- il y a 1 jour
Champions ! avec François Pervis, légende du cyclisme sur piste mondial
Retrouvez "Champions !" du sport au business avec Frédéric Brindelle et Thomas Binet, tous les samedis à 20h sur Sud Radio.
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NewsTranscription
00:01Sud Radio, le magazine des champions, Frédéric Brindel, Thomas Binet.
00:07Bonsoir ces champions du sport au business.
00:09Comme chaque samedi, nous découvrons le grand saut dans l'entrepreneuriat d'un sportif de haut niveau.
00:15Cette semaine, notre invité est Septuple, champion du monde de cyclisme sur piste, une icône du sport français, François Pervy.
00:22La dernière ligne droite n'est qu'une formalité. Premier titre de champion du monde de l'épreuve pour le français.
00:30Il devance le Colombien Puerta et le Néerlandais Bucli.
00:34Il peut désormais s'attaquer sereinement à sa quête de deux nouvelles médailles d'or sur le kilomètre et la vitesse.
00:39Il est devant, regardez, c'est la dixième d'avance. Il est devant, il a été triple champion du monde du kilomètre.
00:44Il en est le record main du monde et l'histoire peut se poursuivre.
00:47Mais pour cela, il faut tenir, résister à la souffrance.
00:49Et François Pervy qui est en train de tout donner. Allez, il est devant, François Pervy, on le voit.
00:54Hyper impressionnant. Et ça va le faire, il ne faut rien lâcher, François Pervy.
00:59À un tour. François Pervy, oui, champion du monde, François Pervy.
01:04Et champion du monde du kilomètre pour la quatrième fois.
01:08À 38 ans, François Pervy relève un défi un peu dingue.
01:13Ça, c'est un vélo qui m'a dit.
01:14Battre le record du monde de vitesse dans cette étrange machine, le vélo couché caréné.
01:22Bonsoir François Pervy.
01:24Bonsoir.
01:25On y reviendra à ce dernier challenge que vous vous êtes offert à 38 ans, un record.
01:31Vous êtes allé à combien à l'heure dans ce vélo caréné ?
01:34Alors, j'ai quasiment fait 142 kilomètres.
01:36Pfff, kilomètre heure.
01:37C'est-à-dire qu'on avait tendance à dire que vous êtes un fou déjà sur la piste, mais là, c'est encore pire.
01:43Bon, votre palmarès explosif multiforme tient aussi en deux médailles, une olympique, l'autre paralympique.
01:50Et c'est assez rare pour être souligné.
01:52Dans votre vie d'après le sport, vous multipliez également les challenges.
01:57En effet, c'est un triple entrepreneur que nous accueillons ce soir.
02:00Du coup, Thomas Binet est triplement remonté.
02:03Bonsoir, cher expert entrepreneurial.
02:05Bonsoir Frédéric, bonsoir François et bonsoir à toutes et à tous.
02:08Vous avez du boulot avec François là, hein ?
02:09Oui, oui, je crois que c'est un beau projet à tout point de vue.
02:11Oui, et puis il va très vite en plus, c'est ça le problème.
02:13François Perville, légende du cyclisme sur piste mondiale, jeune retraité.
02:17Vous menez une carrière entrepreneuriale multiple.
02:20Vous êtes notre champion du sport au business.
02:23Sud Radio, le magazine des champions.
02:26François, premier rendez-vous, ça s'appelle le relais.
02:30Série de questions sur le lien entre votre carrière de sportif et votre parcours entrepreneurial.
02:34Vous avez donc battu ce fameux record d'Europe de vitesse à Battle Mountain dans le désert,
02:40du Nevada avec un vélo couché, donc 139,03 km, plus après le record du monde battu.
02:47Enfin, vous nous l'avez expliqué.
02:49Vous avez failli y rester quand même à cause d'une chute.
02:51La peur, vous ne connaissez jamais, François ?
02:53Si, la peur justement, c'est ce qui permet de se sublimer et d'aller au-delà de ce qu'on est capable de faire.
02:59Parce qu'on peut voir les images sur les réseaux sociaux, c'est terrible.
03:02C'est-à-dire que vous sortez, vous êtes...
03:03Oui, je suis en train de...
03:05De mourir, quoi.
03:06J'ai eu une hémorragie pulmonaire et je crachais du sang sur le moment.
03:12Donc, on a eu peur que ce soit la rate explosée.
03:14Donc, une rate explosée, on a peu de chances de s'en sortir.
03:17J'étais en plein milieu du désert du Nevada, donc loin de tout hôpital.
