- il y a 14 heures
Samedi 31 janvier 2026, retrouvez Xavier Le Guen (Président, Outdoor Sports Valley), Dominique Carlac'h (co-présidente, comité de la charte de Alpes 2030), Pascal de Thiersant (président, société des Trois Vallées) et Bertrand Roy (Responsable Zone Alpine Pro, Tricolore) dans SMART TRENDS, une émission présentée par Thomas Hugues.
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00:08Smart Trends, c'est le rendez-vous des mutations et des tendances sur BeSmart for Change.
00:13Deux fois par mois, l'émission s'installe au cœur des événements qui font bouger la France et ses filières.
00:18Alors aujourd'hui, on est à quelques jours de l'ouverture des JO d'hiver en Italie.
00:22On se projette vers Alpes 2030, ses enjeux économiques, écologiques.
00:28Bienvenue dans Smart Trends.
00:30Noté sur vos agendas, 1er au 17 février 2030, les JO d'hiver dans les Alpes françaises.
00:41C'est le thème de ce Smart Trends avec Dominique Carlac.
00:44Bonjour, bienvenue.
00:45Heureux de vous accueillir.
00:46Vous êtes coprésidente du comité de la charte Alpes 2030.
00:50Pascal de Tiersan, bonjour et bienvenue.
00:52Bonjour.
00:52Heureux de vous accueillir également.
00:53Vous êtes le président de la société des Trois-Vallées.
00:56On est également en duplex.
00:58On le voit sur notre écran avec Bertrand Roy qui est responsable de la zone Alpine Pro pour Tricolore.
01:03Bienvenue à vous aussi.
01:05Alors vous êtes aussi vice-président du comité olympique national et sportif français.
01:10Vous avez été évidemment athlète de haut niveau.
01:12Et puis alors si on se souvient des JO de Paris, vous étiez vice-président de la charte sociale.
01:18Est-ce que Alpes 2030 s'inspire forcément de Paris 2024 ?
01:22En tout cas, c'est ce qu'on a souhaité en termes d'héritage.
01:24Vous savez, après la clôture des JO de Paris 2024, on a beaucoup entendu parler d'héritage.
01:28Alors il y a l'héritage constructif, il y a l'héritage pour la pratique sportive.
01:32Et puis il y a aussi un héritage de méthode, d'organisation de grands événements sportifs
01:36et de parties prenantes associées à ça.
01:38Et c'est vrai que dans un contexte olympien où il y a plus en plus de difficultés d'acceptabilité
01:44de ces grands événements sportifs, on est obligé de renverser la vapeur
01:49et de dire en fait si on veut renforcer l'acceptabilité, l'attractivité de ces grands événements sportifs,
01:56qui plus est quand ça se passe en montagne,
01:59il faut absolument qu'on incarne les opportunités
02:01et que nous soyons acteurs de la transformation
02:04et qu'on ne s'en tienne pas au jeu d'antan, qu'on ne regarde pas simplement derrière nous,
02:09qu'on ne soit pas prisonnier non plus du présent et des préoccupations et des peurs du présent
02:14et qu'on soit plutôt acteurs de la transformation.
02:17Et là, le fait que le comité de la charte sociale s'inscrive dans Alpes 2030,
02:22c'est qu'on considère nous le monde économique et le monde social
02:24puisque c'est les huit organisations patronales et syndicales
02:28qui siègent dans ce comité de la charte sociale,
02:30que nous devons être acteurs de la transformation économique et sociale
02:35du lieu et d'où ça se passera et de pourquoi ça se passera.
02:39Oui, parce que certains disent même, et pas seulement pour des jeux divers,
02:42que le modèle même de ces gigas événements sportifs
02:46doit être remis en question à cause du réchauffement.
02:48On va parler de budget, on parle de plus de 2 milliards d'euros,
02:522 milliards, 100 millions, dont 462 millions de contributions publiques.
02:57C'est la question sempiternelle, on peut tenir un budget de JO ?
03:00En fait, on peut tenir un budget, on se souvient plutôt...
03:02Il n'explose pas forcément, quoi.
03:03Mais non, parce qu'en fait, vous savez, moi j'avais été frappée
03:06quand je suis entrée dans les instances de gouvernance de l'Olympisme
03:10et donc singulièrement de Paris 2024,
03:12le logiciel de pilotage du projet,
03:15puisque c'est un méga projet en fait,
03:16l'un des JO olympiques, c'est un méga projet,
03:18c'est le logiciel de la NASA pour faire...
03:21On parlait tout à l'heure spatiale,
03:23le logiciel de la NASA pour faire amérir, atterrir une fusée.
03:28Et donc, c'est d'une précision diabolique
03:29en termes de suivi du timing et de suivi budgétaire.
03:32Et si on ne fait pas ça, de toute façon, on ne peut pas reproduire les événements.
03:35Alors, on se souvient tous des difficultés qu'on a eues à Athènes,
03:38des difficultés qu'on a eues à Rio.
03:40La France, pour le coup, a vraiment démontré son savoir-faire
03:44en termes de gestion de grands projets internationaux.
03:46Bon, espérons qu'on n'aura pas un Houston où elle veut problème.
03:49Pascal de Tiersan, vous faites partie de ceux qui sont favorables à ces JO.
03:53Mais vous dites sous condition.
