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  • il y a 4 jours
Retrouvez "Champions !" du sport au business avec Frédéric Brindelle et Thomas Binet, tous les samedis à 20h sur Sud Radio.

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##LES_CHAMPIONS_BUSINESS-2026-01-24##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Sud Radio, le magazine des champions, Frédéric Brindel, Thomas Binet.
00:07Bonjour à tous, champions du sport au business.
00:10Chaque samedi sur Sud Radio, nous recevons une référence de l'écosystème du sport français
00:16pour une de nos émissions spéciales, le sport professionnel en danger.
00:19Il est l'ancien directeur de l'agence nationale du sport, Frédéric Sanor.
00:23Puisqu'on a réussi les Jeux Olympiques et sont devant nous les Jeux Paralympiques
00:30et ça va être là aussi une fête exceptionnelle,
00:34mais aussi l'objectif de continuer à développer le sport en France partout, sur tous les territoires.
00:40On est une structure nationale et qu'on essaye de parler à 35 000 collectivités,
00:47à 160 000 associations sportives affiliées à des fédérations
00:50et presque autant non affiliées à des fédérations,
00:54à plusieurs milliers de sportifs de haut niveau, à 115 fédérations.
00:59Ils ont de la performance qui est prête, prête à accueillir les équipes, les staffs, les athlètes, bien entendu.
01:07Et c'est pour eux, c'est pour vrai qu'on fait tout ça
01:09et on espère que ce sera bien sûr utile à la réussite des Jeux.
01:13On a un modèle économique qui est basé sur des dotations financières de l'État,
01:18sur des taxes également, sur les paris sportifs qui nous sont reversés là aussi
01:24dans le cadre du projet de loi de finances et puis des partenaires privés,
01:27que ce soit des sponsors ou des mécènes.
01:31Que de souvenirs !
01:32Bonsoir Frédéric Senor !
01:34Bonsoir Frédéric !
01:35C'est touchant tout ça, parce que vous resterez à jamais le premier directeur général
01:38de l'Agence Nationale du Sport créée pour les JO de Paris 2024.
01:42C'est vrai, ça rappelle beaucoup de souvenirs et beaucoup d'activités,
01:47mais des très beaux souvenirs.
01:49Voilà, alors on a repris quelques phrases, on se souvient de ça,
01:53mais vous êtes désormais directeur conseil international de Event Team Group
01:58et inévitablement vous évoluez au cœur d'une problématique vitale pour le sport.
02:04Comment en dynamiser l'activité économique ?
02:06Et c'est la raison pour laquelle vous serez défié par notre expert entrepreneurial,
02:10addict de l'événementiel brillant, je ne me trompe pas.
02:13Bonsoir Thomas Binet !
02:14Bonsoir Frédéric Brindel !
02:15Vous êtes addict ?
02:17Ah complètement !
02:17Oui, vous le revendiquez !
02:18Ça ne s'entend pas ?
02:19C'est beau, c'est beau !
02:20Frédéric Senor, donc l'héritage de Paris 2024,
02:23déclenche une pluie de frustration.
02:25Le budget de la France plombe les ambitions.
02:27Vous avez décidé de poursuivre votre action.
02:29Ce n'est pas anodin pour le sport, dans le privé.
02:32Un secteur sans doute salutaire pour développer un nouveau modèle économique pérenne.
02:36Vous êtes l'invité de Champion du Sport au Business.
02:39Sud Radio, le magazine des champions.
02:42Frédéric, c'est le premier rendez-vous.
02:43Ça s'appelle le relais.
02:44Une série de questions sur le rôle que vous tenez dans le monde du sport.
02:48Frédéric Senor, sortez-vous satisfait de cette mission au service du sport français
02:52avec l'Agence Nationale du Sport ?
02:54Après, effectivement, un peu plus de six années à la tête de cette structure,
03:01on a un bilan qui, pour ma part, me semble particulièrement satisfaisant.
03:06On a essayé de répondre aux attentes du sport français.
03:10On a essayé de préparer les Jeux au mieux,
03:14de les accompagner aussi sur les territoires,
03:17au-delà de la performance sportive.
03:18Donc pas de frustration, Frédéric ?
03:21Non, pas de frustration.
