- il y a 5 mois
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00:0119h20, Cache sur table sur Arabel.
00:06Bonsoir, bonsoir à tous et bienvenue dans Cache sur table, votre rendez-vous pour décrypter les grands enjeux de sociétés qui nous concernent toutes et tous.
00:14Aujourd'hui nous allons aborder un sujet fondamental trop souvent relégué un petit peu à la marge mais qui touche directement ou indirectement des milliers de familles à Bruxelles.
00:22Notamment la situation des personnes en situation de handicap est à des lieux à Bruxelles, quelles sont les aides disponibles, pourquoi parle-t-on encore de parcours du combattant pour accéder à une place en structure spécialisée et surtout comment construire une société plus inclusive qui respecte les droits et la dignité de chacun, quels que soient ses besoins.
00:40Et pour nous en parler ce soir, nous avons la chance d'accueillir trois invités de premier plan aux expertises complémentaires.
00:48Nicolas-Marie, directeur de l'administration FARC, c'est la direction d'administration de l'aide aux personnes handicapées en région bruxelloise. Bonsoir.
00:55Bonsoir.
00:56Avec nous aussi, Cinzia Agoni, membre actif du GAMP, le groupe d'action qui dénonce le manque de place. Bonsoir Cinzia.
01:04Bonsoir.
01:04Et avec nous, Sophie Lejoli, directrice au service public fédéral sécurité sociale en charge du soutien au management et à la politique. Bonsoir.
01:11Bonsoir.
01:12Merci d'être avec nous sur Arabelle. Alors, on va démarrer directement dans le vif du sujet. Si vous voulez bien avec vous, Nicolas-Marie, faire un petit peu un état des lieux, notamment à Bruxelles, quels sont aujourd'hui, disons, les principaux chiffres, des chiffres clés relatifs aux personnes en situation de handicap dans notre capitale.
01:28Alors, il y a beaucoup de données et je voudrais déjà commencer par rappeler que finalement, le service FAR n'est qu'une administration à Bruxelles parmi d'autres qui gèrent, on va dire, le secteur du handicap.
01:41Rappeler aussi que le service FAR est une administration de la COCOF. Donc voilà, déjà, ça donne un petit indice sur notre public cible.
01:49La COCOF est donc l'administration destinée aux Bruxellois francophones. Et au sein de cette COCOF existe en effet le service FAR, donc la direction d'administration, comme vous l'avez dit, dédiée aux personnes en situation de handicap.
02:01Tout ça, ça représente beaucoup de personnes, beaucoup d'ASBL, parce que notre mission au niveau du service FAR, c'est d'agréer et subsidier les ASBL à destination des personnes en situation de handicap.
02:12Ça, c'est la mission principale. Ça représente au niveau de l'administration à peu près 90 agents et un budget de 190 millions d'euros annuels, ce qui représente le plus gros budget de la COCOF, plus d'un tiers.
02:26Alors, je tourne vers vous, Cinzia Agoni. Selon votre expérience de terrain, quels sont, je dirais, les besoins les plus criants non couverts aujourd'hui à Bruxelles ?
02:36Je dirais que les besoins criants, il y en a beaucoup. Maintenant, pour notre public, qui est plutôt un public de personnes en situation de handicap, de grande dépendance,
02:47les besoins les plus importants sont en matière d'accueil, des solutions d'accueil de jour et résidentiel, éventuellement. Il manque énormément de places d'accueil.
02:59Il y a, je sais, bon, M. Marie va en parler certainement, il y a quand même une liste de la grande dépendance qui contient environ 900 personnes, dont adultes et enfants.
03:16Et c'est pour ça que nous avons fait condamner l'État belge en 2013 par le Comité européen des droits sociaux pour manque de solutions d'accueil, pour carence des solutions d'accueil.
03:29Alors, une chose que je voudrais quand même ajouter par rapport à cette condamnation, c'est que, pour la COCOF, les justifications apportées par la COCOF à l'époque,
03:38on n'a pas d'argent, elles ne sont pas recevables. Si on n'a pas d'argent, il faut le trouver. Et s'arranger avec les autres, au niveau de l'État.
03:46Alors, on y reviendra, sans aucun doute, c'est tout à l'heure.
03:48C'était important de le dire, comme ça, d'emblée.
03:51Alors, je me tourne vers vous, Sophie Lejoli. À votre niveau, comment le fédéral évalue la situation, en ce moment actuel, des personnes handicapées à Bruxelles,
03:59par rapport, disons, aux autres régions, comment ça se passe ?
04:01Alors, nous, ce qui est important de dire aussi, c'est qu'on est complémentaires aux services qui sont proposés par Phare et Iris Care,
04:09les administrations qui sont en charge des personnes en situation de handicap en région bruxelloise.
04:14Et on reçoit, en fait, et on traite des demandes de handicap de bruxelloises et de bruxellois qui sont âgées de 18 à 65 ans.
04:23Nous, notre rôle, c'est de reconnaître le handicap et puis de proposer certains services, des allocations principalement,
04:32et certains produits comme la carte de stationnement pour les personnes à mobilité réduite ou la carte EDC qui permet d'avoir accès à certains services culturels.
04:39Et pour vous donner une idée, en août 2025, donc le mois passé, il y avait 40 419 personnes qui étaient reconnues en situation de handicap en région bruxelloise
04:54et un peu plus de 26 000 cartes de stationnement en circulation en région bruxelloise.
05:02Ce qu'on remarque aussi dans les données qu'on peut récolter dans les dossiers qu'on traite,
05:08c'est que, par exemple, il y a plus de personnes isolées que de personnes en ménage.
05:14Dans les personnes qui sont reconnues en situation de handicap en région bruxelloise, par nous,
05:18on constate plus grande part de personnes isolées, aussi par rapport aux autres régions.
05:24Donc c'est un élément, par exemple, en termes de précarité, qui est important à prendre en compte et à garder à l'esprit.
05:32Alors, d'une manière plus générale, je me tourne vers tout le monde, peut-être avec vous, Nicolas-Marie.
05:37Pourquoi, malgré les dispositifs qui existent, les familles témoignent encore et toujours d'un parcours du combattant pour obtenir des aides ?
05:46Mais il y a plusieurs raisons. Après, la première qui me vient à l'esprit, c'est le morcellement de la compétence du handicap en Belgique.
05:54Voilà, comme je le disais tout à l'heure, le service phare, nous ne sommes qu'une administration parmi d'autres.
05:58On peut compter trois administrations compétentes dans le secteur du handicap, quatre avec la fédérale sur Bruxelles.
06:02Mais voilà, il y a la vie, il y a nos collègues flamands. Tout ça, déjà, je trouve que ça floute un petit peu le parcours des parents,
06:12le parcours des personnes en situation de handicap. Ils ne savent pas à qui s'adresser.
06:15Les aides, les offres ne sont pas toujours les mêmes, ne sont pas toujours du même niveau.
06:20Les reconnaissances, Madame Lejoli parlait de reconnaissance au niveau du SPF.
06:24Il faut bien le dire qu'une personne qui est reconnue en situation de handicap, au niveau du SPF, ça va lui ouvrir des droits.
06:31Mais ces droits ne seront pas garantis forcément au niveau du service phare parce que ce ne sont pas les mêmes aides.
06:35Donc on ne peut pas comparer, en fait. Mais pour une famille, pour une personne en situation de handicap, c'est extrêmement complexe à comprendre.
06:41Et c'est aussi et surtout extrêmement difficile à vivre parce qu'ils ont l'impression d'être balottés à droite, à gauche.
06:47Nous, en tout cas, au niveau du service phare, même si notre mission principale, comme je le disais tout à l'heure, c'est d'agréer, de substituer des ASBL,
06:53on a pour vocation à s'adresser aux collectifs. On octroie également des aides individuelles.
