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  • il y a 1 an
Avec l'approche de la rentrée politique, le LFI fait appel à l'arrêt de la France le 10 septembre 2025. Manuel Bompard a affirmé que le seul mot d'ordre pour cette rentrée serait la censure du Premier ministre François Bayrou. On en parle avec : Manuel Bompard, coordinateur de "La France insoumise", député des Bouches-du-Rhône. Et Guillaume Daret, éditorialiste politique BFMTV.

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Transcription
00:00Il y a aussi la rentrée politique qui se profile à l'horizon.
00:04Rentrée politique qui commence à gauche, avec les journées des écologistes,
00:08et du côté aussi de la France insoumise.
00:10La France insoumise qui se retrouve à Châteauneuf-sur-Isère,
00:13où nous retrouvons le coordinateur de la France insoumise, Manuel Bompard.
00:17Il est en direct pour...
00:19Alors attendez, on me dit...
00:21On retourne à Aurillac, c'est ce que...
00:23Alors attendez, je voudrais comprendre, parce que j'ai ordre et contre-ordre.
00:28Voilà, Manuel Bompard est avec nous.
00:31C'est bien ce que je disais.
00:32Il est à Châteauneuf-sur-Isère.
00:34Bonsoir Manuel Bompard, coordinateur de la France insoumise.
00:37Je voudrais savoir, pour vous, la rentrée, s'il y a un mot d'ordre,
00:42c'est censure et faire tomber François Bayrou ?
00:46Évidemment, parce que c'est la seule solution aujourd'hui
00:49pour empêcher M. Bayrou de mettre en œuvre le plan qu'il a présenté avant l'été
00:54et qui va se traduire par beaucoup de souffrance pour les Françaises et les Français,
00:58pour les gens qui nous écoutent, pour qu'ils le comprennent.
01:01Peut-être qu'ils n'ont pas suivi l'ampleur des annonces qui ont été faites par M. Bayrou,
01:05mais il s'agit par exemple de décréter ce qu'il appelle une année blanche,
01:08c'est-à-dire de ne pas revaloriser cette année le SMIC, les prestations sociales,
01:13c'est-à-dire une baisse du pouvoir d'achat pour une très grande partie des Françaises et des Français.
01:17Il s'agit de voler deux jours fériés après que M. Macron et ses gouvernements nous aient déjà volé deux ans de vie
01:23il y a deux ans avec la retraite à 64 ans.
01:27Il s'agit de réduire le remboursement des médicaments pour les personnes qui sont malades
01:33et en particulier qui ont des maladies chroniques.
01:35Il s'agit de faire payer plus cher les arrêts pour maladie.
01:39Donc il s'agit de mesures qui vont reposer directement sur les Françaises et les Français qui sont inacceptables.
01:44Et M. Bayrou veut passer en force manifestement, il ne veut en discuter avec personne.
01:50Et donc il n'y a pas d'autre solution que de le faire tomber le plus rapidement possible.
01:53Et comment le faire tomber alors le Premier ministre ?
01:58D'abord en utilisant les moyens institutionnels à notre disposition.
02:03Moi je peux vous dire que dès la reprise de la session parlementaire,
02:07dès que l'Assemblée nationale reprendra ses travaux le plus rapidement possible,
02:10nous nous sommes prêts à une session extraordinaire le plus vite possible.
02:14Les députés du groupe de la France Insoumise déposeront une motion de censure.
02:18Et j'espère que cette motion de censure pourra être votée par une majorité des députés
02:22et ainsi censurer le gouvernement.
02:24Et puis en s'appuyant aussi sur la mobilisation populaire,
02:27vous savez qu'il y a cette date du 10 septembre qui commence à monter.
02:31Et c'est le prochain rendez-vous.
02:32Et nous les Insoumis, nous nous mettons au service, à disposition de ce mouvement,
02:35pour essayer de faire en sorte que cette mobilisation populaire,
02:38elle l'aide aussi à mettre la pression et à obtenir la chute du plan Bayrou.
02:43– Et vous savez très bien que vous ne pouvez pas le faire tomber tout seul,
02:46François Bayrou, pour le censurer, vous aurez aussi besoin des voix du Rassemblement national.
02:53– Il faut les voix d'une majorité de députés pour que la censure puisse être adoptée.
03:01Moi je forme le vœu que toutes celles et ceux qui n'ont pas voté les dernières motions de censure,
03:06le Rassemblement national n'a pas voté à huit reprises cette année les motions de censure que nous avons déposées.