03:22Et puis, c'est surtout, je me suis cassé une vertèbre cervicale.
03:27Et le chirurgien m'a dit, un millimètre enfoncé en plus, ça touchait la moelle épinière et c'était terminé, j'étais un légume.
03:32Ah oui, d'accord. Ah oui. Parce que là où c'est fort, c'est-à-dire qu'encore une fois, je le dis à nos auditeurs, regardez les images.
03:40Quand vous rentrez dans ce vélo caréné, vous êtes... En plus, il ne faut pas être claustro. Moi, je n'y rentre pas. Déjà, j'étouffe.
03:45Alors, je ne l'étais pas claustro et je ne le suis pas devenu, mais presque.
03:50J'ai fait un peu de prépa mental pour justement accepter le fait d'être dans une boîte d'allumettes full carbone.
03:58Donc, quand j'ai craché, j'étais à peu près à 135 km heure. J'ai fait des tonneaux.
04:05J'ai commencé à être éjecté. Ma tête a heurté le sol dans un tonneau et c'est comme ça que je me suis cassé la vertèbre cervicale.
04:11Sacré, François. Et moi, j'ai eu le plaisir de commenter vos épreuves sur piste. C'était déjà beaucoup.
04:16En plus de votre parcours sportif individuel, vous êtes devenu marin pour la Coupe de l'América de voile
04:21et pilote d'un tandem dit non-voyant, d'où les Jeux paralympiques. Il y a un valide et un non-voyant après.
04:29Plus vous maturez, François, plus vous avez besoin de vous associer dans l'effort ?
04:34Oui, parce que pendant 20 ans, j'ai fait un sport individuel, sprinter sur piste.
04:40Alors, OK, il y a une épreuve par équipe, mais c'est avant tout un sport individuel.
04:45Et puis, à la fin, j'avais envie de partager mon expérience et puis d'apporter ça à ceux qui en avaient envie et besoin.
04:52Parce que je n'ai pas envie de mettre forcément mon expérience en stand-by, à dormir au fond d'un tiroir.
04:58J'ai tellement galéré pour l'acquérir et pour la développer que ce serait dommage de la garder simplement pour moi.
05:05François Pervy. Bon, je suis désolé, il fallait que je vous la pose cette question.
05:08Moi, j'y étais à Rio, je vous attendais, j'espérais.
05:11Tout le monde, vous annoncez multiples champions olympiques, vous n'êtes revenu qu'en bronze de Rio.
05:16C'est quoi votre relation avec l'olympisme, mon cher François ?
05:20Je t'aime, moi non plus.
05:21Oui, parce que vous étiez le meilleur, le champion, le record, man, tout.
05:25Et J.O., non.
05:26Enfin, médaille, quoi.
05:27Oui, une médaille.
05:28Une médaille, après, c'est vrai que l'équipe de France a tout gagné en sprint un an avant au championnat du monde.
05:36Donc, on a été ultra favoris avec Grégory Boger, Mickaël Dalméda en vitesse par équipe ou même dans les épreuves individuelles.
05:43Et on nous a changé d'entraîneur.
05:45Un entraîneur qui nous a obligé à nous entraîner différemment, donc a changé beaucoup trop de choses.
05:51Petite chrisonnette.
05:53Une grosse même.
05:53Une grosse, qui nous a valu l'exclusion temporaire du Pôle France et de la Fédération, de l'équipe de France.
06:00Bon, voilà comment ça se termine.
06:04Bon, notre François Perville est là, en tout cas.
06:06Place à votre projet entrepreneurial.
06:08En plus d'être conférencier et créateur d'un team building inédit, nous y reviendrons autour du cyclisme sur piste.
06:15Vous cultivez, tiens, tiens, le bambou.
06:17Lui en a pris quelques coups, justement.
06:19Mon cher Thomas Binet.
06:22Et vous voulez challenger, François.
06:23Oui, François, vous allez disposer, selon la coutume de l'émission Champion du sport au business, d'une minute pour présenter justement cette activité sur le bambou que vous développez avec votre frère.
06:34Si vous êtes prêts, on va lancer un petit chrono et il y aura un petit gong à la fin.
06:38Ça va vous rappeler quelque chose, vous allez voir.
06:40Vous êtes prêts ?
06:41Je suis prêt.
06:41C'est parti.
06:43Le bambou, c'est avant tout un projet écologique.
06:46J'ai repris la ferme à mon père qui faisait des vaches, qui était agriculteur.