06:58Et notre volonté forte, en tout cas la mienne, depuis un an que je suis à la tête du service phare,
07:03c'est vraiment d'accentuer cette communication vis-à-vis des ASBL, vis-à-vis du citoyen,
07:10de manière à faciliter, j'ai envie de dire, le parcours et à répondre aux questions.
07:15Mais voilà, après, je ne vous cache pas que je ne parle pas pour les autres,
07:19mais en tout cas au niveau du service phare, il y a tout un travail de clarification, de réorganisation interne,
07:24de manière à faciliter, à mettre en place des procédures plus claires, à la fois pour nous,
07:30mais aussi et surtout pour le secteur et pour les citoyens.
07:33Cindy Agoni, malgré tout ça, c'est toujours un parcours du combattant.
07:36Alors écoutez, c'est un parcours du combattant depuis le début.
07:39Déjà faire reconnaître le handicap d'un enfant, maintenant ce n'est plus l'SPF, l'affaire sociale, fédérale,
07:45qui est en charge, mais ce sont des entités régionales ou communautaires.
07:51communautaires, donc communautaires en Flandre, régionales à Bruxelles et en Wallonie.
07:56Donc déjà, on doit ensuite, quand l'enfant est adulte, s'adresser à une autre entité.
08:02Donc ça, ça pose problème.
08:03Mais le problème, c'est surtout avec les handicaps lourds, disons les handicaps lourds.
08:09Et l'autisme en particulier qui a explosé ces dernières années,
08:13en tout cas les diagnostics ont explosé,
08:15et bien dans ce contexte, ce qui manque, c'est un accompagnement familial
08:19et surtout des bonnes pratiques éducatives qui permettent à l'enfant de progresser
08:23sans cumuler de surhandicap.
08:25Et ça, c'est quelque chose qui manque vraiment au début,
08:29dès l'annonce des diagnostics.
08:31Par la suite, c'est l'école.
08:33Il n'y a pas assez de classes spécialisées,
08:35parce qu'on a un système spécialisé pour les enfants en situation de handicap.
08:38Il n'y en a pas assez, il n'y en a pas assez de classes.
08:40Après, c'est l'accompagnement vers l'adolescence,
08:44vers l'école secondaire ou les centres,
08:46et après, c'est l'âge adulte.
08:48Et donc, à chaque étape de la vie, il y a de grosses, grosses difficultés.
08:52En fait, un parent ne peut pas dire,
08:54voilà, maintenant, il y a une reconnaissance,
08:56tout va bien, les services sont là.
08:58En fait, un parent doit toujours se battre pour trouver les services.
09:01Alors, on peut parler d'une fracture régionale ou institutionnelle
09:06dans la gestion du handicap à Bruxelles.
09:08C'est un constat qui est vérifié.
09:09Alors, ça, moi, je pense que c'est moins une question à laquelle je peux répondre.
09:15Mais sur la question précédente,
09:17je peux certainement rejoindre les constats qui ont été faits.
09:19C'est quelque chose, c'est une préoccupation
09:21et un questionnement énorme chez nous aussi,
09:24de comprendre pourquoi,
09:27ce qui, dans les procédures,
09:30freine, en fait, les personnes pour demander une reconnaissance,
09:34pour demander une allocation.
09:35C'est une question tellement importante
09:38que l'année dernière, on a mené une enquête,
09:41une étude sur le non-recours au droit,
09:43comme on l'appelle,
09:45avec notamment une grande, une vaste enquête
09:47auprès des usagers et des personnes
09:49qui n'ont pas recours parce que c'est trop difficile.
09:52Et effectivement, le fait, l'éclatement des compétences,
09:55le fait de devoir passer d'une institution à l'autre,
09:58revient très souvent.
10:01C'est très peu lisible pour les personnes.
10:03Mais il y a aussi la question de la précarité,
10:05que j'ai exposée tout à l'heure.
10:08Quand on est dans une situation compliquée
10:11au niveau financier, au niveau de la mobilité aussi,
10:14c'est difficile d'avoir le temps, l'énergie et les ressources
10:17pour chercher les informations, trouver les bonnes informations.
10:20Et puis, nous, dans les retours qui nous ont été faits aussi,
10:24c'est que parfois, dans l'évaluation,
10:27le processus d'évaluation du handicap,
10:29donc l'expérience avec les évaluateurs,
10:32c'est parfois pas ressenti de manière positive.
10:36Une peur d'être jugée ou d'être mal compris.
10:40Et donc, comme on s'adresse, nous, plutôt à des personnes individuelles,
10:45il y a vraiment ce côté expérience personnelle qui joue
10:49et qui peut mener à un abandon des procédures
10:52parce que c'est trop compliqué.
10:54Plus, parfois, une difficulté à être étiquetée,
10:59aussi reconnue comme personne en situation de handicap.
11:02Donc, il y a toute une série de facteurs qui jouent.
11:07Et donc, nous, on travaille vraiment là-dessus et sur la fracture.
11:10Je pense, après, je laisserai la parole à M. Marie et à Mme Angoni,
11:15mais nous, ce qu'on peut faire aussi,
11:20c'est vraiment d'aller vers les autres institutions
11:23responsables et compétentes pour la reconnaissance du handicap
11:28pour travailler de mieux en mieux ensemble
11:31et réduire, justement, ces fractures potentielles.
11:35Mais sur le terrain...
11:36Alors, je vous pose justement la question, Nicolas-Marie.
11:38Est-ce qu'on peut parler ?
11:39Aujourd'hui, vous l'avez sous-entendu tout à l'heure.
11:41Oui, je l'ai déjà sous-entendu.
11:41Je crois que c'est clair.
11:43Il ne faut pas se voiler la face.
11:44Les administrations, jusqu'à présent, parlent assez peu entre elles.
11:48Je pense que les personnes en situation de handicap
11:51méritent, ont besoin d'une uniformisation
11:53d'un certain nombre de procédures qui les concernent
11:57et de manière à leur faciliter la vie.
12:00Tout le monde, comme le disait Mme Lejoli,
12:01n'a pas le même niveau de ressources pour accéder aux aides,
12:04aux informations.
12:06Mme Angoni, tout à l'heure, faisait état d'un manque de moyens
12:09en termes de suivi pour les enfants, etc.
12:11Je peux témoigner du fait que, en termes de services,
12:17les ASBL sont débordés.
12:18On va sans doute aborder les listes d'attente
12:20qui sont assez monstrueuses à Bruxelles,
12:22mais en Belgique, de manière générale.
12:25Pour justement accéder à ces aides,
12:27la plupart du temps, les personnes en situation de handicap
12:29font appel à des services d'accompagnement
12:30qui sont agréés, subsidiés.
12:32La plupart de ces ASBL ont des listes d'attente
12:35de plus d'une centaine de personnes.
12:36Il y a même des services d'accompagnement qui,
12:38aux dernières infos que j'ai eues, ont arrêté
12:40d'inscrire des personnes sur des listes d'attente
12:41parce qu'ils ne s'en sortent plus.
12:43Voilà, nous, administration,
12:45tout le budget qu'on a est pleinement utilisé.
12:49Ça, c'est clair et net.
12:50Alors après, l'augmentation du budget,
12:52des choses comme ça,
12:53ce n'est pas à moi de commenter
12:53au niveau de l'administration, clairement.
12:56Mais les faits sont là.
12:57Il y a des listes d'attente,
12:58il y a des manques de place,
12:59il y a des personnes, en tout cas,
13:00qui sont en difficulté immense.
13:04Je crois qu'il ne faut pas avoir peur des mots.
13:06Ils ne savent pas quoi faire.
13:06Une fois qu'ils ont le diagnostic,
13:08ils ne savent pas quoi faire.