03:22Et le fait que vous soyez parti, c'est pourquoi ?
03:25Je pense qu'il y a un moment donné,
03:26on a fait le tour de ce qu'on peut apporter dans une structure
03:30en termes de dynamisme, en termes de créativité, d'impulsion.
03:35Et qu'on arrivait à un moment où la structure a besoin de s'inscrire dans le temps
03:39avec des projets nouveaux, en fonction du contexte, de la conjoncture.
03:43Et c'est temps pour moi d'évoluer professionnellement.
03:47L'Agence Nationale du Sport risque-t-elle de disparaître
03:49en cas de chasse aux sorcières des agences d'État ?
03:52C'est d'actualité, ça ?
03:53C'est vrai que ça fait un moment maintenant que ce débat est sur la table.
03:58J'ai envie de dire presque depuis le début,
04:00parce que déjà à la période où on m'avait nommé préfigurateur
04:03de l'Agence Nationale du Sport,
04:05il y avait de nombreux débats sur la création d'une nouvelle agence.
04:08En termes de sérénité, il y a mieux, quoi.
04:10Voilà, après ça ne nous a pas empêché de regarder devant,
04:13d'avoir des objectifs qui étaient fixés par le gouvernement
04:16et puis de les délivrer les uns après les autres.
04:19Et ça, c'est vraiment notre côté sportif.
04:21On a des objectifs et puis on essaie de les atteindre
04:23sans trop trop regarder autour.
04:25Frédéric Sanord, votre parcours est exceptionnel.
04:27Vous avez dirigé la Fédération d'athlétisme,
04:29le sport dans les territoires, notamment en Ile-de-France.
04:31Vous avez mené la politique sportive française à l'international.
04:34Êtes-vous optimiste pour l'avenir économique de notre sport français ?
04:38Je pense qu'on a énormément de richesses
04:42parce qu'on est présent à l'international sur presque tous les sports.
04:47On a une vraie culture sportive en France.
04:50Et moi, je m'inscris souvent en faux
04:51quand on dit que la France n'est pas un pays de sport
04:54parce que tous les jours, dans tous les gymnases,
04:57dans tous les stades, on a des centaines de milliers d'endroits
05:00où on fait du sport, où on vit le sport.
05:02Donc, je pense qu'on a cette richesse dans notre culture,
05:06dans notre culture commune.
05:08Après, on a un enjeu à faire que le sport
05:10ait encore plus de l'aide, de noblesse dans la société,
05:13qu'il soit encore plus reconnu.
05:15Et là, effectivement, on a collectivement à aller cranter
05:19de la valeur pour reconnaître la place que le sport a en France.
05:22Frédéric Sanord, Event Team, dont vous êtes désormais l'un des leaders,
05:26intervient sur toute la chaîne économique autour de la manifestation sportive.
05:30Thomas Binet veut savoir pourquoi vous allez dynamiser ce juteux business.
05:34On lui donne la parole.
05:36Thomas.
05:37Oui, alors, on va faire, vous savez, on a une petite tradition.
05:40Si vous écoutez régulièrement notre émission, le samedi soir,
05:43on donne la parole à notre invité pour qu'il nous explique son projet entrepreneurial.
05:47Alors, pour ce qui vous concerne, c'est différent.
05:49Il serait bien pour nos auditeurs qui comprennent ce qu'Event Team Group,
05:52justement, et quel est votre rôle dedans.
05:54Et ça permettra de commencer à répondre à la question que posait Frédéric il y a un instant.
05:58Frédéric Sanord, c'est à vous.
05:59Petit chrono, top, c'est parti, on y va une minute.
06:01Merci.
06:02Alors, Event Team Group, c'est une société qui a été créée par un ancien rugbyman professionnel
06:07qui s'appelle Igor Juzon, il y a plus de 25 ans,
06:10et qui s'exprime finalement sur le champ du sport et du tourisme.
06:15Parce que les premiers métiers, c'était le développement des hospitalités
06:19dans le monde du rugby, du football, et puis progressivement des Jeux olympiques.
06:23Et puis, au gré de ce développement-là, qui est aujourd'hui une des marques premium d'Event Team Group,
06:30il y a eu des nouvelles verticales qui ont été développées sur le corporate event,
06:35sur le développement du brand consulting,
06:38ou tout simplement du développement de revenus pour les marques,
06:41ou bien pour les acteurs du sport.