03:10Si M. Bayrou peut faire ses propositions aujourd'hui,
03:14s'il peut proposer cette saignée pour le pays,
03:16c'est parce que le Rassemblement national a laissé M. Bayrou au pouvoir.
03:21Donc je forme le vœu que toutes celles et ceux qui ont protégé Emmanuel Macron,
03:25qui ont protégé François Bayrou,
03:26qui ont permis que sa politique soit mise en œuvre ces derniers mois,
03:32reviennent dans le camp de l'opposition,
03:34et en tout cas soient un peu cohérents avec les annonces qu'ils ont faites au moment des campagnes électorales,
03:39et qu'effectivement qu'il y a une majorité de députés qui votent la censure
03:43pour qu'on en finisse avec le gouvernement de M. Bayrou.
03:45Guillaume Daré.
03:47Bonjour Manuel Montpard.
03:47Parmi ceux que vous accusez ces derniers mois d'avoir protégé,
03:50ou en tout cas d'avoir donné une assurance vie à François Bayrou et à son gouvernement,
03:53il y a aussi les socialistes.
03:55Alors aujourd'hui, les socialistes semblent en partie décider à voter une motion de censure,
03:59comme contre François Bayrou,
04:00mais Olivier Faure a dit que d'abord, dans un premier taux, au mois de septembre,
04:03il mettrait des propositions sur la table sur la question du budget.
04:06Est-ce que vous avez un doute sur le fait que les socialistes veuillent vraiment censurer François Bayrou ?
04:14Vous le verrez au moment où nous aurons déposé cette motion de censure,
04:19et au moment où elle sera soumise au vote.
04:21Mais il est évident que M. Bayrou n'a nullement l'intention de tenir compte des propositions des uns et des autres,
04:26puisque, en vérité, les lignes rouges qui ont été fixées par les différentes formations politiques,
04:32elles sont connues depuis des mois et des mois.
04:34Et quand M. Bayrou a mis sur la table ses propositions, il l'a fait en connaissance de cause.
04:39Et donc faire croire que par une négociation gentille avec lui,
04:43en allant manger des petits fours et des cocktails à Matignon avec François Bayrou,
04:47on va le faire changer d'avis, pardon,
04:50je pense que c'est une manière de semer des illusions.
04:52Aujourd'hui, il faut se mobiliser, il faut se réunir,
04:56autour de la censure immédiate, il faut faire gagner du temps au pays.
05:00Pourquoi perdre du temps pendant des semaines et des semaines
05:02pour faire croire que M. Bayrou fera demain l'inverse de ce qu'il propose aujourd'hui ?
05:06Il faut être cohérent, il faut être conséquent,
05:08et ça, ça passe par le fait que la censure soit immédiatement votée,
05:12pas par le fait qu'on rentre pendant des semaines et des semaines dans des négociations.
05:15Donc moi, j'appelle évidemment, en particulier les socialistes,
05:19à voter immédiatement la motion de censure que nous allons déposer.
05:21– Mais Manuel Bompard, vous appelez les socialistes à voter la motion de censure.
05:26Prenons le scénario de la chute de François Bayrou.
05:29Derrière, vous soutenez quoi ?
05:31Des législatives anticipées ?
05:33Parce que le président peut très bien aussi nommer un autre Premier ministre,
05:36et pourquoi pas Sébastien Lecornu ?
05:37– Écoutez, M. Macron, dans une interview qu'il a publiée cette semaine,
05:44dit qu'il écarte l'hypothèse d'une prochaine dissolution de l'Assemblée nationale.
05:48– Donc à partir de ce moment-là, ce que je vous dis, c'est que si M. Bayrou est censuré,
05:53je pense que la question qui sera immédiatement posée,
05:55c'est la question du départ du président de la République lui-même.
05:58Il est responsable de la situation d'instabilité que connaît le pays aujourd'hui.
06:02Il est responsable de ce blocage.
06:04L'année dernière, il a décidé tout seul d'une dissolution de l'Assemblée nationale.
06:08Les Françaises et les Français ont voté.
06:10Ils ont voté pour qu'une majorité relative, en tout cas, du nouveau Front populaire,
06:17c'est-à-dire que le nouveau Front populaire est arrivé en tête de ces élections législatives.
06:20Et M. Macron a refusé de tenir compte de ce résultat.
06:24Et dorénavant, il nous impose des gouvernements qui sont des gouvernements minoritaires.
