- il y a 5 mois
Avec Marc Touati, économiste, conseiller e-Toro
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NewsTranscription
00:00Sud Radio Bercov dans tous ses états, le face-à-face.
00:08Eh bien, on va faire un audit, vous savez, c'est la première émission de la rentrée,
00:131er septembre, première émission, et je me suis dit que ce serait pas mal quand même,
00:17vu ce qu'a dit François Bayrou hier, vu les bruits de démission,
00:23ou les bruits de dissolution, ou les bruits de changement de gouvernement, etc.
00:27Et puis les boomers, et puis la retraite, et puis les dettes, et puis tout ça, ça revient, ça revient, ça revient.
00:34Et puis on s'est dit qu'on serait pas mal de faire un petit audit, même un grand audit,
00:38avec quelqu'un que nous aimons beaucoup ici, vous le savez, puisqu'on a reçu plusieurs reprises,
00:42qui est Marc Toiti, bonjour Marc.
00:44Merci, bonjour cher André Maussi, je vous aime beaucoup, et c'est toujours un plaisir d'être là.
00:47Eh bien écoutez, c'est un plaisir, vous le savez partagé, donc je rappelle que vous avez votre chaîne Marc Toiti TV,
00:53c'est ça, Marc Toiti TV, et vous êtes expert à Itoro, voilà, Itoro c'est bien, Itoro ça me plaît,
01:00parce que c'est la corrida aussi, il y a une sacrée corrida économique en ce moment.
01:04Ah ça c'est clair, on est en plein dedans, on est en plein dedans, on est en plein dedans.
01:06Alors justement, on va commencer par quelque chose que notre ami, notre révérend,
01:14révéré Premier ministre François Bayrou a dit, pas plus tard,
01:18qu'hier soir, justement, il était confronté avec un certain nombre de journalistes,
01:25et il a dit ceci, François Bayrou, va commencer par ça Marc Toiti,
01:29parce que ça donne bien bien le ton.
01:32Écoutez.
01:33Votre formule laisse entendre que c'est les gouvernements qui dépensent l'argent, c'est pas vrai ?
01:38C'est l'État là, c'est l'État.
01:39Non, ici c'est l'État, oui.
01:40Non, ce sont les Français, à qui on a mis à disposition, pour les retraites,
01:49une immense somme, et vous savez que j'ai déployé des trésors de, je sais pas quoi,
01:56d'ingéniosité pour que ce chiffre apparaisse.
01:59Les retraites, ça coûte à l'État entre 40 et 50 milliards par an.
02:07Deuxièmement, pour la Sécu.
02:08Alors, et il dévide, il dévide, et maintenant tout ça, alors ?
02:13C'est complètement scandaleux, vous voyez, j'ai ramené mon t-shirt,
02:16vous savez que j'ai sorti là, effectivement, pour...
02:18C'est moi qui suis en cravate, et vous et en t-shirt, là on a fait l'inverse.
02:22France, ce n'est pas sérieux.
02:23Non, franchement, ce qu'on entend là, c'est pas sérieux.
02:24Non, parce que, parce que ce qu'il dit Marc, il dit,
02:27alors on lui dit, c'est le gouvernement qui dépense pas du tout,
02:30alors c'est l'État, pas du tout, c'est les Français !
02:32Non mais c'est incroyable, c'est incroyable.
02:34Franchement, c'est très grave.
02:35C'est très grave, parce que, encore une fois,
02:37qu'est-ce qu'il y a le plus augmenté ces dernières années dans la dépense publique ?
02:41C'est même pas les dépenses sociales,
02:43ce sont les dépenses de fonctionnement.
02:45Ça augmentait de 22%, mais oui !
02:4822% depuis 2021.
02:51Les dépenses de fonctionnement ont augmenté de 11%.
02:53Alors après, il y a aussi un abus de langage.
02:55Non mais attendez, attendez, c'est intéressant déjà, Marc-Touati.
02:58Qu'est-ce que, que veut dire exactement, pour nous, les dépenses de fonctionnement ?
03:02Les dépenses de fonctionnement, ce sont les dépenses de salaire.
03:05Et les dépenses de frais divers et variés.
03:07Les frais de bouche, les frais de fonctionnement en sens large,
03:09les fameux bureaux, les fauteuils, vous savez, vous avez entendu parler de tout ça.
03:13Vous savez, les cabinets qu'on conseille pour demander
03:15est-ce que je mets la peinture rouge, la peinture noire, vous voyez, ainsi de suite.
03:18Vous voyez, bon, voilà.
03:19Mais ça coûte de l'argent, tout ça.
03:20Les Mac, quelque chose aussi.
03:21Ça aussi.
03:22Et puis surtout, c'est pas, je veux dire, les fonctionnaires d'en bas,
03:25qui profitent de cela, c'est également la haute fonction publique.
03:29Je vais vous donner un chiffre incroyable.
03:30Et ça, encore une fois, que les Français ne connaissent pas,
03:32mais ce sont les chiffres de l'INSEE, ce ne sont pas, je ne les ai pas inventés.
03:35Ce qu'on appelle les ODAC.
03:38Organismes divers d'administration centrale.
03:41Organismes divers d'administration centrale.
03:43Ah, voilà, ça dépend des...
03:44ODAC.
03:44Il y en a 700 en France.
03:46Alors, le plus connu, c'est Météo France, par exemple.
03:49Mais, à part ça, bon, il y en a...
03:50Je ne vais pas rentrer de 700, il faudrait deux jours pour tout les détaillir.
03:52Oui, bien sûr.
03:52Ça coûte 150 milliards d'euros par an.
03:56150 milliards d'euros ?
03:57150 milliards d'euros par an.
03:59Donc là, je ne dis pas qu'on doit tous les supprimer.
04:02Mais ils servent, il n'y a pas des doublons ?
04:04Alors, il y a une grande partie...
04:04Ben oui, il y a des doublons, il y a énormément d'organismes qui ne servent à rien,
04:09qui n'ont qu'une production économique, aucune production de richesse.
04:12Et puis, parallèlement, certains pourraient les privatiser.
04:15Vous voyez, tout simplement.
04:17On peut faire au moins 50 milliards d'euros d'économie sur une année, très rapidement.
04:22C'est ce que je propose d'ailleurs, parce que moi, je veux baisser les impôts,
04:24on en reparlera certainement, et surtout ne pas les augmenter.
04:27Donc ça, bien entendu, c'est le béabat.
04:30C'est-à-dire que, comment peut-on dire, ce sont les Français qui doivent se serrer la ceinture,
04:35alors que ça fait 40 ans que les Français se serrent la ceinture,
04:37alors que c'est à la puissance publique, à la haute fonction publique, à se serrer la ceinture ?
04:41Donc c'est ça, le discours est inaudible.
04:43On ne peut pas dire ça.
04:44Et parallèlement, quand tu dis que ce sont les Français qui ont bénéficié,
04:47alors, sur les retraites, par exemple, c'est énorme ce qu'il nous dit,
04:50parce que sur les retraites, il faut savoir que le régime des retraites,
04:53donc du secteur privé, est à l'équilibre.
04:56Il est à l'équilibre, complètement.
04:57Alors peut-être demain, il ne le sera plus, parce que aujourd'hui, ils vivent sur leurs acquis,
05:00mais dans quelques années, ça sera plus compliqué, mais pour l'instant, c'est le cas.
05:02Par contre, effectivement, chaque année, l'État doit trouver, à peu près,
05:07donc il a dit, autour des 50, c'est plutôt autour des 70.
05:09Parce que la retraite est calculée autrement, il faut le rappeler.
05:12Déjà, elle est calculée autrement, mais surtout, c'est très simple.
05:14La retraite par répartition en France, c'est une sorte de système Madoff, si vous voulez.
05:18C'est-à-dire que globalement, on paye les actuels retraités avec les nouveaux arrivés,
05:22ceux qui travaillent.
05:23Absolument. Avec le travail des nouveaux arrivants.
05:25Exactement. Donc quand nous, on cotise, par exemple, aujourd'hui,
05:27ce n'est pas pour payer notre retraite, non.
05:29C'est pour payer la retraite des actuels retraités,
05:31en espérant que quand nous, nous serons à la retraite,
05:33il y aura assez d'actifs, il ne faut pas payer notre retraite.
05:35Mais on sait très bien que ce n'est pas le cas.
05:37Ça a marché dans les années encore 70, voire début 80,
05:40quand il y avait 3,5 actifs pour un retraité.
05:43Maintenant, au niveau national, on a 1,5 actif pour un retraité.
05:48Ça ne peut pas marcher.
05:49Mais attendez, dans la fonction publique, c'est encore pire.
05:52On a plus de retraités que d'actifs.
05:54Aujourd'hui ?
05:55Aujourd'hui.
05:55On est en chiffre absolu.
05:58En chiffre. Il y a 6 millions, effectivement, dans la fonction publique.
06:00Il y a 5,9 millions, il y a 6,2 millions de retraités.
06:03D'accord.
06:04Est-ce que je veux dire ?
06:04Donc, voilà, il y a un écart.
06:05Donc, les retraités, déjà, dépassent la population des actifs.
06:08Et donc, ce qui coûte cher, effectivement, à l'État,
06:10c'est la retraite, justement, de la fonction publique.
06:13Parce qu'ils n'ont pas, justement, anticipé tout cela.
06:15Et donc, ils doivent dépenser, chaque année, 70 à 80 milliards d'euros.
06:20Donc, vous voyez, déjà, il faut mettre les pendules à l'heure.
06:22Donc, quand Marc, quand François Bayrou dit, oui, c'est les boomers, ça, le problème...
06:29Non, ça, c'est un vrai scandale, ça aussi.
06:30Déjà, moi, je trouve ça très grave qu'un Premier ministre,
06:33qui, quand même, garante la stabilité sociale et sociétale,
06:36pointe du doigt une catégorie de la population.
06:38Mais attendez, les boomers, ils ont cotisé toute leur vie.
06:41Ils n'ont pas volé l'argent.
06:43C'est-à-dire qu'aujourd'hui, ils ont cotisé.
06:44C'est comme une assurance voiture.
