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Avec Dimitri Luciani, Officier Général au Numérique – OGNUM / Armée de l’Air et de l’Espace, Gabriel Rangoni, Vice-président Stratégie et Marketing Thales
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TechnologieTranscription
00:00Sud Radio, le numérique pour tous, Vanessa Pérez.
00:04Bonjour et bienvenue dans le numérique pour tous, l'émission dédiée à l'innovation, au numérique et à la tech
00:08responsable.
00:09On est tous concernés de près ou de loin, la guerre est parfois à quelques kilomètres de nos frontières.
00:15Alors dans ce contexte, comment le numérique permet-il d'anticiper les menaces et de renforcer la sécurité ?
00:20Quels sont les usages numériques les plus critiques pour les forces aériennes et spatiales ?
00:24Et quelle place reste-t-il à l'humain dans ces systèmes toujours plus automatisés ?
00:28On vous dit tout dans quelques instants, dans le numérique pour tous, sur Sud Radio.
00:31Sud Radio, le numérique pour tous, Vanessa Pérez.
00:34Et dans un contexte où les menaces évoluent rapidement et où le numérique transforme profondément la défense,
00:39comment l'armée de l'air et de l'espace s'adapte-t-elle à ces nouveaux enjeux ?
00:43Pour en parler, nous avons le plaisir de recevoir le général Dimitri Luciani,
00:47officier général au numérique de l'armée de l'air et de l'espace.
00:50Mon général Dimitri Luciani, bonjour, on est ravi de vous avoir en plateau.
00:54Alors on aime bien commencer par une définition dans le numérique pour tous.
00:57Comment définiriez-vous le rôle du numérique dans la défense moderne ?
01:00Alors le numérique dans la défense moderne est devenu absolument central.
01:04En fait, on parle de levier d'efficacité opérationnelle et aussi de moyens de maintenir en fait la supériorité opérationnelle.
01:10Alors comment l'expliquer ?
01:12On est passé de systèmes d'armes, d'aéronefs, de systèmes de batteries antimissiles, de batteries de défense solaire,
01:19dans lesquels il n'y a pas de numérique et pas d'informatique, ou très peu.
01:23Proximement, on a commencé à mettre du numérique et de l'informatique dans ces systèmes-là.
01:27Et aujourd'hui, on arrive à un niveau de conception où on considère qu'en gros, pour donner l'image,
01:32on fait voler un ordinateur ou on met l'ordinateur au centre du système.
01:36Alors pourquoi on fait ça ? Parce qu'en fait, tous nos systèmes d'armes,
01:40en fait, que ce soit des aéronefs ou des systèmes solaires, des batteries ou des moyens de détection et de
01:46contrôle,
01:47font partie demain d'un réseau intégré qui nous permet, depuis la métropole jusqu'en terrain d'opération extérieure,
01:53de connecter l'avion qui est en opération au centre de commandement qui est en métropole.
01:58Alors on va en parler, vous insistez beaucoup sur le retour de ce que vous appelez la haute intensité en
02:04période de guerre.
02:04Qu'est-ce que cela signifie exactement pour nos auditeurs ? Définissez-nous la haute intensité.
02:08Alors il s'agit d'un retour à la haute intensité. C'est-à-dire qu'on a continué à
02:12s'entraîner depuis la seconde guerre mondiale à la haute intensité,
02:14mais depuis des dizaines d'années, les armées françaises, surtout l'armée de l'air et de l'espace,
02:19ne s'est jamais retrouvée face à des opposants disposant d'armées aériennes en quantité qualité suffisante
02:26pour des affrontements, en fait, des aériens de haute intensité.
02:31Là, on observe depuis quelques temps, depuis 2-3 ans, avec le conflit entre l'Inde-Pakistan,
02:37plus récemment, le conflit entre Israël et l'Iran, on se retrouve avec des masses d'aéronefs qui affrontent d
02:43'autres masses d'aéronefs
02:44avec des affrontements violents, intenses, et donc on revient sur cette logique de haute intensité
02:50qui est non seulement en termes de volumétrie, de brutalité de l'affrontement,
02:54mais aussi en termes d'intensité, c'est-à-dire de rythme auquel les opérations s'enchaînent.
02:58Donc concrètement, il y a de plus en plus de choses dans le ciel,
03:00et on parle peut-être même de saturation du champ de bataille, notamment avec les drones.
03:04C'est vraiment un bouleversement, les drones ? Il ne faut pas le prendre à la légère ?
03:08Ah non, non, du tout. Les drones, c'est une nouvelle donnée qui est assez récente.
