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NewsTranscription
00:00:00Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états.
00:00:05L'Europe s'apprête à signer l'accord de libre-échange.
00:00:08Pourquoi l'accord Mercosur-UE inquiète les agriculteurs français ?
00:00:12La France s'y oppose frontalement, mais a-t-elle encore les moyens de le bloquer ?
00:00:1599 000 tonnes de bœuf sud-américain supplémentaires par an,
00:00:19180 000 tonnes de sucre et 100 000 tonnes de volaille.
00:00:22Mais au niveau européen, la France ne peut pas bloquer seule.
00:00:25La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen,
00:00:28assure être sur la bonne voie vers une signature.
00:00:30Moi, je ne veux pas de blabla.
00:00:32Vous savez, il y a des procédures.
00:00:34Qu'est-ce qu'on attend ?
00:00:34Oui, mais il y a, il y a, il faut bien...
00:00:37Ma pauvre fille.
00:00:40Bonjour, bienvenue sur Sud Radio en ce lundi 12 janvier 2026.
00:00:44Perico, les gars, c'est avec Maude Koffler.
00:00:46Bonjour à tous.
00:00:47Pendant deux heures, ma chaîne, Maude.
00:00:49Vous avez fait un petit peu d'exercice physique ce week-end,
00:00:51vous êtes en pleine forme.
00:00:53Nous sommes avec Julien Delmas,
00:00:56qui est à la console radiophonique,
00:00:58ce que Rocco Zifredi était au cinéma érotique.
00:01:01C'est le plus beau compliment qu'on ait jamais fait.
00:01:03Oui, c'est qu'un début.
00:01:05Et Emmanuel Galassou, qui sont à lui seul les oreilles de l'émission,
00:01:08attendra vos appels au 0 826 300 300
00:01:11pour recueillir vos témoignages et vous faire intervenir
00:01:14à chaque fois que vous le voulez.
00:01:15Je ne doute pas que vous aurez beaucoup de choses à nous dire.
00:01:18Aujourd'hui, la France a-t-elle perdu toute souveraineté
00:01:20face à l'Union européenne ?
00:01:22La Commission de Bruxelles a-t-elle finalement les pleins pouvoirs ?
00:01:25On en discutera avec Pascal Pierrat, député RN au Parlement européen.
00:01:30Peut-on expulser une famille qui se retrouve à la rue en toute impunité,
00:01:33constater l'impuissance des élus face à cette indignation ?
00:01:37Cela s'est passé à Marseille ces jours-ci
00:01:38et nous écouterons la colère,
00:01:41le témoignage de Cauter Ben Mohamed,
00:01:43présidente de Marseille en colère.
00:01:46Pourquoi la France abandonne-t-elle son patrimoine historique ?
00:01:49Laisse-t-elle l'histoire comme ça de France revisité un peu à l'abandon ?
00:01:54Nous entendrons l'inquiétude de Thierry Lenz.
00:01:57Thierry Lenz est un des plus grands spécialistes de Napoléon,
00:02:00président donc directeur général de la Fondation Napoléon.
00:02:03Il sera avec nous de 13 à 14 heures et c'est là où nous attendrons surtout vos questions.
00:02:07On fera évidemment un tour d'horizon un petit peu plus large sur l'état du pays.
00:02:11Comment se porte la France ?
00:02:13Vu à travers un historien, ça doit donner quelque chose de très pertinent.
00:02:17Des agriculteurs jugés pour usage de pesticides interdits,
00:02:21c'est dans les bouches du Rhône.
00:02:22Et oui, les paysans, à un moment donné,
00:02:24se sont crus, puisqu'on peut importer des produits toxiques,
00:02:28est-ce qu'on ne pourrait pas utiliser nous-mêmes ?
00:02:31Ce n'est pas bien, mais est-ce qu'on ne pourrait pas utiliser nous-mêmes
00:02:33les produits qu'on n'a pas le droit d'utiliser en France ?
00:02:36La grande distribution, certaines enseignes,
00:02:39Leclerc, Super U, Intermarché,
00:02:43s'engagent à ne pas importer, ne pas vendre de produits
00:02:46importés par le Mercosur.
00:02:48On voudra savoir si c'est vraiment sincère.
