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Tous les jours de la semaine, invités et chroniqueurs sont autour du micro de Pierre de Vilno pour débattre des actualités du jour.

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00:00Hello !
00:02Europe 1 Soir, 19h-21h, Pierre de Villeneuve.
00:06Toujours avec Catherine Ney et Antonin André pour évoquer l'actualité avec les municipales qui approchent.
00:12Est-ce que les municipales seront le laboratoire de la présidentielle pour la droite ?
00:17Écoutez ce qu'en pense Vincent Trémelet de Villers, ce matin sur Europe 1.
00:21Horizon, le parti d'Edouard Philippe aimerait montrer son implantation.
00:24Alors il faudra suivre l'attitude de Pierre-Yves Bournazel à Paris.
00:27Si Bournazel devient le candidat qui fait perdre la droite à Paris,
00:31il prend le risque de discréditer Edouard Philippe auprès des électeurs LR dont le maire du Havre aura besoin en 2027.
00:37Il y a fort à parier qu'au terme des élections municipales,
00:40les électeurs de droite qui sont majoritaires dans le pays diviseront la droite en deux catégories,
00:45celle qui fait gagner la gauche et celle qui fait rempart à la gauche.
00:48Il n'y aura pas d'union des droites.
00:49Mais on peut être certain que les électeurs voudront s'unir en cas de menace de la gauche dans leur ville.
00:54Le vote utile devrait marcher à plein et toutes les victoires de LR, du RN d'Horizon seront décryptées par les électeurs
01:01comme les stratégies à reproduire ou à oublier.
01:04Voilà ce que dit Vincent Trémelet de Villers du Figaro et qui est donc l'éditorialiste sur Europe 1 tous les matins.
01:11Il dit voilà, il y a la droite qui fait gagner la droite et la droite qui fait gagner la gauche.
01:15Catherine Ney.
01:15Ben oui, la droite aime bien faire gagner la gauche, c'est vrai.
01:20De tout temps ?
01:22De tout temps, c'est parce que la gauche finit toujours par se rassembler et la droite toujours par se diviser.
01:30C'est une maladie, je crois que ça doit être génétique.
01:342012 vous auriez dit également ?
01:36Avec la victoire de François Hollande en 2012 ?
01:40C'est plus François Bayrou qui a fait...
01:42François Bayrou avait été absolument terrible, ça c'était...
01:47Il avait cessé d'écrire des choses épouvantables sur Sarkozy.
01:51Et puis il y avait un anti-sarkozisme ambiant très difficile sur lequel François Hollande a joué.
01:59Mais au départ, l'anti-sarkozisme était tellement fort que les premiers sondages montraient que François Hollande pouvait faire jusqu'à 60%.
02:08Alors que donc c'était, on prévoyait quand même un succès assez conséquent.
02:14Et en fait, il est passé à 51,47%.
02:16Ce qui a fait dire à Nicolas Sarkozy, s'il y avait eu deux semaines de plus dans la campagne, il aurait gagné.
02:19Oui, mais c'est possible aussi.
02:20Je me souviens de ça.
02:21Voilà, mais où Hollande a été habile, c'est qu'il a annoncé 75% parce que comme ça il se démarquait du président des riches.
02:31Il est allé à Florens en faisant croire qu'il pourrait, lui, sauver les hauts fourneaux et il ne les a pas sauvés.
02:39Enfin, il s'est démarqué, il a fait une campagne très anti-sarkozy et donc c'est ce qui a rassemblé la gauche.
02:46Et ce qui est vrai dans ce que dit François Hollande Villers, qui parle d'or assez régulièrement, je veux dire,
02:53c'est que le piège pour la droite et des municipales est prégnant parce que c'est vrai qu'Edouard Philippe, à Paris,
02:59il va y avoir un sujet avec Pierre-Yves Bournazel.
03:01Certaines mauvaises langues disent même qu'il serait tenté, Bournazel, de rallier Emmanuel Grégoire.
03:05Je ne sais pas si vous voyez à quel point ça mettrait Edouard Philippe dans une position très inconfortable.
03:10Sachant qu'Edouard Philippe, c'est vrai, nourrit une détestation pour Rachid Adati,
03:14une inimitié qui date aussi des commentaires que Rachid Adati a fait parfois quand Edouard Philippe avait des problèmes judiciaires.
03:20Donc c'est un piège et c'est un piège aussi pour les Républicains.
03:23Et on le voit parce que vous avez Bruno Rotailleau par exemple qui a suspendu récemment
03:27le président de la fédération dans l'Est de la France
03:30parce qu'il faisait liste commune avec le RN.
03:33Et ce genre de phénomène va se multiplier localement.
