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  • il y a 3 jours
DB - 16-02-2026

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00:00...
00:28Laurent est né peu de temps après la vie.
00:29La séparation de ses parents, Georges et Prune.
00:32Dans un coup de folie, Georges a enlevé son fils,
00:36mais dans la crainte du scandale, il a été obligé de le rendre à sa mère.
00:40Les deux époux qui s'aiment se retrouvent face à face.
00:44Tout pourrait recommencer.
00:46Mais la venue inopinée de Laclos a réveillé en Georges son éternelle jalousie.
00:52Il décide de divorcer à l'amiable.
00:57Le divorce, c'est une invention du diable, le divorce.
01:02Le mariage est un sacrement.
01:03Et la séparation, un parjure.
01:07Comment deux êtres peuvent-ils effacer leur serment par le truchement d'un juge et de deux avocats ?
01:12Ils ont mêlé leur sang, ils se sont modelés l'un sur l'autre.
01:17Et comment leurs âmes et leurs corps peuvent-ils se déprendre l'un de l'autre ?
01:22Celui qui s'éloigne ne sait pas que malgré tout, il n'est pas libre.
01:25Il a dans son cœur des creux et des bosses que l'autre lui aura fait.
01:29Il pourra connaître d'autres femmes, il pourra connaître d'autres hommes.
01:32Ils leur seront infidèles toute leur existence.
01:34À cause des souvenirs qu'ils apportent avec eux.
01:39Que pensez-vous de ce serment dominical ?
01:42Je ne suis pas mariée, mais j'ai l'impression que Mathilde...
01:48Ridicule.
01:49Vous préférez que deux êtres s'entredéchirent pendant toute une vie,
01:52sous prétexte qu'ils ont commis une erreur au départ ?
01:54Celui qui s'est trompé une fois se trompera toujours,
01:56parce qu'il ne cherche dans le mariage qu'un assouvissement à son égoïsme.
02:00Dans ma famille, on n'a jamais divorcé.
02:02Les enfants qui en sont issus avaient la conviction que la famille était tout.
02:06Et qu'ils devaient à leurs descendants la sécurité même qu'ils avaient eux-mêmes connue.
02:10Georges n'a pas l'air d'être de cet avis.
02:12Et que deviendra le petit Laurent quand sa mère se sera remariée avec un inconnu ?
02:16Il appellera papa un homme qui ne lui sera de rien ?
02:18Il sera affublé de faux grands-pères et de fausses-grands-mères,
02:21qui même en étant de braves gens, ne pourront pas l'aimer comme nous l'aimons nous-mêmes.
02:25C'est là que le bas blesse.
02:28Où ira-t-il, Lois-de-doux ?
02:30Au bout du monde, peut-être.
02:32Mais cesse donc de ne penser qu'à toi, avant de condamner l'égoïsme et les autres.
02:38Non, mon métier m'a permis de voir trop de choses pour que je n'approuve pas le divorce.
02:43Je les connais, tes familles exemplaires.
02:46Je les connais de l'intérieur.
02:48Elles ressemblent à ces plantes carnivores qui n'ont de belles couleurs que pour mieux engluer leurs victimes.
02:56Familles.
02:56Je jouais.
02:59Oui.
03:00Gide les haïssait d'autant plus qu'il réclamait pour lui toutes les libertés.
03:05Un égoïste, c'est qu'elles ne pensent jamais à moi.
03:10Moi, je préfère la parabole des deux moitiés de pommes
03:15qui se cherchent obstinément à travers le monde,
03:18qui ne deviennent un beau fruit que lorsqu'elles se sont trouvées
03:21et qui se dessèchent de chagrin quand l'une des deux moitiés manque.
03:27Sophie, tu es une incurable romantique.
03:31Oh, plutôt réaliste, quand je me regarde.
04:00Pardon, la salle des conseillers, c'est-à-dire ?
04:01Le premier étage, escalier, c'est à droite.
04:03Là, au fond, oui, c'est-à-dire.