00:02:50Ensuite, est-ce qu'ils ont vraiment les moyens de contrôler
00:02:52d'où proviennent ces produits ?
00:02:54J'ai expliqué pourquoi ce n'est pas si évident que ça.
00:02:56Alors, si vous faites voler votre scooter,
00:02:58ce qui peut arriver, je crois que c'est un phénomène assez fréquent,
00:03:01assérez-vous que la déclaration soit bien formulée,
00:03:04en bonne et due forme,
00:03:05parce que Maud Coffler va nous raconter...
00:03:06Ça peut vous coûter cher.
00:03:07Oui, un propriétaire a eu 18 000 euros d'amende de PV
00:03:12parce que la déclaration n'avait pas bien été faite.
00:03:15Alors, les PV, vous pouvez y échapper.
00:03:18Si votre voiture est immatriculée sur une adresse bidon,
00:03:21un garage bidon,
00:03:22des centaines de milliers de cars,
00:03:24et là, évidemment, les autorités s'inquiètent
00:03:25parce que, du coup, les PV n'étant pas solvables,
00:03:28eh bien, ils arrivent et ils partent dans la nature.
00:03:29Donc, on peut faire une fausse déclaration de carte grise
00:03:34et échapper, comme ça, aux sanctions de la loi.
00:03:36Si vous pêchez un petit gardon ou une truite,
00:03:40eh bien, il faudra le déclarer.
00:03:41Eh, Maud, vous vous rendez compte ?
00:03:44Je ne pêche pas, personnellement.
00:03:45J'ai mon goujon, j'ai un petit goujon.
00:03:46Allez, formulaire en quatre exemplaires avec photocopie.
00:03:50Vous faites du ski, Maud, un petit peu ou non ?
00:03:52Pas en ce moment-là.
00:03:53Non, mais quand vous êtes...
00:03:54Pourquoi je vous vois toujours, même au restaurant,
00:03:55avec vos skis sur le dos ?
00:03:56Mais enfin, mais parce que ce ne sont pas les miens.
00:03:58Mais c'est parce qu'on les vole.
00:03:59C'est la grande pratique.
00:04:00Vous savez, dans les bronzés, ils font du ski.
00:04:01Il y a toute la rangée du ski qui tombe.
00:04:03Eh bien, il n'y a qu'à se servir.
00:04:04Vous repartez avec.
00:04:05Et puis, alors, bon, je ne sais pas.
00:04:06Alors, Maud va nous expliquer que le Dread January,
00:04:08c'est bon pour la santé.
00:04:10Vous prenez vos responsabilités.
00:04:12Il faut consommer, évidemment.
00:04:12Dread January à consommer avec modération.
00:04:14Avec modération, non, mais on n'est pas contre le fait
00:04:16que de la modération.
00:04:17Mais là, que le Dread January, maintenant,
00:04:19alors qu'on apprend qu'en fait, bon, on va en discuter.
00:04:21Voilà le menu du jour, chers auditeurs de Sud Radio.
00:04:25Je vous rappelle le téléphone 0 826 300 300.
00:04:28Emmanuel, je le vois, il est à l'affût.
00:04:31Le premier qui appelle, je ne sais pas s'il gagne quelque chose,
00:04:33mais en tout cas, il ne sera pas déçu du voyage.
00:04:35A tout de suite.
00:04:36Sud Radio, la France dans tous ses états,
00:04:39l'humeur de Péricault.
00:04:41Oui, je voudrais revenir sur la tragédie de Cran-Smontana.
00:04:45On dit Cran-Montana, je crois, en Suisse.
00:04:47Cette station UP du luxe.
00:04:51Parce que les révélations qui ont été faites récemment
00:04:54suite à l'enquête policière,
00:04:57à la déclaration des autorités,
00:05:00nous révèlent des choses qui sont totalement affligeantes.
00:05:02Le propriétaire Jacques Moretti, c'est en annexe,
00:05:05avait été condamné en 2008 pour protéxénétisme aggravé,
00:05:08mais il va s'installer en Suisse.
00:05:10Et on apprend qu'il avait installé lui-même, pour faire des économies,
00:05:13le revêtement anti-son du sous-sol de son établissement,
00:05:17celui qui a provoqué justement l'incendie,
00:05:19parce que c'était un matériau inflammable.
