Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 semaines
Avec Marc Touati, économiste, conseiller e-Toro

Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry

———————————————————————

▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/

———————————————————————

🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴

▪️ Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100063607629498
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————

##LE_FAIT_DU_JOUR-2026-02-04##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00La semaine dernière, nous apprenions qu'en moyenne, un Français était aujourd'hui moins riche qu'un Européen.
00:08L'Agence Européenne des Statistiques Eurostat le prouve.
00:10En 2024, le produit intérieur brut par habitant de la France était inférieur de 2% à la moyenne des 27 pays de l'Union Européenne.
00:16Et ça fait 3 ans que ça dure. Qu'est-ce qui explique ce déclassement ?
00:19Et peut-on encore en sortir ? On en parle avec l'économiste Marc Toiti. Bonjour.
00:23Bonjour Maud.
00:24Bonjour Marc Toiti. Merci d'être dans ce studio avec nous, de nous apporter votre connaissance
00:29et votre science. Je vais vous dire, les économistes, vous êtes venus comme les gens de la météo, aussi importants.
00:36Vous allez donner le temps. Vous annoncez pas toujours le beau temps.
00:39Non, non, mais de tous les témoignages que l'on a, les politiciens, l'économiste est devenu aujourd'hui celui qui va nous dire à quel sens on va être mangés.
00:48Et là justement, on aborde ce sujet dont on débat dans le pays et sur les médias et dans la classe politique.
00:56Ce classement, c'est un classement du revenu des Français.
01:01On est descendu au-dessous de la moyenne européenne.
01:08On a discuté en antenne tout à l'heure, on était dans la dixième position, mais on avait 13%.
01:12On est 13% au-dessus. Là, on est au-dessous.
01:15Marc Toiti, c'est un vrai signal, j'allais dire, d'inquiétude et négatif.
01:20C'est surtout un vrai signal de déclassement et d'appauvrissement de la France.
01:24Parfois, on me dit, regardez, la France, tout va bien, finalement, on s'en sort encore.
01:27C'est vrai.
01:28Oui, ça tient, mais sur un fil.
01:30Donc, c'est ça qui est dramatique, c'est que, je l'évoquais tout à l'heure, on avait une dynamique dans les années encore 2005.
01:37On a notre niveau de vie par habitant, donc la richesse par habitant, était 13% au-dessus de la moyenne de l'Union européenne.
01:44Et là, on est 2% en deçà.
01:46Ce qui est intéressant, c'est que ça fait 3 ans que ça dure.
01:49Et en 3 ans, personne n'en a parlé.
01:51On découvre ça comme un pote rose.
01:52Moi, j'en ai parlé sur ma chaîne YouTube, ailleurs, ici, également.
01:54Vous le saviez ?
01:55Bien sûr.
01:56Les non-gouvernants le savaient, bien sûr.
01:58Tout le monde le savait, mais globalement, c'est pas le problème.
02:00On est dans le déni de réalité permanente.
02:01Et après, quand on découvre la réalité, regardez, encore la semaine dernière, les chiffres de croissance sont sortis en France.
02:07On dit, regardez, on a fait 0,9%.
02:09Comme si c'était un miracle, comme si c'était magique, comme si c'était une performance formidable.
02:12Attendez, 0,9% avec un déficit public de 5,4% de notre PIB.
02:16Mais c'est dramatique.
02:17Et encore, si vous enlevez les stocks, on est à seulement 0,2% de croissance l'année dernière.
02:21Et on ose présenter ça comme une performance magnifique.
02:25Donc, c'est ça qui est dramatique.
02:26C'est que nous avons, évidemment, ce déni de réalité qui fait très mal.
02:29Et donc, oui, aujourd'hui, par rapport à la moyenne, je dirais, de l'Union européenne,
02:33les Français s'appauvrissent.
02:35Et c'est ça qui nous coûte très cher.
02:37Parce que, dans le même temps, il faut le savoir, quel est le pays qui a le plus augmenté sa dette publique ?
02:41C'est la France.
02:42Donc, c'est ça qui ne marche pas.
02:43Ça va ensemble ?
02:44Eh bien, bien sûr.
02:44Mais c'est ça qui est dramatique.
