- il y a 2 jours
Les ministres répondent aux députés à l’Assemblée nationale, lors de la séance des questions au gouvernement, ce mardi 27 janvier à partir de 15 heures. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, affronte ensuite ce mardi deux nouvelles motions de censure.
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00:00:00Ils ont vu débarquer une bande d'individus armés de machettes et de cailloux.
00:00:04Des individus masqués, camouflés des pieds à la tête,
00:00:07avec des combinaisons jaunes qui ont semé la terreur en caillassant et pillant le quartier.
00:00:13Deux adultes ont été blessés.
00:00:15Par scaler à Mayotte, à l'école, s'est jouée à la roulette russe.
00:00:18Les opérateurs de transport scolaire ont recensé 241 caillassages depuis septembre.
00:00:25241 caillassages de bus avec nos enfants et leurs chauffeurs
00:00:28qui risquent leur peau pour aller à l'école.
00:00:31Le week-end dernier, c'était Bandrelay qui était le théâtre de heurts violents entre bandes de jeunes
00:00:35qui ont fait plusieurs blessés.
00:00:38Les habitants se sont barricadés chez eux en attendant les forces de l'ordre.
00:00:42Dois-je mentionner les affrontements réguliers entre les demandeurs d'asile africains
00:00:45et les jeunes clandestins comoriens à Tsun Tzu ?
00:00:49Que dire enfin du calvaire des habitants de Kuala et Légion ?
00:00:52Un cul-de-sac qui est surplombé du colline d'où descendent des bandes armées ultra-violentes
00:00:57qui pillent méthodiquement les maisons et incendient ce qui en reste.
00:01:02Les menaces de mort sont explicites et immédiatement mises à exécution par le feu.
00:01:07Les choses sont simples, M. le ministre.
00:01:09Mayotte subit une nouvelle campagne de terreur
00:01:11et les migrants continuent, eux, à arriver tranquillement par dizaine chaque jour sur nos plages.
00:01:17M. le ministre, ma question est la suivante.
00:01:20Comment comptez-vous agir pour restaurer l'ordre public à Mayotte ?
00:01:23Êtes-vous prêt à engager une grande opération de sécurité publique à Mayotte type place nette ou embouchou 2
00:01:29ou coup de balai géant pour reprendre le contrôle de la situation ?
00:01:33Je vous remercie.
00:01:34Merci beaucoup, Mme la députée. La parole est à M. Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur.
00:01:40Merci beaucoup, Mme la Présidente, Mesdames et Messieurs les députés, Mme la députée.
00:01:44Effectivement, hier, on a eu deux faits de violences urbaines extrêmement graves à Mayotte, à Bandrelay tout d'abord,
00:01:50où une trentaine de jeunes cagoulés ont érigé des barrages et ont tenté d'agresser les automobilistes.
00:01:56Ils ont bloqué la circulation.
00:01:57Puis ensuite, à Bandraboua, où près de 200 personnes, dont certaines cagoulées, armées de machettes,
00:02:02se sont dirigées à l'endroit où se tenait une réunion publique pour les élections municipales.
00:02:08Dans les deux cas, vous noterez que les gendarmes sont intervenus immédiatement,
00:02:10comme ils le font systématiquement pour rétablir l'ordre.
00:02:13Ça a permis de disperser ces attroupements, de procéder, pour le deuxième cas, à des interpellations,
00:02:19et évidemment, à dégager les axes de circulation et rétablir l'ordre public.
00:02:22Le dernier fait remonté, je vous le signale, au 26 décembre, le dernier fait de cette nature.
00:02:29Je peux vous rassurer, Madame la députée, les forces de sécurité intérieure vont continuer à assurer l'ordre public sur le territoire de Mayotte.
00:02:38Je vous rappelle que nous avons cinq escadrons de gendarmerie mobile qui sont déployés en permanence,
00:02:42trois qui font du contrôle de zone et trois qui sont destinés précisément à lutter contre les bandes.
00:02:48Donc trois, deux qui sont précisément destinés à lutter contre les bandes et qui réalisent de nombreuses opérations.
00:02:54Nous avons aussi, au sein de la gendarmerie nationale, pour ne parler que de la gendarmerie nationale,
00:02:58des cellules spécialisées dans le démantèlement des bandes qui travaillent en judiciaire.
00:03:03Évidemment, les actions de ces équipes vont se poursuivre.
00:03:06De la même façon que, vous le savez, nous avons inauguré une brigade de gendarmerie.
00:03:11Nous en créerons une seconde.
00:03:13Ce que je peux vous dire pour répondre très clairement à votre question, d'abord, c'est qu'évidemment, on va poursuivre cette action.
00:03:17Évidemment, je n'exclus rien en termes de grandes opérations, puisque vous parlez d'une opération d'ordre public d'ampleur.
00:03:23Je n'exclus absolument pas cette hypothèse.
00:03:25Je suis évidemment prêt à travailler à tout cela avec vous, à en discuter avec vous.
00:03:30Mais un, on va poursuivre le travail qui est en cours pour maintenir l'ordre.
00:03:33Vous savez que les atteintes volontaires à l'intégrité physique des personnes ont baissé.
00:03:36Il faut poursuivre, en tout cas compter sur ma détermination pour assurer l'ordre public.
00:03:39Et quant à votre proposition d'opération, je l'examine avec attention.
00:03:43Merci beaucoup, monsieur le ministre. Madame la députée.
00:03:45Merci, monsieur le ministre. Je ne vous demande pas de l'examiner, je vous demande de la mettre en oeuvre.
00:03:50Et dire que la insécurité a baissé à Mayotte, compte tenu de ce qu'on vit au quotidien, c'est dur à avaler.
00:03:55Je vous le rappelle, la sécurité a un droit fondamental.
00:03:58Et votre mission, c'est notre survie et notre intégrité physique.
00:04:01On pourra en parler. Je vous en remercie.
00:04:03Merci beaucoup, madame la députée.
00:04:05La parole est à présent à madame Nicole Dubré-Chira pour le groupe Ensemble pour la République.
00:04:10Merci, madame la présidente. Ma question s'adresse à la ministre de l'Agriculture.
00:04:13Madame la ministre, depuis plusieurs semaines, de nombreux lots de lait infantile commercialisés par Nestlé, Danone et Lactalis en France font l'objet de campagnes de rappel.
00:04:23Du fait de l'utilisation d'une huile riche en acide arachidonique entraînant la présence de céréulides, une toxine produite par certaines bactéries pouvant provoquer des vomissements et des diarrhées.
00:04:36Avant-hier, c'était au sourd du groupe Vita Germine de procéder au rappel volontaire de trois lots de son lait infantile.
00:04:43Ces produits destinés à l'alimentation des nourrissons concernent une population particulièrement vulnérable et nécessitent un niveau d'exigence sanitaire maximale.
00:04:51Cette vaste campagne de rappel suscite une inquiétude très importante chez les parents de nourrissons et les professionnels de santé.
00:04:58En parallèle, deux enquêtes ont été ouvertes à Angers dans mon département et à Bordeaux après les morts récentes de deux bébés ayant consommé un lait infantile rappelé sans qu'un lien de causalité soit toutefois démontré à ce jour.
00:05:11Si des procédures de retrait et de rappel ont été engagées à l'initiative des industriels, nombreux sont ceux qui s'interrogent sur l'efficacité des dispositifs d'autocontrôle, de surveillance des pouvoirs publics et de prévention en amont de la mise sur le marché de ces produits.
00:05:25Notre cadre juridique prévoit un système d'autocontrôle de la sécurité des produits alimentaires mis en vente par les fabricants sur qui l'efficacité des contrôles dans l'industrie agroalimentaire repose donc en grande partie.
00:05:36Peut-être serait-il souhaitable d'engager une réflexion sur l'amélioration du contrôle des industriels car il est de notre responsabilité de veiller à la sûreté des produits alimentaires, surtout lorsqu'ils sont consommés par des bébés.
00:05:49Par ailleurs, afin de rassurer les parents, pourriez-vous nous communiquer des éléments sur l'étendue exacte des contaminations identifiées à ce jour et confirmer qu'aucun loan suspect n'est en circulation sur le marché ? Je vous remercie.
00:06:02Merci, madame la députée. La parole est à madame Annie Gennevard, ministre de l'Agriculture.
00:06:10Merci, madame la présidente. Mesdames et messieurs les députés, madame la députée Nicole Dubréchira.
00:06:16Laissez-moi vous rappeler les faits.
00:06:19En décembre, Nestlé, dans le cadre d'autocontrôle, a en effet identifié la présence de la toxine cérulite dans des lots de lait infantile et a procédé immédiatement à des retraits rappels.
00:06:31Nestlé a déterminé la source de la contamination, une huile riche en acide arachidonique produite en Chine.
00:06:39Dès lors, j'ai demandé à ce que l'ensemble des fabricants de lait infantile commercialisés en France qui utilisent l'huile incriminée
00:06:48procèdent dans l'urgence à l'analyse des lots d'huile qu'ils ont reçus, évaluent la sécurité de tous les lots de lait infantile susceptibles d'être contaminés
00:06:58et procèdent aux retraits et aux rappels de tous les lots suspectés d'être dangereux.
00:07:05Les agents du ministère contrôlent ces analyses de risque pour ensuite dimensionner les retraits rappels.
00:07:12Les procédures d'analyse ont donc permis de procéder à des retraits de lots chez plusieurs producteurs de lait infantile.
00:07:18D'ici la fin de la semaine, tous les industriels concernés devront avoir terminé l'intégralité des tests nécessaires et avoir transmis à l'Etat leurs résultats.
00:07:30Je suis, Madame la députée, ainsi que tout mon ministère, totalement mobilisé pour obtenir les résultats d'analyse au plus vite auprès des fabricants.
00:07:40Nous n'aurons pas la main qui tremble.
00:07:43Tous les services de l'Etat concernés sont sur le pont et s'il y avait une défaillance avérée, elle serait naturellement sanctionnée.
00:07:52Je tiens à rappeler aux consommateurs que tous les rappels en cours sont référencés en transparence sur le site officiel Rappel Conso.
00:08:02Soyez assurés, Madame la députée, de la pleine mobilisation des équipes de mon ministère en administration centrale comme dans les services déconcentrés.
00:08:12Merci, Madame la ministre. Madame la députée.
00:08:15Merci, Madame la ministre. On voit aussi les bienfaits de la traçabilité des produits dans le rappel des lots.
00:08:22Mais effectivement, on doit rassurer les parents sur l'achat des produits de lait infantile pour éviter que ça ne se reproduise.
00:08:33Merci, Madame la députée. Merci beaucoup. La parole est à présent à Monsieur Pierre Merin pour le Rassemblement national.
00:08:38Merci, Madame la présidente.
00:08:40Monsieur le Premier ministre, ma première question est extrêmement simple.
00:08:43Est-ce que le Parlement vous dérange ?
00:08:45A quatre reprises ces derniers mois, le Parlement a trouvé une majorité pour simplifier la vie économique
00:08:50et supprimer les zones à faibles émissions grâce à l'amendement du Rassemblement national.
00:08:56Or, vous avez arbitrairement désinscrit le vote final sur ce texte très attendu
00:09:01et c'est une forfaiture démocratique, une dérive illibérale de ce macronisme autoritariste.
00:09:08C'est tout de même curieux, cette lâcheté politique structurelle du macronisme,
00:09:12car la réalité, c'est que vous refusez d'assumer votre vote sur ce texte devenu symboliquement très fort.
00:09:19Supprimer les ZFE, c'est soulager 15 millions d'automobilistes que vous stigmatisez comme de vulgaires pollueurs
00:09:24alors qu'ils représentent la France du travail, la France qui s'arrête au feu rouge
00:09:28alors que vous êtes incapables de lutter contre le phénomène des rhodés urbains, par exemple.
00:09:32Supprimer les ZFE, c'est aussi soulager la France du C15
00:09:36et je salue tous les artisans, notamment du bâtiment et des travaux publics,
00:09:40à qui les ZFE interdisent les chantiers en ville.
00:09:43Alors ma question est la suivante, monsieur le ministre.
00:09:45Allez-vous respecter le Parlement et le peuple qui vous demandent simplement de le laisser vivre,
00:09:50de le laisser travailler ?
00:09:52Dans le cas contraire, et puisque vous semblez inaccessible à la moindre grandeur politique,
00:09:57les Français peuvent compter sur les candidats du Rassemblement national
00:10:00pour supprimer les ZFE au niveau municipal en mars prochain.
00:10:05Votre écologie punitive cancérigène va même jusqu'à nommer à la tête de l'Office français de la biodiversité
00:10:11une militante d'extinction rébellion qui ne manquera pas, je cite,
00:10:17qui ne manquera pas d'en avoir rien à péter de la rentabilité des agriculteurs.
00:10:21Bref, ma question est la suivante, on n'arrête quand d'être dirigé par Sandrine Rousseau et Adiesse Pannier-Runacher ?
00:10:28Merci, monsieur le député. La parole est à Mathieu Lefebvre, ministre en charge de la transition écologique.
00:10:37Merci, madame la présidente. Mesdames et messieurs les députés, monsieur le député Meurin,
00:10:41à mon tour de vous poser une question. Est-ce que la santé publique vous dérange ?
00:10:45Est-ce que les 40 000 décès prématurés liés à la pollution atmosphérique vous dérangent ?
00:10:51Est-ce que les maladies cardiovasculaires vous dérangent ?
00:10:54Est-ce que l'asthme, est-ce que les maladies respiratoires vous dérangent ?
00:10:58Monsieur le député, la santé publique est un enjeu essentiel.
00:11:03Est-ce que les zones à faible émission sont un outil parfait ?
00:11:06La réponse est non, clairement non.
00:11:08Est-ce qu'il peut être amélioré, monsieur le député ?
00:11:12La réponse est oui, trois fois oui.
00:11:14Améliorer en associant mieux les collectivités locales, évidemment.
00:11:19Améliorer cet outil en associant mieux les commerçants, les artisans, évidemment qu'il faut le faire.
00:11:25Mais monsieur le député, je vous le dis, vous vous faites le chantre des classes populaires.
