintenant, ils ont peur.
00:35:02Bon, eh ben, je colle ton attoire en garde à vue.
00:35:04Polope !
00:35:05Aglaé m'a juré sur son sein, qu'elle a ravissant d'ailleurs, que son mari était revenu à 1h
00:35:12du matin.
00:35:12Or, l'autopsie prouve clairement que le meurtre a eu lieu entre 2h et 3h.
00:35:15Et vous la croyez ?
00:35:16Mais est-ce qu'on peut faire autre chose ?
00:35:43Oh ! Bonjour, commissaire.
00:35:46Bonjour, madame.
00:35:47Vous évitez.
00:35:48C'est un endroit ravissant.
00:35:50Un peu isolé.
00:35:52Venez, je vous apprends à boire.
00:35:55Mais vous fleurez bon la poire.
00:35:56On ne les vend pas, on les met à l'ombre.
00:36:00Et en hiver, quand la poire ressentit le regret de l'été, elle sointe à travers Ribier.
00:36:05Regardez.
00:36:10Et alors là ?
00:36:12Elle bouffante glacial entre la langue et le palais.
00:36:15Je peux goûter ?
00:36:16Ah, c'est trop tôt, commissaire.
00:36:21J'avais préparé des tas de questions pour vous.
00:36:25Provoquantes, brutales, vicieuses même.
00:36:27Et puis je ne sais pas pourquoi, je ne peux pas vous les poser.
00:36:29Est-ce que c'est la chaleur, l'odeur des poires, ou tout simplement vous ?
00:36:34Asseyez-vous.
00:36:38Je ne connais pas Gilbert Valory.
00:36:41Mais voyez-vous, si j'étais l'assassin de Jeanne et le Raymond,
00:36:45je n'aurais qu'un regret.
00:36:47C'est que personne ne raconte mon histoire.
00:36:49Ah, sauf si l'amour est mon mobile, ça, l'amour ça se partage pas.
00:36:54Tiens.
00:36:56Hum, c'est exquis.
00:36:59Alors, d'après vous, il s'agit d'un amour romantique, hors du commun ?
00:37:05Non.
00:37:05Vous savez ce que je crois ?
00:37:08En tuant les aides-soignantes de Rogeren,
00:37:10on la prive de ses jambes une seconde fois.
00:37:13Ah, c'est un supplice raffiné.
00:37:17Vous trouvez pas ?
00:37:18Oui.
00:37:20Mais qui peut l'aïr à ce point ?
00:37:22Qui peut l'aimer à ce point ?
00:37:28Je me sauve.
00:37:29Déjà ?
00:37:33Venez dîner à ce soir.
00:37:35On prend la carte qu'on vous voit pas.
00:37:37Votre réputation ?
00:37:38Pourquoi on vous a dit que je couchais ?
00:37:41Non.
00:37:43Seulement sur le testament des autres.
00:37:45Ah !
00:37:58Gilbert.
00:38:05Alors ?
00:38:07Tu veux pas savoir le nom de l'assassin ?
00:38:10Celui qui a eu cette soi-disant lueur de meurtre,
00:38:13au moment des révélations de Cadet Lombard ?
00:38:16Écoute, la concurrence des Turcs sur ma production d'amandes est terrible.
00:38:19Accorde-moi un prêt, je te dis tout.
00:38:24Mais c'est la culture du pavot, c'est plus sûr.
00:38:26Oh, je t'en prie.
00:38:29On tue.
00:38:31J'ai peur.
00:38:33Je paie pour savoir qui a tué.
00:38:36On me donne son nom.
00:38:39Je le dénonce.
00:38:41Mais ce n'est pas lui.
00:38:43Je paie à nouveau.
00:38:45Et ainsi de suite.
00:38:46Parce que les crimes continuent jusqu'à ma ruine.
00:38:51Parce que ce n'est qu'une sordide histoire d'argent.
00:38:53Et vous êtes tous complices.
00:38:57Voilà pourquoi je ne cèderai jamais.
00:39:00Mme Gaubert ne parlera pas.
00:39:03La plupart des infirmes sont orgueilleuses, mais alors celle-là...
00:39:06Celle-là, à force d'orgueil, elle en arrive à avoir de belles jambes.
00:39:12Merci à m'aider.
00:39:15Alors, il faut reculer le problème d'un cran.
00:39:19Interroger quelqu'un qui connaît bien la Gaubert.
00:39:21C'est marrant, vous.
00:39:22En dehors des chiens, j'ai interrogé tout le monde dans cette ville.
00:39:24Essayez-vous.
00:39:28Si j'étais vous, je demanderais à Valentin.
00:39:33Il paraît qu'il a bien connu, Mme Gaubert, dans le temps.
00:39:36Valentin, qui c'est ça, Valentin ?
00:39:37Il répare des violons.
00:39:39A-t-on jamais vu un salaud réparer des violons ?
00:39:42Mais Valentin, comment ?
00:39:44Je ne sais plus.
00:39:47Ils sont l'adresse.
00:39:48Mais je n'ai jamais su. On s'est connus comme ça autrefois.
00:39:52Il y a longtemps.