13:09C'est tout.
13:10Mais je voudrais quand même ajouter
13:11qu'il y a quand même, en Belgique,
13:14une île, une petite île de 75 000 personnes
13:18qui est la communauté germanophone
13:19et de laquelle on pourrait s'inspirer.
13:22Je pense qu'on pourrait aussi s'inspirer
13:24de la Flandre, qui fonctionne quand même un peu mieux,
13:26même si elle a des grosses listes d'attente,
13:27mais dont on pourrait s'inspirer pour la prise en charge,
13:31l'accompagnement depuis le diagnostic
13:33jusqu'à l'âge adulte
13:35et je dirais même jusqu'à la mort.
13:37En communauté germanophone,
13:39il y a une seule entité qui gère le tout
13:41et qui donc a une vision globale,
13:45mais aussi détaillée, individuelle,
13:47de chaque situation
13:49et qui, dès lors, s'implique dans l'ouverture de projets,
13:54dans le fait d'accorder des subsides à des projets
13:59en fonction du relevé des besoins.
14:02En fait, ce qui manque du côté francophone,
14:05que l'on a par contre en Flandre,
14:07c'est le relevé des besoins.
14:09C'est une cartographie des besoins des personnes.
14:12Et donc, ce qui fait qu'en Flandre,
14:13on a évidemment des listes d'attente énormes
14:15parce que tout le monde sait que ça existe,
14:17tout le monde passe par la VAPH
14:19qui est l'équivalent de fer,
14:20et donc, il y a une énorme liste d'attente
14:24pour avoir un budget personnalisé.
14:26Mais ce qui est aussi important,
14:27c'est de diversifier l'offre.
14:30Si vous accordez, comme fait la Flandre,
14:32un budget individuel à chaque personne
14:35qui peut, avec cela,
14:37soit acheter des services dans un service résidentiel,
14:41soit les acheter à domicile,
14:42eh bien là, peut-être qu'il va y avoir des projets
14:45qui vont peut-être plus facilement,
14:47plus naturellement s'ouvrir
14:48parce qu'il y a la possibilité de les payer.
14:52Mais il faut un investissement.
14:54– Oui, je voudrais juste,
14:55enfin, pour rebondir sur ce que dit Mme Alloni,
14:58je rejoins tout à fait son analyse.
15:00Je tiens quand même à souligner,
15:02parce que là, on parle beaucoup du négatif,
15:03en termes de positif sur les besoins,
15:05je pense qu'on peut souligner l'étude
15:07qui avait été commanditée par le cabinet Wehrwurth
15:09il y a 2-3 ans maintenant,
15:11qu'on a appelé le cadastre, justement,
15:14des besoins des personnes en situation de handicap à Bruxelles,
15:16sur lesquelles le service phare est occupé à travailler.
15:21C'est une étude qui fait 1000 pages,
15:23qui est très complète.
15:25Bien évidemment, le service phare agit dans le cadre
15:27qui lui est donné,
15:28en tout cas, en termes de besoins
15:30et de monitoring,
15:33on avance, on travaille,
15:35en bonne collaboration avec le cabinet compétent,
15:39donc le cabinet de Rudi Wehrwurth.
15:42Mais encore une fois, en ce qui me concerne,
15:43en ce qui concerne le service phare,
15:45en ce qui concerne la COCOF,
15:46ça ne représente pas...
15:47Sans doute que ça représente, peut-être,
15:49je ne sais pas, je ne voudrais pas...
15:50Ça représente, j'imagine,
15:51la majorité, en tout cas,
15:52des personnes et des ASBL
15:53qui s'occupent des personnes en situation de handicap à Bruxelles.
15:56Mais voilà, on a tous nos collègues d'Irisquer...
15:58C'est le cadastre de l'offre,
15:59pas des besoins,
16:00c'est le cadastre de l'offre,
16:01on l'a, mais des besoins,
16:02non, parce qu'il n'y a eu que 150 personnes
16:04qui ont répondu, surtout Bruxelles.
16:05Donc, c'est un peu difficile
16:07de faire un cadastre de besoins
16:08quand il y a si peu de personnes qui répondent.
16:12Alors, juste avant de...
16:13Voilà.
16:14Une réponse.
16:15Je voulais préciser, quand même.
16:16Oui, oui, non, mais c'est juste que...
16:17Bon, après, on ne peut pas forcer les gens à répondre.
16:19Mais l'intention était là.
16:21L'intention était...
16:22L'étude a été envoyée à un maximum de personnes.
16:25Après, les gens n'aient pas répondu, malheureusement.
16:26Mais voilà.
16:28C'est une étude qualitative,
16:30ce qui n'est pas nécessairement le cadastre
16:32que l'on fait en Flandre.
16:33Voilà.
16:33Et qui est quantitatif.
16:35La précision est faite.
16:36Juste avant de marquer une petite pause,
16:38peut-être un mot au Phare et au SPF.
16:41Comment vous coopérez entre services
16:43pour améliorer le travail,
16:45pour éviter ce qu'on appelle parfois les doublons ?
16:47Je vais laisser la parole à ma collègue.
16:50Comme je le disais au début,
16:52on a des rôles complémentaires, déjà.
16:54Donc, on ne répond pas...
16:56On ne propose pas les mêmes services.
16:58On ne répond pas aux mêmes besoins.
17:00Mais ce sont des services complémentaires.
17:03Après, on en parlait avant de commencer l'émission.
17:06On est tous les deux d'accord
17:09que la coopération, la collaboration et le dialogue
17:12peuvent être renforcés.
17:14Le constat, en tout cas, par exemple,
17:16sur l'échange de données pour faciliter, en fait,
17:19le parcours de vie des personnes en situation de handicap,
17:23c'est un enjeu crucial,
17:25mais ce n'est pas uniquement avec Phare,
17:26c'est avec toutes les institutions,
17:28pour permettre, comme on le disait,
17:30de combler ce gap institutionnel.
17:33Les personnes en situation de handicap,
17:37elles s'en fichent de...
17:39Si elles s'adressent à la vie qu'a Phare
17:42ou à la direction générale des personnes handicapées,
17:45ce qu'elles veulent, c'est avoir des réponses
17:46à leurs questions,
17:47avoir des réponses à leur demande d'aide.
17:51Et nous, en tant qu'institution,
17:53on doit, à un moment donné aussi,
17:55mieux coopérer,
17:58s'échanger plus d'informations.
17:59Voilà, c'est un projet à long terme,
18:03je pense, d'établir...
18:06Vous savez, ça fait 20 ans
18:07qu'on a mis ça en exergue.
18:09Depuis le combat du GAMP,
18:10depuis le début du combat du GAMP,
18:12cette question de la collaboration
18:13entre les entités fédérées
18:14a été mise en exergue.
18:16Il y a eu en 2006
18:17une conférence interministérielle
18:19qui a été mise en place pour le handicap,
18:21qui n'a pas fonctionné pendant des années.
18:23Semblerait-il qu'elle a repris
18:25sur la précédente législature,
18:27mais je pose la question
18:30de l'efficacité de cette conférence.
18:32Je veux dire,
18:32qu'est-ce qu'on fait dans cette conférence ?
18:34Vous y participez, je suppose.
18:36Donc, ça peut être intéressant.
18:38Donc, je rejoins Mme Lejoli
18:39sur le constat qu'en effet,
18:40je crois qu'en termes de collaboration
18:41au SPF phare,
18:43en tout cas,
18:43il y a une belle marge de progression.
18:45Me concernant,
18:47dès mon arrivée
18:47à la tête du service phare l'année dernière,
18:49j'ai tout de suite établi des contacts
18:50avec Iris Care et avec Lavic,
18:52parce que là,
18:52on est plus sur le même corps business,
18:54j'ai envie de dire.