04:06Merci.
04:09Merci.
04:16Merci.
04:21Merci.
04:24Merci.
04:26Merci.
04:29Merci.
04:31Merci.
04:40Merci.
04:43Merci.
04:43Merci.
04:45Merci.
04:46Merci.
04:56Merci.
04:58Merci.
04:58Merci.
04:59Merci.
05:08Merci.
05:10Merci.
05:10Merci.
05:15Merci.
05:16Merci.
05:22Merci.
05:23Sous-titrage Société Radio-Canada
05:53M. Normand, vous êtes ici pour une tentative de conciliation à propos des différents qui vous opposent. M. Normand, envisagez
06:02-vous la possibilité d'une réconciliation avec votre épouse ?
06:07Non.
06:08Mme Normand, envisagez-vous la possibilité d'une réconciliation avec votre époux ?
06:14Non.
06:16Conformément à la loi, j'ordonne donc la séparation de corps entre les deux plaignants.
06:20Normand, Georges, ingénieur, et Mme Normand, demoiselle Germont, son épouse.
06:26Le domicile conjugal, situé au 15 de l'avenue Horace Vernet-le-Véziné-Sénéoise, est attribué à l'épouse, ainsi
06:34que la garde de leur enfant mineur, Laurent-Georges Lucien, né le 8 février 1969 à Genève, Suisse, mais par
06:42le père étant de nationalité française.
06:45Mme Normand réclame pour l'entretien et l'éducation de l'enfant une pension alimentaire provisoire dont elle fixe le
06:51montant à la somme de 700 francs, les ressources du père lui permettant de faire face à cette obligation.
06:57Accordé.
06:59L'épouse ne réclame aucune compensation matérielle en ce qui la concerne.
07:03Je vous signale, madame, que vous pouvez changer d'avis devant le tribunal, et vous, monsieur, vous opposez à ce
07:08que votre fils soit confié à la tutelle de la mère.
07:11Vos avocats respectifs vous conseilleront sur cette matière. C'est tout.
07:19C'est tout. Vous pouvez partir.
07:24Affaire suivante.
07:25Affaire suivante.
07:29Bien, tu vois, Prenne, c'est une opération sans douleur.
07:33C'est comme si j'avais été claure reformée. J'ai l'impression qu'on m'arrachait une dente.
07:38De sagesse.
07:39Non, certainement pas.
07:41Mais une méchante malheur.
07:44Qui met beaucoup de place.
07:50Eh bien, mademoiselle Germont.
07:53Je suis charmé de faire votre connaissance.
07:57Voulez-vous m'épouser?
07:59Monsieur, j'ai déjà un enfant bas âge.
08:03Fille mère.
08:06Quel est le salaud qui vous a laissé avec un enfant sur les bras?
08:08Bon, monsieur, ne me parlez pas des hommes.
08:11Heureusement qu'il y a une justice.
08:14D'ailleurs, il est maintenant que je peux recevoir maître Fontaine.
08:17Et moi, maître Rossetti.
08:20Viens.
08:21Bien.
08:23Au revoir, monsieur.
08:25Au revoir, monsieur.
08:34Bonjour, maître.
08:35Ah, bonjour, mon cher.
08:37Tout s'est bien passé?
08:39Dans le genre, on ne peut pas être plus rapide.
08:42J'espère que ce qui était convenu,
08:44même en le voulant, je n'aurais pas pu.
08:46Le juge a été tellement expéditif.
08:49140 par jour, mettez-vous à sa place.
08:52Oui.
08:54Enfin, voilà une bonne chose de faite.
08:57Maintenant, il ne nous reste plus qu'à plaider.
09:00Comment?
09:00Tout n'est pas fini?
09:02Mon cher, ça me fait commencer.
09:05La non-conciliation est une première étape.
09:08Il faut maintenant que votre femme vous assigne en justice.
09:12À quoi nous allons répondre?
09:13Par une demande droit conventionnelle.
09:16Et puisque nous sommes d'accord,
09:17la loi ne permet pas que vous soyez d'accord.
