Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 10 heures
Chaque vendredi, samedi et dimanche, invités et chroniqueurs sont autour du micro de Pierre de Vilno pour débattre des actualités du jour.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:0019h48, retour sur le plateau de Rampinsoir avec Joseph Messes-Caron et M. Hérault,
00:06Victor de son prénom, journaliste politique à Valeurs Actuelles.
00:09La politique, on va en parler puisque, Maël l'a dit, 260 voix pour la motion de censure.
00:17Moins de chance pour celle du RN qui va être examinée maintenant,
00:20puisque généralement, autant le RN vote avec LFI, mais le FI ne vote pas avec le RN.
00:25Après, on n'est pas à l'abri d'une surprise dans ces deux années complètement folles qu'on a vécues dernièrement.
00:35Mais voilà, en attendant, pas de motion de censure contre le budget.
00:39Et juste avant, c'est M. Lecornu qui a pris la parole pour bien taper sur les oppositions.
00:44Pourquoi vous n'assumez jamais vos votes ?
00:46Et c'est au fond pour ça que cet après-midi que cette séance est fondamentalement déconnectée,
00:50car tout le monde serait égé, tout le monde renoue avec les slogans,
00:55car au fond, il y a une ambiance politicienne dans ces débats,
00:59car ça sent bon la campagne des élections municipales,
01:02que ça sent déjà bon la campagne des élections présidentielles,
01:05et qu'au fond, tout est bon pour tromper le peuple français,
01:09et une fois de plus, le priver du budget et défendre l'intérêt général.
01:13Mesdames et messieurs les députés, il est temps désormais, je crois,
01:16de passer à autre chose, et que la France est enfin un budget.
01:20– Victor Hérault.
01:21– Ce qui m'agace, si vous voulez, avec les éléments de langage du Premier ministre,
01:24puisque c'en est, c'est justement qu'il accuse les oppositions d'avoir des éléments de langage,
01:29et lui-même les emploie constamment.
01:31Alors, d'un coup, il faut absolument la stabilité,
01:34même si la stabilité, c'est l'enlisement dans un projet socialiste,
01:37et un budget socialiste, allons-y dans la stabilité,
01:39ça ne peut pas être pire, et sauf que si.
01:41Ensuite, il dit, il faut absolument du compromis, du compromis, du compromis,
01:44il nous a bassinés avec ça pendant plusieurs mois,
01:46moi je persiste et je signe, il ne peut pas y avoir de compromis entre la politique de l'offre
01:50et la politique de la demande, entre la vision économique de gauche et la vision économique de droite.
01:54Le compromis n'existe pas, ce sont des antagonismes.
01:57Donc ils font du débat, et puis ensuite, le vote déterminera de quel côté la pièce tombe.
02:02Mais on ne peut pas trouver de compromis là-dessus.
02:03Et maintenant, alors oui, l'opposition est stérile,
02:06et l'opposition ne veut pas voter mon propre budget.
02:08Non mais à ce moment-là, je veux dire, le Premier ministre a l'air de découvrir...
02:12– Il avait l'air très agacé, on avait presque l'impression que c'était quelqu'un
02:15à qui on avait cassé les jouets, mais il était quasiment sûr de gagner.
02:21Est-ce que c'était des éléments de langage de Joseph Masses-Caron
02:24qui étaient destinés à couper court aux tentations de quelques socialistes
02:29ou même peut-être quelques LR qui se sont dit,
02:31bon, tiens, finalement, on est dans telle pagaille qu'une pagaille de plus,
02:36ça sera peut-être assez...
02:37– Vous êtes optimiste.
02:37– Ou pas, Joseph.
02:40Il réfléchit, Joseph.
02:41Il est-il le penseur ?
02:42– Je réfléchis parce que cette séquence est vraiment assez inédite dans l'histoire,
02:47même totalement inédite dans l'histoire de la Ve République,
02:49où ce budget n'est pas véritablement un budget exécutif,
02:53n'est pas véritablement un budget de l'opposition,
02:55n'est pas un budget, voilà, de le...