18:55Après, des contacts se font
18:57avec le SPF.
18:59Je pense à la carte d'essai,
19:00je pense justement
19:01à ces différentes manières
19:03de reconnaître le handicap.
19:06Et pour répondre à votre question,
19:07Mme Agoni,
19:08au niveau de la conférence interministérielle,
19:10en effet,
19:10au niveau du service phare,
19:11une personne est dédiée quasiment qu'à ça,
19:13parce que cette conférence interministérielle
19:15a essaimé différents groupes de travail.
19:19Il y a le groupe de travail
19:19sur les statistiques,
19:20il y a le groupe de travail
19:21sur le suivi de l'application
19:23de la convention ONU,
19:24il y a le groupe de travail
19:25sur la population carcérale,
19:28dans laquelle on retrouve parfois
19:29des personnes en situation de handicap.
19:31J'en oublie encore un.
19:33L'emploi ?
19:34Ah, je ne participe pas à celui-là.
19:35Mais il y a un groupe de travail
19:36sur la carte d'essai.
19:37Ok.
19:37Voilà.
19:38Bref, en tout cas,
19:39on essaye un petit peu
19:40de s'activer,
19:41parce que comme je le disais,
19:42l'uniformisation,
19:43pour moi,
19:44hyper importante
19:44pour les personnes
19:45en situation de handicap.
19:46Alors, on va marquer
19:46une courte pause,
19:48on revient juste après
19:49pour parler notamment
19:49de l'accès au service
19:51et à l'inclusion.
19:51On retrouve nos invités ce soir,
20:04Nicolas-Marie,
20:05Sophie Lejoli
20:06et Cynthia Agoni.
20:07On en parlait pendant la pause,
20:09notamment, Cynthia,
20:11les politiques sont un petit peu
20:12absents dans tout ce débat.
20:13Ils sont absents,
20:14effectivement,
20:15parce que nous sommes devant
20:16des administrations
20:17qui travaillent dans le cadre
20:20qu'ils leur ont donné
20:20avec des budgets
20:22qui leur sont donnés.
20:23Donc, ils n'ont pas
20:23une grande marge de manœuvre.
20:25On est tout à fait conscients.
20:26Je voudrais quand même
20:27dire une chose
20:27par rapport à la reconnaissance
20:28d'un handicap.
20:29Nous avons eu,
20:31aussi bien pour les enfants
20:32que pour les adultes,
20:33nous avons eu,
20:34dans les années,
20:35dans les cinq dernières années,
20:38beaucoup de plaintes
20:39de personnes
20:40qui considèrent
20:42que leur handicap
20:42n'est pas suffisamment
20:43bien reconnu
20:44avec des recours.
20:47Et là,
20:48le gros problème,
20:48c'est qu'on manque
20:49d'avocats qui connaissent
20:50le handicap,
20:51qui puissent accompagner
20:52les familles.
20:52On manque, évidemment,
20:53des ressources pour les familles
20:55et qui puissent,
20:55à un moment donné,
20:56payer un avocat
20:57pour aller en recours.
20:58Donc, je voudrais quand même
20:59signaler qu'il y a pas mal
21:00de personnes insatisfaites
21:02par rapport à la reconnaissance
21:04d'un handicap
21:05au nombre de points.
21:06Moi-même,
21:06j'ai dû aider
21:07certaines personnes
21:07à aller en justice.
21:09Bon.
21:09Ça, c'est quelque chose
21:12qui peut être amélioré
21:13dans votre administration.
21:14Je ne connais pas vos budgets
21:16et je ne sais pas
21:16s'il y a des lignes directrices
21:18politiques pour vous dire
21:19essayer de faire
21:20avec le moins possible.
21:21Je parle clairement,
21:23parce que là,
21:23moi, je parle la langue de bois.
21:25Je pense qu'il y a une question,
21:27il y a un enjeu
21:27de communication aussi.
21:30Depuis plusieurs années,
21:31on a mis en place
21:32l'évaluation multidisciplinaire.
21:35Je pense que,
21:36voilà,
21:37c'est un aspect très important
21:38de dire qu'on est passé
21:40d'une vision purement médicale
21:42du handicap
21:43à une vision
21:44plus multidimensionnelle
21:46de pouvoir évaluer
21:47de différentes manières
21:48l'impact du handicap
21:50sur la vie quotidienne.
21:51C'est en lien
21:52et en ligne
21:52avec la vision aussi
21:54de l'ONU
21:55sur le handicap.
21:58Et c'est vrai
21:59qu'il y a un enjeu
22:00d'explication
22:01de comment
22:03le handicap
22:05est évalué
22:06par rapport
22:08aux personnes
22:09qui sont évaluées,
22:09qui rencontrent
22:10des difficultés
22:11dans leur vie quotidienne,
22:12qui ont
22:13un aperçu,
22:17qui ont une vision
22:19de ce qu'elles vivent
22:20au quotidien
22:21et
22:22qui ne correspond pas
22:24forcément toujours
22:25à 100%
22:28avec ce que
22:29les évaluateurs
22:29évaluent,
22:31perçoivent.
22:32Il faut une formation
22:32auprès des évaluateurs aussi.
22:34Ils ne sont pas
22:35très formés
22:35à l'autisme.
22:36Ils sont...
22:37Ah,
22:37ça je peux vous dire.
22:39On travaille
22:40sur différentes...
22:41sur la sensibilisation
22:44des formations.
22:44De toute façon,
22:45nos évaluateurs
22:46sont formés
22:46à l'évaluation
22:47du handicap,
22:48aux différents types
22:49de handicap aussi,
22:50aux différentes pathologies
22:51qui peuvent se présenter.
22:52et donc,
22:53il y a certainement
22:54des formations continues
22:55à continuer à faire,
22:57mais je vous assure
22:58que nos évaluateurs,
22:59médecins,
23:00psychologues,
23:01ergothérapeutes,
23:02kinés,
23:02assistantes sociales,
23:04sont tous et toutes
23:05formés
23:06à l'évaluation
23:07du handicap.
23:07J'espère.
23:09Sophie,
23:09justement,
23:09Sophie Lejoli,
23:10on parle aussi
23:11beaucoup d'accessibilité
23:12universelle
23:13qui reste un enjeu
23:14quand même majeur.
23:16Quels sont les leviers
23:17concrets
23:17que le SPF
23:18met en oeuvre justement ?
23:20Oui,
23:20l'accessibilité,
23:21quand on parle
23:22d'être accessible,
23:23ça se joue
23:24à plusieurs niveaux,
23:25évidemment,
23:26déjà rien que
23:26l'accessibilité
23:27des bâtiments.
23:28Est-ce que c'est facile
23:29de venir chez nous
23:31pour une évaluation
23:32du handicap ?
23:33Par exemple,
23:33dans un de nos
23:34dix centres régionaux,
23:36là,
23:37on travaille,
23:37nous,
23:37avec la régie
23:38des bâtiments,
23:39le propriétaire
23:40des locaux
23:41qu'on occupe.
23:43Il y a aussi
23:43l'accessibilité
23:44des services.
23:46Donc,
23:47je crois qu'on a
23:48déjà tous
23:48été confrontés
23:49à un call center
23:51qu'on appelle
23:52ou une administration
23:53qu'on essaye d'appeler
23:54pour poser une question
23:56et on n'arrive
23:57à joindre personne
23:58et c'est extrêmement frustrant.
24:01On essaye parfois
24:02pendant des jours.
24:03C'est quelque chose
24:04qui était un point faible
24:05de la DG1 aussi
24:07pendant très longtemps
24:08et sur lequel
24:08on a énormément investi.
24:10Ça, c'est amélioré.
24:11Je suis contente
24:12de m'entendre dire.
24:13Ça, c'est amélioré.
