- il y a 3 mois
Retrouvez l’émission le 19h Eco présentée par Stéphanie Coleau du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00Le 19h éco, Stéphanie Collot.
00:06Soyez les bienvenus dans le 19h éco, 30 minutes de concentré d'actualité économique.
00:10Et elle a eu une de ce jeudi 30 octobre.
00:12C'est une surprise, la croissance résiste au troisième trimestre,
00:16malgré la guerre commerciale au niveau mondial
00:18et malgré l'instabilité politique et budgétaire au niveau national.
00:22Alors comment expliquer ce rebond inespéré ?
00:25Décryptage avec Guillaume Paul dès le début du journal.
00:27Ça va mieux chez Stellantis.
00:30Après un an de descente aux enfers, le constructeur retrouve le chemin de la croissance,
00:34grâce au marché américain notamment.
00:37Pourtant, le titre lâche plus de 8% ce soir à cause de nouvelles charges exceptionnelles à venir.
00:43Explication à suivre.
00:44Et puis on reviendra sur cette rencontre au sommet,
00:47très attendu entre les deux plus grosses puissances mondiales.
00:50Donald Trump et Xi Jinping ont tacté une trêve dans leur guerre commerciale.
00:55On verra ce qu'il en est exactement avec Alexandre Apagé.
01:01Ça n'était pas prévu et c'est une bonne nouvelle.
01:04La croissance de la France progresse de 0,5% entre le mois de juillet et le mois de septembre
01:09par rapport aux trois mois précédents.
01:11L'INSEE tablée sur une progression de 0,3% du PIB sur la même période.
01:16Une performance remarquable selon Roland Lescure, le ministre de l'économie.
01:20Guillaume-Paul, comment expliquer ce rebond surprise de la croissance ?
01:24Alors, il y a plusieurs facteurs.
01:25Le premier, il concerne la bonne tenue des exportations sur ce troisième trimestre,
01:29notamment grâce au secteur aéronautique qui, on le sait, est le premier contributeur à la balance commerciale.
01:33Il y a eu de bons chiffres de livraison, notamment du côté d'Airbus,
01:36qui est monté, on le sait, c'était l'objectif d'Airbus en termes de production et donc de livraison.
01:41Donc ça a joué évidemment.
01:42On a vu aussi, deuxième facteur, c'est des entreprises qui recommencent à investir
01:47après plusieurs trimestres très, très compliqués.
01:50On a des entreprises qui sont dans le flou, comme tout le monde sur le plan politique,
01:53mais qui se disent qu'on ne peut pas rester les bras croisés et qu'il faut avancer.
01:56Donc on investit pour se développer.
01:57Puis il ne faut pas oublier qu'il y a eu la baisse des taux,
01:59les baisses des taux plutôt de la Banque Centrale Européenne,
02:01qui ont permis de rendre le crédit un peu plus accessible, évidemment, pour investir.
02:05Et puis il y a la consommation des ménages, Guillaume-Paul, qui résiste tant bien que mal.
02:09Alors la consommation, on sait qu'elle n'est pas à des niveaux élevés,
02:12mais la bonne surprise sur ce premier trimestre, c'est qu'elle progresse un tout petit peu, 0,1%.
02:17Consommation n'est pas bonne, on sait, niveau d'épargne record, 19%.
02:20Mais on progresse un tout petit peu.
02:22Alors attention, quand on dit consommation, c'est toujours pris au sens large,
02:26parce que ça veut dire aussi prise en compte de la consommation d'énergie.
02:29Donc ça biaise un petit peu.
02:30Mais malgré tout, on va dire que le fait qu'on soit même à peu près stable en termes de consommation,
02:36c'est déjà pas si mal, parce qu'avec tout ça, mine de rien,
02:38on est parti pour faire 0,8, voire 0,9% de croissance cette année.
02:43Puis il y a un autre chiffre qu'il faut rappeler qui est tombé il y a 48 heures,
02:45c'est celui du chômage.