06:50Quand il est parti à la retraite, j'ai repris les terrains.
06:54On ne savait pas trop quoi en faire.
06:55On a voulu d'abord vendre la ferme.
06:58Et ensuite, avec mon frère, on s'est dit qu'on peut utiliser les terres pour faire quelque chose de bien, de bien pour notre planète.
07:05Donc, on a cherché à vouloir cultiver et planter des arbres.
07:09Et en cherchant quel arbre on pouvait planter, on est tombé sur une culture de bambou, pas très loin de chez nous.
07:15Et donc, on s'est dit, tiens, ça pourrait être intéressant.
07:17Donc, le bambou, c'est quoi ?
07:18Pour l'instant, j'ai trois hectares de bambou.
07:20Un hectare de bambou, ça absorbe 30% de CO2.
07:26Contrairement à un hectare d'arbre, ça rejette 35% d'oxygène.
07:32Donc, c'est très bien pour notre planète.
07:35Et puis, en plus de ça, je m'interdis de mettre des produits phytosanitaires dans mon champ.
07:43Et le gong.
07:44Ça passe très vite.
07:44C'est déjà que vous avez jeté le vélo sur la ligne d'arrivée ?
07:47Non, mais on va avoir l'occasion d'y revenir.
07:49Parce que vous imaginez bien que Thomas Binet, justement, bien veut vous challenger.
07:54La feuille de match.
07:56Pouvrons la feuille de match, donc, avec Thomas Binet.
07:58François Pervis, star du cyclisme sur piste, vient de lancer avec son frère une entreprise consacrée à la culture intelligente du bambou.
08:04Comment accélérer la croissance ? C'est un sujet de réflexion, Thomas.
08:08Mais c'est bien parti, vu comme il en parle.
08:10Oui, alors, bon, il a commencé à nous expliquer, justement, la bambouserée.
08:13Ça s'appelle comme ça.
08:14C'est comme ça qu'on appelle la culture des bambous.
08:18Il faut à peu près entre 5 et 10 ans, c'est ça, pour qu'une culture de bambous arrive à maturité
08:24et qu'on puisse envisager des utilisations diverses.
08:28Oui, alors, on dit plutôt entre 8 et 10 ans.
08:308 et 10 ans.
08:31S'il n'y a pas de problème avec le climat.
08:34Le climat, s'il y a, voilà.
08:36Et vous avez commencé quand, François, avec votre frère ?
08:38Ça fera 5 ans au mois de mai.
08:405, on est à mi-chemin, quoi.
08:41Oui, normalement, oui.
08:43Alors, c'est bien parce que vous êtes, justement, au bout de 5 ans,
08:46il vous reste à peu près 3 ans pour trouver les solutions d'utilisation.
08:49Parce que pour que nos auditrices et nos auditeurs comprennent bien,
08:52en soi, votre culture, ce n'est pas de vendre des bambous à des particuliers
08:56ou à des gens qui vont mettre des bambous chez eux.
08:58C'est une utilisation derrière, pour être très concret.
09:01Oui, oui.
09:01Moi, mon but, ce n'est pas de faire une pépinière et de vendre,
09:04comme vous l'avez dit, à des particuliers.
09:06C'est vraiment de transformer le bambou en des choses réutilisables,
09:10écologiques aussi.
09:11Il y a plein de marchés.
09:14Il y a mille et une façons de transformer le bambou.
09:17Ça peut être du textile, ça peut être de l'ameublement,
09:19des objets de décoration, des ustensiles de cuisine.
09:22Des instruments de musique.
09:23Des instruments de musique, pourquoi pas.
09:25Il y a aussi tout ce qui est cosmétique,
09:27pour faire des produits beaucoup plus naturels.
09:30Il y a aussi l'alimentation, je ne sais pas si je l'ai déjà dit.
09:34Ça peut être aussi des teeny houses.
09:37Il y a plein, plein, plein.
09:38Nous avions reçu Malia Mettela, la médaillée olympique de natation,
09:42justement, qui montre ces teeny houses.
09:44Il y a forcément, là-dessus, un marché qui ne peut que fleurir,
09:49vous l'expert Thomas.
09:50Alors, oui, d'autant plus que je pense que les valeurs écologiques
09:53dont on parle, justement, la bonne utilisation des produits
09:55et le remplacement de certains.
09:57Parce que, en fait, ce que vous dites aussi,
09:59c'est que derrière ça, en utilisant le bambou,
10:01bien pensé intelligemment,
10:03ça remplace le plastique, par exemple, très concrètement.