00:11:30Monsieur le député, pardon de vous le dire.
00:11:32Les classes populaires sont les premières victimes de l'inaction climatique.
00:11:36Vous évoquez aujourd'hui une écologie qui serait cancérigène.
00:11:40Mais dans quel pays vivrions-nous ?
00:11:42Si, avec des députés de votre groupe qui qualifient le GIEC de lobby,
00:11:46qui pensent que le GIEC exagère en matière écologique, nous nous situerions.
00:11:49Monsieur le député, par ailleurs, au cours des débats budgétaires,
00:11:53vous avez fait montre de beaucoup d'abnégations pour lutter contre les certificats d'économie d'énergie.
00:11:58C'était votre leader du Rassemblement national.
00:12:00C'est même certificat d'économie d'énergie qui permettent de financer les dispositifs de transition écologique
00:12:05pour les plus précaires d'entre nous.
00:12:07Je pense à la promesse de leasing social du président de la République.
00:12:10Je pense au bonus écologique.
00:12:13Alors monsieur le député, je vous le dis clairement,
00:12:15les conclusions de la commission mixte paritaire ne sont objectivement pas satisfaisantes.
00:12:20Il faut se laisser le temps du compromis pour pouvoir retravailler avec l'ensemble des forces parlementaires
00:12:27en ayant à l'esprit une seule boussole, la santé publique des Français.
00:12:31Je vous remercie.
00:12:33Merci beaucoup monsieur le ministre.
00:12:34Monsieur le député, vous aviez depuis le mois de septembre pour trouver un compromis.
00:12:39Donc par ailleurs, vos arguments moraux, je vous dis que les ZFE provoquent déjà des renoncements aux soins
00:12:44des Français modestes qui ne peuvent pas rentrer dans les métropoles
00:12:47et qui sont inaccessibles à remplir vos serfas de dérogation d'usines à gaz.
00:12:52Merci beaucoup monsieur le député.
00:12:54La parole est à présent à monsieur Erwan Balanant pour le groupe démocrate.
00:13:00Merci madame la présidente.
00:13:02Depuis quelques jours, le Finistère et ma chère ville de Quimperlé font la une des médias.
00:13:08Les Françaises et les Français redécouvrent les images impressionnantes de la Laïta débordant sur les quais de la ville.
00:13:14J'ai évidemment une pensée pour les riverains qui observent inquiets les turpitudes des rivières bretonnes.
00:13:20J'ai également une pensée pour les restaurateurs et les commerçants qui subissent des dégâts et ne peuvent plus travailler.
00:13:27Depuis 20 ans, les élus du territoire ont agi avec détermination et investi avec méthode pour réduire et atténuer les impacts de la furie des eaux.
00:13:38Ces travaux importants et coûteux pour les finances des collectivités permettent de mieux traverser les épisodes pluvieux.
00:13:43En parallèle de ces investissements, la sensibilisation et la prévention ont permis l'instauration d'une culture du risque essentielle pour comprendre et agir.
00:13:53Sans tout le travail des élus locaux et des forces de sécurité, les conséquences auraient été dramatiques et je tiens à les remercier.
00:14:01Grâce à tout cela, Quimperlé sait mieux vivre ses aléas climatiques.
00:14:07Mais les risques demeurent. Les données météo et les statistiques de Vigicru inquiètent.
00:14:14Chaque année, les épisodes pluvieux se multiplient et leur intensité augmente.
00:14:20Face aux changements climatiques que certains veulent visiblement encore minimiser, nous devons faire plus, beaucoup plus.
00:14:26Il y a urgence et les responsabilités sont collectives. Responsabilité pour nous, nous devons engager la loi pour améliorer la gestion des cours d'eau et leur entretien.
00:14:37L'Assemblée doit se saisir du texte voté au Sénat visant à soutenir les collectivités territoriales dans la prévention et la gestion des inondations.
00:14:46Mais nos territoires ont aussi besoin de l'Etat.
00:14:49Alors ma question est simple, Monsieur le Ministre. Comment le gouvernement envisage-t-il d'accélérer son soutien au territoire sur ces questions d'inondation ?
00:14:57Merci beaucoup, Monsieur le député. La parole est à Monsieur Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur.
00:15:05Merci beaucoup, Madame la Présidente. Mesdames et Messieurs les députés, Monsieur le député.
00:15:08D'abord, évidemment, revenir.
00:15:10Vous remercier d'avoir salué l'engagement des forces de sécurité civile, notamment la cinquantaine de sapeurs-pompiers,
00:15:16des sapeurs-pompiers militaires également, qui sont engagés sur cet épisode de pluie, inondation et de crue qui affecte la Bretagne,
00:15:23de nombreux départements, puisque avec un certain nombre de départements ont été classés en vigilance orange, crue, inondation,
00:15:29et qu'à date, à 13h, puisque je refaisais un point, la situation est calme, l'activité est modérée, il n'y a pas de victimes recensées.
00:15:36Et je veux saluer, évidemment, l'engagement des forces de sécurité civile.
00:15:40La situation reste sous contrôle, puisque nous allons avoir, évidemment, de nouvelles puits qui vont arriver tout au long de la journée.
00:15:47Et la situation est particulièrement sous contrôle dans le département du Finistère, que vous avez cité, et notamment à Quimper et à Quimperlé.
00:15:54Ce que je peux vous dire, c'est qu'on va continuer à être extrêmement vigilants sur ce phénomène climatique.
00:16:02Et les forces de secours restent totalement mobilisées.
00:16:05Et d'ailleurs, le préfet de zone, c'est du reste rendu sur place.
00:16:10Vous me demandez comment l'État va continuer à accompagner ces phénomènes climatiques.
00:16:15Eh bien, par une mobilisation exceptionnelle, celle que nous avons mise en place, évidemment.
00:16:19Et puis, par l'examen ensuite, ensuite, je le disais la semaine dernière devant vous,
00:16:24par l'examen ensuite des dossiers de catastrophe naturelle, évidemment, s'il y en a, dans l'examen des conditions légales et réglementaires.
00:16:31Voilà ce que je peux vous dire, monsieur le député, en insistant, bien sûr, sur le fait que nous allons continuer à suivre la situation minute par minute,
00:16:39en lien, évidemment, avec les préfets territoriaux compétents et avec le préfet de zone.
00:16:43Je vous remercie.
00:16:45Merci beaucoup, monsieur le député.
00:16:47Merci, monsieur le ministre.
00:16:49L'exemple de Quimperlé le montre.
00:16:51On est capable d'adapter aux conditions climatiques changeantes et à l'évaluation, à condition de ne pas procrastiner.
00:16:58Merci. Merci, monsieur le député.
00:17:02Il ne vous restait qu'une seconde.
00:17:04La parole est à monsieur Arthur Delaporte pour le groupe socialiste.
00:17:11Merci, madame la présidente.
00:17:12Ma question s'adresse à madame la ministre de l'Action et des Comptes publics.
00:17:16Parmi nos inquiétudes persistantes sur le budget, nous souhaitons vous alerter sur deux mesures incompréhensibles.
00:17:22Tout d'abord, vous avez décidé d'exclure les étudiants étrangers, extra communautaires, non boursiers, des aides publiques au logement.
00:17:27Cette mesure instaurerait de fait une préférence nationale.
00:17:33Près de 100 000 étudiants seraient concernés.
00:17:37Ils sont inquiets.
00:17:3862% d'entre eux ont pourtant déjà eu recours à l'aide alimentaire.
00:17:44Loin d'être des nantis.
00:17:46L'immense majorité des étudiants étrangers non boursiers est surtout en grande précarité.
00:17:50Outre ces 100 à 250 euros d'aide au logement en moins, pour ceux dont la vie se joue à l'europrès, vous abîmez sérieusement l'attractivité de notre pays pour la recherche.
00:18:00Les doctorants étrangers seraient aussi concernés.
00:18:03Ma question est donc, allez-vous renoncer à cette mesure injuste et brutale ?
00:18:08Mon deuxième point, c'est la liquidation de l'Institut national de la consommation qui dit notamment le magazine 60 millions de consommateurs.
00:18:16Celui qui a révélé récemment l'affaire des poupées pédocriminelles de Chine.
00:18:21C'est un outil reconnu et essentiel pour la protection des consommateurs.
00:18:24Notre Assemblée avait voté à l'unanimité en commission ce rejet de la mesure.
00:18:30Allez-vous persister dans une liquidation qui pèsera toujours plus sur les finances publiques qu'un maintien
00:18:34et qui pose des questions d'intérêt général et de l'avenir du mouvement consumériste ?
00:18:38Vous pouvez donc confirmer, madame la ministre, premièrement, que les journalistes de 60 millions de consommateurs
00:18:43pourront poursuivre leur travail et que le magazine restera indépendant de toute pression.
00:18:49Deux, qu'il n'y aura aucune baisse de subvention pour les associations du mouvement consumériste.
00:18:56Trois, que le magazine Consomag sur France Télévisions sera maintenu.
00:18:59Et quatre, que les comités techniques régionaux de la consommation ne seront pas impactés.
00:19:04Je vous remercie.
00:19:05Merci beaucoup, monsieur le député.
00:19:07La parole est à madame Amélie de Monchalin, ministre de l'Action et des Comptes publics.
00:19:11Oui, merci, madame la présidente.
00:19:12Monsieur le député, merci pour votre question.
00:19:14Et au fond, cette question, elle me fait dire qu'il y a actuellement beaucoup de réalités parallèles
00:19:20qui sont maniées sur les réseaux sociaux par certains dans cet hémicycle
00:19:24qui préfèrent peut-être se dire que travestir, mentir, au fond, affoler les familles, affoler les étudiants.
00:19:32Et bien tout ça, je pense que ça suffit et qu'il faut qu'on soit clair.
00:19:35La politique, à mes yeux, ce n'est pas d'affoler, ce n'est pas de manipuler,
00:19:38ce n'est pas de dire des mensonges, c'est de prendre nos responsabilités.
00:19:41Et donc, je vais vous répondre.
00:19:43Sur, d'abord, le mouvement consumériste, je vous le confirme.
00:19:47Ce n'est pas parce que nous changeons d'organisation que nous changeons d'ambition.
00:19:51Je vous confirme qu'il y aura bien des subventions à tout le mouvement consumériste et local et national.
00:19:56Je vous confirme que le magazine 60 millions de consommateurs est pour nous une priorité.
00:20:00Je vous confirme que nous serons très attachés à son indépendance.
00:20:03Et je vous confirme qu'il y a 8 millions d'euros dans le budget, précisément pour que nous adaptions la transition
00:20:09et que personne ne soit laissé sur le bord de la route, en termes notamment de journalistes ou de salariés.
00:20:14En ce qui concerne les aides pour le logement des étudiants étrangers,
00:20:18là aussi, je veux le dire, rien ne changera jusqu'à la fin de l'année étudiante.
00:20:24Contrairement à ce que disent les insoumis, rien ne changera.
00:20:27Personne ne va perdre ses APL demain.
00:20:29Nous avons décidé d'appliquer les choses avec un décret, à l'issue d'une concertation, à l'issue d'études d'impact.
00:20:36Je peux vous confirmer d'ores et déjà que les apprentis étrangers ne sont pas concernés.
00:20:41Je peux vous confirmer que la concertation sera menée par mes collègues Vincent Jambrun, Jean-Noël Barraud, Philippe Baptiste,
00:20:47que nous voulons de l'équité et de l'attractivité.
00:20:50Et je le redis ici, nous ne sommes pas là pour faire la chasse à qui que ce soit.
00:20:54Nous sommes là pour avoir des mécanismes les plus lisibles et justes.
00:20:57Mais vous voyez, c'est la grande différence aux politiques.
00:20:59Et je pense qu'il nous faut dire clairement, tous les partis de gauche, du centre et de la droite,
00:21:04qui se sont engagés pour faire un compromis, qui se sont engagés dans le détail,
00:21:08que ça suffit les mensonges, ça suffit l'affolement, ça suffit de travestir la réalité.
00:21:13Nous travaillons ensemble et nous le ferons avec sérieux et évidemment concertation.
00:21:17Je vous remercie.
00:21:17Merci, madame la ministre. Monsieur le député.
00:21:20Madame la ministre, j'en conclue que vous n'exclurez pas l'ensemble des étudiants étrangers non communautaires
00:21:25des aides publiques au logement.
00:21:27Je dois vous dire que nous vous suivrons là-dessus.
00:21:30Merci, monsieur le député. Merci beaucoup.
00:21:34Merci. La parole est à madame Karine Lebon pour le groupe GDR.
00:21:37Merci, madame la présidente.
00:21:40Madame la ministre de la Santé, à la Réunion, un premier cas de M-pox vient d'être confirmé
00:21:45chez une personne de retour de Madagascar.
00:21:48La circulation régionale du virus, de la même famille que celui de la variole, est établie.
00:21:53Et les réunionnaises et réunionnais s'inquiètent légitimement.
00:21:56En cette période de rentrée à la Réunion, les déplacements se multiplient, les retours
00:22:00des îles voisines aussi.
00:22:02Dans ce contexte, la responsabilité s'impose.
00:22:05Agir avant que les chiffres ne s'emballent et que la peur ne s'installe.
00:22:09Évidemment, je pose cette question ici depuis Paris, mais la réalité, elle, se joue à la Réunion.
00:22:14Les territoires insulaires connaissent la mécanique des crises sanitaires.
00:22:18Quand la prévention arrive après l'afflux, les soignants encaissent, l'hôpital se tend
00:22:23et l'angoisse progresse plus vite que l'information.
00:22:27Un appel général à la vigilance doit s'accompagner d'une organisation solide
00:22:31et de moyens immédiatement mobilisables.
00:22:34Si sur le continent africain en général, la circulation du virus est en baisse,
00:22:38ce n'est pas le cas à Madagascar et dans la zone océan indien.
00:22:41Et nous craignons pour notre territoire.
00:22:45Il est de notre devoir de prendre les devants.
00:22:47Madame la ministre, la Réunion a déjà payé le prix des retards.
00:22:51Pendant le Covid, la logistique et la réactivité ont trop souvent été un combat.