03:12On peut voir l'Ukraine, l'évolution rapide en plus du concept d'emploi des drones
03:15et de la technologie des drones.
03:19On a une mutation en gros tous les 6 mois.
03:22En fait, le drone va apporter plusieurs choses, des modes d'action un peu différents,
03:26mais en termes de saturation, on va permettre de faire voler en même temps,
03:29à côté des aéronefs de combat, de faire voler des drones armés
03:33et de multiplier, en fait, ce qu'on appelle un effet de masse,
03:37multiplier le nombre d'effecteurs, enfin de cibles potentielles à gérer en même temps.
03:42Quelles fonctionnalités peuvent avoir les drones, par exemple ?
03:45Lâcher une bombe, entre autres ?
03:48Lâcher des bombes, faire du renseignement.
03:50Aussi, pas beaucoup.
03:51Alors, si on raisonne plutôt dans la logique de Rennes,
03:53si on regarde ce qui se passe aujourd'hui au-dessus de l'Ukraine,
03:56notamment ce que font les Russes,
03:58on a vraiment des stratégies de naissants de drones,
04:00de plusieurs centaines de drones,
04:01qui attaquent simultanément, par exemple, la capitale,
04:04avec des stratégies de plus en plus élaborées,
04:06avec des axes de pénalisation différents.
04:08L'idée, en fait, c'est de saturer les défenses aériennes,
04:12anti-aériennes plutôt adverses,
04:14et d'avoir des stratégies qui permettent de perdre du temps, en fait,
04:18d'analyser et surtout l'intention, en fait, de l'attaquant.
04:20Alors, dans ce contexte-là, le numérique prend de plus en plus de place,
04:23avec toute la data qu'il génère.
04:25Expliquez-nous comment vous en servez au quotidien,
04:27et à quoi ça sert, précisément ?
04:28Alors, la data, ça va être la capacité.
04:31On a des tonnes de données depuis longtemps,
04:34des gisements, comme on dit.
04:35La data, qu'est-ce que ça veut dire ?
04:37Ça veut dire qu'on va récupérer ces données,
04:39on va les valoriser, c'est-à-dire qu'on va les massifier,
04:42les intégrer, les croiser.
04:45Donc, on a des données système d'armes, de radar, par exemple,
04:48des données images qui sont prises par des capteurs,
04:51satellites ou optroniques embarqués sur les avions.
04:54Toutes ces données-là, on va les croiser,
04:56et ça va nous permettre rapidement d'identifier des objectifs,
05:00des six potentiels.
05:01Ça, c'est la technique.
05:03Ce que va nous permettre le numérique derrière,
05:04c'est la vitesse à laquelle on va être capable d'analyser
05:06et de rafraîchir, en fait, l'image, la visibilité,
05:11enfin, on appelle ça la picture chez nous,
05:14la vision du champ de bataille.
05:16Prenons le cas concret d'un pilote des temps d'avant
05:19et un pilote aujourd'hui.
05:20Ça veut dire que vous allez pouvoir embrasser un territoire
05:22beaucoup plus grand, avec beaucoup plus d'informations,
05:24là où sont les risques, etc.
05:25Et ça va lui permettre de prendre une décision plus rapidement ?
05:27C'est un peu comme ça, si on se dit ce qui se passe concrètement ?
05:31C'est l'objectif.
05:31En fait, la donnée, on arrive à présenter,
05:34à identifier des cibles, à les catégoriser,
05:36c'est-à-dire au niveau de manasse.
05:39Et là, on arrive à une autre étape de l'avaluation des données,
05:42c'est l'intelligence artificielle qui va être capable,
05:44en fait, d'analyse ces données
05:46et de proposer au pilote dans son cockpit
05:49des décisions à prendre.
05:50Et donc, par exemple, de classer les menaces,
05:54ce qu'il voit sur son écran dans l'avion, son cockpit,
05:57de classer les menaces en fonction de leur majorité pour lui
05:59ou de lui présenter les cibles qu'il doit traiter.
06:02On parle par exemple de...
06:02Alors ça veut dire, qui prend la décision aujourd'hui ?
06:04Est-ce que le pilote est télécommandé par les ordres de la Terre,
06:07on va dire, ou c'est lui-même qui a le mot de la fin ?
06:10Dans l'armée française, et dans l'armée de l'espace en particulier,
06:15la décision revient toujours à l'humain.
06:17Donc on parle bien d'aide à la décision,
06:19et l'aide à la décision est élaborée avec des schémas de pensée
06:22qui sont prédéfinis, c'est-à-dire que ce n'est pas l'IA
06:24qui interprète comme elle le souhaite,
06:26c'est un entraînement de l'IA qui est fait pour obtenir un résultat donné.