00:39:55Et qu'est-ce qui vous arrive ?
00:39:57Rien.
00:39:58Je dois retrouver un homme capable de me renseigner
00:40:02sur une infirme qui aurait bien connu une femme disparue
00:40:05qui est le mobile de deux meurtres dont on cherche l'assassin.
00:40:10C'est très simple.
00:40:13Sacré à m'aider.
00:40:56Dommage.
00:41:06Je te salue, compagnon ébéniste.
00:41:08Salut, commissaire.
00:41:10C'est du Scarlatti que tu jouais.
00:41:12Ah non, c'est une chaconne de tartini.
00:41:14Ah bon ?
00:41:14Je viens juste de lui recoller l'âme.
00:41:17Et je l'essayais.
00:41:18Il appartient au fils de tournatoire.
00:41:21Tu sais, si un violon peut t'être étonné,
00:41:24alors là je t'assure que celui-ci, il devrait l'être.
00:41:27Tu parles. Il a jamais dû jouer du tartini.
00:41:31Tu es un drôle de bénisse.
00:41:32Tu es un drôle de flic.
00:41:34Dis-moi, cette très belle femme là, sur la photo,
00:41:38c'est bien madame Gobert.
00:41:43Ça, c'est Rogeraine, en avril 40.
00:41:46Elle avait peur de rien.
00:41:48La première fille de Cisteron a refusé de se marier vierge.
00:41:51Mais pas avec moi, tu penses ?
00:41:53Moi, j'étais n'importe qui.
00:41:55C'est vraiment une femme superbe.
00:41:57Elle avait de ses jambes.
00:41:59Ben, je les ai vues quand elles devaient servir pour la dernière fois.
00:42:02Sans doute croisées autour de la taille de celui qui lui faisait l'amour.
00:42:06Parce qu'il faut te dire qu'après la guerre,
00:42:09Rogeraine, la plus grosse fortune de Cisteron,
00:42:11a épousé Armand Gobert, l'autre plus grosse fortune.
00:42:16Tu parles si je les connaissais.
00:42:19J'habitais à côté de chez eux.
00:42:21Et alors, un jour d'été 47,
00:42:24il y a eu deux coups de fusil.
00:42:26Alors, je me précipite.
00:42:28Et alors là, tu sais, là, l'horreur.
00:42:32Au pied du muret de la terrasse,
00:42:34il y a Cadet Lombard qui hurle comme un hystérique.
00:42:39Je lui dis, mais pourquoi il hurle comme ça
00:42:41alors qu'il a seulement une balle dans le bras ?
00:42:44Oui, il gueulait parce que Rogeraine, à moitié nu,
00:42:50baignait dans son salle les reins brisés.
00:42:53Tu t'en rends compte ?
00:42:55À 24 ans, à l'âge où on ravage les lits.
00:42:59Après, son mari a tiré une troisième fois.
00:43:03Il s'était fait sauter la tête.
00:43:06Mais l'autre, le Cadet Lombard.
00:43:10C'était un de ses camarades de la Résistance.
00:43:13Amoureux transis depuis des années.
00:43:16Après, il m'a dit en pleurant,
00:43:19Roseraine s'était toujours refusée à moi.
00:43:21Qu'est-ce qui m'a pris de lui faire ce chantage
00:43:22pour qu'elle finisse par céder ?
00:43:25Mais quel chantage ?
00:43:26Ça, il m'a jamais dit.
00:43:28Et où peut-on le trouver ?
00:43:30Il est mort, il y a un mois.
00:43:32Cancer.
00:43:38Décidément, les courandaires sont traîtres dans ce pays.
00:43:41Dès qu'une porte s'ouvre, on leur se voit dans la gueule.
00:43:48Mais dis-moi, cette ravissante fille, c'est Gilbert ?
00:43:52Elle était gracieuse.
00:43:54Elle était belle, elle était douce.
00:43:57Mais oui, docteur Gagnon.
00:43:59Je finis par la connaître moi aussi, Gilbert Valéry.
00:44:02Elle est venue ici autrefois, dans votre bureau,
00:44:04quand vous étiez encore un jeune médecin.
00:44:06Elle a regardé par cette fenêtre.
00:44:09Elle a dû admirer ce paysage.
00:44:13Elle sentait bon la lavande.
00:44:16Elle vous a souri.
00:44:20Osez dire que vous ne l'avez pas connu.
00:44:24À qui d'autre avez-vous fait ce numéro ?
00:44:27À tout le monde, mon vieux.
00:44:31À tout le monde.
00:44:32À Rosa, Vincent Chamboulis, vos tournatoires,
00:44:35Esther, Noémonin.
00:44:37Tout le monde.
00:44:38On a beaucoup applaudi.
00:44:40Mais à rien.
00:44:42Dis-moi, Gilbert, elle aurait approximativement dans l'âge de Madame Gobert.
00:44:49Pourquoi elle est morte ?
00:44:53Je peux fumer ?
00:44:56Si vous avez envie de vous suicider.
00:45:00Mais qu'est-ce que tu as tremblé comme ça ?
00:45:02Une tuque des aides-soignantes.
00:45:05Et depuis que je dors ici...