06:46Quand vous cotisez, si vous avez un accident, l'assurance vous rembourse.
06:49Là, c'est pareil.
06:50Vous avez cotisé toute votre vie.
06:51On vous dit maintenant à la retraite, désolé, il n'y a plus assez d'argent.
06:54Mais ça, ce n'est pas à nous de le savoir.
06:55C'est à vous de prévoir.
06:58Le premier livre blanc des retraites a été écrit dans les années 80.
07:02On est en 2025.
07:03Qu'est-ce qu'on a fait entre-temps ?
07:05Rien.
07:05On a fait des réformettes en permanence,
07:07et qui, évidemment, ne fonctionnent pas.
07:09Donc, là aussi, on a cotisé toute notre vie.
07:12Les boomers ont cotisé.
07:13Nous, on continue de cotiser.
07:15Et surtout, à l'époque, il n'y avait pas les 35 heures.
07:17Bien sûr, bien sûr.
07:18Ben oui, nous ne l'oublions pas.
07:20Donc, ils ont cotisé.
07:22Ils ont payé des impôts.
07:23Ils ont travaillé dur.
07:24Donc, maintenant qu'ils avaient la retraite,
07:25ah ben non, désolé, les amis, on ne peut pas.
07:27Alors, j'entends, oui, mais bon,
07:28c'était plus facile d'acquérir, effectivement, son logement.
07:32Pas forcément, parce qu'aujourd'hui, on le voit.
07:34Au niveau des retraités, malheureusement,
07:35la moitié, c'est comme l'opulation française,
07:37la moitié ne sont pas détenteurs de leur logement.
07:40Propriétaires.
07:40Propriétaires de leur logement.
07:41Oui, mais alors, justement...
07:42Et encore pire que ça,
07:43c'est que quand on arrive à la retraite,
07:44comme vous le savez, on a moins de revenus.
07:46Il y a beaucoup de retraités qui, malheureusement,
07:48tombent dans la pauvreté.
07:50Et donc, dire, c'est à cause d'eux que ça va mal en France,
07:52là aussi, c'est un vrai scandale.
07:54Comprenez ?
07:55Donc, c'est ça, moi, qui m'inquiète aujourd'hui,
07:56c'est que les dirigeants doivent, justement, calmer le jeu.
08:00Là, on met de l'huile sur le feu.
08:01C'est très dangereux, et surtout, c'est faux.
08:07Ça, par contre, la dépense publique...
08:10Ah non, surtout, il ne faut pas toucher.
08:11D'ailleurs, dans le budget 2026,
08:13qui est proposé, qui ne passera jamais,
08:14parce qu'il ne sera pas là,
08:16mais il faut savoir que la dépense publique
08:17augmentait encore de 30 milliards d'euros.
08:19Ah oui, en plus.
08:20Quand on vous dit, oui, 40 milliards d'euros d'économie,
08:23c'est une moindre augmentation.
08:24Mais ça augmente quand même de 30 milliards d'euros.
08:27Il n'y a pas de baisse à la dépense publique.
08:28Mais alors, Marc, moi, je voudrais vous poser la question,
08:31là, quand même.
08:33Je vois, pour revenir aux dépenses de l'État aux agences,
08:36vous savez, vous parlez des agences.
08:38Est-ce que vous saviez ça ?
08:39Moi, je l'ai appris, justement, en préparant cette émission.
08:43Il y a l'Agence Nationale de Recherche.
08:46Bien.
08:47Elle a 380 000 euros par an, budget.
08:51Grande recherche sur les rats.
08:54Non, mais je veux dire...
08:54Oui, oui, bien sûr.
08:56Vous voyez des trucs, vous vous dites,
08:57mais ce n'est pas possible, ça c'est quoi, ça ?
08:59Je vous dis, moi, je l'avais fait dans une vidéo YouTube,
09:01justement, j'avais...
09:02Parce qu'il y en a 700 des ODAQ, donc c'est beaucoup.
09:03Sans parler des comités théodules,
09:05qui ne servent vraiment à rien.
09:06Pour le coup.
09:07Mais j'avais fait la liste.
09:08Mais c'est...
09:09Si vous voulez, c'était les shadocs.
09:10C'est-à-dire, on creuse pour creuser.
09:13Après, on rebouche les trous.
09:14C'est incroyable.
09:15C'est-à-dire...
09:16Et c'est ça qui colle pas.
09:17C'est parce que les Français,
09:18qui travaillent au quotidien,
09:19qui travaillent dur,
09:20avec l'inflation qui a augmenté,
09:22aujourd'hui, c'est dur de finir les fins de mois.
09:24Et moi, je le dis parce que,
09:25encore une fois,
09:26je viens de citer HLM d'Orly.
09:27Moi, j'ai connu ça dans ma jeunesse,
09:28malheureusement.
09:29Je voyais mes parents.
09:30Parce qu'il y avait des fins de mois difficiles.
09:32Et la crainte de mes parents, justement,
09:34c'était de tomber dans la pauvreté.
09:36Donc, il fallait se maintenir
09:36dans la classe moyenne pour pas tomber.
09:38Aujourd'hui, le danger, il faut le dire,
09:40c'est que la classe moyenne d'en bas,
09:41s'appauvrit, elle tombe dans la pauvreté.
09:43Parce que, malgré l'augmentation
09:44des dépenses publiques,
09:46l'un des rares pays au monde
09:47où la pauvreté a augmenté,
09:48le taux de pauvreté,
09:49c'est la France.
09:50On est sur des sommets
09:51de taux de pauvreté en France.
09:52Bien sûr, le taux de pauvreté en France,
09:53il est plus élevé
09:54que dans des pays émergents, c'est sûr.
09:56Mais néanmoins...
09:56Mais il a augmenté beaucoup par rapport à...
09:58Oui, on est à quasiment 17% aujourd'hui
09:59de toute pauvreté,
10:00qu'on était à 14% avant, on va dire, en 2019.
10:05Ça fait beaucoup, vous comprenez ?
10:06Et surtout, qu'on a mis des moyens énormes.
10:08C'est ça qui ne colle pas.
10:09C'est que, par exemple, la dette publique,
10:12je vous montre souvent l'image,
10:13c'est comme le cholestérol.
10:14C'est-à-dire, il y a le bon et le moins bon.
10:15Quand on fait de la dette publique
10:16pour faire de l'investissement,
10:19pour faire de l'innovation,
10:20pour créer des emplois,
10:22pour faire de la croissance...
10:23Là, la dette publique, il n'y a pas de problème,
10:25ça se comprend très bien.
10:27Le problème, c'est que, depuis 2019,
10:29la dette publique française
10:30a augmenté de quasiment 1 000 milliards d'euros.
10:33Et sur la même période,
10:35le PIB français en valeur,
10:37ça veut dire la richesse qu'on crée,
10:38augmentée de l'inflation,
10:40a augmenté de 550 milliards.
10:421 000 milliards, 550.
10:44Il manque 450 milliards
10:47qui ont donc été...
10:48qui ont disparu,
10:49qui ont été dépensés à mauvais escient.
10:52Ça, ce n'est pas acceptable.
10:54Et ça, ce n'est pas à cause des Français.
10:56C'est à cause des dirigeants français
10:57qui ont pris les mauvaises décisions,
10:59malheureusement.
11:00Donc, encore une fois,
11:01moi, je trouve qu'on doit responsabiliser,
11:03et la journaliste, effectivement,
11:05Sonia Mabouk l'a bien dit,
11:06le problème de responsabilité.
11:08Les dirigeants doivent être responsables
11:11de leurs actes.
11:12Je suis désolé.
11:13Donc, le fait de dire
11:13« Ah ben non, c'est à cause des Français. »
11:15Alors, certainement,
11:16il y a peut-être des Français qui abusent,
11:17il y a des fraudes,
11:18etc., tout ce que vous voulez.
11:18Ok, mais ce n'est pas la grande majorité.
11:21Et la grande majorité des Français,
11:22c'est des personnes qui travaillent dure,
11:23qui ont du mal à finir les fins de mois.
11:25Et quand on les montre du doigt aujourd'hui,
11:27non, on ne peut pas faire ça.
11:29Et surtout, ce qui est dangereux,
11:31c'est que ça crée encore une distance
11:32entre les dirigeants français
11:34et la réalité du terrain.
11:36Comme si la France n'était pas assez clivée
11:38sur des tas de domaines,
11:40qu'ils soient sécurité, communauté, identité, etc.
11:43On les clive en plus mettant « Ah oui,
11:46ces salauds de vieux qui sont en train de... »
11:48Et puis surtout, c'est méconnaître
11:50la réalité, je dirais, sociale et sociétale,
11:54ou humaine.
11:55Moi, je suis grand-père depuis quelques années maintenant,
11:58je suis un jeune grand-père.
11:59Eh bien, un grand-père,
12:00il aide ses enfants,
12:01il aide ses petits-enfants.
12:02Parce que je veux dire,
12:03c'était l'erreur de Macron,
12:04quand il venait d'être élu,
12:06il voulait donc augmenter la CSG
12:07sur les retraités.
12:09Vous vous souvenez ?
12:09Puis finalement, il est revenu en arrière
12:10parce que là, c'était une méconnaissance
12:12de la vie tout court.
12:13Évidemment, quand on n'a pas eu d'enfant,
12:14c'est compliqué.
12:15Mais c'est une reconnaissance
12:16de la vie tout court.
12:17Encore une fois,
12:18c'est la solidarité,
12:19justement, intergénérationnelle.
12:21Si les parents,
12:22évidemment, vont aider leurs enfants
12:24ou leurs petits-enfants.
12:25Mais le drame,
12:26c'est que,
12:27je reprends encore mon exemple,
12:28parce que je connais le mieux,
12:30moi, mes parents,
12:31dans les années 70,
12:32quand j'étais enfant,
12:32quand j'étais jeune,
12:33eh bien, eux,
12:34ils avaient vraiment un espoir,
12:35c'est que je vive mieux que...
12:37que je m'en sorte.
12:37Bien sûr.
12:38Il y avait encore cet espoir.
12:39C'était l'ascenseur social.
12:42Exactement.