06:43Et puis, plus récemment, et c'est un axe dans lequel moi, j'interviens,
06:47aux côtés du directeur général de la branche, Karim Erida,
06:51sur tout ce qui est candidature, organisation de grands événements sportifs internationaux,
06:57mais également sur tout ce qui est conseil auprès des collectivités et des fédérations.
07:01Le Gond, pile dessus.
07:03Je rappelle que vous avez une autre activité aussi, vous êtes musique à fond,
07:06donc la musicalité, vous l'avez aussi.
07:09Spécialiste de rap, Frédéric ?
07:11Le hip-hop, de manière générale, et les cultures urbaines.
07:14Allez, c'est parti, ouvrons la feuille de match.
07:18La feuille de match avec vous, Thomas Binet,
07:20donc Frédéric Sanor, directeur conseil international de Eventing Group,
07:24doit activer tous les ressorts possibles pour dynamiser l'économie,
07:28l'écosystème de la manifestation sportive.
07:31Et ce n'est pas un mince sujet.
07:34Oui, Frédéric, parce que vous avez posé la question,
07:36savoir si c'était un juteux business,
07:38c'est juste avant que notre invité nous explique ce qu'Eventing Group.
07:41Alors moi, ma première question pour vous, Frédéric Sanor,
07:43elle est la suivante.
07:44Parmi tous les métiers que vous nous avez présentés il y a un instant,
07:48qu'est-ce qui crée le plus de valeur économique dans le sport actuellement ?
07:51C'est une très bonne question.
07:54Oui, il est fort pour ça.
07:56Nous, on est effectivement de plus en plus présents
07:59sur le secteur des grands événements sportifs.
08:02Je pense qu'aujourd'hui, c'est encore un secteur qui fonctionne bien,
08:06parce qu'on voit bien que c'est un booster de développement.
08:09On l'a vu, bien sûr, avec les Jeux Olympiques de Paris 2024,
08:13Jeux Olympiques et Paralympiques, bien entendu.
08:16Mais il n'y a pas que des JOP,
08:18il y a aussi des championnats d'Europe, des championnats du monde,
08:21dans des disciplines très différentes.
08:21Coupe d'Afrique, des nations de football, vous y étiez d'ailleurs.
08:23Bien sûr, on y était il y a quelques semaines encore.
08:26Et là, je pense qu'on a encore beaucoup de choses à développer,
08:30parce qu'on voit bien qu'on construit des infrastructures,
08:32qu'on développe des clubs, qu'on développe des fédérations,
08:36des sports, qu'on organise des nouvelles activités,
08:39de l'événementiel.
08:41Et donc, pour nous, effectivement, c'est un positionnement important,
08:44parce qu'on a une expertise, une expertise française,
08:47qu'on exporte.
08:48Et c'est aussi tout le sens de mon travail chez Event Team,
08:51c'est d'internationaliser notre expertise.
08:55Le sport est devenu une véritable industrie,
08:56je crois que personne ne peut se cacher derrière une autre idée.
08:59Mais qu'est-ce qui a changé dans la manière d'organiser les événements, du coup ?
09:02Parce que l'afflux d'argent permet beaucoup plus de choses.
09:05Est-ce que ça vous a permis, au-delà des moyens que ça vous a donnés,
09:09de penser autrement ?
09:11Alors, moi, de manière générale, je viens, et vous l'avez rappelé,
09:17et merci pour cette rétrospective du secteur public,
09:21avec effectivement une dimension politique publique,
09:25valeur à dimension plus sociale, plus territoriale.
09:29Et c'est ça, aujourd'hui, je pense, qui a évolué dans les événements.
09:32On n'organise plus juste une compétition sportive.
09:35On développe un territoire, on développe son rayonnement,
09:38on développe de l'économie, on crée des emplois.
09:41Et c'est bien ça, toute la dynamique qu'il y a autour.
09:43Et c'est là où il faut actionner plusieurs leviers,
09:46et donc faire appel à des expertises qui dépassent le simple champ
09:49de l'organisation de plusieurs matchs de foot,
09:52ou de plusieurs compétitions d'excrime en simultané.