02:45C'est que l'une des raisons de cela, c'est que la France, malheureusement, ne sait plus créer de la richesse.
02:50C'est-à-dire qu'on crée de la richesse de façon artificielle.
02:53Au travers du déficit, au travers de la dette.
02:56Mais ça ne fonctionne plus, malheureusement.
02:58Donc, vous me dites bien clairement que cette fois-ci, parce que des statistiques, des chiffres, on en a très souvent.
03:02Bien sûr, bien sûr.
03:02Là, vous me dites, là, c'est le vrai thermomètre, et la température qu'il nous indique, qu'il nous donne, elle est réelle, et elle n'est pas bonne.
03:09On est à 39, on est à 42.
03:12Malheureusement, il y a d'autres chiffres.
03:13Par exemple, la pauvreté.
03:15Le taux de pauvreté est en train d'augmenter en France, mais à plus de 15%.
03:18Ça va ensemble.
03:18C'est la corrélation de ces chiffres.
03:20Surtout, c'est qu'on a aujourd'hui une situation où nous sommes sur un sommet historique de taux de pauvreté en France.
03:26Les inégalités augmentent.
03:27Donc, on ne comprend pas.
03:28On augmente de plus en plus la dépense publique.
03:30On augmente de plus en plus la dette publique.
03:31Mais ça ne marche pas.
03:32Et pourtant, regardez nos dirigeants.
03:34Regardez le dernier budget que nous avons eu.
03:36C'est quand même dramatique.
03:37Mais c'est aussi encore le déni de réalité.
03:39On nous dit, le gouvernement nous dit.
03:40Non, non.
03:41Les impôts n'augmentent pas.
03:42Les dépenses publiques n'augmentent pas.
03:43Et puis là, on vient d'avoir les chiffres définitifs.
03:45Si, si.
03:46Les dépenses publiques augmentent de l'ordre de 40 milliards d'euros.
03:48Et les impôts augmentent également de l'ordre de 40 milliards d'euros.
03:50J'ai besoin que vous...
03:51Pourquoi mentir aux Français ?
03:52Alors, vous me relancez avec le mot mentir.
03:55Marc Toiti, j'ai besoin que vous me disiez, au nom du parlons vrai, en 2017,
04:01quand le Mozart de l'économie a pris le pouvoir en France, parce qu'il a été élu tout à fait démocratiquement,
04:06on s'est dit, bon, il ne fera peut-être pas que des choses géniales,
04:09mais sur le plan de l'économie, ça va être formidable.
04:11Vous vous souvenez de Raymond Barre, quand il était le meilleur économiste de France.
04:14Oui, c'était pas son cas.
04:14Non, non, laissez-moi poser la question.
04:18Qu'est-ce qui s'est passé ?
04:20Où sont les failles graves ?
04:21Où est-ce que la machine s'est enrayée ?
04:23Pour que nous soyons arrivés au point que le revenu des Français est au-dessus.
04:27Dites-moi, vraiment, les points faibles sur lesquels c'est quoi ?
04:31C'est les charges, c'est le poids du modèle social,
04:34c'est l'insouciance gouvernementale, c'est la globalisation mal faite,
04:37c'est une Europe qui n'a pas été au rendez-vous de l'économie française ?
04:40Non, je vais vous dire très simplement, c'était une arnaque.
04:41Quand on a présenté M. Macron comme le Mozart de la finance,
04:45il va moderniser l'économie française, c'était une arnaque.
04:49C'est-à-dire qu'on lui dit, oui, il est ultra-libéral, mais pas du tout.
04:52Un ultra-libéral aurait baissé les impôts, il aurait baissé les dépenses publiques.
04:55Or là, on voit que les impôts augmentent, les dépenses publiques augmentent.
04:57La dette publique augmente.
04:59Mais rendez-vous compte que depuis 2017, justement,
05:01la dette publique a augmenté de plus de 1300 milliards d'euros.
05:05Alors que sur la même période, le PIB français, il a augmenté de l'ordre de 700 milliards.
05:09Donc il y a à peu près 600 milliards d'euros qui ont disparu.
05:12Mais comment un président de la République seul peut arriver à ça ?
05:14Ça veut dire que toute la machine suit quand il prend de mauvaises décisions ?