02:47Le chômage, fin septembre, il a 7,6%.
02:49C'est un chiffre qui ne bouge pas du tout.
02:51Et ça, c'est plutôt encourageant.
02:52D'ailleurs, c'est peut-être le fait de voir que le chômage ne bouge pas vraiment depuis quelques mois
02:55qui a poussé les Français, consciemment et inconsciemment,
02:58à ouvrir un petit peu leur portefeuille et donc à soutenir la consommation, évidemment.
03:02Merci, Guillaume-Paul.
03:03Et si on prend l'ensemble de la zone euro,
03:04la croissance s'établit à 0,2% au troisième trimestre,
03:07grâce à la Suède d'abord, puis la France et l'Espagne.
03:11L'Allemagne et l'Italie, en revanche, ont une croissance nulle.
03:15Et si la croissance résiste en France,
03:17on ne peut pas en dire autant du secteur industriel qui traverse une mauvaise passe.
03:21Les chiffres de la direction générale des entreprises sont tombés en fin d'après-midi.
03:26Loin de progresser le nombre de sites industriels.
03:30Chute.
03:30Explication avec Astré-Olivier et Clarisse Marion.
03:34Depuis le début de l'année, les usines ferment deux fois plus vite qu'elles n'ouvrent.
03:38C'est le principal constat du baromètre de Bercy.
03:4186 extensions au total contre 39 réductions de sites industriels.
03:46Le bilan est positif, mais de peu, contrairement à l'année dernière.
03:49Une situation qui risque de perdurer, selon Bercy.
03:53D'abord parce que les investissements étrangers ont baissé de 7%
03:57en raison notamment de la guerre commerciale et de l'incertitude politique
04:00qui rend les investisseurs frileux.
04:02Ensuite, en raison d'une baisse du nombre d'autorisations délivrées
04:05pour l'installation de nouveaux sites de production à cause des délais à rallonge.
04:10Les secteurs d'activité les plus touchés sont l'automobile, les transports et la chimie
04:14qui souffrent des prix de l'énergie et de la concurrence internationale, notamment chinoise.
04:19L'industrie verte fait figure d'exception, avec 11 nouvelles usines ouvertes en ce début d'année
04:24et près de la moitié des nouveaux sites sont liés à l'aéronautique militaire,
04:29signe de la montée en cadence de l'industrie de la défense.
04:33Et dans ce contexte, comment favoriser la réindustrialisation ?
04:36Le ministre délégué chargé de l'industrie plaide en faveur des sites clés en main,
04:41un dispositif qui vise en fait à accélérer la mobilisation d'un foncier industriel.
04:47Sébastien Martin a été l'invité de Guillaume Paul ce soir sur BFM Business.
04:51Un vrai site industriel, ça veut dire quoi ?
04:53Ça veut dire qu'un industriel, il sait qu'il n'a que son permis de construire et son autorisation ICPE.
04:58Ça, il sait le maîtriser l'industriel.
05:00Par contre, quand l'industriel, il est confronté à un vase gallo-romain
05:03ou à une espèce protégée, c'est le début de la catastrophe.
05:07Là, il se retrouve en face de l'adréal,
05:09il se retrouve en face de l'autorité environnementale
05:12dans des procédures qu'il n'avait pas imaginées et qu'il ne connaît pas.
05:15Et là, c'est la catastrophe.
05:16C'est pour ça qu'on doit travailler mieux en amont
05:18pour faciliter les choses, d'une part avec les élus locaux,
05:21et que moi, je vais rencontrer dans les tout prochains jours
05:23l'ensemble des préfets de ce pays
05:25parce que je veux savoir
05:27où il y a des projets qui sont bloqués
05:30pour des histoires de complexité administrative.
05:34Et on viendra m'expliquer à moi ce qui se passe.
05:36Sébastien Martin, ministre délégué en charge de l'Industrie.
05:41Direction l'Assemblée nationale, à présent, avec le budget 2026.
05:44Les discussions étaient interrompues.