00:22:56Et l'épidémie de Chikungunya l'an dernier a montré à quelle vitesse
00:22:59une crise sanitaire peut saturer un territoire.
00:23:03Aujourd'hui, ce premier cas de Mpox doit rester un signal d'alerte,
00:23:06pas le point de départ d'une épidémie incontrôlée.
00:23:09Nous avons été trop habitués aux messages tardifs
00:23:12qui tentent de rattraper une anticipation manquée.
00:23:15La transparence protège.
00:23:17Elle empêche l'incertitude de s'installer.
00:23:20Elle coupe court aux fantasmes et aux rumeurs.
00:23:22Elle évite que l'étincelle ne se transforme en incendie.
00:23:25Madame la ministre, que proposez-vous pour protéger les habitants
00:23:28et donner aux soignants les moyens d'agir sans attendre ?
00:23:31Merci beaucoup, madame la députée.
00:23:34La parole est à Stéphane Iris, ministre de la Santé.
00:23:38Merci, madame la présidente.
00:23:40Madame la députée Lebon, je comprends votre question.
00:23:43Et merci de me permettre de pouvoir rassurer les habitants de la réunion
00:23:47puisque le plan d'anticipation mis en place pour éviter une épidémie
00:23:52est pleinement opérationnel.
00:23:53Je voudrais dire par rapport à ce cas, effectivement, diagnostiqué récemment.
00:23:59Donc, il a été évidemment pris en charge très rapidement,
00:24:03placé en isolement et pris en charge.
00:24:06Et puis, il y a eu une enquête parallèle sanitaire
00:24:09qui a permis de rechercher les cas contacts,
00:24:12donner les bonnes mesures, les bonnes consignes pour ces cas contacts.
00:24:16À l'heure où on se parle, il n'y a pas de cas secondaires.
00:24:20Il y a aussi les professionnels de santé
00:24:23qui ont, du coup, été évidemment sensibilisés, alertés.
00:24:27Parce que ce qui est important dans cette épidémie,
00:24:29c'est surtout de prendre les diagnostics le plus vite possible.
00:24:33Donc, les professionnels ont été alertés.
00:24:37Je le disais, le plan d'anticipation à la réunion
00:24:39est pleinement opérationnel.
00:24:41Ça veut dire quoi ?
00:24:42Ça veut dire que les vaccins et les stocks de vaccins sont vérifiés,
00:24:46qu'il n'y a pas de manque de vaccins,
00:24:48que la sécurisation diagnostique est faite,
00:24:51c'est-à-dire que les tests diagnostiques sont bien en nombre présents,
00:24:55et que la vaccination ciblée,
00:24:58qui peut être utile en cas de cas contacts
00:25:00ou dans une population fragile précise,
00:25:04puisse être faite.
00:25:05Enfin, l'information des voyageurs,
00:25:07vous l'avez dit, pour la région,
00:25:09notamment venant de la région,
00:25:11est tout à fait mise en place,
00:25:12avec des contrôles sanitaires aussi aux frontières.
00:25:15Donc, je crois qu'on peut rassurer les réunionnais sur ce cas,
00:25:22qui, je l'espère, va rester isolé.
00:25:25Merci beaucoup, madame la ministre.
00:25:26Madame la députée, quelques secondes.
00:25:29Madame la ministre, j'espère comme vous que ce cas va rester isolé.
00:25:33Mais nous devons anticiper, au cas où ce ne serait pas le cas.
00:25:37J'entends que des mesures ont été prises.
00:25:40On suivra ça très attentivement avec l'ARS.
00:25:43Merci.
00:25:44Merci beaucoup, madame la députée.
00:25:46La parole est à présent à monsieur Arnaud Bonnet,
00:25:48pour le groupe Écologiste et Social.
00:25:53Merci, madame la présidente.
00:25:55Monsieur le Premier ministre,
00:25:56c'est malheureusement sans surprise que nous avons appris hier
00:25:58que vous avez une nouvelle fois menti sur le budget de l'éducation nationale.
00:26:02Vous avez menti en minimisant les suppressions de postes,
00:26:04puisque vous prévoyez d'en supprimer 438 de plus que prévu dans le second degré,
00:26:09alors que nous avons les classes les plus chargées d'Europe.
00:26:13Dans la circonscription, j'étais encore alerté
00:26:15sur des classes de premier degré à presque 30 élèves,
00:26:18alors que dans d'autres pays, la loi les limite à 24.
00:26:21Les inégalités scolaires explosent.
00:26:23Et vous utilisez l'argument de la baisse démographique
00:26:25pour justifier ces suppressions.
00:26:27Mais là encore, vous mentez.
00:26:28Entre 2017 et 2023,
00:26:30alors que le nombre d'élèves augmentait dans le second degré,
00:26:32vous avez supprimé plus de 8000 postes.
00:26:35Selon le SNES-FSU,
00:26:37il faudrait créer 10 000 postes supplémentaires
00:26:39pour retrouver le taux d'encadrement de 2017.
00:26:42Vous avez donc présenté un budget mensonger
00:26:44pour cacher une case du service public
00:26:46encore plus importante que prévu.
00:26:48Le ministre de l'Education nationale
00:26:50a également menti, il y a 10 jours,
00:26:52lorsqu'il promettait la création de 2000 postes d'AESH supplémentaires,
00:26:56quand il s'agit au final de n'en créer que 500,
00:26:58tandis que 50 000 élèves en situation de handicap
00:27:01étaient non scolarisés à la rentrée dernière.
00:27:04Le voilà donc,
00:27:05le bilan des politiques macronistes sur l'éducation nationale.
00:27:07Case du service public,
00:27:09hausse des inégalités scolaires,
00:27:10dégradation de la santé mentale des jeunes
00:27:11et pression scolaire accentuée,
00:27:13démission massive d'enseignants
00:27:14et précarisation des personnels de l'éducation nationale.
00:27:17Au final, vous choisissez de passer en force
00:27:19au recours en 49.3.
00:27:21Assumez-vous donc de n'avoir qu'une vision d'économie d'échelle
00:27:24au détriment du bien-être de nos enfants.
00:27:27Je vous remercie.
00:27:29La parole est à monsieur Edouard Geffrey,
00:27:32ministre de l'Éducation nationale.
00:27:34Merci madame la présidente,
00:27:35mesdames et messieurs les députés,
00:27:36monsieur le député Arnaud Baudet.
00:27:37Merci de votre question qui va me permettre de clarifier un point.
00:27:40D'abord, vous savez que le budget d'éducation nationale
00:27:42dans le projet de loi de finances qui est soumis
00:27:44est en hausse de 200 millions.
00:27:45Vous savez qu'on crée 5 900 postes dans ce budget
00:27:48pour pouvoir recruter dès la L3.
00:27:50Nous avons d'ailleurs 88 000 candidats
00:27:51qui actuellement attendent de pouvoir passer les concours
00:27:53dès la fin du mois de février.
00:27:55Et effectivement, en cas de ce budget,
00:27:57nous tenons compte,
00:27:58et j'ai déjà dû l'inviter à ce qu'il y ait une réflexion
00:27:59pluriannuelle sur le sujet,
00:28:01d'une chute démographique qui est absolument vertigineuse.
00:28:04Nous perdrons 150 000 enfants à la prochaine rentrée.
00:28:06Nous en perdrons au total 1 million entre 2019 et 2029
00:28:08dans le premier degré.
00:28:09Face à cela, il y a effectivement une proposition
00:28:11qui a été faite qui supprime 4 000 postes.
00:28:13Il n'y en aura évidemment pas d'autres.
00:28:15Il n'y a pas de suppression cachée.
00:28:17En revanche, hier, pour répondre à votre question,
00:28:19il y a eu effectivement une discussion technique,
00:28:22prévisionnelle et provisoire,
00:28:24parce que ma responsabilité,
00:28:25c'est de préparer la prochaine rentrée.
00:28:28Pour mettre 800 000 professeurs
00:28:30devant 12 millions d'élèves
00:28:31dans 60 000 implantations en France
00:28:32à la rentrée prochaine,
00:28:33je suis obligé de travailler dès maintenant
00:28:35techniquement sur le calendrier,
00:28:36parce que derrière, j'ai les recrutements,
00:28:38j'ai les mouvements,
00:28:39mouvements interacadémiques,
00:28:40mouvements intraacadémiques,
00:28:41c'est 140 000 personnes en tout
00:28:42qui demandent leur mutation chaque année
00:28:43dans le système éducatif.
00:28:44Et donc, hier, on a eu une réunion
00:28:47effectivement technique,
00:28:48prévisionnelle et provisoire
00:28:49avec l'organisation syndicale,
00:28:51au cours de laquelle a été effectivement évoqué
00:28:53non pas du tout des suppressions,
00:28:55mais une mise en réserve
00:28:56correspondant à 0,1% de l'effectif,
00:28:59438, 0,1% de l'effectif,
00:29:02pour attendre de voir au cours des prochains mois
00:29:04où ils auraient besoin d'être affectés
00:29:05en priorité en cas d'évolution
00:29:07des besoins de la carte,
00:29:07ce qui peut toujours arriver.
00:29:09Je l'ai moi-même confirmé
00:29:10à l'organisation syndicale.
00:29:11J'en ai appelé plusieurs pour leur dire
00:29:12que c'était bien ça
00:29:13et qu'il n'y aurait donc aucune suppression
00:29:15de plus que ce qui est indiqué,
00:29:16rien de caché, etc.
00:29:17Simplement, dans un cadre prévisionnel
00:29:20et provisoire,
00:29:21on a effectivement réservé 0,1% de réserves
00:29:23qui seront évidemment affectées
00:29:24dans les académies.
00:29:25Je vous remercie.
00:29:26Merci beaucoup, monsieur le ministre.
00:29:27Monsieur le député.
00:29:30Vous savez comme moi
00:29:31l'insincérité de ce budget
00:29:33qui est faussé par l'intégration
00:29:34des pensions de retraite
00:29:35qui biaisent les comparaisons internationales.
00:29:37Nos dépenses par élève
00:29:38doivent être réévaluées et augmentées
00:29:40par vos décisions court-termistes.
00:29:41Vous allez faire exploser les coûts
00:29:42qui seront demain les nôtres.
00:29:44Nous sommes les 0,1%.
00:29:45Nos enfants sont les 0,1%.
00:29:47N'oubliez pas cela.
00:29:49Merci beaucoup, monsieur le député.
00:29:52La parole est à présent
00:29:53à monsieur Maxime Ramblard
00:29:55pour le Rassemblement national.
00:29:57Merci, madame la présidente.
00:29:58Monsieur le ministre de l'Economie.
00:30:00Il y a un an déjà, ici même,
00:30:02j'alertais sur le risque d'usure prématurée
00:30:04et l'augmentation des coûts
00:30:05qui engendrent l'excès de modulation
00:30:06de nos réacteurs nucléaires
00:30:07pour pallier à la fâcheuse,
00:30:09mais bien réelle intermittence
00:30:10de l'éolien et du photovoltaïque.
00:30:12Et me revoilà,
00:30:13un an plus tard,
00:30:14en espérant quand même
00:30:15que ça ne devienne pas une tradition.
00:30:16Malgré l'année écoulée,
00:30:17je suis presque tenté
00:30:18à une forme d'indulgence.
00:30:20Parce qu'au fond,
00:30:21même si avec Marine Le Pen
00:30:22et Jordan Bardella
00:30:22nous alertions depuis des années
00:30:24sur ces risques,
00:30:25il ne manquait qu'une chose
00:30:26pour étayer ou réfuter cela,
00:30:28une étude.
00:30:29Alors, dans un éclair rare
00:30:30d'honnêteté intellectuelle,
00:30:31le gouvernement précédent
00:30:32a demandé à EDF
00:30:33un rapport sur ce sujet
00:30:34qui, s'il s'avérait exact,
00:30:36remettrait en question
00:30:37non seulement
00:30:38les deux dernières décennies
00:30:39de choix énergétiques,
00:30:40mais surtout,
00:30:41surtout votre désastreuse PPE 3.
00:30:43Mais au fond,
00:30:44monsieur le ministre,
00:30:45tout le monde peut se tromper.
00:30:47Tout le monde peut se faire
00:30:48prendre en étau
00:30:48entre subventions,
00:30:50lobbies
00:30:50et électoralisme facile.
00:30:52À ceci près que
00:30:53le rapport est désormais terminé
00:30:54et que EDF se dit prêt
00:30:55à le publier.
00:30:57À ceci près que,
00:30:57dans le même temps,
00:30:58RTE nous indique
00:30:59que les 12 TWh
00:30:59de modulation d'aujourd'hui
00:31:01pourraient passer
00:31:02à 60 voire 100 TWh
00:31:03en 2035.
00:31:04À ceci près
00:31:05que les fuites dans la presse
00:31:06nous disent
00:31:07qu'avec la modulation actuelle,
00:31:08ce sont déjà
00:31:09les coûts de maintenance
00:31:10qui augmentent,
00:31:10la durée de vie
00:31:11des réacteurs qui diminuent
00:31:12et la rentabilité économique
00:31:13du nucléaire qui se dégrade.
00:31:15À ceci près,
00:31:15monsieur le ministre,
00:31:16que vous semblez vouloir
00:31:17purement et simplement
00:31:18enterrer ce rapport
00:31:19sous prétexte qu'il puisse,
00:31:21je cite,
00:31:21servir de munition
00:31:22contre les énergies intermittentes.
00:31:24Et c'est là
00:31:25que mon indulgence
00:31:26atteint ses limites.
00:31:26Car autant il est possible
00:31:28de l'être avec ceux
00:31:29qui se trompent de bonne foi,
00:31:30autant il est inconcevable
00:31:31de cautionner ceux qui mentent
00:31:32et censurent
00:31:33dans le seul but
00:31:34d'éviter de se remettre en question.
00:31:35Alors, monsieur le ministre
00:31:36de l'économie,
00:31:37montrez-moi que j'ai tort.
00:31:39Montrez-moi que vous êtes ouvert
00:31:40à la remise en question.
00:31:41Mettez un terme
00:31:41à ce véritable vaudeville.