03:55C'est quoi les conditions pour vous ?
03:57Bien sûr qu'on est favorable aux JO parce qu'on aime les sports d'hiver,
04:01que c'est une belle vitrine pour nos vallées.
04:05Mais sous condition, c'est-à-dire qu'il y a une promesse qui a été faite
04:09de faire, dans les Alpes 2030, les premiers jeux vraiment développement durable et écologique.
04:16Et il faut qu'on concrétise cette promesse.
04:18Donc la condition, c'est que la promesse devienne concrète.
04:21Et alors, quand on parle grand événement sportif,
04:24forcément, quand on regarde le bilan carbone, c'est les déplacements des supporters,
04:28ce qui est souvent le plus lourd.
04:29Est-ce que c'est le cas aussi pour des JO d'hiver ?
04:31Et alors, qu'est-ce qui manque, justement, pour...
04:34On va parler de train, forcément, pour que ces JO Alpes 2030
04:38soient les plus verts possibles ?
04:39Alors, vous mettez le doigt sur, probablement,
04:42l'héritage qu'on attend le plus et qui est probablement le plus difficile à mettre en œuvre.
04:48Effectivement, d'abord, les stations de sport d'hiver
04:53sont les premières impactées par le réchauffement climatique.
04:56On n'est pas les premiers responsables, mais on est les premiers impactés.
04:59Donc on est forcément très attentifs à ça.
05:02Et effectivement, une des grandes promesses de ces JO,
05:05en tout cas ce qui me concerne,
05:06c'est qu'on arrive à mettre en place des infrastructures
05:09qui nous permettent de faire du transport plus décarboné,
05:13mais aussi de faire changer les mentalités,
05:14c'est-à-dire que la voiture ne soit plus le réflexe
05:18et qu'on se dise, tiens, il y a peut-être autre chose à faire.
05:21Effectivement.
05:21Alors, on va donner la parole une première fois à Bertrand Roy,
05:24qui est avec nous en duplex,
05:26responsable de la zone Alpine Pro pour Tricolore.
05:28Vous connaissez bien Pascal de Thierson,
05:29je crois que vous équipez le personnel de la société des Trois-Vallées.
05:33En quelques mots, la marque Tricolore, je veux bien que vous nous la présentiez.
05:38Alors, bonjour à tous.
05:39Nous, on fabrique des vêtements pour les professionnels de la montagne.
05:42L'ADN de la marque, en fait, c'est d'avoir éco-conçu ces vêtements
05:46pour utiliser des matières issues du recyclage
05:48et faire des tenues qui soient soit réemployées, soit recyclées.
05:54D'accord.
05:55Et donc, les jeux, la perspective de ces jeux Alpes 2030,
05:59qu'est-ce que ça représente pour une entreprise comme la vôtre ?
06:00Ça représente, pour nous, on le voit comme en fait un tremplin
06:05pour faire comprendre au grand public
06:07que si on est capable de faire cette typologie de vêtements
06:11pour l'usage de professionnels qui ont en plus en montagne
06:14une exigence particulière,
06:16on pourrait vraiment réformer l'industrie textile.
06:19Aujourd'hui, c'est une des industries les plus polluantes.
06:21Nous, ce qu'on souhaiterait au travers des JO, en fait,
06:24c'est démontrer qu'on peut faire autrement et qu'on peut faire mieux.
06:27Oui, je réagis parce qu'en fait, c'est un peu ça le pari
06:30du comité de la charte sociale dans son volet économique.
06:33C'est de dire, en fait, profitons de l'occasion de ce grand événement
06:37pour accélérer des transformations qui sont nécessaires à la société.
06:41Et qui peut le plus, peut le moins,
06:43si on arrive à traiter ce sujet au plus haut niveau
06:46et qu'on se donne les moyens, le traiter au plus haut niveau d'exigence
06:49qu'on peut représenter des JO, c'est un effet de ruissellement.
06:53C'est comme quand vous faites de la technologie pour la Formule 1
06:55et qu'ensuite vous avez ça dans votre voiture.
06:58Voilà, donc c'est le principe que qui peut le plus, peut le moins.
07:00Et s'il y a un moment où on peut être exemplaire d'une part
07:03et être visible d'autre part, c'est à travers ce grand...
07:06On l'a vu à l'oeuvre pour Paris 2024 ?
07:09Oui, c'est-à-dire qu'on voit ce ruissellement technologique
07:12ou d'innovation dont vous parlez ?
07:14On l'a vu à travers deux choses.
07:15D'abord, on s'est fixé des objectifs de participation aux appels d'offres
07:21d'un certain nombre d'entreprises françaises.
07:25On avait 25%.
07:27On s'était fixé, on a atteint 34%.
07:28Donc on a plutôt favorisé des solutions locales, on va dire,
07:32au sens où on n'est pas allé chercher au bout de la planète
07:34tout ce qu'il y avait à équiper.
07:37Premier sujet.
07:38Et deuxième sujet, on s'est doté d'un fonds d'innovation.
07:40Un fonds d'innovation qui était partagé entre publics,
07:44et privés, et qui permettait de donner un coup de pouce
07:47aux solutions qui apportaient une innovation.
07:50Et évidemment, l'innovation, aujourd'hui,
07:52elle est quand même beaucoup faite sous le prisme de l'environnement,
07:56et de la protection de l'environnement.