05:46Aujourd'hui, journée de l'initiative parlementaire
05:48du Rassemblement national oblige.
05:51Hugo Babère, on vous retrouve depuis l'Assemblée.
05:54Vous suivez tous ces débats depuis le début de la semaine.
05:56Et malgré cette pause, les négociations ont continué en coulisses.
06:00Oui, exactement.
06:05Déjà avec la gauche, comme ce fut le cas déjà depuis plusieurs semaines,
06:10mais aussi avec le bloc central.
06:12En tout cas, surtout avec le bloc central,
06:14après les nouvelles taxes adoptées en première lecture
06:17à l'Assemblée nationale, que ce soit la taxe sur les superdividendes,
06:20celle sur les multinationales, sur le rachat d'actions,
06:23le gouvernement veut s'assurer finalement
06:25que son propre camp le soutient encore,
06:28notamment en vue de l'examen de main de la taxe Zuckmann.
06:32Et ici, à l'Assemblée nationale,
06:33on note des négociations, des alliances,
06:36sur des textes assez surprenantes.
06:40Il y a eu ce matin un vote
06:42sur les accords franco-algériens de 1968.
06:46Un vote qui s'est fait du Rassemblement national
06:48au parti Horizon, pourtant allié du gouvernement.
06:51Il y a eu également ces votes récemment
06:53entre le Rassemblement national et la France insoumise.
06:56Le député RN Laurent Jacobelli
06:58se justifiait sur ces votes à notre micro.
07:02Nous ne prenons personne par surprise.
07:03Tout le monde sait exactement ce que nous voulons faire,
07:06notamment en matière budgétaire et fiscale.
07:08Moins de dépenses de l'État,
07:10moins d'impôts, plus de justice fiscale
07:12et l'encouragement du pouvoir d'achat.
07:15C'est ça, notre boussole.
07:17Donc oui, ça sert de voter des amendements,
07:19même s'ils ne viennent pas de chez nous,
07:20parce que ça veut dire qu'on se prononce sur un fait.
07:22On va donc de surprise fiscale en surprise fiscale.
07:25Hugo Babès, qu'au final, ce texte,
07:27il ne va pas être invotable pour tout le monde.
07:32C'est le problème qui a déjà été pointé hier par le Modem.
07:36Allié du gouvernement et parti plutôt modéré.
07:39Et ce problème, il est repris par de nombreux groupes,
07:42notamment au sein de la majorité.
07:44Un seul reste très positif,
07:47celui qui tient les rênes,
07:49finalement, qui négocie avec le gouvernement,
07:51le Parti Socialiste.
07:53Le député Philippe Brun, tout à l'heure,
07:55réagissait à notre micro sur les négociations en cours
07:58qui s'avèrent assez positives pour le Parti Socialiste.
08:01Ce texte n'est pas invotable.
08:04En tout cas, pour nous, les socialistes,
08:05il est votable puisqu'on a pas mal de victoires,
08:07notamment sur la question des recettes.
08:09Oui, des alliances sur des taxes,
08:16oui, sur le budget, c'est moins évident,
08:19notamment avec la taxe Zuckman demain
08:23qui arrivera en hémicycle.
08:25Le compromis, il doit se trouver avec une large majorité
08:28et donc le gouvernement va devoir proposer
08:32un amendement de compromis.
08:33Pour l'instant, on n'en sait rien encore,
08:35mais tous les groupes s'attendent à cet amendement de compromis.
08:38Le PS, notamment, qui sera peut-être présenté
08:42par le Premier ministre lui-même, Sébastien Lecornu,
08:45qui serait attendu devant les députés demain
08:48en discussion ici à l'Assemblée nationale.
08:51Eh bien, on suivra ça avec vous demain, Hugo Babé.
08:54Merci beaucoup.
08:54Vous étiez en direct depuis l'Assemblée nationale.
08:57Demain, journée décisive, évidemment.
09:00Journée de tous les dangers, titre la tribune demain.