09:55On est sur quelque chose de beaucoup plus large,
09:57beaucoup plus compliqué, mais qui a beaucoup plus d'impact aussi.
10:00Frédéric, pardon, Thomas, j'interviens dans votre échange,
10:02mais on est bien d'accord, vous nous avez parlé du savoir-faire à la française,
10:05Eventing Group, c'est un groupe français,
10:07donc vous êtes dans le privé, mais vous poursuivez l'image française,
10:11dans vos démarches.
10:13Alors, je dirais l'expertise qu'on a acquis en France
10:16pour devenir des experts internationaux du sport.
10:21L'image française, c'est une dimension complémentaire.
10:25Forcément, quand on se déplace, on sait qu'on est une entreprise française,
10:28mais je dirais qu'à l'international, on va plutôt chercher de l'expertise
10:32qu'un pays ou une nationalité.
10:34Et c'est ce que j'ai ressenti encore ces derniers mois,
10:37à l'occasion de plusieurs déplacements,
10:39pour développer des opportunités et des contrats avec différents acteurs.
10:45Mais est-ce que l'essor de tout ce qu'Hospitality,
10:47vous en avez parlé, mais aussi les offres premium,
10:49est-ce que ça n'a pas tendance de transformer le sport
10:52en quelque chose de premium ou de luxe,
10:54au point d'en perdre peut-être un peu son public
10:56et accessoirement son âme ?
10:57On pense à la Coupe du Monde aux Etats-Unis avec les tarifs, etc.
11:01Et en même temps, on pourrait aussi penser aux JO de Paris 2024,
11:06où on se disait qu'on avait à la fois des places
11:09avec des tarifs d'entrée à quelques dizaines d'euros
11:11et puis des places plus coûteuses.
11:14Et ce qui a fait d'ailleurs quelques discussions.
11:17Je pense que, et c'est la manière dont on échange
11:19avec les organisateurs d'événements
11:20ou avec les gestionnaires de grandes infrastructures sportives,
11:23c'est grâce aussi aux hospitalités
11:26et à ceux qui sont prêts à aller les chercher et à les payer,
11:29qu'on arrive à générer des modèles plus sociaux,
11:32des modèles économiques plus équilibrés
11:35avec des tarifs d'entrée plus accessibles
11:37et puis en même temps des tarifs plus coûteux
11:39qui permettent de créer cet équilibre.
11:41C'est ça que nous on développe,
11:43c'est développer du revenu,
11:44c'est indispensable pour réussir à organiser des événements
11:47parce que les modèles économiques sont parfois très compliqués
11:50et en même temps, continuer à rester accessible
11:54parce que c'est quand même l'enjeu des valeurs universelles
11:57que porte le sport.
11:59Voilà le son du buzzer,
12:01celui qui annonce la mi-temps de champions du sport au business.
12:05Dans un instant,
12:05Thomas Binet challengera Frédéric Sanor
12:07ou quand l'expert des politiques sportives
12:09dans les territoires et les fédérations
12:11débarque avec Eventine
12:12pour encadrer les événements majeurs du sport.
12:15A tout de suite.
12:16Sud Radio, le magazine des champions,
12:21Frédéric Brindel, Thomas Binet.
12:23Champion du sport au business, deuxième mi-temps.
12:26Cette semaine, une émission spéciale sur le sport professionnel en danger.
12:30Notre invité est un des plus grands experts de la question,
12:33ancien directeur de l'Agence Nationale du Sport, Frédéric Sanor.
12:36Désormais directeur conseiller international de Eventine Group.
12:40Notre expert entrepreneurial s'enlèche les babines, Thomas Binet.
12:44Oui, alors on va rappeler juste pour cette deuxième mi-temps,
12:46ce début de deuxième mi-temps, ce qu'est Eventine Group.
12:48C'est un groupe qui intervient dans le domaine du sport
12:51pour dynamiser l'écosystème de la manifestation sportive.
12:54Vous êtes d'accord avec cette définition, Frédéric Sanor ?
12:56Oui.
12:57C'est simple, c'est efficace.
12:58C'est simple, c'est développer des revenus et des ressources
13:01pour favoriser l'organisation des manifestations sportives.