06:30Donc j'ai une certaine situation,
06:32on va apprendre l'IA à présenter, en fonction de critères humains,
06:36la menace la plus pertinente, ou l'info la plus pertinente.
06:40L'idée c'est dans la masse d'informations que doit gérer un pilote aujourd'hui,
06:43c'est de lui faire ressortir ce qui est le plus important pour lui.
06:45Imaginez qu'il a un cockpit, il vole très bas,
06:48il vole à une vitesse très élevée,
06:50il a énormément de choses à gérer en même temps,
06:52et l'IA va lui présenter l'info la plus importante pour lui, la plus utile.
06:56Alors mon général, dans les médias,
06:58l'attention est souvent focalisée sur l'Ukraine.
07:00Est-ce que c'est le seul conflit réellement structurant aujourd'hui
07:02pour les armées occidentales ?
07:05Pour les armées occidentales, je ne pourrais pas parler de toutes,
07:07mais pour l'armée de l'air et de l'espace,
07:09on a tiré beaucoup d'enseignements,
07:11on regarde avec beaucoup d'intérêt ce qui se passe
07:13dans les conflits que j'ai cités précédemment,
07:16notamment entre l'Inde et le Pakistan,
07:17et Israël et l'Iran.
07:19Il est intéressant de voir les tactiques employées,
07:21la doctrine en fait, et l'utilisation de l'armée aérienne.
07:24C'est ça notre sujet, on raisonne.
07:28Et les deux conflits, qui sont de nature différente,
07:31les modes d'action sont différents,
07:32sont extrêmement intéressants pour nous.
07:35C'est-à-dire que ça vient valider des concepts qu'on avait déjà,
07:38et ça vient donner certaines idées sur la manière dont nous sommes procédés,
07:41ou on tire ce qu'on appelle un retour d'expérience
07:43sur les parties qui ont été peut-être les moins efficaces, on va dire.
07:47Alors, vous parlez du concept de signalement stratégique,
07:50expliquez-nous en quoi ça consiste,
07:51et pourquoi c'est important que la France entraîne ses armées
07:54à l'autre bout du monde, on peut se dire,
07:55restons sur nos territoires, là où la menace est proche.
07:57Alors, le signalement stratégique, l'idée c'est de montrer à nos compétiteurs,
08:02on parle plus d'ennemis aujourd'hui, on est sur des compétiteurs,
08:05de leur montrer notre savoir-faire, notre niveau opérationnel,
08:10d'entraînement et de capacité à agir.
08:12Donc le signalement stratégique, ça peut être par exemple,
08:14comme on fait chaque année, l'exercice Pégase,
08:15qui est un exercice de projection de puissance,
08:17de projection de force, à l'autre bout de la planète.
08:20L'idée, clairement, derrière, c'est d'expliquer que,
08:23même sur nos territoires outre-mer,
08:25ou nos départements d'outre-mer,
08:26on est capable d'intervenir en quelques heures,
08:28avec des avions d'armes, armés,
08:31et en arrivant sur zone,
08:33de passer sous la coupe d'un chef militaire,
08:35qui est sur la zone, qu'on appelle les commandements de la force,
08:37et de délivrer, en fait, de l'armement, ce qu'on appelle...
08:41Et aujourd'hui, qui est le mieux équipé,
08:43si on est en mesure de le dire ?
08:44Est-ce que c'est la puissance américaine ?
08:45Est-ce que c'est la Chine, l'Inde, la Russie ?
08:48Alors, les Américains, clairement,
08:50mais on est dans une poignée d'armées de l'air mondiales
08:53capables de faire ça.
08:55D'être capables de projeter aussi loin,
08:57en si peu de temps,
08:59avec tout, parce qu'il y a l'avion de chasse,
09:00et la capacité du pilote à voler pendant des durées extrêmement longues.
09:03Vous imaginez, d'un cockpit,
09:05il n'y a pas moyen de se dégourdir les jambes.
09:07Donc, il y a un entraînement,
09:09il y a une préparation physiologique à ce type d'épreuve,
09:11en fait, et tout en arrivant après des heures de vol,
09:14fermé dans son cockpit,
09:15d'être capable de rester au niveau du jetant,
09:17pour mettre en oeuvre son système d'armes,
09:19son avion qui est extrêmement sophistiqué.
09:21Il y a aussi derrière le ravitaillement de vol,
09:23il y a les avions qui accompagnent avec la maintenance,
09:27toutes les pièces de rechange, les mécanos,
09:29enfin, c'est toute une logistique qui est embarquée derrière.