09:04Je vous rappelle que la taxe Zuckman sera examinée
09:07par les députés.
09:10Les impayés de loyer nécessitent-ils vraiment
09:13un durcissement de la loi ?
09:15C'est en tout cas la conviction du ministre du Logement
09:17qui veut renforcer la dernière loi anti-squat
09:20portée par son prédécesseur Guillaume Casbarian.
09:24Pour Vincent Jambrun, ce texte se concentre
09:26uniquement sur ceux qui entrent illégalement
09:30dans un logement et ne traitent pas assez
09:32des simples impayés.
09:34Marie Coeur de Roy.
09:35Est-ce la visibilité médiatique donnée aux propriétaires
09:38lésés ou une réalité de marché ?
09:41Le ministre du Logement souhaite en tout cas
09:42mieux protéger les bailleurs dont les locataires
09:45ne paieraient plus leur loyer.
09:46Car selon lui, c'est l'angle mort des dernières législations
09:49qui cible uniquement les squatteurs
09:51et non pas ceux disposant d'un bail en bonne et due forme.
09:54En clair, le ministre veut faciliter l'expulsion
09:56des locataires mauvais payeurs.
09:58Les procédures sont effectivement longues et coûteuses
10:00reconnaît-on chez un grand gestionnaire
10:02mais elles sont beaucoup plus rares qu'on ne le pense.
10:05Ainsi, chez Orpi par exemple, on estime à environ 3%
10:08la part des baux concernés par des retards de paiement
10:11et seule une infime minorité de ces impayés
10:13finit véritablement devant les tribunaux
10:15l'essentiel étant réglé à l'amiable.
10:18Cette sortie est plus symbolique qu'autre chose
10:20reconnaît un acteur du secteur
10:21qui considère qu'elle pourrait tout de même rassurer
10:23les propriétaires que cette crainte de l'impayé
10:26dissuade d'investir ou incite à souscrire
10:29à des assurances de plus en plus coûteuses.
10:31La BCE maintient ses taux inchangés à 2%,
10:34c'est ce qui était attendu.
10:36On n'a pas d'indication sur la prochaine décision
10:38pour le moment alors même que les marchés parient
10:40toujours sur une dernière réduction de taux
10:43dans les mois à venir.
10:44Pour la BCE, l'économie reste toutefois solide
10:48malgré les tensions commerciales.
10:50Un contexte international qui a d'ailleurs tendance
10:53à s'alléger, peut-être pas pour l'inflation
10:56mais en tout cas pour les perspectives de croissance.
10:59Christine Lagarde, la présidente de la BCE.
11:04Le cessez-le-feu au Moyen-Orient
11:06et l'annonce aujourd'hui de progrès
11:08dans les négociations commerciales
11:09entre les Etats-Unis et la Chine
11:11ont atténué certains des risques
11:12pesant sur la croissance.
11:17Christine Lagarde, présidente de la BCE,
11:1919h12 sur BFM Business, les marchés.
11:23Les marchés avec Aude Kersilek,
11:25le CAC recule de 0,53% ce soir à 8157 points
11:31et Aude, on a eu pas mal de résultats d'entreprise
11:33encore aujourd'hui.
11:35Vous avez parlé de Stellantis,
11:36en baisse de plus de 8,7%
11:39mais les bancaires n'étaient pas en reste.
11:41Crédit Agricole et Société Générale
11:42qui ont toutes les deux publié des résultats
11:44conformes aux attentes,
11:46perdant de 3,5% et 4,8%.
11:50même Total Energy également n'a pas plus au marché.
11:55La publication a sanctionné le titre de baisse
11:58de plus de 3%
11:59et puis Schneider également en baisse de 3%.
12:02En revanche, Airbus est un plus haut historique
12:04ce soir à 212 euros
12:07après sa publication hier soir aux Etats-Unis.
12:10Là aussi, on a Meta qui flanche franchement,
12:12qui perd 12% en ce moment
12:15à cause d'une crainte sur une charge fiscale.