13:05Alors moi j'ai une première question pour cette deuxième mi-temps, Frédéric Sanor.
13:08Comment éviter que les marques ne prennent le pas
13:11sur l'identité du sport et des compétitions ?
13:13Parce qu'aujourd'hui on voit bien quand même que tout tourne autour de ça.
13:16On voit même d'ailleurs des stades qui sont renommés au nom des marques.
13:21Est-ce qu'on n'a pas quand même laissé tomber toutes les digues ?
13:25Non, je ne pense pas, notamment parce qu'il y a beaucoup de marques
13:30qui développent leur image, leur notoriété
13:34et l'attrait qu'ils peuvent avoir auprès de leur cible et de leur public
13:41sans forcément se mettre en valeur très directement
13:44mais tout simplement par les actions qu'elles développent
13:47sur des politiques plus à impact, plus à dimension RSE.
13:51et je pense que ça c'est des éléments qui sont assez intéressants.
13:57Après il ne faut pas oublier que de plus en plus
14:00les modèles 100% publics existent de moins en moins.
14:05Les modèles plus hybrides à dimension privée, publique
14:08se développent aussi de plus en plus.
14:10C'est aussi pour ça que certains pays étrangers viennent nous chercher
14:14parce qu'on a déjà une certaine expérience dans ce format de PPP
14:18et donc voilà.
14:20C'est-à-dire PPP ?
14:21De partenariats public-privé, privé-public, peu importe comment on le tourne.
14:26Et donc voilà, c'est pour générer aussi
14:29on va dire une forme de diversification des ressources
14:33qui aujourd'hui devient indispensable pour tout le monde.
14:36Frédéric Sanor, juste, je vous laisse dans les mains du coach dans un instant
14:40mais avant de lancer ce face-à-face
14:43vous vous occupez avec Event Team Group
14:47uniquement de sport ou aussi d'autres choses ?
14:51Parce que votre savoir-faire en musique notamment, on en a parlé
14:54permet de lier les activités.
14:57Alors Event Team Group développe des activités
15:01on va dire de manière historique dans le champ du sport
15:03mais depuis plusieurs années maintenant
15:06il y a une dimension culturelle qui est très présente
15:08les hospitalités sont développées dans le monde du spectacle, des concerts
15:12et puis on organise des festivals
15:14on organise bien sûr des fan zones
15:16ça reste une dimension sportive
15:18et donc on se développe dans le champ du divertissement et de l'entertainment
15:21et c'est un élément qui est très important
15:24dans la trajectoire que les dirigeants de la société souhaitent donner à Event Team.
15:29La famille du sport s'élargit évidemment.
15:31Le coach !
15:33Thomas, allez-y !
15:36Frédéric Sanor est à vous.
15:38Bien présenté Frédéric.
15:39Alors moi je voudrais compléter justement votre réponse de tout à l'heure
15:42sur l'aspect du rapport du sport et de l'argent
15:46est-ce que vous avez le sentiment quand même
15:49que le sport sait encore dire non à l'argent ?
15:51Je voudrais rester quand même sur cette idée
15:52parce que c'est quand même...
15:53Non mais c'est important parce que pour...
15:54Vous savez dire non à l'argent vous ?
15:56Dans certains cas oui, je pense que l'éthique, oui
15:59l'éthique est importante
16:00et dans le sport, dans la culture, dans tous ces métiers-là, je crois que ça doit avoir une part prépondérante.
16:04Mais est-ce que c'est encore le cas justement ?
16:06C'est une très bonne question.
16:09Je pense qu'il faut prendre les choses par secteur.
16:13Je pense qu'il faut différencier le secteur professionnel,
16:18des sports avec une économie très forte,
16:21des secteurs à dimension plus amateur
16:23ou même des organisations d'événements
16:27avec des livrances de titres, comme on dit,
16:29championnat d'Europe, championnat du monde.
16:31Voilà, je pense qu'il y a des modèles différents,
16:34il y a des sports différents,
16:35il y a des cultures différentes.
16:38Aujourd'hui, en tout cas,
16:39un élément est quand même certain
16:40et vous n'avez pas tort,
16:42pour réussir à attirer les plus grands événements,
16:45à les organiser
16:47et à ne pas forcément perdre d'argent
16:49en le faisant,
16:50eh bien, il y a une dimension économique
16:52qui est incontournable
16:53et qu'il faut savoir prendre en compte.