00:05:20Un ancien employé parle beaucoup de négligence,
00:05:25notamment qu'on l'avait obligé à utiliser des jus de fruits périmés
00:05:28pour préparer des cocktails.
00:05:32Voilà, on se dit, mais dans quel monde on vit ?
00:05:35La réflexion est anodine.
00:05:38Mais que dans un pays comme la Suisse,
00:05:40on puisse passer à travers de ses normes,
00:05:43de ses réglementations,
00:05:45avec quelque part un peu de cynisme,
00:05:46c'est terriblement choquant.
00:05:48On a vu Jessica Moretti, l'épouse,
00:05:51effondrée en disant
00:05:52« Nous sommes anéanties parce qu'il s'est passé, je m'excuse ».
00:05:55Voilà, Jessica Moretti,
00:05:57on a vu qu'elle avait eu un passé d'actrice
00:06:00et une émission sur TF1.
00:06:02En fait, tous ces éléments sont extrêmement perturbants.
00:06:0440 morts, 119 blessés,
00:06:06pour quelques économies,
00:06:08peut-être de 2-3 000 euros,
00:06:10même si c'est plus,
00:06:12pour échapper à la réglementation
00:06:13et faire soi-même son revêtement,
00:06:15et que la commune de Cran-Montana,
00:06:18dont le Pascal Ferraud,
00:06:19Nicolas Ferraud,
00:06:21qui est le président,
00:06:22on dit président du conseil municipal en Suisse,
00:06:25c'est la Confédération de Vétique,
00:06:26c'est pas le maire,
00:06:27et quand on le voit,
00:06:27dira « Oui, on a fait des négligences,
00:06:29on n'a pas fait les contrôles qu'il fallait »,
00:06:31puisqu'en Suisse, dans le canton du Valais,
00:06:33la législation change d'un canton suisse à l'autre.
00:06:36Dans le Valais, ce sont les communes
00:06:37qui sont responsables
00:06:38de la vérification des normes
00:06:41et de l'application des réglementations.
00:06:43Donc tout le monde a merdé,
00:06:45passez-moi l'expression,
00:06:46jusqu'à Charlie Hebdo,
00:06:49notre cher Charlie Hebdo,
00:06:50pour lequel on s'est mobilisés,
00:06:52que l'on défend Beckeon
00:06:54contre ceux qui l'ont attaqué,
00:06:56souvent de façon indigne,
00:06:56et là le dessin est un petit peu malheureux,
00:06:58où on voit les grands brûlés
00:07:01de Cran-Montana descendre,
00:07:02en disant les brûlés fondusquis,
00:07:04par allusion aux bronzés fondusquis,
00:07:06on avait connu Charlie Hebdo mieux inspiré,
00:07:09je rappelle que Charlie Hebdo s'appelle ainsi,
00:07:11parce que le 1er novembre 1970,
00:07:14il y avait eu une tragédie similaire,
00:07:15je l'ai dit l'autre jour,
00:07:17le 5-7 à Saint-Laurent-du-Pont,
00:07:19une discothèque qui avait pris feu,
00:07:20146 morts le 1er novembre,
00:07:22le 9 novembre 1970,
00:07:24le général de Gaulle meurt,
00:07:26et le journal Araquiri titre,
00:07:28balle tragique à Colombais,
00:07:30un mort.
00:07:30Raymond Marsona, ministre de l'Intérieur,
00:07:32se saisit et interdit le journal,
00:07:34et du coup,
00:07:35Choron et Cavana,
00:07:37les fondateurs,
00:07:37rebaptisent Araquiri en Charlie Hebdo,
00:07:40par allusion justement à cette interdiction
00:07:42de Araquiri.
00:07:44Eh bien, Charlie Hebdo,
00:07:45là, était un petit peu,
00:07:46on va dire maladroit,
00:07:48l'humour est sans limite,
00:07:50il y a peut-être un seuil,
00:07:51à un moment donné,
00:07:52par rapport à la douleur et au chagrin
00:07:54des familles des victimes,
00:07:56qu'il ne faut pas franchir,
00:07:57je ne vais pas dire qu'on les pardonne,
00:07:59mais voilà, on leur demandera
00:08:00de ne pas y revenir,
00:08:01ou en tout cas,
00:08:01peut-être de faire une petite amende honorable
00:08:03pour ceux qui ont perdu des enfants
00:08:05et de la famille dans des conditions
00:08:06aussi tragiques.