12:17Microsoft, les investissements n'ont pas été jugés suffisamment
12:20à la hauteur.
12:21Alors, les investisseurs sont quand même aussi
12:22très demandeurs sur ce point-là
12:25et la prévision de croissance chez Azure
12:26qui déçoit Alphabet.
12:29Et finalement, le grand gagnant
12:30de ces trois publications d'hier soir,
12:33Alphabet qui a dépassé pour la première fois
12:35les 100 milliards de dollars
12:37de chiffre d'affaires au troisième trimestre.
12:40Il n'y avait pas que les résultats
12:41sur les marchés arbitrés.
12:43Aujourd'hui, il y avait évidemment
12:44de la géopolitique avec cette rencontre.
12:46Donc finalement, on ne sait pas grand-chose
12:47entre Xi Jinping et Donald Trump
12:49qui laissent un peu de marbre les marchés.
12:52C'est un froid quand même qui est jeté.
12:53Surtout qu'aussi hier, on a eu la réserve fédérale
12:56qui nous a dit que la baisse de taux de décembre
12:58était loin d'être acquise.
13:01Et ça a fait d'ailleurs reculer l'euro face au dollar.
13:05On est à 1,1567 quand on était aux alentours de 1,17.
13:10En revanche, la BCE n'a pas eu d'effet sur les marchés.
13:11Et notez que c'est le 8 décembre prochain
13:14que commencera la cotation à New York
13:15de Total Energy en action ordinaire.
13:17Ce qui permettra au titre d'être échangé à Paris
13:20et sur la place financière américaine.
13:22Jusqu'à présent, les investisseurs devaient passer
13:24par des intermédiaires bancaires aux Etats-Unis
13:26qui prélèvent une commission.
13:28Les marchés américains, justement,
13:30le Dow Jones évolue dans le vert,
13:32plus 0,18% du côté du Nasdaq.
13:35En revanche, on n'est plus nettement dans le rouge,
13:37moins 0,8%.
13:38Le plongeon du jour sur le marché parisien,
13:42Aude en a parlé, c'est pour Stellantis.
13:44Le titre chute de 8,7%.
13:46Pourtant, après un an de descente aux enfers,
13:49le constructeur renoue avec la croissance.
13:52Il augmente son chiffre d'affaires
13:53de 13% au troisième trimestre.
13:55Un rebond rendu possible
13:57par une nette amélioration
13:58de ses performances en Amérique.
14:01Mais ce début de comeback
14:02ne convainc pas les marchés.
14:04Justine Vassogne.
14:05Surtout pas de triomphalisme.
14:08Antonio Filosa, devant les analystes,
14:10s'est montré prudent.
14:11Après sept trimestres consécutifs à la baisse,
14:13Stellantis renoue pourtant avec la croissance.
14:15Nos actions commencent à payer.
14:17À sobrement expliquer son nouveau patron
14:19qui s'est félicité des progrès
14:21en Amérique du Nord
14:22où les ventes augmentent de 35%.
14:24Depuis janvier, nous avons travaillé
14:26à corriger les décisions stratégiques du passé.
14:29A insister Antonio Filosa,
14:30sans convaincre semble-t-il,
14:32si le groupe a confirmé ses prévisions pour 2025 ?
14:35Celle-ci reste floue.
14:36Stellantis vise ainsi une faible marge
14:39à un chiffre.
14:40À moyen terme,
14:40une marge opérationnelle
14:41entre 6 et 8% est raisonnable,
14:44a ajouté Antonio Filosa.
14:46Loin, très loin,
14:47des 13% réalisés par le groupe
14:49il y a encore deux ans.
14:51Autre motif d'inquiétude
14:52pour les investisseurs,
14:53le constructeur prévoit d'engager
14:55des charges supplémentaires
14:56au second semestre,
14:57notamment pour mettre en place
14:59son nouveau plan stratégique.
15:00Alors que Carlos Tavares visait
15:02le 100% électrique,
15:04Antonio Filosa veut relancer
15:05les modèles thermiques et hybrides.
