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Jean-Marc Morandini et ses chroniqueurs décryptent l'actualité des médias dans #MorandiniLive
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00:00:00Vendredi 5 septembre 2025, Morandi Live numéro 1701 sur CNews, première chaîne d'info de France.
00:00:08Bonjour et bienvenue en direct à la une justement.
00:00:11Nous partons tout de suite en direct à Clermont-Ferrand où nous rejoignons Simon Guillain puisque Bruno Retailleau est sur place.
00:00:18Simon, où êtes-vous exactement et où est en train d'arriver précisément le ministre de l'Intérieur ?
00:00:23Écoutez Jean-Marc, le ministre de l'Intérieur vient donc tout juste d'arriver à Avenue Charras qui est située juste à côté de la gare.
00:00:31Et c'est là où se trouve l'un des trois points de deal de la ville.
00:00:34Donc Bruno Retailleau salue les forces de l'ordre.
00:00:36Il est allé au contact de certains habitants qui lui disent que la situation est invivable pour eux depuis plusieurs mois.
00:00:41Donc un micro tendu est attendu dans les toutes prochaines minutes.
00:00:44Bruno Retailleau qui s'est d'abord rendu à l'hôtel de police de la ville pour échanger avec le maire socialiste de Clermont-Ferrand ainsi qu'avec les forces de sécurité.
00:00:52Donc bien sûr tous attendent des mesures très fortes et très concrètes aujourd'hui de la part du ministre de l'Intérieur.
00:00:57Et Bruno Retailleau qui se rendra ensuite à la préfecture du Puy-de-Dôme pour échanger avec les élus du département sur la sécurité intérieure.
00:01:04Et il tiendra ensuite pour finir cette visite à Clermont-Ferrand une conférence de presse qui est prévue à midi aujourd'hui Jean-Marc.
00:01:09Vous l'imaginez, cette visite du ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau est attendue ici par les habitants.
00:01:15Même s'il constate depuis une petite semaine maintenant une amélioration de la situation et un renforcement des effectifs de police Jean-Marc.
00:01:21On rentre dans la cité donc avec Bruno Retailleau dans ce point d'île dans lequel nous avons pu pénétrer d'ailleurs la semaine dernière.
00:01:28Et donc voilà, le micro tendu va avoir lieu dans quelques secondes.
00:01:30A tout de suite Jean-Marc.
00:01:31Merci beaucoup Simon et bien évidemment on revient en direct avec vous dès que Bruno Retailleau prend la parole.
00:01:36Bruno Retailleau donc qui est en direct sur place.
00:01:39On attend ses déclarations et dès qu'il prend la parole, je surveille, j'ai un regard sur l'écran, il sera en direct avec nous.
00:01:46Et à propos de drogue justement, tiens je voudrais vous faire écouter Mathieu Delormeau, le chroniqueur de Cyril Hanouna qui a été arrêté à deux reprises pour avoir acheté et consommé de la cocaïne.
00:01:53Et bien il a témoigné hier, c'était sur W9, il a témoigné de sa descente aux enfers.
00:01:58J'ai envie de vous dire c'est horrible parce que j'ai vécu tout, j'ai connu du coup la police, j'ai connu la justice, tu vois du coup à quel point c'est une catastrophe.
00:02:08Effectivement un jour il y a quelqu'un qui est venu chez moi, ils l'ont suivi et au moment de la transaction la police est arrivée et là t'as huit mecs qui arrivent et qui te mettent la tête sur ta moquette et qui te disent à partir de maintenant 19h45 vous êtes en garde à vue, t'es en jogging, t'as pas dîner, t'as rien.
00:02:25Ils font une perquisition de ton appartement et tout ça et ils t'emmènent et là tu restes, je suis resté dans un cachot, mais un vrai cachot.
00:02:35Quand je te parle d'un cachot c'est un truc qui fait 4 mètres carrés, il y a un toilette turc, devant il y a une caméra pour être sûr que tu ne te fasses pas quelque chose.
00:02:43Donc si t'es aux toilettes turques tout le monde te regarde, on peut être 4-5 par truc.
00:02:50Donc moi j'étais seul la première et là t'es 20h dans un cachot, 20h dans un cachot, c'est à mourir.
00:02:59A Nice, des militants pro-palestiniens ont tenté hier soir d'entrer de force dans une synagogue en bousculant une femme enceinte qui se trouvait là.
00:03:05La police a dû intervenir. Vous allez voir ces images que le maire de Nice, Christian Estrosi, a mis en ligne.
00:03:12Trois militants, deux femmes quadragénaires et un homme sexagénaire ont été interpellés et placés en garde à vue dans le cadre d'une enquête en flagrance ouverte pour violences aggravées.
00:03:23Écoutez la réaction de Bruno Bartosetti du syndicat Police Unité.
00:03:25Voilà, lorsqu'on regarde cette vidéo, en fait, que ce qu'on voit ? En tout cas, que ce qu'on comprend ?
00:03:31C'est qu'encore une fois, la communauté juive est harcelée, agressée gratuitement.
00:03:38Voilà ce que c'est. C'est un constat que l'on fait, nous policiers, régulièrement sur le terrain.
00:03:42En revanche, si vous le permettez, j'ouvre une parenthèse qui est importante à retenir.
00:03:49Nous n'intervenons jamais sur des mosquées avec des juifs qui agressent des musulmans.
00:03:54Donc, je ne veux pas rentrer dans un schéma politique, mais en tout cas, c'est le constat que nous faisons.
00:04:01Et là, encore une fois, quand on regarde cette vidéo, on voit qu'on joue sur le côté sioniste pour finalement s'en prendre à une synagogue.
00:04:12Donc, les lieux de culte aujourd'hui doivent être vraiment préservés, notamment les synagogues qui sont la proie d'agressions, de provocations et autres.
00:04:25Et justement, à propos de Nice, le hasard fait que la chaîne C-Star a diffusé hier après-midi les images d'une agression spectaculaire.
00:04:32La vidéo n'est pas datée, mais on peut voir des touristes australiennes importunées par deux hommes à Nice, deux hommes qui tentent de baisser leur jume dans la rue.
00:04:39Deux jeunes garçons vont alors intervenir pour les défendre, mais ils vont être frappés et se retrouver le visage en sang.
00:04:44Tout a été filmé.
00:04:45Attention, ces images sont violentes.
00:04:47Ces touristes étaient tranquillement en train de rentrer à leur hôtel quand un individu a surgi de nulle part pour les agresser.
00:04:57Qu'est-ce qui se passe ?
00:05:27Les policiers municipaux peuvent transmettre une description précise du suspect à toutes les unités situées aux alentours.
00:05:33Un petit peu africain avec un peu de cheveux crépus dessus, en talons noirs, un maillot gris avec des épaulettes blanches dessus.
00:05:45Les forces de l'ordre ne tardent pas à retrouver sa trace, à moins d'un kilomètre de là.
00:05:50Une course poursuite démarre, filmée en temps réel par les caméras de vidéosurveillance de la ville.
00:05:57Le suspect est appréhendé.
00:06:12Un soulagement pour ce jeune touriste néo-zélandais traumatisé.
00:06:16On essayait de les protéger et lui, il essayait de les agresser.
00:06:21Mon Dieu, je ne sais pas ce qu'il s'est passé.
00:06:24Ce mec était fou et il n'arrêtait pas de revenir.
00:06:27Il aurait pu les violer, vous savez.
00:06:29Voilà, touriste courageux, vous avez vu qu'il se retrouve en plus le visage en sang pour avoir voulu défendre ces jeunes filles.
00:06:34Comment est-il possible de cambrioler aussi facilement un musée et de repartir avec un butin estimé à 6 millions ?
00:06:40C'est vraiment la question qu'on peut se poser ce matin, puisque le musée de la porcelaine à Limoges a été cambriolé avec un butin estimé à plus de 6 millions d'euros, comprenant trois trésors nationaux.
00:06:49Les cambrioleurs sont entrés simplement par une fenêtre et sont partis avant l'arrivée de la sécurité.
00:06:56C'est par cette fenêtre que les cambrioleurs sont entrés avant de fracturer plusieurs vitrines pour atteindre les pièces recherchées.
00:07:04Selon le communiqué du procureur, l'alarme du musée s'est déclenchée dans la nuit du 3 au 4 septembre vers 3h15 du matin.
00:07:12Le musée Adrien Duboucher abrite l'une des plus importantes collections publiques de porcelaine de Limoges.
00:07:19Trois pièces classées trésors nationaux ont été dérobées. Le préjudice est estimé à plus de 6,5.
00:07:25Allez, je vous propose tout de suite de partir en direct à Clermont-Ferrand, puisque Bruno Rotaillot est en train de prendre la parole à Clermont.
00:07:31Nous sommes sur un lieu spécifique où un point de deal a été supprimé.
00:07:35Il y avait 6 points de deal ici, dans cette ville de Clermont-Ferrand.
00:07:40Il en reste 5 et nous les démantèlerons.
00:07:44Le démantèlement de ce point de deal a entraîné en réalité une guerre territoriale,
00:07:49puisque les actions de la police, de l'autorité judiciaire, ont ébranlé l'écosystème de la drogue ici.
00:07:57Et comme à chaque fois on l'avait vu sur Marseille en 2023, il y a des règlements de comptes.
00:08:01C'est ce qui explique les homicides qui ont eu lieu notamment après des règlements de comptes depuis plusieurs mois.
00:08:08Mais là on a atteint des sommets de barbarie.
00:08:10Le week-end dernier, dans la nuit de samedi à dimanche, deux fusillades pendant une heure et trois blessés, dont deux graves.
00:08:20Le pic de cette barbarie a été atteint au mois d'août, 12 et 13 août, où on a retrouvé le corps calciné d'un homme.
00:08:28Plus tôt avant, c'était au mois de mai, là encore, un homme avec un couteau planté dans la tempe et aussi pour partie calciné.
00:08:37Et ça c'est intolérable.
00:08:38Nous avons des résultats, puisque pour la plupart des cas dont je vous parle, les affaires sont élucidées ou vont être élucidées.
00:08:48On porte des coups.
00:08:48Ce qui entraîne en réaction cette guerre, c'est une guerre territoriale où il ne faut laisser aucun pouce de terrain à ces narcotrafiquants.
00:08:59Malheureusement, les victimes, comme sans doute ceux qui exécutent les contrats, sont très jeunes.
00:09:04Ce sont souvent des jeunes majeurs.
00:09:06On a typiquement, là aussi, comme ailleurs, un écosystème, une économie des narcotrafiquants
00:09:13qui utilisent, en les recrutant sur des réseaux sociaux, des jeunes hommes, très jeunes souvent,
00:09:19qui, pour quelques milliers d'euros, prennent des contrats et tuent d'autres jeunes hommes.
00:09:25Je suis souvent dit d'ailleurs qu'aujourd'hui, la criminalité est organisée en France.
00:09:28Le narcotrafique, c'est à la fois des enfants, des adolescents, qui sont des jeunes soldats,
00:09:35mais aussi des adolescents, des jeunes et des enfants aussi victimes quand ils ont 14 ou 15 ans.
00:09:41Il est hors de question de s'abandonner à la fatalité.
00:09:45J'annoncerai à la préfecture un certain nombre de moyens qui vont être opérés dans le cadre d'une stratégie.
00:09:50Ça ne sert à rien de multiplier des moyens quand on ne sait pas où on va.
00:09:53On sait où on va, on a un texte et on a une nouvelle stratégie.
00:09:56Je l'expliquerai tout à l'heure en préfecture, mais je pense que cette guerre, sans doute qu'elle sera longue,
00:10:01mais nous allons la gagner.
00:10:02Et à Clermont-Ferrand, je veux qu'on montre précisément qu'en quelques mois, on peut améliorer les choses.
00:10:07Ces gens-là font la guerre, nous font la guerre, se font la guerre, nous leur ferons la guerre.
00:10:13Nous avons commencé, nous allons continuer avec des moyens plus importants,
00:10:18avec une stratégie qui nous permettra d'avoir d'autres résultats.
00:10:21On en a déjà, on en aura encore plus d'ici la fin de l'année.
00:10:25Les dealers ne reviendront pas ici, là où vous êtes allés il y a quelques minutes ?
00:10:28Le point de deal ne se réinstallera pas.
00:10:31Les choses doivent être claires et on prendra les choses de façon méthodique, méthodique,
00:10:36avec cette nouvelle stratégie que je présenterai dans quelques instants à la préfecture.
00:10:41Vous avez appelé les préfets à la fermeté en vue du 10 septembre.
00:10:44Pourquoi ces manifestations vous font peur ?
00:10:47Vous craignez les débordements ?
00:10:48Moi, je n'ai pas peur, parce que je compte sur nos forces de l'ordre.
00:10:52Et ce que je veux dire, j'ai rencontré à l'hôtel de police,
00:10:56avec le directeur qui est juste derrière moi,
00:10:59avec le colonel commandant groupement de gendarmerie du département, du Puy-de-Dôme.
00:11:04On a des hommes et des femmes qui sont extraordinaires, de courage.
00:11:07Je veux saluer les gens de la CRS, je veux saluer aussi, bien sûr, le procureur, le préfet.
00:11:13Tout le monde est mobilisé et les résultats qu'on a déjà obtenus, qu'on va obtenir,
00:11:19on le doit à ces hommes et ces femmes qui se dépensent matin et soir pour leurs concitoyens.
00:11:23Sur le 10, très clairement, on voit bien que le mouvement s'est gauchisé.
00:11:27M. Mélenchon tente de le récupérer, que c'est la mouvance d'extrême-gauche, d'ultra-gauche,
00:11:31aidée par la CGT, qui va être à l'œuvre.
00:11:34Je ne crois pas à des mouvements d'ampleur.
00:11:36En revanche, compte tenu de ces mouvances-là, de leur radicalité,
00:11:40il peut y avoir des actions spectaculaires, etc.
00:11:42Mais j'ai envoyé un télégramme au préfet pour leur demander de faire preuve de la plus grande fermeté.
00:11:49Il n'est pas question que des sites stratégiques, des infrastructures essentielles à la vie du pays puissent être bloqués.
00:11:56Les infrastructures essentielles, je ne veux pas les citer pour ne pas donner un certain nombre d'idées,
00:12:01mais elles sont connues.
00:12:02Vous verrez, vous ferez une recherche rapide et vous aurez le type d'infrastructures essentielles
00:12:07qui ne devront pas être bloquées.
00:12:09Et non, pour les blocages, on doit pouvoir en France manifester une exaspération.
00:12:14On doit pouvoir en France manifester, on doit le faire calmement, sans bloquer le pays.
00:12:20Cette consigne de bloquer tout, c'est stupide.
00:12:23Parce qu'aujourd'hui, c'est pire que tout.
00:12:25Bloquer tout, c'est pire que tout.
00:12:26Le pays n'a pas besoin d'être bloqué.
00:12:28Il a au contraire besoin d'avancer.
00:12:29Sur clairement, monsieur le ministre, les habitants nous disent, à chaque fois que la police s'en va, les dealers reviennent.
00:12:35Ici, les habitants autour de nous nous disent ça.
00:12:36Qu'est-ce que vous leur répondez ?
00:12:38Et est-ce que la méthode que vous portez est la bonne ?
00:12:40Parce qu'on a l'impression que ça fait des années que c'est cette méthode-là et ça n'a pas marché.
00:12:43Non, ça n'est pas la même méthode, justement.
00:12:45Je vous l'expliquerai tout à l'heure.
00:12:46Et j'expliquerai en termes de force pourquoi est-ce qu'on restera sur place tant qu'il le faudra pour occuper l'espace public.
00:12:53Et j'expliquerai justement que la méthode que je viens ici, non pas annoncée parce que je l'ai annoncée il y a quelques mois,
00:13:00mais qui sera opératoire, très rapidement, je vais vous dire pourquoi elle est différente et pourquoi dans la durée.
00:13:07Mais il faut de la durée, c'est-à-dire au moins ici quelques mois.
00:13:11Je veux m'adresser aux clermontoises, aux clermontois, pour leur dire que je viens avec des moyens,
00:13:17je viens avec une fermeté, je viens avec une volonté, mais je ne viens pas avec une baguette magique.
00:13:24En revanche, cette stratégie, ces nouveaux moyens, ça va payer.
00:13:28Simplement, il faut un peu de temps.