00:08:08Les accords du Mercosur
00:08:09seront signés aujourd'hui,
00:08:10est-ce la preuve que la voix de la France
00:08:12ne compte plus à l'échelle européenne ?
00:08:14On en parle dans un instant
00:08:15avec l'eurodéputé du Rassemblement National,
00:08:17Pascal Piera.
00:08:18N'hésitez pas à nous appeler
00:08:19au 0826 300 300
00:08:21pour réagir en direct
00:08:22et poser vos questions.
00:08:23A tout de suite sur Sud Radio.
00:08:25Sud Radio.
00:08:26Sud Radio.
00:08:27Midi 14h,
00:08:28Sud Radio.
00:08:29La France dans tous ses états.
00:08:31Le fait du jour.
00:08:33Les accords du Mercosur
00:08:34signent-ils l'affaiblissement définitif
00:08:36de la France
00:08:37dans une Union Européenne fracturée ?
00:08:39La France a voté non vendredi
00:08:41avec la Pologne,
00:08:42la Hongrie,
00:08:42l'Irlande,
00:08:43l'Autriche,
00:08:43la Belgique,
00:08:44une minorité.
00:08:45L'accord entre le Mercosur
00:08:46et l'Union Européenne
00:08:47doit donc être signé aujourd'hui,
00:08:49actant la création
00:08:50de la plus grande zone
00:08:51de libre-échange au monde.
00:08:52Alors que pèse la voix de la France ?
00:08:54On en parle avec l'eurodéputé
00:08:55du Rassemblement National,
00:08:56Pascal Piera.
00:08:57Bonjour.
00:08:57Bonjour.
00:08:58Bonjour, merci pour votre invitation.
00:09:00Bonjour Pascal Piera.
00:09:01Merci.
00:09:02Merci à vous d'être sur Sud Radio.
00:09:03Aujourd'hui,
00:09:05nous sommes dans la tourmente
00:09:06du Mercosur
00:09:07et finalement,
00:09:08nous constatons
00:09:08que la République française
00:09:10unie et indivisible,
00:09:12République laïque et sociale,
00:09:14eh bien,
00:09:14se laisse dicter
00:09:15malgré qu'elle n'en veuille pas
00:09:17sa conduite
00:09:19par les institutions européennes.
00:09:22On va rentrer dans le détail
00:09:23parce que j'ai cru comprendre
00:09:24que l'Allemagne et l'Espagne
00:09:25s'étaient débrouillées
00:09:26pour que la procédure
00:09:28ne passe pas devant
00:09:29le Parlement européen.
00:09:30Mais enfin,
00:09:30somme toute,
00:09:31Madame la députée,
00:09:32est-ce que c'est désormais
00:09:33la Commission de Bruxelles
00:09:34qui gouverne la France ?
00:09:35Écoutez,
00:09:37cette situation
00:09:38est le fruit
00:09:39d'une diablerie européenne,
00:09:41il n'y a pas d'autre mot,
00:09:43et d'une complicité abjecte
00:09:45du gouvernement français
00:09:46depuis des années déjà.
00:09:48Alors,
00:09:49diablerie européenne,
00:09:50pourquoi ?
00:09:51Je vous rappelle
00:09:51que depuis plusieurs mois,
00:09:53la Commission a scindé
00:09:54l'accord en deux.
00:09:56Et ça,
00:09:56c'est une façon
00:09:57de passer en force.
00:09:59Mais l'histoire n'est pas terminée,
00:10:01on y reviendra après.
00:10:03Donc,
00:10:03l'accord a été scindé
00:10:04en deux,
00:10:06et ce que nous propose
00:10:07maintenant
00:10:07le ministre
00:10:08de l'Agriculture française,
00:10:10Annie Gennevard,
00:10:10que j'entendais encore ce matin,
00:10:12c'est de ne pas passer
00:10:13devant le Parlement européen,
00:10:15alors que c'est
00:10:15parfaitement obligatoire,
00:10:17et d'exécuter
00:10:19provisoirement
00:10:20cet accord intérimaire
00:10:21avant qu'on en vienne
00:10:23au vote
00:10:23de l'accord définitif.