12:42C'était ça, bien sûr.
12:44Aujourd'hui, malheureusement,
12:45la probabilité
12:46pour que nos enfants
12:47vivent mieux que nous,
12:48elle est très faible.
12:50Donc, c'est ça.
12:50D'un point de vue sociétal,
12:52c'est extrêmement dangereux.
12:54Ça veut dire qu'on n'a pas
12:55de perspective.
12:56Et quand, effectivement,
12:57on montre du doigt
12:58les retraités,
13:00alors, je ne dis pas
13:01qu'il y en a qui n'abusent pas,
13:02puis, en ce moment-ci,
13:03on me dit,
13:03oui, mais...
13:04Ce qu'a dit M. Bagrault,
13:05il dit,
13:06oui, ils ne veulent pas...
13:07Comment il dit ça ?
13:08Oui, ils ne veulent pas être solidaires.
13:09Mais pour qui se prend ?
13:11Évidemment qu'ils veulent être solidaires.
13:12J'espère, en tout cas.
13:13Ils le sont déjà.
13:15L'argent, encore une fois,
13:16de l'épargne,
13:17il a déjà été taxé.
13:19Vous savez,
13:19quand on a notre revenu,
13:20on est taxé.
13:21Après, on consomme,
13:23on est taxé.
13:24Et ce qui reste,
13:24on épargne.
13:25S'il nous en reste,
13:26on est encore taxé.
13:27Donc, on a l'impression
13:28de se dire,
13:28il faut encore créer
13:30une nouvelle taxe
13:31sur le patrimoine
13:33des retraités.
13:34Mais encore heureux
13:35qu'ils ont réussi
13:35toute leur vie
13:36à épargner un petit peu.
13:38Tant mieux pour eux,
13:38j'ai envie de dire.
13:39Et peut-être pour aussi
13:40leur très vieux jour
13:41où là,
13:42il n'y aura pas forcément
13:42les aides qu'on peut imaginer.
13:44Vous voyez, donc...
13:45Et encore une fois,
13:45on a ce qui me gêne.
13:47Justement, Marc,
13:48faisons un peu
13:49parce que c'est très intéressant.
13:50D'un côté,
13:51il y a Bayrou,
13:51les Beaumers.
13:52D'un autre côté,
13:53il y a un certain nombre de gens.
13:55Et peut-être vrai,
13:55justement,
13:56parce qu'on regarde ça.
13:58On voit les chiffres de la dette,
14:00on les connaît.
14:003 000 milliards.
14:01Bientôt 3 500 milliards.
14:02Voilà, 3 500 milliards,
14:04c'est pas mal.
14:05On voit,
14:06tout le monde parle
14:06des mêmes choses.
14:07Alors,
14:08les deux questions
14:08que se posent
14:09en disant
14:10comment est-il arrivé
14:11à cette dette ?
14:12Et puis,
14:12le sang péternel,
14:13mais fondamental,
14:14où va l'argent ?
14:15Où va cet argent ?
14:16Je veux dire,
14:17il y a de l'argent qui rentre.
14:19Non mais,
14:19je prends les prêts basiques
14:21à l'épacrette.
14:22Où il va cet argent ?
14:23Et par exemple,
14:24je vous donne un exemple,
14:25c'est très intéressant.
14:26Vous savez qu'on a gelé
14:27les Avarusses en France
14:28après la guerre à l'Ukraine.
14:30Alors que d'autres ont fait,
14:31bien sûr.
14:32Et c'était 71 milliards d'euros.
14:35Aujourd'hui,
14:36c'est il y a deux ans,
14:38aujourd'hui, Marc,
14:39je ne sais pas
14:39si vous avez des lumières là-dessus,
14:41on nous dit
14:41qu'il reste 25 milliards,
14:4445 milliards
14:45auraient disparu.
14:46J'ai vu ça,
14:46mais on n'a pas les chiffres.
14:47On n'a pas les chiffres.
14:48On n'a pas le chiffre.
14:49On n'a pas le chiffre.
14:50Non mais il y a des tas de choses
14:51comme ça,
14:51mais où ça va ?
14:52C'est comme je vais vous dire.
14:53Aujourd'hui,
14:54on a 54% de notre dette
14:55qui est déduit
14:56par des étrangers,
14:57par des non-résidents.
14:5854%.
14:5954%.
14:59C'est énorme.
15:01Dont on ne connaît pas l'identité.
15:02Voilà,
15:02c'est ce que j'allais vous dire.
15:03Par exemple,
15:04on est l'un des pays au monde
15:05où c'est la part la plus élevée.
15:07Par exemple,
15:08l'Italie,
15:09c'est 22%
15:10qui détiennent
15:11les étrangers
15:11qui détiennent leur...
15:12Vous voyez,
15:13nous, 54%,
15:14l'un des niveaux
15:14les plus élevés du monde.
15:15Attendez,
15:16l'Italie,
15:16c'est 18% d'étrangers
15:17qui détiennent la dette.
15:1820% à peu près.
15:1920%
15:19et nous, 54%.
15:21Vous voyez,
15:21ce n'est pas pareil.
15:22Ah bah oui,
15:22ça change tout.
15:23C'est pas du tout pareil.
15:24Pareil,
15:24les Américains,
15:25c'est pareil,
15:25c'est 20%.
15:26Parce qu'on dit,
15:26oui,
15:26les Américains,
15:27si les Chinois
15:27vendent leur dette,
15:28ils vont s'effondrer.
15:29C'est que 20% de leur dette
15:30qui détiennent par des étrangers.
15:31Nous,
15:31c'est 54%.
15:33Ce qui est fou,
15:34c'est que,
15:34justement,
15:35il y a quelques années,
15:36on avait la répartition
15:37des nationalités.
15:39Et depuis quelques années,
15:40comme par hasard,
15:41c'est impossible à trouver.
15:42Silence total.
15:43Moi,
15:43j'ai demandé à la Banque de France,
15:44je dis,
15:44voilà,
15:44donnez-nous.
15:45Mais ils l'ont pas,
15:46même la Banque d'Ouest.
15:47Il paraît qu'ils l'ont à Bercy.
15:49Il y a une cellule de Bercy qui est là.
15:50C'est évident que quelqu'un l'a.
15:51C'est évident.
15:52Mais on ne communique pas,
15:54on ne veut pas.
15:55C'est fabuleux.
15:55C'est louche.
15:56Vive la transparence.
15:57Ah bah non,
15:57mais c'est louche.
15:57Eh bien,
15:58écoutez,
15:58dans l'émission,
15:59les endettés parlent aux endettés.
16:01On va continuer de vous parler
16:02avec Marc Toiti
16:03et c'est toujours absolument passionnant.
16:06A tout de suite.
16:09Et nous sommes toujours
16:10et plus que jamais
16:10avec Marc Toiti,
16:11avec l'économiste Marc Toiti
16:13et on essaye de faire,
16:14enfin,
16:15d'esquisser en tout cas,
16:17une espèce d'audit de cette France
16:19où on parle de tout
16:20sauf de l'essentiel.
16:22Et l'essentiel,
16:23c'est où va l'argent ?
16:24Je veux dire,
16:25de façon aussi claire,
16:27je dis un chiffre comme ça
16:28qu'on a vérifié,
16:30à vérifié.
16:31Mais vous savez,
16:32toute l'Europe,
16:33l'Amérique,
16:34a gelé les avants russes
16:36au moment de l'invasion russe
16:38en Ukraine,
16:38donc en 2022.
16:40Il y en avait pour 71,
16:41milliards d'euros en France
16:43d'avants russes
16:43qui ont été gelés.
16:44Et là,
16:45on vint de voir,
16:46mais c'est tout à fait officiel,
16:47à le chiffre aujourd'hui
16:48est de 25 millions.
16:49Où sont passés les 45 millions ?
16:51Millards.
16:51Pardon,
16:52milliards.
16:52C'est des millions alors.
16:54Vous auriez un million.
16:55Milliards,
16:55absolument.
16:5745 milliards.
16:58C'est ça,
16:58c'est tellement fou
16:59qu'en fait,
17:00on a perdu le sens des valeurs.
17:02Mais justement,
17:03alors,
17:03cette espèce de...
17:04On dit,
17:05écoutez,
17:06en fait,
17:06quelque part,
17:07Marc,
17:07tout se passe comme si,
17:08vous écoutez,
17:09vous n'avez pas la compétence,
17:10d'accord,
17:10on n'a pas la compétence,
17:11mais je ne suis pas de ça,
17:12c'est à nous de nous obliger.
17:13Non,
17:13mais ça,
17:14c'est scandaleux.
17:14C'est-à-dire qu'effectivement,
17:15on a la compétence.
17:16C'est ça qui est important,
17:17c'est que moi,
17:18je pense que,
17:18c'est vrai qu'on a un problème
17:19de culture économique en France,
17:20on n'a pas de culture économique,
17:22mais ça a été alimenté
17:23par les dirigeants
17:24et alimenté par certains économistes.
17:25Moi,
17:26je me souviens,
17:26quand j'étais jeune économiste,
17:27je suis toujours jeune,
17:28mais bon,
17:28il y a quelques années,
17:30et un des économistes
17:31que je n'aimerais pas
17:31parce qu'il est encore là,
17:32même si maintenant,
17:32il est bon,
17:33et c'est le pape
17:35un peu des économistes en France
17:36et qui m'avait dit,
17:37écoute Marc,
17:38c'est très bien ce que tu fais,
17:39mais il y a un problème avec toi,
17:40on te comprend trop
17:41quand tu parles.
17:42Tu comprends ?
17:43Oui,
17:43nous,
17:43on est des experts,
17:44tu dois mettre une distance
17:45avec les gens.
17:46C'est ces personnes,
17:46je lui dis,
17:46mais écoute,
17:47tu n'as rien compris.
17:48C'est-à-dire,
17:48c'est ces personnes-là
17:49qui cassent justement,
17:50qui ne veulent pas
17:51que la culture se développe
17:52et pareil pour les politiques
17:53parce que si les Français
17:54sont en courant,
17:55évidemment,
17:55ils ne vont pas se laisser faire
17:56et là,
17:56c'est en train de changer.