00:13:30Je ne peux pas dire quelle est la date exacte à partir, je pense qu'en quelques mois, ici, on peut obtenir des résultats.
00:13:38J'observe que le déchaînement de violence, c'est aussi le fruit.
00:13:42Malheureusement, il faut le comprendre, ça, parce que c'est sans doute contre-intuitif.
00:13:45Si on a ce déchaînement de violence, si on a eu ces morts, c'est parce que nos forces ont été capables,
00:13:51et y compris, j'associe l'autorité judiciaire, ont été capables d'ébranler leur système.
00:13:57Et c'est à chaque fois qu'on ébranle des systèmes qu'on crée des guerres territoriales,
00:14:00parce que d'autres individus venus d'autres territoires tentent justement de se réimplanter sur place.
00:14:06Donc nous, on est là au quotidien, les forces resteront le temps qu'il faudra
00:14:10au service d'une stratégie que je vous présente dans quelques instants dans la préfecture.
00:14:13Est-ce que ce que vous allez annoncer aujourd'hui sera encore valable la semaine prochaine ?
00:14:17On en parlera, chère madame.
00:14:19Merci beaucoup. Rendez-vous tout à l'heure.
00:14:23Bruno Rotaillot, en direct sur CNews, qui le dit haut et fort,
00:14:28nous allons gagner la guerre contre le narcotrafic, vous l'avez entendu il y a quelques instants.
00:14:32On va en parler tout de suite avec nos invités. André Bercoff, bonjour.
00:14:35Merci d'être avec nous, journaliste et présentateur à Sud Radio.
00:14:37Christine Kelly, bonjour.
00:14:39Présentatrice de Face à l'Info sur CNews et sur Europe 1 également désormais.
00:14:42Martin Garagnon, bonjour.
00:14:43Vice-président du groupe Renaissance des Hauts-de-Seine.
00:14:45Et puis Mathias Leboeuf, bonjour.
00:14:47Journaliste et docteur en philosophie.
00:14:48André Bercoff, nous allons gagner la guerre, dit Bruno Rotaillot à l'instant en direct sur CNews.
00:14:52Vous y croyez ?
00:14:53Écoutez, ça me rappelle l'armée italienne où le commandant disait
00:14:57« Avanti ! » Personne ne répond. « Avanti ! » Personne ne répond.
00:15:01Et on entend « Quelle belle la voce ! »
00:15:03Quelle belle voix, traduit.
00:15:04Voilà, quelle belle voix.
00:15:05Alors, on espère, bien sûr qu'on espère qu'il va gagner la guerre.
00:15:08Mais qu'est-ce qu'on a entendu, le gagner la guerre ?
00:15:10Ça fait 30 ans qu'on entend « On va gagner la guerre ».
00:15:12Et le problème, moi, ce qui m'a frappé, juste à me roudre sur Rotaillot,
00:15:15il a eu cette phrase formidable, alors qu'on salue effectivement ses résolutions.
00:15:21Sinon, peut-être son courage.
00:15:23Mais il a dit « Regardez, la preuve, c'est qu'on est en train de se battre,
00:15:27c'est qu'il y a encore plus de violence. »
00:15:29Alors, si, effectivement, le surcroît de violence est considéré
00:15:33comme une victoire des forces de l'ordre, ça paraît un peu paradoxe.
00:15:37Honnêtement, je ne vais pas défendre Bruno Rotaillot,
00:15:38je ne sais pas ce qu'il a voulu dire, mais à mon sens,
00:15:39il veut dire qu'en fait, il y a une réaction de la part des dealers,
00:15:43des trafiquants, justement, qui sont de plus en plus violents,
00:15:45parce que la police est en train de faire des actions.
00:15:46C'est ce qu'on nous a expliqué longtemps dans les quartiers,
00:15:48en nous expliquant que si les quartiers réagissaient aussi violemment,
00:15:51s'il y avait autant de fusillades en ce moment, c'est justement parce que
00:15:53la police menait des actions fortes.
00:15:55C'est ce qu'il a expliqué.
00:15:56Ce n'est pas une guerre des gangs, on verra.
00:15:57Martin Garnion, Bruno Rotaillot qui dit « On va gagner, on y croit,
00:16:02nous allons gagner la guerre », vous y croyez ?
00:16:03Oui, il y a deux points importants dans la déclaration que vous venez de diffuser.
00:16:05C'est un, que Bruno Rotaillot fait le constat que nous sommes en guerre,
00:16:08c'est important de mettre les bons mots sur les bonnes situations.
00:16:11Il parle de guerre, le mot est fort.
00:16:12De guerre, et qui dit guerre, dit aussi les moyens pour gagner la guerre.
00:16:15C'est-à-dire que si on considère que nous sommes en guerre,
00:16:17il faut donner les moyens.
00:16:18Je ne parle pas uniquement des moyens matériels,
00:16:19je parle aussi justement d'une stratégie, d'un objectif de guerre.
00:16:22Quand vous rentrez en guerre, c'est quoi votre objectif
00:16:24et quelle est votre stratégie ?
00:16:25Donc c'est les moyens à la fois physiques, logistiques,
00:16:28mais aussi les moyens dans la répression pénale.
00:16:31Et deuxièmement, nous allons, c'est-à-dire qu'ils considèrent
00:16:34qu'on n'est qu'au début malheureusement de cette séquence de guerre
00:16:37et il y a une volonté.
00:16:38Donc ça aussi c'est très important de donner vraiment une direction
00:16:42et de dire la politique est là aussi volontaire
00:16:45et on va mener cette guerre avec tous les moyens que ça nécessite.
00:16:49On était allé au mois d'août dernier, je vous donne la parole dans un instant,
00:16:51mais au mois d'août dernier, on était allé voir ce qui se passait vraiment à Clermont-Ferrand
00:16:53et vous allez voir les images, vous allez voir le reportage de nos équipes
00:16:56qu'on avait fait à l'époque.
00:16:58On voit qu'il y a du boulot en tout cas.
00:16:59Et c'est une vraie guerre et c'est bien que Bruno Rotaio emploie ce mot-là.
00:17:02Regardez.
00:17:03Sans crainte de la police, ce dealer affiche ses barrettes de cannabis en pleine rue.
00:17:16Dans ce quartier, connu comme étant l'un des plus gros points de deal de la ville,
00:17:20les trafiquants font leur loi et quand la police arrive...
00:17:24Une présence policière qui ne semble pas vraiment dissuader les dealers.
00:17:39Impossible, ils viennent, ils rentrent, ils font ce qu'ils veulent,
00:17:41les armes, on les laisse pas.
00:17:43C'est vous qui êtes contrôlé ?
00:17:45Exactement.
00:17:46La rue, on la contrôle de A à Z.
00:17:48Depuis janvier, on dénombre 4 morts liés au narcotrafic à Clermont-Ferrand.
00:17:52Un record.
00:17:54La ville n'avait pas connu un homicide sur fond de trafic de drogue depuis 2019.
00:17:58Un déferlement de violence qui a fait passer Clermont-Ferrand en ville de sécurité renforcée.
00:18:03Il y a eu des homicides, il y a eu des blessés par balle et par arme blanche.
00:18:07Ça fait des semaines que je martèle dans tous les médias
00:18:09qu'il nous faut absolument des effectifs à Clermont.
00:18:12Je pense que le message est arrivé à Paris.
00:18:14J'espère qu'il a été entendu.
00:18:16Après avoir reçu le préfet du Puy-de-Dôme ce matin à Beauvau,
00:18:19Bruno Rotaillot a annoncé qu'il se rendrait à Clermont-Ferrand le 5 septembre prochain.
00:18:24Voilà, reportage qui date du mois d'août et donc Bruno Rotaillot a tenu sa promesse.
00:18:28Il est bien à Clermont-Ferrand.
00:18:30Mathias Lebeuf, on entendait ce dealer qui disait
00:18:33« De toute façon, c'est nous qui tenons la ville ».
00:18:35Est-ce que cette guerre, aujourd'hui, finalement, elle n'est pas déjà perdue ?
00:18:40Une guerre, elle n'est jamais perdue avant qu'on l'amène.
00:18:44Normalement, on l'amène depuis plusieurs mois quand même.
00:18:45On l'a recommencé aujourd'hui, plusieurs années.
00:18:48Là, je trouve qu'effectivement, comme le dit Bruno Rotaillot,
00:18:51c'est une guerre territoriale.
00:18:53Ça veut dire qu'il y a des territoires à reconquérir.
00:18:55Et effectivement, pour le coup, sur son discours,
00:18:59je trouve son discours assez réaliste, assez ancré.
00:19:02Il précise aussi qu'il n'a pas de baguette magique.
00:19:04Donc, effectivement, ça va être dur.
00:19:07Et il y a une chose que j'ai retenue, c'est qu'effectivement,
00:19:09il parle de moyens, mais il parle aussi de stratégie.
00:19:12On attend. Il y a les moyens, mais il y a la stratégie.
00:19:14Alors, il parle d'une nouvelle stratégie qu'il va annoncer tout à l'heure.
00:19:17Ce sera normalement à midi à la préfecture.
00:19:18Ce sera en direct sur CNews, bien évidemment,
00:19:20mais ce sera aux alentours de midi.
00:19:21Il parle d'une nouvelle stratégie qu'il va mettre en place.
00:19:23Et puis, il dit quelque chose d'assez nouveau quand même.
00:19:25Il dit « Les forces de l'ordre resteront autant que nécessaires ».
00:19:29Parce qu'en général, quand on envoie les CRS, je ne sais pas combien, 23, 83,
00:19:33je ne sais pas comment elles s'appellent, sur place,
00:19:35ça dure une semaine, au maximum, 3-4 jours,
00:19:38et ils repartent et ça revient.
00:19:39Là, ça doit faire partie de sa nouvelle stratégie, je pense.
00:19:42Il dit « Ils vont rester autant que nécessaires ».
00:19:44C'est ce qu'il faut.
00:19:45Il faut vraiment qu'il y ait une présence quasi permanente
00:19:47jusqu'à ce que le trafic soit complètement éradiqué.
00:19:51Moi, je dis toujours aussi qu'il faut s'attaquer aux causes
00:19:55et aux systèmes économiques et aux flux économiques de la drogue.
00:19:58parce que sinon, on n'y arrivera pas.
00:20:00Après, donc là, à entendre Bruno Rotaillon,
00:20:03je lui souhaite de gagner cette guerre, bien évidemment.
00:20:08On nous souhaite, d'ailleurs.
00:20:09On ne lui souhaite pas lui, on nous souhaite,
00:20:10parce qu'on est concerné par cette guerre.
00:20:12Il a l'air déterminé et je trouve ça très bien.
00:20:14Reste à savoir si ça ne va pas être juste des discours
00:20:18et arriver sur le terrain, se taper sur le poitrail
00:20:21en disant « Vous allez voir ce que vous allez voir »,
00:20:23comme disait André tout à l'heure,
00:20:25et puis qu'après, il ne se passe rien,
00:20:27c'est ça qu'on attend.
00:20:28C'est-à-dire qu'on attend une vraie stratégie
00:20:30et une vraie réalisation derrière.
00:20:33Il ne faut pas qu'il soit atteint de macronisme
00:20:34et qu'on se paye deux mots et qu'après, il n'y a rien derrière.
00:20:38Atteint de macronisme, ça fait sourire Martin Garnion.
00:20:40Oui, parce que je rappelle que le président est toujours Emmanuel Macron
00:20:42et que la stratégie qu'il est mise en place,
00:20:44elle est aussi dans la continuité de ce qu'a fait Gérald Darmanin à Beauvau.
00:20:46C'est vrai.
00:20:47Et un des points d'ailleurs essentiels
00:20:48dans l'efficacité de cette guerre à mener,
00:20:50c'est justement la coordination entre la justice et la police.
00:20:52Donc entre l'intérieur et le garde de...
00:20:54Ce qui n'existait pas quand c'était Éric Dupond-Moretti.
00:20:56Ce qui était peut-être parfois plus difficile avec...
00:20:58Ce qui n'existait pas.
00:20:59Vous avez du mal à dire que ça n'existait pas ?
00:21:00Ça n'existait pas.
00:21:01Il n'avait pas du tout la même stratégie,
00:21:02Éric Dupond-Moretti et Gérald Darmanin, honnêtement.
00:21:04Il est de bon temps de taper sur Dupond-Moretti,
00:21:07d'autant plus facile qu'il est plus triste.
00:21:08C'est lui qui tape sur nous.
00:21:09C'est lui qui tape sur nous, surtout.
00:21:10Vous pouvez avoir un avis aussi.
00:21:16Et trouver que c'était quand même pas du tout
00:21:19la même stratégie que Gérald Darmanin
00:21:20aujourd'hui au ministère de la Justice.
00:21:21Je rappellerai juste, pour quand même rendre hommage
00:21:23au garde des Sceaux-Dupond-Moretti,
00:21:24que sous le ministère de Dupond-Moretti,
00:21:27le budget de la justice n'a jamais autant été augmenté
00:21:30sur plusieurs années consécutives.
00:21:32Donc c'est aussi...
00:21:33Si c'est ça la seule chose qu'il a faite, excusez-moi.
00:21:35Non, non, il y a eu d'autres choses.
00:21:37D'accord.
00:21:38Vous lui rendez hommage pour l'augmentation du budget,
00:21:40moi j'aurais aimé que la justice fonctionne mieux.
00:21:41J'aurais aimé qu'on lui rende hommage pour ça
00:21:43plutôt que juste pour le budget.
00:21:44Gérald Darmanin Moretti, notamment sur la politique pénale
00:21:45pour les mineurs, c'est un sujet...
00:21:47Moi je lui rends hommage au théâtre.
00:21:48Il est très bon.
00:21:49C'est vrai, il est bon au théâtre ?
00:21:50Ah, il est très drôle.
00:21:51Oui, et moi en tant qu'avocat,
00:21:52parce que quand il était avocat, il était très bon.
00:21:54Il est très drôle, là.
00:21:56À mon avis, il devrait y rester.
00:21:57Voilà, dommage qu'il ait raté sa prestation de ministre.
00:21:59C'est tout.
00:22:00Christine Kelly, on revient à ce qui se passe
00:22:02à Clermont-Ferrand en ce moment,
00:22:03puisque, je le rappelle, Bruno Rotaillot,
00:22:05vous l'avez vécu en direct sur CNews,
00:22:06était sur place.
00:22:07Il parle d'une nouvelle stratégie,
00:22:08il parle d'une guerre qu'il va gagner.
00:22:10Oui, alors, le « va à gagner »,
00:22:12nous allons gagner, ça me fait peur.
00:22:14Ça me fait peur parce que j'ai l'impression
00:22:16qu'on ne prend pas conscience
00:22:18qu'on est déjà en guerre.
00:22:19Depuis bien avant le « nous sommes en guerre »
00:22:21face au Covid,
00:22:22qu'avait déclaré Emmanuel Macron,
00:22:24la France est déjà aux mains des narcotrafiques,
00:22:27comme ça dans plusieurs villes.
00:22:28Lorsque j'entends Bruno Rotaillot,
00:22:31j'adore Bruno Rotaillot.
00:22:32Il est exceptionnel dans tout ce qu'il dit,
00:22:34dans sa volonté, dans sa détermination.
00:22:36Mais qu'est-ce que je vois ?
00:22:37Je vois un colosse aux pieds d'argile.
00:22:39Je vois un homme qui, peut-être,
00:22:40dans 48 heures, ne sera pas au gouvernement.
00:22:42Je vois un homme qui veut avancer
00:22:44avec des moyens qu'il n'a pas.
00:22:46Je vois un homme à qui il ne reste plus que des mots,
00:22:49malgré pourtant les efforts qu'il a faits sur le terrain.
00:22:52Mais lorsque je vois la force et la détermination
00:22:55de Bruno Rotaillot,
00:22:56à qui je pense ?
00:22:57Au maire de Clermont-Ferrand.
00:22:58Il est là depuis 2014.
00:23:00Olivier Bianchi.
00:23:01Regardez son compte Twitter.
00:23:03Vous pensez qu'il est en guerre ?
00:23:04Pas réellement.
00:23:06Qu'est-ce qu'il dit sur son compte Twitter ?
00:23:07Il critique Éric Zemmour.
00:23:08Qu'est-ce qu'il dit sur son compte Twitter ?