00:10:26Donc,
00:10:26vous voyez là
00:10:27qu'il y a vraiment
00:10:27une diablerie,
00:10:28parce que,
00:10:29de toutes les manières possibles,
00:10:31le schéma législatif,
00:10:33la procédure,
00:10:34est faite
00:10:35pour éviter
00:10:36que la voix
00:10:37des opposants
00:10:38ne compte.
00:10:39Et je dirais
00:10:39que,
00:10:40dans cette optique,
00:10:41nous sommes
00:10:42parfaitement desservis,
00:10:44les agriculteurs
00:10:45sont parfaitement desservis
00:10:46par notre gouvernement.
00:10:47Enfin,
00:10:48il faut quand même
00:10:48rappeler ici
00:10:49qu'Emmanuel Macron,
00:10:51depuis 2019,
00:10:53depuis 2019,
00:10:55a indiqué
00:10:55que ces accords
00:10:56étaient bons.
00:10:57Ensuite,
00:10:58il a menti.
00:10:59Il a indiqué,
00:11:00en 2023,
00:11:01que la France
00:11:02s'opposerait
00:11:03à la scission
00:11:04de l'accord.
00:11:05Il a menti,
00:11:06puisqu'on est obligé
00:11:07de prendre acte
00:11:08que la France
00:11:09ne s'est jamais opposée
00:11:11à la scission
00:11:11de l'accord.
00:11:12Il n'a jamais
00:11:14cherché
00:11:14à construire
00:11:16une minorité
00:11:17de blocage.
00:11:18Il n'a jamais
00:11:19cherché
00:11:19à exercer
00:11:20des pressions
00:11:21diplomatiques.
00:11:22Et je vais vous dire
00:11:22pourquoi.
00:11:23Parce que ce que fait
00:11:24le mieux
00:11:25Emmanuel Macron,
00:11:27c'est de suivre
00:11:27l'agenda
00:11:28de la Commission européenne.
00:11:29Voilà.
00:11:30Et ça,
00:11:30dans tous les domaines.
00:11:31Vous pouvez le décliner
00:11:32sur le DSA,
00:11:33vous pouvez le décliner
00:11:34sur n'importe quel domaine.
00:11:36Ce que fait le mieux
00:11:36Emmanuel Macron,
00:11:37c'est de suivre
00:11:38aveuglément
00:11:39la Commission européenne.
00:11:41Pourquoi ?
00:11:42Parce que lui
00:11:43et son gouvernement
00:11:45n'en ont que faire
00:11:46des intérêts
00:11:47de la France.
00:11:48J'apprends d'ailleurs
00:11:49par le monde,
00:11:50j'apprends d'ailleurs
00:11:50par le monde,
00:11:51vous dites qu'il s'est opposé
00:11:52dans le cadre
00:11:53de la réunion des 27,
00:11:55qu'il s'est opposé
00:11:56à la mise en oeuvre
00:11:57de l'accord intérimaire.
00:11:58J'ai appris par le monde
00:12:00ce week-end
00:12:00qu'en réalité,
00:12:01il avait hésité
00:12:02à s'abstenir.
00:12:04Il faut le savoir.
00:12:04Pascal Pierrat,
00:12:06comment se fait-il
00:12:07pour que nos auditeurs
00:12:08comprennent bien,
00:12:09comment se fait-il
00:12:09que le Mercosur
00:12:10soit adopté,
00:12:11non pas à l'unanimité
00:12:13des 27 États de l'Union,
00:12:14mais à la majorité qualifiée ?
00:12:16Quel est le traité
00:12:17qui a permis
00:12:17à ce que ce genre
00:12:18de convention
00:12:20puisse être adopté
00:12:22uniquement
00:12:22à la majorité qualifiée ?
00:12:24C'est précisément
00:12:26la scission de l'accord
00:12:27qui est intervenue
00:12:28au mois de décembre.
00:12:29C'est précisément
00:12:30la scission de l'accord
00:12:31qui permet de cela.
00:12:32Parce qu'en effet,
00:12:33au départ,
00:12:34il fallait obtenir
00:12:36l'unanimité.
00:12:37En scindant l'accord en deux,
00:12:39tous les accords
00:12:40intérimaires
00:12:41évitent
00:12:43la majorité qualifiée.