24:15Les chiffres le montrent
24:16mais je suis contente
24:17de voir que l'expérience,
24:18le ressenti,
24:20le prouve aussi.
24:21Donc,
24:22on a vraiment
24:22engagé des personnes
24:24pour répondre,
24:25plus de personnes
24:26pour répondre au téléphone,
24:27pour répondre aussi
24:28au formulaire web
24:29puisqu'il est possible
24:29d'envoyer
24:31une demande
24:31par mail aussi
24:33avec des objectifs
24:35aussi pour répondre
24:36rapidement,
24:37le plus rapidement possible
24:39avec une réponse
24:40qui soit correcte.
24:41Donc, ça,
24:41c'est le deuxième enjeu
24:42et puis le troisième enjeu
24:43aussi,
24:44on en parlait déjà,
24:45c'est d'avoir des informations
24:46qui sont compréhensibles
24:47que ce soit sur
24:49le processus d'évaluation,
24:52à quoi m'attendre
24:53si je fais une demande
24:55de reconnaissance
24:56du handicap
24:57mais aussi plus loin
24:58dans la procédure,
25:00à toutes les étapes
25:00de la procédure,
25:02comment est-ce que
25:03je vais être évaluée,
25:05par qui,
25:06pourquoi est-ce que
25:07la décision
25:07qui a été prise
25:09a été prise,
25:10selon quels critères
25:11et quelles motivations
25:12et puis,
25:14comment s'explique aussi
25:15la décision administrative
25:16qui est prise derrière,
25:17comment est-ce que
25:17mon allocation
25:18est calculée,
25:19etc.
25:20par exemple.
25:20Et là,
25:21on a déjà fait
25:22beaucoup d'efforts,
25:24notamment,
25:25on a vraiment
25:25cette ligne directrice
25:27de communiquer
25:28de la manière
25:29la plus inclusive possible.
25:30Donc,
25:30si vous allez sur
25:31notre site internet,
25:32il y a une version
25:33en français facile
25:34à lire et à comprendre
25:35mais aussi des vidéos
25:36en langue des signes
25:38pour permettre
25:38en fait d'avoir
25:39l'inclusion
25:40ou la portée
25:42la plus large possible
25:43mais aussi
25:45on a encore
25:45on continue à travailler
25:47à améliorer
25:48nos processus,
25:49les lettres qu'on envoie
25:50aux personnes
25:50en situation de handicap.
25:51On sait qu'elles ne sont pas
25:53toujours très compréhensibles,
25:54elles sont même parfois
25:55franchement incompréhensibles
25:56donc on travaille
25:57vraiment à améliorer
25:59les informations
26:01qu'on partage
26:02et qu'on communique
26:03avec les personnes
26:04en situation de handicap.
26:06Une réaction Nicolas-Marie ?
26:07Oui,
26:08juste pour ajouter
26:08un autre point positif
26:09au service phare,
26:10il faut quand même en donner.
26:11Est-ce qu'il y a des problèmes
26:13de call center ?
26:14Pas à ma connaissance.
26:15Pas à ma connaissance,
26:16le call center fonctionne
26:18à temps plein.
26:20Alors après,
26:20on aura toujours des personnes
26:21qui en voudront toujours plus
26:22et ça,
26:23je peux le reconnaître,
26:24il n'y a pas de problème.
26:24Mais au niveau du call center,
26:25ça fonctionne.
26:26Non,
26:26je voulais juste souligner
26:27quand même
26:27depuis un an
26:28la mise en ligne
26:29du site
26:29handicap.brussels
26:30qui est selon moi
26:32vraiment une belle réussite
26:34qui a été majoritairement
26:35portée par la COCOF
26:36mais en très bonne collaboration
26:37avec nos collègues
26:39d'Iris Care.
26:40C'est vraiment
26:41un projet commun.
26:41Je pense que c'est quand même
26:42assez rare pour le souligner
26:44que les francophones
26:45et les bicommunautaires
26:46travaillent vraiment ensemble
26:47au même titre
26:48que la maison de l'autisme
26:49d'ailleurs.
26:50Le site
26:50handicap.brussels
26:52se veut être un portail,
26:54un guichet unique
26:55pour les bruxellois
26:56en situation de handicap.
26:57Je pense que
26:58ce qui est fourni
27:01comme information
27:02est vraiment
27:02très très complet
27:03et au même titre
27:04que pour le site
27:05du SPF
27:05il est traduit
27:07en falc
27:08il y a des petites
27:09capsules vidéo
27:09qui permettent
27:10d'avoir le contenu
27:11en langue des signes
27:12je pense qu'au niveau
27:13de l'inclusion
27:13et de l'accessibilité
27:14on est pas mal
27:15je tenais juste
27:16à le souligner
27:16le site
27:18le site
27:18c'est un chouette projet
27:19après il y a
27:20d'autres projets
27:21sur lesquels
27:21on peut discuter
27:22mais voilà
27:23comme je disais
27:24au niveau de l'autisme
27:26on a d'autres priorités
27:27qui est créée
27:28une maison de l'autisme
27:29voilà
27:30ça c'était
27:30un choix politique
27:32parfois effectivement
27:33c'est dommage
27:33que les politiques
27:34ne soient pas
27:34autour de la table
27:36parce que
27:36il y a cette maison
27:38de l'autisme
27:39qui va être créée
27:40qui n'est pas
27:41qui est déjà
27:42un projet
27:42qui fonctionne
27:43mais qui deviendra
27:45un projet
27:45beaucoup plus gros
27:46je ne suis pas ici
27:48pour en faire la publicité
27:50pour le moment
27:50mais nous sommes
27:51très déçus
27:52par les missions
27:55de cette maison
27:56de l'autisme
27:57nous nous attendions
27:57à autre chose
27:58voilà
27:59et je pense que
28:00ce dont on a besoin
28:01c'est de formation
28:02des professionnels
28:03guidance parentale
28:05c'est à dire
28:06suivre les parents
28:07dès le diagnostic
28:08d'autisme
28:09leur donner les outils
28:10pour pouvoir
28:11faire progresser
28:12leurs enfants
28:13à la maison
28:13pour pouvoir travailler
28:14en collaboration
28:15avec les professionnels
28:16et avoir effectivement
28:17des centres
28:18de prise en charge
28:20précoce
28:21des stimulations
28:22précoces
28:22de ces enfants
28:23parce que
28:23ce sont des enfants
28:24et je peux en témoigner
28:25en ayant eu
28:26un enfant autiste sévère
28:28ce sont des enfants
28:29qui sont animés
28:30le paquet
28:30souvent
28:31souvent
28:32peuvent beaucoup progresser
28:33et être beaucoup plus
28:34autonome
28:35à l'âge adulte
28:35que ce que l'on voit
28:36aujourd'hui
28:37à l'institution
28:37et ça je pense
28:38que c'est important
28:39donc une maison
28:40de l'autisme
28:40comme lieu de rencontre
28:42franchement
28:42ce n'est pas une priorité
28:43pour nous
28:44alors vous parlez
28:45justement tout à l'heure
28:46en filigrane
28:47des politiques
28:47et c'est une question
28:48que je pose
28:49à tout le monde
28:49est-ce que justement
28:50les personnes handicapées
28:51sont disons
28:52intégrées dans la réflexion
28:54sur les politiques publiques
28:55qui les concernent
28:56est-ce qu'ils participent
28:57quelque part ?