00:23:10Il annonce des petites choses
00:23:11qui se passent comme ça à Clermont-Ferrand.
00:23:13C'est lui qu'il faut regarder.
00:23:14C'est lui qui doit avoir les mains en manette.
00:23:16Le maire de Clermont-Ferrand.
00:23:17Ça fait 11 ans qu'il est à la tête de Clermont-Ferrand.
00:23:20Qu'est-ce qu'il a fait, concrètement ?
00:23:21J'aimerais savoir.
00:23:22André Bercoff.
00:23:23Oui, je crois qu'effectivement,
00:23:24on peut se poser la question des responsables.
00:23:26C'est vrai qu'il est là depuis 10 ans, 11 ans.
00:23:28Mais moi, je voudrais revenir à ça.
00:23:29C'est extraordinaire.
00:23:30Et c'est vrai qu'encore une fois,
00:23:32Bruno Retailleau,
00:23:33il est absolument de bonne volonté.
00:23:35Je voudrais dire quelque chose,
00:23:36d'effet, maintenant.
00:23:37Dites-moi.
00:23:38Depuis combien de temps on sait
00:23:39qui est le principal fournisseur de cannabis
00:23:42en France et en Europe ?
00:23:45Le Maroc.
00:23:46Qu'est-ce qu'on fait au niveau du Maroc ?
00:23:47Et là, je ne parle pas de Macron.
00:23:49Je parle depuis 10 ans, 20 ans, 30 ans, 40 ans.
00:23:51Est-ce qu'on a une explication avec le Maroc ?
00:23:53Est-ce que peut-être vous pourriez
00:23:55diminuer un tout petit peu
00:23:56la production de cannabis
00:23:57qui s'étend sur plusieurs milliers d'éclats ?
00:23:59Le problème aujourd'hui,
00:24:00ce n'est plus le cannabis,
00:24:01c'est la cocaïne.
00:24:02Le vrai problème, c'est la cocaïne.
00:24:03Je veux bien, mais regardez.
00:24:04Vous savez, les gens de gauche,
00:24:06aujourd'hui, le cannabis,
00:24:06ils veulent le légaliser.
00:24:07Donc, ils ne vont pas...
00:24:08Non, non, je sais.
00:24:09Quand je dis cannabis,
00:24:10regardez votre reportage
00:24:11daté d'il y a trois semaines,
00:24:13à peu près.
00:24:14Donc, le cannabis,
00:24:14quand même, joue un rôle non négligent.
00:24:15Mais quand je veux dire,
00:24:17je veux dire par là
00:24:17qu'on sait tout ça.
00:24:19On sait les circuits,
00:24:20on sait d'où ça vient,
00:24:22on sait l'économie parallèle,
00:24:23on sait comment s'est organisé.
00:24:24Tout ça se sait depuis des années.
00:24:26C'est ça qui me fascine.
00:24:28Les mecs arrivent,
00:24:28ils disent,
00:24:29oui, oui, on va faire,
00:24:30on va prendre le taureau par les cornes.
00:24:31Mais le taureau,
00:24:32vous le connaissez,
00:24:33et les cornes,
00:24:33vous les avez senties.
00:24:35Alors, vous voulez faire quoi ?
00:24:36C'est-à-dire que la situation,
00:24:37le problème,
00:24:38on revient toujours à Saint-Jean-Marc,
00:24:39on en parle,
00:24:40c'est une question de courage,
00:24:41de volonté
00:24:42et de braver l'impopulation.
00:24:43Là, il a le courage,
00:24:44Bruno Retailleau.
00:24:45Mais est-ce qu'il aura les moyens ?
00:24:47Est-ce qu'il aura le temps, déjà ?
00:24:48Est-ce qu'il sera encore ministre
00:24:49la semaine prochaine ?
00:24:50C'est ça la vraie question.
00:24:51Mais ça,
00:24:53il faut remercier le Premier ministre.
00:24:54C'est lui qui nous met
00:24:55dans cette situation.
00:24:56Mathias.
00:24:57Oui, deux choses.
00:24:58C'est vrai,
00:24:59c'est la faute de Bayrou,
00:25:00tout ça.
00:25:01Je répondrai, bien sûr.
00:25:01Non, c'est la faute de Bayrou,
00:25:02si on en est là.
00:25:03Si Bayrou n'a pas la confiance ce lundi,
00:25:06ce ne sera pas la faute de Bayrou,
00:25:06ce ne sera pas la faute des parlementaires.
00:25:07Non, mais c'est lui
00:25:08qui a voulu demander la confiance
00:25:09alors qu'il savait bien
00:25:10qu'il ne l'aurait pas.
00:25:12Excusez-moi.
00:25:13Et c'est lui qui fait en l'air
00:25:14toute la politique
00:25:15qui était en train d'être menée.
00:25:16Si le gouvernement saute,
00:25:18s'il n'y a plus Retailleau...
00:25:18D'accord, c'est pas Bayrou qui...
00:25:21Dire que Bayrou a fait une erreur
00:25:23sur la demande de la question de confiance,
00:25:25c'est votre responsabilité,
00:25:26il n'y a pas de problème,
00:25:27mais on sait très bien
00:25:27que de toute façon,
00:25:28la même question se serait posée
00:25:30pendant les discussions du budget.
00:25:31Donc, il a eu un préambule de dire
00:25:33est-ce qu'au moins on est d'accord
00:25:34sur le constat d'où la question de confiance ?
00:25:36Et après, vous aurez le...
00:25:36Il a dit, virez-moi tout de suite, quoi.
00:25:38Et après, vous aurez le droit
00:25:39de me censurer
00:25:39si vous n'êtes pas d'accord
00:25:40avec le budget que l'on propose.
00:25:41Mais faisons les choses par étapes.
00:25:42C'est pas Bayrou qui va sortir de lui-même,
00:25:44c'est les parlementaires qui votent.
00:25:44Oui, enfin, il a tout fait pour sortir,
00:25:46excusez-moi,
00:25:46et c'était évident qu'il allait sortir
00:25:47en posant cette question.
00:25:48C'était évident.
00:25:50Moi, je...
00:25:51Qui vivra, verra.
00:25:51Il y a encore 48 heures
00:25:52pour voir un peu ce qui...
00:25:54Il y a...
00:25:54Enfin, sur un des points
00:25:56qui est essentiel
00:25:56pour François Bayrou
00:25:57qui est la question de la dette
00:25:58et notamment de la transmission
00:25:59intergénérationnelle
00:26:00de la dette, justement.
00:26:00Il a raison,
00:26:01mais tout le monde est d'accord là-dessus.
00:26:02Est-ce que le ciel est bleu ?
00:26:04Tout le monde répond oui.
00:26:05Excusez-moi,
00:26:06ça, c'est évident.
00:26:07Mais c'était pas le cas avant du tout.
00:26:08Bah, tiens,
00:26:09je le bœuf sur Bruno Rotaillot
00:26:10et sa stratégie.
00:26:11Puis ensuite,
00:26:11on va repartir à Clermont-Ferrand
00:26:13voir un reportage
00:26:14sur l'insécurité
00:26:14qui ronge la ville.
00:26:15La stratégie,
00:26:16on attend de la connaître,
00:26:17mais après, effectivement,
00:26:18encore faut-il
00:26:18qu'il ait le temps
00:26:19et la possibilité
00:26:20de la mettre en place.
00:26:21Et là, on s'aperçoit justement
00:26:22que le blocage politique
00:26:23dans lequel on est aujourd'hui
00:26:26et l'incertitude politique
00:26:27dans laquelle on est
00:26:28est profondément préjudiciable
00:26:30à la France.
00:26:32Parce que s'il y a
00:26:33un changement de ministre,
00:26:34s'il y a un changement de politique,
00:26:36si, sur l'intérieur,
00:26:37sur cette question,
00:26:38je ne suis pas un soutien absolu
00:26:40de Bruno Rotaillot
00:26:41sur tous les points,
00:26:43mais là, en tout cas,
00:26:44il semble avoir le bon angle.
00:26:46Encore faut-il
00:26:47qu'il puisse développer
00:26:48cette politique.
00:26:49Et justement,
00:26:50moi, je trouve
00:26:51que l'incertitude politique
00:26:52risque de mettre à mal
00:26:53cette stratégie.
00:26:55On est d'accord là-dessus.
00:26:56On va regarder
00:26:56un autre reportage
00:26:57qu'on a fait à Clermont-Ferrand
00:26:58puisqu'on savait
00:26:59que Bruno Rotaillot
00:26:59serait aujourd'hui
00:27:00à Clermont-Ferrand
00:27:01avec des annonces
00:27:02qu'il fera tout à l'heure
00:27:03aux alentours de midi.
00:27:03Je vous propose
00:27:04de regarder
00:27:04ce qui se passe
00:27:05à Clermont-Ferrand
00:27:05parce qu'il y a
00:27:06des corps calcinés
00:27:06qu'on retrouve,
00:27:07il y a des fusillades.
00:27:08Clermont-Ferrand
00:27:09a plongé cet été
00:27:10dans l'hyper-violence
00:27:11et dans le trafic de drogue.
00:27:13Pour là,
00:27:13des dealers
00:27:16qui ne se cachent
00:27:17même plus
00:27:17sur cette avenue,
00:27:19connue comme étant
00:27:20l'un des plus gros
00:27:20points de deal de la ville,
00:27:22le trafic de drogue
00:27:23gangrène tout le quartier.
00:27:24Donc vous voyez ici,
00:27:25il n'y a aucune présence policière,
00:27:26aucune caméra
00:27:27de vidéoprotection
00:27:28et donc on a le sentiment
00:27:29ici qu'on est
00:27:30dans une zone
00:27:30de non-droit.
00:27:31Aujourd'hui,
00:27:32les délinquants
00:27:32sont en terrain conquis.
00:27:34C'est leur territoire.
00:27:35Le 27 juillet dernier,
00:27:36un jeune homme
00:27:37est grièvement blessé
00:27:38par arme à feu
00:27:38dans un contexte
00:27:39de règlement de compte
00:27:40sur fond de trafic
00:27:42de stupéfiants.
00:27:43Le quartier adverse,
00:27:43il est venu,
00:27:44ils ont voulu récupérer
00:27:45le terrain,
00:27:46ça fait qu'après,
00:27:48ils n'ont pas assumé,
00:27:49ils se sont fait tirer dessus.
00:27:50Une situation
00:27:51devenue invivable
00:27:53pour les riverains.
00:27:54Depuis que je suis ici,
00:27:55alors un an,
00:27:56un an et demi
00:27:57et ça empire en fait.
00:28:00C'est-à-dire ?
00:28:00C'est-à-dire qu'au début,
00:28:02on pouvait peut-être
00:28:03contrôler quelques petits trucs
00:28:04mais maintenant,
00:28:05ça devient de pire en pire.
00:28:06Un phénomène
00:28:07qui touche l'ensemble
00:28:08de la ville.
00:28:09Depuis janvier,
00:28:11on dénombre
00:28:11quatre morts
00:28:12liés au narcotrafic.
00:28:13Un record.
00:28:14La ville n'avait pas
00:28:15connu un homicide
00:28:16sur fond de trafic
00:28:17de drogue
00:28:17depuis 2019.
00:28:19Le problème,
00:28:20c'est qu'il y a
00:28:20Clermont-Ferrand,
00:28:21il y a Marseille,
00:28:22il y a Lyon,
00:28:24il y a Nantes.
00:28:24En fait,
00:28:25ça gangrène
00:28:25toute la force.
00:28:27Christine a mis
00:28:27le point sur
00:28:28l'essentiel.
00:28:30Comme souvent,
00:28:32je ne sais pas,
00:28:32mais en tout cas,
00:28:33elle l'a fait.
00:28:34J'ai oublié de dire
00:28:34qu'il est de gauche,
00:28:35le maire.
00:28:35Non, mais attendez.
00:28:38Pardon, pardon, pardon.
00:28:39Allez-y, Bruno.
00:28:40Non, mais pardon.
00:28:42D'accord, d'accord.
00:28:43Mais attendez.
00:28:43Laissons les étiquettes
00:28:44de côté.
00:28:45Un moment,
00:28:46il n'y a pas que les...
00:28:47Alors, c'est vrai,
00:28:48parce que responsabilité,
00:28:49Retailleau,
00:28:49il est là,
00:28:49Retailleau s'en va.
00:28:50Le maire,
00:28:51il est là
00:28:51beaucoup plus longtemps
00:28:52que Retailleau.
00:28:52Mais les maires
00:28:53sont très souvent démunis.
00:28:54Ce n'est pas la police
00:28:55municipale qui peut lutter.
00:28:56Attendez, ce que je veux dire,
00:28:57c'est que la responsabilité
00:28:59ne peut pas être...
00:29:00On est en train
00:29:00de discuter
00:29:01sur le doigt
00:29:04alors qu'on ne voit pas
00:29:05la lune, c'est quoi ?
00:29:06C'est les juges,
00:29:07c'est les maires,
00:29:07c'est tous les responsables.
00:29:08La responsabilité
00:29:09doit s'étendre.
00:29:10De dire,
00:29:10oui, c'est la faute
00:29:11à Retailleau,
00:29:12oui, c'est Bayrou
00:29:14qui a présenté son truc.
00:29:15Non, non.
00:29:16Les gens qui dirigent
00:29:18au jour le jour
00:29:19et depuis des années
00:29:20cette ville,
00:29:20cette ville ou ces villes,
00:29:22qu'ils soient juges,
00:29:23qu'ils soient préfets,
00:29:24qu'ils soient policiers,
00:29:27etc.
00:29:28Ensemble,
00:29:29mais attendez,
00:29:30déposez votre bilan.
00:29:31Dites-vous ce que vous faites.
00:29:33À ce compte-là,
00:29:33le premier des responsables,
00:29:34c'est les consommateurs aussi
00:29:35parce que le consommateur
00:29:37est responsable
00:29:37et comptant
00:29:38ce que je voulais dire,
00:29:41c'est que je crois
00:29:42qu'il ne faut pas politiser
00:29:43trop cette affaire-là
00:29:45parce que...
00:29:46À part que la situation
00:29:47n'est pas la même
00:29:47dans les villes de gauche
00:29:48et les villes de droite.
00:29:51Marseille,
00:29:51regardez la situation à Marseille,
00:29:52regardez la situation à Nantes.
00:29:53Oui, mais ce n'est pas forcément
00:29:55dû au fait que le maire
00:29:56soit de gauche ou de droite.
00:29:58Déjà, primo,
00:29:58les maires sont en général
00:30:00assez démunis
00:30:00parce qu'ils n'ont pas
00:30:01les moyens,
00:30:02en tant que maires,
00:30:02de lutter contre ça.
00:30:04Ce n'est pas à la police.
00:30:05Il faut qu'ils en prennent conscience.
00:30:06Effectivement,
00:30:06quand vous entendez
00:30:07qu'ils le disent
00:30:08et qu'ils démissionnent.
00:30:09Le maire de Clermont,
00:30:10il passe son temps
00:30:10à parler d'autre chose
00:30:12sur son compte.
00:30:13C'est qu'en fait,
00:30:14excusez-moi,
00:30:15il n'est pas conscient
00:30:15de la situation dramatique.
00:30:16Ce n'est pas parce qu'on critique
00:30:17Éric Zemmour
00:30:17qu'on est pour le trafic de drogue.
00:30:20Vous n'avez retenu que ça,
00:30:21Mathieu,
00:30:22je vous reconnais bien là.
00:30:23Mais sur son compte Twitter,
00:30:24j'ai dit qu'il a notamment
00:30:26critiqué Éric Zemmour.
00:30:27En tant que maire de Clermont-Ferrand,
00:30:29depuis 11 ans,
00:30:30j'aurais aussi aimé,
00:30:32à part qu'il a dit
00:30:33qu'il a pris une sanction
00:30:34contre les protéxides d'azote,
00:30:37j'aurais aimé voir
00:30:38une alerte sur son compte.
00:30:39J'aurais aimé voir
00:30:40qu'il prend les choses à cœur.
00:30:41Il se mobilise.
00:30:41J'aurais aimé voir
00:30:42qu'il se mobilise.
00:30:43Éric Zemmour,
00:30:44qu'est-ce qu'il a à faire
00:30:44à Clermont-Ferrand ?
00:30:45Pourquoi il tweet
00:30:46sur Éric Zemmour ?