00:12:45Voilà.
00:12:46Voilà pourquoi
00:12:46on en est là aujourd'hui.
00:12:47Oui, on fait tranche par tranche
00:12:48de façon à ce que ça échappe
00:12:49au vote à l'unanimité.
00:12:51Exactement.
00:12:51Mais,
00:12:52mais,
00:12:53et ça c'est un point important
00:12:54que les agriculteurs
00:12:55doivent savoir,
00:12:56il y aura un jour
00:12:57où nous devons tout de même
00:12:58voter sur l'accord
00:13:00de partenariat définitif,
00:13:01c'est-à-dire
00:13:02le deuxième accord.
00:13:04Et là,
00:13:05pour l'instant,
00:13:05la commission ne peut pas
00:13:06changer les traités
00:13:07tels qu'ils existent.
00:13:08Là, il faudra
00:13:09une ratification nationale.
00:13:11Si l'un des pays
00:13:13refuse cette ratification,
00:13:15à ce moment-là,
00:13:15l'accord tombera.
00:13:16Alors,
00:13:17c'est là où je voulais y venir.
00:13:19Si la France décide,
00:13:21puisque là,
00:13:21aujourd'hui,
00:13:22on a un consensus
00:13:22assez général,
00:13:23même si certains parlementaires,
00:13:25certains responsables politiques
00:13:26disent,
00:13:27peut-être à juste titre,
00:13:28qu'il y a eu une partie
00:13:28du Mercosur
00:13:29qui pourrait être acceptable,
00:13:31notamment sur la partie industrielle,
00:13:33et encore,
00:13:33à débattre,
00:13:34si la France décide
00:13:35de façon solennelle,
00:13:37responsable et courageuse,
00:13:38qu'elle ne veut pas
00:13:39du Mercosur,
00:13:40est-ce qu'elle a
00:13:41les outils institutionnels
00:13:43pour s'y opposer ?
00:13:44Fairement et définitivement.
00:13:46Alors,
00:13:47premièrement,
00:13:48dans le cadre
00:13:48de l'accord intérimaire,
00:13:50il faut que le Parlement européen
00:13:52se prononce.
00:13:53Il se prononce,
00:13:54et dès lors,
00:13:56il est possible
00:13:56d'engager un recours
00:13:58contre l'accord intérimaire.
00:14:00Et la raison pour laquelle,
00:14:02par un miracle juridique
00:14:03que je ne m'explique pas,
00:14:05on ne veut pas
00:14:05faire voter
00:14:06le Parlement européen,
00:14:07c'est précisément
00:14:08pour éviter
00:14:08la saisine
00:14:09de la Cour de justice.
00:14:11Ça,
00:14:11c'est le premier
00:14:12recours.
00:14:13Une initiative
00:14:14de l'Espagne
00:14:15et de l'Allemagne,
00:14:15si ma mémoire est bonne,
00:14:16l'autre jour.
00:14:17Ils ont fait en sorte
00:14:17que, justement,
00:14:18ça ne passe pas
00:14:19devant le Parlement européen.
00:14:20Exactement.
00:14:20Et Chypre a suivi.
00:14:22Et Chypre a suivi.
00:14:22Et Chypre a suivi.
00:14:24Et là,
00:14:24c'est une nouvelle diablerie
00:14:25parce que là,
00:14:26on est totalement
00:14:27en dehors
00:14:27des clous juridiques
00:14:28et des procédures
00:14:29des traités.
00:14:30Donc ça,
00:14:30c'est le premier point.
00:14:31Donc ça veut dire
00:14:31qu'un pays comme Chypre
00:14:32peut donner le la
00:14:33d'une disposition européenne
00:14:35qui concerne 27 États
00:14:36dont la France.
00:14:38On est obligé
00:14:38de le considérer.
00:14:39Mais enfin,
00:14:39on imagine bien
00:14:40que Chypre est soumis
00:14:41à d'autres pressions.
00:14:42Évidemment.
00:14:42Et notamment des Allemands.
00:14:44Évidemment.