28:58c'est une leçon
28:59il y a des conseils consultatifs
29:00ce que j'allais dire
29:01je trouve que
29:02encore une fois
29:02pour ma part
29:03le conseil consultatif
29:04bruxellois francophone
29:05est vraiment
29:06une organisation
29:08qui fonctionne très bien
29:09dans lesquelles existent
29:10des groupes de travail
29:11selon les besoins
29:12sur proposition de ses membres
29:13il est très représentatif
29:14il est très actif
29:15alors je ne suis pas
29:16pour me lancer des fleurs
29:17parce qu'il fonctionnait
29:18très bien avant
29:18que j'arrive à la tête
29:19du service phare
29:19mais Mme Agoni
29:21qui en fait partie
29:21je pense qu'on ne pourra
29:22pas dire le contraire
29:23depuis des années
29:23c'est vraiment un lieu
29:24d'échange
29:25un lieu où on peut
29:26déposer
29:26proposer
29:27c'est un lieu
29:28où sont également
29:30communiquées
29:31les évaluations
29:31de l'administration
29:33quand par exemple
29:34on travaille sur
29:35le renouvellement
29:36d'un agrément
29:36d'une ASBL
29:37le service inspection
29:39de la COCOF
29:39et le service
29:40qui agrée
29:41l'ASBL
29:42présentent
29:43au conseil consultatif
29:45ses conclusions
29:45et il y a un vrai échange
29:47il y a des vrais questionnements
29:48il y a des échanges
29:49de questionnements
29:50mais concrètement
29:51je pense
29:53que c'est très difficile
29:54d'influencer
29:55certaines politiques
29:56je suis souvent
30:00en désaccord
30:01dans certaines situations
30:02bien précises
30:03et bien particuliers
30:04et depuis 20 ans
30:06que je suis en conseil consultatif
30:07je vois que rien ne change
30:09par rapport
30:09à ce que je soulève
30:11donc c'est très bien
30:12de se dire
30:12qu'on est entendu
30:13qu'on peut parler
30:15quant à parvenir
30:18à convaincre
30:21bon je ne vais pas revenir
30:22toujours avec la question
30:23de l'autisme
30:24mais à convaincre
30:25que certaines pratiques
30:27sont obsolètes
30:27et qu'elles ne devraient pas
30:28être subsidiées
30:29ça je suis désolé
30:30ça le bas blesse
30:32et donc au fait
30:33service phare
30:34subsidie
30:35aujourd'hui
30:36je suis désolé de le dire
30:37des services
30:39qui ont des pratiques
30:40non conformes
30:41aux recommandations
30:44nationales
30:45et internationales
30:46de la prise en charge
30:47de l'autisme
30:47ça c'est une réalité
30:49aussi
30:49et là
30:50même si on m'écoute
30:52il n'y a rien qui change
30:53bon alors
30:55je connais
30:56ce débat
30:57on a déjà eu ce débat
30:58avec madame Agoni
30:59donc il y a deux points
31:01il y a déjà la maison de l'autisme
31:02c'est vrai
31:03alors je tiens quand même
31:03à préciser que la maison de l'autisme
31:04est en construction
31:05donc c'est vrai que
31:06madame Agoni
31:07soulève le point
31:07qu'une maison de l'autisme
31:09uniquement pour de l'accueil
31:10comme lieu de rencontre
31:10c'est pas ce qu'on attend
31:11etc etc
31:12j'entends parfaitement
31:13après ce que je réponds à ça
31:15c'est que voilà
31:16comme je viens de le dire
31:16c'est un projet
31:17qui est en construction
31:18et qui a vraiment
31:19vraiment un potentiel énorme
31:21et que c'est un vrai besoin
31:22au niveau des personnes autistes
31:23alors il y a eu
31:24beaucoup de critiques
31:25à l'annonce
31:26du lancement de ce projet
31:28beaucoup de gens disaient
31:29mais pourquoi pas
31:29une maison du handicap
31:30de manière générale
31:31je pense que c'est bien
31:32de mettre en lumière
31:32l'autisme
31:33qui a quand même été
31:35très longtemps
31:36il y a de plus en plus
31:37de diagnostics
31:37madame Agoni
31:38on a parlé tout à l'heure
31:40je pense qu'on doit
31:41se préparer justement
31:42à fournir
31:44un certain nombre
31:44de services
31:45aux personnes autistes
31:46voilà
31:46parenthèse un petit peu fermée
31:47il faudra construire
31:47les services
31:48plus que la maison
31:49voilà
31:49on va élargir
31:50parce qu'il y a l'autisme
31:51mais il y a aussi
31:52d'autres pathologies
31:53on va parler un petit peu
31:54si vous voulez bien
31:55parce qu'il y a aussi
31:55des administrations avec vous
31:56nous parler un petit peu
31:57des frais administratifs
31:59que vous rencontrez
32:00peut-être souvent
32:02dans votre travail
32:03et qui empêchent
32:03certaines personnes
32:04d'avoir accès
32:05à leur droit
32:05peut-être une réponse
32:06avec vous
32:07Sophie Lejoli
32:08des freins administratifs
32:10oui
32:10on essaie qu'ils soient
32:14les plus
32:15parce que dans toutes
32:16les administrations
32:17il y a inévitablement
32:18des freins
32:19un dossier qui traîne
32:20ou ça traîne
32:21en termes de timing
32:22bon voilà
32:23tout n'est pas parfait
32:24dans le meilleur des mondes
32:24ce n'est pas simplement
32:26le SPF
32:26de toutes les administrations
32:27maintenant
32:28je pense qu'il faut
32:29quand même nuancer
32:30c'est vrai que nous
32:31on a légalement
32:33enfin notre délai légal
32:34pour traiter les dossiers
32:36c'est six mois
32:37la loi nous dit
32:38voilà un dossier
32:39doit être traité
32:40dans les six mois
32:41on y arrive
32:43en moyenne
32:44sur la moyenne belge
32:46c'est plus difficile
32:47un peu
32:47plus difficile
32:48à Bruxelles
32:49on est à sept mois
32:50en moyenne
32:50de traitement
32:51de dossiers
32:52avec un centre
32:54qui reçoit
32:56le plus de demandes
32:57aussi
32:57c'est vraiment
32:58à Bruxelles
32:59qu'on voit
33:00le plus de personnes
33:01qui a le plus
33:02d'appels
33:03le plus de dossiers
33:05qui rentrent
33:05il y a aussi des gens
33:06en fait on reste encore
33:08étiqueté
33:08vraiment
33:09l'administration centrale
33:12du handicap
33:13donc on a des personnes
33:15qui viennent
33:15en dehors de Bruxelles
33:16qui viennent aussi
33:17dans notre centre régional
33:19de reconnaissance
33:19du handicap
33:20donc là
33:22de nouveau
33:22c'est un enjeu
33:23de communication
33:24c'est d'orienter
33:25les personnes
33:25vers les bons endroits
33:26pour aussi réduire
33:28la pression
33:29sur les délais
33:29de traitement
33:30par exemple
33:31dans le centre
33:31de Bruxelles
33:32mais nous
33:34c'est une démarche
33:36qu'on a
33:36c'est d'être
33:37dans l'amélioration
33:38continue
33:38des processus
33:39on a une équipe
33:41dédiée
33:41à la qualité
33:42qui examine
33:45à la fois
33:45là où ça coince
33:47dans le processus
33:48pour améliorer
33:49les endroits
33:50où ça coince
33:51et puis aussi
33:52on est à l'écoute
33:53des bonnes pratiques
33:54dans les centres régionaux
33:55donc pour voir
33:56ce qu'on peut
33:57harmoniser