00:30:47Je veux bien,
00:30:47mais qu'il prenne sa ville en main,
00:30:49qu'il prenne le narcotrafic en main
00:30:50et qu'il puisse trouver des solutions.
00:30:53On voit des gens
00:30:53qui sont des mamans,
00:30:55des enfants,
00:30:55des mères de famille
00:30:56qui sont en souffrance au quotidien
00:30:58dans sa ville
00:30:59et vous êtes en train
00:30:59de regarder ce que fait Éric Zemmour.
00:31:01Je ne comprends pas
00:31:03ce genre de maire.
00:31:04Pardon,
00:31:04je ne l'ai pas rencontré.
00:31:05Je n'ai rien contre lui.
00:31:06C'est que la politique politicienne
00:31:06est plus d'importance pour eux
00:31:07que la réalité de leur ville.
00:31:09C'est ça la réalité.
00:31:10Et comme beaucoup de politiques aujourd'hui.
00:31:12Quelqu'un soit.
00:31:13Vous caricaturez à votre compte.
00:31:15Là, on a des exemples précis.
00:31:16Martin Garnion.
00:31:17On peut éviter de politiser le débat,
00:31:19mais la réalité,
00:31:20c'est que vous avez quand même
00:31:21une posture idéologique
00:31:22de certains maires,
00:31:23notamment de gauche,
00:31:24je pense à Éric Piolle
00:31:25à Grenoble, etc.,
00:31:26qui, par posture idéologique,
00:31:27vous refusent des caméras
00:31:29de surveillance dans leur ville,
00:31:30vous refusent d'armer
00:31:30la police municipale.
00:31:31Ils ont quand même des moyens.
00:31:33Donc, c'est bien beau
00:31:33et c'est souvent les premiers
00:31:34à dire que c'est la faute de l'État,
00:31:35on n'a pas ces deux moyens.
00:31:37Si eux-mêmes commençaient
00:31:38en gérant leur ville
00:31:39à arrêter d'être
00:31:40dans une espèce de carcan idéologique
00:31:42pour faire plaisir
00:31:43à je ne sais quel électorat,
00:31:44peut-être qu'on progresserait
00:31:45un petit peu.
00:31:46Bruno Retailleau,
00:31:47il l'a dit très justement,
00:31:48c'est une stratégie,
00:31:48mais pour qu'elle fonctionne,
00:31:49il faut que toutes les strates
00:31:50de la chaîne de la répression
00:31:51soient en phase.
00:31:52En phase, les préfets,
00:31:54les juges, les policiers
00:31:55de la nationale
00:31:56comme de la municipale,
00:31:57la pénitentiaire,
00:31:58il faut que tout ça soit aligné.
00:32:00Sinon, on ne se donnera
00:32:00aucune chance de gagner
00:32:01et on sera dans l'effet d'annonce,
00:32:03l'effet de manchette.
00:32:03On va dire,
00:32:04on va montrer les gros muscles
00:32:05et il ne se passera rien.
00:32:05Le seul problème,
00:32:06c'est que ça fait au moins 8 ans
00:32:07qu'on attend ça
00:32:07avec un président
00:32:08qui s'appelle Emmanuel Macron, non ?
00:32:09Oui, mais une fois de plus,
00:32:10vous confirmez ce que je dis,
00:32:12c'est-à-dire Emmanuel Macron seul,
00:32:14s'il est seul,
00:32:15il ne peut rien faire.
00:32:16Il le commande quand même.
00:32:16Excusez-moi,
00:32:17il le commande quand même.
00:32:18La réalité, oui, évidemment.
00:32:20Si il ne peut rien faire,
00:32:22il ne peut rien faire.
00:32:23Si vous me dites
00:32:23qu'il ne peut rien faire...
00:32:25Et ce n'est pas Emmanuel Macron
00:32:25qui gère la police municipale
00:32:26de Grenoble.
00:32:27D'accord, mais normalement,
00:32:28c'est le rôle de la police nationale,
00:32:29ça.
00:32:30Excusez-moi,
00:32:30c'est le rôle de la police nationale.
00:32:31La police municipale,
00:32:32c'est un supplément.
00:32:33C'est un supplément,
00:32:34mais quand vous avez
00:32:34une police municipale
00:32:35qui est désarmée,
00:32:36qui n'a pas d'armes
00:32:36et qui assiste à des agressions
00:32:38dans les...
00:32:39Vous me dites,
00:32:39il faut tout mettre en face.
00:32:40Et vous avez raison,
00:32:44c'est qu'il faut mettre en face
00:32:45la police nationale,
00:32:45la police municipale,
00:32:46la justice,
00:32:48le nombre de prisons,
00:32:49etc.
00:32:49Mais ça,
00:32:49c'est le président aussi qui...
00:32:50Enfin, excusez-moi,
00:32:51c'était dans son programme.
00:32:52Le nombre de places en prison
00:32:53pour qu'on ne peut pas
00:32:54mettre les gens en prison,
00:32:56c'était un engagement
00:32:57d'Emmanuel Macron,
00:32:58il ne l'a pas tenu.
00:32:59La police nationale
00:32:59qui doit être renforcée,
00:33:01ça passe aussi par le président.
00:33:02Excusez-moi.
00:33:03Donc, c'est un échec total.
00:33:04Non, parce que je vous donne...
00:33:05Là, sur ce que vous venez de dire,
00:33:06je vous donne juste
00:33:07deux exemples très courts.
00:33:08Les moyens police nationale,
00:33:10il y a eu ce qu'on a appelé
00:33:11la loi d'orientation
00:33:12et de programmation
00:33:12du mystère de l'intérieur.
00:33:14C'est 15 milliards
00:33:14demandés aux policiers.
00:33:15C'est la rénovation
00:33:16des commissariats,
00:33:17c'est des nouvelles...
00:33:17Vous avez vu les commissariats ?
00:33:18Vous êtes allé dans les commissariats ?
00:33:19Vous avez vu l'état des commissariats ?
00:33:21Je parle souvent
00:33:21avec des policiers
00:33:23et des commissaires.
00:33:24J'ai parfaitement conscience
00:33:25qu'on est encore loin du compte.
00:33:26Mais ça ne veut pas dire
00:33:27qu'il y a eu cet effort-là.
00:33:28Et sur la surpopulation carcérale,
00:33:30je vous donne un exemple,
00:33:31les prisons pour mineurs,
00:33:32à l'heure actuelle,
00:33:33elles ne sont pas
00:33:33à un taux d'occupation
00:33:34supérieur à 100%.
00:33:35C'est-à-dire qu'on a des places.
00:33:36Elles sont même à 60%.
00:33:37Voilà.
00:33:38Donc ça veut dire
00:33:39qu'il y a des places.
00:33:39Donc ça veut dire
00:33:40que c'est les condamnations
00:33:40qui ne suivent pas.
00:33:42Je vais vous donner
00:33:43le portable d'Emmanuel Macron
00:33:44pour lui dire
00:33:44qu'il n'y avait pas
00:33:45sans prison pour les ménages.
00:33:47Bruno Retailleau
00:33:48a parlé d'autre chose.
00:33:48Il a parlé du mouvement
00:33:49qu'on attend pour le 10 septembre.
00:33:51C'était tout à l'heure
00:33:51en direct sur CNews.
00:33:52Vous l'avez entendu
00:33:53et il reparlera à midi.
00:33:54Mais il a parlé
00:33:55de cette opération
00:33:55bloquons-tout
00:33:56qui doit avoir lieu
00:33:56le 10 septembre.
00:33:57On va réécouter
00:33:58Bruno Retailleau
00:33:58qui en parle
00:33:59qui visiblement dit
00:34:00qu'il n'a pas peur.
00:34:01Il n'a pas peur
00:34:01de ce qui peut se passer.
00:34:03Il ne pense pas
00:34:04qu'il y aura également
00:34:04des mouvements d'ampleur
00:34:05même si la gauche
00:34:06et en particulier
00:34:07Jean-Luc Mélenchon
00:34:08est en train d'essayer
00:34:09de récupérer tout ça.
00:34:10Bruno Retailleau
00:34:10c'était il y a
00:34:11une vingtaine de minutes
00:34:12sur CNews.
00:34:14On voit bien
00:34:14que le mouvement
00:34:15s'est gauchisé.
00:34:15Monsieur Mélenchon
00:34:16tente de le récupérer
00:34:17que c'est la mouvance
00:34:18d'extrême-gauche
00:34:19d'ultra-gauche
00:34:19aidée par la CGT
00:34:21qui va être à l'oeuvre.
00:34:23Je ne crois pas
00:34:23à des mouvements
00:34:24d'ampleur.
00:34:25En revanche
00:34:25compte tenu
00:34:26de ces mouvances-là
00:34:28de leur radicalité
00:34:29il peut y avoir
00:34:30des actions spectaculaires
00:34:31etc.
00:34:32Mais j'ai envoyé
00:34:32un télégramme
00:34:33au préfet
00:34:33pour leur demander
00:34:35de faire preuve
00:34:37de la plus grande fermeté.
00:34:38Il n'est pas question
00:34:38que des sites stratégiques
00:34:40des infrastructures
00:34:41essentielles
00:34:42à la vie du pays
00:34:43puissent être bloqués.
00:34:45Les infrastructures
00:34:46essentielles
00:34:47je ne veux pas les citer
00:34:48pour ne pas donner
00:34:49un certain nombre
00:34:50d'idées
00:34:50mais elles sont connues
00:34:51vous verrez
00:34:52vous ferez une recherche
00:34:53rapide
00:34:53et vous aurez le type
00:34:55d'infrastructures
00:34:56essentielles
00:34:56qui ne devront pas
00:34:57être bloquées.
00:34:59Non pour les blocages
00:34:59on doit pouvoir
00:35:00en France manifester
00:35:01une exaspération
00:35:03on doit pouvoir
00:35:03en France manifester
00:35:05on doit le faire
00:35:06calmement
00:35:07sans bloquer le pays.
00:35:09Cette consigne
00:35:10de bloquer tout
00:35:10c'est stupide
00:35:12parce qu'aujourd'hui
00:35:13c'est pire que tout
00:35:14bloquer tout
00:35:14c'est pire que tout
00:35:15le pays n'a pas besoin
00:35:15d'être bloqué
00:35:16il a au contraire
00:35:17besoin d'avancer.
00:35:19C'est vrai que le pays
00:35:20n'a pas besoin
00:35:20d'être bloqué
00:35:21surtout en ce moment
00:35:22Thomas Bonnet nous a rejoint
00:35:23Thomas
00:35:23discours très ferme
00:35:25du ministre de l'Intérieur
00:35:26bien sûr et je pense
00:35:27qu'il a en partie raison
00:35:28la convergence des luttes
00:35:29qu'on pouvait craindre
00:35:30au départ
00:35:30semble moins d'actualité
00:35:31étant donné que
00:35:32la figure de Jean-Luc Mélenchon
00:35:33peut aussi être
00:35:35une forme de repoussoir
00:35:36pour ceux qui voulaient
00:35:36initialement manifester
00:35:37je rappelle
00:35:38il faut le rappeler
00:35:39qu'au départ
00:35:39cette manifestation
00:35:40c'est pour le pouvoir d'achat
00:35:41pour ceux qui estiment
00:35:42que l'effort repose
00:35:44toujours sur les mêmes
00:35:45au détriment
00:35:45évidemment de ceux
00:35:46qui travaillent
00:35:47là évidemment
00:35:47la mobilisation
00:35:49elle a pris une toute autre
00:35:49couleur politique
00:35:50avec la France insoumise
00:35:51maintenant qui appelle
00:35:52à bloquer
00:35:52à faire des sabotages
00:35:54on est vraiment dans autre chose
00:35:55et je rappelle aussi
00:35:56c'est important
00:35:56que le parti socialiste
00:35:57qui veut entrer au gouvernement
00:35:59est aussi parmi ceux
00:36:00qui appellent
00:36:01à accompagner
00:36:02le mouvement du 10 septembre
00:36:04donc on est quand même
00:36:05dans une ambivalence
00:36:05ils veulent gouverner
00:36:06ils veulent bloquer la France
00:36:07il faut avoir ça en tête
00:36:08mais quand vous entendez
00:36:09ce discours
00:36:09qu'il a tenu
00:36:10il y a quelques instants
00:36:10où il dit
00:36:11voilà ça va être très ferme
00:36:12j'empêcherai les blocages
00:36:13il n'y aura pas de blocage
00:36:14on peut manifester
00:36:15mais il ne faut pas bloquer la France
00:36:16est-ce que ça va plutôt énerver
00:36:18ceux qui ont envie
00:36:20de descendre dans la rue
00:36:21ou ça va leur faire peur ?
00:36:22Non je pense que ça peut dissuader aussi
00:36:23parce qu'on a vu
00:36:24dans des cas précédents
00:36:25que la forte mobilisation
00:36:26très forte mobilisation
00:36:27des forces de l'ordre
00:36:28elle avait aussi un effet dissuasif
00:36:29et qu'elle pouvait évidemment
00:36:30empêcher les débordements
00:36:31dans un certain nombre
00:36:33de manifestations
00:36:33les émeutes bien sûr
00:36:35mais tout un tas de manifestations
00:36:36où vraiment
00:36:36la mobilisation massive
00:36:38a dissuadé
00:36:39les actions violentes
00:36:40je pense par exemple
00:36:41aux Jeux Olympiques
00:36:42où tout s'est très bien passé
00:36:43aussi parce qu'il y avait
00:36:44plus de 40 000 policiers
00:36:45à Paris
00:36:45Bruno Rotaillot
00:36:46qui ne croit pas
00:36:47à une mobilisation d'ampleur
00:36:48même s'il pense
00:36:49qu'il peut y avoir
00:36:49des mouvements spectaculaires
00:36:50Christine Kelly
00:36:52Oui moi je crains
00:36:53le 10 septembre
00:36:54alors déjà
00:36:55bloquons tout
00:36:56alors que le pays
00:36:57est déjà bloqué
00:36:57le pays est déjà à l'arrêt
00:36:58au niveau politique
00:36:59social économique
00:37:00etc
00:37:00je trouve qu'il y a
00:37:02un certain rectus
00:37:03à avoir par rapport
00:37:03à ce bloquons tout
00:37:04notre pays est déjà
00:37:05un peu en train
00:37:06de piétiner
00:37:07moi quand je pense
00:37:08à un chiffre
00:37:09793
00:37:10793 millions d'euros
00:37:12voilà ce que nous ont coûté
00:37:13les émeutes
00:37:14qui a payé les émeutes
00:37:16qui paye
00:37:16On parlera
00:37:17parce que justement
00:37:17il y a un projet
00:37:18de nous faire payer nous
00:37:19donc on va en parler
00:37:20dans un instant aussi
00:37:21Donc moi je crains
00:37:23le 10 septembre
00:37:24parce que c'est
00:37:25l'extrême gauche
00:37:25qui a repris
00:37:26parce que qui dit
00:37:27extrême gauche
00:37:28dit casseur
00:37:29qui dit casseur
00:37:30dit effectivement
00:37:31qui paye
00:37:32et qui paye
00:37:32ce sont jamais
00:37:33ceux qui descendent
00:37:33dans la rue
00:37:34qui payent
00:37:34les assurances
00:37:35qui refusent maintenant
00:37:36encore d'assurer
00:37:37des entreprises
00:37:37il y a des villes
00:37:38il y a des villes
00:37:39comme Valenton
00:37:41etc.