00:45:06Enfin, dormir, c'est un grand mot.
00:45:08J'en suis quasiment devenue une.
00:45:11Allez, va te coucher et verrouille bien ta porte.
00:45:12Tout le monde.
00:45:44Entrez !
00:45:47Mon dieu !
00:45:48Benjamin !
00:45:50Mais tu es fou !
00:45:52Tu es fou de me faire de moi pareil !
00:46:00Mais...
00:46:01Mais...
00:46:01Qu'est-ce qui s'est passé ?
00:46:06Tu t'es fait mal ?
00:46:09Ma clé...
00:46:12Ta clé...
00:46:14Mais...
00:46:14Pourquoi ?
00:46:17Qu'est-ce qui te prend ?
00:46:20Rien...
00:46:20On va cesser de se voir pendant quelques temps...
00:46:23En privé, j'entends...
00:46:25Tu ne parles pas sérieusement ?
00:46:29Mais qu'est-ce que tu es venu faire ce soir ?
00:46:31On se voit que le vendredi, ton désir ne pouvait pas attendre demain ?
00:46:35Mais qu'est-ce que tu as ?
00:46:37J'ai qu'en ce moment, je fais un tri !
00:46:41T'as une femme jeune et ravissante que tu tombes avec une infirme de 55 ans ?
00:46:44T'es fétichiste ?
00:46:45Ou intéressé ?
00:46:47Oh, Joanne...
00:46:51Je n'acceptais tes hommages...
00:46:53Seigneur, quel mot !
00:46:55Que parce que je les payais !
00:46:57En confiant la gestion de ma fortune qui multiplie ton chiffre d'affaires par deux !
00:47:02Allez !
00:47:03Va-t'en !
00:47:10Pauvre moitié de femme !
00:47:13Est-ce que tu sais ce que nous a révélé Cadet Lombard en mourant ?
00:47:17Nous y voilà !
00:47:20Quelqu'un a eu un regard de haine !
00:47:24Tu veux combien ?
00:47:26Pour me révéler son nom ?
00:47:28Hein ?
00:47:31Voulez-vous que j'aille chercher votre chéquier ?
00:47:35Il vous fait animer d'aller chercher votre femme !
00:47:38Qu'elle aussi a tenté de me faire chanter !
00:47:41En ce moment précis, elle se console de son échec dans les bras de son amant !
00:47:45Canadien !
00:47:46M'a-t-elle dit !
00:47:47Tu mens !
00:47:52Vous mentez !
00:47:57Peut-être !
00:48:00Mais vous ne le saurez jamais !
00:48:11Scrabble est un jeu étonnant !
00:48:13Il ne s'agit pas tellement de vaincre par ses propres moyens, mais d'exploiter les faiblesses des autres !
00:48:20En cela, il rejoint les méthodes de l'assassin !
00:48:25Edlaé, prenez ma place, il est tard, je dois partir !
00:48:27Evangéline, vous n'aimez pas perdre !
00:48:29Docteur Gagnon, moi j'ai 40 km à faire tous les jours !
00:48:32Chérie, je n'oblige personne à me tenir compagnie !
00:48:34Angeren, tu sais avec quelle joie nous venons d'ici !
00:48:37Ça, il est de fait qu'assisteront, il y a peu de distractions, alors !
00:48:40La télé, vous vous endormez devant !
00:48:42Et un livre, vous vous endormez dessus !
00:48:45Mes amis !
00:48:48Songeons plutôt à aider notre amie Rogeraine à supporter son lourd pardon !
00:48:52Merci Esther !
00:48:54Mais vous savez que, grâce à vous, le Secours Catholique de Ding doit m'envoyer une jeune fille d'ici
00:48:5948 heures !
00:49:01Ben voilà une bonne nouvelle !
00:49:03Peut-être pas pour la jeune fille !
00:49:05Est-ce qu'elle sait ?
00:49:07Les risques, qu'elles courent !
00:49:10Mais, je la paie très chère, Aglaï !
00:49:13Si ça s'apprend, ce sera l'inflation chez nos femmes de ménage !
00:49:16Oui, mais mon cher Noé, chez vous, elle risque pas d'être assassinée !
00:49:19En tout cas, il ne faut pas ébruter la nouvelle !
00:49:22Mais, elle l'est déjà !
00:49:25Vous êtes tous au courant, maintenant !
00:49:29Constance !
00:49:30Le thé !
00:49:37Je suis Anna Gauze, je viens prendre le paquet !
00:49:39C'est bien mademoiselle, madame Gobert apprécie la ponctualité !
00:49:43Ça, c'est le linge !
00:49:44Et voici l'argent du quart pour Sisteron !
00:49:47Bon voyage !
00:49:48Merci !
00:49:51Salut !
00:49:51En voilà une qui ne lit pas les journaux !
00:49:55Elle a surtout besoin de s'acheter du H !
00:50:28Qu'est-ce que vous voulez que je sache de plus que la dernière fois ?
00:50:33Gilbert Valery !
00:50:33Gilbert Valery, ce nom plane sur la ville comme une nappe de pollution !
00:50:37C'est pour ça que vous vous êtes enrhumain à 18 août !