17:57Justement,
17:58grâce à ma chaîne YouTube,
17:59grâce à vous également André,
18:00grâce à tous ceux
18:01qui parlent de plus en plus
18:02d'économie,
18:02eh bien,
18:03on commence à comprendre
18:04et donc,
18:04ils ne peuvent plus nous avoir
18:06entre guillemets
18:06comme par le passé.
18:07Mais alors,
18:07ce qu'on ne comprend toujours pas,
18:09Marc,
18:09c'est où va l'argent ?
18:10Enfin,
18:10je veux dire,
18:11il y a comme ça
18:11des espèces de pertes.
18:13Par exemple,
18:13la dette.
18:14Jusqu'à présent,
18:15ils sont incapables
18:16de nous expliquer
18:17comment on est passé.
18:19Par exemple,
18:19ne parlons que de Macron,
18:20mais c'est bien avant Macron
18:21que ça a commencé,
18:22vous le savez,
18:23plus d'un milliard.
18:23Je crois qu'on est
18:24entre 2017 et aujourd'hui,
18:25nous sommes à combien plus ?
18:26Il y a 1 000 milliards,
18:271 300,
18:281 100 milliards exactement.
18:291 000 milliards,
18:30voilà,
18:30de dette.
18:31Et depuis 2009,
18:32quasiment plus 1 000 milliards.
18:33Donc,
18:33c'est des sommes complètement folles
18:35et surtout,
18:36ce qui est incroyable,
18:37c'est que,
18:38comme je l'ai évoqué tout à l'heure,
18:39ça n'a pas été utilisé
18:40à bon escient.
18:40C'est-à-dire que,
18:41normalement,
18:41on aurait dû avoir
18:42au moins la même augmentation
18:43de la richesse.
18:44Et évidemment,
18:44la richesse est moitié moindre,
18:46augmentée de façon,
18:4850% seulement,
18:50par rapport à l'augmentation
18:51de la dette.
18:52Donc,
18:52c'est qu'il y a un problème.
18:54Donc,
18:54évidemment,
18:54ça a été mal utilisé.
18:56Ça a été mal utilisé.
18:58Mais est-ce que vous pouvez
18:59nous donner des exemples ?
19:00Moi,
19:00je voudrais un exemple,
19:01par exemple,
19:02d'argent,
19:02de l'argent,
19:03de l'État,
19:03des recettes,
19:04etc.
19:05Et c'est parti où ?
19:06Ou ça a été,
19:07comment mal utilisé ?
19:08Est-ce que vous avez
19:08un exemple ?
19:09Bien vu,
19:09pendant le coronavirus,
19:10par exemple,
19:10quand on donnait des aides
19:12à tout le monde,
19:13par exemple,
19:13sans regarder
19:15si l'entreprise était viable,
19:16même si l'entreprise
19:17existait déjà.
19:18Le quoi qu'il en coûte.
19:19On donnait des aides comme ça,
19:19n'importe comment,
19:20sans regarder.
19:21Moi,
19:21j'ai été plusieurs fois
19:21à Bercy,
19:22justement,
19:22à l'époque,
19:23pour dire non,
19:23arrêtez.
19:24Et quand en 2021,
19:25on a compris que ce n'était
19:26pas la fin du monde,
19:27tant mieux d'ailleurs,
19:28j'ai dit maintenant,
19:29il faut arrêter
19:29d'augmenter cette dette.
19:31On m'a rionné.
19:31Tous les hauts fonctionnaires,
19:33les économistes de salon
19:34qui étaient là,
19:34devant Bruno Le Maire,
19:35ils m'ont dit non,
19:36non, mais non,
19:36on s'en fiche de la dette publique,
19:37on va continuer de l'augmenter,
19:39on va la faire rouler,
19:40de toute façon,
19:40les taux d'intérêt
19:41n'augmenteront jamais,
19:42c'est la BCE
19:43avec la planche à billets
19:44qui paye.
19:44Je me disais,
19:45mais ce n'est pas possible,
19:45je suis dans un cauchemar.
19:47Et j'étais le seul ici,
19:47à l'époque,
19:48à dire,
19:48mais non,
19:48attendez,
19:49c'est extrêmement dangereux
19:49parce que l'inflation
19:50est en train d'augmenter,
19:51les taux d'intérêt
19:52vont augmenter,
19:53et il me riait au nez.
19:54Et encore une fois,
19:55ça,
19:55ce n'est pas les Français
19:56qui ont pris la décision,
19:57ce sont les dirigeants.
19:58Donc,
19:58quand aujourd'hui,
19:59on dit oui,
19:59là,
19:59c'est grave,
20:00etc.,
20:00mais attendez,
20:01ça fait déjà des années
20:01que ça dure.
20:03Malheureusement,
20:04nos dirigeants n'ont pas été
20:05à la hauteur de la situation.
20:06Ils ont fait cette fuite
20:07en avant incroyable,
20:08ce qui nous coûte
20:09extrêmement cher aujourd'hui.
20:11Pareil quand on fait
20:11certaines aides,
20:12etc.
20:13Mais qu'est-ce que ça nous coûte
20:14aujourd'hui,
20:14alors justement ?
20:15C'est ça qui est important.
20:17Très bonne question,
20:17effectivement,
20:18André,
20:18c'est que j'entends
20:19qu'aujourd'hui,
20:25je donne un chiffre
20:26très simple.
20:27La charge d'intérêt
20:28de la dette,
20:28c'est-à-dire,
20:29ce que nous coûtent juste
20:29les intérêts de la dette,
20:31ça va nous coûter
20:3270 milliards d'euros
20:33par an
20:34à partir de cette année.
20:3570 milliards d'euros.
20:3670 milliards.
20:37Et attendez...
20:38Uniquement les intérêts
20:39de la dette.
20:39Uniquement les intérêts.
20:40Ça ne se trouve pas
20:41sous le sabot d'un cheval,
20:4270 milliards,
20:43vous voyez ?
20:43Et à partir de l'année prochaine
20:45ou l'année suivante
20:45ou plus tard,
20:46parce que là,
20:46les taux d'intérêt
20:47sont en train d'augmenter.
20:48Donc,
20:49depuis la semaine dernière,
20:50déjà, ça augmente.
20:56Complètement jeté
20:57par les fenêtres.
20:58Alors, chiffre de Bercy,
20:59incroyable.
21:00En 15 ans,
21:01c'est-à-dire de 2015
21:01à 2030,
21:02ça va se monter à combien ?
21:04Juste, encore une fois,
21:04la charge d'intérêt
21:05de la dette.
21:061 000 milliards d'euros.
21:08André, vous vous rendez compte ?
21:091 000 milliards d'euros
21:10jetés par les fenêtres.
21:13Vous vous rendez compte
21:13ce qu'on fait
21:13avec 1 000 milliards d'euros ?
21:15Tout ce que sur les hôpitaux,
21:16sur la santé...
21:18L'éducation nationale,
21:19la santé,
21:19sur l'armée, etc.
21:22C'est complètement fou.
21:23Et on trouve encore
21:24des économistes
21:25qui disent
21:25« Ah, mais non,
21:25mais on s'en fiche,
21:26la dette,
21:26ça ne coûte rien. »
21:27Oui, on s'assied dessus.
21:28Oui, mais c'est irresponsable.
21:29Parce que derrière,
21:30qui paye ?
21:31C'est les Français.
21:31Parce que quand,
21:32effectivement,
21:33on a une telle dette,
21:33et là,
21:34ça va se produire
21:34la semaine prochaine,
21:35eh bien,
21:36les taux d'intérêt
21:36vont augmenter.
21:37Vous savez que pour l'instant,
21:38on vit quand même
21:39un miracle en France.
21:41C'est que malgré
21:41tous ces dérapages,
21:43la note de la France
21:44est toujours double A.
21:46Elle n'a pas été dégradée.
21:47Avant, on était triple A,
21:48maintenant, on est double A.
21:49Et le problème,
21:49c'est que le 12 septembre,
21:52donc quelques jours
21:52après, certainement,
21:53la démission de M. Bayrou,
21:55eh bien,
21:55il y a l'agence de notation Fitch
21:57qui donne sa note
21:58sur la France.
21:59Et depuis un an,
22:00elle a sorti deux rapports,
22:02et dans les deux rapports,
22:02elle dit la même chose.
22:04Elle dit,
22:05en fait,
22:05mon modèle de notation
22:06donne une dégradation
22:09de la note de la France.
22:10Mais,
22:11pour X raisons,
22:12notamment parce qu'on fait
22:13confiance au gouvernement
22:14pour réduire le déficit.
22:15Et c'est politique, ça.
22:16Bien sûr.
22:16Eh bien,
22:16nous ne dégradons pas
22:17la note de la France.
22:19Sauf que là,
22:19le 12 septembre,
22:21ils vont avoir du mal
22:21à dire ça.
22:22Parce que, justement,
22:23il n'y a pas de gouvernement.
22:24Il n'y aura pas de budget.
22:26Donc là,
22:27évidemment,
22:27ils vont certainement dégrader.
22:29Alors sinon,
22:29c'est que vraiment,
22:30ils sont au-dessus de tout.
22:31Mais,
22:31sauf que si vous passez
22:32de double A à simple A,
22:34ça, c'est très important
22:35de le comprendre.
22:35Et c'est là où les Français
22:36sont concernés.
22:37C'est que,
22:37ça veut dire que la dette publique
22:38française,
22:39elle change de catégorie.
22:40Elle devient donc
22:41catégorie inférieure.
22:44Mais ça veut dire quoi ?
22:44Concrètement,
22:45ça veut dire que pour beaucoup
22:47d'investisseurs,
22:47par exemple,
22:48les banques,
22:49les compagnies d'assurance,
22:50elles,
22:51elles sont obligées
22:51d'acheter du triple A
22:52ou du double A.
22:53Si vous êtes simple A,
22:55vous n'êtes plus
22:55dans le cahier des charges.
22:56Et donc,
22:57ça veut dire que,
22:57là, j'arrive sur les Français
22:59parce qu'ils ne vont pas
23:00acheter cette dette.