09:20Pour obtenir un jugement de divorce,
09:22il faut que l'un des plaignants reproche à l'autre
09:24un tort moral conséquent
09:25et que l'autre riposte
09:27en plaidant le bien fondé de son attitude.
09:31Nous n'avons rien à nous reprocher.
09:34À ne répéter surtout pas cela.
09:38Oui.
09:40Qu'allons-nous faire?
09:43Mon confrère me communiquera naturellement
09:45le dossier de votre femme.
09:47Et moi le vôtre.
09:49Ah bon?
09:51Vous êtes de mèche?
09:52Bon, n'allons pas jusque-là.
09:54Nos intérêts ne coïncident pas forcément
09:56avec ceux de la partie adverse.
09:58Mais puisque nous en tenons
09:59tort réciproque,
10:02nous ferons état
10:03d'une correspondance injurieuse
10:05entre les deux époux.
10:06Correspondance candidatée, bien entendu.
10:09Vous voulez dire
10:09que je peux envoyer des lettres d'injure à ma femme?
10:12Auxquelles elle répondra dans le même style.
10:13Enfin, maître, j'en suis complètement incapable.
10:17Elle aussi, je suis sûr.
10:19Je les rédigerai.
10:20On n'aurait qu'à recopier.
10:23Et qu'est-ce que vous écrivez?
10:26Les clichés habituels,
10:27ma chère femme,
10:28je tiens à te dire
10:29que ta mauvaise conduite,
10:30pendant les absences prolongées
10:32que m'impose mon travail,
10:34a fortement ébranlé
10:35l'amour que j'avais pour toi.
10:37Je te prie de rejoindre
10:38le domicile conjugal
10:39que tu as quitté
10:40voici plus d'un mois,
10:42ce qui constitue à mes yeux
10:43un tort moral conséquent.
10:45Deux ou trois billets de ce genre
10:46suffiront à remplir le dossier.
10:53Et elle me répondra
10:55par la plume de son avocat.
10:58Vous en entendrez-t-elle,
10:59je vous préviens?
11:04Eh bien,
11:05on va rire.
11:07Eh bien,
11:07ne riez pas trop vite.
11:09Vous n'êtes pas les premiers
11:10à sortir bras-dessus,
11:11bras-dessous
11:11d'une conciliation
11:13sans réconciliation.
11:15Mais la suite arrive.
11:16Votre femme peut bien,
11:17à la réflexion
11:18et sur conseil
11:19de mon confrère,
11:21estimer que la pension alimentaire
11:23de son fils
11:23est insuffisante
11:24et qu'elle lui a eu bien tort
11:25de ne pas en réclamer une pour elle.
11:27En ce qui concerne
11:28la garde de l'enfant,
11:29je permets de vous alerter.
11:31Un jour,
11:32il aura 15 ans
11:33et il aura beaucoup plus besoin
11:35de son père
11:35que de sa mère.
11:37Vous vous rendrez compte
11:38et vous ne pourrez rien faire.
11:41Il n'y a peut-être pas
11:41de mariage heureux,
11:42mais de divorce,
11:43encore moins.
11:45Moi qui suis là
11:45pour défendre vos intérêts,
11:47je serais très partisan
11:48d'essayer d'obtenir
11:49un constat d'adultère.
11:51Pour être séparé de corps,
11:52votre femme ne vous en doit
11:53pas moins fidélité.
11:55C'est le meilleur moment.
11:57la partie adverse
11:58a tendance à ne plus se méfier.
11:59Elle se découvre,
12:01commet des erreurs.
12:02Profitons-en.
12:03Une cause n'est vraiment gagnée
12:04que lorsque l'ennemi
12:05a tout perdu,
12:06même l'honneur.
12:09Au sujet de la provision,
12:11je crois que 1000 francs
12:12suffiront pour commencer
12:13la procédure.
12:15Bien.
12:16Je vous remercie.
12:20À bientôt, mec.
12:21À bientôt.
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