00:50:40Et c'est de l'allergie, commissaire !
00:50:42Ah ben oui, l'allergie due à la pollution !
00:50:44Mais, qu'est-ce qui vous fait croire que je puisse connaître cette personne ?
00:50:48Je m'en vais, madame Champoulivre !
00:50:51Autrement, c'est moi-même qui vais attraper l'allergie !
00:50:54Vincent, raccompagne, monsieur !
00:51:00Si vous me donnez une cigarette, je vous dis tout !
00:51:04Alors ?
00:51:05C'est une fille de par là-haut dedans !
00:51:08Il n'y a pas de par là-haut là-dedans, en aval de Sisteron !
00:51:12Nous pourrions tracer un arc de cercle de 150 degrés jusqu'à, disons, 60 kilomètres !
00:51:16Mais si vous voulez visiter chaque village, chaque lieu d'île,
00:51:19vous faudrez une brillade entière de gendarmerie à temps complet pendant au moins un mois !
00:51:23Non, moi je crois qu'il faut s'en tenir aux méthodes qui ont déjà fait leurs preuves !
00:51:25C'est-à-dire, appels à la presse, fichiers, comparaisons d'autopsie, et surtout, retrouver cet R5 !
00:51:32Mais l'humain, nom de Dieu ! Qu'est-ce que vous en faites de l'humain ?
00:51:35Mon cher commissaire, sur les 6500 habitants que consisteront, il y a 6500 à un muet,
00:51:41c'est-à-dire tout le monde, plus Gilbert Valory !
00:51:43En regardant la photo, j'ai l'impression de plus en plus nette...
00:51:47Enfin, c'est une intuition !
00:51:49J'ai l'impression que Gilbert était venue rendre visite à Rogeraine en voisine !
00:51:53A mon avis, elle doit, enfin, elle devait habiter tout près de chez elle, dans un rayon de...
00:51:5910, 20 kilomètres, autour de 6 terres !
00:52:03Voilà, à vous de jouer mon vieux !
00:52:05Bien le bonjour à la gendarmerie !
00:52:09Ah, celui-là ! Pour prendre un poisson, il viderait bien l'océan !
00:52:28Quelle leçon de courage vous donner à toute cette jeunesse agnostique ?
00:52:32Et droguée, comme cette âme d'agose, qui a préféré disparaître avec l'argent du cadre !
00:52:37Vous savez, on peut s'arranger avec sa peur, pas avec sa conscience !
00:52:41Combien offre Mme Gobert ?
00:52:44Quinze cents francs par mois !
00:52:46Nourrie et logée !
00:52:48Aïe !
00:52:49C'est insuffisant !
00:52:50Je le crains !
00:52:52Pour votre conscience ?
00:52:54Pour ma peur !
00:52:57D'accord !
00:52:59Nous vous offrons en sous-main une rallonge de cinq cents francs !
00:53:03On peut bien faire ça pour Eugène !
00:53:06N'est-ce pas, Esther ?
00:53:08Mais, module, Simone !
00:53:10Ça vous va ?
00:53:11Je cours me présenter chez Mme Gobert !
00:53:14Merci, chère enfant !
00:53:16Mais surtout, ne répondez pas à la nouvelle !
00:53:18Je vous garde !
00:53:22Ça s'en prend par mois !
00:53:24Songe au nombre de petits malheureux qu'on aurait pu aider avec cette somme !
00:53:28Bien, à la place, on est d'une grande malheureuse !
00:53:32Voilà tout !
00:53:33À ce degré-là, ce n'est plus de la charité, c'est du masochisme !
00:53:39Noé !
00:53:40On dirait que tu oublies que Rogerin t'a convaincu de dénoncer ton père pour activité pétainiste !
00:53:47Mais, il a des fusils à la libération !
00:53:50C'est loin, tout ça !
00:53:55Bien sûr !
00:53:57Mais quelquefois, les remords se déclenchent un retardement !
00:54:02Il suffit n'à rien !
00:54:04Une confession de Cadet Lombard, par exemple !
00:54:10Qui était Gilbert Valory, docteur ?
00:54:13Vous vivez avec des fantômes, commissaire !
00:54:16Moi, avec des vivants !
00:54:18En ce moment, il y a un effréti qui souffre et qui m'attend !
00:54:21Faut-il que ce secret soit lourd, pour que vous vous taisiez tous !
00:54:26Au jour du jugement, il n'y aura pas de sentence pour ceux qui se sont tus !
00:54:31A dit Monterlot !
00:54:34Je vous préviens, docteur !
00:54:36Je n'ai pas réussi à faire parler le vent !
00:54:39Mais je vous garantis que je ferai parler les pierres !
00:55:23Dites, vos souliers, ils étaient bien noirs à l'origine !
00:55:30Je vais m'aider !
00:55:33Si je laisse ma peau dans cette affaire, vous ferez graver sur mes sépultures, par là-haut, deux dents !
00:55:43J'ai été partout !
00:55:44J'ai été partout !
00:55:46Entre pierres, Vilosque, Saint-Symphoria !
00:55:50J'ai pluché au moins 34 cimetières en trois jours !