10:06Et on est dans une époque où on se dit,
10:07bon, quand même, si on peut retirer un peu de plastique
10:09dans nos vies de tous les jours, c'est pas mal.
10:10C'est une bonne idée.
10:11Donc, oui, il y a beaucoup de...
10:12J'imagine qu'il y a d'autres activités.
10:14Enfin, vous n'êtes pas le seul dans le monde à avoir développé.
10:19Ça vous est venu comment, cette idée, François ?
10:21En fait, au début, comme je l'ai dit tout à l'heure,
10:23on voulait planter des arbres.
10:24Et en cherchant un arbre, on est tombé sur une culture de bambou.
10:27Et cet agriculteur-là avait deux ans d'avance.
10:31Et on a vu que ça poussait très bien.
10:34Parce qu'on a plein de préjugés sur le bambou.
10:36Ça n'a rien à faire en France.
10:38Ce n'est pas le bon climat.
10:39Il faut plein d'eau.
10:40Mais en fait, non, il y a 1400 espèces de bambou.
10:42En plus, si le climat évolue, forcément, il a sa place.
10:44Puisque du coup...
10:45Voilà, parce qu'il faut quand même un peu de chaleur.
10:48Et puis de l'eau en quantité raisonnable.
10:53Donc...
10:53Et dans le monde, ça existe déjà beaucoup ?
10:56En Italie, énormément ?
10:57En Italie, oui.
10:57En Italie, énormément.
10:58Notre fournisseur de racines de bambou, il vient d'Italie.
11:02Et c'était le numéro 1 européen il y a encore quelques années.
11:06Maintenant, il y a des pépinières françaises qui distribuent du bambou.
11:12Mais notre fournisseur nous a dit qu'on faisait partie des 10 premiers agriculteurs en France
11:17à cultiver le bambou en 2021.
11:19Bon, Thomas Binet, on est d'accord, il y a un coût magnifique à faire, là, non ?
11:24Oui, parce qu'en plus, bon, on va donner des chiffres, François, si vous voulez.
11:27Et puis, vous allez coacher François dans un instant, dans la deuxième partie.
11:30Mais allez-y, quelques chiffres.
11:32Oui, non, mais il a 3 hectares de bambou au départ.
11:35Je parle sous votre contrôle, François, encore une fois.
11:371200 pieds par hectare qui ont été plantés.
11:40Et aujourd'hui, ce sont des millions de bambous, en fait.
11:43Ça s'est traduit en millions.
11:44C'est ça qui est intéressant.
11:46Il faut que les gens se rendent compte de ce que ça signifie.
11:47Oui, parce qu'en fait, nous, on veut qu'ils se développent.
11:51Donc, on a pris une espèce bambou traçant.
11:54Donc, on a pris l'espèce la plus grande qui existe, des 1400 espèces.
12:00Donc, on espère qu'ils fassent au moins 15 mètres de haut
12:05et au minimum 12 centimètres de diamètre pour la transformation.
12:09Parce que s'il fait moins de 12, ça va aller sur certains marchés.
12:12S'il fait plus de 12, ça va aller sur d'autres marchés.
12:14Donc, voilà, c'est pour l'instant une belle forêt.
12:19Ça commence à faire à peu près 4 mètres de haut.
12:22Et ça se développe d'année en année.
12:24Voilà le son du buzzer.
12:28Celui qui annonce la mi-temps de champion du sport au business.
12:32Dans un instant, Thomas Binet conseillera notre invité François Pervis.
12:35Où quand le septuple champion du monde de cyclisme sur piste
12:38mène de fond trois activités dans l'entrepreneuriat.
12:42Ne l'oublions pas.
12:42On y reviendra aussi sur les team building et tout ça.
12:45Bon, c'est sur Sud Radio.
12:46A tout de suite.
12:48Sud Radio, le magazine des champions.
12:51Frédéric Brindel, Thomas Binet.
12:54De retour dans champion du sport au business
12:56avec l'un des meilleurs pistards de l'histoire du cyclisme mondial.
12:59Le français François Pervis.
13:01Désormais triple entrepreneur, conférencier, organisateur de team building
13:05et chef d'une entreprise novatrice,
13:07auscultée par notre expert entrepreneurial, Thomas Binet.
13:11Oui Frédéric, alors François avec son frère pilote une exploitation de bambous
13:15et recherche à horizon de trois ans justement des issues
13:18d'utilisation de ces bambous en matière première pour de nouveaux produits.
13:22Donc on va essayer de répondre ensemble à une question.