23:01Donc,
23:01les taux d'intérêt vont augmenter.
23:03Et quand les taux d'intérêt
23:03augmentent,
23:04ça veut dire que les taux d'intérêt
23:05des crédits que nous,
23:06nous payons,
23:07les ménages,
23:07les entreprises,
23:08etc.,
23:08vont augmenter.
23:09Ce qui va également
23:09casser l'activité économique,
23:12faire du chômage.
23:13Donc,
23:13c'est les Français
23:13qui vont payer encore une fois.
23:14Alors,
23:14je voudrais,
23:15là,
23:15on va en parler
23:16parce que,
23:17est-ce qu'on va arriver
23:17au FMI ?
23:19Est-ce qu'on va arriver
23:20à la Grèce ?
23:21Est-ce qu'on va arriver
23:22parce qu'on entend
23:23des tas de bruits ?
23:23Je voudrais vraiment en parler
23:24parce que,
23:25c'est les rumeurs,
23:26mais ce sont les rumeurs
23:27intéressantes.
23:27Vous savez,
23:28vous allez à votre banque,
23:29votre banque va vous cloquer
23:29votre compte.
23:31Vous allez,
23:31on entend ça,
23:32ça,
23:32ça m'intéresse aussi
23:33votre réaction
23:35et votre...
23:36Parce que Marc Toiti
23:37ont dit,
23:37oui, d'accord,
23:38attendez,
23:43je veux prendre 5 000 euros.
23:44Il vous dit,
23:44mais pourquoi ?
23:45Pourquoi vous allez me prendre
23:465 000 euros ?
23:47C'est mon argent.
23:48Qu'est-ce que c'est ?
23:49En quoi ?
23:50Puis quand vous allez me demander
23:51qu'est-ce que je fais
23:52des 5 000 euros ?
23:53C'est dingue.
23:54On en parle tout de suite
23:55après cette petite pause.
23:57A tout de suite.
23:59Sud Radio,
24:00Bercov dans tous ses états.
24:04Eh bien,
24:04nous sommes toujours
24:05avec Marc Toiti.
24:06Nous faisons un audit
24:07de la France
24:08et ça vaut le coup
24:09de l'écouter,
24:10vraiment,
24:11avec ce qui se passe.
24:12Je crois que nous avons
24:13un auditeur.
24:13On accueille Jean-Pierre
24:14de Clermont-Ferrand.
24:15Oui, bonjour Jean-Pierre.
24:17Bonjour les amis
24:18de Sud Radio,
24:19bonjour à M. Toiti.
24:21Moi, je voulais vous raconter
24:22une histoire
24:22parce que M. Toiti disait
24:24que les retraites de l'État
24:25nous coûtaient déjà
24:2650 milliards.
24:27Mais il n'y a rien d'étonnant.
24:28Je vous cite le cas.
24:29Moi, j'ai de la famille
24:30qui travaillait
24:31à la Banque de France
24:32et je connais
24:33une personne
24:35qui a travaillé
24:36en tout
24:37entre l'embauche
24:38et son départ à la retraite
24:39a travaillé 24 ans.
24:41Trois enfants,
24:41donc majoration
24:42de la retraite,
24:43etc.
24:44Mais il faut savoir
24:44que les avantages
24:45de la Banque de France
24:46n'étaient pas du tout
24:47celles des entreprises
24:48d'aujourd'hui,
24:49y compris dans la fonction publique.
24:51Mais il y en a d'autres
24:51comme ça.
24:52Je ne veux pas
24:52l'exemple de la Banque de France
24:53parce que je connais.
24:54Et donc,
24:55cette personne est partie
24:56à 24-25 ans
24:58de l'activité,
25:00pleine retraite
25:01et à cette époque-là,
25:04par la suite,
25:05ma sœur est rentrée aussi
25:08à la Banque de France.
25:09Elle a travaillé
25:11beaucoup plus longtemps
25:11que cette personne
25:13et elle gagnait moins
25:15que celle qui est partie
25:16à la retraite
25:16à 24 ans d'activité.
25:17Ça a changé, oui.
25:20Et donc,
25:21ça, ça s'est passé
25:21aussi dans les années
25:23fin 80, par exemple.
25:25Moi, j'ai connu des gens
25:27qui sont partis
25:28à 50 ans
25:29à la retraite.
25:30On les a mis d'office
25:31à la retraite
25:31à 50 ans
25:32pour les besoins
25:34de services
25:34et d'organisation.
25:36Et donc, ça,
25:37ça coûte l'argent
25:37à l'État.
25:38Mais personne n'en parle.
25:40Oui, justement,
25:40on en parle
25:41et c'est intéressant.
25:43Oui, tout le monde
25:43complètement.
25:44C'est-à-dire que,
25:45non mais,
25:45encore une fois,
25:46la retraite,
25:47c'est-à-dire que
25:48dans le secteur privé,
25:49effectivement,
25:50on va regarder,
25:51je dirais,
25:52les 25 dernières années.
25:53Voilà.
25:53Alors que,
25:54dans le public,
25:55on regarde...
25:55Les meilleurs 25 années
25:56alors que le public,
25:57c'est les 6 derniers mois.
25:58C'est les 6 derniers mois, oui.
25:59C'est pas le même salaire.
25:59Il y a quand même
25:59une sacrée différence.
26:01Oui, c'est ça.
26:01Non mais,
26:01à la rigueur,
26:02pendant des années,
26:02c'est vrai qu'il y avait
26:03la sécurité de l'emploi
26:05dans la fonction publique.
26:05Bien sûr, bien sûr.
26:06Mais les salaires
26:07étaient moins élevés
26:08que dans la fonction privée.
26:09Donc, on dit,
26:09bon, au moins,
26:10on se rattrape.
26:10Sauf que maintenant,
26:11malheureusement,
26:12il y a un chômage
26:12qui augmente très fortement
26:13dans la fonction privée,
26:14donc.
26:15Mais par contre,
26:15les salaires sont quasiment
26:16identiques entre la fonction privée
26:17et la fonction publique.
26:18Donc, finalement,
26:19on n'a plus les avantages
26:20qu'il y avait ensuite.
26:22Et idem sur la retraite,
26:23moi, je vois beaucoup,
26:24j'ai beaucoup de témoignages,
26:25justement,
26:25qui me montrent
26:26qu'effectivement,
26:26arrivé à la retraite,
26:27il y a une telle baisse
26:28de niveau de revenus
26:30que des personnes
26:30n'ont plus les moyens,
26:31justement,
26:32de manger normalement,
26:33comme ils veulent, etc.
26:34Ça, c'est quand même
26:34très dangereux.
26:35Mais je voudrais justement
26:36revenir, Marc Toiti,
26:37à cette histoire,
26:38quand même,
26:39des banques,
26:39on en parle.
26:40Vous savez,
26:40il y a toutes les rumeurs
26:41qu'il y a depuis,
26:42et qui ne sont pas nouvelles.
26:43Je ne parle même pas
26:44de, on verra les notes,
26:45vous dites,
26:46les notes des agences
26:47de notation,
26:49les fiches et autres.
26:51On verra,
26:51bon, on dit la France,
26:52on dit la Grèce,
26:53la FMI.
26:53Mais il y a quelque chose
26:55qui me frappe beaucoup
26:56et en ce moment,
26:56j'ai beaucoup de personnes
26:58que je connais,
26:59c'est que,
27:00moi, il y a un truc de base,
27:01vous allez dans une banque,
27:01vous savez très bien
27:02l'argent que vous avez
27:03dans la banque,
27:04il dort,
27:05comme disait,
27:06il dort ou il ne dort pas,
27:07comme disait notre auditeur,
27:09eh bien,
27:10il demande 5 000 euros,
27:12on lui dit,
27:14mais c'est pourquoi, monsieur ?
27:15C'est-à-dire que ça store
27:17quelque chose,
27:18est-ce que c'est légal,
27:19d'abord ?
27:19Est-ce qu'il y a des...
27:20Est-ce que si je sais
27:21que j'ai tant d'argent
27:22dans une banque,
27:24dans mon compte,
27:25et que je veux
27:28prendre une partie,
27:29est-ce qu'on ait le droit
27:30de me demander
27:30pourquoi ?
27:31Ben, normalement non,
27:32encore une fois,
27:32parce que l'argent,
27:33sauf si, effectivement,
27:34il y a des dépôts en espèces,
27:35etc.,
27:35il y a de l'argent
27:36un petit peu bizarre,
27:37si vous voulez,
27:37mais on en est,
27:39on en est effectivement
27:40très très moins,
27:40donc les banques,
27:41effectivement,
27:41non,
27:42certaines, du moins,
27:43n'ont pas à faire ça,
27:44surtout si c'est des personnes
27:45qui sont au-dessus
27:46de tout soupçon,
27:47donc voilà,
27:47ça qui est fou,
27:48c'est qu'on va embêter
27:49des gens honnêtes,
27:50puis par contre,
27:51toute l'économie parallèle,
27:52toute l'économie de la drogue,
27:53de la mafia,
27:54on les laisse tranquilles,
28:00du chiffre d'affaires
28:02de la drogue en France,
28:03quoi,
28:033 milliards,
28:03ou même plus,
28:04on est même plutôt
28:05à 8 milliards,
28:06voire 10 milliards,
28:07c'est ce que je veux dire,
28:07donc c'est quand même
28:08assez, effectivement,
28:09assez incroyable,
28:10donc ça qui est quand même,
28:11voilà, dangereux,
28:12bon,
28:13parce qu'on est en train
28:14de parler des banques,
28:14je vais vous raconter
28:15ce qui m'est arrivé,
28:16qui est incroyable,
28:18parce que justement,
28:18bon,
28:18j'en parle un petit peu,
28:19que je subis des pressions,
28:20etc.,
28:21il y a quelques mois,
28:22je ne donnerai pas le nom,
28:23mais je suis une grande banque française,
28:25ça fait 40 ans que je suis là-bas,
28:27c'était ma première banque,
28:28j'avais 15 ans,
28:28j'ai ouvert un compte là-bas,
28:29si vous voulez,
28:30et donc,
28:32bon,
28:32tout allait bien,
28:33je n'ai jamais eu aucun découvert,
28:34d'ailleurs,
28:34je n'ai jamais fait un crédit
28:35dans cette banque,
28:35bref,
28:36j'ai ma co-société,
28:38j'ai mon compte personnel,
28:40celui de mes enfants,
28:41etc.,
28:42bref,
28:43il m'appelle,
28:43donc il y a quelques mois,
28:45le patron de la banque privée,
28:46il me dit,
28:46écoutez Marc,
28:47on est désolé,
28:48mais notre banque
28:50ne veut plus travailler avec vous,
28:52je dis,
28:52ah bon,
28:52mais pour quelle raison ?