07:57Évidemment.
07:57Vos pisteurs,
08:00ils savent qu'ils ont des tenues qui sont en matériaux recyclés, recyclés.
08:06C'est important ?
08:07Bien sûr, c'est très important.
08:08Et on a fait ce choix,
08:09et effectivement, avec la marque Tricolore,
08:11on a fait ce choix de les accompagner,
08:13parce qu'on les accompagne aussi quelque part.
08:14Je crois qu'on était la première station à basculer.
08:18Je vais le dire à la place de Bertrand Roy,
08:21mais trouver un fabricant qui fabrique en Europe,
08:25qui fabrique avec des...
08:27Notamment tout ce qui est isolant,
08:29avec des bouteilles recyclées,
08:32pour nous, ça a vraiment du sens.
08:34Et avec un circuit plus court.
08:36Et donc, comme je l'ai dit,
08:38on est très sensibles au réchauffement climatique,
08:41donc à l'impact carbone.
08:44Ces vêtements-là,
08:44qui sont fabriqués plus près de chez nous,
08:46coûtent peut-être un petit peu plus cher,
08:48mais ils ont un impact carbone beaucoup plus faible.
08:51Et donc, dans tout ce que nous faisons,
08:53dans tout ce que nous réalisons,
08:55on a toujours cette préoccupation de dire
08:57comment on peut faire
08:59pour que ce soit moins impactant pour la planète.
09:01Bertrand Roy, vous travaillez...
09:03J'imagine une entreprise comme la vôtre,
09:04elle innove en permanence.
09:06Vous travaillez déjà des innovations
09:08qui pourraient bénéficier de cette...
09:11ce coup de projecteur mondial des Jeux olympiques ?
09:15Oui, oui, on est complètement dedans.
09:17D'ailleurs, je donne un scoop à Pascal de Thiersan
09:20pour lui dire qu'en fait,
09:21on a des tenues pour les pisteurs
09:24qui vont arriver en test,
09:25on en a déjà parlé,
09:27qui vont aller vers encore un pas de plus,
09:30en fait, pour minimiser l'impact
09:32et maximiser la durabilité.
09:35Je voudrais qu'on regarde un sondage.
09:37C'est toujours intéressant d'essayer d'anticiper
09:39sur la perception que les Français peuvent avoir
09:42d'un grand événement sportif.
09:45Sondage qui date du mois d'octobre,
09:46diffusé Tudeau d'Oxa pour RTL.
09:4955% des Français favorables
09:50à l'organisation de ces Jeux 2030 en France.
09:5481% inquiets du coût de l'organisation.
09:56Sur le coup, on a en partie répondu tout à l'heure,
09:58Dominique Carlac.
09:59Moi, je trouve ça intéressant
10:01parce qu'on aurait pris un sondage
10:02à deux ans de Paris 2024.
10:06On aurait peut-être eu à peu près le même niveau.
10:08Et puis, on a vu la fête,
10:09la gigantesque fête que ça a été.
10:11Il y a toujours un peu de scepticisme
10:13avant un grand événement comme celui-là.
10:14Oui, il y a du scepticisme
10:15parce qu'il y a des idées reçues
10:16et il faut tordre le cou aux idées reçues.
10:19Dans ces cas-là, il y a l'idée reçue
10:20que ça coûte très ou trop cher.
10:23Mais en fait, moi qui ai habité 20 ans à Grenoble,
10:27après les Jeux de Grenoble,
10:28on voit très bien combien ça peut être structurant
10:30pour une métropole, pour une zone géographique
10:33d'avoir ce grand-île.
10:35Il n'y aurait jamais eu autant d'étudiants à Grenoble
10:36s'il n'y avait pas eu cette attractivité,
10:39cette mise en lumière et cette construction
10:41autour de la vallée.
10:43Et puis, il y a en fait le monde sportif
10:46au plus haut niveau, l'événement sportif au plus haut niveau
10:49porte en lui toutes les préoccupations
10:51d'une civilisation au moment où il se joue.
10:53C'est-à-dire que ça aurait été en l'an 1000,
10:55on aurait eu les grandes peurs millénaristes.
10:56En ce moment, qu'est-ce qu'on a ?
10:58On a peur que la planète s'éteigne, s'étouffe
11:01et qu'on soit arrivé aux limites de la planète.
11:02Donc, on n'a pas 50 solutions, c'est une question vitale.
11:05Que ce soit les sports d'hiver
11:07ou les sports mécaniques,
11:08si on ne met pas au cœur du sujet l'environnement,
11:11il n'y a pas d'avenir.
11:12Donc, on est obligé de devenir acteur de ça.
11:15Sinon, on n'a pas d'avenir.
11:16Vous citiez 68, je me souviens aussi de 92,
11:18Albertville, la fête, moi je suis un grand fan de sport
11:22et moi, Paris, j'ai été voir je ne sais combien des preuves.
11:26Je me souviens de discuter avec des potes,
11:27oh là là, moi je vais quitter Paris,
11:29ça va être insupportable.
11:30Vous êtes dingue, des jeux en France,
11:31ça arrive une fois par siècle, évidemment qu'il faut y être.
11:34Ce côté grande fête populaire,
11:35à quel point ça peut être un moteur ?