16:54Il y a des modèles très différents.
16:56Il y a des pays où le financement
16:58ou les financements pour accueillir
17:00des grands événements restent très publics
17:03avec un investissement,
17:04un engagement public très très fort.
17:06Et il y a des pays où, au contraire,
17:08l'accompagnement public est moins présent
17:10et donc, il faut développer.
17:12Frédéric, j'enfourche juste votre déclinaison.
17:16Il y a du différent.
17:17On ne travaille pas de la même manière
17:19avec l'Ouzbékistan, l'Arabie Saoudite
17:21qu'avec la Belgique et l'Argentine.
17:23Voilà, c'est, par exemple,
17:25c'est exactement ce genre d'exemple
17:28qu'on pourrait prendre.
17:29Alors, je redonne un prolongeant, justement,
17:31sur les pouvoirs publics
17:32dont vous avez commencé à parler.
17:33Au moment même où la France s'enfonce
17:35dans un problème économique majeur,
17:37on voit des déficits,
17:38on voit l'instabilité politique et tout,
17:40comment on fait pour justifier
17:42auprès du grand public
17:44tous les investissements
17:45que des grands événements
17:47peuvent demander,
17:49quand c'est l'État,
17:50les collectivités locales,
17:51les régions, les villes,
17:52bon, vous voyez à peu près le tissu
17:53auquel on peut penser,
17:55finance,
17:55c'est toujours des sommes assez importantes.
17:57Je suis désolé,
17:58mais les Français font quand même
18:00une réflexion sur leur fin de mois,
18:03leurs impôts,
18:04comment on peut justifier ça ?
18:06Vous qui avez été des deux côtés,
18:07public et privé,
18:07on le rappelle, Frédéric Sanor.
18:09Tout à fait.
18:09Alors, c'est là aussi
18:11vraiment une réflexion très importante
18:13parce qu'on a des fonctions professionnelles,
18:16mais on est aussi citoyen.
18:17Et donc, on a un avis sur tout ça.
18:20Je pense qu'à la fois,
18:22on veut bien sûr avoir
18:24des modèles économiques
18:26les plus vertueux possibles
18:28et pas gaspiller l'argent public,
18:30bien entendu.
18:32En même temps,
18:33on est les premiers à allumer notre télé
18:34le dimanche soir
18:35quand on équipe de France
18:37de foot, de basket,
18:38de handball ou de volley
18:39et en finale,
18:40d'un grand championnat international.
18:42Et pour que ça,
18:42ça puisse se faire
18:43et qu'on ait ce patrimoine commun
18:45de la fierté,
18:46de la réussite française,
18:48eh bien, il faut qu'on ait
18:48des initiatives sportives internationales,
18:50il faut qu'on ait des arénas,
18:51des grands équipements
18:52parce que c'est ça aussi
18:53qui nous sort de notre quotidien,
18:55c'est ça qui nous fait rêver,
18:57c'est ça qui permet aussi
18:58à nos sportives et sportifs de haut niveau
19:00et avec tous les efforts
19:02qu'ils font à côté
19:02de briller
19:03et d'exprimer leur plein potentiel.
19:05Et donc, derrière, forcément,
19:07il y a cette dimension-là.
19:08Alors, juste Frédéric,
19:10l'histoire des arénas, des stades,
19:11on sait qu'en ce moment,
19:12l'équipe de France de football
19:13ne joue plus au Stade de France
19:15parce qu'il y a une location
19:16qui est trop chère.
19:17L'histoire du passage
19:18de l'Open de tennis de Bercy
19:21jusqu'à la défense
19:22parce que c'était...
19:23Là aussi,
19:24on n'est pas toujours très clair
19:25dans le fonctionnement en France.
19:27Il y a des mouvements
19:29qui s'opèrent,
19:30il y a des discussions,
19:31des négociations,
19:33effectivement,
19:33tout ça fait partie
19:34des changements
19:36et des bougies
19:37qui sont en cours.
19:39Je pense qu'il faut
19:39se rendre compte
19:40que tout ce secteur-là
19:42est un secteur aussi
19:43économique,
19:44professionnel,
19:45qui doit...