33:59et ce qu'on peut
34:00adopter
34:01qui fonctionne
34:02dans un centre
34:03pouvoir l'adopter
34:04dans les autres
34:04centres régionaux
34:05donc voilà
34:07effectivement
34:07tout n'est pas parfait
34:08mais enfin
34:09il y a un vrai travail
34:10d'amélioration
34:11à la fois
34:12des délais de traitement
34:13à la fois
34:13de la façon
34:14de traiter
34:16les personnes
34:17quand elles viennent
34:18en évaluation
34:19et c'est une réflexion
34:22qui est continue
34:23Nicolas Barry
34:23moi en termes
34:25de freins administratifs
34:26je vais être
34:27très pragmatique
34:28c'est une histoire
34:28aussi de nombre
34:29de personnels disponibles
34:30comme on l'a déjà évoqué
34:32on revient au moyen
34:33on revient au moyen
34:34alors moi
34:35il faut appeler
34:36un chat à chat
34:38d'accord
34:38je ne pointe personne
34:39en tout cas
34:40chacun fait du mieux
34:41qu'il peut
34:41au niveau du service phare
34:42on est quand même
34:43actuellement
34:44en train de réfléchir
34:45à une amélioration
34:46dans les procédures
34:47les processus
34:47en termes d'accueil
34:49de ce que j'ai constaté
34:50moi
34:51de cette première année
34:51de mandat
34:52c'est que vraiment
34:53toutes les personnes
34:54tous les agents
34:54du service phare
34:55sont pleinement concentrés
34:56sur la qualité
34:57du service rendu
34:58aux personnes
34:59en situation de handicap
34:59et aux ASBL
35:00après voilà
35:02les freins administratifs
35:03j'ai envie de dire
35:03c'est comme partout
35:04il suffit que j'ai quelqu'un
35:05qui soit malade
35:06pendant trois mois
35:07et que je ne puisse pas
35:08le remplacer
35:08et malheureusement
35:09on prend du retard
35:09alors après voilà
35:10là on réfléchit
35:11dans les procédures
35:11de dire mais pourquoi
35:12ça pèse que sur une seule personne
35:13on pourrait éventuellement
35:14faire du transversal
35:15voilà
35:16tout ça c'est en cours
35:17et puis il y a aussi
35:18évidemment
35:19toute la réalité inhérente
35:20à l'administration publique
35:22c'est que si on a besoin
35:23je ne sais pas
35:24d'un prestataire
35:25il faut lancer un marché public
35:26et que ça prend du temps
35:27mais c'est à la fois
35:28tout semble prendre
35:31plus de temps
35:32mais c'est aussi
35:33une question
35:33de responsabilisation
35:35et de compte rendu
35:38à la société
35:38je veux dire
35:39on est
35:40on travaille pour le public
35:42avec de l'argent public
35:43avec de l'argent public
35:44et donc on ne peut pas
35:45faire n'importe quoi
35:46et c'est normal
35:47qu'il y ait des procédures
35:48aussi pour vérifier
35:49je pense que
35:52le message est passé
35:52on va marquer
35:53une courte pause
35:54pour la troisième
35:55et dernière partie
35:56de votre émission
35:56Cache sur table
35:57à tout de suite
35:5719h-20h
36:02Cache sur table
36:03sur Arabel
36:05et nous voilà
36:06dans la dernière
36:07ligne droite
36:07de votre émission
36:08Cache sur table
36:09je me tourne vers vous
36:11Cynthia Agoni
36:12comment est-ce que
36:12vous mobilisez
36:13aujourd'hui
36:14les familles
36:15et la société civile
36:15est-ce qu'on vous écoute
36:16plus aujourd'hui
36:18qu'il y a 20 ans
36:19puisque je pense
36:19que ça fait déjà
36:20Je pense qu'il y a 20 ans
36:21on ne savait même pas
36:22que le handicap
36:23de grande dépendance
36:23existait
36:24c'est ce que la ministre
36:25de l'époque
36:25nous a dit
36:26donc juste pour vous dire
36:27non je pense
36:28qu'on a beaucoup
36:29sensibilisé
36:29il y a eu des avancées
36:31il y a eu
36:32des projets
36:33qui ont abouti
36:34suite effectivement
36:35à toute une série
36:36de mobilisations
36:37de manifestations
36:38etc.
36:38c'était nouveau
36:40maintenant
36:40après 20 ans
36:41ce n'est plus nouveau
36:42donc il faut trouver
36:44d'autres moyens
36:44pour nous faire écouter
36:45là aujourd'hui
36:46on a été au parlement
36:47notamment
36:48on n'était pas beaucoup
36:49mais tous les partis politiques
36:52sont montés
36:53pour nous parler
36:55et on va se retrouver
36:56le 3 octobre
36:58mais je pense que
37:00aujourd'hui
37:00ce n'est plus un problème
37:01de sensibilisation
37:02maintenant
37:02nous voulons
37:03des choses concrètes
37:05et au fait
37:05ce que l'on
37:06nous apporte toujours
37:07ce sont des excuses
37:08des justifications
37:10des excuses
37:11mais vous savez
37:12il y a un vieux
37:12proverbe arabe
37:13qui dit
37:14qui veut faire quelque chose
37:16trouve un moyen
37:17qui ne veut rien faire
37:19trouve une excuse
37:19et ça
37:21je pense que
37:21c'est quelque chose
37:22que j'aimerais bien
37:23que tout le monde
37:23se souvienne
37:25parce qu'on en a marre
37:27des excuses
37:28des justifications
37:29c'est pas moi
37:29c'est l'autre
37:30vous savez
37:30la lasagne institutionnelle belge
37:32c'est pas moi
37:33c'est pas moi
37:34c'est l'autre
37:34etc.
37:35et on ne se met jamais d'accord
37:36il y a une co-responsabilité
37:38est-ce que la perception
37:40quand même du handicap
37:41dans l'espace public
37:42a quand même évolué
37:43au cours de ces dernières années
37:44oui ça a évolué
37:45pas que grâce au GAMP
37:46nous ne nous donnons pas
37:47trop de fleurs non plus
37:48mais je pense qu'on a
37:50beaucoup travaillé
37:50mais ça fait 20 ans
37:51et c'est vrai que le bilan
37:52il n'est pas mauvais
37:54il n'est pas mauvais
37:55mais je pense qu'il y a
37:56vraiment un gap culturel
37:58il faut
37:59par rapport à d'autres pays
38:00notamment au niveau
38:01de l'inclusion
38:02de l'inclusion
38:03des personnes en situation
38:04de handicap dans la société
38:05on parlait d'accessibilité
38:07c'est très bien
38:07d'avoir une chaise roulante
38:09vous pouvez rouler
38:10avec une chaise roulante
38:11mais si les trottoirs
38:11de Bruxelles
38:12ne sont pas accessibles
38:13vous restez chez vous
38:13si vous n'avez pas
38:15un ascenseur
38:15ou que l'ascenseur
38:16est en panne
38:17et bien ça va être compliqué
38:19de monter les escaliers
38:20avec une chaise roulante
38:21donc voilà
38:22ce sont des exemples
38:23mais c'est toute une politique
38:24globale
38:25je pense qu'il y a eu
38:26un plan fédéral handicap
38:27qui pouvait être intéressant
38:29mais qui ne concernait
38:32que les politiques fédérales
38:33et pas les autres politiques
38:35donc à nouveau
38:36tout est morcelé
38:37alors je me tourne vers vous
38:39à présent Nicolas-Marie
38:40pour parler de
38:41le vie régionaux
38:42est-ce qu'il y en a
38:43pour favoriser justement
38:44l'autonomie des jeunes adultes
38:46porteurs de handicap ?