00:37:41qui ne se sont pas
00:37:42vues rembourser
00:37:42les assurances
00:37:43il y a des assurances
00:37:44qui refusent
00:37:45d'assurer aujourd'hui
00:37:46il y a quelque chose
00:37:47qui se passe
00:37:48dans le pays aujourd'hui
00:37:49il y a des assurances
00:37:49qui augmentent
00:37:50de plus 4-5%
00:37:51à cause
00:37:52de ces manifestations
00:37:53donc bloquons tout
00:37:54cassons tout
00:37:55qu'est-ce qu'il y a derrière
00:37:56oui ça me fait peur
00:37:57On va justement
00:37:59essayer de voir
00:38:00ce que pensent
00:38:00les forces de l'ordre
00:38:01de ce mouvement
00:38:01du 10 septembre
00:38:02bloquons tout
00:38:03parce que les forces
00:38:03de l'ordre
00:38:04sont plutôt inquiètes
00:38:04il y avait Axel Ronde
00:38:05qui était ce matin
00:38:05sur CNews
00:38:07vous le connaissez
00:38:07porte-parole du syndicat
00:38:08CFTC Police
00:38:09et qui explique
00:38:10qu'il y a quand même
00:38:11de vrais dangers
00:38:11pour cette opération
00:38:13bloquons tout
00:38:13du 10 septembre
00:38:14écoutez-le ce matin
00:38:15sur CNews
00:38:16On n'est pas très optimiste
00:38:18dans la police nationale
00:38:18en tout cas
00:38:19pour cette journée
00:38:20du 10 septembre
00:38:21puisqu'il y a
00:38:23des appels
00:38:24à des actions violentes
00:38:26sur tout le territoire national
00:38:27comme vous l'avez bien souligné
00:38:29il y a des actes
00:38:30de sabotage
00:38:31qui pourraient être
00:38:32envisagés
00:38:33par certains
00:38:34groupuscules
00:38:35d'ultra-gauche
00:38:37donc on pense
00:38:38à des lignes
00:38:39de la SNCF
00:38:40comme par exemple
00:38:41il y a eu
00:38:41avant les JO
00:38:43en 2024
00:38:44en juillet
00:38:45où il y avait eu
00:38:45des actes
00:38:46de sabotage
00:38:46sur le réseau
00:38:48TGV
00:38:48donc on craint aussi
00:38:50des attaques
00:38:51sur la téléphonie mobile
00:38:53les relais aussi
00:38:54c'est des endroits
00:38:56assez difficiles
00:38:57à sécuriser
00:38:58parce que vous en avez
00:38:59beaucoup
00:39:00sur tout le territoire national
00:39:01aussi perturber
00:39:04par exemple
00:39:04le périphérique parisien
00:39:05aussi investir
00:39:08pourquoi pas
00:39:08une multinationale
00:39:09donc on a d'ailleurs
00:39:10prévenu
00:39:11l'ensemble
00:39:13des gros groupes
00:39:13de mettre en place
00:39:14une sécurité
00:39:16renforcée
00:39:17autour de leurs établissements
00:39:18ou dans leurs établissements
00:39:19et aussi
00:39:20appeler
00:39:20aux employés
00:39:23finalement
00:39:23de rester en télétravail
00:39:25le plus possible
00:39:25pour éviter de se déplacer
00:39:26mais en tous les cas
00:39:27la cellule de veille
00:39:29du ministère de l'intérieur
00:39:30a été activée
00:39:31avec en coordination
00:39:33tous les services
00:39:33de renseignement
00:39:34pour pouvoir
00:39:35si vous voulez
00:39:36avoir une cartographie
00:39:37bien précise
00:39:38des groupuscules
00:39:39et des actions
00:39:39qui pourraient être commises
00:39:40sur le territoire national
00:39:41c'est assez intéressant
00:39:42d'ailleurs le décalage
00:39:43entre Axel Ronde
00:39:44qui dit voilà tout ce qui peut arriver
00:39:45voilà tout ce qu'on craint
00:39:46vous avez Bruno Rotaillot
00:39:47qui dit nous on n'a pas peur
00:39:48de toute façon
00:39:49on va arriver à maîtriser tout ça
00:39:50ça vous a fait réagir André Bercoff ?
00:39:52oui moi ça me fait réagir
00:39:52parce que je trouve ça très grave
00:39:54avant
00:39:54et je vais vous dire ce qui se passe
00:39:56ce qui se passe
00:39:56c'est qu'on est en train de dire
00:39:58attendez le peuple
00:39:59là nous on parle
00:40:00nous on est bien
00:40:00on a la parole
00:40:01vous le peuple
00:40:02vous fermez votre gueule
00:40:02c'est à dire
00:40:04que ce qui se passe là
00:40:05est très grave
00:40:06on ne le rendait pas compte
00:40:07avant que ça ne se passe
00:40:08avant qu'on fasse ce qui est le 10 septembre
00:40:10avant qu'on ne fasse quoi que ce soit
00:40:11attention
00:40:12merci
00:40:12c'est Mélenchon
00:40:13on a bien vu à récupérer
00:40:14c'est lui qui a récupéré
00:40:15attendez
00:40:15personne ne lui avait demandé
00:40:16de récupérer ça
00:40:17attendez
00:40:17les gilets jaunes
00:40:18au départ c'était quoi
00:40:19est-ce que les français
00:40:20ont encore le droit de manifester
00:40:22ont encore le droit de s'exprimer
00:40:23il a dit
00:40:24Bruno Rotaillot l'a dit
00:40:25avant pardon
00:40:26non non non
00:40:26il a dit oui oui
00:40:28il a le droit de manifester
00:40:28mais pas bloqué
00:40:29mais attention
00:40:30restez en télétravail
00:40:31bloquons tout etc
00:40:33excusez-moi
00:40:34il y a un problème de savoir
00:40:35si on est encore en démocratie
00:40:37ou encore
00:40:38ce peuple qui est
00:40:39non mais est-ce qu'on a le droit
00:40:40de manifester
00:40:40nous sommes le ministère de la parole
00:40:43c'est ce qu'il a
00:40:44Bruno Rotaillot
00:40:45vous l'avez entendu
00:40:45il a dit manifester
00:40:46oui mais pas bloqué
00:40:48mais attendez
00:40:48on a le droit de manifester
00:40:50mais pas bloquer la France
00:40:52pardon pardon
00:40:52excusez-moi
00:40:53est-ce qu'on a le droit
00:40:53de s'exprimer
00:40:54les personnes à qui
00:40:55André
00:40:56les personnes à qui vous pensez
00:40:57vous pensez vraiment
00:40:58qu'ils vont manifester
00:40:59les Nicolas qui payent
00:41:00excusez-moi
00:41:01les agriculteurs
00:41:02ceux qui ont faim
00:41:03c'était l'état de gens
00:41:05qui ne gagnent pas
00:41:05parce que vous gagnez
00:41:06qui ne gagnent pas
00:41:06parce que je gagne
00:41:07et qui c'était dans la rue
00:41:08parce qu'ils avaient envie
00:41:10de dire leur album
00:41:11et vous
00:41:11avant de parler
00:41:12vous leur dites
00:41:13le petit peuple
00:41:14vous n'avez rien à dire
00:41:16ils ont dit
00:41:17qu'ils ne vont pas
00:41:17descendre dans la rue André
00:41:19eux-mêmes
00:41:19ils le disent
00:41:21qu'ils ne vont pas descendre
00:41:21ils disent qu'ils n'iront pas
00:41:23parce que ça a été récupéré
00:41:24par l'extrême gauche
00:41:25je partage la colère d'André
00:41:28et je trouve scandaleux
00:41:29qu'on nous fasse croire
00:41:3110 jours avant
00:41:32attention
00:41:32ça va être le grand soir
00:41:34restez chez vous
00:41:35ça s'appelle bloquons tout
00:41:36excusez-moi
00:41:37c'est pas nous
00:41:37qui avons donné le nom
00:41:38au mouvement
00:41:38ça s'appelle bloquons tout
00:41:39l'extrême gauche va prendre
00:41:40le contrôle de la France
00:41:41ils ont annoncé
00:41:42c'est Mélenchon qui veut récupérer
00:41:44on se fout de la gueule du monde
00:41:45c'est vous qui vous foutez
00:41:46de la gueule du monde
00:41:47en niant la réalité
00:41:48vous niez la réalité
00:41:49ça s'appelle bloquons tout
00:41:50c'est pas nous
00:41:51qui l'avons inventé
00:41:52Mélenchon
00:41:53Mélenchon qui récupère
00:41:55Mélenchon qui récupère
00:41:56excusez-moi
00:41:57les insoumis
00:41:58qui veulent récupérer
00:41:58c'est pas l'extrême gauche
00:41:59bloquons tout
00:42:00c'est un mot d'ordre
00:42:01déjà pardon
00:42:04comme l'a dit Christine
00:42:05le pays est déjà
00:42:06suffisamment bloqué
00:42:07donc il y a plus de
00:42:09il y a plus de
00:42:09rajoutons pas
00:42:10ne le rajoutons pas
00:42:11faire croire
00:42:12faire croire
00:42:13que attention
00:42:14attention
00:42:14ça va être le grand choix
00:42:16n'importe quel mouvement
00:42:17n'importe quel mouvement
00:42:19il faut stériliser
00:42:22toute contestation
00:42:23avant même
00:42:24qu'elle se trouve
00:42:24manifestez mais ne bloquez pas
00:42:26vous arrivez pas
00:42:26à comprendre la différence
00:42:27excusez-moi
00:42:28manifestez mais ne bloquez pas
00:42:29on a des informations
00:42:36claires
00:42:37nettes
00:42:38laissez-moi parler
00:42:39mon cher André
00:42:40du ministère de l'intérieur
00:42:41qui nous dit
00:42:42ce qui va se passer
00:42:44et en général
00:42:45lorsqu'il le dit
00:42:46c'est ce qui se passe
00:42:48après
00:42:48je rejoins votre colère
00:42:50mon cher André
00:42:50même si
00:42:51vous êtes très proche de moi
00:42:52et les décibels sont puissants
00:42:53comme d'habitude
00:42:54sur le plateau
00:42:55de Jean-Marc
00:42:56mais moi
00:42:57là où je rejoins
00:42:58sa colère
00:42:59c'est parce qu'il y a
00:43:00toute cette majorité silencieuse
00:43:02qui a envie de s'exprimer
00:43:03mais qui ne descendra pas
00:43:04dans la rue
00:43:05Jean-Marc
00:43:05cette majorité silencieuse
00:43:07qui justement
00:43:08ses gilets jaunes
00:43:09vous pensez qu'il y aura
00:43:10des mères
00:43:10des familles monoparentales
00:43:12comme pour les gilets jaunes
00:43:12je peux terminer
00:43:14je termine
00:43:15vous parlez en leur nom
00:43:16oui je parle en leur nom
00:43:18parce que je les vois
00:43:18je les vois
00:43:19sur les réseaux
00:43:20qui disent qu'ils ne vont pas descendre
00:43:22parce que ça a été récupéré
00:43:23par l'extrême gauche
00:43:24vous pensez que
00:43:25lorsque ça a été récupéré
00:43:26par l'extrême gauche
00:43:27vous allez voir les mamans
00:43:28je termine avec les poussettes
00:43:29à venir au rond-point
00:43:30comme avec les gilets jaunes
00:43:32parce que ça a tout le temps
00:43:33été récupéré
00:43:34par contre
00:43:35oui
00:43:35elles ont besoin de s'exprimer
00:43:36mais elles ont peur
00:43:38elles ont peur
00:43:38je suis ravi que vous avez
00:43:39autant de décibels que moi
00:43:40et c'est très bien
00:43:41je vais vous dire une chose
00:43:42moi quelque chose
00:43:43qui ne va pas
00:43:44et qui est franchement
00:43:45et à vrai malaise
00:43:46c'est que
00:43:47on l'entend parler du 10 septembre
00:43:49ok
00:43:49le 10 septembre
00:43:50évidemment les récupérateurs
00:43:51sont là
00:43:52à gauche
00:43:52ailleurs etc
00:43:53évidemment Mélenchon
00:43:55il essaie Lidl
00:43:57etc
00:43:57enfin je veux pas être méchant
00:43:58avec Lidl
00:43:59mais je veux dire
00:44:01ils essaient d'avoir
00:44:01leur fonds de commerce
00:44:02bon
00:44:03mais écoutez
00:44:04moi je vois le 10 septembre
00:44:05je sais pas qui c'est
00:44:06je sais pas s'il y a
00:44:07un groupe derrière
00:44:08je ne sais pas
00:44:08personne ne sait
00:44:09je rappelle que
00:44:10les gilets jaunes
00:44:11avant même que ça commence
00:44:13ils étaient sur le rond-point
00:44:14et là il y avait des femmes
00:44:15avec des poussettes etc
00:44:16c'était pas récupéré
00:44:17mais attendez
00:44:19c'est récupéré avant même
00:44:20que ça commence
00:44:21j'ai soumis le récupéré
00:44:22avant même que ça commence
00:44:23j'en marche
00:44:24excuse moi
00:44:24demain il y a un mouvement
00:44:25qui dit
00:44:26le peuple a envie
00:44:27de s'exprimer
00:44:28un Mélenchon
00:44:29ou un Olivier Faure
00:44:31va dire
00:44:31oui on est avec eux
00:44:32et là on va dire
00:44:33ah ils sont récupérés
00:44:34donc attention
00:44:35ça devient politique
00:44:36ça veut dire qu'on le branche
00:44:37mais ceux qui voulaient
00:44:38la gauche passe son temps
00:44:39accusée à la droite
00:44:40de récupération
00:44:41à chaque événement
00:44:41là tout à coup
00:44:42parce qu'on dit
00:44:43que la gauche récupère
00:44:43ça devient
00:44:44ça devient insupportable
00:44:46est-ce qu'on a le droit
00:44:47à s'exprimer
00:44:47mais bien sûr
00:44:49qu'on a le droit
00:44:49de s'exprimer
00:44:49pas de bloquer
00:44:50enfin ça fait 25 fois
00:44:51que je le dis
00:44:52Thomas Bonnet
00:44:52allez-y
00:44:54mais que craint le gouvernement
00:44:55précisément
00:44:56le gouvernement
00:44:56de toute manière
00:44:57il sera peut-être
00:44:57même plus là
00:44:58le 10 septembre
00:44:59c'est ça
00:44:59c'est la donne
00:45:00qui a changé
00:45:00par rapport à ça
00:45:01mais pour vous répondre
00:45:02André
00:45:02j'ai la prétention
00:45:02de dire que j'ai suivi
00:45:03l'intégralité
00:45:04des manifestations
00:45:04des gilets jaunes
00:45:05le moment où c'est parti
00:45:06en cacahuète
00:45:07et pardonnez-moi l'expression
00:45:08c'est précisément
00:45:09quand l'ultra-gauche
00:45:11s'est infiltrée
00:45:11et a récupéré
00:45:12le mouvement
00:45:13là avant même
00:45:14que ça commence
00:45:14on a déjà
00:45:15l'extrême-gauche
00:45:16qui est à la manœuvre
00:45:17donc évidemment
00:45:18qu'on peut se dire
00:45:18que là il y a
00:45:19de la politique
00:45:19qui est entrée en jeu
00:45:20c'est ça qu'on peut craindre
00:45:21des déformements
00:45:22et de la violence
00:45:22et ils disent
