00:00Lucie Castel, quand vous voyez ça, est-ce que vous dites finalement
00:02« j'ai bien fait de ne pas être nommée à ce poste maudit ? »
00:05Ce n'est pas comme ça que la question se pose, évidemment.
00:08Est-ce que vous êtes sûre que vous auriez fait mieux ?
00:10Je suis sûre que j'aurais fait mieux, en tout cas dans la posture et dans la méthode.
00:13Je trouve assez réducteur de voir le Premier ministre parler de calcul politicien
00:18quand il s'adresse à la gauche.
00:19Ce n'est pas moins politicien, par exemple, de refuser toute augmentation significative des impôts
00:24pour pouvoir financer nos services publics, dont on a cruellement besoin.
00:27Donc je trouve que la posture du Premier ministre...
00:28Mais s'il l'avait fait, il perdait les voies du centre et de la droite.
00:31C'est le principe du compromis.
00:32Bien sûr, bien sûr, mais les compromis, on en aurait fait sur la base de ce qu'on allait proposer
00:36en miroir et à la lumière du résultat des élections.
00:40Et je pense que c'est ça la vraie question.
00:42C'est que là, on est pris dans une posture un peu de chantage.
00:45On nous dit les calculs politiciens pour éviter de faire des compromis budgétaires.
00:49Parce qu'en fait, des compromis, il y en a assez peu, à mon sens.
00:51Et donc, en réalité, on est pris en otage sur l'autel de la stabilité institutionnelle.
00:57Mais l'instabilité, elle n'est pas créée par ceux qui demandent un budget plus juste pour les Français.
01:00Elle est créée par ceux qui refusent de faire des efforts significatifs à cet écart.
01:06Donc voilà, je trouve la posture du Premier ministre un peu facile
01:10quand on voit quels sont les besoins de la France et quels sont les besoins à financer
01:14qui ne sont pas financés par ce budget précisément.
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