09:31Donc, la combinaison de cet ensemble d'effets,
09:33il y a peu d'armes et d'en.
09:35Expliquez-nous, on a récemment entendu dans les médias parler des kits de survie,
09:39parfois on aime bien se faire frémir avec la Troisième Guerre mondiale,
09:42pour vous, il y a une vraie menace ou alors on aime à se faire peur ?
09:47Alors, l'état du monde, il n'est pas nouveau.
09:51C'est clair.
09:51Voilà, donc, on a eu les dividendes de la paix en France,
09:54on a cru que la guerre était lointaine,
09:57dans les années 90, il y a le conflit en Yougoslavie,
10:00c'est proche de nous,
10:01là, maintenant, on est à l'Ukraine,
10:02qui n'est pas, le voie de l'oiseau de Paris est quand même assez proche,
10:05notamment si on raisonne en termes de durée de vol.
10:10Moi, la réponse que je peux donner à ça,
10:11c'est que l'armée de l'air et de l'espace
10:13s'entraînent tous les jours pour défendre la France et les Français.
10:16On a trois missions permanentes,
10:17la première qu'on appelle la police du ciel,
10:21donc H24,
10:22on a, comment dire, une surveillance de l'espace aérien français
10:25et la capacité de faire décoller en quelques minutes
10:27un avion de chasse armé
10:28qui va être capable d'intercepter un avion
10:30qui aura un comportement, on va dire,
10:33hostile ou en tout cas analysé comme potentiellement dangereux.
10:36On a la vision de dissuasion,
10:38donc la composante aéroportée,
10:39où on garantit, et ça c'est extrêmement important,
10:41on garantit que même après avoir été frappé en premier
10:44sur le territoire national,
10:46conçu comme un sanctuaire,
10:48capable de riposter,
10:49même après une fin de premier,
10:50donc s'il donne une garantie pour un éventuel compétiteur
10:53ou attaquant
10:54qu'on sera capable de riposter à la hauteur de l'attaque
10:56qui nous a fait subir.
10:57Et puis on est troisième,
10:58c'est ce qu'on disait tout à l'heure,
10:59le signalement,
10:59un des signalements qui est le nôtre
11:00et la projection de puissance,
11:01c'est ce qu'on appelle la projection,
11:04être capable d'intervenir quasiment
11:06tout point du globe,
11:07faire pas il.
11:08Bon, en général, 30 secondes pour conclure,
11:09parce que derrière tout ça,
11:10l'humain est fondamental.
11:12On a parfois le sentiment
11:13que vous êtes un peu,
11:17un groupe un peu loin du monde,
11:19etc., très secret, etc.
11:22Néanmoins, l'armée de l'air est l'armée recrute.
11:24Qu'est-ce que vous aimeriez dire
11:25aux futurs recrues
11:26et aux gens qui veulent vous rejoindre ?
11:27On va dire que tout jeune Français,
11:31d'où qu'ils viennent,
11:33en fait,
11:34est à sa place en armée de l'air.
11:36L'armée de l'air a une mission républicaine,
11:38enfin l'armée de l'air à l'espace,
11:39comme les armées ont une mission républicaine
11:41d'intégration,
11:41de creuser la République.
11:43Et j'en suis la preuve,
11:44on peut rentrer avec le bac
11:45et finir le général de brigade
11:46dans l'armée de l'air.
11:47Donc, voilà,
11:48on permet aux gens,
11:49on les prend,
11:50les jeunes Français,
11:51pour ce qu'il est,
11:52on va mettre en valeur ses qualités
11:55et on va le former.
11:56Et pour revenir sur le numérique,
11:57on recrute aussi ce second domaine,
11:59on recrute aussi des jeunes talents.
12:02C'est noté,
12:02le message est bien passé.
12:03Merci, mon général.
12:04Je vous propose de marquer une courte pause
12:06et on se retrouve dans quelques instants.
12:07On parlera de l'impact du numérique
12:09à nouveau sur nos forces de défense,
12:11les nouvelles technologies
12:12qui transforment l'armée
12:14et la manière dont elles changent
12:15la sécurité et la prise de décision.
12:16Le numérique pour tous,
12:17spécial IA et défense,
12:19ça continue dans quelques instants
12:20et c'est sur Sud Radio.
12:22Sud Radio,
12:23le numérique pour tous,
12:25Vanessa Perez.
12:26Et pour continuer cette émission,
12:27spéciale défense et numérique,
12:28il est vice-président stratégie
12:30et marketing en charge
12:31de l'innovation pour le groupe Thales.