00:31:43Autorisez la publication
00:31:44de ce rapport.
00:31:44Dites la vérité aux Français
00:31:45et tirez-en les conséquences
00:31:47en stoppant définitivement
00:31:48la publication de votre PPE 3.
00:31:50Je vous remercie.
00:31:51Merci, monsieur le député.
00:31:52La parole est à monsieur Roland Lescure,
00:31:54ministre de l'économie
00:31:54et des Finances.
00:31:57Merci, Madame la Présidente.
00:31:59Mesdames, Messieurs les députés,
00:32:00Monsieur le député Maxime Anglard,
00:32:02vous avez une capacité inénérable
00:32:05à chercher des conspirations partout
00:32:07là où il n'y en a pas.
00:32:09Il n'y a aucune volonté
00:32:10de dissimuler quoi que ce soit.
00:32:11Il y a une volonté, évidemment,
00:32:13d'aborder la question énergétique
00:32:15qui est une question essentielle,
00:32:16je pense, sur l'ensemble de ces bancs,
00:32:18dans une approche globale, cohérente,
00:32:20qui vise à la fois
00:32:21à évaluer les enjeux d'offres,
00:32:23c'est la programmation pluriannuelle
00:32:24de l'énergie,
00:32:25les enjeux de demande,
00:32:26et vous le savez,
00:32:27RTE a publié une étude
00:32:29actualisant tout ça
00:32:29à la fin du mois de décembre,
00:32:31dans une logique globale
00:32:33et cohérente.
00:32:33Et nous aurons évidemment
00:32:34l'occasion très vite
00:32:35avec le Premier ministre
00:32:36de communiquer sur tout ça.
00:32:38Et les enjeux de modulation,
00:32:39oui, font partie des enjeux
00:32:40auxquels vous mentionnez.
00:32:41Ils sont importants,
00:32:42ils doivent être abordés,
00:32:43y compris dans un cadre européen,
00:32:45puisqu'aujourd'hui,
00:32:45une bonne partie de l'électricité
00:32:46produite en France
00:32:47est exportée ailleurs,
00:32:48justement parce que
00:32:49certains qui ont fait
00:32:51le choix du tournouvelable
00:32:52font face à des défis
00:32:53de fiabilité.
00:32:54Et donc tout ça,
00:32:55évidemment,
00:32:55on l'abordera dans son ensemble
00:32:56et sans vos volontés
00:32:57de cacher quoi que ce soit.
00:32:59Donc, vous dites
00:33:01que vous faites preuve
00:33:01de lucidité,
00:33:02j'espère que vous le ferez
00:33:03au moment où on vous présentera
00:33:04l'ensemble de l'oeuvre,
00:33:05si je puis dire,
00:33:06qui permet de donner
00:33:07un futur énergétique
00:33:08à la France,
00:33:09qui loin des guerres
00:33:09de religion habituelles
00:33:10sera équilibrée,
00:33:12soit ambitieuse,
00:33:13permettra à la France
00:33:14d'être sur la voie
00:33:15à la fois de la lutte
00:33:17contre le réchauffement climatique,
00:33:18de la souveraineté énergétique
00:33:19et de la capacité
00:33:20à décarboner l'industrie,
00:33:21décarboner les transports,
00:33:22décarboner les logements,
00:33:23au fond,
00:33:24de faire de la France
00:33:25une grande puissance énergétique
00:33:26d'aujourd'hui et de demain.
00:33:29Merci beaucoup,
00:33:29Monsieur le ministre.
00:33:30Monsieur le député.
00:33:31Monsieur le ministre,
00:33:32le rapport est prêt,
00:33:33publiez-le.
00:33:34Et à défaut de le faire
00:33:34pour votre honneur,
00:33:35faites-le au moins pour la France.
00:33:37Je vous remercie.
00:33:38La parole est à présent
00:33:39à Madame Mathilde Vigné
00:33:40pour le groupe
00:33:41La France Insoumise.
00:33:45Madame la Présidente,
00:33:46Monsieur le Premier ministre,
00:33:47Nestlé,
00:33:48Lactalis,
00:33:49Danone,
00:33:50Vita Germine,
00:33:51tous ont fait des rappels
00:33:52de lots de lait infantile contaminé.
00:33:55Et ce n'est pas fini,
00:33:56hier,
00:33:56de nouveaux lots
00:33:57ont encore été retirés
00:33:58de la vente.
00:33:59Des rappels
00:33:59d'une ampleur inédite.
00:34:01Si la Belgique
00:34:02a confirmé le lien
00:34:03avec la maladie
00:34:04d'un bébé,
00:34:05les autorités françaises
00:34:06enquêtent toujours
00:34:07sur le tragique décès
00:34:08de deux nourrissons.
00:34:10Je connais la douleur
00:34:11de la perte d'un enfant.
00:34:12Je ne peux m'empêcher
00:34:13de penser à ces parents
00:34:14qui ont vécu
00:34:15la pire des choses.
00:34:16Au nom du groupe
00:34:17de la France Insoumise,
00:34:18je leur adresse
00:34:18tout notre soutien.
00:34:21Je pense aussi
00:34:22à ce couple
00:34:22de ma circonscription
00:34:23qui a passé
00:34:24sept jours
00:34:24et sept nuits
00:34:25à l'hôpital
00:34:25avec leur bébé
00:34:26âgé de seulement
00:34:27douze jours.
00:34:28Principal suspect,
00:34:29l'huile d'ara
00:34:30d'un fournisseur chinois.
00:34:31Et vous voulez
00:34:32nous faire croire
00:34:32que vous contrôlez
00:34:33les produits importés
00:34:34sur notre territoire ?
00:34:36Selon l'organisation
00:34:37Foodwatch,
00:34:38le risque était connu
00:34:39depuis le 9 décembre.
00:34:41mais vous avez laissé
00:34:42des multinationales
00:34:43commercialiser des produits
00:34:44potentiellement dangereux
00:34:45pour les bébés.
00:34:46Pourquoi ce principe
00:34:47de précaution
00:34:48n'a-t-il pas conduit
00:34:49au retrait
00:34:49de tous les lots
00:34:50préparés avec le produit
00:34:51suspect ?
00:34:52Au lieu de ça,
00:34:53le ministère
00:34:54de l'Agriculture
00:34:55s'est contenté
00:34:55de conseiller
00:34:56aux industriels
00:34:57de procéder
00:34:58à des rappels
00:34:59au-delà
00:35:00d'un certain seuil.
00:35:01Mais en attendant
00:35:02des résultats
00:35:03d'analyse complets,
00:35:04la vente
00:35:05des produits à risque
00:35:06aurait dû immédiatement
00:35:07être interdite.
00:35:08Voilà à quoi nous conduit
00:35:10votre politique
00:35:10de compétitivité
00:35:11à tout prix.
00:35:13Produire toujours plus,
00:35:14toujours plus vite
00:35:15au détriment
00:35:15de la santé publique.
00:35:17Et je ne peux m'empêcher
00:35:18de faire le lien
00:35:18avec vos récents arbitrages
00:35:20concernant la politique
00:35:21familiale.
00:35:22Je pense à ces femmes
00:35:23qui auraient peut-être
00:35:24souhaité allaiter
00:35:25plus longtemps
00:35:25grâce au congé de naissance
00:35:26dès janvier
00:35:27qui se retrouvent aujourd'hui
00:35:28angoissées à l'idée
00:35:29de contaminer leur bébé.
00:35:31Monsieur le Premier ministre,
00:35:32la vie de nos enfants
00:35:34doit passer
00:35:34avant les profits
00:35:35des multinationales.
00:35:37Qu'attendez-vous
00:35:37pour interdire la vente
00:35:38des produits
00:35:39présentant un risque ?
00:35:40Quel protocole sanitaire
00:35:41comptez-vous mettre en place ?
00:35:43Merci beaucoup,
00:35:45madame la députée.
00:35:46La parole est à madame
00:35:47Annie Gennevard,
00:35:48ministre en charge
00:35:49de l'Agriculture.
00:35:51Merci, madame la présidente.
00:35:52Mesdames et messieurs
00:35:53les députés,
00:35:54madame la députée
00:35:55Mathilde Higné.
00:35:56Vos propos établissent un lien
00:36:02qui, à ce stade
00:36:03et à ce jour,
00:36:05ne sont pas
00:36:06sanitairement établis.
00:36:09Ce n'est pas établi.
00:36:12Et croyez bien
00:36:12qu'aujourd'hui,
00:36:14tous les responsables
00:36:15du ministère de la Santé
00:36:17et du ministère de l'Agriculture
00:36:18travaillent précisément
00:36:20à explorer
00:36:21cette question fondamentale.
00:36:23Mais, madame la députée,
00:36:26madame la députée,
00:36:28je voudrais d'abord dire
00:36:29que je pense à ces familles
00:36:30qui ont perdu leurs enfants.
00:36:33Et ma compassion
00:36:34va d'abord à ces familles
00:36:36et leur laisser à penser,
00:36:39leur laisser à penser
00:36:40qu'il y aurait eu,
00:36:41par négligence,
00:36:43un empoisonnement
00:36:44de leurs enfants
00:36:45est une accusation
00:36:47très grave
00:36:48que je ne vous laisserai pas prononcer.
00:36:50Et pire encore,
00:36:51avoir osé
00:36:53laisser à penser
00:36:56que c'était par complicité
00:36:58que les pouvoirs publics
00:37:01auraient laissé faire cela,
00:37:03c'est gravissime,
00:37:04madame la députée,
00:37:06et indigne de vous,
00:37:08indigne d'un député
00:37:09de la nation.
00:37:11Je vous ai dit
00:37:12toutes les dispositions
00:37:15qui ont été prises.
00:37:16vous ne pouvez pas
00:37:18affirmer
00:37:19que les procédures
00:37:21n'ont pas été respectées,
00:37:23mais vous n'écoutez pas la réponse.
00:37:26Vous n'écoutez pas la réponse.
00:37:28Les procédures ont été
00:37:29absolument respectées,
00:37:31les retraits rappels
00:37:32ont été faits
00:37:33en parfaite transparence.
00:37:34Vous pouvez les consulter
00:37:36sur rappel conso,
00:37:37mais ce que vous n'avez pas
00:37:39le droit de dire,
00:37:40c'est qu'on aurait laissé
00:37:41commercialiser des laits,
00:37:43délibérément des laits contaminés.
00:37:45C'est une accusation très grave.
00:37:47Je ne vous la laisserai pas
00:37:48prospérer.
00:37:50Merci beaucoup,
00:37:51madame la ministre.
00:37:54Il vous reste 4 secondes.
00:37:55On parle de principe
00:37:56de précaution.
00:37:57S'il y a des produits
00:37:58qui sont risqués,
00:37:59on les retire, c'est tout.
00:38:01Je vous remercie,
00:38:02madame la députée.
00:38:05La parole est à présent
00:38:07à madame Colette Capdeviel
00:38:08pour le groupe socialiste.
00:38:10Merci beaucoup.
00:38:11Ma question s'adresse
00:38:12à monsieur le Premier ministre.
00:38:14Le droit au logement
00:38:16est un droit fondamental
00:38:18qui est lié à la dignité
00:38:20et qui est lié également
00:38:21à l'égalité.
00:38:23Pourtant,
00:38:24l'accès au logement
00:38:25reste encore
00:38:26en France en 2026,
00:38:28conditionné pour certains
00:38:30à des critères
00:38:31que la loi condamne.
00:38:32Je dirais même
00:38:33que la loi devrait condamner.
00:38:35Un testing national récent
00:38:38de SOS Racisme
00:38:39nous révèle
00:38:40une réalité glaçante.
00:38:42l'ampleur
00:38:43des discriminations
00:38:44pour l'accès
00:38:45au logement.
00:38:47En 2026,
00:38:48une agence immobilière
00:38:50sur deux,
00:38:51je dis bien
00:38:51une agence immobilière
00:38:52sur deux,
00:38:54accepte
00:38:54et même facilite
00:38:56les critères racistes
00:38:57posés par des propriétaires
00:38:59à l'encontre
00:39:00de candidats
00:39:01au logement
00:39:02en location
00:39:03en raison
00:39:04de leur origine
00:39:05réelle
00:39:05ou supposée.
00:39:06Des testings
00:39:08avaient déjà été réalisés
00:39:09en 2019
00:39:11et 2022
00:39:12avec exactement
00:39:14le même constat.
00:39:16Rien n'a changé.
00:39:17Alors même
00:39:18que la discrimination
00:39:19est un délit
00:39:20clairement puni
00:39:22par la loi pénale,
00:39:23certains agents
00:39:24immobiliers
00:39:25un sur deux
00:39:26contournent la loi,
00:39:28éliminent
00:39:28des candidats
00:39:29en fonction
00:39:30de leur nom,
00:39:31en fonction
00:39:31de leur prénom
00:39:32ou de leur apparence physique.
00:39:33Ce sont des délits
00:39:35qui humilient,
00:39:36qui excluent
00:39:37et qui fracturent
00:39:38le corps social.
00:39:39Ma question est donc
00:39:40extrêmement simple
00:39:41que compte faire
00:39:42le gouvernement
00:39:42pour que ces pratiques
00:39:44cessent enfin.
00:39:45Et franchement,
00:39:46ne nous répondez pas
00:39:47que vous allez imposer
00:39:49aux agents immobiliers
00:39:50des formations renforcées.
00:39:51C'est insuffisant
00:39:52et c'est inopérant.
00:39:55Le dernier testing
00:39:56le montre.
00:39:57Allez-vous garantir
00:39:58enfin
00:39:58que les discriminations
00:40:00au logement
00:40:00soient sérieusement
00:40:02poursuivies,
00:40:03soient sérieusement
00:40:04condamnées ?
00:40:05Surtout,
00:40:06allez-vous enfin
00:40:06renforcer
00:40:07les sanctions pénales
00:40:09contre les auteurs
00:40:10et les complices
00:40:11de ces discriminations ?
00:40:12Nous attendons
00:40:13autre chose
00:40:13que des déclarations
00:40:14de bonnes intentions
00:40:16comme vous savez
00:40:16si bien le faire
00:40:17avec la main sur le cœur.