00:45:23qu'ils ne vont pas manifester
00:45:24c'est-à-dire
00:45:24vous savez ce que ça veut dire ça
00:45:27parce qu'il faut voir
00:45:27vous allez au-delà
00:45:29ça veut dire
00:45:29qu'on dira
00:45:30à chaque fois
00:45:30que les français
00:45:31quels qu'ils soient
00:45:32on aura une velléité
00:45:34de réagir
00:45:34attention
00:45:35vous allez être récupérés
00:45:36c'est ça
00:45:37c'est ça
00:45:37c'est ça
00:45:37Martin Gardion
00:45:38ça fait 10 minutes
00:45:40qu'on est en train
00:45:41d'essayer de nous faire croire
00:45:42qu'on va avoir
00:45:42le 10 septembre
00:45:43un défilé de bisonours
00:45:44alors que dans la rue
00:45:44on va avoir Chuckie
00:45:45donc il a demandé
00:45:46le droit de manifester
00:45:53oui
00:45:53le droit de casser
00:45:54et de bloquer
00:45:55non
00:45:55mais qu'est-ce qu'il vous dit
00:45:56qu'il faut casser et bloquer
00:45:57vous identifiez
00:45:59attendez
00:46:00il n'y a pas tous en même temps
00:46:00mais tout à l'heure
00:46:01nous dire que c'est formidable
00:46:02le 10 septembre
00:46:03Jean-Luc Mélenchon
00:46:04il appelle à la convergence
00:46:05des luttes
00:46:05ce que les français
00:46:06vont avoir le 10 septembre
00:46:07dans la rue
00:46:07c'est la convergence des casses
00:46:08parce qu'il y aura tous ceux
00:46:09les professionnels de la casse
00:46:11les black bloc
00:46:11instrumentalisés par l'extrême gauche
00:46:12les certains des voyous de banlieue
00:46:15écoutez un peu
00:46:16les services de renseignement
00:46:17de l'intérieur
00:46:17qui vous expliquent
00:46:18ça c'est le catéchisme
00:46:21du mystère de l'intérieur
00:46:22ne pas le dénoncer
00:46:23c'est une complicité
00:46:24d'un mouvement insurrectionnel
00:46:25qui est annoncé
00:46:25tous ceux qui auraient
00:46:26des légitimités
00:46:27à manifester le 10 septembre
00:46:29et ceux qui ont initié
00:46:30le mouvement
00:46:30c'est justement ceux
00:46:31qui jugent qu'il y a en France
00:46:32une officialité confiscatoire
00:46:34alors à tort ou à raison
00:46:35mais en tout cas
00:46:35c'est ceux qui bossent
00:46:36c'est ceux qui ont du mal
00:46:37à joindre les deux bouts
00:46:38qui éduquent leurs enfants
00:46:39qui respectent la loi
00:46:40eux ils n'iront pas manifester
00:46:42c'est ce que dit
00:46:42Christine Kelly
00:46:42avec les retraites
00:46:47à 800 euros par mois
00:46:48avec ce qu'il y a
00:46:49vous vous êtes contents
00:46:50eux ils peuvent crever
00:46:51c'est ça le truc
00:46:53je vous assure
00:46:54là vous ne vous rendez pas compte
00:46:55ce sont les premières victimes
00:46:56de la casse
00:46:56qu'il va y avoir le 10 septembre
00:46:57parce que ça va être récupéré
00:46:58tout manifestant
00:47:00est un casseur
00:47:01tout manifestant
00:47:02est un casseur
00:47:03Mathias Leboeuf
00:47:04Mathias Leboeuf
00:47:07Mathias Leboeuf
00:47:08Mathias est en train
00:47:09de nous expliquer
00:47:10que si on n'est pas d'accord
00:47:11avec la politique de Macron
00:47:12on est insurrectionnel
00:47:13mais c'est fou
00:47:14c'est à dire que vous réduisez
00:47:16ce mouvement
00:47:17au sabotage
00:47:18et au blocage
00:47:20c'est ce que dit
00:47:20le service de renseignement
00:47:21il n'y a pas de mécontent en France
00:47:23c'est ça
00:47:23mais c'est pas ça
00:47:25c'est qu'il faut
00:47:25mais si
00:47:26parce que votre
00:47:27le sabotage
00:47:28si vous vous avez protesté
00:47:29ah attention
00:47:30attention
00:47:31le sabote pas
00:47:32non mais protester
00:47:33c'est pas casser
00:47:34excuse moi
00:47:35les services de renseignement
00:47:37les services de renseignement
00:47:39c'est une crème minoritaire
00:47:40c'est de l'intox
00:47:41des services de renseignement
00:47:43c'est de l'intox
00:47:43donc en fait
00:47:44vous croyez qui
00:47:45votre concierge
00:47:46simplement
00:47:46et pas les services de renseignement
00:47:48tout ce qu'on vous dit
00:47:48c'est faux
00:47:49les journalistes disent
00:47:49il y a un risque
00:47:50vous ne les croyez pas
00:47:51les services de renseignement
00:47:52vous disent il y a un risque
00:47:52vous ne le croyez pas
00:47:53en fait vous ne croyez personne
00:47:54à chaque mouvement social
00:47:56il y a un phénomène
00:47:58de discréditation
00:47:59avant même
00:48:00que le mouvement ait lieu
00:48:00c'est à dire qu'on nous parle
00:48:01ça y est
00:48:03le grand soir
00:48:04l'extrême gauche
00:48:05les sabotages
00:48:06la France va basculer
00:48:08la prise du palais d'hiver
00:48:09ça y est
00:48:09c'est fini
00:48:10non mais c'est du délire
00:48:12ça s'appelle bloquons tout
00:48:13ça s'appelle pas manifesto
00:48:14arrêtez
00:48:15oui ou non
00:48:16bloquons tout
00:48:17encore une fois
00:48:18c'est un mot d'ordre
00:48:19c'est un slogan
00:48:20bien évidemment
00:48:21c'est un slogan qui est clair
00:48:22excusez moi
00:48:22si le slogan s'est cassé tout
00:48:24c'est juste un slogan
00:48:25Jean-Marc
00:48:26on se revole
00:48:26on s'est pas
00:48:27mais ouais
00:48:27mais il y aura
00:48:28Jean-Marc
00:48:29toutes les semaines
00:48:30toutes les semaines
00:48:30Jean-Marc
00:48:31vous parlez de la France bloquée
00:48:32la France est bloquée
00:48:33toutes les semaines
00:48:33toutes vos émissions
00:48:34toutes les semaines
00:48:35toutes les émissions
00:48:37sont consacrées au blocage
00:48:39donc excusez moi
00:48:39bloquons tout
00:48:40oui c'est ça
00:48:41c'est de dire
00:48:41Christine Kelly
00:48:42oui c'est ce que j'ai dit
00:48:44tout à l'heure
00:48:44mais là où je rejoins
00:48:45ce que vous dites
00:48:46c'est que
00:48:46imaginons
00:48:47nous sommes dans une politique fiction
00:48:49je suis président de la république
00:48:50le peuple est en colère
00:48:52et en grande colère
00:48:53qu'est-ce que je fais
00:48:54je laisse les black blocs
00:48:55et l'extrême gauche
00:48:56infiltrer pour pouvoir taire
00:48:58la voix du peuple
00:48:59et c'est là où je rejoins
00:49:01ce que vous dites
00:49:01donc le peuple ne peut plus
00:49:03jamais s'exprimer
00:49:03parce qu'on laisse
00:49:05les black blocs
00:49:05ce que vous êtes en train de dire
00:49:07c'est une brave jambe
00:49:08c'est chez vous
00:49:09Martin Gardion
00:49:09est-ce que vous pensez
00:49:10que le ministre de l'intérieur
00:49:11qu'on vient d'entendre
00:49:12laisse volontairement
00:49:14s'inflitrer
00:49:14de l'extrême gauche
00:49:15des black blocs
00:49:16des casseurs
00:49:16pour générer un chaos
00:49:18j'ai bien commencé
00:49:21en disant
00:49:21que c'est de la politique fiction
00:49:27peut-on se poser la question
00:49:29comment ça se fait
00:49:31comment ça se fait
00:49:32qu'il y ait des associations
00:49:34qui sont dissoutes
00:49:35les black blocs
00:49:36on est colère
00:49:37ils se cachent
00:49:38on n'arrive jamais
00:49:39à les arrêter
00:49:39on n'arrive jamais
00:49:40à les interpeller
00:49:41ils cassent tout
00:49:42ils ennuient tout le monde
00:49:43j'allais dire un gros mot
00:49:45et personne n'arrive
00:49:46à les démanteler
00:49:47c'est là la vraie question
00:49:49et dans ma politique fiction
00:49:51je lancerai les black blocs
00:49:52comme ça
00:49:53à chaque fois
00:49:53que le peuple a envie
00:49:54de les exprimer
00:49:55et sans politique fiction
00:49:56je voudrais vous répondre
00:49:57à notre ami journaliste
00:49:59vous dites
00:50:00vous avez suivi
00:50:01les gilets jaunes
00:50:02moi aussi
00:50:02je les ai suivis
00:50:03pas tout le temps
00:50:03mais moi j'ai vu
00:50:04moi j'ai vu
00:50:06à Paris
00:50:07au lac de Triomphe
00:50:09les black blocs
00:50:10sont entrés
00:50:11comme dans du beurre
00:50:12avec l'autorisation
00:50:14de la police
00:50:15l'autorisation
00:50:18en tout cas
00:50:18ils ont laissé faire
00:50:19c'est pas pareil
00:50:20c'est déjà pas mal
00:50:21c'est déjà pas mal
00:50:22je vous ai donné
00:50:22les méthodes
00:50:23de maintien de l'ordre
00:50:23mais de là
00:50:24moi j'ai une question
00:50:26juste je voudrais
00:50:26vous poser une question
00:50:27parce que j'ai pas compris
00:50:28en fait bloquons tout
00:50:29qu'est-ce qu'il réclame
00:50:30qu'est-ce qu'il réclame
00:50:31parce que je pense
00:50:32qu'il n'y aura plus
00:50:33de gouvernement
00:50:34Jean-Marc
00:50:35j'ai regardé
00:50:37les revendications
00:50:38c'était les revendications
00:50:39des gilets jaunes
00:50:40de 2018
00:50:41voilà
00:50:42c'est à dire que
00:50:43aucun référendum
00:50:44vous savez ce que c'est
00:50:45Bertolt Brecht a tout dit
00:50:46le dramaturge allemand
00:50:47il dit un jour
00:50:48dans un pays
00:50:48ils n'en pouvaient plus
00:50:50ils bougraient
00:50:51contre le gouvernement
00:50:52et le gouvernement
00:50:53dit il faut dissoudre le peuple
00:50:54voilà
00:50:54nous sommes en train
00:50:55d'assister à la lente
00:50:57magnifique
00:50:57organisée
00:50:58dissolution du peuple
00:50:59ne parlez plus
00:51:00alors justement
00:51:01c'est intéressant
00:51:01parce que vous parlez
00:51:02des gilets jaunes
00:51:02moi j'avais Jacqueline Moureau
00:51:03hier
00:51:04qui était en direct
00:51:05dans cette émission
00:51:06et je lui dis
00:51:06mais en fait
00:51:07puisqu'elle s'associe
00:51:07à ce mouvement
00:51:08en bloquant tout
00:51:08je lui dis
00:51:09mais qu'est-ce que vous voulez
00:51:09puisqu'à priori
00:51:10il n'y aura plus
00:51:11de gouvernement
00:51:11donc ça va être compliqué
00:51:12sa réponse elle est claire
00:51:13on veut le départ
00:51:13d'Emmanuel Macron
00:51:14écoutez là
00:51:15c'était hier
00:51:15en direct
00:51:16on est pratiquement sûr
00:51:18qu'après lui
00:51:19il n'y aura plus
00:51:20de gouvernement
00:51:20mais ce que veulent les gens
00:51:21c'est la démission
00:51:22d'Emmanuel Macron
00:51:23ah voilà
00:51:23donc là c'est clair
00:51:24c'est ça
00:51:25pour vous en fait
00:51:26le bloquant tous
00:51:26la volonté
00:51:27c'est la démission
00:51:28d'Emmanuel Macron
00:51:28mais je pense
00:51:30et je pense que c'est
00:51:31alors heureusement
00:51:33ou malheureusement
00:51:33je n'en sais rien
00:51:34mais pour moi
00:51:35je pense que
00:51:36la démission
00:51:37d'Emmanuel Macron
00:51:38permettrait
00:51:39de retrouver
00:51:40une France
00:51:41beaucoup plus apaisée
00:51:42à condition
00:51:43qu'on écoute
00:51:44les gens
00:51:44dans les urnes
00:51:45et vous Jacqueline Moureux
00:51:46est-ce que vous souhaitez
00:51:47la démission
00:51:47d'Emmanuel Macron
00:51:48ah bah s'il pouvait
00:51:50partir demain
00:51:50oui moi je trouve
00:51:51que ça serait très bien
00:51:52voilà c'était hier
00:51:54en direct
00:51:54dans Morandilia
00:51:55Mathias Lebeuve
00:51:55voilà c'est simple
00:51:56le départ d'Emmanuel Macron
00:51:58oui mais ça je pense
00:51:58qu'elle n'obtiendra pas
00:51:59mais parce que
00:52:00je ne crois pas que
00:52:01mais c'est quoi l'objectif
00:52:02alors
00:52:02non mais moi je voulais
00:52:03juste revenir
00:52:04non mais si vous voulez
00:52:04répondre aux questions
00:52:05en même temps
00:52:05parce qu'il y a quelque chose
00:52:08d'important
00:52:08qui a été dit
00:52:08et je voudrais revenir
00:52:10sur ça
00:52:10sur l'instrumentalisation
00:52:11des Black Bucks
00:52:13expliquez-moi
00:52:14comment on peut
00:52:15organiser
00:52:16les Jeux Olympiques
00:52:17pendant plusieurs semaines
00:52:19il ne se passe rien
00:52:20il n'y a pas un problème
00:52:22la sécurité est parfaite
00:52:23et là
00:52:24pour un mouvement
00:52:25de manifestation
00:52:26tout d'un coup
00:52:27la France a basculé
00:52:28dans le chaos
00:52:29non mais
00:52:30il y a
00:52:31je reviens à ma question
00:52:32excusez-moi
00:52:32très bien merci
00:52:33je reviens à ma question
00:52:34sur le départ d'Emmanuel Macron
00:52:35c'est visiblement l'objectif
00:52:37Martin Garagnon
00:52:38si c'est ça l'objectif
00:52:39des manifestants
00:52:40ça va être compliqué
00:52:41quand même
00:52:41mais c'est son objectif
00:52:42à elle
00:52:42je veux dire
00:52:43vous avez
00:52:44potentiellement
00:52:44vous pourriez avoir
00:52:45dans la rue le 10 septembre
00:52:47100% des français
00:52:47parce que
00:52:48on a tous
00:52:49des raisons d'être mécontents
00:52:50vous aussi ?
00:52:51on a tous des raisons
00:52:52d'être mécontents
00:52:53on ne partage pas
00:52:54les mêmes sujets
00:52:55mais c'est bien
00:52:55d'ailleurs ce qui fait
00:52:56la difficulté
00:52:57de l'identité
00:52:58de ce mouvement
00:52:58c'est qu'il est très très
00:52:59hétérogène
00:52:59vous êtes mécontent
00:53:00d'Emmanuel Macron ?