13:24C'est comment trouver ces issues de développement pour les bambous ?
13:26Comment trouver peut-être des industriels qui peuvent utiliser son bambou ?
13:30Vers qui s'orienter ?
13:31Nous allons voir ça avec vous dans un instant.
13:34Mais je le disais François, vous avez le temps de faire aussi vos deux autres activités.
13:39Alors conférencier sur, on en a beaucoup reçu,
13:43des anciens champions qui font part de leur expérience.
13:46Team building, c'est encore un peu plus précis ce que vous faites.
13:49Oui, alors effectivement j'ai ces deux autres activités-là.
13:52Donc les conférences, une conférence généralement ça dure une heure.
13:56Donc bon, c'est de temps en temps quand j'arrive à trouver des entreprises.
14:01Et puis les team building, les baptêmes, cyclisme sur piste,
14:06là ça dépend du...
14:07Vous ne les faites pas rentrer dans un vélo caréné, c'est un vélo traditionnel.
14:11Je précise qu'il n'y a pas de frein et on est obligé de pédaler, un vélo sur piste.
14:14Oui, donc là c'est vraiment...
14:17En fait ce que je raconte dans mes conférences,
14:19je mets en pratique dans mes team building.
14:21Le dépassement de soi, la résilience, sortir de sa zone de confort.
14:25Oui, sur le dépassement de soi, vous savez de quoi on parle
14:28quand on se souvient de ce record de fou.
14:31Bien, allons-y, l'heure du coach, c'est parti.
14:33Thomas Binet, François Pervy vous invite à répondre à cette question.
14:39Comment accélérer la croissance de sa culture de bambou ?
14:42Eh bien, il va falloir d'abord positionner notre produit.
14:44Parce que c'est clair qu'on est dans une période où on voit très bien
14:48ce que c'est que le bambou quand on est un particulier, quiconque.
14:51Mais c'est vrai que se dire, tiens, on va transporter ce produit,
14:55cette matière première, en utilisation, en transformation,
14:58il faut clarifier l'offre.
14:59Parce que de toute façon, vous êtes, on l'a dit dans la première partie,
15:03justement à horizon 10 ans, là vous êtes à 5 ans,
15:06c'est à partir de 8 ans qu'on peut commencer à faire réellement
15:08quelque chose en transformation.
15:10Ce qui veut dire qu'il nous reste 3 ans pour définir le produit précisément
15:14dans son utilisation, j'entends bien, dans sa transformation,
15:17et trouver les issues.
15:18Donc, on positionne, c'est le bambou français d'abord,
15:21on va faire du Made in France, très important ça aujourd'hui.
15:24Alors Thomas, juste, rien que cette émission,
15:26la manière avec laquelle François nous a parlé de ce projet,
15:30déjà tout de suite, ça fait tilt chez nos auditeurs.
15:32Mais clairement, et j'espère que chez des industriels aussi,
15:35des partenaires qui nous écoutent,
15:36c'est fait effectivement le produit bambou Made in France,
15:39local, traçable, bas carbone, à repousse rapide.
15:42Il faut que les gens comprennent ce que c'est que ce produit
15:45dans une utilisation différente de la pépinière,
15:48justement, dont vous parliez, François, tout à l'heure.
15:50François, vous avez commencé la communication ?
15:52Non, pas encore.
15:53Alors, je suis passé déjà au JT de France 3,
15:57région Pays-la-Loire.
15:58Oui.
15:58Et j'ai eu pas mal de retours sur mes réseaux,
16:01après, d'entreprises qui sont venues poser des questions.
16:04parce qu'il y a certaines entreprises qui font venir du bois
16:08en smir-morgue de Slovaquie.
16:11Oui.
16:12La Sibérie est un peu plus loin que la Slovaquie,
16:15qui est en Europe centrale.
16:15L'empreinte carbone, là, il est vraiment à revoir.
16:18Oui.
16:19Donc, ça peut être intéressant.
16:20Et puis, un arbre, quand on le plante,
16:23il met des décennies à pousser.
16:25Moi, le bambou, une fois qu'il sera coupé au bout de 10 ans,
16:27il va reprendre sa tête adulte en seulement 6 mois, 6-8 mois.
16:30Donc, c'est très intéressant.
16:32Et puis, comme on l'a dit,
16:33ça remplace aussi le plastique à usage unique
16:35qui est maintenant interdit d'utilisation.
16:38Donc, il y a vraiment de belles choses à faire.
16:41Alors, ça tombe bien.