19:46Et un peu nationalisé,
19:47c'était la question
19:47de Thomas Binet, quoi.
19:48C'est-à-dire,
19:49est-ce qu'on justifie les dépenses ?
19:50Il y a quand même aussi
19:51l'État qui est dans le truc.
19:52Oui, oui.
19:53Après, aujourd'hui,
19:54je n'ai pas de mandat
19:55pour parler sur cette dimension-là.
19:58Vous n'en avez plus.
19:58Je ne suis plus
19:59dans ce type de fonction-là.
20:01Mais effectivement,
20:02il faut observer
20:03ces mouvements
20:04et l'important,
20:06c'est quand même
20:06que derrière,
20:07des grandes compétitions
20:08puissent continuer à se faire
20:09et que nos sportifs
20:10puissent continuer
20:11à s'exprimer
20:12à leur meilleur niveau.
20:13C'est aussi ça
20:14un des enjeux
20:15qu'il y a
20:16autour du développement
20:18du sport
20:18et de la transmission
20:20que ça peut donner
20:21en termes de passion
20:22et d'engouement
20:23pour la pratique sportive
20:25en France.
20:26Frédéric Saint-Denor,
20:26je vous écoute avec attention
20:27et si j'ai bien compris
20:29ce que vous nous expliquez,
20:30c'est qu'il n'y a plus
20:31réellement de place
20:32pour l'amateurisme
20:33dans tous ces domaines-là
20:34que c'est évidemment
20:36la porte ouverte
20:37au professionnalisme
20:38accru, développé.
20:40C'est bien ça
20:41dont vous parlez ?
20:42Je pense qu'il faut...
20:43C'est quelque chose
20:43que moi,
20:44j'ai porté
20:44ces dernières années
20:46et notamment
20:46en intégrant
20:47le monde économique
20:48dans les discussions
20:49sur le développement
20:51de la politique sportive nationale.
20:53Je crois que vous avez
20:53accueilli Virgil Cahier
20:54il n'y a pas très longtemps
20:55qui porte aussi
20:56ces sujets-là.
20:57Avec l'Union Sport et Cycle ?
20:58Aujourd'hui,
20:58dans le résumé
21:00des différentes prises de parole
21:01que j'ai pu faire,
21:02vous parliez des clubs.
21:03On parlait des clubs,
21:03des 160 000 clubs affiliés
21:06et autant non affiliés.
21:07Quand on regarde
21:08aujourd'hui
21:08l'offre sportive en France,
21:10on a du loisir sportif marchand,
21:13des salles de sport,
21:14on a de l'offre privée
21:15et puis l'offre associative.
21:17Ce n'est pas parce qu'on est
21:18en format associatif
21:19qu'il faut qu'on ait
21:20un modèle
21:20qui ne soit pas professionnel,
21:23qui ne soit pas clair
21:24dans son organisation
21:25avec de l'encadrement
21:27de bon niveau
21:28et ça, forcément,
21:30ça a un coût.
21:31Et le bénévolat,
21:32c'est bien gentil,
21:33mais est-ce qu'on peut exiger
21:34de quelqu'un
21:34qui est bénévole
21:35une qualité optimale ?
21:38Non, il est bénévole.
21:39Et les familles
21:40sont de plus en plus exigeantes
21:42parce que cette espèce
21:43de consommation du sport,
21:45elle est omniprésente.
21:46On veut aller faire du sport
21:47dans son gymnase
21:48quand on est dispo,
21:49quand on a envie
21:50et pas forcément
21:51quand le coach nous a demandé
21:52de venir à l'heure
21:53qui est établie
21:54depuis des dizaines d'années.
21:56Donc, pour ça,
21:57il faut monter en compétence
21:58et il faut se structurer.
22:00Ça ne veut pas forcément dire
22:01perdre les valeurs
22:02du sport,
22:03du bénévolat,
22:03du bon équilibre,
22:04bénévole salarié,
22:06mais il faut monter en compétence.
22:08Voilà.