06:28Donc moi, j'assume de vous dire que la priorité, ça doit être de faire tomber M. Bayrou,
06:33et que si M. Bayrou tombe, ensuite, c'est la question du départ d'Emmanuel Macron
06:36qui sera posée sur la table.
06:37Elle peut être posée, mais pour autant, le président de la République a un mandat.
06:42Il va jusqu'en 2027.
06:44Qu'est-ce que vous faites ?
06:46C'est la raison pour laquelle, moi, je souhaite qu'il y ait une mobilisation populaire
06:50contre cette politique, parce qu'en faisant tomber Bayrou,
06:54on fera tomber le contenu de sa politique.
06:56Et donc, il faudra augmenter le niveau du rapport de force avec le président de la République.
07:00Vous savez, dans une situation de blocage démocratique
07:03comme celle qu'on connaît aujourd'hui,
07:05dans une situation d'absence de majorité à l'Assemblée nationale
07:09pour soutenir telle ou telle politique,
07:11en démocratie, il n'y a pas 15 solutions.
07:13En démocratie, à la fin, c'est aux Françaises et aux Français de trancher.
07:16Et donc, il faut un retour aux urnes le plus rapidement possible.
07:18Et si M. Macron ne veut pas de dissolution de l'Assemblée nationale,
07:22alors ce retour aux urnes, le seul qui restera à sa disposition,
07:25c'est celui de l'organisation d'une élection présidentielle anticipée.
07:29Oui, mais Emmanuel Bompard, moi, ce que j'entends dans votre voix,
07:31c'est, pardon pour l'expression un peu triviale,
07:33mais vous êtes pour la stratégie de la bordélisation du pays, quoi, en fait.
07:36C'est ça, si vous voulez jouer la rue contre le président de la République
07:41ou contre le Premier ministre,
07:42puisque vous évoquez vous-même le mouvement du 10 septembre.
07:45Enfin, mais enfin, monsieur, pardonnez-moi,
07:49mais ce qui bordélise aujourd'hui le pays depuis des mois et des mois,
07:52c'est M. Macron et ses différents gouvernements.
07:55Quand vous refusez le résultat de la démocratie
07:58et quand vous continuez à essayer d'imposer une politique et une politique minoritaire
08:01qui est rejetée par les Françaises et les Français,
08:04vous êtes responsable d'une situation qui est une situation de chaos et de blocage.
08:07C'est eux qui sont responsables de cette situation.
08:10Ensuite, qu'est-ce que vous voulez dire aux oppositions ?
08:13Nous sommes opposés à ce budget.
08:14Nous avons gagné les dernières élections législatives.
08:17M. Macron refuse de nous permettre de mettre en place une autre politique.
08:21Il reste à notre disposition les moyens pour faire tomber ce gouvernement
08:24et les moyens pour essayer de créer les conditions d'un rapport de force populaire.
08:29Et ce n'est pas bordélisant qu'il y ait une mobilisation.
08:32Les Françaises et les Français, vous savez, dans la Constitution,
08:34ils ont le droit de s'exprimer, ils ont le droit de faire grève,
08:36ils ont le droit de manifester, ils ont le droit de prendre des initiatives
08:39pour faire entendre leurs voix quand manifestement,
08:43les voix qu'ils utilisent, notamment les voix démocratiques,
08:45ne sont pas entendues par le pouvoir en place.
08:47Et le blocage du pays est l'une de ces voix ?
08:51Le blocage, le fait de peser sur la situation,
08:56d'augmenter le niveau de rapport de force,
08:58fait effectivement partie des voix qui sont à disposition des Françaises et des Français
09:01pour faire entendre leurs voix.
09:03Enfin, je vous rappelle qu'il y a deux ans,
09:05nous étions plusieurs millions de personnes
09:06à manifester contre la retraite à 64 ans.
09:10Je vous rappelle qu'il y avait une majorité de députés
09:12qui étaient contre la retraite à 64 ans.
09:15Je vous rappelle que toutes les organisations syndicales
09:17étaient contre la retraite à 64 ans.
09:19Et M. Macron et Mme Borne sont passées en force.
09:22Donc, à un moment, il ne faut pas ensuite s'étonner
09:25que les Françaises et les Français,
09:26ils se mettent en mouvement, ils passent à l'action.
09:29Et moi, je souhaite que le 10 septembre prochain
09:31soit l'occasion d'une mobilisation populaire
09:34la plus large et la plus puissante possible.
09:36Parce que je crois que c'est seulement comme ça
09:37qu'on pourra faire entendre raison
09:38à ce gouvernement et à ce pouvoir.