05:18Non, mais il n'a pas pris de bonnes décisions.
05:20Non, mais le gouvernement non plus, les ministres défilent.
05:22Évidemment, mais sous ses ordres.
05:25Je vais vous raconter une anecdote.
05:26Ça fait qu'effectivement, moi j'avais demandé justement, notamment à Bruno Le Maire à l'époque,
05:28il faut baisser la dépense publique.
05:30Et Bruno Le Maire m'a dit lui-même, dans son bureau,
05:32Emmanuel ne veut pas, en 2017.
05:34Emmanuel ne veut pas.
05:35Voilà, vous comprenez ?
05:36C'était une volonté politique de ne pas baisser la dépense publique.
05:40Il y a prescription, je peux le dire maintenant.
05:41Oui, bien sûr.
05:42Et c'est effectivement ce qui s'est passé.
05:43On n'a pas baissé la dépense publique, on est même dans la fuite en avant.
05:46C'est ça qui est dramatique, c'est que si vous augmentez votre dette publique,
05:50et que dans le même temps, la richesse qu'on crée augmente plus que votre dette publique,
05:54à ce moment-là, vous dites, bon ben c'est pas grave, au diable avarice, on peut continuer comme ça.
05:57Or nous, le problème c'est quoi ?
05:59C'est qu'on augmente de plus en plus notre dette,
06:01pour de moins en moins de création de richesse.
06:03D'où le classement, l'appauvrissement de la France aujourd'hui.
06:06Marc Thoaty, on va mettre les pieds dans le plat, vous et moi, sur un thème tabou.
06:09Est-ce que le quoi qu'il en coûte, dont on a dit que c'était courageux et génial,
06:12est finalement quelque chose qui aurait dû être pensé différemment ?
06:15C'était une erreur grammatique, si vous voulez, on a dépensé n'importe comment,
06:18on a fait n'importe comment avec l'argent des Français.
06:21Je vous raconte une autre anecdote qui m'est arrivée,
06:22c'est vrai que j'ai 30 ans de carrière, donc j'en ai les anecdotes,
06:24mais pareil, en 2021, à Bercy,
06:27donc dans le bureau de Bruno Le Maire,
06:29avec plein d'autres économistes justement,
06:31des économistes de salon, des hauts fonctionnaires,
06:33des conseillers de Bruno Le Maire, etc.
06:34Donc c'est vrai qu'en mars 2020,
06:36certains nous disaient que c'était la fin du monde,
06:38donc on a dit, allez, quoi qu'il en coûte, on dépense,
06:39puisque comme c'est la fin du monde, on ne payera pas.
06:41Sauf qu'heureusement, ce n'était pas la fin du monde,
06:43et donc moi j'arrive en 2021, donc je fais mon métier d'économiste,
06:45je dis écoutez, il faut peut-être maintenant arrêter d'augmenter la dette publique.
06:48Et que me répond-on à ce moment-là devant Bruno Le Maire et tout le monde ?
06:51On me dit, ah ben, pas du tout, on s'en fiche complètement.
06:55La dette publique, on va la faire rouler.
06:56De toute façon, c'est la Banque Austral européenne
06:58qui finance au travers de la planche à billets,
07:00et alors encore plus grave, les taux d'intérêt n'augmenteront jamais.
07:02Voilà la phrase qu'on m'a sortie.
07:04C'est-à-dire que le principe de la dette, c'est la poule aux oeufs d'or ?
07:07C'est la gauche, c'est Mitterrand qui ouvre le bal, vous êtes d'accord ?
07:10On va aller chercher à l'extérieur les richesses que nous n'avons pas en France
07:14pour payer le modèle social.
07:15On peut dire qu'on dit que ça...
07:16Non, ce n'est pas que ça, parce que, encore une fois,
07:18si vous vous endettez, et que, dans le même temps,
07:21vous avez plus de création de richesses que l'augmentation de votre dette,
07:24vous vous dites, il n'y a pas de problème, ça marche.
07:26Regardez, j'ai les chiffres incroyables,
07:27parce que les Français ne le savent pas, depuis 2007,
07:30parce que ça a commencé quand même en 2007,
07:31il faut le dire, ça a commencé avec Mitterrand, bien sûr, mais après...