12:33Nous avons le plaisir
12:34d'accueillir Gabriel Rangoni
12:36sur le plateau de Sud Radio.
12:37Gabriel, bonjour.
12:39J'ai envie de vous poser
12:40une question cash aujourd'hui.
12:41Aéronautique et intelligence artificielle,
12:43pourquoi les deux font
12:44un mariage parfait ?
12:46Ils font un mariage parfait
12:47parce qu'en fait,
12:47c'est une école de la rigueur,
12:48l'aéronautique.
12:49Il faut réussir à faire
12:49des systèmes qui intègrent l'IA
12:51qui sont d'une fiabilité extrême.
12:53Il faut qu'un avion puisse voler.
12:55Un avion qui intègre l'IA
12:56doit voler des milliers,
12:57des milliers d'années,
12:57en fait, sans incident.
12:58C'est une difficulté complexe
13:00et c'est quelque chose
13:01qu'aujourd'hui,
13:01on peut réussir
13:02à commencer à faire correctement.
13:03Alors, on va commencer
13:04en rentrant dans le vif du sujet.
13:06La menace terroriste aérienne,
13:08elle nous concerne tous
13:08dans la vie civile.
13:10Dans quelle mesure
13:11on peut justement être protégé ?
13:13Vous parlez peut-être de drones.
13:14Tout à fait.
13:15On visualise ça très bien.
13:15Tout à fait.
13:16Qui pourraient menacer
13:17des grands événements, par exemple.
13:18On peut se protéger
13:19avec des systèmes,
13:20des systèmes de protection
13:21qui mêlent à la fois
13:22des radars
13:23pour détecter ces menaces drones,
13:24des instruments qui vont permettre
13:26de les suivre,
13:26de les identifier
13:27et ensuite de les neutraliser.
13:29Je vais vous donner
13:29un exemple assez visuel.
13:30Aujourd'hui, on peut utiliser
13:31des drones qui eux-mêmes
13:32vont intercepter
13:33des drones d'attaque
13:35par exemple en les capturant
13:36dans un filet.
13:36D'accord.
13:37Et vous parliez
13:38de dôme de protection.
13:39Par exemple,
13:40quand il y a un concert,
13:40on ne le voit pas,
13:41mais il y a effectivement
13:42un dôme qui va protéger le stade ?
13:43C'est-à-dire qu'on a
13:44toute une zone autour du stade
13:45qui va être surveillée
13:46en permanence
13:47par des instruments
13:47qui vont être capables
13:48de détecter des petits objets
13:49comme des drones
13:50et de pouvoir ensuite intervenir.
13:51Donc oui,
13:52ça crée une sorte de bulle
13:53de protection
13:53qui protège les personnes en dessous.
13:55Ensuite, les missiles,
13:56c'est quelque chose
13:56qu'on ne voit pas au quotidien
13:57mais ils sont de plus en plus performants.
13:59Ils peuvent traverser
14:00un océan concrètement.
14:01Comment le numérique
14:02intervient pour piloter
14:04justement ce genre d'outils ?
14:05Les missiles peuvent aller
14:06très vite et très loin.
14:07Donc généralement,
14:08on peut prendre
14:08à quelques minutes,
14:10à quelques dizaines de minutes
14:11pour réagir
14:13sur des très longues distances.
14:14Donc là, c'est pareil.
14:15Il faut en fait avoir
14:16plusieurs moyens de détection,
14:17de surveillance
14:18qui vont se coordonner
14:19les uns les autres.
14:19On peut faire à la fois
14:20de la surveillance satellite,
14:22de la surveillance radar
14:23et tous ces moyens
14:24vont détecter
14:25et suivre la menace
14:26pour anticiper sa cible
14:27et pouvoir ensuite réagir.
14:29Là aussi,
14:30pour la réaction,
14:30il faut coordonner les moyens.
14:31Il faut pouvoir choisir
14:33le moyen de défense
14:34le plus approprié
14:35au bon endroit
14:35et pouvoir la louer très vite.
14:37C'est très rapide.
14:38Et à nouveau,
14:38les menaces peuvent être multiples.
14:39Donc il faut coordonner tout ça
14:40et le numérique,
14:42l'intelligence artificielle
14:43aide à être plus rapide
14:45et plus efficace
14:45dans cette coordination.
14:46Et vous avez le sentiment
14:47qu'il y a vraiment
14:48une évolution ?
14:49Le général en parlait
14:50mais on n'est plus
14:51dans une logique réactive
14:51mais vraiment une logique prédictive
14:53qui fait que vous allez
14:54pouvoir mettre des moyens
14:55et anticiper réellement la menace ?