16:42Notre expert entrepreneurial est d'abord un enfant de la pub.
16:45On est d'accord, mon bon Thomas.
16:47Je confirme.
16:48Bon.
16:49La fils de pub.
16:50Oui, je vous voyais venir, bien sûr.
16:53Est-ce qu'il faut tout de suite communiquer ?
16:56Oui, vous avez tendance à le dire ?
16:57Oui, encore trois ans.
16:58Non, non.
16:58Je pense qu'aujourd'hui,
16:59on est dans une phase d'abord pour déterminer ce que l'on fait,
17:03très concrètement.
17:04Donc, trouver les segments, justement, à usage prioritaire,
17:07vous l'avez dit,
17:07les substitutions au plastique,
17:10donc tout ce qui est emballage rigide,
17:11objets du quotidien, pièces techniques,
17:13ça peut être remplacé par du bambou.
17:14Mais il faut faire évoluer aussi les mentalités.
17:16Ça, ça va peut-être être le sujet derrière.
17:18Construction, aménagement,
17:19les panneaux, les mobiliers,
17:21les bardages, les clôtures,
17:22les échafaudages,
17:23ça se fait beaucoup en Asie.
17:24L'agriculture, les tuteurs,
17:26les piquets, les supports biodégradables.
17:28Enfin, vous l'avez dit,
17:29il y a mille possibilités derrière.
17:31Et ça, on démarche ?
17:32Alors, d'abord, on détermine nos segments prioritaires,
17:35et ça, c'est le travail de François,
17:37effectivement, et de ses conseils,
17:38de déterminer les secteurs qui sont les plus perméables
17:41à recevoir ce produit.
17:43Parce que ça ne sert à rien d'aller se taper contre un mur.
17:45Ça ne sert à rien d'aller dans les secteurs
17:46où, franchement...
17:47Je vais poser la même question à François,
17:49mais a priori,
17:50ce qu'il faut taper en premier,
17:51c'est quoi pour vous, Thomas ?
17:52Je pense que les produits du quotidien,
17:54c'est une bonne idée.
17:55Et vous, vous en pensez quoi, François ?
17:57Exactement la même chose.
17:58Ah ! On vous a mis d'accord.
18:00Exactement la même chose.
18:01Oui, effectivement,
18:02on n'a pas attendu
18:05pour commencer à se poser des questions
18:06sur ce qu'on allait en faire.
18:07On a, comme j'ai dit,
18:10quelques pistes.
18:11Pour l'instant,
18:12ça reste des idées.
18:14On est en train d'essayer
18:16de trouver des acteurs
18:18qui souhaitent s'investir aussi
18:21dans ce projet de transformation du bambou.
18:24Oui.
18:25Il faut un supra-investisseur qui va...
18:27Non, pas forcément.
18:28Il faut simplement l'associer
18:30et qui souhaite utiliser,
18:32transformer ce qu'il peut faire déjà.
18:35Par exemple, s'il fait en plastique,
18:36le transformer en bambou.
18:39Sinon, il y a des créations.
18:41Il y a des créations à faire aussi.
18:42Thomas ?
18:43Oui, après, il faut trouver
18:45les bons industriels, évidemment,
18:46qui vont pouvoir vous acheter,
18:47mais pas tous.
18:48Donc, chercher les bons industriels,
18:50c'est d'abord cibler.
18:51Il y a des cibles prioritaires.
18:53Alors, évidemment,
18:53on va rester dans une cohérence.
18:55On va chercher des PME
18:56industrielles françaises.
18:57Et il y en a qui défendent
18:59le Made in France.
18:59Il suffit de se balader
19:00au mois d'octobre-novembre
19:01de mémoire au salon du Made in France
19:03à Paris pour se rendre compte
19:04de toute cette richesse d'entreprises
19:05qui existent.
19:06On a reçu, il y a quelque temps,
19:07mon cher Frédéric,
19:08d'en oser entreprendre
19:09le dimanche matin sur Sud Radio.
19:10Excellente émission.
19:11Merci.
19:12Merci de le rappeler.
19:13François Marciano,
19:14qui est le directeur général
19:15de Duralex.
19:16Duralex, tout le monde s'en souvient
19:17parce que c'est les verres de cantine.
19:19C'est une marque qui,
19:20aujourd'hui,
19:21s'est sortie d'une situation,
19:23même si...
19:23Regardez au fond du verre
19:24quel âge on avait.
19:25Exactement.
19:26Verre incassable.
19:28Je trouve qu'il y a une idée
19:29qui est de dire,
19:29tiens, on peut...