00:40:19Nous attendons
00:40:19des actes
00:40:20et nous attendons
00:40:20du courage.
00:40:21Beaucoup,
00:40:22Madame la députée.
00:40:23La parole est à
00:40:24Monsieur Vincent Jeanbrun,
00:40:25ministre de la Ville
00:40:26et du Logement.
00:40:29Merci,
00:40:30Madame la Présidente,
00:40:31Mesdames et Messieurs
00:40:31les députés.
00:40:32Madame la députée,
00:40:33merci pour votre question
00:40:34et vous avez raison
00:40:36de le dire aujourd'hui,
00:40:36le testing
00:40:37qu'a réalisé
00:40:38l'association
00:40:39SOS Racisme
00:40:40est édifiant
00:40:41et le gouvernement
00:40:43condamne,
00:40:44je veux le dire ici,
00:40:44avec la plus grande
00:40:45fermeté
00:40:45ces pratiques discriminatoires
00:40:47qui sont,
00:40:48vous l'avez dit,
00:40:48totalement illégales.
00:40:51Ainsi,
00:40:51SOS Racisme
00:40:52a fait œuvre utile
00:40:52en mettant en exergue
00:40:54des pratiques
00:40:55qui sont absolument
00:40:55honteuses
00:40:56et condamnables.
00:40:57Je veux malgré tout
00:40:59saluer le travail
00:41:00de la FNAIM
00:41:01qui représente
00:41:02les professionnels
00:41:03de l'immobilier
00:41:03et qui depuis
00:41:04de nombreuses années
00:41:05se sont pleinement
00:41:06mobilisés
00:41:06pour faire de la prévention
00:41:08en matière de lutte
00:41:09contre les discriminations.
00:41:11La FNAIM,
00:41:11il faut le dire,
00:41:12mène un travail
00:41:12constant de sensibilisation
00:41:14auprès de ses adhérents
00:41:15et de leurs collaborateurs
00:41:17et déploie d'ores et déjà
00:41:18des actions de formation
00:41:19afin de mieux prévenir
00:41:20et résoudre
00:41:21des situations discriminatoires.
00:41:23Cette exigence
00:41:23de non-discrimination
00:41:24que nous partageons,
00:41:25madame la députée,
00:41:27s'est traduite
00:41:27par la signature
00:41:28en décembre 2022
00:41:30d'un partenariat
00:41:31entre la FNAIM
00:41:32et SOS Racisme
00:41:33visant à renforcer
00:41:35la prévention
00:41:35et la lutte
00:41:36contre les discriminations
00:41:37dans l'accès au logement.
00:41:39Maintenant,
00:41:40la situation
00:41:41que vous décrivez,
00:41:42madame la députée,
00:41:43et sur laquelle
00:41:44j'ai pu échanger
00:41:44encore tout récemment
00:41:45avec le député
00:41:46Stevie Gustave
00:41:47qui se trouve ici
00:41:48à vos côtés
00:41:49et qui connaît bien
00:41:50ces sujets
00:41:51pour avoir travaillé
00:41:51longtemps avec SOS Racisme,
00:41:53cette situation
00:41:54est absolument choquante
00:41:55et nous devons
00:41:56aller plus loin.
00:41:57Alors,
00:41:58oui,
00:41:58madame la députée,
00:41:59il y a quand même
00:41:59malgré tout
00:42:00un effort de formation
00:42:00à compléter
00:42:01et permettez-moi
00:42:02quand même
00:42:03d'en parler
00:42:03puisque depuis
00:42:04plusieurs semaines
00:42:05avec ma collègue
00:42:06Aurore Berger,
00:42:06ministre chargée
00:42:07de la lutte
00:42:08contre les discriminations,
00:42:10nous travaillons
00:42:10à un décret relatif
00:42:11à l'obligation
00:42:12de compétence professionnelle
00:42:13des agents immobiliers
00:42:14et qui,
00:42:16je vous le rappelle,
00:42:16ne peuvent exercer
00:42:17sans carte professionnelle.
00:42:18Or,
00:42:18il y a là aussi
00:42:19une piste
00:42:19à aller explorer.
00:42:21Un certain nombre
00:42:21d'acteurs
00:42:22qui sont rattachés
00:42:23de près ou loin
00:42:23à des agents immobiliers
00:42:25mais qui n'ont pas
00:42:25cette carte professionnelle
00:42:26et là,
00:42:27il faudrait évidemment
00:42:27avoir une certaine police
00:42:29pour régulariser les choses.
00:42:31Ce décret
00:42:31dont je parle
00:42:32définira
00:42:33les compétences professionnelles
00:42:34exigées
00:42:35et instaura notamment
00:42:36un tronc commun.
00:42:37En tout cas,
00:42:37madame la députée,
00:42:38le racisme,
00:42:38nous le combattrons
00:42:39où qu'il soit.
00:42:40Merci beaucoup,
00:42:41monsieur le ministre.
00:42:43La parole est à présent
00:42:44à monsieur Jean-Michel Brard
00:42:45pour le groupe Horizon.
00:42:46Merci,
00:42:49madame la présidente.
00:42:50Ma question s'adresse
00:42:51à madame la ministre déléguée
00:42:53chargée de la mer
00:42:53et de la pêche.
00:42:55Madame la ministre,
00:42:56pour la troisième année
00:42:57consécutive,
00:42:58depuis le 22 janvier,
00:43:00les navires de plus de 8 mètres
00:43:01sont interdits de pêche
00:43:02dans le golfe de Cascogne
00:43:03pour une durée d'un mois
00:43:04afin de diminuer
00:43:05les captures accidentelles
00:43:06de cet acé.
00:43:08Cette mesure immobilise
00:43:09338 navires
00:43:10et met à l'arrêt
00:43:12les criés
00:43:12comme celle de la Turballe
00:43:13ou du Croisic
00:43:14en Loire-Atlantique.
00:43:15elle frappe de plein fouet
00:43:16des familles
00:43:17et des territoires entiers.
00:43:19Le coût économique
00:43:19est lourd,
00:43:20environ 35 millions
00:43:21d'euros de pertes.
00:43:23Le gouvernement
00:43:24a annoncé le maintien
00:43:25des indemnités
00:43:26pour les pêcheurs,
00:43:27la création
00:43:27d'un fonds d'accompagnement
00:43:29ainsi qu'une étude
00:43:30pour mieux comprendre
00:43:30les interactions
00:43:31entre pêcheurs
00:43:32et petits cétacés.
00:43:34Madame la ministre,
00:43:35les pêcheurs
00:43:36ne demandent pas
00:43:36des indemnités,
00:43:38ils demandent
00:43:38à travailler.
00:43:39Ils ont investi
00:43:40dans des dispositifs
00:43:41d'effarouchement.
00:43:43Quand pourront-ils
00:43:44les tester
00:43:44en conditions réelles
00:43:45et selon
00:43:46quels calendriers ?
00:43:48Par ailleurs,
00:43:48le Sénat a proposé
00:43:49des pistes
00:43:49en avril 2025.
00:43:51Les professionnels
00:43:52ont également fait
00:43:52des propositions,
00:43:54les scientifiques aussi.
00:43:55Une étude pilotée
00:43:56par la Rochelle Université,
00:43:58l'IFREMER
00:43:58et le CNRS
00:43:59a notamment été publiée
00:44:01le 7 janvier dernier.
00:44:03Sur la base
00:44:03de ces travaux
00:44:04et après deux années
00:44:05de fermeture,
00:44:06Madame la ministre,
00:44:08pouvez-vous
00:44:08nous indiquer
00:44:09quelles avancées scientifiques
00:44:10ont été identifiées ?
00:44:12Permette-t-elle
00:44:13une réouverture durable
00:44:14de la pêche
00:44:14dans le golfe de Gascogne
00:44:15et selon quels critères
00:44:17objectifs ?
00:44:18Et enfin,
00:44:19comment comptez-vous
00:44:20garantir que les décisions
00:44:21prises ne seront pas
00:44:22subordonnées
00:44:23à des pressions associatives,
00:44:25alors même que certains
00:44:26demandent déjà
00:44:27une suspension
00:44:27de quatre mois
00:44:28en 2027 ?
00:44:30Il est nécessaire
00:44:31de trouver un équilibre
00:44:32entre la protection
00:44:33des cétacés
00:44:34et la survie
00:44:35d'une filière
00:44:35indispensable
00:44:36à notre indépendance
00:44:38alimentaire
00:44:38et au dynamisme
00:44:39de nos territoires
00:44:40littoraux ?
00:44:41Je vous remercie.
00:44:42Merci beaucoup,
00:44:43Monsieur le député.
00:44:44La parole est à
00:44:45Monsieur Mathieu Lefebvre,
00:44:46ministre en charge
00:44:48de la transition écologique.
00:44:50Merci,
00:44:50Madame la Présidente.
00:44:51Mesdames et Messieurs
00:44:52les députés,
00:44:52Monsieur le député Brard,
00:44:54merci pour votre question
00:44:55et l'attachement
00:44:56et le soutien
00:44:56que vous apportez
00:44:57aux pêcheurs
00:44:58et aux marieurs
00:44:59de France.
00:45:00Le golfe de Gascogne
00:45:01est fermé
00:45:02depuis le 21 janvier dernier
00:45:03pour la troisième année
00:45:04consécutive
00:45:05suite à une décision
00:45:06du Conseil d'Etat.
00:45:08pour protéger
00:45:09notamment
00:45:10les captures
00:45:10accidentelles
00:45:11de cet acé.
00:45:12C'est un dispositif
00:45:13qui a fourni
00:45:15ses preuves
00:45:15et qui a permis
00:45:16d'obtenir
00:45:17des résultats
00:45:18mais qui a évidemment
00:45:19un impact majeur
00:45:21sur l'activité économique
00:45:23des pêcheurs
00:45:23et des marieurs.
00:45:25Face à cela,
00:45:26l'Etat
00:45:26n'est pas resté
00:45:28immobile
00:45:28puisque les dispositifs
00:45:30d'accompagnement
00:45:31et d'indemnisation
00:45:32ont été reconduits
00:45:34à hauteur
00:45:34de 21 millions d'euros.
00:45:37Mais je vous rejoins,
00:45:37Monsieur le député,
00:45:38ces réponses
00:45:39sont des réponses
00:45:40de court terme.
00:45:41Il faudra travailler
00:45:41à des réponses
00:45:43de plus long terme
00:45:43sur la base
00:45:44d'une seule boussole
00:45:45qui est la boussole
00:45:47de la science.
00:45:48Il y a des expérimentations
00:45:49qui ont été menées
00:45:50notamment pour équiper
00:45:51les navires
00:45:52en matière
00:45:53de dispositifs
00:45:54d'effarouchement.
00:45:55Les pêcheurs
00:45:56également
00:45:56que je remercie
00:45:57ont fait part
00:45:57aux autorités
00:45:59des données
00:46:00qui vont peut-être
00:46:00permettre demain
00:46:01de mieux prévenir
00:46:02les captures
00:46:03accidentelles.
00:46:04Et puis,
00:46:05enfin,
00:46:06il y a également
00:46:07une étude,
00:46:07l'étude d'Elmoge,
00:46:08qui montre
00:46:09à quel point
00:46:09la capture peut-être
00:46:11aussi le fait
00:46:12d'autres motifs
00:46:13et notamment
00:46:14du dérèglement climatique
00:46:15et pas seulement
00:46:16de l'activité
00:46:16de pêche.
00:46:18Et pour répondre
00:46:18directement à vos questions,
00:46:20Monsieur le député,
00:46:21l'objectif du gouvernement
00:46:22reste bien
00:46:23la réouverture
00:46:24du golfe de Gascogne
00:46:25sur la base
00:46:26d'un retour d'expérience
00:46:27des trois premières années
00:46:29de fermeture
00:46:30et si évidemment
00:46:31il n'y a pas
00:46:31d'alternative
00:46:32pour la protection
00:46:33des cétacés
00:46:34et notamment
00:46:35des petits cétacés.
00:46:36Et pour vous répondre
00:46:37concrètement
00:46:37sur le deuxième point,
00:46:39le gouvernement
00:46:39n'envisage pas
00:46:40d'allonger
00:46:41la période
00:46:41de quatre semaines
00:46:42qui a montré
00:46:42toute son efficacité
00:46:44au cours
00:46:44des deux premières
00:46:45périodes de fermeture.
00:46:46Je vous remercie.
00:46:47Merci beaucoup,
00:46:48Monsieur le ministre.
00:46:48Monsieur le député.
00:46:49Merci,
00:46:50Monsieur le ministre.
00:46:51Sachez quand même
00:46:51que nos artisans pêcheurs,
00:46:53leur famille
00:46:53et toute la filière
00:46:54comptent évidemment
00:46:55sur nous,
00:46:56les parlementaires,
00:46:57mais surtout sur vous
00:46:57pour trouver une solution
00:46:59et pérenniser leur activité.
00:47:00Je vous remercie.
00:47:01Merci beaucoup.
00:47:03La parole est à présent
00:47:04à Monsieur François Piquemal
00:47:05pour la France intonise.
00:47:11Monsieur le ministre
00:47:12du Logement,
00:47:13selon les révélations
00:47:14de SOS Racisme,
00:47:16près d'une agence
00:47:16immobilière sur deux
00:47:18accepte de trier
00:47:18les candidats au logement
00:47:20sur des critères racistes.
00:47:22Ces pratiques indignes
00:47:24illustrent le climat
00:47:25de racisme
00:47:26d'atmosphère
00:47:27qui s'est instillé
00:47:27dans le pays
00:47:28jusque dans les rangs
00:47:29de la Macronie
00:47:30et qui lui permettent
00:47:31de se déchaîner
00:47:32sans complexe.
00:47:33Ainsi,
00:47:34dans votre budget,
00:47:35vous supprimez
00:47:36les APL
00:47:37pour 300 000 étudiants
00:47:38non communautaires,
00:47:40mesures de préférence nationale,
00:47:42en taille
00:47:43à l'état de droit
00:47:44qui devrait amener
00:47:45tout républicain conséquent
00:47:47à censurer
00:47:48votre gouvernement
00:47:49dès cet après-midi.