14:58Il y a une notion
14:58de prédiction
14:59dans la mesure où grâce
15:00notamment au digital
15:00et à l'intelligence artificielle,
15:02on est en capacité
15:02de surveiller
15:04des départs de menaces
15:05de manière plus systématique
15:07et plus continue.
15:08Parce que sinon,
15:08ça peut solliciter
15:09des dizaines
15:10ou des centaines de personnes
15:10pour tout surveiller
15:11en permanence,
15:12nuit et jour.
15:13Avec l'IA,
15:14cette surveillance peut se faire
15:15de manière vraiment continue
15:16sur un grand nombre de sites
15:17et lever des alertes
15:18quand c'est nécessaire.
15:19Les avions militaires fascinent
15:22depuis très longtemps.
15:24Dans quelle mesure,
15:25là aussi,
15:26sur un avion militaire,
15:27on peut utiliser
15:27l'intelligence artificielle
15:28pour...
15:29On parlait de pilotes
15:30augmentés tout à l'heure
15:30avec le général.
15:32Expliquez-nous un petit peu
15:33cette hybridation,
15:35on va dire,
15:36entre la machine
15:36et entre l'humain.
15:38Est-ce que l'avion
15:38est une extrapolation
15:40pour faire un solde augmenté ?
15:41Comment ça se passe ?
15:41L'avion,
15:42même sans IA,
15:44c'était toujours
15:44une extrapolation du pilote.
15:46Mais on va dire
15:47qu'aujourd'hui,
15:48le digital
15:48et même l'intelligence artificielle
15:49pour un pilote,
15:50notamment,
15:51lui sert à exploiter
15:52beaucoup plus efficacement
15:53ses systèmes d'armes
15:54ou ses capteurs.
15:55Je vais vous donner
15:55un exemple.
15:56Aujourd'hui,
15:56dans un rafale,
15:57accroché sous un rafale,
15:58vous avez une nacelle,
15:59une petite caméra
15:59qui surveille le sol
16:00en permanence.
16:00L'avion se déplace
16:01et ça peut lui permettre
16:02de trouver les menaces
16:03et de pouvoir les traiter.
16:05Et bien,
16:05ces caméras aujourd'hui,
16:06balayées d'une zone
16:07qui fait plusieurs
16:07de dizaines de kilomètres carrés
16:09pour un pilote,
16:09ce n'est pas évident à faire
16:10alors qu'il doit aussi
16:11piloter son avion.
16:12L'IA va l'aider,
16:13va scanner le sol
16:14automatiquement
16:14avec cette caméra,
16:15va trouver les menaces,
16:16va lui présenter
16:17en lui disant
16:17regarde là,
16:18c'est peut-être
16:18ce que tu cherches
16:19et le pilote va pouvoir
16:20intervenir pour ses actions.
16:21Résultat des courses,
16:22il est exposé
16:23en zone dangereuse
16:23beaucoup moins longtemps
16:25et il a beaucoup plus
16:26de chances de rentrer
16:27à la base
16:28en toute sécurité.
16:28Quand je vous écoute,
16:29on a le sentiment
16:30qu'on a de la protection
16:31sur Terre,
16:32à un premier niveau
16:33dans les airs
16:33et même peut-être
16:34au niveau des satellites.
16:35on est couverts partout,
16:37on est protégés
16:37et observés partout
16:38avec les nouveaux systèmes
16:39qui sont mis en place.
16:39En tout cas,
16:40ces moyens existent
16:40et il faut les utiliser.
16:41La menace peut arriver
16:42n'importe où
16:43à n'importe quel moment.
16:44Ils sont disponibles.
16:45En France,
16:46on a notamment
16:46ces différents systèmes
16:47complets
16:48qui se complètent
16:48les uns les autres.
16:49Donc, il faut absolument
16:49les exploiter
16:50parce que la menace
16:51les utilise aussi
16:51d'ailleurs ces technologies.
16:52Donc, il faut le faire.
16:53Alors, vous parlez de la menace
16:54mais une fois qu'on découvre
16:55la menace
16:55et le général en parlait également
16:56ce qui se passe
16:57au niveau de tous les continents,
16:59il faut pouvoir réagir
17:00et fabriquer une arme
17:02ou une réponse
17:03qui prend quand même
17:04quelques années.
17:05Vous anticipez
17:06les cycles d'anticipation
17:06qui sont quoi ?
17:07De 2, 3, 5 ans
17:08pour savoir le bon outil
17:10qui sera présent ?
17:11On a vu la fulgurance
17:12de l'intelligence artificielle.