09:40– Mais là, vous êtes un peu seul dans cet appel
09:42à soutenir le 10 septembre.
09:44Enfin, il y a la France insoumise,
09:45il y a le Parti communiste,
09:47il n'y a pas de syndicat encore.
09:51Ils se tiennent pour le moment assez éloignés
09:52parce que ce mouvement est assez hétéroclite.
09:56On ne voit pas trop encore,
09:57on ne voit pas trop se concrétiser.
09:59Et puis les partis de souverainistes,
10:00certains disent que c'est un mouvement d'extrême droite
10:02qui est maintenant récupéré.
10:03– Oui, bon, d'abord, je vais vous dire,
10:07pardon, je ne sais pas si c'est parce que
10:09vous étiez aux vacances, vous avez le droit,
10:10mais il y a effectivement déjà
10:12des organisations syndicales locales
10:14qui appuient ce mouvement.
10:15Il y a la France insoumise,
10:16il y a le Parti communiste.
10:18J'ai entendu les écologistes,
10:19j'ai vu une interview de Marine Tourdelay,
10:21dire qu'elle appuyait aussi ce mouvement
10:22et cette mobilisation.
10:24Donc personnellement, je ne me sens pas du tout seul.
10:26D'ailleurs, j'ai remarqué que sur l'une de vos antennes,
10:29il y a quelques jours, vous avez fait un sondage
10:30pour savoir si oui ou non,
10:31il fallait reverser le gouvernement
10:34et je crois qu'il y avait 70 ou 75% des Français
10:36qui appuyaient cette revendication.
10:38Donc moi, seul avec 75% des Français,
10:40personnellement, ça me va.
10:42Pour le reste, en ce qui concerne ce mouvement,
10:44ces revendications vont évidemment se préciser,
10:46ces modalités d'action vont évidemment se préciser.
10:49C'est à ce mouvement de le décider,
10:51ce n'est pas à nous de le décider,
10:52nous on est au service, à disposition de ce mouvement,
10:56mais je crois que les premières revendications
10:57qui émergent, le retrait de ce plan en Bayrou,
10:59le refus de la retraite à 64 ans,
11:01sont des revendications dans lesquelles on se retrouve pleinement et totalement.
11:05– Manuel Bompard, vous appelez à un retour aux urnes,
11:07il y a des élections qui sont prévues dans quelques mois,
11:09ce sont les élections municipales.
11:11On dit que vous souhaitez conquérir un certain nombre de villes,
11:14quel est l'objectif de la France insoumise ?
11:16Combien de villes ?
11:17À quel niveau on pourra juger votre succès ou votre échec ?
11:20– Vous savez d'abord, l'objectif de la France insoumise,
11:24ce n'est pas un objectif politicien.
11:27L'objectif, c'est d'essayer de faire en sorte d'améliorer la vie des Françaises
11:30et des Français dans un certain nombre de communes.
11:33Et avec les élections municipales,
11:35c'est la possibilité d'avoir des mairies qui, par exemple,
11:38vont faire la gratuité de la cantine scolaire
11:41pour que les enfants, pour qui, parfois, c'est le seul repas dans la journée,
11:44puissent effectivement manger à leur faim.
11:46C'est d'avoir des mairies qui refusent qu'on confie au privé la gestion de l'eau.
11:50C'est le retour en régie publique de l'eau.
11:52Je prends ces deux exemples, mais il y en a bien d'autres.
11:54On a publié un programme avec près de 400 propositions
11:57qu'on peut mettre en œuvre à l'échelle municipale.
12:00C'est d'abord ça, notre objectif.
12:02Et notre objectif, c'est qu'autour de ces propositions,
12:04puissent se bâtir des listes dans l'essentiel des communes.
12:07– Des municipalités dans lesquelles la police municipale ne sera plus armée,
12:10et c'est ce que nous avait dit Mathilde Pannot, vous confirmez.
12:14– Mais Mathilde Pannot a dit effectivement que, de notre point de vue,
12:18la police municipale n'a pas vocation à se substituer
12:21aux prérogatives de la police nationale.
12:24Et la police nationale est armée, la police municipale,
12:27c'est une police qui a vocation à faire de la médiation,
12:29de la tranquillité publique, et elle n'a pas vocation à être armée.
12:32Et vous savez, il y a beaucoup de communes, aujourd'hui en France,
12:35où la police municipale n'est pas armée,
12:37et ce n'est pas pour ça que les gens sont moins en sécurité,
12:40que dans les autres communes.