11:38Si on regarde un peu dans le rétroviseur,
11:41ce que ça a apporté, oui ou non d'ailleurs,
11:43aux régions concernées, les jeux précédents.
11:45Alors, ça vient d'être dit, je suis grenoblois aussi,
11:48donc j'ai assisté et vécu la suite des jeux.
11:54Pour moi, il y a deux éléments.
11:56Il y a l'héritage,
11:58un troisième, pardon.
11:58Il y a l'héritage, on en a parlé rapidement,
12:01au niveau de tout ce qui est transport.
12:03Il y a la fête populaire,
12:05parce que ça reste toujours des fêtes extraordinaires.
12:08On a eu la chance d'organiser les championnats du monde
12:09en 2023 entre Courchevel-Méry-Belle.
12:11Au passage, on a bien tenu les budgets,
12:14on a même dégagé du bénéfice.
12:16C'est possible.
12:16On sait faire au moins sa voix
12:20avec le souci de l'économie.
12:25Et les championnats du monde 2023,
12:27ça a fédéré, ça a soudé toutes les vallées.
12:32Donc c'est absolument primordial
12:35de garder en tête que c'est,
12:37et ce sera une très grande fête.
12:39Le troisième élément, pour moi,
12:42c'est que les sports d'hiver,
12:45les stations de ski,
12:45sont souvent injustement montrés du doigt.
12:48Et pour nous, les Jeux,
12:50c'est l'occasion de montrer
12:51qu'on est capable d'être vertueux,
12:53qu'on l'est déjà d'ailleurs.
12:54Parfois, on n'en parle pas assez.
12:56Mais que vraiment,
12:57on peut faire les choses correctement
12:59dans l'espace naturel,
13:01en respectant et en étant attentif
13:04à faire le mieux possible.
13:05Alors, justement,
13:07j'avais prévu de lui donner la parole
13:09et je vais le faire tout de suite.
13:10Il y a des critiques,
13:11il y a des associations,
13:12notamment environnementales,
13:13qui sont remontées
13:15contre l'idée même
13:16d'organiser ces Jeux
13:17dans les Alpes en 2030.
13:19L'une des plus virulentes
13:20que vous l'avez reçue ici même,
13:21elle s'appelle Valérie Pommier.
13:23Je l'avais reçue au mois de juin.
13:24Et voilà ce qu'elle vous dit,
13:25ce qu'elle disait à l'époque,
13:26ça vaut toujours aujourd'hui.
13:27Qu'est-ce qu'on fait de la montagne ?
13:29Alors la neige,
13:29c'est ce qui est visible.
13:30Peut-être qu'il y aura neige,
13:31peut-être qu'il n'y aura pas de neige,
13:32on va plutôt voir des temps
13:33où il y aura de moins en moins de neige.
13:35Est-ce qu'on fait voir au monde entier,
13:37en Mondovision,
13:38qu'il y aurait peut-être
13:39une neige abondante
13:40qui serait fabriquée ?
13:41Est-ce qu'on fait réellement des impacts ?
13:43On doit réduire nos émissions ?
13:44On sait que les émissions en montagne
13:46sont gigantesques par la mobilité.
13:48En 4 ans,
13:49on n'aura pas de train
13:49en haut des montagnes,
13:50malheureusement.
13:51Malheureusement.
13:52Les passoires thermiques,
13:53qui sont le deuxième facteur émetteur,
13:55ne sont jamais rénovés.
13:56C'est des immeubles
13:57qui ont été construits
13:57dans les années 70.
13:58Les vieux immeubles.
14:00Il y a plus de 3 millions de lits touristiques.
14:01On dit que 3 quarts
14:02des 3 millions de lits touristiques
14:03sont des passoires thermiques.
14:05On devrait rénover,
14:06sauf que le neuf,
14:06ça sera appliqué à vendre.
14:09Et plus globalement,
14:11qu'est-ce qu'on fait
14:11de ces très grands événements
14:13dans un contexte
14:13de réchauffement climatique ?
14:14Ça, c'est une vraie question.
14:15Il y a un concentré de critiques.
14:17Vous allez pouvoir répondre
14:17les uns et les autres.
14:18Demis Carla.
14:18Du coup, je rajoute
14:19à cette litanie de questions
14:21qu'est-ce qu'on fait des Alpins,
14:22surtout ?
14:23Qu'est-ce qu'on fait
14:24des gens qui habitent
14:25dans les vallées,
14:26qui habitent en zone montagneuse,
14:28s'ils n'ont plus
14:29cette perspective
14:30de se dire
14:31de mon territoire,
14:33je fais quelque chose
14:34qui permette
14:34d'assurer un futur
14:36à la génération
14:37qui viendra après moi ?
14:38Donc, je dirais...
14:39Et ça, c'est ma première question.
14:41Et ma deuxième question,
14:42c'est...
14:42Mais est-ce un fatalisme ?
14:43Est-ce qu'on va rester
14:45les bras croisés
14:46à ne rien faire
14:47face à des constats
14:48qu'on partage ?
14:49On n'est pas en train de dire...
14:51Tout va bien.
14:51Tout va bien.
14:52Ça va bien circuler.
14:53C'est qu'on retourne le truc
14:55en disant...
14:56Je vais vous donner
14:56une dernière question,
14:57une dernière analogie.
14:59Moi, je viens des sports
15:00non pas d'hiver,
15:01mais plutôt d'été.