07:33Et Sarkozy, lui aussi, qui est un conservateur, qui est un bon gestionnaire.
07:36Écoutez bien, ce chiffre est incroyable.
07:38Donc, de 2007 à aujourd'hui, la dette publique française a augmenté de 180%.
07:44La dette publique française, 180% ?
07:46La dette publique, 180% de hausse de la dette.
07:47Sur la même période, de combien a augmenté le PIB,
07:50ça veut dire la richesse qu'on crée, a augmenté de l'inflation.
07:53Donc, l'inflation aurait pu booster le chiffre.
07:55Écoutez bien, ce sont les chiffres de l'INSEE, je n'invente rien.
07:57Elle a augmenté de 58,4%.
07:59Vous vous rendez compte ?
08:01J'ai 180% de hausse de ma dette,
08:03mais ma richesse augmente que de 58%.
08:05C'est ça qui ne colle pas.
08:07Vous voyez ?
08:08Donc, quand François Fillon dit,
08:09je gouverne un pays en faillite comme une société,
08:12si c'était une société, elle déposeraient le bilan ?
08:13Évidemment.
08:14Alors, c'est vrai que l'État n'est pas une société.
08:16Heureusement.
08:16Heureusement, si on serait en faillite depuis bien longtemps.
08:18Mais le problème, c'est que ça, c'était Fillon en 2007.
08:20Oui, oui, oui.
08:21On est en 2026.
08:22Ça continue.
08:23Ça continue.
08:24Alors, on me dit, oui, mais tout le monde a fait pareil.
08:25C'est complètement faux.
08:26Regarde bien.
08:29Sur la même période depuis 2007,
08:31la dette publique a augmenté de 72%.
08:34Vous voyez, quand même, plus de 100 points de moins que nous.
08:36Alors que le PIB a augmenté de 80%.
08:38Donc, là, ça marche.
08:39Si, moi, ma richesse que je crée...
08:41Pourtant, c'est l'Allemagne qui a souffert,
08:43qui a eu une baisse de la population, etc.
08:44Qui a eu la réunification à digérer, etc.
08:46Donc, si l'Allemagne a pu le faire,
08:48elle a augmenté sa richesse plus que sa dette.
08:51Donc, c'est possible.
08:51Marc-Catini, l'euro devait nous protéger de ça.
08:55On nous a dit que l'euro allait nous protéger.
08:56Mais non, c'est pire.
08:57L'euro, ça a été, au contraire, un piège.
08:58Parce que, dans la mesure où c'était ce qu'on appelle,
09:00en théorie des jeux, un aléa moral.
09:02On s'est dit, comme j'ai la protection de l'euro,
09:04je fais ce que je veux.
09:05C'est la blague de Koulush.
09:06Tant que je gagne, je joue.
09:07Donc, tant qu'on n'avait pas de sanctions.
09:09Parce que, justement, comme on avait l'Allemagne,
09:11la zone euro, la Banque Australie Européenne...
09:12C'est terrible ce que vous me dites là.
09:13C'est terrible.
09:14Donc, l'euro nous a protégés.
09:15Donc, au lieu de faire, encore une fois,
09:18une bonne politique...
09:19Virtuellement.
09:19Protection politique.
09:20On a fait n'importe quoi.
09:22Savez-vous, à quand remonte la dernière fois
09:25que la France a respecté le critère, justement,
09:28de la zone euro, de dette publique par rapport au PIB ?
09:30Normalement, on doit avoir moins de 60%
09:32de dette publique par rapport au PIB.
09:33C'est quand, la dernière fois que la France a respecté ce chiffre ?
09:36Premier trimestre.
09:37Premier trimestre, 2002.
09:40Vous vous rendez compte ?
09:4024 ans.
09:41Il y a 24 ans.
09:42C'est un truc de fou.
09:43Depuis, on a complètement dérapé.
09:45Alors, on a essayé.
09:46On était à 65%.
09:47On a dit, bon, ça va.
09:48Et là, ça dérape complètement.
09:49On est maintenant à quasiment 118% du PIB.
09:52Et on sera bientôt à 130% d'ici 2-3 ans.