00:47:52Face à ces révélations,
00:47:54vous êtes resté,
00:47:55Monsieur le ministre,
00:47:56jusqu'ici bien silencieux,
00:47:58vous qui pourtant
00:47:59n'êtes jamais avare
00:48:00de parole
00:48:01pour fustiger
00:48:02celles et ceux
00:48:02qui défendent
00:48:03le droit au logement.
00:48:05Quant à vous,
00:48:05Madame Berger,
00:48:06ministre de l'Égalité,
00:48:08que nous proposez-vous ?
00:48:09De mieux former
00:48:10les agents immobiliers.
00:48:12Mais, Madame Berger,
00:48:14le racisme
00:48:14n'est pas une mauvaise pratique,
00:48:16c'est un délit
00:48:17qui mérite
00:48:18d'être sanctionné.
00:48:20Madame la ministre,
00:48:22la plupart des agents immobiliers
00:48:23font correctement
00:48:24leur travail
00:48:25et refusent
00:48:26les demandes racistes
00:48:27des multipropriétaires
00:48:28car c'est bien
00:48:29la racine du problème
00:48:31qu'il faut s'en prendre.
00:48:32Quand allez-vous
00:48:33enfin faire régner
00:48:35l'ordre républicain
00:48:36pour mettre au pas
00:48:36ces multipropriétaires
00:48:38voyous
00:48:39qui,
00:48:39non content de spéculer
00:48:40depuis des décennies
00:48:41sur le dos des locataires,
00:48:43les discriminent désormais
00:48:44selon leur origine ?
00:48:46Je vous remercie.
00:48:51La parole est à
00:48:52Monsieur Vincent Jeanbrun,
00:48:54ministre de la Ville
00:48:55et du Logement.
00:49:03Merci, Madame la Présidente,
00:49:04Mesdames et Messieurs les députés.
00:49:06Monsieur le député,
00:49:08vous avez osé dire
00:49:11que ce gouvernement
00:49:12aurait soutenu
00:49:16des pratiques
00:49:16de racisme.
00:49:19Mais à qui
00:49:20est-ce que vous pensez
00:49:21faire avaler ça ?
00:49:23Vous êtes,
00:49:23Monsieur le député,
00:49:24avec vos camarades,
00:49:26les chantres
00:49:27des réunions racisées
00:49:29interdites aux Blancs.
00:49:31Qui fait du racisme ?
00:49:33Monsieur le député,
00:49:35Monsieur le député,
00:49:37vous osez parler
00:49:38d'appliquer
00:49:39l'ordre républicain,
00:49:40mais est-ce que ce n'est pas vous
00:49:42et vos camarades
00:49:43de la France insoumise
00:49:44qui passez votre temps
00:49:45à dire du mal
00:49:46de la police
00:49:47et à condamner
00:49:48ceux qui essayent
00:49:49de défendre
00:49:50au péril de leur vie
00:49:51l'ordre républicain ?
00:49:52Alors je l'ai dit,
00:49:54le racisme est une chose
00:49:55extrêmement grave
00:49:56et nous la combattrons
00:49:57et j'espère que nous serons
00:49:59tous ici rassemblés
00:50:00pour combattre
00:50:01le racisme
00:50:01et les discriminations
00:50:03de toutes parts.
00:50:04Mais à un moment donné,
00:50:05Monsieur le député,
00:50:06regardez,
00:50:07chez vous,
00:50:07où sont les racistes ?
00:50:10Merci Monsieur le Ministre,
00:50:13Monsieur le député.
00:50:17Allez, un peu de silence.
00:50:23Alors, s'il vous plaît,
00:50:25il reste du temps de parole.
00:50:26Allez-y Monsieur le député.
00:50:28Pour rappel, Monsieur le Ministre,
00:50:29les discriminations au logement
00:50:31sont interdites,
00:50:32sanctionnées par la loi.
00:50:34Article 1er de la loi
00:50:35du 6 juillet 1989.
00:50:38C'est cela que vous devriez rappeler
00:50:40dans votre titre
00:50:41de ministre du Logement.
00:50:42Et par ailleurs,
00:50:44en 2002,
00:50:44Jean-Marie Le Pen
00:50:45souhaitait la préférence nationale
00:50:47dans l'accès au logement.
00:50:48L'histoire retiendra
00:50:49qu'en 2026,
00:50:50la Macronie
00:50:51l'a inscrite dans son budget.
00:50:52Honte à vous.
00:50:53Je vous remercie.
00:50:59La parole est à présent
00:51:00à Monsieur Lionel Viber.
00:51:06Allez, un peu de silence.
00:51:07Monsieur le député,
00:51:08allez-y.
00:51:09Merci Madame la Présidente.
00:51:11Ma question s'adresse
00:51:12à Madame la Ministre
00:51:13de l'Aménagement du Territoire
00:51:15et de la Décentralisation.
00:51:17Madame la Ministre,
00:51:19les Ardennes sont un territoire
00:51:20idéalement placé
00:51:21entre deux des régions
00:51:22les plus riches d'Europe,
00:51:23le bassin parisien
00:51:24et le Benelux.
00:51:25Traversé par une autoroute gratuite,
00:51:28desservie par le TGV,
00:51:30doté de la fibre
00:51:31et bénéficiant
00:51:32d'un environnement préservé,
00:51:34les Ardennes disposent
00:51:35de nombreux atouts
00:51:35pour poursuivre
00:51:36leur rebond économique
00:51:38et démographique.
00:51:40Cet élan est aujourd'hui
00:51:41freiné par l'application
00:51:42du zéro artificialisation net
00:51:45qui bloque des projets structurants,
00:51:48non pas parce que le territoire
00:51:49aurait trop artificialisé
00:51:51mais parce qu'il est enfermé
00:51:53dans un cadre indifférencié,
00:51:55déconnecté de sa trajectoire réelle.
00:51:57Sur le terrain,
00:51:58cela se traduit
00:51:59par des projets à l'arrêt
00:52:00et des habitants
00:52:01qui voient leur terrain
00:52:02devenir inconstructibles
00:52:04avec des pertes de valeur
00:52:06très lourdes.
00:52:08Les élus locaux
00:52:09ne demandent pas un passe-droit,
00:52:10ils demandent du bon sens.
00:52:13Ils demandent que l'on reconnaisse
00:52:14que le ZAN
00:52:15ne peut pas s'appliquer
00:52:16de la même manière
00:52:17dans les territoires
00:52:18artificialisés
00:52:19à moins de 5%.
00:52:21C'est pourquoi je défends
00:52:23une exemption rurale,
00:52:24ciblée et fondée
00:52:25sur des critères objectifs.
00:52:27J'ai déposé une proposition
00:52:29de loi en ce sens
00:52:30le 9 décembre dernier.
00:52:32Cette approche doit désormais
00:52:33avancer par tous les véhicules
00:52:35législatifs possibles
00:52:36afin de permettre à ces territoires
00:52:39de continuer à se développer,
00:52:41y compris avec le texte trace,
00:52:43s'ils voient le jour
00:52:44et en espérant
00:52:45qu'ils n'accouchent pas
00:52:46d'une souris.
00:52:47Ma question est simple,
00:52:49madame la ministre.
00:52:50Le gouvernement est-il réellement,
00:52:52réellement,
00:52:53prêt à faire évoluer
00:52:54l'application du ZAN
00:52:55pour tenir compte
00:52:56des réalités
00:52:57des territoires ruraux ?
00:52:58Je vous remercie.
00:53:00Merci beaucoup.
00:53:01La parole est à madame
00:53:02Françoise Gattel,
00:53:04ministre en charge
00:53:05de l'aménagement du territoire
00:53:07et de la décentralisation.
00:53:09Merci.
00:53:10Merci, madame la présidente.
00:53:12Monsieur le député Wiber,
00:53:14vous portez là une question
00:53:15qui est largement portée,
00:53:17y compris dans les rangs
00:53:18de cette Assemblée,
00:53:20et je veux saluer le travail
00:53:21qui a été accompli
00:53:22par deux de vos collègues,
00:53:23Constance de Pellichy
00:53:24et Sandrine Lefeur.
00:53:27Nous avons une exigence
00:53:29de frugalité foncière
00:53:31parce que vous le savez,
00:53:33on ne peut pas parler
00:53:34de souveraineté alimentaire
00:53:35et de défense de l'agriculture
00:53:37si nous consommons à consommer
00:53:39à l'allure à laquelle
00:53:40nous l'avons fait
00:53:41puisque pendant 50 ans,
00:53:43nous avons plus artificialisé
00:53:45que pendant les 500 dernières années.
00:53:48Maintenant, monsieur le député,
00:53:50j'entends et je comprends
00:53:51la nécessité d'adapter
00:53:54la frugalité foncière
00:53:56à des contraintes
00:53:57et à des réalités locales.
00:53:59il y a effectivement un texte
00:54:01qui s'appelle Trace
00:54:02qui ne renonce pas
00:54:03à l'objectif
00:54:04de frugalité foncière
00:54:06qui a été adopté au Sénat
00:54:08et qui certainement
00:54:09sera examiné ici
00:54:12à l'Assemblée.
00:54:13Vous le savez,
00:54:14le prolongement
00:54:15des débats budgétaires,
00:54:16la crise agricole
00:54:17ont fait que
00:54:18le calendrier budgétaire
00:54:20a été un peu bousculé,
00:54:22mais moi,
00:54:22je souhaite conformément
00:54:23à ce que nous avons fait
00:54:24avec mon collègue
00:54:25Mathieu Lefebvre,
00:54:26continuer à discuter
00:54:28avec les rapporteurs
00:54:29et les auteurs du texte
00:54:30pour converger
00:54:31vers quelque chose
00:54:32d'exigeant
00:54:33en matière de frugalité foncière,
00:54:35mais d'intelligent
00:54:36et de pertinent,
00:54:37monsieur le député.
00:54:40Je vous remercie,
00:54:41madame la ministre.
00:54:42Monsieur le député...
00:54:43Non ?
00:54:44Très bien.
00:54:45La parole est à présent
00:54:46à monsieur Pourria Amir Chahi
00:54:48pour le groupe
00:54:48Écologiste et Social.
00:54:50Merci,
00:54:51madame la présidente.
00:54:52Monsieur le Premier ministre,
00:54:54il y a trois jours
00:54:55à Minneapolis aux Etats-Unis.
00:54:57Alex Prétis,
00:54:58un infirmier urgentiste américain,
00:55:00était assassiné par l'ICE,
00:55:02la police anti-immigration
00:55:03de Donald Trump,
00:55:04véritable milice d'Etat.
00:55:06Quelques jours auparavant,
00:55:08René Goud était abattu
00:55:09de trois balles dans le visage.
00:55:11Nous avons appris,
00:55:12ce lundi,
00:55:12qu'une entreprise française,
00:55:13Capgemini,
00:55:14contribue activement
00:55:15à identifier,
00:55:16localiser,
00:55:17cibler les étrangers
00:55:18dans le but de faciliter
00:55:19leur sale besogne.
00:55:20Pire,
00:55:21Capgemini a empoché
00:55:22jusqu'à 365 millions de dollars
00:55:25avec un système de bonus
00:55:26indexé sur le nombre
00:55:28d'interpellations.
00:55:29Ces dirigeants
00:55:30sont même vantés
00:55:30sur leur site internet.
00:55:32Cette entreprise
00:55:33couvre notre pays de honte.
00:55:35Cette vague brune
00:55:35ne s'arrête pas
00:55:36aux frontières états-uniennes,
00:55:37monsieur le Premier ministre.
00:55:38Des agents de l'ICE
00:55:39seront présents en Italie
00:55:40dans quelques semaines.
00:55:42Ces relais sont déjà
00:55:42ici en France.
00:55:43Ils s'appellent
00:55:44Le Pen,
00:55:44Maréchal,
00:55:45Zemmour
00:55:46et certains appellent même
00:55:47à l'organisation
00:55:48de grandes rafles.
00:55:51La société civile
00:55:52déjà s'engage.
00:55:54Dans les rues
00:55:54de Minneapolis,
00:55:56des dizaines de milliers
00:55:56de manifestants
00:55:57défilent face
00:55:58au pouvoir trumpiste.
00:56:00Chers collègues
00:56:00démocrates,
00:56:01progressistes,
00:56:03ils sont nous
00:56:03à la hauteur du combat
00:56:05qui refusent
00:56:06la fin de notre état de droit.
00:56:08Le gouvernement
00:56:09de la République
00:56:09doit agir
00:56:10pour que nos entreprises
00:56:11ne puissent
00:56:11ni financer,
00:56:13ni soutenir,
00:56:14ni tirer profit
00:56:15des politiques de persécution
00:56:16contraires aux principes
00:56:17qui nous fondent.
00:56:19Allons plus loin.
00:56:20Ni notre démocratie,
00:56:21ni l'Union européenne
00:56:22ne peuvent rester
00:56:23les bras ballants
00:56:23et doivent envisager
00:56:24des sanctions
00:56:26contre les dirigeants américains
00:56:27responsables
00:56:28des politiques criminelles.
00:56:29Nous devons également
00:56:30assurer à toutes celles
00:56:31et ceux qui là-bas
00:56:32craignent pour leur vie
00:56:32et leur liberté
00:56:34l'asile politique
00:56:35en France
00:56:36à l'image des A,
00:56:37des scientifiques
00:56:37et des chercheurs.
00:56:38Monsieur le Premier ministre,
00:56:39Monsieur Lecornu,
00:56:40le ferez-vous ?
00:56:42Merci beaucoup,
00:56:43Monsieur le député.
00:56:44La parole est à
00:56:45Monsieur Roland Lescure,
00:56:46ministre de l'Économie
00:56:47et des Finances.
00:56:49Merci,
00:56:50Madame la Présidente,
00:56:51Mesdames,
00:56:52Messieurs les députés,
00:56:52Monsieur le député
00:56:54Amir Achille.
00:56:55D'abord,
00:56:55évidemment,
00:56:56nous avons...