00:53:00non je ne veux pas
00:53:01être mécontent
00:53:02au quotidien
00:53:02comme tous les français
00:53:03sur des sujets
00:53:04ponctuellement
00:53:05moi tout à l'heure
00:53:06je crois qu'on en parlera
00:53:07mais l'augmentation
00:53:07des primes d'assurance
00:53:08pour financer la casse
00:53:09lors des pillages
00:53:12qu'on a pu voir
00:53:12je ne trouve pas ça normal
00:53:14il y a un certain nombre
00:53:15de choses sur lesquelles
00:53:16je peux être mécontent
00:53:17mais 100% des français
00:53:18ont des raisons
00:53:18d'être mécontents
00:53:19l'hétérogénéité
00:53:21de ce mouvement
00:53:21du 10 septembre
00:53:22il y a des gens
00:53:23qui sont très contents
00:53:24qui sont très contents
00:53:25mais très compliqué
00:53:25à saisir
00:53:26il est parti initialement
00:53:28de gens
00:53:28qui voulaient simplement
00:53:29qu'on leur lâche
00:53:30un peu la grappe
00:53:31qu'on desserre le carcan
00:53:32qu'ils puissent vivre
00:53:33du fruit de leur travail
00:53:34qu'on arrête constamment
00:53:35de les sanctionner
00:53:36alors qu'eux
00:53:37eux respectent les lois
00:53:38éduquent leurs enfants
00:53:39de les taxer
00:53:40payent leurs impôts
00:53:40et c'est toujours eux
00:53:42c'est la vache à lait
00:53:43depuis 40 ans
00:53:43dans ce pays
00:53:44que l'on vient traire
00:53:44parce que c'est de l'argent
00:53:46qui est facile
00:53:46et qui est disponible
00:53:49de partir à l'étranger
00:53:51pour justement
00:53:52donc vous les comprenez
00:53:52ces gens-là
00:53:53évidemment je les comprends
00:53:54et c'est justement là
00:53:55qu'il y a un effort à faire
00:53:56donc le départ d'Emmanuel Macron
00:53:57il est temps de s'en rendre compte
00:53:58il est temps
00:53:58excusez-moi
00:53:59il est temps
00:54:01il est temps
00:54:02invitez-moi à l'occasion
00:54:03si vous le souhaitez
00:54:04pour faire une émission spéciale
00:54:05sur le bilan d'Emmanuel Macron
00:54:06essayez de prévoir quelques heures
00:54:07parce qu'il y aura quand même
00:54:08beaucoup de choses à dire
00:54:09positives aussi
00:54:10mais négatives
00:54:11positifs ça ira plus vite
00:54:11je vous entends
00:54:12mais on en parlera peut-être
00:54:13mais simplement un point
00:54:15Jacqueline Gros dit
00:54:17oui il faut qu'on retrouve
00:54:18une France apaisée
00:54:19et ce sera possible
00:54:20avec le départ d'Emmanuel Macron
00:54:21mais qui peut croire
00:54:22un seul instant
00:54:23que la France demain
00:54:24serait apaisée
00:54:25avec le départ d'Emmanuel Macron
00:54:26si vous avez à la place
00:54:27à l'Élysée
00:54:28M. Mélenchon
00:54:29ou Mme Le Pen
00:54:30vous pensez sincèrement
00:54:31que la France sera plus apaisée
00:54:32avec l'un ou deux
00:54:33des extrêmes
00:54:33Mme Le Pen
00:54:34elle semble quand même
00:54:34plus apaisée que Jean-Luc
00:54:35avec Mme Le Pen
00:54:37en tout cas
00:54:37il y aura peut-être
00:54:37un peu plus d'ordre
00:54:38je ne suis pas en train
00:54:38de porter un jugement
00:54:39sur ma personnalité
00:54:41et les programmes
00:54:41je dis juste que
00:54:42quand on voit
00:54:42la fracturation de notre pays
00:54:43si vous portez
00:54:48hors de l'échiquier
00:54:49qui cherchera
00:54:50à mettre encore plus
00:54:51le chaos
00:54:52Juste on va faire une pause
00:54:53on va faire une pause
00:54:54et on va se retrouver
00:54:55dans un instant
00:54:55je vous donne le programme
00:54:56dans un instant
00:54:57on sera en direct
00:54:58avec ce commerçant
00:54:59justement à Amiens
00:55:00alors il a été attaqué
00:55:01par 15 personnes
00:55:02il a un magasin de moto
00:55:03il a été attaqué
00:55:04par 15 personnes
00:55:05qui sont rentrées
00:55:05dans son magasin
00:55:06qui étaient masquées
00:55:07et qui sont rentrées
00:55:07avec des haches
00:55:08pour le cambrioler
00:55:09vous vous rendez compte
00:55:10où on en est
00:55:10il sera en direct avec nous
00:55:11et puis ensuite
00:55:11on parlera de ces fameuses primes
00:55:135% sur les contrats
00:55:15d'assurance
00:55:15pour payer les casseurs
00:55:17c'est pas tu casses tu payes
00:55:18c'est tu casses
00:55:19et je paye
00:55:19à tout de suite en direct
00:55:20Merci d'être en direct
00:55:27avec nous
00:55:28dans un instant
00:55:29on partira dans la ville
00:55:30de Riveries
00:55:30c'est non loin d'Amiens
00:55:31et on sera en direct
00:55:32avec ce commerçant
00:55:33qui a été attaqué
00:55:33par une quinzaine de personnes
00:55:35masquées
00:55:36encagoulées
00:55:36toutes en noirs
00:55:37avec des haches
00:55:38qui ont voulu
00:55:38cambrioler son magasin
00:55:39mais tout de suite
00:55:40le CNS Info
00:55:40et c'est avec Somalia Labidi
00:55:41dans un message
00:55:46posté sur X
00:55:47Jean-Noël Barraud
00:55:47confirme la mort
00:55:48d'une ressortissante française
00:55:50dans le déraillement
00:55:50d'un funiculaire
00:55:51mardi à Lisbonne
00:55:53au Portugal
00:55:53message dans lequel
00:55:55le ministre des affaires étrangères
00:55:56a adressé
00:55:57je cite
00:55:57toutes ses pensées
00:55:59à sa famille
00:55:59et à ses proches
00:56:00ajoutant que l'ambassade
00:56:01se tient à leur disposition
00:56:02pour les accompagner
00:56:03le Kremlin
00:56:05mis son veto
00:56:06à toute garantie
00:56:07militaire occidentale
00:56:08à Kiev
00:56:08Moscou
00:56:09qui a également accusé
00:56:09les reusses européens
00:56:10je cite
00:56:11d'entraver le règlement
00:56:12du conflit en Ukraine
00:56:13soulignant que la Russie
00:56:15devait aussi bénéficier
00:56:16de garanties
00:56:17pour sa sécurité
00:56:18et puis comme il l'avait
00:56:19récemment promis
00:56:20Donald Trump
00:56:21va signer dans la journée
00:56:22un décret visant
00:56:23à renommer
00:56:23le ministère de la Défense
00:56:25en ministère de la Guerre
00:56:27décret qui enjoint
00:56:28au secrétaire de la Défense
00:56:29de prendre toutes les mesures
00:56:30notamment auprès
00:56:31du pouvoir législatif
00:56:32de procéder
00:56:33de manière définitive
00:56:34à ce changement
00:56:36d'appellation
00:56:36merci beaucoup Somalia
00:56:38et bon week-end
00:56:39on vous retrouve lundi
00:56:40bien évidemment
00:56:41on va tout de suite
00:56:42partir non loin d'Amiens
00:56:43dans la ville de Riverie
00:56:44il y a 48h
00:56:45en début de soirée
00:56:46à 19h
00:56:47entre 15 et 20 personnes
00:56:48ont fait irruption
00:56:48dans un magasin
00:56:49qui s'appelle
00:56:50Motorland
00:56:50elles sont habillées de noir
00:56:51elles sont masquées
00:56:52elles sont cagoulées
00:56:53et certaines sont même
00:56:54armées de haches
00:56:55on est en direct
00:56:55avec le propriétaire
00:56:57fondateur de cette société
00:56:58Eric Dumini
00:56:58bonjour monsieur
00:56:59merci beaucoup
00:57:00d'être en direct
00:57:01avec nous
00:57:01est-ce que vous pouvez
00:57:02nous raconter
00:57:03ce qui s'est passé
00:57:04parce qu'on a l'impression
00:57:05d'être dans un film
00:57:06juste avant la fermeture
00:57:13à 18h50
00:57:14j'ai entendu des grilles
00:57:16de mon bureau
00:57:17et il y avait
00:57:18une dizaine de mecs
00:57:19qui étaient là
00:57:19cagoulés
00:57:20habillés en noir
00:57:21qui couraient partout
00:57:23et essayaient
00:57:24de prendre des motos
00:57:24dans tous les sens
00:57:25mon personnel
00:57:28averti
00:57:29ils ont tout de suite
00:57:30réagi
00:57:31avec des bombes
00:57:32lacrymogènes
00:57:33parce qu'eux aussi
00:57:33ils étaient équipés
00:57:34de bombes lacrymogènes
00:57:35et on les a
00:57:36on les a chassés
00:57:38on en a chopé deux
00:57:39ils ont réussi
00:57:42à prendre
00:57:42juste une petite moto
00:57:44et ils se sont enfuis
00:57:46mais vraiment
00:57:47c'était une scène
00:57:48assez épique quand même
00:57:50mais ce qui paraît
00:57:51totalement surréaliste
00:57:52d'abord c'est leur nombre
00:57:53c'est-à-dire
00:57:53ils sont au moins
00:57:54une quinzaine
00:57:55et puis c'est la façon
00:57:56qu'ils ont
00:57:57c'est-à-dire que bon
00:57:57ils sont masqués
00:57:58ça on peut comprendre
00:57:59mais certains ont des haches
00:58:00également
00:58:00ils ont des bombes
00:58:02lacrymogènes
00:58:02c'est une opération
00:58:03de masse
00:58:03qui a été organisée
00:58:04c'est pour ça que je parlais
00:58:04de scène de film
00:58:05oui oui oui
00:58:07une opération de masse
00:58:08mais j'ai une équipe
00:58:09qui est extrêmement sous-dé
00:58:10et grâce à mon équipe
00:58:14on a réussi à déjouer
00:58:15et à les contrer
00:58:17ils se sont sauvés
00:58:18comme des lapins
00:58:19mais dans quel état d'esprit
00:58:21est votre équipe
00:58:22et dans quel état d'esprit
00:58:22vous êtes aujourd'hui
00:58:23est-ce que vous dites
00:58:24ça peut recommencer ?
00:58:26je crois qu'ils ont compris
00:58:28je crois qu'ils ont compris
00:58:28la leçon quand même
00:58:29ça peut recommencer
00:58:32on n'est pas à l'abri
00:58:32il n'y a personne
00:58:33qui est à l'abri
00:58:34des bagasins de moto
00:58:35il y en a plein
00:58:36en France
00:58:37pour eux c'est facile
00:58:38une moto ça vaut
00:58:3910 000 balles
00:58:40à prix de vente
00:58:41publique
00:58:42quand ils les revendent
00:58:43eux-mêmes
00:58:44ils revendent ça
00:58:45à 2 000 balles
00:58:46donc
00:58:47voilà quoi
00:58:49on n'est pas à l'abri
00:58:51personne n'est à l'abri
00:58:52il y a des personnes
00:58:53qui ont été arrêtées
00:58:54on va voir des photos
00:58:54d'ailleurs des personnes
00:58:55qui ont été arrêtées
00:58:56par les forces de l'ordre
00:58:58grâce à votre intervention
00:58:59grâce à l'intervention
00:59:00de vos employés également
00:59:01qui sont ces personnes ?
00:59:03c'est quoi ?
00:59:03c'est des jeunes du coin ?
00:59:04c'est quoi ?
00:59:05je ne les connais pas du tout
00:59:06je ne connais pas du tout
00:59:08je ne les ai jamais vus
00:59:09je ne sais pas d'où ils viennent
00:59:12j'ai absolument aucune idée
00:59:14de qui sont ces gens
00:59:15je ne les ai jamais vus
00:59:16jamais
00:59:17je crois que ce n'est pas
00:59:18la première fois
00:59:18que vous êtes attaqué en plus
00:59:20alors il y a 12 ans
00:59:21ça m'est arrivé
00:59:22il y a 12 ans
00:59:23par contre
00:59:24c'était des gens du quartier
00:59:25d'Amiens
00:59:26des quartiers Nord
00:59:26aujourd'hui
00:59:28on a des bons rapports
00:59:28avec ces gens-là
00:59:29donc ça va
00:59:30aujourd'hui
00:59:30on n'est plus embêtés
00:59:32mais ces personnes-là
00:59:34je ne les avais jamais vues
00:59:36vous avez le sentiment
00:59:38que la situation
00:59:38s'est durcie
00:59:39ces derniers mois
00:59:40ces dernières années ?
00:59:42non
00:59:42pas vraiment
00:59:43vraiment
00:59:43pas vraiment
00:59:44bon alors là
00:59:45pour info
00:59:46j'ai quand même équipé
00:59:47j'ai équipé
00:59:49tous mes bureaux
00:59:50et comptoirs
00:59:51de bouton anti-panique
00:59:52c'est-à-dire que
00:59:53dès qu'on presse
00:59:53un bouton anti-panique
00:59:54ça prévient immédiatement
00:59:55les forces de l'ordre
00:59:56ah oui
00:59:57d'accord
00:59:57donc il y a une vraie prise en compte
00:59:59quand même
01:00:00de la situation
01:00:00et des risques
01:00:01qui sont encourus
01:00:02et vous n'avez personne
01:00:03parmi votre personnel
01:00:04qui vous dit
01:00:05bon ben maintenant
01:00:05je ne peux plus travailler
01:00:06dans ces conditions
01:00:07je n'ai plus envie
01:00:08je n'ai plus envie de travailler
01:00:08dans un magasin
01:00:09qui risque d'être attaqué
01:00:10de cette façon
01:00:11absolument pas
01:00:14bien au contraire
01:00:14ils sont courageux
01:00:15c'est bien
01:00:15je peux vous dire
01:00:16que j'ai une belle équipe
01:00:18des gens qui vont bien
01:00:19qui aiment leur travail
01:00:20qui aiment leur entreprise
01:00:21qui sont passionnés
01:00:23par la moto également
01:00:24donc
01:00:25et puis c'est des sportifs
01:00:26ils l'ont montré
01:00:27merci beaucoup
01:00:30merci Eric Dumini
01:00:30merci d'avoir été avec nous
01:00:31fondateur de Motorland
01:00:33on a vu
01:00:33et c'est vrai quand même
01:00:35enfin on vit des scènes
01:00:37qui sont totalement incroyables
01:00:38scènes de films
01:00:3915 personnes
01:00:40vous les imaginez
01:00:41vous êtes dans votre magasin
01:00:42tranquille
01:00:42tout à coup
01:00:43entre comme des fous
01:00:4415 personnes
01:00:44masquées
01:00:45toutes en noir
01:00:45avec des haches
01:00:46pour vous voler les motos
01:00:48alors vous avez vous
01:00:49Jean-Marc
01:00:50avec votre émission
01:00:51vous avez
01:00:51un tableau statistique
01:00:54de tout ce qui se passe
01:00:55Motorland
01:00:56tous les jours
01:00:57je ne dirais pas
01:00:57toutes les heures
01:00:58les couteaux
01:00:59les ceci
01:00:59c'est le ça
01:01:00et je voudrais juste
01:01:01revenir à ça
01:01:02c'est intéressant quand même
01:01:03qui bloque
01:01:04c'est quoi les 10 septembre
01:01:05qui sont les mini 10 septembre
01:01:07presque tous les jours
01:01:09ça je ne dirais pas
01:01:10toutes les heures
01:01:10mais ça ça passe
01:01:11oui
01:01:12on dit c'est pas possible
01:01:13mais alors
01:01:13dès qu'un certain nombre de gens
01:01:15veulent s'exprimer
01:01:16autrement
01:01:17autrement que les black blancs
01:01:18et autrement
01:01:19que ces casseurs
01:01:20à la mort moelleux
01:01:21et bien là
01:01:22ah non là
01:01:23c'est terrible
01:01:24c'est à dire
01:01:24qu'on s'est mis
01:01:25et je vous assure
01:01:26tous
01:01:27là c'est pas une question
01:01:28de droite et de gauche
01:01:28on s'est mis
01:01:29on a intériorisé
01:01:31cette violence
01:01:31vous savez
01:01:32Emmanuel Vasse
01:01:32il faut s'habituer
01:01:34à vivre avec la violence
01:01:35non il ne faut pas s'habituer
01:01:36voilà ce type
01:01:37il a son équipe
01:01:38ils ont réagi
01:01:39il a installé la précaution
01:01:41bravo
01:01:41mais voilà
01:01:42c'est une réaction
01:01:43et il faut se dire ça
01:01:44à partir du moment
01:01:46où vous laissez faire
01:01:47à n'importe quel niveau
01:01:49je reviens à ce qu'on disait
01:01:50que ce soit le maire
01:01:51la justice
01:01:52le président
01:01:53les ministres
01:01:54et tout
01:01:54et bien on les sait faire
01:01:55on ne va pas
01:01:56demain
01:01:57quand les français
01:01:58vont avoir des revendications
01:01:59dit ah non non
01:01:59taisez-vous
01:02:00c'est bizarre
01:02:02parce qu'en fait
01:02:02vous avez un truc
01:02:03qui n'imprime pas
01:02:03j'ai l'impression
01:02:04André Bercoff
01:02:05qui n'imprime pas
01:02:05le bloc en tout
01:02:06non non non
01:02:06mais ça n'imprime pas
01:02:08parce que depuis tout à l'heure
01:02:09moi je vous dis
01:02:09qu'ils manifestent oui
01:02:10ils ont le droit
01:02:11de manifester
01:02:11c'est Bruno Retailleux
01:02:13mais qu'ils ne cassent pas
01:02:14et qu'ils ne bloquent pas
01:02:16mais qui vous a dit
01:02:16c'est la seule chose
01:02:17qu'on dit tout à l'heure
01:02:18mais vous vous dites
01:02:19qu'ils n'ont plus le droit
01:02:19à la parole
01:02:20vous dites qu'ils n'ont plus le droit
01:02:21à la parole
01:02:21oui ils ont le droit
01:02:22de manifester
01:02:23qui vous a dit
01:02:24qu'ils vont forcément
01:02:25les services de renseignement
01:02:26mais oui mais vous ne voyez personne
01:02:28vous voyez qui alors
01:02:29la Bible
01:02:30l'évangile
01:02:31Mathias Leboeuf
01:02:31sur quel sujet
01:02:34sur les 15 personnes
01:02:36qui attaquent avec des H
01:02:37c'est un espèce de hold up
01:02:39en plein jour
01:02:4015 personnes
01:02:41basquées avec des H
01:02:42excusez-moi
01:02:43ça s'appelle Riverie
01:02:44je crois j'ai regardé
01:02:45il y a 4000 habitants
01:02:45vous vous rendez compte
01:02:46c'est près d'Amia
01:02:47cette zone qui a l'air
01:02:48d'être une zone
01:02:49un peu commerciale
01:02:50elle n'est pas surveillée
01:02:51il n'y a pas de police municipale
01:02:52pour le coup
01:02:53il n'y a pas de surveillance
01:02:54Christine Kelly
01:02:55première chose
01:02:56on en parle comme ça
01:03:00d'une façon assez cocasse
01:03:01et moi j'ai trouvé
01:03:01le gérant
01:03:02enfin le patron
01:03:03très optimiste
01:03:04mais ça aurait pu être dramatique
01:03:05parce qu'il n'y aurait pu
01:03:06avoir des blessés
01:03:07il n'y aurait même pu
01:03:08avoir des morts
01:03:08avec des H
01:03:09vous vous rendez compte
01:03:10c'est ça avec une H
01:03:11Christine Kelly
01:03:12vous m'avez dit
01:03:14que c'était vers
01:03:14vous disiez que c'était
01:03:15vers 18h50
01:03:16vers la fermeture
01:03:17on est tranquille
01:03:18on se dit
01:03:19bientôt le week-end
01:03:20on attend la fin de la journée
01:03:22les enfants attendent
01:03:23à la maison
01:03:24on a envie de savoir
01:03:24comment ils ont passé la journée
01:03:25bientôt tout
01:03:27on va rentrer dîner
01:03:28notre petite femme
01:03:29elle a fait
01:03:29ou bien notre petit mari
01:03:30elle a fait une petite soupe
01:03:31ou les deux
01:03:32et voilà
01:03:32que 15 personnes arrivent
01:03:34pour
01:03:35non mais c'est une suré
01:03:36ou les deux
01:03:37j'avoue
01:03:37ça vient un petit moment
01:03:40pour arriver
01:03:40il y a un décalage horaire
01:03:41c'est vrai que le plateau
01:03:42est très grand
01:03:43allez-y
01:03:4415 personnes arrivent
01:03:45et vous savez
01:03:45quand j'entends ça
01:03:46quand je vois ce qui se passe
01:03:48et quand j'entends cet homme
01:03:49qui a témoigné
01:03:50je vois un homme
01:03:51qui est en train de s'organiser
01:03:52pour sa propre défense
01:03:54qui est en train de monter
01:03:55son niveau de défense
01:03:56je vois un homme
01:03:57qui se bagarre
01:03:58en tant que chef d'entreprise
01:03:59pour essayer
01:04:01de joindre des deux bouts
01:04:02pour essayer
01:04:03de donner
01:04:04de donner
01:04:05un salaire
01:04:06à ses salariés
01:04:07je vois un homme
01:04:08qui est en train de se battre
01:04:09pour faire vivre la France
01:04:10je vois un homme
01:04:11qui se lève le matin
01:04:11pardon ça me touche
01:04:12je vois un homme
01:04:13qui se lève le matin
01:04:14pour aller travailler
01:04:15et qu'est-ce qu'on voit
01:04:16des gens qui viennent lui
01:04:17voler son travail
01:04:18et c'est ça la France
01:04:19aujourd'hui
01:04:20d'un côté
01:04:21ceux qui se lèvent
01:04:21pour travailler
01:04:22et de l'autre côté
01:04:23ceux qui viennent prendre
01:04:24qui viennent prendre
01:04:25sans travailler
01:04:26sans rien faire
01:04:27qui viennent voler
01:04:28qui viennent casser
01:04:28au péril même
01:04:29de votre vie
01:04:30et au milieu
01:04:31qui vous protège
01:04:32personne
01:04:33et vous avez raison
01:04:34quand vous dites
01:04:35qu'il monte son niveau
01:04:35de sécurité
01:04:36et vous avez entendu
01:04:37ce qu'il nous a dit
01:04:37je vais mettre
01:04:39des boutons de panique
01:04:39partout
01:04:40vous êtes dans un magasin
01:04:41aujourd'hui
01:04:41vous devez avoir
01:04:42des boutons panique
01:04:43et son équipe
01:04:43a des tasers
01:04:44et ils ont
01:04:46du gaz lacrymogène
01:04:48vous voulez qu'on cherche
01:04:51c'est quoi la ville ?