28:53Pour quelle raison ?
28:54Il faut peut-être une raison,
28:55et ça,
28:55j'ai découvert,
28:56on l'apprend tous les jours,
28:57en me disant qu'effectivement,
28:58la banque n'a pas à se justifier
29:01pour fermer des comptes.
29:02Ah oui,
29:03elle peut le fermer arbitrairement ?
29:04Sans aucune raison,
29:05parce qu'à l'arrière,
29:06effectivement,
29:06s'il y a des trafics d'argent,
29:08s'il y a de l'argent sale,
29:09ok,
29:10ou si vous avez mal parlé
29:11au Charlie Cléantel,
29:12ok,
29:12mais ce qui n'est pas du tout mon cas,
29:13parce qu'il y avait même de l'argent
29:14qui dormait,
29:14donc ils ont préféré effectivement.
29:16Alors,
29:17qu'est-ce qui s'est passé ?
29:18Vous êtes français,
29:18vous allez le voir quand même ?
29:20En fait,
29:20globalement,
29:21évidemment,
29:22heureusement qu'il y a d'autres banques en France,
29:23donc j'ai changé de banque,
29:23si vous voulez,
29:24mais ils m'ont tout fermé.
29:25Mon compte privé,
29:27mon compte de ma boîte,
29:28celui de mes enfants,
29:30attendez,
29:30dans quel pays vit-on ?
29:31Et je me suis renseigné,
29:32effectivement,
29:32parce que j'ai des amis
29:33qui travaillent dans cette banque,
29:34et donc ça vient de la direction générale.
29:37Donc il y a quelqu'un...
29:37Donc c'est politique,
29:38soyons clairs,
29:39par rapport à nos déclarations,
29:40par rapport à...
29:40J'imagine, bien entendu,
29:41qu'est-ce que j'ai fait de mal ?
29:42Il n'y a aucune justification pour faire ça.
29:44Donc c'est ça qui devient très dangereux en France.
29:46C'est-à-dire que le fait de faire
29:47ce que nous faisons aujourd'hui,
29:48de dire la vérité,
29:49de dire les choses,
29:50simplement.
29:50Dire les choses.
29:51Eh bien, voilà,
29:52c'est ce que disait Orwell,
29:53dans un moment de supercherie universelle,
29:56dire la vérité devient un acte révolutionnaire.
29:58Absolument.
29:59Et donc, moi, si vous voulez,
30:00moi je suis tombé.
30:01Même encore aujourd'hui,
30:02vous voyez, j'en parle,
30:03je ne voulais pas en parler,
30:03mais bon, voilà.
30:04Pour vous, André, je vous en parle.
30:06Je me dis, c'est quand même incroyable.
30:08Nous sommes en France.
30:09Regardez, parce que,
30:10comme ils savent qu'ils ne peuvent pas m'embêter,
30:12ils ne peuvent pas me faire grand-chose, évidemment.
30:14C'est un délabour reproché.
30:15Voilà où on en est aujourd'hui.
30:16Et alors, ce n'est pas fini.
30:17Maintenant, j'ai même deux contrôles fiscaux.
30:19Un personnel, un sur ma boîte.
30:21Là aussi, je n'ai rien à me reprocher.
30:22Mais voilà.
30:23On fait en sorte de vous mettre des bâtons dans les roues
30:25parce que vous dites la vérité.
30:26C'est extrêmement...
30:27Je ne pensais pas le dire, vous voyez.
30:28Donc voilà, je le dis.
30:29Mais voilà où nous en sommes aujourd'hui.
30:31Et pour tout vous dire,
30:31j'ai fait une émission la semaine dernière,
30:33un de vos concurrents, mais néanmoins amis.
30:35Je lui ai raconté l'histoire.
30:38Un présentateur connu, aussi connu que vous.
30:40Il m'a dit qu'il y a eu la même chose.
30:42Il a fait une interview, bref,
30:44d'une personnalité française.
30:46Donc ça s'est mal placé.
30:48Cinq jours plus tard, contrôle fiscal.
30:50C'est quoi ?
30:51C'est-à-dire...
30:52OK.
30:53Encore une fois,
30:53quand on voit, moi je reçois des messages tous les jours
30:55de chefs d'entreprise qui me disent
30:56je mets la clé sous la porte,
30:58je ferme parce que j'ai eu un contrôle USF qui s'est mal passé.
31:00Il n'avait rien fait de mal,
31:01mais il avait fait des petits oublis, etc.
31:04Et on le ferme.
31:05Il a fermé sa boîte.
31:06Il y en a plein de cas comme ça.
31:08Et puis les voyous, les trafiquants de drogue,
31:10on les laisse prospérer.
31:11Attendez.
31:12C'est quoi cette société ?
31:13Il faut arrêter.
31:16Moi c'est là où je...
31:17On arrive au cœur du problème,
31:18c'est ces deux poids de mesure érigés en institution.
31:21Mais bien sûr.
31:21Moi je viens de citer HLM d'Orly.
31:24J'ai eu la chance de m'en sortir.
31:26Qu'est-ce qu'on veut ?
31:27On veut me remettre.
31:27Vous voyez ?
31:28Mais comme je dis la vérité,
31:29alors ça ne plaît pas.
31:30Vous voyez ?
31:30C'est quand même assez incroyable.
31:32Et c'est aussi bon signe.
31:33Parce que ça veut dire qu'on est dans la vérité.
31:35C'est-à-dire qu'on dérange, entre guillemets.
31:36En tout cas, et qu'on en parle et qu'on peut débrouiller, etc.
31:38Mais moi ce que je veux dire, c'est que...
31:40Reste quand même optimiste.
31:41Je pense qu'on peut encore sauver la France.
31:43Par contre, il faut être clair.
31:44On ne résoudra pas les problèmes par ceux qui les ont créés.
31:47Albert Einstein.
31:48Exactement.
31:49Donc voilà, on a les mêmes références à André.
31:51Et vous savez que c'était un écrivain que j'aime beaucoup, Guy Debord,
31:55qui disait, et c'est vraiment ça, par rapport à ce que disait Orwell,
31:58mais dans un monde inversé, le vrai n'est plus qu'un moment du faux.
32:02Oui, c'est exactement ça.
32:03C'est ça.
32:04C'est un monde à l'envers.
32:05C'est un segment de vérité.
32:06Oui, mais comme tout le reste est faux, ça passe, c'est compliqué.
32:09Ah non, mais c'est vrai que c'est triste aussi,
32:12parce qu'on aime notre pays, il faut être honnête.
32:15On aime la France.
32:16Donc on se dit, moi je n'ai rien fait de mal.
32:17Parce que je veux dire, moi ce que je veux, c'est faire avancer les choses.
32:20C'est faire en sorte qu'on me prenne en fin des bonnes choses.
32:21Moi ça fait 30 ans, j'ai 30 ans de métier.
32:23C'est ça qui les dérange, parce que bon, à l'arrière,
32:24quelqu'un qui sort comme ça, qui dit des bêtises,
32:26moi tout ce que j'évoque, c'est sourcé,
32:28c'est les chiffres de l'INSEE, de la Banque de France, etc.
32:31Ça fait 30 ans de métier, je n'ai pas changé.
32:33On se connaît, Henri André, depuis peut-être pas loin de 30 ans certainement.
32:36Donc voilà, j'ai toujours été constant de dire,
32:38moi mon but c'est de démocratiser l'économie,
32:40de développer la culture économique des Français.
32:43Et le simple fait de faire ça, ça déplaît.
32:46Mais attendez, c'est quand même...
32:46Oui mais c'est là où vous débouchez, que vous ne vouliez ou pas,
32:49mais je sais que vous, Marc Toiti, vous savez très bien,
32:52c'est que l'économie ne peut pas se séparer de la politique.
32:55Ben oui, mais justement...
32:56L'économie, c'est... Non, je veux dire, elle devrait,
32:58elle devrait, enfin les gens devraient être, je dirais,
33:01objectif, responsable,
33:03et ne pas tenir compte de tel ou tel courant et opposition.
33:06Mais quand on revient et qu'on dit, par exemple,
33:08alors moi je vous disais, ça va,
33:10aujourd'hui,
33:11pourquoi par exemple, soyons extrêmement clairs,
33:15est-ce que l'Italie s'en sort mieux que la France,
33:17et pourquoi ?
33:18Ah ben c'est très simple.
33:19Ils ont pris le taureau par les cornes.
33:20Alors déjà, l'Italie était jetée aux orties,
33:22vous vous souvenez, encore quelques temps.
33:24Ah oui, l'Italie c'était la poubelle, ou presque.
33:26Et simplement, à un moment ils ont dit,
33:28bon, on ne peut plus continuer comme ça,
33:29donc on va réduire,
33:31effectivement les dépenses,
33:32notamment les dépenses de fonctionnement,
33:33et ça fonctionne.
33:34On va réduire les dépenses qui ne servent à rien,
33:36et ça fonctionne.
33:37Et maintenant, cette année,
33:38ils vont baisser les impôts de 30 milliards d'euros.
33:40Et surtout pour ceux qui me disent, par exemple,
33:42oui mais quand on baisse la dépense,
33:43on ne peut pas le faire en France,
33:44parce que sinon ça a un effet récessif,
33:46ça crée une récession.
33:47Ben pas du tout,
33:48regarde en Italie, il y a de la croissance.
33:49Encore plus fort, l'Argentine.
33:51Oui, j'allais vous...
33:52L'Argentine de Millet.