00:14:45Pascal Pierrat,
00:14:46vous vous souvenez
00:14:47comme moi
00:14:48de l'éloquent discours
00:14:50de Philippe Séguin
00:14:51à l'Assemblée nationale
00:14:52avant l'adoption
00:14:53et le référendum
00:14:54de Maastricht
00:14:55dans lequel il annonce
00:14:56mot à mot
00:14:57point par point
00:14:58tout ce qui va se produire
00:14:59perte de souveraineté
00:15:00que nous ne serons plus
00:15:01aucune succursale
00:15:02de l'Europe
00:15:03et que ce sont
00:15:04des institutions
00:15:04non élues
00:15:05composées de gens
00:15:06qui n'ont qu'une seule vision
00:15:08c'est l'intérêt financier
00:15:09de certains obus
00:15:10qui décidera
00:15:11de l'avenir de l'Europe.
00:15:12Est-ce qu'on y est
00:15:13Pascal Pierrat ?
00:15:14Est-ce qu'on est arrivé
00:15:14à cette situation ?
00:15:16Évidemment qu'on y est arrivé
00:15:17et pour rien vous cacher
00:15:18je vais vous faire une confidence
00:15:19ce discours ne me quitte pas
00:15:20il est dans mon agenda
00:15:21vous voyez
00:15:21et à chaque fois
00:15:22que je suis au Parlement européen
00:15:24je peux évidemment
00:15:25mesurer la véracité
00:15:26bien sûr
00:15:27mais tout cela
00:15:28n'est rendu possible
00:15:29que par la faiblesse
00:15:30de notre gouvernement
00:15:31parce qu'il est faux
00:15:33de dire que tout le monde
00:15:34décide pour nous
00:15:35tout le temps
00:15:35en réalité
00:15:37si nous tenions
00:15:38notre place
00:15:39au Conseil
00:15:40nous pourrions
00:15:41éviter tout cela
00:15:42Si
00:15:43alors
00:15:44les
00:15:45certaines enseignes
00:15:46de grande distribution
00:15:47disent
00:15:47mais nous
00:15:48nous
00:15:49on ne vendra pas
00:15:51des produits du Mercosur
00:15:52de quels moyens
00:15:53disposent-ils
00:15:54de quels moyens
00:15:54disposent-ils
00:15:55pour s'empêcher
00:15:55Écoutez
00:15:56absolument aucun
00:15:57vous avez vu comme moi
00:15:58les dernières vidéos
00:15:59d'agriculteurs
00:15:59qui se rendent dans les supermarchés
00:16:01et qui constatent
00:16:02à tous les étals
00:16:03la venue de produits
00:16:05du bout du monde
00:16:07qui n'obéissent pas
00:16:08à nos critères
00:16:08donc
00:16:09je crains
00:16:11je crains que cela
00:16:11ne soit que publicitaire
00:16:13il y a trop d'intérêt en jeu
00:16:14il y a trop d'intérêt financier en jeu
00:16:16D'une façon générale
00:16:17Pascal Pira
00:16:18est-ce qu'on peut reprendre
00:16:19la formule du général de Gaulle
00:16:22d'abord qui disait
00:16:23Alain Perfitte
00:16:24lui demande
00:16:24qu'est-ce qui se passe
00:16:25si un traité ne nous convient pas
00:16:26et bien si on se fait couillonner
00:16:27on arrête de se faire couillonner
00:16:28est-ce qu'on peut repenser
00:16:30aujourd'hui
00:16:30d'une certaine façon
00:16:31la politique de la chaise vide
00:16:33à savoir la France
00:16:33dit moi je ne me laisse pas imposer
00:16:35ce dont je ne veux pas
00:16:36et je prends les moyens
00:16:37peu importe si ça ne correspond pas
00:16:39aux institutions
00:16:39je ne veux pas du Mercosur
00:16:41je ne veux pas
00:16:42que la commission de Bruxelles
00:16:44décide à la place du peuple français
00:16:46c'est une position politique
00:16:47tenable ou non ?