12:41Moi, quand on essaye de me faire la leçon sur ce sujet,
12:44alors que ceux qui dirigent nos communes depuis des années et des années
12:48dans le champ politique sont ceux qui, en permanence, disent
12:52« il faut plus d'armes », etc., alors que ça ne marche pas,
12:54que, par exemple, aujourd'hui aux États-Unis,
12:56dans un certain nombre de grandes villes,
12:59on est en train de remettre de la police de proximité non armée,
13:01parce qu'on se rend compte que c'est ce qui est le plus efficace
13:03pour garantir la sécurité des Françaises et des Français,
13:05sincèrement, je n'ai pas de leçons à recevoir de leur part
13:08pour assurer la sûreté, la sécurité et la tranquillité dans nos communes.
13:12Je pense qu'on peut faire bien autrement que ce que font les municipalités en place,
13:15et effectivement, la France insoumise défend une doctrine tout à fait différente.
13:18– Donc ça veut dire pas de police municipale armée
13:21et plus de caméras de vidéosurveillance non plus ?
13:24– Mais ça veut dire, comme on l'a proposé,
13:27comme on n'a été d'ailleurs pas tout seul à gauche pendant des années et des années à proposer,
13:32de faire d'abord un moratoire, c'est-à-dire de ne pas déployer
13:35des caméras de vidéosurveillance supplémentaires,
13:37parce que, pardonnez-moi de vous le dire,
13:39mais toutes les études, moi je veux bien qu'on parle de ce sujet,
13:42mais il faut en parler de manière sérieuse.
13:44Il y a eu une enquête de la gendarmerie qui a été faite
13:46il y a quelques années sur les caméras de vidéosurveillance,
13:49ça coûte très cher, ça n'aide pas à prévenir des problèmes
13:53qui mettent en cause ou qui mettent en danger la sécurité des Françaises et des Français,
13:59et plutôt que des caméras de vidéosurveillance,
14:01je préfère avoir des effectifs humains qui sont beaucoup plus efficaces
14:06pour garantir cette sécurité.
14:08Donc moi je veux bien qu'on continue dans les mauvaises solutions
14:11pour essayer de s'attirer les bonnes grâces médiatiques,
14:14mais pardonnez-moi, moi je pense que le sujet c'est qu'est-ce qu'on fait d'efficace
14:18pour que, quel que soit l'endroit, la ville, la commune dans laquelle on habite,
14:22on puisse vivre en paix et en sécurité.
14:24Et ce n'est pas avec les solutions qui sont mises en œuvre aujourd'hui
14:26dans l'essentiel des communes qu'on va y parvenir,
14:29parce que le bilan n'est pas fameux sur ce sujet,
14:31et pourtant ce n'est pas la France insoumise qui dirige ces communes aujourd'hui.
14:33Alors on a parlé de ce que vous voudriez faire
14:35et de ce que vont faire vos candidats,
14:36parce que si j'ai plus l'impression,
14:38ils auront quand même une espèce de programme commun,
14:40de ligne directrice pour les prochaines élections municipales.
14:43Mais il y a l'un de vos partenaires à gauche,
14:47enfin je ne sais pas s'il est partenaire,
14:48c'est Raphaël Glucksmann qui parle de 2027,
14:50vous évoquiez l'élection présidentielle anticipée,
14:53c'est votre souhait,
14:54et qui dit qu'il faut deux offres politiques à gauche
14:56qui ne sont pas solubles l'une dans l'autre.
14:59Il dit qu'il faut se rappeler qu'en 1981,
15:01si Mitterrand a gagné,
15:02c'est parce qu'il se distinguait des communistes.
15:04Voilà, il ne faudra pas qu'il y ait une candidature commune en 2027.
15:07Qu'est-ce que vous répondez, Raphaël Glucksmann ?
15:09Il a au moins le mérite de la franchise et de l'honnêteté,
15:14parce que je pense que celles et ceux qui essayent de faire croire
15:16que s'il devait y avoir demain une primaire,
15:20M. Glucksmann pourrait soutenir le candidat de la France Insoumise
15:24pour l'élection présidentielle,
15:26je pense font preuve d'une certaine hypocrisie.
15:29M. Glucksmann n'est pas d'accord avec le cœur du programme de la France Insoumise,
15:33n'est pas d'accord d'ailleurs avec le cœur du programme du nouveau Front Populaire
15:35que nous avons défendu lors des dernières élections législatives,
15:39c'est son droit,
15:40et nous sommes en démocratie,
15:41à partir du moment où il n'est pas d'accord,
15:43il a tout à fait effectivement la liberté de présenter sa propre candidature.