15:07De son côté,
15:08le chinois BYD publie un bénéfice net
15:10en chute de plus de 30%
15:13sur un an au troisième trimestre
15:14à 950 millions d'euros.
15:16La guerre des prix des véhicules électriques
15:18pèse sur le marché chinois
15:19sur fond de consommation en berne.
15:22Le chiffre d'affaires de Saint-Gobain,
15:24ressort stable au troisième trimestre,
15:26a donné comparable
15:27à 11,4 milliards d'euros.
15:30Le groupe confirme
15:30son objectif annuel
15:32de marge d'exploitation.
15:34Et puis autre résultat,
15:34le chiffre d'affaires de Casino
15:36atteint 2 milliards d'euros
15:38au troisième trimestre,
15:39soit une hausse de 0,5%
15:40en données comparables
15:41et plus 0,6%
15:43depuis le début de l'année.
15:45Le distributeur confirme
15:46son objectif de retour
15:47à l'équilibre du cash flow libre
15:49avant frais financiers
15:51en 2026.
15:53C'est le début d'une bataille
15:55d'acquisition sur le marché
15:57des médicaments anti-obésité.
15:59Celle autour de Metzera,
16:01une biotech américaine
16:02spécialisée dans ce type de traitement.
16:05Fin septembre,
16:06Pfizer avait annoncé un accord
16:08pour un rachat
16:09de près de 5 milliards de dollars.
16:11Mais le Danois Novo Nordisk
16:13vient de proposer
16:14un milliard de plus.
16:16Hélène Cornet.
16:16L'appétit pour les médicaments
16:20anti-obésité est tel
16:21que lorsqu'il y a une pipite
16:22à racheter,
16:23les Big Pharma n'hésitent pas
16:24à sortir le porte-monnaie
16:26et à jouer la surenchère.
16:27C'est le cas pour Metzera
16:28qui développe des traitements
16:29euros pour mincir.
16:31Novo Nordisk veut clairement
16:33doubler Pfizer dans cette transaction.
16:35Le fabricant danois
16:36offre une prime non négligeable
16:37pour s'en emparer.
16:38Il pourrait verser jusqu'à
16:398 milliards de dollars
16:41pour cette opération.
16:42La HoopPfizer a prévu
16:43environ 7 milliards de dollars.
16:45Une offre améliorée
16:46est non sollicité
16:47mais qui semble retenir
16:49l'attention de Metzera
16:50puisque le conseil d'administration
16:52dit vouloir étudier l'offre.
16:53Pfizer a désormais
16:544 jours pour surenchérir.
16:57L'américain veut absolument
16:59se faire une place
16:59sur ce marché porteur
17:01estimé à 150 milliards de dollars
17:03en 2030,
17:04surtout après l'échec
17:05de ses essais cliniques.
17:07Mais c'est sans compter
17:07Novo Nordisk
17:08dont l'objectif est plutôt
17:09d'éviter que des produits
17:11prometteurs ne reviennent
17:12à l'un de ses concurrents.
17:14À l'international,
17:14c'était une rencontre
17:16au sommet très attendu
17:17entre les deux plus grandes
17:18économies mondiales.
17:20Donald Trump et Xi Jinping
17:21se sont entretenus
17:22pendant 1h40
17:23à Séoul.
17:24Les deux dirigeants
17:25se sont entendus
17:26sur une trêve
17:27dans leur guerre commerciale.
17:29Écoutez Donald Trump
17:29qui s'est exprimé
17:30à ce sujet
17:31dans son avion
17:32qui le ramenait
17:33à Washington.
17:34J'ai trouvé que c'était
17:40une rencontre exceptionnelle.
17:41C'est un grand dirigeant
17:42et la Chine est un pays
17:43très puissant et fort.
17:48Et je pense que de nombreuses
17:49décisions importantes
17:50ont été prises.
17:51Il reste encore beaucoup
17:52à discuter,
17:53mais nous sommes parvenus
17:54à des accords
17:54sur de nombreux points
17:55essentiels.