33:54Avant que Millet soit élu,
33:57certains économistes, dans le monde,
33:59ont fait une pétition,
34:01y compris un économiste français qui s'appelle Piketty,
34:04qui est économiste de salon comme ça,
34:06qui, eux, ils se disent,
34:07il faut encore augmenter les dépenses,
34:08il faut encore augmenter la dette,
34:10ça ne coûte rien.
34:10Je ne sais pas comment,
34:11ils peuvent dire des trucs pareils,
34:12mais bon, admettons,
34:13il avait signé avec d'autres,
34:14et ils étaient 100 quand même.
34:15Si Millet est élu,
34:17l'Argentine va s'effondrer,
34:19elle ne redémarrera jamais.
34:21Que voit-on aujourd'hui ?
34:227% de croissance en Argentine.
34:24Pourtant, il a baissé les dépenses publiques,
34:26mais il a...
34:27Et l'impression qu'il a diminué de manière incroyable.
34:29Mais surtout, il a restauré la confiance.
34:30Vous savez, l'économiste...
34:31Mais alors comment ?
34:32On n'est pas que l'Italie ou l'Argentine,
34:34comment ?
34:35Concrètement, ils ont fait quoi ?
34:36L'économiste, c'est de la confiance.
34:38C'est-à-dire qu'il faut un moment
34:39que les dirigeants prennent les bonnes décisions.
34:42Et appliquent ce qu'ils ont...
34:43Alors, qu'est-ce qu'ils ont fait ?
34:45Je vais vous évoquer ici.
34:46Moi, pour moi, aujourd'hui,
34:47il faut faire ce que j'appelle en France
34:48une thérapie de choc bienveillante.
34:50Ça veut dire, d'abord,
34:51il faut commencer par baisser les impôts.
34:53Nous sommes numéro 1 du monde des impôts.
34:54Il n'y a pas un pays qui paye plus d'impôts que nous
34:56par rapport à notre richesse.
34:57Donc, il faut réduire.
34:58Par exemple, la CSG,
34:59qui était un impôt temporaire.
35:01Enfin, pas temporaire,
35:01mais qui était à la base à 1%.
35:03C'est la CRDS qui était temporaire.
35:04Et là aussi, ça continue.
35:06Donc, la CSG était à 1%
35:07créée en 1991 par Michel Rocard.
35:10Et maintenant, on est à 9%.
35:1117,2% sur l'épargne.
35:13Vous vous rendez compte ?
35:14La folie.
35:15Donc, moi, je dis aujourd'hui,
35:16il faut réduire cette CSG
35:17de 30 milliards d'euros.
35:18Comme ça, tous les Français,
35:19parce que tout le monde paye la CSG,
35:21tous les Français verront
35:21qu'on fait quelque chose pour eux,
35:23qu'on les aide.
35:23Et là, on va restaurer la confiance.
35:25On ne pourra pas dire
35:26oui, c'est le gouvernement, ce sucre.
35:27Non, il fait tout pour restaurer la confiance.
35:30Et dans le même temps,
35:32parce que si je baisse mes recettes,
35:33évidemment,
35:33ça génère une explosion du déficit,
35:35il faut réduire les dépenses.
35:36Et notamment les dépenses de fonctionnement,
35:38là aussi, d'au moins 50 milliards d'euros.
35:40Et encore une fois,
35:41tout le monde l'a fait.
35:43Oui, mais je veux vous dire,
35:44qui serait le Javier Millet en France ?
35:47Je ne parle même pas de...
35:48Ah, il n'existe pas.
35:49Non, mais qui ferait ?
35:49Afouera, Afouera.
35:51Il a réduit les ministères,
35:52il a réduit les agences publiques, etc.
35:55Il a réduit tout ça.
35:56Il a fait que ça suffit, les gars.
35:58Oh, tout ça, ça suffit.
35:59Vous avez 570 000, je dirais,
36:03administres, enfin, comment dire,
36:04élus en France, au sens large, on va dire.
36:06570 000, élus.
36:08570 000, oui, au sens large.
36:09C'est-à-dire, la fonction, vous voyez,
36:11politique...
36:11Oui, c'est pas mal.
36:12Oui, 570 000, c'est pas rien.
36:14Et alors, je ne dis pas qu'il faut tous les supprimer,
36:16mais bon...
36:16Non, mais ça fait des électeurs avec leur famille et tout ça.
36:18Oui, mais bon, attendez.
36:19Mais derrière, il y a des dépenses.
36:20Il y a des dépenses de fonctionnement.
36:21Même s'ils ne sont pas tous payés,
36:23mais il y a quand même des dépenses de fonctionnement derrière.
36:24Bien sûr, bien sûr.
36:25Vous voyez, ça coûte, là aussi cher.
36:26Quand on voit, par exemple, le millefeuille administratif,
36:28ça coûte 10 milliards d'euros par an.
36:3110 milliards, oui.
36:32C'est un truc facile à faire, ça.
36:33C'est un millefeuille.
36:34On a les mêmes dépenses au même strat du millefeuille.
36:38Il faut arrêter.
36:38Vous comprenez ?
36:39Donc, il faut être sérieux.
36:40Le vrai, c'est que nous ne sommes pas sérieux.
36:42Et ce qu'on aime faire en France,
36:43c'est trouver des boucs émissaires.
36:44Alors, voilà, c'est les Français,
36:46c'est les retraités,
36:47c'est les boomers,
36:48c'est Pierre, Paul et Jacques.
36:49Non.
36:49Ce sont nos dirigeants, aujourd'hui,
36:51qui prennent les fameuses issues.
36:52Et en fait, c'est ce que vous dites.
36:53En fait, il faut un peu la serpe.
36:55Il faut commencer à tailler, tailler, tailler.
36:58Oui, mais de façon intelligente.
36:59Il ne faut pas couper pour couper.
37:01Je n'irai pas jusqu'à ce qu'a fait,
37:02effectivement, Millen, en Argentine.
37:03Peut-être que ça peut nous faire mal en France.
37:05Il faut regarder chaque dépense.
37:07On fera un audit.
37:08Ce que fait la Cour des comptes chaque année,
37:10on le voit.
37:11Tous ces gaspillages qui sont là,
37:12on peut les supprimer.
37:12Oui, mais la Cour des comptes n'a aucun pouvoir exécutif,
37:16vous le savez.
37:17Bien entendu.
37:18Donc, on va continuer à faire cette audit.
37:20On va en reparler avec Marc Toiti
37:22après cette petite pause.
37:23A tout de suite.
37:25Sud Radio.
37:27Sud Radio, Percov dans tous ses états.
37:32Et Marc Toiti, dans cet audit de la France,
37:34d'ailleurs, qui voudrait pour plusieurs pays d'Europe,
37:37il y a quand même un paramètre.
37:38Et encore une fois,
37:39moi, je peux en parler en tant que travailleur immigré.
37:41Je sais d'où je viens, etc.
37:42Vous savez d'où vous venez.
37:44Moi, je viens du Liban.
37:45Et je suis...
37:46J'ai une mère d'origine espagnole
37:48et un père d'origine russe.
37:49Donc, on ne va pas m'accuser de quoi que ce soit.
37:53Et si on m'accuse,
37:53je n'en ai rien à faire.
37:55Je sais où je suis
37:55et où je me tiens
37:56et je sais pourquoi je suis français.
37:58Et fortement.
38:00De bouche
38:01et peut-être sinon de souche.
38:03Mais,
38:03est-ce que, quand même,
38:05il ne faut pas parler
38:06de cette espèce de tabou incroyable,
38:08parce que vous passez pour
38:09à droite d'Adolf Hitler,
38:10du coup de l'immigration ?
38:11Et de la manière dont on traite l'immigration.
38:13Non, mais...
38:14Non, mais c'est sûr.
38:15Le gros problème qu'on a,
38:16c'est que,
38:16moi, je le vois,
38:17encore une fois,
38:18quand je dis simplement
38:18une réalité économique,
38:19on me dit
38:20« Ouh là, vous êtes complotistes,
38:21vous êtes d'extrême droite,
38:21vous êtes ci... »
38:22C'est ça qui est devenu...
38:22On ne peut plus parler aujourd'hui.
38:23On ne peut plus dire les choses,
38:24bien entendu.
38:25Mais c'est vrai qu'elle a aussi un coût
38:27sur l'immigration,
38:28bien entendu.
38:29Normalement,
38:30ça peut être positif,
38:31l'immigration,
38:31mais à deux conditions.
38:32C'est qu'on ait une phase
38:33de croissance forte,
38:34ce qui n'est pas notre cas,
38:35et deux,
38:36que, effectivement,
38:36la population immigrée
38:37s'intègre.
38:38Et, malheureusement,
38:39ce n'est pas non plus
38:40complètement le cas.
38:41Donc, si on n'a pas ça,
38:42l'immigration,
38:43c'est un coût.
38:44Et on le sait bien,
38:44ce n'est pas moi qui le dis,
38:45c'est effectivement l'INSEE,
38:46où on voit très bien
38:46qu'on a un taux de chômage
38:47beaucoup plus élevé,
38:48malheureusement,
38:49dans les populations immigrées,
38:50parce qu'il n'y a pas,
38:51justement,
38:51d'intégration.
38:52Donc, c'est ça qui est très...
38:53Et par contre,
38:54effectivement,
38:54il y a toutes ces aides.
38:55Là aussi,
38:55on n'a pas le droit de regarder,
38:56parce qu'on n'a pas le détail.
38:58Et qui se chiffrent par milliards.
39:00Évidemment.
39:01Alors, je ne dis pas
39:01qu'il faut tout arrêter.
39:02Bien entendu.
39:03Il faut regarder...
39:04Mais vive l'immigration légale,
39:06mais pas l'immigration illégale
39:08et clandestine.
39:09L'immigration légale.
39:10Et puis également,
39:11moi, je dirais même
39:11vers une immigration choisie,
39:13parce qu'effectivement,
39:13dans certains secteurs,
39:14on a peut-être besoin
39:14de personnel, etc.