17:13Est-ce qu'on a la capacité
17:14de réagir très rapidement
17:15aujourd'hui ?
17:16Il y a toujours
17:16deux cycles qui s'entremêlent.
17:18Il y a les cycles longs
17:19où il faut effectivement
17:19inventer les nouvelles technologies
17:21et parfois on a
17:21des vraies technologies de rupture.
17:23Aujourd'hui, on parle par exemple
17:24de l'intelligence artificielle
17:24ou même du quantique.
17:26Et puis ensuite,
17:26il y a les cycles de mise en œuvre
17:27qui sont généralement plus courts.
17:29Donc, il faut toujours
17:29mêler ces cycles
17:30pour être à la fois
17:31une technologie en avance.
17:32Donc là, c'est peut-être
17:33on va dire une dizaine d'années
17:34en avance.
17:35Et ensuite, il faut mettre en œuvre
17:36et là, ça se fait sur quelques années
17:37de monter en maturité
17:38en opération
17:39avec les utilisateurs,
17:40donc les militaires.
17:41On fait ça ensemble
17:42pour s'assurer
17:43que tout fonctionne bien et vite.
17:44Et là, ça voudrait dire
17:45que vous avez quoi ?
17:45Une visibilité à 3 ans,
17:46à 5 ans
17:47par rapport aux nouveaux systèmes
17:48qui vont être mis en place ?
17:49Alors, sur la mise en place
17:51vraiment de l'utilisation,
17:52oui, c'est quelques années.
17:53Et puis sur les technologies
17:57D'accord.
17:58Et la vraie rupture, c'est quoi ?
17:59C'est la technologie
17:59ou c'est la vitesse
18:00ou le volume d'informations
18:02qu'elle va permettre de traiter ?
18:03C'est probablement les deux
18:04qui s'alimentent les uns les autres.
18:05Donc, la technologie,
18:07par exemple,
18:07comme l'intelligence artificielle,
18:08elle est de nature
18:09à accélérer les cycles
18:10encore plus
18:10que ce qu'on a vu aujourd'hui.
18:11On est dans cette situation.
18:13Si on se projette
18:13dans 10 à 15 ans,
18:14j'ai envie de vous demander,
18:15selon vous,
18:16quelle sera la plus grande rupture
18:17et comment vous voyez
18:18un peu la guerre de demain
18:19ou alors la protection de demain ?
18:21Je ne sais pas
18:21s'il faut utiliser
18:21le mot positif ou...
18:23Comme on disait,
18:24les deux vont ensemble.
18:25C'est probablement
18:26cette prise de...
18:29C'est l'effet de masse.
18:30C'est-à-dire que,
18:30par exemple,
18:31l'intelligence artificielle
18:32donne les moyens
18:33de mettre en œuvre
18:34beaucoup plus d'armes,
18:36en fait,
18:37de menaces en même temps
18:37et de systèmes de défense.
18:39Cette coordination
18:39qui, parfois,
18:40n'est pas traitable
18:41par les humains seuls.
18:42Donc, les intelligences artificielles
18:44démultiplient ces moyens.
18:45C'est la profusion,
18:46c'est la quantité,
18:47la saturation
18:48et la capacité à gérer ça
18:49qui fait vraiment la différence.
18:51Ça commence
18:51et ça va durer des années.
18:52Alors, là aussi,
18:53j'ai envie de vous demander,
18:54mon général,
18:55la guerre de demain,
18:56elle ressemblera à quoi
18:57dans 10 ou 15 ans ?
18:58Beaucoup d'avions en l'air,
19:01performants.
19:02On n'est plus les seuls
19:02à avoir des avions performants
19:03aujourd'hui.
19:04Des avions performants
19:05avec des modes d'action
19:06élaborés,
19:07soutenus par IA
19:07aussi en face
19:09et avec,
19:10plutôt que le combat individuel
19:12qu'on peut voir
19:12dans une certaine filmographie
19:14sur un garde-scène,
19:15une sorte de mythe,
19:15en fait,
19:16du duel,
19:17on va arriver sur des effets
19:18de masse
19:18et des combinaisons d'effets.
19:19Et l'IA va être derrière ça.
19:21C'est-à-dire,
19:21en gros,
19:22j'ai un certain nombre
19:22d'avions en l'air,
19:23de drones
19:23qui ont chacun de capacités
19:25et je vais essayer
19:25de combiner ça
19:26pour avoir l'effet collectif
19:28le plus efficace
19:29et de comprendre
19:31l'intention de la masse
19:32qui arrive en face
19:33pour la contrer aussi.