19:30Alors, évidemment, c'est du verre.
19:31Vous allez me dire,
19:32qu'est-ce que vient faire le bambou ?
19:33Et pourquoi on ne ferait pas des pailles ?
19:34Il faut en parler
19:35à François Marciano de Duralex.
19:36Pourquoi on ne ferait pas des pailles
19:37avec le bambou de François
19:39qu'on mettrait avec les verres ?
19:40Vous voyez, de la vente additionnelle.
19:41Ce n'est pas que du remplacement non plus.
19:43Il y a plein d'idées.
19:44En fait, il faut chercher
19:44parce que, franchement,
19:45la France, c'est le pays des idées.
19:48François,
19:48est-ce que vous avez déjà
19:49un plan d'attaque ?
19:50Parce que tout cela,
19:51c'est de la communication.
19:53Vous allez vous associer.
19:54Alors, vous êtes avec votre frère.
19:55On n'a pas donné son prénom, d'ailleurs.
19:57Sébastien.
19:58Sébastien.
19:59Il ne faisait pas de cyclisme, lui.
20:01Non, non.
20:02C'est un ingénieur.
20:03C'est lui.
20:04Moi, c'est la tête.
20:07Vous avez déjà envisagé
20:08de développer une équipe
20:10ou pas ?
20:10Autour de tous ces projets.
20:13Pour l'instant,
20:15l'équipe,
20:17dans un premier temps,
20:19on pense qu'on va être
20:20un apporteur de matières premières.
20:23Puis ensuite,
20:25puisque mon frère,
20:26il est ingénieur.
20:30Il est patron de boîtes.
20:32Il a retapé des boîtes.
20:33C'était un business angel.
20:34Donc, il a vraiment la tête
20:36pour le marché,
20:38pour réfléchir.
20:40Et pourquoi pas ?
20:40Sauf que quand on voit arriver
20:41François Pervy,
20:42on dit,
20:42c'est le super champion,
20:44tout ça.
20:44Vous, pour le coup,
20:45la relationnelle avec les gens,
20:46ça doit pouvoir être aussi un atout.
20:48Oui, ça, oui.
20:49Je pense que oui.
20:50Et puis, c'est aussi peut-être
20:51grâce à ça que je suis ici
20:52aujourd'hui avec vous.
20:53Oui, je vous confirme.
20:55Voilà, donc c'est sûr
20:55que ça aide.
20:56Ça aide.
20:57C'est pour ça aussi
20:58que je suis passé à France 3,
20:59au JT,
20:59France 3,
21:00région Pied-de-la-Loire,
21:01par rapport à mon statut
21:02de sportif de haut niveau
21:03qui se lance dans le bambou.
21:06Mais en tout cas,
21:07voilà,
21:07pour l'instant,
21:08on pense être apporteur
21:11de matières premières.
21:13Mais ensuite,
21:13pourquoi pas,
21:15créer notre propre business
21:18avec notre propre machine
21:19et puis avoir des employés
21:22parce qu'on ne pourra pas tout faire.
21:23Thomas Binet-Conseil,
21:24bonjour.
21:25Oui,
21:25alors moi,
21:26je pense qu'il faut continuer.
21:28C'est bien, Frédéric.
21:29Je vous ai surpris.
21:30Oui, absolument.
21:30Il faut continuer à passer
21:31d'une logique de vente
21:32et d'une logique de partenariat,
21:33d'abord.
21:33Je pense que les industriels,
21:34il faut en faire des partenaires.
21:36Donc, en fait,
21:36on va falloir leur dire tout simplement
21:37que vous ne vendez pas du bambou,
21:39même si c'est quand même vrai
21:40pour autant.
21:41En fait,
21:41vous sécurisez une ressource stratégique.
21:43Et donc, du coup,
21:43vous leur permettez
21:44d'avoir des propositions concrètes
21:46pour ces industriels
21:48de solutions de remplacement,
21:49de substitution,
21:51voire de complément,
21:52justement,
21:52de production.
21:53Ce que je donnais comme exemple
21:54par rapport à Duralex
21:54il y a un instant.
21:55Mais vous voyez,
21:56une autre marque en France
21:57à laquelle on peut penser,
21:58c'est le slip français également.
22:00C'est du textile.
22:01Le bambou dans le textile,
22:01c'est quelque chose
22:02qui est important.
22:03Le bambou,
22:04pas dans le slip,
22:05bien sûr.
22:06Oui, Frédéric.