00:55:54Et rien ! Personne !
00:55:57Pas de Gilbert Valory !
00:56:00Ma fin, nom de Dieu, à m'aider !
00:56:02Cette jeune fille, elle a été passionnément aimée, elle a aimé !
00:56:07Elle a été le soleil de quelqu'un !
00:56:10Ah, c'est beau ce que vous dites !
00:56:12Bref, si j'ai bien compris, vous avez fait chou blanc !
00:56:16Ah, vous étiez là ?
00:56:18Oui !
00:56:19Au Cherviau, même la nature est complice !
00:56:24Il y a des moments où j'ai envie de brûler toutes ces collines pour entrave à la justice !
00:56:28Vous m'arrête !
00:56:30Tenez, je vais voir !
00:56:34J'ai été partout ! Là, là, là !
00:56:37Alors y'a que là où je sois pas aller !
00:56:39Toi, Théopole, même le diable irait pas !
00:56:42Pourquoi c'est le paradis ?
00:56:43Non, c'est très très beau !
00:56:45C'est un haut lieu du martyre de la Résistance !
00:56:48Mais...
00:56:48Personne y va jamais !
00:56:49Mais justement, la Résistance !
00:56:51Y'a de quoi exciter ma vieille couenne !
00:56:53J'irai demain !
00:56:54Bon, maintenant, je vous demanderai la permission de me retirer, je tombe de sommeil !
00:56:57Je peux aller avec vous ?
00:56:58Ou ça, au lit ?
00:57:00Ça, c'est rigolo !
00:57:01Non, demain !
00:57:02Avec plaisir !
00:57:04Ça m'évitera de parler tout seul !
00:57:06En tout cas, y'a un point positif !
00:57:08Tant que Rogène Gobert n'aura pas d'aide soignante,
00:57:11aucune jeune fille ne risque sa vie !
00:57:13Et comme les candidates ne se bousculent pas,
00:57:16allez, reposez-vous bien !
00:57:17À demain !
00:57:18Merci, Mio !
00:57:19Par là-haut, dedans !
00:57:21Tu parles !
00:57:22Par là-haut, dedans !
00:57:40C'est plutôt là-haut, dedans !
00:57:46C'est plutôt là-haut, dedans !
00:57:50C'est le seul pays que je connaisse où il faut toujours qu'on peut y aller !
00:57:54Toujours monter et jamais descendre !
00:57:56Soyez pas injustes, allez !
00:57:58Courage, ami, courage !
00:58:00De Dieu !
00:58:02C'est combattif, mon chef, qui a raison !
00:58:05Je suis mûr pour la retraite anticipée !
00:58:08Et le docteur Gagnon aussi a raison !
00:58:10J'ai un emphysème de tous les diables !
00:58:15Si je résous l'affaire, je fume plus !
00:58:19Polope !
00:58:21Enfin, disons...
00:58:23Disons que...
00:58:24Je ne fume plus avant que l'affaire soit résolue !
00:58:30C'est là !
00:58:32Je sais que c'est là !
00:58:35Comment ça ?
00:58:36Je peux pas dire pourquoi !
00:58:39J'ai jamais vu cet endroit, mais je sais que c'est là !
00:58:42Là, mon cher, je crois qu'effectivement, vous avez besoin de repos !
00:58:51Nom de Dieu, mais c'est une tombe !
00:58:54Nom de Dieu, nom de Dieu !
00:58:55Vous avez fini de blasphémer comme ça !
00:58:57Je suis athée, mon cher !
00:58:58Respectez au moins les autres !
00:59:00Je les respecte !
00:59:00Je les respecte tellement que je me demande si je suis pas un saint !
00:59:04Saint LaViolette, patron des policiers !
00:59:06Seulement, voilà !
00:59:08Sans Dieu peut-on être un saint ?
00:59:09Non, c'est pas de moi !
00:59:10C'est d'Albert Camus !
00:59:11Ah !
00:59:12Dites-moi, ayez la gentillesse de me lire l'inscription, j'ai oublié mes lunettes !
00:59:21Antoine, Jeannine, Gilbert, Valory !
00:59:26Mort tous les trois, le 26 juin 1944 !
00:59:34Ouais, bah je me suis bel et bien foutu dedans !
00:59:36Eh oui !
00:59:37Rogeraine n'a jamais pu les tuer tous les trois !
00:59:40Non !
00:59:41Alors adieu à votre belle théorie sur la fabuleuse histoire d'amour !
00:59:45Je suis pas prêt de fumer, moi !
01:00:02Mais en fait, qu'est-ce qu'on cherche ?
01:00:04Une âme, vieux !
01:00:06Une âme !
01:00:08Vous pensez qu'on va trouver ça ici ?
01:00:10Pour arrêter d'être sceptique !
01:00:18Gilbert !
01:00:21Gilbert !
01:00:22Dites !
01:00:23Vous croyez pas que vous poussez un peu, là ?
01:00:25Erreur, mon vieux !
01:00:28Erreur !
01:00:29Vous savez que j'avais promis au docteur Gagnon que je ferais parler les pierres ?
01:00:34Eh bien, je vous fous mon billet !
01:00:36Que je les ferais parler !
