00:00Vous connaissiez, et c'est ça qui est absolument sidérant, la personne, cette fameuse personne qui aurait 25 chefs d'accusation,
00:06vous êtes capable de le reconnaître dans la rue, vous le connaissez, vous l'avez identifié ?
00:10Oui, et en sortant du commissariat, c'était mardi, il y a eu un coup de malchance, on s'est croisés dans l'ascenseur et j'ai recroisé son regard.
00:20Et il s'est passé quelque chose ? Est-ce que vous avez peur de le recroiser, de ressortir de chez vous, de tomber sur lui ?
00:26Oui, actuellement, je ne me sens pas de retourner vers où ça s'est passé et de le recroiser avec ou sans amis, juste de le recroiser.
00:36Et ça s'est passé au moment où vous rentriez dans l'appartement que vous louez à Lyon, dans le cadre de votre formation ?
00:43Oui, dans le hall de l'immeuble.
00:44Dans le hall de l'immeuble. Et là, vous êtes manifestement chez votre mère, si je comprends bien, à 45 km de Lyon.
00:51C'est ça.
00:51Dans une maison, et vous avez bien raison, parce que vous allez vous reposer.
00:53Mais est-ce qu'il y a une confrontation qui va être organisée entre vous et ces jeunes ?
00:57Je ne sais pas. On ne sait rien du tout.
01:00Mais vous, vous souhaitez cette confrontation ?
01:02Je ne sais pas à quoi ça servirait.
01:05Ben, ça servirait d'abord à échanger, comment dire, les propos et à leur faire prendre conscience de ce qu'ils ont pu faire.
01:16Et puis à vous-même de leur dire.
01:18Moi, j'avais vu un film comme ça, qui était assez formidable, c'est Judith Henry, ou Jeanne Henry.
01:25Sur la justice restaurative.
01:26Voilà, exactement, la justice restaurative.
01:28Et c'était intéressant d'ailleurs.
01:29Pourquoi ? Ça peut peut-être fonctionner, se parler.
01:31Peut-être que ces jeunes gens...
01:33Il faut qu'il y ait la justice passe d'abord.
01:34Avant de faire la justice restaurative, il faut les mettre en prison.
01:37Je suis absolument d'accord avec vous.
01:38Mais qu'ils voient, qu'ils se rendent compte de ce qu'ils ont fait, de ce qu'ils vous ont fait, du malheur, du mal-être qui peut être le vôtre.
01:48Et il me semble que c'est intéressant qu'il y ait une confrontation.
01:51Qu'est-ce que vous en dit les policiers, Théo ?
01:54Après, moi, quand je l'ai croisé, dans son regard, je voyais qu'il s'en foutait complètement.
01:59C'était limite s'il était heureux que je sois comme ça, quoi.
02:01Qui ?
02:02C'est l'agresseur.
02:04Ah, c'est l'agresseur.
02:05C'est limite s'il était content, dans son regard, de voir que j'étais dans cet état-là.
02:10Donc, je ne sais pas forcément si ça amènerait à quelque chose de lui parler.
Commentaires