22:06Donc, du coup,
22:08on est dans une situation
22:09où ces marques-là doivent...
22:12Vous avez créé le...
22:13Allez-y, continuez, continuez.
22:15Vous allez mettre une situation
22:17où les marques françaises
22:18vont pouvoir développer
22:20autrement leurs produits.
22:21Et ça, c'est important.
22:22Parce que, justement,
22:23c'est des utilisations en France.
22:25En Asie,
22:25c'est assez fréquent le bambou.
22:27Donc, c'est quelque chose
22:27où vous n'avez pas besoin
22:28de créer cette utilisation,
22:30cette précision d'utilisation.
22:32En France,
22:33on a quand même ce travail
22:34d'évangélisation,
22:35justement,
22:36sur l'utilisation.
22:37Et puis, derrière,
22:38il va falloir rendre tout ça
22:38un peu visible, évidemment.
22:40C'est de la com.
22:41Là aussi, il faut y arriver.
22:42Quand on a déterminé tout ça,
22:44vous l'avez évoqué,
22:45vous avez eu, justement,
22:46votre reportage
22:47dans le JT de France 3.
22:49Ce passage aujourd'hui,
22:51il faudra monter en puissance
22:52à un moment donné
22:52pour que, justement,
22:54tous ces partenaires
22:55puissent entendre
22:56ce que vous faites
22:57avec précision.
22:58Il va falloir à un moment aussi,
23:00François,
23:00que vous vous spécifiez
23:02parce que vous avez
23:02plein d'activités.
23:04C'est fini,
23:04les projets sportifs,
23:05parce que vous êtes aussi marin,
23:06la Coupe de l'América.
23:08Vous faites beaucoup de choses,
23:09François, non ?
23:10Alors oui,
23:10malheureusement,
23:11la Coupe de l'América
23:11s'est terminée
23:12puisqu'ils ont décidé...
23:13Le défi français...
23:14Voilà, ils ont décidé
23:15de retirer les cyclistes
23:16et de mettre des batteries électriques
23:17à la place.
23:18Très bien, oui,
23:19parce que l'objectif,
23:20c'était de pédaler...
23:20Non, c'est pas très bien.
23:21Oui, mais ça va vous servir.
23:23Regardez le projet
23:24sur lequel vous travaillez.
23:25Oui, oui, oui.
23:26Non, non, c'est sûr,
23:27mais c'est sûr
23:28que j'aurais préféré,
23:29j'aurais aimé
23:30reparticiper à une édition
23:33parce que c'était
23:34tellement exceptionnel
23:35de pouvoir pédaler
23:36dans un bateau
23:37qui vole au-dessus de l'eau
23:39quasiment à 100 km heure.
23:41C'était magnifique.
23:41Il n'arrête jamais, François.
23:44C'est ça qui est magnifique.
23:46Allez, la photo finie.
23:49François Pervy innove
23:51avec la culture de bambou.
23:53Thomas Binet nous rappelle
23:54ses préconisations
23:55pour en faire
23:56un procédé révolutionnaire.
23:58On a déjà bien avancé.
23:59On a quelques idées.
24:00Oui, on va déjà bien définir
24:02le produit dans son utilisation,
24:04sa substitution,
24:05son complément, justement.
24:07Une fois que tout ça
24:08s'est défini
24:08par des fiches produits,
24:09très clairement,
24:10très précisément,
24:11on va cibler
24:12les bons industriels,
24:13évidemment des industriels
24:14made in France.
24:16On va se rapprocher d'eux,
24:17on va les entendre
24:18comme partenaires
24:19et puis après,
24:19il va falloir communiquer
24:20autour de ça.
24:21Voilà.
24:22Merci beaucoup,
24:23François Pervy.
24:24Nous irons relever
24:26vos défis
24:26dans vos team building
24:27sans prendre
24:28un coup de bambou,
24:29du coup, c'est ça ?
24:30Oui, on peut le voir
24:32comme ça.
24:32On peut le voir comme ça.
24:33C'est un grand plaisir
24:34de vous recevoir
24:35dans Champion du Sport au Business.
24:37Merci à toute l'équipe.
24:38Elvin de Fazio,
24:39Quentin Cabanis,
24:40Anthony Urvois.
24:40Nous avons rendez-vous
24:41la semaine prochaine,
24:42même heure,
24:43Thomas Binet.
24:43Avec grand plaisir, Frédéric.
24:44Merci tout de suite.
24:46Anthony Martin-Smith,
24:47faut que ça change.
24:48Sous-titrage Société Radio-Canada,
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