22:08Euégard justement
22:09à votre passé
22:10et à votre présent
22:11et toutes les personnes
22:12que vous avez pu côtoyer
22:13dans ce milieu,
22:14est-ce que vous avez
22:15le sentiment justement
22:16qu'il y a une ligne rouge
22:17qui a été bien marquée,
22:19bien délimitée
22:19entre rentabilité économique
22:21et respect des valeurs
22:22des sports ?
22:23Et est-ce que justement
22:24cette ligne rouge
22:25est dans l'esprit de chacun ?
22:26Le baron Pierre de Coubertin
22:27vous écoute.
22:29Je pense que
22:30les dirigeants sportifs
22:32et les dirigeantes
22:34ont ça
22:35qui leur est chevillé au corps.
22:37Et du côté des marques ?
22:38De la même manière,
22:41je pense que les marques
22:42souvent on a affaire
22:43à des acteurs sportifs
22:45qui bien sûr
22:46ont une dimension marketing,
22:47économique, business,
22:49mais qui ont avant tout
22:51une passion du sport.
22:53Alors on n'est pas non plus
22:54dans un monde
22:55de bisonours,
22:56donc il faut faire du profit,
22:58il faut faire fonctionner
22:59ces structures
22:59et ces structures,
23:00je le rappelle,
23:01créer de l'emploi aussi,
23:03développent de l'économie,
23:04donc c'est très important.
23:05Et les fédérations sportives
23:06sont les premières
23:07à aller voir les marques
23:08pour développer
23:09des partenariats.
23:10J'ai connu ça
23:11dans une autre vie,
23:13dans une fédération sportive.
23:15Donc ça, voilà,
23:15je pense que c'est vraiment
23:16très important
23:17de se dire que chacun
23:18a son rôle,
23:19chacun a sa place,
23:20mais à la fois
23:21les pouvoirs publics
23:22et les dirigeants
23:23des fédérations
23:24doivent porter
23:25et défendre aussi
23:26les valeurs du sport
23:27et une certaine éthique
23:28du sport
23:29et en être les garants.
23:31Ah, vous entendez
23:32le petit bip ?
23:33Allez, on plonge,
23:34on plonge.
23:35Frédéric Sanor,
23:36acteur privilégié
23:36de l'écosystème du sport
23:38se lance dans un projet
23:39ambitieux
23:39à la direction
23:39de l'entreprise privée
23:41Eventing Group.
23:42Quelles sont les pistes
23:43à développer
23:44pour apporter de la rentabilité
23:45aux événements sportifs ?
23:46Qu'en retenez-vous,
23:47vous, notre expert,
23:48Thomas Binet ?
23:49J'en retiens qu'a priori,
23:50si j'ai bien écouté
23:51et je crois l'avoir fait,
23:53ce que vous avez dit,
23:54Frédéric Sanor,
23:54c'est qu'effectivement,
23:55il y a quelque chose
23:56où c'est perméable
23:58et imperméable en même temps,
24:00c'est-à-dire le rapport
24:01justement entre les marques
24:02et les acteurs du sport,
24:04qu'il y a des partenariats,
24:05vous l'avez évoqué,
24:05privés-publics également,
24:07que chacun a sa place,
24:09mais effectivement,
24:10je crois que c'est quelque chose,
24:11en tout cas,
24:11c'est la vision aussi
24:12que j'en ai de là où je suis,
24:13qui doit être quand même
24:14vérifiée systématiquement
24:16pour s'assurer
24:16qu'il y a un équilibre
24:17qui perdure à l'avenir.
24:19Merci et bravo,
24:20Frédéric Sanor,
24:21nous ferons régulièrement
24:23un point sur la situation
24:24de l'économie du sport
24:25avec vous,
24:25tout au long de la saison,
24:26si vous le souhaitez.
24:27Avec grand plaisir.
24:28Vous faites partie maintenant
24:29des experts de champions
24:30du sport au business.
24:31Thomas Binet,
24:32rendez-vous la semaine prochaine.
24:33Avec plaisir, Frédéric.
24:34Pour champions du sport au business,
24:35merci à notre réalisateur
24:36Quentin Cabanis,
24:38associé à Anthony Hurvois,
24:39Elvine de Fazio
24:40pour le digital.
24:41Et tout de suite,
24:42faut que ça change.
24:43Anthony Martin Smith,
24:45à la semaine prochaine.
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