01:00:37Elles ont déjà parlé, commissaire !
01:00:51La porte du grenier est ouverte, ils ont dû la balancer de là-haut !
01:01:14Et en plus, tout se passe comme si j'étais responsable des trois meurtres !
01:01:18On pourrait pas parler d'autre chose, non ?
01:01:22À du fou du grand amour de Gilbert de Valory, on pourrait peut-être s'occuper des sentiments d'évangélite
01:01:27!
01:01:30Oh, c'est le vin, votre voix, ça me tourne la tête !
01:01:41Vous êtes un flic marrant, quand même !
01:01:44Pas beau, pas jeune !
01:01:47Vous inquiétez comme on s'amuse, et vous vivez comme on travaille !
01:01:57Embrassez-moi !
01:02:16Le 26 juin 1944, j'avais six ans.
01:02:21Ce matin-là, il pleuvait.
01:02:25Les Allemands ont cerné le bois de Théopole et ils ont massacré tous les résistants.
01:02:30Dans sa ferme, là-haut, le père Valory, la mère et Gilbert se bouchaient les oreilles d'horreur.
01:02:37Et tout d'un coup, le père a hurlé, c'est moi qui les ai dénoncés.
01:02:43Ils ne supportaient plus de partager son troupeau et sombler avec les maquissards.
01:02:53Sa famille Gilbert reste anéantie jusqu'au lendemain.
01:02:58Et c'est alors que les deux seuls survivants de la tuerie arrivent.
01:03:02Ils pendent le père Valory, ils pendent la mère.
01:03:08Reste Gilbert, qui a 22 ans.
01:03:12L'un des deux résistants estime sa vengeance assouvée.
01:03:17Et l'autre,
01:03:19la poursuit jusqu'en haut de la maison et d'un coup de crosse la projette dans le vide.
01:03:25Et l'ennemi une heure pour Montréal, près de Cadet Lombard qui l'a assisté jusqu'au bout.
01:03:33L'autre.
01:03:36L'autre.
01:03:38Le tueur froid et sans pitié, c'était...
01:03:41Rangelaine.
01:03:42Il avait la libu parfaite.
01:03:44Et elle s'est savait pisser sur le cadeau de sa soeur.
01:03:50La prescription, non ?
01:03:53Mais comment avez-vous su tout ça ?
01:03:56Cadet Lombard nous l'a confessé avant sa mort.
01:03:59Et trois jours après, j'en étais tué.
01:04:03Il a dit pourquoi Rogeraine avait tué Gilbert.
01:04:08Elles aimaient le même homme.
01:04:10Mais elle lui avait choisi Gilbert.
01:04:13Ah, je comprends maintenant.
01:04:14Je comprends le chantage de Cadet Lombard à Rogeraine
01:04:18pour pouvoir coucher avec elle.
01:04:23Il faut que vous me donniez le nom de cet homme.
01:04:25Mais je l'ignore.
01:04:27Vous me faites mal.
01:04:30Excusez-moi.
01:04:32On dirait que vous m'en voulez.
01:04:36Cadet Lombard est mort avant de nous le dire.
01:04:40Mais à ce moment-là, tout le monde a eu envie de tuer Rogeraine, même moi.
01:04:45Et puis, cette envie a vite quitté tout le monde.
01:04:50Sauf l'assassin.
01:05:02Simone, je n'ai pas peur d'être à mon service.
01:05:05Oh non, madame. Dieu est avec moi.
01:05:08J'ai plutôt remarqué qu'il est avec le loup contre l'agneau.
01:05:11Enfin.
01:05:14À demain.
01:05:16Constance.
01:05:18Je connais l'assassin.
01:05:20Mon Dieu. Qui est-ce ?
01:05:23Le seul qui ne m'ait pas fait chanter.
01:05:25Car son mobile est l'amour.
01:05:27L'amour d'un fantôme.
01:05:29Il faut appeler la police.
01:05:30Je vais faire mieux.
01:05:32L'abattre quand il viendra tuer Simone.
01:05:36Alors elle sert d'appât.
01:05:39Mais t'es un monstre.
01:05:42Si tu dis un mot à qui que ce soit, je raconte d'où je t'ai sorti il y
01:05:44a vingt ans.
01:05:45D'une maison d'abattage.
01:05:47Tu te rencontres comme il devait l'aimer, ça, Gilbert.
01:05:51Tous les jours, il allait à Théopole.
01:05:53Il l'a courtisé sous les micocouliers.
01:05:57Il faisait des projets d'avenir.
01:05:58En 40 ?
01:06:00C'était un romantique, mon vieux. Un artiste.
01:06:04Il devait lui déclamer des vers.
01:06:07Jouer de la cithare.
01:06:09Danser le Fendango.
01:06:10Il devait pardonner.
01:06:15Mon Dieu.
01:06:18Le tableau.
01:06:26Il est sept heures passées. Je ne suis pas payée pour faire des heures sup.
01:06:28Et moi ? Vous voulez que je demande une commission en regatoire ? Non ? Alors vous pouvez disposer. Nous
01:06:32attendrons ici le docteur Gagnon. Allez.