00:56:57Qu'est-ce que j'ai dit ?
00:56:57Amir Chahille, pardon.
00:56:58Excusez-moi.
00:57:00Nous avons tous,
00:57:01évidemment,
00:57:02été émus,
00:57:03surpris
00:57:03et sans doute choqués
00:57:05par les images
00:57:05qui nous sommes arrivées
00:57:06ces derniers jours.
00:57:08Évidemment,
00:57:09les enquêtes américaines
00:57:10doivent sur leur cours
00:57:11et il n'est en aucun cas
00:57:13de ma responsabilité
00:57:14de m'impliquer
00:57:15dans des enquêtes judiciaires
00:57:16qu'elles aient lieu ou pas
00:57:17d'ailleurs d'un État souverain.
00:57:19Mais en revanche,
00:57:19vous l'avez dit,
00:57:20quand une entreprise française
00:57:21semble impliquer
00:57:24dans des actions de ce type,
00:57:25la moindre des choses,
00:57:26c'est de leur demander
00:57:26ce qu'il en est.
00:57:27Ce que j'ai fait
00:57:28dès ce matin,
00:57:29quand j'ai découvert
00:57:30l'information
00:57:31à laquelle vous faites référence,
00:57:32ce que me dit
00:57:33Capgemini à ce stade,
00:57:34c'est que,
00:57:35un,
00:57:35le fait que la filiale
00:57:38en question
00:57:39qui transige
00:57:39avec ICE,
00:57:41transige avec des instances
00:57:42gouvernementales américaines,
00:57:44fait qu'elles ont
00:57:44une gouvernance séparée
00:57:46qui fait que Capgemini
00:57:47n'a pas connaissance
00:57:48des contrats
00:57:49qui sont signés.
00:57:51Je leur ai dit entre nous
00:57:52que cette explication
00:57:52ne suffisait pas
00:57:53et que la moindre des choses,
00:57:55évidemment,
00:57:55les États souverains
00:57:56sont ce qu'ils sont
00:57:57dans leur capacité
00:57:58à transiger
00:57:59avec des entreprises,
00:57:59mais c'est qu'une entreprise
00:58:00qui détient des filiales
00:58:02sache ce qui se passe
00:58:03dans ces entreprises
00:58:04et c'est ce que
00:58:05Capgemini s'est engagé
00:58:06à faire.
00:58:07Donc moi,
00:58:08je veux être très clair,
00:58:09je ne pense pas
00:58:10que les 160 et quelques
00:58:11millions de dollars
00:58:12que vous avez mentionnés
00:58:12en passant en concert
00:58:13à cette activité-là,
00:58:15non mais elle vient
00:58:15d'être signée
00:58:16au mois de décembre.
00:58:17Donc j'ai du mal
00:58:18à imaginer que,
00:58:19deux mois plus tard,
00:58:20360 millions
00:58:21aient pu être versés
00:58:22à qui que ce soit.
00:58:23Je pense que là,
00:58:24vous mélangez,
00:58:25si je peux me permettre,
00:58:26des activités par ailleurs
00:58:27que Capgemini
00:58:28a aux États-Unis
00:58:29depuis des années
00:58:29et ce contrat
00:58:30qui vient d'être signé.
00:58:32Moi,
00:58:32j'engage Capgemini
00:58:33à faire la lumière
00:58:34de manière extrêmement
00:58:35transparente
00:58:36sur les activités
00:58:36qui sont les siennes
00:58:37sur cette politique
00:58:38et sans doute
00:58:39à questionner
00:58:40la nature de ces activités
00:58:41parce qu'aujourd'hui,
00:58:42elle soulève des questions
00:58:43de votre part
00:58:44mais j'imagine
00:58:45de beaucoup d'autres.
00:58:47Merci beaucoup,
00:58:48monsieur le ministre.
00:58:48Monsieur le député.
00:58:50Oui, monsieur le ministre,
00:58:51je pense que Capgemini
00:58:52vous a donné
00:58:52de mauvaises informations
00:58:53si ce n'est qu'elle vous a menti
00:58:55puisqu'elle s'est félicitée
00:58:56elle-même sur son site internet
00:58:57de son contrat.
00:58:57Donc elle était au courant.
00:58:59Deuxièmement,
00:58:59si vous nous aviez écoutés
00:59:00lors du débat budgétaire,
00:59:01on aurait pu agir
00:59:02notamment sur les crédits d'impôts
00:59:03qui s'élevaient vraiment...
00:59:06Merci, monsieur le député.
00:59:07Désolée.
00:59:09La parole est à présent
00:59:10à madame Stéphanie Galzy
00:59:13pour le Rassemblement national.
00:59:17Merci, madame la présidente.
00:59:19Ma question s'adresse au ministre
00:59:21de l'Enseignement supérieur
00:59:23de la Recherche et de l'Espace.
00:59:25Monsieur le ministre,
00:59:26depuis des années,
00:59:27le président de la République
00:59:29affirme que la jeunesse
00:59:30est au cœur de son action.
00:59:32Mais à l'aéroport Montpellier-Fréjorg,
00:59:35dans l'Hérault,
00:59:35cette promesse est aujourd'hui
00:59:37réduite à néant.
00:59:39L'école de pilote Airways Aviation,
00:59:42ex-ESMA,
00:59:43a été placée en liquidation judiciaire.
00:59:46Et les conséquences sont
00:59:48d'une violence inouïe.
00:59:50Une centaine de jeunes
00:59:52d'une vingtaine d'années
00:59:53endettés jusqu'à 100 000 euros,
00:59:56sans diplôme,
00:59:57sans licence professionnelle,
00:59:59sans possibilité de travailler,
01:00:02abandonnés,
01:00:03sans solution par l'État.
01:00:05Ces jeunes n'ont pas échoué.
01:00:07Ils ont obéi.
01:00:08Ils ont cru au discours du mérite,
01:00:10de l'effort,
01:00:11de la formation.
01:00:13Ils ont cru que la République
01:00:14protégerait ceux qui s'engagent.
01:00:16Aujourd'hui,
01:00:18ils découvrent une vérité brutale.
01:00:20En France,
01:00:21on peut être ruiné à vie
01:00:23pour avoir cru à la parole publique.
01:00:26Monsieur le ministre,
01:00:27ne nous parlez pas de procédures,
01:00:30ne nous parlez pas de droits commerciaux,
01:00:32quand l'État laisse des formations privées
01:00:35capter des fortunes,
01:00:37sans garantie pour les étudiants,
01:00:39puis disparaît quand tout s'effondre.
01:00:42Ce n'est plus une défaillance,
01:00:44c'est une faute politique.
01:00:46Alors, oui ou non,
01:00:48le gouvernement va-t-il intervenir
01:00:50pour sauver les parcours de ces jeunes ?
01:00:52Oui ou non,
01:00:54allez-vous assumer la promesse présidentielle
01:00:56envers la jeunesse ?
01:00:58Ou faut-il désormais dire à toute une génération
01:01:01que s'engager,
01:01:03se former et croire en l'avenir
01:01:05est un risque personnel
01:01:07que l'État ne garantit plus ?
01:01:09Je vous remercie.
01:01:11Merci beaucoup, Madame la députée.
01:01:13La parole est à Monsieur Édouard Geffray,
01:01:15ministre de l'Éducation nationale.
01:01:22Madame la présidente,
01:01:23pardon, Mesdames et Messieurs les députés,
01:01:24Madame la députée Stéphanie Ghazi,
01:01:26je réponds au nom et pour le compte
01:01:28du ministre de l'Enseignement supérieur
01:01:30et de la Recherche qui est retenu à Bruxelles.
01:01:32D'abord, merci d'avoir attiré notre attention
01:01:35sur la situation de cette formation
01:01:36qui, si je vous remercie,
01:01:37est une formation au départ privée
01:01:38et non pas publique,
01:01:40contrairement à ce que le ministère soutient
01:01:43dans le cadre de nos travaux
01:01:43qui sont actuellement en cours
01:01:45avec la ministre Amélie Monchalin
01:01:47et Philippe Baptiste sur leur financement
01:01:48et dont je comprends
01:01:50qu'elle s'est manifestement effondrée,
01:01:52mettant en péril la formation
01:01:54et la situation de plusieurs dizaines d'étudiants.
01:01:58Je n'ai pas d'informations précises
01:01:59sur cette formation-là en particulier,
01:02:01très honnêtement,
01:02:02donc ce que je vais faire,
01:02:03c'est que je vais reboucler
01:02:05avec Philippe Baptiste
01:02:05sur ces questions précises
01:02:06pour évidemment voir ce qu'il est possible
01:02:08à la fois juridiquement,
01:02:10techniquement et financièrement de faire
01:02:12pour ne pas nous entrer dans une situation
01:02:13où effectivement des élèves
01:02:14se sont engagés dans un parcours,
01:02:15ont engagé des moyens avec leur famille
01:02:17et se retrouvent in fine dans une impasse.
01:02:19Donc dès que j'aurai les éléments,
01:02:21on viendra vers vous.
01:02:22Merci beaucoup, monsieur le ministre.
01:02:25Madame la députée.
01:02:26Merci beaucoup, monsieur le ministre,
01:02:28puisque vous savez que quand l'État
01:02:29laisse la peur remplacer l'espoir,
01:02:31que ce ne sont pas seulement des familles
01:02:33que l'on abandonne,
01:02:35mais c'est la promesse républicaine.
01:02:37Je vous remercie.
01:02:38La parole est à présent à monsieur Christophe,
01:02:40mon gardien pour le groupe Ensemble pour la République.
01:02:42Merci, madame la présidente.
01:02:47Monsieur le ministre,
01:02:48depuis 30 jours en Iran,
01:02:50des femmes et des hommes descendent dans la rue
01:02:52au péril de leur vie pour réclamer une chose simple,
01:02:55la liberté.
01:02:56Et la réponse du régime est encore une fois
01:02:58d'une brutalité implacable.
01:03:00Tirs, arrestations massives,
01:03:02tortures, condamnations expéditives,
01:03:04aveux forcés,
01:03:06Internet coupé,
01:03:07et même blessés,
01:03:08traqués et arrêtés jusque dans les hôpitaux.
01:03:11Un bilan provisoire donne le vertige.
01:03:14Plus de 6 000 morts confirmées,
01:03:1540 000 arrestations,
01:03:1711 000 blessés
01:03:18et plus de 18 000 encore sous investigation.
01:03:22Même le décompte des morts est entravé,
01:03:23tandis que la répression, elle, continue.
01:03:27Dans deux jours,
01:03:28le 29 janvier,
01:03:29les ministres des Affaires étrangères
01:03:31de l'Union européenne
01:03:32se réuniront à Bruxelles.
01:03:34Ce rendez-vous ne peut pas être qu'une formalité.
01:03:36Il faut transformer les mots en actes.
01:03:39Car nous savons qui tient l'appareil de la répression,
01:03:42les gardiens de la révolution islamique.
01:03:44Ils sont non seulement un outil de terreur intérieure,
01:03:47mais aussi une force de déstabilisation régionale
01:03:50et une menace qui dépasse les frontières de l'Iran,
01:03:53dans la région,
01:03:54et en Ukraine,
01:03:55chez nous.
01:03:56Et l'attente démocratique est claire.
01:03:59L'an dernier, nous avons voté la résolution
01:04:00de ma collègue,
01:04:01Constance Legrippe,
01:04:02demandant l'inscription des gardiens
01:04:04sur la liste européenne
01:04:05des organisations terroristes.
01:04:07Le Parlement européen, lui,
01:04:09l'a voté déjà dix fois,
01:04:10pour être précis.
01:04:12C'est donc une demande constante.
01:04:14Et d'autres partenaires l'ont déjà fait.
01:04:16Les Etats-Unis,
01:04:17les pays du Golfe,
01:04:18l'Arabie saoudite et le Bahreïn,
01:04:19le Canada et l'Australie dernièrement.
01:04:22N'hésitons plus.
01:04:23Nous pensons bien évidemment
01:04:24à nos compatriotes,
01:04:25Cécile Collère et Jacques Paris,
01:04:27encore sur place et à leur sécurité,
01:04:29ainsi qu'à tous nos autres ressortissants.
01:04:31Alors, monsieur le ministre,
01:04:33la France portera-t-elle
01:04:34au Conseil du 29 janvier
01:04:36la demande d'inscription
01:04:37des gardiens de la Révolution
01:04:38sur la liste européenne
01:04:40des organisations terroristes ?
01:04:43Merci beaucoup, monsieur le député.
01:04:44La parole est à monsieur Nicolas Faurissier,
01:04:47ministre en charge
01:04:49du commerce extérieur
01:04:50et de l'attractivité.
01:04:54Merci, madame la présidente.
01:04:57Mesdames et messieurs les députés,
01:04:58monsieur le député,
01:04:59Christophe, mon gardien,
01:05:00j'entends bien votre question
01:05:02et je pense que vous avez bien fait
01:05:04de rappeler en ces lieux,
01:05:06dans cet hémicycle
01:05:07où siège la représentation nationale,
01:05:10combien les images et les récits
01:05:11qui nous parviennent d'Iran
01:05:12montrent une répression
01:05:14qui est intolérable,
01:05:15qui est inhumaine,
01:05:16qui est d'une violence insupportable
01:05:18et qui a causé,
01:05:19vous l'avez dit,
01:05:20des milliers de morts,
01:05:21on n'en connaît pas
01:05:22le nombre définitif,
01:05:23et de blessés,
01:05:23l'arrestation aussi arbitraire
01:05:25de dizaines de milliers de personnes.
01:05:27Et on sait qu'il y a derrière
01:05:28de nombreuses exécutions à mort.
01:05:31La France, évidemment,
01:05:32condamne avec la plus grande fermeté,
01:05:34la plus grande force,
01:05:36cette situation,
01:05:37cette violence d'État.
01:05:39Et nous réitérons notre appel
01:05:41à la libération immédiate
01:05:43et inconditionnelle
01:05:44de tous les prisonniers
01:05:45qui sont arbitrairement détenus en Iran
01:05:47et à l'arrêt des exécutions.
