00:00Le sud est la capitale du Liban, bombardé à plusieurs reprises en une semaine.
00:06Installé depuis plus de 20 ans à Beyrouth, ce Français a vu les frappes s'abattre jour après jour à
00:11seulement quelques kilomètres de son domicile.
00:14Oui, il y a eu des frappes, mais pas tous les jours en fait.
00:18Nous avons eu par exemple le week-end dernier dans la nuit de vendredi à samedi, on n'a rien
00:22eu.
00:23Donc des fois on peut dormir tranquille et d'autres nuits où ça plastronne énormément.
00:28Donc le premier jour, le lendemain, les boutiques étaient fermées, mais deux jours après, la vie a repris.
00:33Installé dans la ville côtière de Jounier, loin des zones bombardées, ce volontaire français au sein d'une association observe
00:39malgré tout un impact psychologique sur la population.
00:42J'ai senti là chez les Libanais avec qui j'ai discuté, c'est une forme de lassitude, d'envie
00:49d'arrêter, que le pays se relance, que la crise s'arrête,
00:53parce qu'en fait tous les deux ans ça repart pour un cycle et ils n'en peuvent plus vraiment.
00:57Beaucoup s'inquiètent de l'issue de ce conflit qui intervient moins de deux ans après l'offensive terrestre israélienne
01:03qui avait fait plus de 4000 morts au Liban.
01:05C'est pire que 2024 parce qu'en 2024 ils tapent avec le Hezbollah, là ils tapent l'Iran en
01:11même temps.
01:11Nous ce qui nous angoisse, c'est qu'en Iran ils arrêtent de taper, c'est-à-dire que le
01:17président américain abandonne l'Iran en disant
01:19voilà il va sortir de ce bourbier sans avoir abattu le régime et que nous ici ça continue de taper
01:24parce qu'ils auront beaucoup de mal à anéantir le Hezbollah.
01:28En une semaine, le conflit a déjà fait plus de 700 000 déplacés.
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