09:55Et, encore une fois, quand on voit ce budget-là
09:58qui a été présenté, ça va aggraver la situation.
10:01Et moi, ce qui me rend fou, si vous voulez,
10:03c'est le manque de discernement des dirigeants.
10:04Parce que, quand j'entends, quand même, c'est incroyable,
10:07le Premier ministre ou certains ministres dire
10:09« Ah non, mais ne vous inquiétez pas, dans le budget 2026,
10:11il n'y a que les 300 grandes entreprises qui sont concernées.
10:14Donc, tout le reste de la France n'est pas concerné. »
10:17Mais comment peut-on dire une telle ineptie ?
10:18Alors, est-ce que, Marc Lottier,
10:20est-ce que l'explication, ce n'est pas tout simplement
10:21que le Parti Socialiste a voulu préserver ses sièges de députés
10:24et que le gouvernement et le Premier ministre
10:26ont voulu préserver leur poste de ministre ?
10:28Mais, exactement.
10:29Donc, ce n'est pas que le PS, c'est tout le monde.
10:30Tout le monde a voulu...
10:31Pendant que les Français sont en train de souffrir,
10:33pendant qu'on a des faillites d'entreprises
10:34qui a tenu des sommets historiques,
10:35pendant que le chômage augmente,
10:37à quoi pensent nos dirigeants à garder leur poste ?
10:39Bah oui, ça, évidemment.
10:39Mais, encore une fois, le drame, c'est que...
10:41C'est ça, moi, qui m'inquiète,
10:42ce manque de discernement.
10:44Quand vous avez cette...
10:46Quand vous taxez les 300 grandes entreprises françaises,
10:48qui sont normalement des fleurons de la France,
10:50c'est, regardez-vous bien,
10:51c'est 8,1 millions de salariés
10:53qui sont donc concernés,
10:54qui vont donc souffrir à cause de cela.
10:55Vous avez également tous les sous-traitants
10:57qui sont autour,
10:58alors qu'on a déjà des faillites d'entreprises
10:59qui atteignent des sommets historiques.
11:00Vous savez, parce que tout à l'heure,
11:01vous me disiez, oui, M. Macron,
11:02c'est le président de l'offre
11:04et que c'est de la politique de l'offre.
11:05Vous savez, depuis 2017,
11:07quand vous prenez les faillites d'entreprises,
11:08alors hors micro-entreprises,
11:09parce que souvent on me dit,
11:10oui, mais il y a eu beaucoup de créations d'entreprises,
11:12il y a eu un million de créations d'entreprises.
11:13N'oublions pas que 97% des créations d'entreprises,
11:16elles ont soit zéro, soit un salarié.
11:17Donc ce ne sont pas des vraies entreprises.
11:19Si on prend effectivement
11:20les défaillances d'entreprises
11:21hors micro-entreprises,
11:23eh bien, tenez-vous bien,
11:24depuis 2017,
11:26elles ont augmenté de 100%
11:28ces faillites d'entreprises.
11:29100%.
11:29Marc-Ouati, Marc-Oati.
11:31Donc qu'on ne dise pas
11:32qu'on a fait une politique de l'offre,
11:33c'est complètement faux.
11:33On est arrivé au terme de notre entretien.
11:34Est-ce que vous acceptez de revenir
11:35pendant une heure
11:36pour au contraire m'expliquer
11:37est-ce qu'il reste encore des moyens
11:39de s'en sortir ?
11:39Bien sûr, bien sûr.
11:40C'est ce que j'appelle
11:40la thérapie de choc bienveillante.
11:42Je n'arrête pas de lire.
11:43Je propose des moyens
11:44notamment sur ma chaîne YouTube et ailleurs
11:45et partout ici même
11:46et dans d'autres médias.
11:47Mais le problème,
11:48c'est qu'on ne veut pas voir
11:49cette réalité en face.
11:50Oui, il faut baisser les impôts,
11:52il faut baisser les dépenses
11:53publiques de fonctionnement.
11:53On peut relancer les produits français.
11:54On vous rappelle Marc-Ouati
11:55et vous revenez pendant une heure
11:57expliquer aux auditeurs de Sud Radio
11:58que la situation est grave
12:00mais pas désespérée.
12:01Merci.
Commentaires

Recommandations