38:47Oui il en existe
38:50après on va reprendre
38:51ce qu'on disait tout à l'heure
38:53les listes d'attente
38:54les services d'accompagnement
38:55qui sont débordés
38:56la rupture qui existe encore
38:59malgré tout
39:00entre j'ai envie de dire
39:01les enfants
39:02enfin l'enfance
39:04et l'âge adulte
39:05on se retrouve quand même
39:06beaucoup avec de jeunes adultes
39:07sans solution
39:08parce que mal préparé
39:10quand je dis mal préparé
39:11je ne jette pas du tout
39:12la pierre aux familles
39:13ou encore moins
39:14aux écoles spécialisées
39:15mais il y a encore
39:19un travail à faire
39:19à ce niveau là
39:20il y a encore
39:20une marge de progression
39:21il existe bien évidemment
39:25une offre
39:27encore assez bien diversifiée
39:28même si oui
39:29on peut encore progresser
39:30on peut encore proposer
39:31des services aux adultes
39:31qui sont davantage adaptés
39:33à tous les besoins
39:34qui sont présents
39:36dans le handicap
39:36mais voilà
39:38pour le moment
39:39on est encore
39:40un petit peu coincé
39:41à ce niveau là
39:41Alors d'une manière
39:43plus générale
39:44on tire tout doucement
39:45à la fin de l'émission
39:45est-ce que Bruxelles
39:46qui est présentée
39:47comme capitale de l'Europe
39:48est toujours et encore
39:49en retard
39:49ou en avance
39:50par rapport à d'autres
39:51capitales européennes
39:52en matière de politique
39:53de handicap
39:54on en parlait tout à l'heure
39:55Nicolas Marie
39:56qu'il ne fallait pas faire
39:57nécessairement le distinguo
39:58entre différentes régions
39:59Non je pense qu'on doit
39:59comparer des pommes
40:00avec des pommes
40:00la situation en Belgique
40:01est celle qu'elle est
40:02la situation en France
40:03c'est une autre situation
40:04politique
40:04une autre organisation
40:05je sais que Mme Agoni
40:07prend souvent l'exemple
40:08de la scolarité inclusive
40:10en Italie
40:11mais voilà
40:11oui ça fonctionne là-bas
40:13est-ce qu'on peut
40:14comme ça dupliquer
40:15un système
40:16d'un pays à un autre
40:17alors qu'on n'est pas du tout
40:17dans les mêmes réalités
40:18tant culturelles
40:20qu'économiques
40:21il ne faut pas non plus
40:21tout ramener à l'économie
40:22l'inclusion scolaire
40:24est un grand sujet
40:25qui fait beaucoup de remous
40:26que ce soit les écoles spécialisées
40:29qui sont dépassées
40:30enfin dépassées
40:31en termes de
40:32par exemple
40:32des grosses listes
40:33d'attentes aussi
40:34qui ne correspondent pas toujours
40:35aux besoins des familles
40:36parce que les familles
40:37les besoins ont évolué
40:38leurs attentes
40:39ne sont plus les mêmes
40:39qu'il y a 20 ans
40:40l'inclusion
40:41en enseignement ordinaire
40:42c'est très compliqué
40:43parce que les profs
40:45ne sont pas formés
40:45ils sont tout seuls
40:46avec classe de 30
40:47avec un, deux gamins
40:49alors autistes
40:50ou pas autistes
40:50troubles du comportement
40:51pas de troubles du comportement
40:52chaise ou pas chaise
40:53je crois qu'il ne faut pas
40:55mettre la charrue
40:55avant les bœufs
40:56l'important encore une fois
40:58c'est d'évaluer l'offre
40:59d'évaluer les besoins
41:00mais de mettre en place
41:01les moyens derrière
41:02je pense qu'il y a des modèles
41:03je pense qu'il y a des modèles
41:04qu'on pourrait étudier
41:05comme on a
41:06on a
41:07on a étudié le modèle anglais
41:08de l'accessibilité
41:09on peut aussi étudier
41:10le modèle italien ou espagnol
41:12de l'inclusion scolaire
41:13et c'est sûr
41:14que ce n'est pas parfait
41:15partout
41:16on est bien d'accord
41:17parce que c'est toujours
41:18une question des moyens
41:19mais c'est sûr aussi
41:19que l'enseignement
41:20coûte moins cher en Italie
41:21que donc il y a
41:22une plus grande rationalisation
41:24au niveau de
41:25enfin il n'y a pas
41:25les réseaux
41:26comme ici en Belgique
41:28donc c'est plus
41:29rationaliser
41:29tout est école publique
41:31après évidemment
41:32il y a aussi des écoles privées
41:33mais que l'on paye
41:35peut-être 2000 euros par mois
41:36mais voilà
41:37ce n'est pas le problème
41:38de l'enseignement
41:39alors si on doit
41:40retenir une priorité
41:42absolue
41:43pour les 5 prochaines années
41:45quelles seraient-elles
41:45on fait rapidement
41:46un tour de table
41:47peut-être avec vous
41:47Sophie Lejoli
41:48nous notre priorité
41:51maintenant c'est
41:51de moderniser
41:52notre cadre
41:53la loi
41:54qui régit les allocations
41:56aux personnes
41:57en situation de handicap
41:58parce que cette loi
41:59elle a 40 ans
41:59et qu'elle a été modifiée
42:01plein de fois
42:02en 40 ans
42:03et donc elle n'est plus
42:03très lisible
42:04elle n'est pas très compréhensible
42:05elle n'est plus compréhensible
42:06et donc l'idée
42:07c'est de la moderniser
42:09pour la rendre plus compréhensible
42:10et plus lisible
42:11et je pense que
42:12dans ce cadre-là
42:14renforcer
42:16la coopération
42:17la concertation
42:19avec les autres institutions
42:20avec les autres instances
42:21c'est primordial
42:23il y a plusieurs choses
42:25en interne
42:26la simplification administrative
42:28je crois
42:28j'en ai parlé
42:29à plusieurs reprises
42:30retravailler nos procédures
42:31de manière à offrir
42:32un service plus lisible
42:34plus facile
42:35pour les personnes
42:36et les ASBL
42:36après encore une fois
42:38oui
42:39le regroupement
42:40j'ai envie de dire
42:40l'uniformisation
42:42travailler davantage
42:43entre administrations
42:44de manière à ce qu'on propose
42:46des services cohérents
42:48qu'on ne soit pas
42:49bon on n'est pas opposé
42:50mais voilà
42:50et une porte d'entrée
42:51une porte d'entrée commune
42:53après le dernier point
42:54je tiens quand même à le dire
42:55même si ça ne m'appartient pas
42:57mais le manque de place
42:58et le manque de moyens
42:59c'est crucial
43:00ça résoudrait énormément
43:01de problèmes
43:02si il y a 30 secondes
43:04je pense qu'on pourrait passer
43:06à un autre système
43:07de financement
43:08et certainement
43:09la priorité
43:10est celle
43:11d'injecter
43:12davantage
43:13de moyens
43:14dans le handicap
43:16qui pour moi
43:16reste quand même encore
43:17le parent pauvre
43:18de toutes les causes
43:21des personnes
43:22les plus fragiles
43:23voilà
43:23prendre le modèle
43:25de la Flandre
43:26ça pourrait être intéressant
43:27au niveau
43:28de la subsidiation
43:29changer le système
43:30de subsidiation
43:30et donner le pouvoir
43:31aux gens
43:34donner le pouvoir aux gens
43:35voilà
43:35c'est la fin
43:36de cette émission spéciale
43:37consacrée au handicap
43:38à Bruxelles
43:39un grand merci
43:39à nos trois invités
43:40d'avoir partagé avec nous
43:41leur expertise
43:42leur engagement
43:43leur vision
43:44de l'inclusion
43:44Nicolas Marie
43:45directeur de l'administration
43:46phare
43:47Cynthia Agoni
43:48du GAMP
43:48et Sophie Le Joli
43:49du service public fédéral
43:50sécurité sociale
43:51merci d'avoir été avec nous
43:52merci à vous
43:53merci beaucoup
43:54point final
43:54à ce cache sur table
43:55excellente soirée
43:56à l'écoute des programmes
43:56de la ravelle
43:57jusqu'à l'écoute
43:58jusqu'à l'écoute
43:58jusqu'à l'écoute
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