01:06:34Eh bien, mon vieux. Vous me preniez pour un fou. Vous savez bien que j'avais vu ce paysage-là
01:06:39quelque part.
01:06:40Oui.
01:06:42S'il arrive en boucle.
01:06:44Moi, je n'arrive pas à y croire, voyez-vous.
01:06:45D'abord, il faut l'interroger. Puis ensuite, il ne possède pas de R5.
01:06:48Oh, bon, ça alors.
01:06:50Il y a à peu près un million et demi de R5 qui circulent dans toute la France.
01:06:54Et puis, en plus, on peut en acheter comme on veut. N'importe où sous n'importe quel nom.
01:06:57Il y a Constance qui vient d'appeler pour dire que Simone Rouvier travaille chez Madame Gobert depuis 48 heures.
01:07:21Tu veux la tue maintenant ? On dit d'abord.
01:07:32J'ai préparé un repas de fête.
01:07:34Voilà.
01:07:37Assieds-toi.
01:07:48Quand j'ai compris que tu étais l'assassin de ces jeunes filles,
01:07:53j'ai pas pu résister à l'envie de t'appeler.
01:07:57Mais...
01:07:58Je n'ai tué personne, Rojoane.
01:08:02Personne.
01:08:05Alors ?
01:08:07Toujours amoureux de Gilbert ?
01:08:11La bienheureuse.
01:08:13Elle pouvait voir tout ce que tu fais pour elle.
01:08:18Même dans la tombe, j'arrive à l'envie.
01:08:23Tu as tort, Rojoane.
01:08:26Tu te trompes complètement.
01:08:30Gilbert n'a été pour moi qu'un...
01:08:33qu'un amour d'adolescent.
01:08:37C'est toi que j'ai toujours aimé.
01:08:41Redis-moi ça.
01:08:44C'est toi que j'ai toujours aimé, Rojoane.
01:08:49Seulement, j'ai jamais pu te le dire.
01:08:52Chaque fois que j'ai essayé, tu te fermais.
01:08:56J'avais l'impression de...
01:08:58de me trouver devant un mur.
01:09:33C'est là, Simon.
01:09:34Vous n'avez rien ?
01:09:36Ils sont là.
01:09:37Dieu les garde.
01:10:01Elle l'attendait.
01:10:0335 ans après, elle l'aimait encore.
01:10:05Sauf si c'est elle qui a tiré d'abord.
01:10:07Non, non, non.
01:10:08C'est lui.
01:10:09Seule ses mains sans de la poudre.
01:10:10Il s'est tué après.
01:10:14J'en reviens pas.
01:10:15Gagnon, l'assassin, j'arrive pas à y croire.
01:10:18Mais vous avez parfaitement raison, c'est pas lui.
01:10:20Quoi ?
01:10:22Le tueur voulait à tout prix
01:10:24que Rojoane reste en vie pour souffrir.
01:10:26Or, Gagnon a abrégé son cauchemar
01:10:30ainsi qu'elle lui avait demandé.
01:10:32Comment savez-vous qu'elle ne lui a demandé ?
01:10:33C'est évident.
01:10:35La clé sur la porte, le dîner intime,
01:10:37le revolver qui est celui de la Résistance.
01:10:39Il n'y a même pas eu de lutte.
01:10:42Mais Gagnon, lui, pourquoi s'est-il suicidé ?
01:10:45Mais mon vieux, lui aussi l'aimait.
01:10:47Non, pardon, pardon, pardon.
01:10:49On a pratiquement la preuve que le grand amour de sa vie,
01:10:51c'était Gilbert Valory.
01:10:52Erreur, mon vieux erreur.
01:10:54Il n'y a qu'il pas.
01:10:56En tuant Rojoane, il lui a rendu un terrible service.
01:10:59Il y a belle lurette que le docteur Gagnon
01:11:01lui avait pardonné la mort de cette fille.
01:11:04Il a survécu 35 ans à Gilbert Valory.
01:11:08Et deux secondes à Rojoane.
01:11:11Ainsi, elle aurait eu Gilbert Valory pour rien.
01:11:13Eh oui.
01:11:15C'est ça, la punition.
01:11:19Vivre en sachant que ce qu'on a fait, on l'a fait pour rien.
01:11:22Enfin, 35 ans, on peut s'expliquer, quand même.
01:11:25On ne s'expliquait pas avec Rojoane Bobert.
01:11:31En tout cas, lui, s'il l'a relancé, elle a dû penser que c'était par charité.
01:11:34Et elle s'est refusée.
01:11:36Enfin, elle s'est refusée jusqu'à ce soir.
01:11:38Où elle a cru avoir affaire au véritable assassin.
01:11:42On s'est trompé d'histoire d'amour, mon vieux.
01:11:46En tout cas, le mobile a disparu avec Rojoane.
01:11:49Eh bien, je me passerai, mon mobile.
01:11:52Demain matin à l'aube, je baluchonne tournatoire.
01:11:54Et je vous garantis qu'il va parler.
01:11:55Il va parler tellement vite qu'il faudra le prononcer non.
01:11:58Laissez-moi une heure, vieux.
01:11:59Je vous en prie, une heure.