19:34Je pense que l'IA
19:36et la data derrière
19:37vont nous permettre
19:38d'arriver à ce niveau
19:39de maturité
19:40et surtout de comprendre
19:40et d'être capables
19:41d'anticiper
19:42et d'interpréter
19:42ce qui se passe en face
19:43en temps réel.
19:43Et dans ce contexte-là
19:44et de manière plus politique,
19:45est-ce qu'aujourd'hui,
19:46l'OTAN,
19:47cet outil d'après-guerre
19:48est toujours d'actualité
19:50ou alors il faudrait
19:50qu'il évolue ?
19:51Qui veut répondre ?
19:52Je laisse.
19:54Merci.
19:55L'OTAN, je rappelle,
19:56c'est quand même
19:56le cadre légitime
19:57de l'économie
19:57de la défense collective.
19:58La France est membre
19:59des pays fondateurs
20:01en fait de l'OTAN.
20:03Aujourd'hui,
20:03l'OTAN a le même défi
20:04en relevé en fait
20:05collectivement
20:06que la France individuellement.
20:08C'est le sujet
20:09de la data derrière.
20:10C'est les systèmes
20:11de commandement de l'OTAN
20:12doivent récupérer
20:14de la donnée,
20:14être capables
20:15de la traiter,
20:15et c'est exactement
20:16à une échelle différente
20:17les mêmes défis
20:20ou challenges
20:21que l'OTAN doit relever
20:21aujourd'hui.
20:22La difficulté,
20:23c'est plutôt le challenge
20:25positif,
20:26c'est de partager
20:27en fait
20:28les données
20:28de toutes les nations
20:29de l'OTAN,
20:30de partager,
20:30d'en faire quelque chose
20:31d'efficace.
20:33Il y a un challenge
20:33supplémentaire.
20:35Et au sein de l'OTAN,
20:36nous la France,
20:36on est complètement
20:37en phase
20:38avec tous les travaux
20:38que peut faire l'OTAN
20:39de préparation civile.
20:41Bien sûr,
20:41on se garde
20:41une autonomie d'action
20:43comme on l'a dit.
20:43Donc on développe aussi
20:44des systèmes souverains
20:45numériques
20:46avec nos industriels,
20:47français,
20:48de la PITD,
20:48quand on dit
20:48la base industrielle
20:50technologique de défense,
20:52des systèmes souverains
20:53qui nous permettent aussi
20:53de garder l'autonomie décisionnelle
20:55en capacité d'agir seul.
20:57Gabriel,
20:57un mot de la fin
20:58sur l'humain
20:59qui est essentiel.
21:00Aujourd'hui,
21:01les recrutements d'aujourd'hui
21:02sont les mêmes
21:02que ceux d'hier
21:03avec l'intelligence artificielle
21:04où vous êtes obligé
21:05à la fois de former,
21:06d'accompagner.
21:08Comment vous positionnez ?
21:10Comme toujours,
21:10on forme bien sûr
21:11et on accompagne
21:12dans le développement
21:13de la carrière.
21:13Les besoins restent importants.
21:15Vous avez peut-être vu
21:15une annonce récente
21:16de Thalas.
21:17On a vu ça,
21:17oui,
21:17qui a fait beaucoup de bruit.
21:18Les besoins restent importants
21:20à tous les niveaux.
21:22À la fois,
21:22on a des questions
21:23de production,
21:24de masse
21:25qui se deviennent
21:25de plus en plus importants.
21:26Et puis,
21:27on a aussi beaucoup
21:27de chercheurs,
21:28beaucoup d'ingénieurs
21:29qui doivent développer
21:30ces systèmes
21:30qui sont modernes,
21:32avancés.
21:32Et donc là,
21:32on attend aussi
21:34des recrutements
21:35de personnes
21:36qui sont bien qualifiées
21:37pour ça.
21:38Donc,
21:38pour qui est fasciné
21:39par tout ce qui se passe
21:40et par ce futur ?
21:41Il faut aimer la technologie.
21:42Il faut aimer la technologie.
21:43Mais donc,
21:43il y a de la place
21:44chez Thalas.
21:45Absolument.
21:46Merci beaucoup,
21:46Gabriel Rangoni.
21:48C'est fini pour aujourd'hui.
21:49Cette semaine encore,
21:50un grand merci à tous
21:51d'être de plus en plus nombreux
21:52à nous suivre sur YouTube
21:53et à interagir avec nous
21:54sur les réseaux sociaux
21:55et surtout télécharger
21:56nos podcasts.
21:57Il est temps pour moi
21:58de vous souhaiter
21:58une excellente fin de week-end
22:00et de vous dire
22:00à la semaine prochaine.
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