39:16Mais aujourd'hui,
39:16le drame,
39:17c'est qu'il y a malheureusement
39:19des personnes
39:19qui ont cotisé toute leur vie,
39:21qui ont une retraite misérable
39:22et qui dorment dans leur voiture.
39:23Et puis malheureusement,
39:24il y en a d'autres
39:24qui viennent d'arriver
39:25et qui sont bien choyés.
39:28Par exemple.
39:28Et ça, ça ne passe plus.
39:31On ne le savait pas.
39:33Maintenant, avec les réseaux sociaux,
39:34tout se sait, malheureusement.
39:35On ne peut plus voiler
39:37ou masquer la réalité.
39:39Et donc, moi, justement,
39:40pour éviter justement
39:41le racisme, etc.,
39:43il faut dire les choses.
39:44Pour moi, le racisme, justement,
39:45c'est de dire
39:45parce que tu es de telle ou telle origine,
39:47alors on te laisse tranquille.
39:48Mais non, si.
39:49Effectivement, il y a des amis...
39:50Ça, c'est le racisme à l'envers.
39:51C'est le racisme à l'envers,
39:52mais c'est du racisme.
39:53Bien sûr.
39:53Moi, encore une fois,
39:54je viens de les citer
39:54à Chélène Dorlie.
39:55Moi, mes parents étaient
39:56des pieds noirs d'Algérie.
39:58Mais moi, je remonte...
40:00Mes origines françaises
40:01remontent même
40:02jusqu'à la Révolution française.
40:03Pour vous dire.
40:04Dans ma famille, en tout cas.
40:05Donc, il n'y a pas de problème.
40:06Mais ce que je veux dire par là,
40:06c'est que dans les CHLM,
40:08il y avait toutes les origines
40:09qui étaient là.
40:10Mais ça marchait.
40:11Pourquoi ?
40:12Parce qu'on avait
40:13cette volonté de nous en sortir.
40:14On voulait sortir par le haut.
40:16Et puis, il y avait un respect.
40:17Il y avait un respect de la France,
40:19un respect des autorités
40:20qu'il n'y a plus aujourd'hui.
40:22C'est ça qui est très dangereux.
40:23Parce que, d'un point de vue
40:24social, sociétal...
40:26Moi, je vais beaucoup,
40:26par exemple,
40:27dans les villes de province.
40:29Je suis stupéfait
40:30de voir comment ça se délite.
40:32Je me rappelle Nantes, par exemple.
40:34Une ville que j'aime beaucoup
40:35qui était la ville
40:36du bien-vivre en France
40:37il y a quelques années.
40:37Vous vous souvenez ?
40:38Bien sûr.
40:38Aujourd'hui, vous allez...
40:40Le jour où je suis entre ville
40:41et compagnie, oui.
40:41Je suis arrivé à la gare
40:42après ma conférence.
40:44Je dormais à l'hôtel de la gare.
40:45Bref.
40:45Je suis arrivé.
40:46J'avais peur.
40:48Pourtant, je viens de décider à HLM.
40:49Donc, je suis habitué.
40:50Vous voyez ?
40:50Mais non, donc, attendez.
40:52C'est ça qui est très dangereux
40:53aujourd'hui.
40:53Il faut rétablir une stabilité
40:56sociale et sociale
40:58et surtout, une sécurité.
41:00On parlait tout à l'heure
41:00de l'Argentine
41:01où il y avait évidemment
41:02beaucoup de corruption,
41:03beaucoup de mafias,
41:03beaucoup de meurtres, etc.
41:04Bien sûr.
41:05Maintenant, l'Argentine
41:06est devenue le pays
41:06le plus sûr d'Amérique latine.
41:09Comme le Salvador.
41:10C'est ça.
41:11On n'aime pas boucler
41:12mais le Salvador...
41:13Encore une fois,
41:15à un moment,
41:15il faut tolérance zéro.
41:16C'est-à-dire qu'il faut
41:17bien faire comprendre
41:18justement à tous les types
41:19de trafic, de violences, etc.,
41:20que ce n'est pas tolérable
41:22en France.
41:23Et pour ça,
41:24on a besoin effectivement
41:25d'un chef,
41:26on a besoin d'une direction.
41:27Effectivement,
41:28quand, si au sommet de l'État,
41:29on laisse faire,
41:30on laisse faire,
41:31je ne parle même pas
41:31des actes antisémites
41:32qui explosent.
41:33La semaine dernière,
41:34je faisais une émission
41:34justement sur CNews,
41:36mais on ne peut pas la nommer.
41:37Je parlais d'économie
41:38puis après,
41:38il y avait un reportage
41:39justement sur...
41:40Il y avait un jeune
41:41qui a été effectivement
41:42agressé à Lyon
41:42et la responsable
41:44d'une dame juive de Lyon
41:46disait,
41:47nous, aujourd'hui,
41:47on fait attention
41:48quand on sort,
41:49on regarde derrière nous
41:50s'il n'y a personne derrière.
41:51Attendez,
41:52mais c'est horrible.
41:53C'est quoi ?
41:54C'est la Seconde Guerre mondiale ?
41:56Non, mais c'est incroyable
41:58d'en arriver là
41:59en 2025 en France.
42:01Vous comprenez ?
42:01Donc, c'est là où,
42:02aujourd'hui,
42:03il faut repenser
42:05complètement notre société.
42:06Il faut un vrai électrochoc.
42:08Ça soit d'un point de vue économique
42:09et après,
42:10tout est lié
42:10parce que si l'économie va mieux,
42:12si vous avez de la croissance,
42:13si le chômage baisse,
42:14vous pouvez effectivement
42:15rassurer,
42:16vous pouvez restaurer
42:17une certaine cohésion.
42:19Et là, aujourd'hui,
42:19moi, ce qui m'inquiète,
42:20c'est que dans une société
42:21qui se délite
42:22avec presque de la violence,
42:25quand on monte du doigt
42:26à certaines catégories
42:26de la population,
42:27c'est très dangereux.
42:29Non, mais le pire que ça,
42:31vous savez,
42:31vous parlez
42:32de la communauté juive,
42:33etc.,
42:33et les églises incendiées,
42:35et les actes anti-chrétiens.
42:37Il y a,
42:37aujourd'hui,
42:38la communauté la plus suivie,
42:39enfin, poursuivie,
42:40c'est les chrétiens
42:41dans le monde.
42:42Vraiment,
42:42c'est quand vous voyez
42:43ce qui se passe un peu partout.
42:45Donc,
42:46il y a quand même un problème
42:47et là,
42:47on revient
42:48et c'est vrai pour l'économie
42:49comme c'est vrai pour la société.
42:50Marc,
42:50je voudrais qu'on finisse là-dessus.
42:52Est-ce qu'une société
42:53sans sanctions
42:54peut tenir ?
42:55Non.
42:55Non,
42:55c'est pourquoi,
42:56c'est triste à dire,
42:58mais il faut une sanction
42:59pour la France
42:59parce que le problème,
43:00c'est que comme il n'y a pas de sanctions,
43:01on fait n'importe quoi.
43:02C'est vrai que le fait
43:03justement d'avoir l'euro,
43:04la protection de la Banque Centrale Européenne
43:06qui a fait la planche à billets,
43:07etc.,
43:07on s'est dit,
43:08bon,
43:08c'est l'argent magique,
43:09vous vous souvenez ?
43:09Donc,
43:09il ne peut rien nous arriver.
43:11Maintenant,
43:11de temps en temps,
43:11il faut une sanction
43:12pour qu'on comprenne.
43:13Et le problème,
43:14c'est que,
43:15encore une fois,
43:15la France,
43:16ce n'est pas la Grèce.
43:16C'est-à-dire que la Grèce,
43:17c'était 350 milliards d'euros,
43:19nous,
43:19c'est 3500 milliards.
43:20Oui,
43:20c'est dingue.
43:21Quand la France,
43:21quand tu vas avoir une crise financière...
43:32Et qui va payer à la fin ?
43:33Comme les taux d'intérêt vont augmenter,
43:34c'est évidemment les Français
43:35qui vont payer.
43:37Donc,
43:37c'est là où je dis aujourd'hui,
43:38il faut que nous ayons des responsables,
43:39responsables,
43:40comme son nom l'indique,
43:41c'est-à-dire qu'ils soient sérieux
43:43et qu'ils prennent les bonnes mesures.
43:44Moi,
43:44ça qui m'inquiète,
43:45c'est le déni de réalité.
43:46On est en plein déni
43:47d'un point de vue économique,
43:49social,
43:50sociétal,
43:50sécuritaire.
43:51C'est ça.
43:51Donc,
43:51c'est ce qui fait qu'on ne peut pas
43:52prendre les bonnes décisions
43:53parce que vous ne regardez même pas
43:55la réalité en France.
43:55Et je ferai un mauvais jeu de mots,
43:57mais comme on fait son déni,
43:58on se couche.
44:00Et ce n'est pas ça
44:01qu'il faudrait faire.
44:02Et je finis là-dessus.
44:03J'ai encore une minute,
44:05monsieur le réalisateur.
44:06Juste une minute,
44:07non,
44:07ce que j'adore,
44:08c'est que,
44:09quand même,
44:09on est fabuleux,
44:10c'est que Trump a dit,
44:11voilà,
44:11moi,
44:12je ne subventionne plus la guerre en Ukraine,
44:14en revanche,
44:14il voulait des armes,
44:15je vous les vends.
44:16Et avec supplément.
44:18Et nous,
44:18on dit,
44:19oui,
44:19monsieur Trump,
44:20c'est quand même beau.
44:21C'est business first,
44:22comme le Fonds américain.
44:24Mais je pense que le vrai enjeu,
44:25encore une fois,
44:26c'est de prendre les bonnes mesures
44:28et de rassurer les Français,
44:29parce que là,
44:30on est en train,
44:30malheureusement,
44:30de créer une société extrêmement mauve.
44:32On va vivre des semaines
44:33très compliquées,
44:34mais je reste optimiste quand même,
44:35je pense qu'une fois qu'on aura touché
44:36le fond de la piscine,
44:37on pourra redémarrer.
44:38Eh bien, écoutez,
44:39on attend le fond de la piscine.
44:41Merci, Mark Toc.
44:41Merci.
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