01:05:49Je peux ajouter d'ailleurs
01:05:50que les Iraniens
01:05:52ne peuvent plus communiquer.
01:05:53Nous demandons aussi
01:05:54le rétablissement immédiat
01:05:55et sans délai
01:05:56de l'accès complet à Internet.
01:05:59Mais c'est aussi le sens
01:06:00de votre question.
01:06:01Nous n'en resterons pas là.
01:06:03Et nous devons,
01:06:04avec nos partenaires européens,
01:06:06mettre en œuvre
01:06:07et nous les soutenons
01:06:08l'adoption de sanctions européennes
01:06:10qui cibleront
01:06:11les principaux responsables
01:06:12de la répression.
01:06:13Et nous contribuons
01:06:14à leur élaboration.
01:06:16La France a également soutenu
01:06:18l'appel à une réunion d'urgence
01:06:19du Conseil de sécurité
01:06:20le 15 janvier,
01:06:21a demandé la convocation rapide
01:06:23d'une session extraordinaire
01:06:24du Conseil des droits de l'homme.
01:06:25Cette session,
01:06:26qui s'est tenue
01:06:26le 23 janvier dernier,
01:06:28d'ailleurs,
01:06:29a permis l'adoption
01:06:30d'une résolution
01:06:32renouvelant le mandat
01:06:33de la mission d'établissement
01:06:34des faits de l'ONU
01:06:35et demandant
01:06:36une enquête urgente.
01:06:37Mais j'en viens
01:06:37à votre question.
01:06:38Les gardiens de la Révolution,
01:06:39nous avons déjà mis en œuvre
01:06:42un certain nombre de sanctions.
01:06:43Nous soutenons le fait
01:06:45qu'il y ait des sanctions
01:06:46particulières
01:06:47à l'égard des membres
01:06:48des gardiens de la Révolution,
01:06:49des autorités
01:06:50des gardiens de la Révolution
01:06:51qui sont directement
01:06:52mises en cause.
01:06:53La question s'opposera
01:06:54effectivement à Bruxelles.
01:06:55C'est du ressort
01:06:56de la Commission européenne.
01:06:58Je pense que la France
01:06:58est très « ouverte »
01:07:00à ce qu'on aille
01:07:02beaucoup plus loin
01:07:03sur le thème
01:07:04des gardiens de la Révolution.
01:07:05Merci, merci, monsieur le ministre.
01:07:09Votre temps est écoulé.
01:07:11La parole est à présent
01:07:13à monsieur Eric Ciotti,
01:07:15président du groupe UDR.
01:07:19Merci, madame la présidente.
01:07:22Vendredi dernier,
01:07:24au cœur de Nice,
01:07:26une dame âgée de 90 ans
01:07:28a été sauvagement agressée
01:07:31chez elle et violée.
01:07:33Ce drame,
01:07:36cette attaque
01:07:37a suscité une immense émotion.
01:07:40Je pense à cette vieille dame
01:07:42encore hospitalisée
01:07:44à ce jour
01:07:45et encore pour quelques jours.
01:07:48Je pense à sa famille
01:07:49et je veux lui dire
01:07:51notre soutien
01:07:52et notre émotion.
01:08:00Je vois que personne n'applaudit
01:08:02face à l'émotion
01:08:04que suscite ce drame.
01:08:07Peut-être parce que l'auteur
01:08:08présumé de cet acte
01:08:10de barbarie
01:08:11a forcé sa porte
01:08:12à 4h du matin
01:08:13et que l'auteur présumé
01:08:16de cet acte
01:08:17était un ressortissant
01:08:18en situation irrégulière
01:08:20faisant l'objet
01:08:22depuis le 11 janvier dernier
01:08:24d'une obligation
01:08:25de quitter le territoire
01:08:27avec assignation à résidence.
01:08:29Il n'aurait jamais dû
01:08:32être dans la nature.
01:08:34Comme l'assassin de Lola,
01:08:36comme l'assassin de Philippines,
01:08:38en France,
01:08:39monsieur le Premier ministre,
01:08:40seulement une OQTF
01:08:42sur 10 est exécutée.
01:08:44En 2024,
01:08:46130 000 OQTF
01:08:47ont été prononcés
01:08:48pour à peine 15 000 exécutions.
01:08:52Ces chiffres
01:08:53soulignent votre impuissance coupable.
01:08:55votre responsabilité
01:08:58est engagée.
01:08:59Les places en crâts manquent.
01:09:02A quand ces constructions ?
01:09:04La durée de rétention
01:09:05reste beaucoup trop courte.
01:09:07A quand la loi annoncée ?
01:09:09Votre incapacité à expulser
01:09:11est une incapacité à protéger.
01:09:14Monsieur le Premier ministre,
01:09:16qu'attendez-vous
01:09:17pour agir ?
01:09:18Merci beaucoup,
01:09:20monsieur le Président Ciotti.
01:09:21La parole est à monsieur le Premier ministre.
01:09:24Madame la Présidente
01:09:24de l'Assemblée Nationale,
01:09:25mesdames et messieurs les députés,
01:09:26monsieur le Président Ciotti,
01:09:28si tout le monde applaudit
01:09:29pour soutenir cette famille,
01:09:31cette victime,
01:09:32et au nom du gouvernement
01:09:33de la République,
01:09:34je veux lui dire
01:09:35toute notre compassion.
01:09:38Si ces bancs
01:09:39n'applaudissent pas,
01:09:40monsieur Ciotti,
01:09:41c'est quand on vous voit
01:09:42importer votre campagne municipale
01:09:45ici,
01:09:46dans cet hémicycle,
01:09:47en faisant le recel
01:09:49du malheur
01:09:50de cette famille.
01:09:52Et monsieur le Président Ciotti,
01:09:53puisque vous nous appelez
01:09:55à agir,
01:09:56pourquoi dans une heure
01:09:57vous allez censurer
01:09:59le budget
01:10:00du ministère de l'Intérieur,
01:10:02du ministère de la Justice,
01:10:03du ministère des Armées,
01:10:051600 postes
01:10:06de policiers supplémentaires
01:10:08pour cette année ?
01:10:10Qu'attendez-vous
01:10:10pour agir
01:10:11plutôt que de bloquer,
01:10:13plutôt que d'entraver,
01:10:14monsieur le Président Ciotti ?
01:10:16Ce double discours
01:10:17est insupportable
01:10:18de vous voir faire
01:10:19le recel
01:10:19de cette émotion.
01:10:21et lorsque nous prenons
01:10:22nos responsabilités
01:10:23pour donner des moyens
01:10:24aux policiers,
01:10:25aux gendarmes,
01:10:26j'ai porté l'uniforme
01:10:28de la gendarmerie,
01:10:28monsieur le Président Ciotti.
01:10:29Donc au bout d'un moment,
01:10:31halte avec cette petite politique
01:10:33et enfin,
01:10:34vous prenez
01:10:35vos responsabilités.
01:10:38Merci beaucoup,
01:10:39monsieur le Premier ministre.
01:10:40La parole est à madame Christelle Minard
01:10:56pour le groupe
01:10:57de droites républicaines.
01:11:01Allez,
01:11:01s'il vous plaît,
01:11:02on laisse madame Minard
01:11:03s'exprimer.
01:11:06Madame la députée,
01:11:07allez-y.
01:11:09Allez-y,
01:11:10madame la députée.
01:11:11Madame la présidente,
01:11:13ça suffit.
01:11:15Mesdames et messieurs
01:11:16les députés,
01:11:17ma question s'adresse
01:11:18à madame la ministre
01:11:19de la Transition écologique.
01:11:21Madame la ministre,
01:11:23Anne Lestrade
01:11:24vient d'être nommée
01:11:25à l'Office français
01:11:26de la biodiversité
01:11:27chargée de la mobilisation
01:11:29de la société.
01:11:31C'est un geste
01:11:32d'hostilité
01:11:32et de mépris
01:11:33envers les agriculteurs
01:11:35dans un contexte
01:11:36de crise
01:11:37et de colère
01:11:38agricole profonde.
01:11:40Les engagements
01:11:41de madame Lestrade
01:11:43sont bien connus.
01:11:45Adepte de la décroissance,
01:11:46elle s'est illustrée
01:11:47par sa proximité
01:11:49avec des mouvements
01:11:50écologistes radicaux,
01:11:52n'hésitant pas
01:11:53à prôner
01:11:53la désobéissance civile
01:11:55pour défendre
01:11:56ses positions
01:11:57sur la politique
01:11:58de l'eau,
01:11:59notamment.
01:12:01Lorsqu'elle était
01:12:02présidente
01:12:03d'Eau de Paris,
01:12:03madame Lestrade
01:12:04n'a pas laissé
01:12:05le souvenir
01:12:06d'une personnalité
01:12:07ouverte au dialogue
01:12:08avec les agriculteurs
01:12:09de mon département
01:12:11d'Or-et-Loire,
01:12:12bien au contraire.
01:12:16En pleine crise,
01:12:17la profession agricole
01:12:19attend des gestes
01:12:20forts de soutien
01:12:21envers leurs filières
01:12:22et surtout
01:12:24un assouplissement
01:12:25des règles
01:12:25et un apaisement
01:12:26du dialogue
01:12:27avec les instances
01:12:28environnementales.
01:12:31Il y a tout juste
01:12:31un an,
01:12:32un agent de l'OFB
01:12:33s'était permis
01:12:34de comparer
01:12:35les agriculteurs
01:12:36à des dealers.
01:12:38Est-ce qu'entre
01:12:39les agriculteurs
01:12:40que madame Lestrade
01:12:41va s'attacher
01:12:41à mobiliser
01:12:42la société ?
01:12:43Avec mon groupe
01:12:45de la droite républicaine,
01:12:47nous demandons
01:12:47la suppression
01:12:48de l'OFB
01:12:49et la réaffectation
01:12:51de ses missions.
01:12:54Madame la ministre,
01:12:55comment un profil
01:12:56aussi clivant,
01:12:58une personnalité
01:12:59aussi politisée
01:13:00a-t-elle pu être validée
01:13:01sans aucune concertation
01:13:03et que comptez-vous faire
01:13:05pour que la direction
01:13:06de l'OFB
01:13:07ne soit pas
01:13:08une organisation
01:13:09militante
01:13:10déconnectée
01:13:11du terrain
01:13:12qui traite
01:13:12les agriculteurs
01:13:13en délinquants ?
01:13:14Je vous remercie.
01:13:17La parole est à madame
01:13:18Monique Barbu,
01:13:20ministre en charge
01:13:21de la transition écologique
01:13:22de la biodiversité.
01:13:25Madame la présidente,
01:13:26mesdames et messieurs
01:13:27les députés,
01:13:28madame la députée Minard,
01:13:30d'abord,
01:13:31je veux dire ici
01:13:32que je comprends
01:13:33profondément
01:13:34la colère
01:13:35et les inquiétudes
01:13:36du monde agricole.
01:13:38Par ailleurs,
01:13:40je suis aussi consciente
01:13:41de la nécessité
01:13:42de nouer des liens apaisés
01:13:44entre l'Office français
01:13:46de la biodiversité
01:13:47et les agriculteurs.
01:13:50Nous avons engagé
01:13:51un travail conjoint
01:13:52entre l'OFB
01:13:54et les agriculteurs
01:13:55pour favoriser
01:13:57le dialogue de terrain.
01:13:59Je souhaite aussi
01:14:01apporter mon soutien
01:14:02aux agents de l'OFB
01:14:04qui remplissent
01:14:05avec engagement
01:14:06des missions
01:14:07parfois
01:14:08dans des conditions
01:14:10difficiles.
01:14:11leur travail
01:14:13de préservation
01:14:14de la biodiversité
01:14:15est essentiel
01:14:17à nos territoires
01:14:18et à l'avenir
01:14:19de l'agriculture.
01:14:21En ce qui concerne
01:14:22le cas
01:14:22que vous mentionnez,
01:14:24je souhaite
01:14:25revenir
01:14:25sur son processus
01:14:26de recrutement.
01:14:28Il s'agit
01:14:29d'un remplacement
01:14:30à la suite
01:14:31d'un départ
01:14:31en retraite.
01:14:33Ce processus
01:14:34a eu lieu
01:14:34l'été dernier.
01:14:36Comme toutes
01:14:37les autres nominations,
01:14:39elle a relevé
01:14:39d'une procédure
01:14:40administrative.
01:14:42Compte tenu
01:14:43de l'émotion
01:14:43suscitée
01:14:44par cette décision,
01:14:47je tiens
01:14:47à ce que nous
01:14:48soyons attentifs
01:14:49à ce que ce processus
01:14:51se soit déroulé
01:14:52dans la plus grande
01:14:53neutralité.
01:14:55C'est pourquoi
01:14:55le Premier ministre
01:14:57a, dès hier soir,
01:14:59saisi l'inspection
01:15:00générale
01:15:00de l'administration,
01:15:02conseil général
01:15:03de l'alimentation,
01:15:05de l'agriculture
01:15:06et des espaces
01:15:07ruraux
01:15:07et l'IGEDD
01:15:09pour enquêter
01:15:10sur les modalités
01:15:12de son recrutement.
01:15:14Au-delà
01:15:14du processus
01:15:16de recrutement,
01:15:19les exigences
01:15:21de compétence
01:15:22et de neutralité
01:15:23s'imposeront
01:15:25à Mme Lestrat
01:15:26comme à tous
01:15:27les agents
01:15:28de la fonction
01:15:29publique.
01:15:29Merci beaucoup.
01:15:32Je vous remercie
01:15:33Madame la Ministre.
01:15:34Votre temps
01:15:35est écoulé.
01:15:36Madame la Ministre,
01:15:36c'est terminé.
01:15:38La séance de questions
01:15:39au gouvernement
01:15:39est terminée,
01:15:40Madame la Ministre,
01:15:41s'il vous plaît.
01:15:42Et la séance
01:15:42est suspendue.
01:15:43Vous avez largement
01:15:44dépassé votre temps
01:15:45de parole.
01:15:45Merci beaucoup.
01:15:46On reprend en 10 minutes.
01:15:59Merci.
01:16:59Merci.
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