01:04:52Amiens
01:04:52la ville à côté
01:04:53c'est Amiens
01:04:53Martin Garnion
01:04:54oui justement
01:04:55parce que j'ai pas
01:04:56tout à fait la même
01:04:56analyse de Christine Kelly
01:04:57sur l'état de la France
01:04:58parce que justement
01:04:59quand j'écoute
01:05:00ce témoignage
01:05:00je trouve quelqu'un
01:05:01j'entends quelqu'un
01:05:03de très digne
01:05:03de courageux
01:05:05de passionné
01:05:05de bosseur
01:05:06avec une équipe
01:05:07il a un message
01:05:08à faire passer
01:05:09à ses salariés
01:05:10il a un message
01:05:11à faire passer
01:05:11lorsque vous lui demandez
01:05:12est-ce que vous aviez senti
01:05:13ces derniers mots
01:05:14ou ces dernières années
01:05:15une dégradation
01:05:15il vous dit non
01:05:16non mais il équipe tout le monde
01:05:18avec des boutons paniques
01:05:18et les salariés
01:05:19sont équipés
01:05:20il remonte son niveau de défense
01:05:21donc tout va bien
01:05:22non non absolument pas
01:05:23moi ce que je retiens
01:05:24c'est justement
01:05:25qu'il y a cette France là
01:05:26cette majorité silencieuse
01:05:27comme on l'appelle
01:05:28très très souvent
01:05:28qui bosse
01:05:29qui croient
01:05:30en ce qu'ils font
01:05:31etc au quotidien
01:05:32mais qui ne veulent plus
01:05:32se laisser faire
01:05:33et il y a d'un point de vue
01:05:34anthropologique
01:05:35un réflexe
01:05:36qu'on a tous
01:05:37face à la violence extrême
01:05:39c'est-à-dire qu'elle est figeante
01:05:41la violence extrême
01:05:41et malheureusement
01:05:42ce qu'on constate
01:05:42c'est qu'il y a de plus en plus
01:05:43d'agressions
01:05:44qui font preuve immédiatement
01:05:45d'une violence absolue
01:05:46il n'y a pas de gradation
01:05:47ou de montée en puissance
01:05:48c'est tout de suite
01:05:49aller au maximum
01:05:50pour figer la victime
01:05:52pour la paralyser
01:05:52et lui empêcher
01:05:53toute forme de réaction
01:05:54et pouvoir commettre
01:05:55son méfait
01:05:56son délit
01:05:56on assiste à ça
01:05:57parce qu'il y a une certaine jeunesse
01:05:58qui est totalement désinhibée
01:06:00vis-à-vis de la violence
01:06:01pour des tas de raisons
01:06:02qui seraient trop longues
01:06:02qu'on explique en ce moment
01:06:04mais il y a des tas de facteurs
01:06:05qui font que
01:06:05la violence parmi les jeunes
01:06:07et les plus jeunes
01:06:07vous en parlez souvent
01:06:08est un phénomène dramatique
01:06:11et justement
01:06:12qui n'ont plus peur
01:06:12de pouvoir exprimer
01:06:13une radicalité
01:06:13Justement à propos de la violence
01:06:15Je m'attire ce que j'ai dit
01:06:16malgré vos propos
01:06:17Il nous reste un minute
01:06:18juste
01:06:18je voudrais qu'on parle
01:06:19du fameux slogan
01:06:20tu casses tu payes
01:06:21alors visiblement
01:06:22avec le gouvernement Bayrou
01:06:23ça va être tu casses
01:06:26de mettre une surprime
01:06:27de 5% sur les contrats
01:06:29d'assurance
01:06:29afin de payer les dégâts
01:06:30qui vont être faits
01:06:31par les casseurs
01:06:32écoutez les explications
01:06:34ce matin
01:06:34c'était Eric de Ritmatten
01:06:35J'ai appris
01:06:37que pour ce fonds
01:06:38il y aurait un prélèvement
01:06:39de 5%
01:06:40donc c'est quand même
01:06:41beaucoup sur les cotisations
01:06:42je voudrais apparaître
01:06:43sur vos contrats
01:06:445%
01:06:45les commerçants payeraient
01:06:46les particuliers payeraient
01:06:47les entreprises payeraient
01:06:48et ces 5%
01:06:50donc apparaîtront
01:06:50en d'autres termes
01:06:51on payera
01:06:52vous payerez
01:06:53pour les violences
01:06:54parce qu'il y a
01:06:55beaucoup de personnes
01:06:56qui n'ont jamais été remboursées
01:06:57je vais vous donner un exemple
01:06:57si vous avez un véhicule
01:06:59qui est garé dans la rue
01:07:00malheureusement
01:07:00il y a une manifestation
01:07:01qui arrive
01:07:02on met le feu à votre voiture
01:07:03si vous n'êtes pas tout risque
01:07:04et bien vous n'êtes pas remboursé
01:07:06des personnes
01:07:07des infirmières
01:07:08des maîtresses d'école
01:07:09elles ont leur voiture
01:07:10qui vaut plus bien cher
01:07:11on fout le feu
01:07:12et bien zéro remboursement
01:07:13et ça c'est vraiment
01:07:14scandaleux
01:07:15donc qu'on se le dise
01:07:16et bien c'est le contribuable
01:07:17c'est vous aussi
01:07:18encore les travailleurs
01:07:19j'allais dire
01:07:20qui passeront à la caisse
01:07:21et ça c'est pas acceptable
01:07:22Martin Garagnon
01:07:24c'est encore nous
01:07:24qui l'ont payé quoi
01:07:25proposition du gouvernement Bayrou
01:07:27je vais vous partager
01:07:28les motifs de mécontentement
01:07:29que moi à titre personnel
01:07:30je pouvais avoir
01:07:31que j'ai aucun problème à exprimer
01:07:32moi je ne suis pas dans une espèce
01:07:33de bloc monolithique
01:07:34c'est à dire
01:07:34tout ce que les uns font
01:07:35c'est parfait
01:07:36tout ce que les autres font
01:07:37c'est nul
01:07:37non moi je suis un français
01:07:38comme un autre
01:07:39et cet état d'esprit
01:07:41qui consiste une fois de plus
01:07:42à faire payer
01:07:43ceux qui déjà bossent
01:07:44payent leurs impôts
01:07:45en gros qui font vivre
01:07:46notre système
01:07:47qui est généreux
01:07:48auquel je tiens
01:07:49les retraites
01:07:49la protection sociale
01:07:50etc
01:07:51il faut le maintenir
01:07:52il faut le défendre
01:07:52mais il faut arrêter de s'en prendre
01:07:54à ceux qui respectent la loi
01:07:55et qui vont continuer
01:07:56ce qui est étonnant
01:07:56c'est qu'on est dans une période
01:07:59de contestation
01:07:59on sent que les français
01:08:00sont en colère
01:08:00et on sort ce projet là
01:08:02c'est du suicide
01:08:03excusez-moi
01:08:04ces gens sont suicidaires
01:08:05Thomas
01:08:06on le sort
01:08:06c'est un journal
01:08:07les échos
01:08:08en l'occurrence
01:08:08parce que c'est dans le coeur
01:08:09de l'été
01:08:09tout ça il fait quand même
01:08:10un peu en catimini
01:08:11et c'est scandaleux
01:08:12parce que ça veut dire
01:08:13que vous allez payer
01:08:13sur vos assurances
01:08:14alors que vous avez déjà payé
01:08:15pour la construction
01:08:16des biens publics
01:08:17la reconstruction
01:08:17quand ils ont été détruits
01:08:19vous payez la politique
01:08:20de la ville
01:08:20117 milliards depuis 2010
01:08:21en fait vous payez
01:08:223 ou 4 fois
01:08:23chaque bâtiment
01:08:24et c'est toujours les mêmes
01:08:24qui payent bien sûr
01:08:25parce que ceux qui cassent
01:08:26c'est toujours les qui cassent
01:08:27Henri Bercoff
01:08:28juste une chose
01:08:29et vraiment
01:08:29c'est intéressant
01:08:30parce que tout est lié
01:08:31il y a ça
01:08:32c'est le dernier avatar
01:08:34mais tout le reste
01:08:35les taxes
01:08:35les impôts
01:08:38la dette
01:08:39etc
01:08:39on vous dit toujours
01:08:40on cherche des espérants
01:08:4140 milliards
01:08:42et beaucoup de gens vous disent
01:08:43ici à votre micro
01:08:44vous avez reçu un certain
01:08:44jour je vous dis
01:08:45attendez 40 milliards
01:08:46on les trouve
01:08:46on sait très bien
01:08:47on les trouve
01:08:47on sait très bien
01:08:48l'extraordinaire gaspillage
01:08:50qu'il y a à tous les niveaux
01:08:51où il y a des agences
01:08:52des centaines d'agences
01:08:53mais personne n'est d'accord
01:08:54justement sur où trouver
01:08:55ces 40 milliards
01:08:56c'est pas vrai
01:08:56déjà vous avez
01:08:57certains qui ne sont pas d'accord
01:08:58sur les 40 milliards
01:08:59vous avez proposé un plan
01:09:00à 20 milliards
01:09:01écoutez
01:09:02le vrai problème
01:09:02et c'est pour ça que l'Assemblée
01:09:03est bloquée
01:09:04c'est que personne n'est d'accord
01:09:05sur où est-ce qu'on peut
01:09:05trouver les 40 milliards
01:09:06c'est pas vrai
01:09:06tout le monde est d'accord
01:09:07pour dire que tu casses
01:09:08et les français vont payer
01:09:08on n'est pas d'accord
01:09:09ça tout le monde est d'accord
01:09:10mais qu'est-ce qui peut se passer
01:09:12dans la tête de ce gouvernement
01:09:14pour avoir cette idée
01:09:15excusez-moi
01:09:15qu'est-ce qui se passe
01:09:16dans leur tête
01:09:16à mon sens
01:09:17alors moi je ne fais pas partie
01:09:18des comités
01:09:18mais à mon sens
01:09:20c'est parce que c'est
01:09:20la solution de facilité
01:09:21il y a un lobby des assurances
01:09:22on vous enlève des jours fériés
01:09:24vous allez payer plus
01:09:25enfin on est vraiment
01:09:26les couillons de l'histoire
01:09:27excusez-moi
01:09:28à Marseille on dit comme ça
01:09:29mais on est vraiment
01:09:30les couillons
01:09:30et bien justement
01:09:31pour revenir au 10 septembre
01:09:33tous ces gens-là
01:09:34toute cette majorité silencieuse
01:09:35c'est aussi ces gens-là
01:09:36vous croyez qu'ils n'en ont pas marre
01:09:40vous croyez qu'ils n'ont pas
01:09:41en se manifester
01:09:42et quand vous leur dites
01:09:43pardon
01:09:43parce que vous dites
01:09:44aussi à cette majorité silencieuse
01:09:46attention
01:09:46ne vous mêlez pas au casseur
01:09:48ne vous mêlez pas au gueux
01:09:49ne vous mêlez pas
01:09:50à ces gens qui vont
01:09:52qui vont casser
01:09:53non non
01:09:53restez chez vous
01:09:54attendez attendez
01:09:55oui je sais bien
01:09:56je sais non mais
01:09:57c'est souvent des petits du 16ème aussi
01:09:59qui viennent s'amuser
01:10:00ce que je veux dire
01:10:01que vous le vouliez ou non
01:10:02il y a une tentative
01:10:04de tous les pouvoirs
01:10:05encore une fois
01:10:05moi c'est pas Macron
01:10:06ou pas Macron
01:10:07c'est on veut des moutons
01:10:08on veut des gens
01:10:09qui restent chez eux
01:10:10et qu'est-ce qu'on va faire
01:10:11on va leur faire peur
01:10:11c'est tout
01:10:12la peur
01:10:13allez on va vous recevoir
01:10:13en direct la semaine prochaine
01:10:14bien évidemment sur CNews
01:10:15merci d'avoir été avec nous
01:10:17dans un instant
01:10:17c'est Thierry Cabane
01:10:18puisqu'on est vendredi
01:10:19nous on se retrouve lundi
01:10:20en direct à partir de 10h35
01:10:21à lundi d'ici là
01:10:22c'est prudent
01:10:22qu'est-ce que je veux dire ?
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