02:58Donc on se demande, en fait, c'est un budget dont pratiquement tout le monde refuse la maternité,
03:03ce sont des restes de frigo, vous voyez ?
03:08Quand vous avez tout bouffé, et qu'il reste des...
03:11Alors on fait ce qu'on peut, on fait un espèce de gratin, voilà.
03:14– Et personne n'est fier de le servir, mais c'est ce qu'on appelle un fousi-tout.
03:17Voilà, c'est un fousi-tout.
03:20Sauf qu'il y a quand même augmentation d'impôts,
03:24notamment sur les entreprises.
03:27Et alors là, j'avoue que je ne m'explique pas,
03:31évidemment, bien sûr, la position de la droite,
03:34des parlementaires de droite sur ce sujet, je ne me l'explique pas.
03:38Je m'explique encore moins,
03:40alors même si ça passe inaperçu, totalement,
03:42mais je m'explique encore moins la position du groupe Horizon,
03:47et encore, encore moins du groupe Modem,
03:50parce que je rappelle quand même que le groupe Modem,
03:52vous entendez, Marc Frénaud,
03:54toutes les critiques qu'il peut faire sur le budget,
03:56elles sont assassines, toutes.
03:58Notamment, par exemple, sur les impôts qui visent les entreprises.
04:03Et c'est logique, puisque je rappelle quand même
04:05que François Bayrou est tombé en disant,
04:07voilà, il faut 40 milliards, etc.
04:08Et alors, il n'en tire aucune conclusion dans les votes.
04:13Moi, il y a une discrédit du personnel politique
04:16qui est en train de s'installer,
04:18moi, que je trouve extrêmement dangereuse.
04:21Je crois qu'ils n'en ont pas la mesure.
04:24Je ne sais pas, peut-être qu'ils ne rentrent pas
04:26dans leur circonscription, je ne sais pas ce qu'ils font,
04:28mais en tout cas, ce qui est sûr,
04:30c'est qu'il y a un discrédit qui est en train
04:33de s'installer durablement.
04:35Alors, le Parti Socialiste, pardon, je termine,
04:38le Parti Socialiste qui était évidemment contre le 49-3
04:42et qui appuyait, puis ensuite, après,
04:43il était pour le 49-3, à la fin de la discussion.
04:46C'est surréaliste.
04:48Écoutons Jordan Bardella qui a vivement critiqué
04:51le budget 2026 et les manœuvres politiciennes
04:53ce matin sur BFM.
04:55On parle quand même d'un budget
04:56qui est un budget qui dégouline d'impôts
04:59et qui va rentrer en application
05:00par le jeu d'alliance entre les Républicains
05:02et le Parti Socialiste.
05:05Mais ça va nous coûter combien ?
05:06Non, mais ça, on a bien compris
05:07que vous n'étiez pas d'accord avec ce budget.
05:08Moi, j'entends beaucoup dire
05:11un budget, c'est mieux que pas de budget.
05:13Oui, sur la rhétorique, c'est vrai.
05:15Mais entre un budget socialiste
05:16qui dégouline d'impôts,
05:17qui va augmenter les prélèvements obligatoires
05:19de près de 30 milliards d'euros, madame,
05:21avec de nouvelles taxations
05:22sur les entreprises françaises,
05:23enfin, rendez-vous compte,
05:24encore une fois, on nous parle toute la journée
05:26de croissance, de réindustrialisation,
05:29de souveraineté et de l'autre.
05:30On va augmenter la fiscalité
05:32sur les entreprises françaises.
05:33Voilà, donc ça, c'est Jordan Bardella
05:35qui critique.
05:36Tout à l'heure, on parlait de stabilité
05:38et vous aviez raison, tous les deux,
05:40de dire que ce n'est pas forcément
05:41la stabilité que d'avoir un budget
05:42fousi-tout, pour reprendre le terme
05:46de l'ami Joseph Messes-Caron.