15:02L'athlétisme,
15:02ça se joue l'été.
15:03Et les Jeux olympiques d'été,
15:05l'athlétisme,
15:06premier sport,
15:07avec la première épreuve
15:08d'entre elles
15:08qui est le marathon.
15:10Le marathon,
15:11aujourd'hui,
15:11on se pose la question.
15:12On se dit,
15:12mais est-ce que finalement,
15:13avec le réchauffement climatique,
15:14on va continuer
15:15à faire se lever
15:15des athlètes
15:16à 4h du matin
15:17pour courir à 5h peut-être
15:18qu'il faut innover
15:19et qu'un jour,
15:20ça rentre dans le programme.
15:21Je sais que les Alpins
15:21ne sont pas tous pour,
15:23mais ça rentre peut-être
15:23dans le programme
15:24des Jeux d'hiver.
15:25Donc, en fait,
15:25ce que je veux dire,
15:25c'est qu'on ne s'arrête pas
15:27de réfléchir
15:27pour avoir un futur
15:30là où il y a des personnes.
15:31Je vais vous donner
15:31la parole sur cette critique,
15:32mais Bertrand Roy,
15:34ça va être votre dernière intervention.
15:36Est-ce qu'il y a pas mal
15:38d'Alpins, justement,
15:39qui disent
15:39mais est-ce que c'est vraiment
15:41le moment de faire
15:42des Jeux olympiques
15:42parce que la neige,
15:44il y en a de moins en moins,
15:45il faut de la neige de culture
15:46et on fait durer un modèle
15:48qui est peut-être
15:48un peu obsolète.
15:50Mais justement,
15:51en fait,
15:51c'est intéressant,
15:52en fait,
15:53les Jeux,
15:53ça nous permet
15:54de prendre la parole
15:55et d'expliquer
15:56qu'on est en mesure
15:58d'évoluer,
15:59de faire mieux
16:01et de toute façon,
16:03ces territoires,
16:03en fait,
16:04ils vont avoir besoin
16:04de vivre.
16:05Donc, les GEO,
16:07c'est un excellent moyen,
16:09en fait,
16:10de mettre en lumière
16:11tout ce qui est déjà fait
16:13et tout ce qui va être fait,
16:14en fait,
16:14pour qu'on se révolutionne
16:16et que les gens
16:16puissent continuer
16:17à profiter de la montagne
16:19et à y vivre.
16:20Merci beaucoup,
16:21Bertrand Roy.
16:22À bientôt sur
16:23Bismarck for Change.
16:24On va accueillir
16:24un autre invité
16:25à votre place
16:25dans un instant.
16:27Même question,
16:28Pascal de Tiersan,
16:28parce que,
16:29en fait,
16:30c'est la question
16:30des sports de neige
16:31qu'il y a derrière.
16:32C'est-à-dire que c'est vrai
16:33qu'il y a peut-être,
16:34les perspectives nous disent
16:35qu'il y aura
16:36de moins en moins de neige.
16:37Il faut de la neige de culture.
16:38Et donc,
16:39est-ce qu'avec des Jeux olympiques,
16:40on fait perdurer l'idée
16:41que la montagne va vivre
16:43des sports de neige ?
16:44Vous voyez ce que je veux dire ?
16:45Tout à fait.
16:45Vous prenez le virage,
16:46d'ailleurs.
16:46Il y a de plus en plus
16:47d'activités variées
16:48en montagne.
16:48Et la montagne l'été,
16:49c'est génial aussi.
16:50On est bien
16:51à prendre des virages
16:51à neige.
16:53Bonne avance.
16:54Mais juste pour revenir
16:56sur l'intervention
16:56de Valérie Pommier,
16:57que je connais un petit peu,
16:58on se frotte un petit peu
17:00sur les réseaux.
17:03Ce que je reproche
17:04à cette dame,
17:05c'est qu'elle pose
17:06des questions,
17:07mais il n'y a aucune réponse.
17:10Aucune réponse.
17:10Et je vais rebondir
17:12sur ce qui vient d'être dit.
17:14Qu'est-ce qu'on fait
17:15des gens dans les vallées ?
17:16Est-ce que le modèle,
17:18c'est que les gens
17:19qui vivent dans les vallées
17:20alpines
17:20prennent leur voiture
17:21tous les matins
17:22pour faire 100 kilomètres
17:23pour aller travailler
17:23à Chambéry ?
17:24Ou même,
17:25pire,
17:26se délocalisent
17:26et donc on fait des déserts ?
17:28Alors oui,
17:29il y a une question
17:30de compromis.
17:30C'est-à-dire qu'on exploite
17:32des vallées alpines,
17:33on exploite
17:33ces 2 à 3 %
17:35du territoire des Alpes,
17:36donc ce n'est pas
17:37non plus extraordinaire.
17:37Donc un,
17:40faisons-le correctement
17:41et deux,
17:42mettons en face
17:43des quelques inconvénients
17:44tous les avantages
17:46qu'il y a,
17:47c'est-à-dire
17:47la vie locale,
17:49c'est-à-dire aussi
17:50l'économie locale
17:51hors ski.