03:36parce que la porosité entre la droite et le RN, elle n'est peut-être pas dans les appareils
03:40mais à la base, chez les élus locaux, chez les électeurs, elle est très prégnante
03:44et elle s'impose d'une certaine façon au LR.
03:46Donc pour eux, effectivement, quand on va regarder les résultats
03:49et qu'on va voir tous les endroits où des élus locaux ont dit
03:52« bon écoutez, on n'est pas si éloignés que ça et il vaut mieux que ce soit nous
03:56plutôt que LFI ou la gauche »,
03:59eh bien ça pèsera dans le positionnement des uns et des autres.
04:02Et effectivement, de ce point de vue-là, les municipales vont quand même jouer
04:06une forme de tectonique sur les présidentielles.
04:08Oui, et je crois qu'il y aura une grande différence sur les LR des villes
04:11qui à la rigueur peuvent récuser une alliance avec le RN
04:14et les LR élus des champs qui eux, là sur le terrain,
04:18il y a une implantation RN qui est telle forte
04:20qu'ils ne peuvent que faire alliance avec s'ils veulent gagner.
04:24Tout ça illustre l'inversion du rapport de force.
04:26Aujourd'hui, la droite républicaine n'est plus en position de force
04:30pour que éventuellement des petits élus RN ou des alliances RN
04:35lui servent de béquilles.
04:36C'est l'inverse aujourd'hui.
04:37La droite est devenue la béquille du Rassemblement National.
04:40Donc quand vous êtes dans une situation de faiblesse pareille,
04:43c'est très difficile de s'en sortir sans blessure et sans dégâts.
04:47Et c'est surtout la présidentielle, la municipale de Paris
04:50où il y a des scores où on disait, on parlait de Bournazel,
04:56au début il a commencé à 4%, puis à 8%, puis là je crois qu'il est à 14% ou 15%.
05:00Oui, s'il se maintient, il peut faire gagner Emmanuel Grégoire.
05:03Donc c'est dramatique.
05:04Il y a une autre municipale qu'il faudra regarder, c'est celle de Nice.
05:09Éric Ciotti a quand même, dans les Alpes-Maritimes,
05:12développé sa stratégie de l'Union de la droite partout.
05:14Au conseil départemental, la majorité est dirigée par Gilésie.
05:18« Vous avez à l'intérieur des élus RN, des élus LR, des élus Nouvelle Énergie,
05:24et tous ces gens-là gouvernent ensemble,
05:26et de façon tout à fait urbaine et constructive. »
05:29Et on voit bien qu'à Nice, c'est aussi ça qui se joue.
05:32C'est-à-dire que si Estrosi est battu,
05:34lui qui est soutenu par Horizon, par Renaissance,
05:36et qu'en face vous avez cette liste de Ciotti
05:39qui agrège des droites républicaines,
05:41des personnalités de droite de la société civile et des RN,
05:44ce sera un indicateur qui évidemment imprimera la campagne présidentielle.
05:48– Oui, et c'est assez intéressant de voir à quel point
05:51cette union d'étroite séduit les électeurs,
05:54et à contrario pose multiples problèmes pour les appareils politiques.
05:58– Les États-majors s'en tournent boulet, oui.
06:03– Voilà, alors qu'en fait, le but du jeu,
06:05c'est quand même de faire plaisir aux Français,
06:07au nom de la représentation nationale.
06:08– Inversement, il faudra regarder Sarah Knafou et Rachida Dati,
06:12parce que Sarah Knafou, elle, elle ouvre les bras à Rachida Dati.
06:16Et donc, Rachida Dati pourrait très bien, à un moment ou à un autre,
06:19sachant que Sarah Knafou ne fera pas l'erreur de lui demander
06:22« je veux tel poste, je veux tel poste, Sarah Knafou,
06:24avoir des postes à Amérique Paris », elle s'en cogne.
06:26Mais en revanche, si elle peut afficher le fait que,
06:28« ah, elle a soutenu Rachida Dati » et que Rachida Dati accepte son soutien
06:32et qu'elle est élue grâce à ça,
06:33et bien là encore, ça impactera forcément la campagne présidentielle.
06:36– Et on en parlera, bien sûr, sur Europe 1.
06:38Merci Catherine, merci Antonin, André.
06:40Dans un instant, le journal de 20h,
06:42et juste après, Maître Jean-Yves Leborgne,
06:44pour réagir à cette information,
06:47comme quoi certaines juridictions en 2026
06:49pourraient relâcher des criminels,
06:51faute de pouvoir les juger dans les temps.
06:53Restez avec nous sur Europe 1.
06:54– Sous-titrage ST' 501
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