05:48Mais là où on veut de la stabilité,
05:52où les gens, tout à l'heure,
05:54Lecornu parlait de déconnexion,
05:56et là-dessus, je pense qu'il a raison,
05:57entre les politiciens,
05:59dont il fait partie d'ailleurs,
06:00au demeurant, et les concitoyens,
06:02c'est que les concitoyens,
06:03à un moment donné, quand ils ont le choix,
06:05ils font le choix.
06:06Et c'est le cas de M. Valentin,
06:07qui est député de Haute-Savoie,
06:09qui a gagné une partielle ce week-end
06:10contre un républicain,
06:12parce qu'aujourd'hui, il se trouve que
06:14les Français font le choix
06:17de gens qui peuvent régler les problèmes
06:18plutôt que des partis
06:20qui changent d'avis comme des girouettes.
06:22Et LR est discrédité,
06:23puisque notamment,
06:24le dernier grand avantage,
06:26et même de leur propre aveu,
06:27avantage comparatif qu'ils avaient
06:28sur le RN,
06:30c'était le sérieux budgétaire,
06:31c'était l'économie.
06:32Sauf que là, par leur vote,
06:34ils démontrent,
06:34alors je ne dis pas que le RN
06:35est exemplaire en la matière,
06:36mais les Républicains
06:37se sont mis au même niveau
06:38que le Rassemblement National maintenant.
06:40Et sachant que les arguments,
06:42vous parliez, encore une fois,
06:43je veux vraiment m'arrêter
06:44sur ce mot de stabilité,
06:45puisque 1,
06:46alors un budget bancal
06:47qui fait sombrer la France,
06:48ça ne s'appelle pas de la stabilité,
06:49en tous les cas,
06:50pas de la stabilité économique.
06:512, si la politique,
06:52si l'alpha et l'oméga de la politique,
06:53c'est la stabilité,
06:54on arrête tout,
06:55on ne fait plus d'élection,
06:55on ne fait plus rien,
06:56restons stables,
06:57tout ira bien.
06:58Un peu d'instabilité,
06:59ça peut être bien,
06:59c'est synonyme de changement.
07:01Et troisièmement,
07:02les Républicains voulaient censurer
07:04le gouvernement
07:04sur la question du Mercosur
07:06et la semaine suivante
07:06ne veulent pas le censurer
07:07sur le budget,
07:08ça n'a aucun sens.
07:09Et le prétexte,
07:10et c'est la meilleure,
07:11le prétexte de Laurent Wauquiez,
07:12c'est l'international,
07:13comme si dégager Jean-Noël Barros
07:15n'était pas un bon prétexte
07:16de censurer le gouvernement.
07:17Moi, je n'y comprends plus rien.
07:19Juste...
07:20Dernier haut.
07:20En tant qu'ancien journaliste politique,
07:22je fais attention, par exemple,
07:23au fait que M. Valentin est UDR
07:26et que le député
07:28qui est aujourd'hui la star
07:29est M. Aloncle
07:30et est aussi UDR.
07:32Parce que tout le monde ricanait
07:33de et d'Éric Ciotti
07:35quand il a lancé son groupe
07:36et de son parti.
07:38En disant qu'il était à la traîne
07:39le wagon de Marine Le Pen.
07:42Et aujourd'hui,
07:43on se rend compte que c'est un parti
07:44qui s'affirme,
07:45qui a des convictions
07:46et qui aussi...
07:47Vous avez raison de le mentionner.
07:48Ils sont 15,
07:48mais leurs parlementaires
07:49font diablement du bruit.
07:50Joseph Messescaron,
07:51merci.
07:52Merci à vous, Victor Hérault.
07:53Dans un instant,
07:54le journal de 20h
07:54et juste après,
07:56retour sur les derniers développements
07:57de l'affaire du Petit Émile.
07:59A tout de suite sur Europe 1.
Commentaires

Recommandations

Europe 1
il y a 6 jours