17:52Aujourd'hui,
17:53si vous n'avez plus
17:54de station de ski,
17:55les vendeurs de Beaufort,
17:56ils ont du mal
17:56et les agriculteurs
17:58qui bossent l'hiver
17:59chez nous dans les stations,
18:00parce qu'on en a,
18:01on en a même
18:02qui vont traire
18:02leurs bêtes le matin
18:04et qui viennent après,
18:05s'ils n'ont pas
18:06de double activité,
18:07leur activité pastorale
18:09ne marche plus non plus.
18:10Donc il faut être capable
18:12de faire preuve
18:12de hauteur de vue
18:13et de compromis
18:15et surtout pas de compromission
18:16pour envisager le futur.
18:18Et je vais juste rajouter
18:19qu'on nous dit
18:22il n'y a plus de ski,
18:23il n'y a plus de ski.
18:23Aujourd'hui,
18:25sur les stations
18:25de basse altitude
18:26et de moyenne altitude,
18:27les questions se posent,
18:28mais sur les stations
18:28de haute altitude,
18:30non seulement on se quira
18:30en 2050,
18:31mais on se quira encore
18:32en 2090.
18:33Donc il ne faut pas
18:34tuer le modèle.
18:35C'est l'avenir
18:35des stations de moyenne montagne.
18:37Il faut juste l'adapter
18:37en fonction de la situation
18:38des stations.
18:39On revient aux Jeux Olympiques,
18:41j'accueille,
18:42j'espère qu'il est avec nous,
18:43Xavier Le Gouen,
18:44président de Outdoor Sport Valley.
18:46Bienvenue,
18:47vous nous entendez ?
18:49Oui, très bien.
18:50Bonjour à tous.
18:50Je suis heureux
18:50de vous accueillir
18:51dans notre émission.
18:52C'est quoi Outdoor Sport Valley ?
18:54C'est un cluster ?
18:55C'est ça un regroupement
18:56d'entreprises,
18:57d'organisations ?
18:59Absolument.
19:00Donc Outdoor Sport Valley
19:01est une association
19:02qui a été créée à Annecy
19:03il y a à peu près
19:04une quinzaine d'années
19:05qui est labellisée
19:07Cluster de la région
19:08Auvergne-Rhône-Alpes.
19:11Et donc c'est une association
19:12qui a pour vocation
19:13de fédérer
19:14et de développer
19:16la filière Outdoor,
19:17l'ensemble des acteurs
19:18de la filière d'Outdoor
19:19autour du développement
19:21économique,
19:21développement social,
19:23environnemental.
19:24Donc aujourd'hui,
19:25on compte à peu près
19:26500 membres.
19:27Ça représente 6 milliards d'euros
19:28de chiffre d'affaires
19:29cumulé
19:30et près de 10 000 emplois.
19:32Et la typologie des membres
19:33va des marques,
19:35distributeurs,
19:35détaillants,
19:36prestataires de services.
19:38Voilà,
19:39donc très variés
19:40avec une passion commune,
19:42l'outdoor.
19:43Et qu'est-ce qu'ils attendent
19:44des JO Alpes 2030 ?
19:46Alors déjà,
19:49j'ai beaucoup suivi
19:51avec beaucoup d'intérêt
19:51toute la première partie
19:53de l'émission.
19:54Je pense que vous l'avez
19:55tous très bien dit,
19:56on est dans une phase
19:57de transformation,
19:58transformation de l'outdoor.
20:00Et le challenge
20:01qui est devant nous
20:02est un challenge
20:02véritablement systémique.
20:05Personne ne le résoudra
20:06tout seul.
20:07Donc,
20:07il s'agit de travailler ensemble,
20:09de mettre beaucoup de monde
20:10autour de la table,
20:11de partager.
20:12Et déjà,
20:12cet événement,
20:13en lui-même,
20:14est un accélérateur formidable.
20:16Ça permet de mettre
20:17un peu plus de lumière
20:18sur un certain nombre
20:19de sujets,
20:20de susciter des questions,
20:21de susciter des collaborations.
20:23Et ça,
20:24c'est déjà un premier point
20:25de départ.
20:26Deuxièmement,
20:27dans l'outdoor,
20:27il y a effectivement
20:28toute la partie sport d'hiver.
20:30Donc,
20:31faire connaître nos sports,
20:32faire connaître
20:32notre environnement,
20:33faire connaître
20:34nos territoires,
20:35c'est quelque chose
20:35de fortement bénéfique
20:38et positif.
20:40Et puis,
20:41c'est aussi l'occasion
20:42de faire connaître
20:42nos entreprises.
20:44Et c'est quelque chose
20:45sur lequel je souhaiterais
20:46vraiment qu'on travaille
20:47dans le cadre
20:48de Alpes françaises 2030.
20:50Comme il y a eu
20:51Terre de Jeux
20:51sur Paris 2024
20:53qui permettait
20:54de faire découvrir
20:54le sport
20:55dans plein de territoires,
20:56je pense qu'on pourrait
20:57vraiment faire
20:58porte ouverte
20:59de l'industrie outdoor
21:00pour faire découvrir
21:01nos métiers,
21:02pour montrer que l'outdoor
21:03est une terre
21:05de sport fantastique,
21:07mais aussi être
21:08un cadre de travail
21:09qui peut être
21:10extrêmement important.
21:10Je suis sûr
21:11que Dominique Carlac
21:12entend votre message.