01:12:27La petite route est en train de rouler.
01:12:29Et je vous en prie, j'ai gardé un petit peu.
01:12:33On s'est mis en prie.
01:12:34On se voit, je te vois.
01:12:34Il va s'abonner.
01:12:39Il va s'abonner.
01:12:41La petite route est en train.
01:12:41Il va s'abonner.
01:12:43Il va s'abonner.
01:12:46Il va s'abonner.
01:12:47Il va s'abonner.
01:13:02C'est moi.
01:13:07Ça vous amuse, ce genre de plaisanterie ?
01:13:09Ma vieille Renaud est en panne.
01:13:11J'ai que trouvé ce machin-là à louer.
01:13:13C'est drôle, non ?
01:13:14C'est pas gentil de me prendre pour une idiote.
01:13:18Enfin, je suis contente que vous n'ayez pas parti sans me dire au revoir.
01:13:21Allez, venez, je vous fais un café.
01:13:23J'avais déjà pris un chez tournatoire.
01:13:25À propos, il m'a dit confidentiellement que la semaine dernière,
01:13:29Rogerel vous avait légué sa fortune.
01:13:31Je sais, alors.
01:13:32Ah, ben, rien du tout, mais j'ai l'impression que, de toute façon,
01:13:35tôt ou tard, il lui serait arrivé un malheur.
01:13:39Qu'est-ce que ça veut dire ?
01:13:43J'ai repris tous les meurtres dans l'ordre chronologique.
01:13:45Bon, d'abord, le premier, le plus important, si j'ose dire.
01:13:49Le meurtre de la citadelle.
01:13:52Jeanne meurt.
01:13:53Tout est clair ?
01:13:55Vous devenez la seule héritière de Rogerel.
01:13:58Mobile, crapuleux.
01:14:00CQFD.
01:14:02Vous avez perdu la tête ?
01:14:03Attendez, attendez, c'est pas fini.
01:14:05Deuxième meurtre, Raymond de Carême.
01:14:07Rien à voir avec l'héritage de votre cousine.
01:14:10Idem pour le troisième,
01:14:12Anna Gauge,
01:14:13la jeune fille du secours catholique.
01:14:16C'est bon, voilà.
01:14:17Voilà.
01:14:18Une petite carte de visite,
01:14:22ancienne,
01:14:22au nom de Gilbert Valery,
01:14:24est épinglée à chaque fois sur la poitrine des trois victimes.
01:14:27Alors, qu'est-ce que je fais, moi ?
01:14:28Qu'est-ce qu'il fait, la Violette ?
01:14:30Eh bien, il se lance à la poursuite de Gilbert Valery.
01:14:33Je suis un être romanesque.
01:14:35Et on le sait.
01:14:37Vous le savez.
01:14:39Et c'est pourquoi,
01:14:41c'est pourquoi vous commettez ces autres crimes,
01:14:43pour accréditer l'histoire d'une vengeance passionnelle
01:14:46qui défile tant.
01:14:48En comptant l'assassinat de l'amant de Raymond,
01:14:51que vous avez noyé,
01:14:53ça vous fait quatre meurtres avec préméditation.
01:14:58Bravo, Évangéline.
01:14:59Faut le prouver.
01:15:01On retrouvera votre R5.
01:15:04C'est un tas de cendres fonds arabe.
01:15:07Comme votre héritage.
01:15:09Je vais immédiatement à l'hôpital de Ding
01:15:11convaincre Rocheraine de modifier son testament.
01:15:15Mais elle n'est pas morte.
01:15:18Ah, mais parce que je ne vous l'ai pas dit.
01:15:20La balle de gagnant a perforé le poumon sans toucher le cœur.
01:15:23C'est un bluff.
01:15:25À vous de voir.
01:15:26Vous ne direz rien à Rocheraine.
01:15:27Viau le fera.
01:15:29Il ne fera rien du tout.
01:15:30Tes convictions, tu te les gardes,
01:15:31donc ce n'est pas des certitudes.
01:15:35Mais ça ne passe pas.
01:15:38Passer, ça suffit.
01:15:39Passer, ça suffit.
01:15:40Ça suffit.
01:15:43Je te jure.
01:15:46Je te jure que d'une manière ou d'une autre,
01:15:48je te traînerai devant les assises.
01:15:50Je te jure.
01:15:59Merde.
01:16:03Angéline.
01:16:06Oh, c'est bête.
01:16:09Je t'aimais bien.
01:16:14Je t'ai pas de fric.
01:16:19Je t'ai pas de fric.
01:16:40Chant, c'est bête.
01:16:43...
01:17:13...
01:17:43...
01:17:44...
01:17:45...
01:17:47...
01:17:49...
01:17:51...
01:17:51...
01:17:53...
01:17:55...
01:17:57...
01:17:58...
01:17:59...
01:18:00...
01:18:02...
01:18:03...
01:18:05...
01:18:05...
01:18:08...
01:18:09...
01:18:12...
01:18:39...
01:18:40...
01:18:43...
01:19:10...
01:19:11...
01:19:13...
01:19:41...
01:19:42...
01:19:44...
01:19:45...
Commentaires