15:47Donc vous êtes OK pour deux candidatures en 2027 ?
15:52Je suis OK, c'est pas à moi de le décider,
15:54mais qui serait-je pour dire à M. Glucksmann
15:57qu'il ne peut pas présenter sa candidature ?
15:58Ensuite, c'est la démocratie,
16:00c'est les électrices et les électeurs qui trancheront.
16:01Si les électrices et les électeurs veulent revenir à la gauche de François Hollande,
16:06qui a très largement désespéré les Françaises et les Français,
16:10qui a conduit à ce que la gauche perde quasiment 20 points dans les élections
16:13après le mandat de François Hollande,
16:16libre à eux,
16:16je ne crois pas que c'est ce qu'ils voudront faire,
16:18mais c'est le chemin que leur propose M. Glucksmann.
16:21Nous, nous ne leur proposerons pas ce chemin,
16:22et nous proposons un chemin alternatif
16:24qui est dans la continuité des différentes campagnes de Jean-Luc Mélenchon
16:27aux différentes élections présidentielles,
16:29dans la continuité du programme que nous avons défendu aux élections législatives,
16:33avec la NUPES et le nouveau Front Populaire.
16:35Nous, nous restons fidèles aux engagements que nous avons pris
16:38devant les électrices et les électeurs,
16:39et nous les porterons dans les prochaines échéances,
16:42qu'elles soient législatives ou présidentielles,
16:44en 2027 ou avant.
16:45– Encore deux, trois questions, Emmanuel Bompard.
16:48Le président de la République s'est attiré les foudres de Benyamin Netanyahou
16:52parce qu'il va reconnaître, la France va reconnaître l'État de Palestine.
16:55Benyamin Netanyahou, le Premier ministre israélien,
16:57l'accuse d'alimenter le feu de l'antisémitisme.
16:59Vous êtes derrière le chef de l'État,
17:01dans cette reconnaissance de l'État palestinien ?
17:03– Évidemment qu'il faut reconnaître l'État de Palestine,
17:08et ça fait depuis des mois et des mois que nous le demandons.
17:10Vous savez, il y a une majorité des États dans le monde
17:12qui reconnaissent cet État,
17:13et aujourd'hui on est dans une situation
17:15où le gouvernement d'extrême droite de M. Netanyahou
17:18s'apprête à annexer complètement la bande de Gaza,
17:21s'apprête à poursuivre ses politiques d'annexion en Cisjordanie
17:24et à rendre tout à fait impossible l'existence d'un État de Palestine.
17:28Donc évidemment qu'il faut reconnaître l'État de Palestine,
17:30et il n'y a pas besoin d'attendre, je ne sais quelle conférence pour le faire,
17:33il faut le faire immédiatement.
17:34Mais il ne suffira pas de reconnaître l'État de Palestine
17:36pour mettre un terme au génocide à Gaza,
17:38il faut prendre d'autres mesures,
17:40il faut infliger des sanctions contre le gouvernement de M. Netanyahou,
17:44il faut rompre les coopérations économiques,
17:46notamment cet accord d'association qui existe aujourd'hui
17:49entre l'Union européenne et l'État d'Israël,
17:50il faut utiliser tous les moyens à notre disposition
17:52pour peser sur M. Netanyahou
17:55et pour en finir avec ce drame humanitaire que l'on vit aujourd'hui à Gaza.
18:00Quant à M. Macron, si vous voulez, c'est un peu l'arroseur arrosé,
18:03pendant des mois et des mois,
18:05ils ont utilisé l'accusation en antisémitisme
18:09contre la France insoumise
18:11qui défendait la fin des massacres en Gaza,
18:13et bien maintenant il est victime en quelque sorte
18:14de ses propres turpitudes.
18:16Mais vous savez,
18:17l'antisémitisme est un fléau
18:19malheureusement suffisamment grave
18:22pour qu'il soit combattu sans être instrumentalisé
18:25comme le fait aujourd'hui le gouvernement de M. Netanyahou.
18:28– Merci Emmanuel Bompard,
18:29coordinateur de la France insoumise,
18:30député des Bouches jaunes,
18:32en direct de Châteauneuf-sur-Isère,
18:34pour la rentrée de la France insoumise,
18:35du Plex assuré par Hugo Smac et Antoine Berthezaine.
18:38– Sous-titrage Société Radio-Canada
18:40– Sous-titrage Société Radio-Canada
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