17:56Alors une réelle
18:00trêve commerciale
18:01semble effectivement
18:02scellée avec la Chine.
18:04Alexandra Pagé,
18:05quels sont les termes
18:06de ces accords ?
18:08Alors côté chinois,
18:09d'abord,
18:10la prudence est de mise,
18:11même si Pékin
18:12reconnaît des progrès
18:13et des avancées
18:14de part et d'autre.
18:15Côté américain,
18:16Donald Trump,
18:17on vient de l'entendre,
18:17s'est montré
18:18beaucoup plus bavard
18:19et a détaillé
18:20les avancées en question.
18:21Il s'est notamment engagé
18:22à réduire immédiatement
18:24les droits de douane
18:25sur la Chine
18:26car selon lui,
18:27Xi Jinping est prêt
18:28à bouger
18:29et travailler d'arrache-pied
18:30pour stopper le trafic
18:31et l'exportation
18:32du fentanyl,
18:33cette drogue de synthèse
18:35des dizaines de fois
18:36plus puissante
18:37que l'héroïne
18:37qui fait des ravages
18:39aux Etats-Unis
18:39en échange de quoi
18:40la surtaxe
18:41sur les importations chinoises
18:43passera donc
18:44de 20 à 10%.
18:45En contrepartie,
18:46toujours selon Donald Trump,
18:48Pékin a aussi accepté
18:49de mettre sur pause
18:50pendant un an
18:51les restrictions
18:52qui étaient en vigueur
18:53sur les exportations
18:54de terres rares
18:55dont la Chine
18:56détient le quasi-monopole,
18:5760% de la production mondiale
18:59et 90%
19:01des capacités
19:01de raffinage
19:02des matériaux
19:03qui sont absolument
19:04indispensables
19:05et critiques
19:05pour de nombreuses industries
19:07de l'automobile
19:08à l'armement
19:09en passant
19:09par l'énergie.
19:11Et justement,
19:11du côté de l'Europe,
19:12elle est aussi menacée
19:13par la Chine
19:14de restrictions
19:14sur les terres rares.
19:16On en est où actuellement ?
19:17Alors,
19:18selon Donald Trump,
19:19toujours,
19:19l'accord concernant
19:21les terres rares
19:21est désormais conclu
19:22et c'est valable
19:22pour le monde entier,
19:24je le cite,
19:24pour un an en tout cas
19:25et ce sera renégocié
19:26chaque année.
19:27Une délégation chinoise
19:28est en ce moment
19:29à Bruxelles
19:30pour discuter de ce sujet
19:31donc si les affirmations
19:32du président américain
19:34sont exactes,
19:35c'est valable également
19:36avec l'Union Européenne.
19:38Et comme entre Xi Jinping
19:39et Donald Trump,
19:40les discussions
19:41doivent aussi porter
19:42sur Nvidia,
19:43le champion américain
19:44des semi-conducteurs
19:45au sujet
19:46des exportations
19:47de puces électroniques.
19:49Merci Alexandra Pagé.
19:51L'Allemagne,
19:51grande puissance exportatrice
19:52est particulièrement affectée
19:53par les tensions commerciales
19:54avec Pékin
19:55parce que Berlin
19:56est très dépendant
19:58des terres rares justement
19:58et des semi-conducteurs chinois.
20:00Et bien cet après-midi,
20:01le chancelier allemand
20:02a salué cet accord
20:04entre Donald Trump
20:05et Xi Jinping.
20:06Frédéric Schmerz
20:06espère que cette entente
20:08ira dans le sens
20:09d'un conflit apaisé
20:11sur les droits de douane.
20:13C'est une annonce symbolique
20:15mais lourde de conséquences
20:16Donald Trump
20:17ordonne la reprise
20:18des essais nucléaires
20:20américains
20:21plus de 30 ans
20:22après leur arrêt.