21:14Et sous ma double casquette,
21:15c'est-à-dire qu'à la fois
21:16en tant que coprésidente
21:18du comité de la charte sociale
21:20et économique
21:21des Jeux olympiques
21:22Alpes 2030,
21:24nous,
21:24on souhaite vraiment
21:25mettre en lumière
21:26les solutions,
21:27les technologies,
21:28les TPE,
21:29les PME,
21:29les startups
21:30de la filière concernée.
21:32Donc ça,
21:32c'est sûr qu'il va falloir
21:33que vous soyez dedans,
21:35on va faire en sorte
21:36qu'il y ait des stratégies
21:37d'achat qui soient
21:38au profit
21:39de ces filières.
21:40Et la deuxième chose,
21:42c'est qu'en tant que
21:43vice-présidente
21:43du comité olympique,
21:45en charge des questions
21:46d'innovation
21:47et de prospective,
21:48moi, je souhaite
21:48qu'on mette en lumière,
21:49justement,
21:50c'est quoi l'avenir du sport
21:51en 2050
21:52dans des conditions,
21:53je ne vais pas dire extrêmes,
21:54mais dans des nouvelles conditions
21:55par rapport à 1950.
21:57Voilà,
21:58Cortina dans Pizzo,
21:58je crois que c'était en 56
21:59ou 52,
22:01la dernière fois.
22:02Bon ben voilà,
22:02là on arrive.
22:03Alors vous allez regarder de près
22:04les jeux en Italie.
22:05Oui, on y va la semaine prochaine.
22:06Est-ce que,
22:07je ne sais pas,
22:08il y a des idées à picorer
22:10ou au contraire,
22:11vous dites que c'est un peu
22:11un modèle des jeux
22:13d'hiver anciens ?
22:15Je pense que
22:16Alpes 2030,
22:18de par l'héritage
22:21et l'existence
22:21de ce qu'on a fait
22:22dans Paris 2024,
22:23on va être davantage
22:26un opérateur
22:27pour la transformation
22:28que Cortina
22:30qui est peut-être
22:31dans une,
22:32pas dans une fancique
22:33mais en tout cas,
22:34c'est le point de départ
22:35d'une vraie accélération
22:37de la transformation
22:37de la montagne,
22:38des jeux d'hiver.
22:39Pour moi,
22:40je considère que Cortina
22:42c'est une transition
22:43et que la véritable transformation
22:45ça va être Alpes 2030.
22:47Mais c'est intuitif.
22:48C'est une transition
22:49après deux séries
22:51de jeux olympiques d'hiver
22:52en Asie.
22:53qui ont montré aussi
22:54les limites
22:57de ce qui peut être
22:57accepté ou pas.
22:58Donc Cortina
22:59a cet héritage-là
23:00et doit le gérer.
23:02Et je pense que
23:02c'est une très bonne
23:03rampe de lancement
23:04pour que nous,
23:04nous fassions quelque chose
23:05de tout à fait remarquable.
23:06En tout cas,
23:07on le souhaite ardemment.
23:08On ne peut pas faire
23:09des jeux d'hiver
23:10n'importe où.
23:11Non, mais...
23:12On ne peut plus.
23:13C'est un peu ce qui s'est passé
23:14effectivement.
23:15Alors là,
23:15ça questionne l'organisation
23:17générale des jeux olympiques.
23:18Pour le coup,
23:18je pense qu'il y a
23:19une prise de conscience
23:20des populations,
23:23il faudra voir
23:23si la géopolitique suit.
23:25Oui.
23:25Voilà.
23:26Ça nous dépasse.
23:27Effectivement,
23:28ça nous dépasse.
23:29Xavier Le Gouen,
23:30sur l'attractivité,
23:33c'est vrai que...
23:34L'historique des sports outdoor,
23:39des sports alpins
23:41pour la France
23:42a créé des marques
23:43qui sont des marques puissantes,
23:44des marques françaises puissantes.
23:46Est-ce qu'elles ont encore
23:47la possibilité
23:48de monter plus haut
23:48grâce à l'organisation
23:49des jeux olympiques
23:50dans nos Alpes ?
23:53Elles sont déjà très hauts
23:54pour certaines.
23:56Oui,
23:57et je vais vous faire une réponse
23:58peut-être un peu à tiroir,
23:59mais sur leur spécificité,
24:02leur spécialité,
24:02leur expertise,
24:03si vous prenez des marques
24:04qui sont vraiment ancrées
24:05dans le sport d'hiver,
24:06on sait très bien
24:07qu'aujourd'hui,
24:07le marché du sport d'hiver
24:08est un marché plutôt mature.
24:10On ne va pas...
24:10Il n'a pas vocation
24:11à doubler, tripler
24:12dans les années à venir
24:13et que beaucoup de ces marques
24:14ont déjà des parts
24:15de marché significatives.
24:17Donc,
24:18on ne peut pas s'attendre
24:19à des croissances phénoménales
24:21spécifiquement sur ces domaines.
24:23En revanche,
24:24toutes ces marques
24:25sont porteuses
24:26d'un imaginaire,
24:27d'une aspiration,
24:28d'une histoire
24:29qui peut les amener
24:30à se développer
24:31sur le grand outdoor
24:33de façon beaucoup plus large
24:34en amenant l'ADN,
24:36l'énergie,
24:36l'inspiration
24:37qui vient des sports d'hiver.
24:38Si je fais une analogie,
24:40vous prenez une marque
24:41dans le luxe,
24:42comme Hermès,
24:43la selle de cheval
24:44reste quelque chose
24:45d'absolument ancré
24:46pour cette marque
24:47qui fait partie
24:48de son héritage,
24:49qui existe toujours,
24:50même si elle s'est développée
24:51sur bien d'autres choses après.
24:52Je pense que
24:53beaucoup de nos marques
24:53aujourd'hui
24:54dans les Alpes françaises
24:56ont cette possibilité
24:58d'aller chercher
24:59de nouveaux territoires,
25:00d'aller chercher
25:00de nouveaux terrains
25:02d'expression
25:02en gardant
25:03cette ADN,
25:04cette authenticité
25:05qui est issue
25:06des sports d'hiver.
25:08Est-ce qu'il y a
25:10un enjeu d'emploi
25:10aussi
25:11pour la région
25:12à l'occasion
25:13des Jeux Olympiques ?
25:16Est-ce qu'on va embaucher ?
25:17À court terme,
25:18bien sûr.
25:19Ça a déjà commencé
25:20à embaucher.
25:22Ça va monter en puissance,
25:23moins que Paris,
25:25bien sûr,
25:25mais ça va monter
25:25en puissance.
25:27Mais l'enjeu après,
25:30je parle toujours
25:31d'héritage,
25:31c'est que nos activités
25:33hivernales,
25:34elles redeviennent
25:36plus vertueuses
25:39aux yeux du grand public.
25:41Aujourd'hui,
25:42moi j'ai des enfants
25:43qui ne veulent plus
25:43prendre l'avion
25:44parce que l'avion
25:44ce n'est pas bien,
25:45mais on a aussi
25:46des gens qui ne veulent
25:46plus aller au ski
25:47parce qu'ils entendent
25:48dire que le ski
25:49ce n'est pas bien.
25:50Je ne suis pas
25:51tout à fait d'accord
25:51avec ça
25:52et je pense
25:53que ces Jeux,
25:54en montrant
25:55la réalité
25:56de ce qu'on vit
25:56sur le terrain,
25:57peuvent dédiaboliser
25:59ce que certains
26:00s'évertuent à faire.
26:02Est-ce que c'est si facile,
26:04alors pour des Jeux d'été,
26:06je pense que c'est plus simple,
26:07mais on va embaucher
26:09je ne sais combien
26:09de personnes
26:10pour Alpes 2030,
26:11est-ce qu'on peut les loger ?
26:12Pardon de poser
26:12des questions
26:13presque un peu triviales,
26:15mais ça doit faire partie
26:16dans le logiciel
26:17dont vous parliez
26:18tout à l'heure,
26:18je vais avoir une case
26:19loger.
26:19Il y a d'abord deux choses
26:20sur l'emploi,
26:22en ce moment on lance
26:23la cartographie des emplois
26:25avec toutes les instances
26:25parce que effectivement
26:27quand vous avez
26:27un tel événement
26:28qui est planétaire
26:29et qui est dans
26:31ces géographies-là,
26:33eh bien il y a
26:33une cartographie d'emploi
26:34et une quantité d'emploi
26:35pour voir
26:36et on ne va pas s'y prendre
26:37cinq minutes avant
26:37et réquisitionner l'armée
26:38pour se faire.
26:39Donc il va falloir préparer
26:40et donc ça,
26:41ça fait déjà partie
26:42en soi d'une professionnalisation
26:44des gens de montagne,
26:45des alpins
26:46pour se dire
26:46bon ben on aura
26:47un héritage durable
26:48et puis surtout
26:48on sera prêt.
26:49La deuxième chose
26:50c'est effectivement
26:50le logement.
26:51Donc là il y a
26:51des contraintes
26:52beaucoup plus fortes
26:53qu'en zone non montagneuse.
26:55Quand vous êtes à Paris,
26:56bon ok,
26:56il y a une tension
26:57sur l'hébergement
26:59mais il y a quand même
26:59des possibilités.
27:00Donc là on est en train
27:00de regarder vraiment
27:01et il y a des débats
27:02au sein des instances
27:03que ce soit le COJOP
27:05ou la Solidéo
27:06pour savoir
27:07où va être installé
27:10le village
27:11pour accueillir
27:12et puis quels sont les contraintes.
27:13La Solidéo c'est comme pour Paris,
27:14c'est l'organisme
27:14qui est chargé de construire
27:16des infrastructures.
27:16Voilà, il y a deux instances
27:17de gouvernance
27:17dans un jeu olympique,
27:18le COJO qui délivre
27:19la compétition elle-même
27:21et puis la Solidéo
27:21qui construit
27:23les infrastructures
27:23pour que cette compétition
27:25et que les fans
27:26puissent accéder.
27:27Donc là on est en plein dedans.
27:28On est en plein dedans.
27:29Merci beaucoup,
27:30merci à tous ici en studio,
27:32merci d'avoir participé
27:34à l'émission également
27:35en duplex,
27:36Xavier Louen
27:37et à très bientôt
27:38sur l'antenne
27:39de Be Smart for Change.
27:40Voilà, c'est la fin
27:41de ce Smart Trends.
27:42Merci à toutes et à tous
27:43de votre fidélité.
27:45Salut !
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