20:24Une décision
20:24qui intervient
20:25dans un climat
20:25de tensions stratégiques
20:26après de nouvelles
20:27démonstrations militaires
20:28de Vladimir Poutine.
20:30Jean-Baptiste Tuet.
20:32Depuis 1992,
20:34plus aucune bombe
20:35américaine
20:35n'a explosé sous terre.
20:36Les essais nucléaires réels
20:37ont été remplacés
20:38par des expériences
20:39subcritiques,
20:40c'est-à-dire à puissance nulle,
20:41ont fait exploser
20:42des charges classiques
20:42autour de petites quantités
20:43de plutonium,
20:44juste assez
20:45pour observer les réactions
20:46sans déclencher
20:47de chaînes nucléaires.
20:48Ces tests se déroulent
20:49dans le désert du Nevada
20:50sous le contrôle
20:50du laboratoire
20:51de Los Alamos.
20:52La dernière campagne
20:53baptisée Nimble
20:54remonte à mai 2024.
20:56Le reste se joue
20:57désormais dans
20:57les simulateurs géants.
20:59La matière fissile,
21:00la pression,
21:00la température,
21:01tout est modélisé
21:02par calcul intensif.
21:03C'est ce que l'on appelle
21:04le Stockpile Steward Program,
21:06une manière de garantir
21:07la fiabilité
21:08des têtes nucléaires
21:09sans jamais
21:10les faire exploser.
21:11Les Etats-Unis
21:11ont bien signé
21:12le traité
21:13à l'interdiction complète
21:13des essais,
21:14mais ils ne l'ont
21:15jamais ratifié.
21:16Fidèle à sa méthode,
21:17Donald Trump
21:18entretient donc
21:19l'ambiguïté,
21:20reprise d'explosions réelles
21:21ou simple accélération
21:22des simulations.
21:23Le président américain
21:24joue sur la zone grise,
21:26mais le message
21:26est bien passé
21:27puisque le Kremlin
21:28a rapidement réagi,
21:30minimisant
21:30ses récents tests
21:31d'armement,
21:32expliquant qu'il ne pouvait
21:33pas être considéré
21:34comme des essais nucléaires.
21:35Jean-Baptiste,
21:36tu es le clic du jour
21:38et Virginie
21:38remporte une étape clé
21:39dans la bataille
21:41des trains sous la Manche.
21:42Il vient d'obtenir
21:43l'accès aux très convoités
21:45dépôts londoniens
21:46de Temple Mills,
21:48jusqu'ici réservés
21:49à l'Eurostar
21:49et indispensables
21:50pour lancer
21:51des liaisons concurrentes
21:53entre Londres
21:54et le continent.
21:55Il est temps
21:55de mettre fin
21:56à ce monopole
21:57de 30 ans,
21:58a assuré
21:59Richard Brunson.
22:00Nous allons
22:01bousculer
22:01le modèle Transmanche
22:03et donner aux consommateurs
22:04le choix qu'ils méritent.
22:05Virginie Train
22:06prévoit de lancer
22:07ses services
22:08en 2030
22:08de Londres
22:09vers Paris
22:10mais aussi
22:10Bruxelles
22:12et Amsterdam
22:12avec l'ambition
22:13de desservir
22:14d'autres destinations
22:16en France,
22:16en Allemagne
22:17ou en Suisse.
22:18Cet article
22:18est à retrouver
22:19sur notre site
22:20bfmbusiness.com.
22:22Sur l'antenne
22:23de BFM Business
22:24demain matin
22:257h45
22:26Sandra Gandouin
22:27reçoit
22:28Michel-Edouard Leclerc
22:29le président
22:29du comité stratégique
22:31des centres Leclerc
22:33et puis à 18h
22:34les experts
22:35sans frontières
22:36présentés par
22:37Mathieu Jolivet.
22:39Pour l'heure
22:39vous avez rendez-vous
22:41avec François Sorel
22:42pour Tech & Co.
22:43Très bonne soirée
22:44sur BFM Business.
22:4719h écho
22:48sur BFM Business.
Commentaires