00:16:48Eh bien c'est très exactement
00:16:50ce que propose
00:16:50le rassemblement national
00:16:52parce que la première mesure
00:16:53que nous proposons
00:16:54c'est une façon de pratiquer
00:16:55la chaise vide
00:16:56c'est de dire
00:16:57maintenant on stoppe
00:16:58notre contribution
00:16:59enfin je vous rappelle quand même
00:17:00que dans cet édifice
00:17:01nous payons
00:17:02nous payons
00:17:02nous sommes des contributeurs nets
00:17:04nous payons
00:17:05et nous recevons moins
00:17:07que ce que nous donnons
00:17:08bon
00:17:08eh bien
00:17:09nous sommes en deuxième position
00:17:10après l'Allemagne
00:17:11donc je vais vous dire
00:17:12maintenant
00:17:12on a les moyens de dire
00:17:14si c'est ça
00:17:15c'est terminé
00:17:15on ne paye plus
00:17:16voilà
00:17:16ça c'est un langage
00:17:17que tout le monde peut comprendre
00:17:18on est bien d'accord
00:17:19nous avons l'impression
00:17:22madame
00:17:22madame Pira
00:17:23que Ursula
00:17:24que Ursula
00:17:25Van der Leyen
00:17:26a plus de pouvoir
00:17:26que Sébastien Lecornu
00:17:27aujourd'hui
00:17:28pour ce qui est du destin
00:17:29de la France
00:17:29oui mais parce que
00:17:31Sébastien Lecornu
00:17:32se laisse aller
00:17:33à la faiblesse
00:17:33de son gouvernement
00:17:34si vous voulez
00:17:35là aussi
00:17:35on peut citer
00:17:38les exemples
00:17:39par lesquels
00:17:40les gouvernements
00:17:41successifs de Macron
00:17:42ont accepté
00:17:43tous les processus
00:17:45de décision
00:17:45du Mercosur
00:17:46et d'ailleurs
00:17:47tous les accords
00:17:48de libre-échange
00:17:48voilà
00:17:49aujourd'hui
00:17:50ce qu'il faut bien considérer
00:17:51c'est que c'est l'Allemagne
00:17:51qui fait la loi
00:17:52d'ailleurs je vous indique
00:17:53qu'aujourd'hui
00:17:53monsieur Merz
00:17:54c'est déjà en Inde
00:17:55pour faire accélérer
00:17:56les accords de libre-échange
00:17:58avec l'Inde
00:17:58voilà
00:17:59on en est là
00:17:59donc si vous n'avez pas
00:18:00un gouvernement français
00:18:02qui est fort
00:18:03des intérêts nationaux
00:18:04et qui est prêt
00:18:05à défendre
00:18:07ces secteurs
00:18:07et bien évidemment
00:18:09nous en arrivons
00:18:09à une situation chaotique
00:18:11telle que nous la connaissons
00:18:12aujourd'hui
00:18:13Pascal Pierrin
00:18:14je vous sens
00:18:15je vous sens
00:18:16combattante
00:18:16et combative
00:18:17je ne doute pas
00:18:19que ce dossier reviendra
00:18:20l'adoption définitive
00:18:22est quand ?
00:18:23le jour de l'adoption définitive
00:18:24ça sera quand ?
00:18:25ah c'est ce week-end
00:18:26ce week-end
00:18:27bon
00:18:27voilà
00:18:28on aura certainement besoin
00:18:30d'avoir votre avis
00:18:30on vous rappellera
00:18:31merci d'avoir été
00:18:32sur Sud Radio
00:18:33et d'avoir été aussi pertinente
00:18:34à l'antenne
00:18:35à très bientôt
00:18:35merci
00:18:36allez vous restez bien avec nous
00:18:37sur Sud Radio
00:18:38on passe aux perles
00:18:39et il y en a un max
00:18:40alors n'hésitez pas
00:18:41à nous appeler
00:18:410826 300 300
00:18:43à tout de suite
00:18:44sur Sud Radio
00:18:45les perles du jour
00:18:466 agriculteurs
00:18:51sont jugés aujourd'hui
00:18:52non pas dans le cadre
00:18:52de la mobilisation paysanne
00:18:54contre le Mercosur
00:18:55mais pour trafic
00:18:56Perico
00:18:56oui 6 agriculteurs
00:18:59arboriculteurs
00:19:00pépiniéristes
00:19:01des bouches du Rhône
00:19:02ils passent en jugement
00:19:04pour avoir utilisé
00:19:06des pesticides
00:19:06qui sont interdits
00:19:08en France
00:19:09alors on se dit
00:19:10effectivement
00:19:10voilà le Mercosur
00:19:12qui est là
00:19:12on va pouvoir importer
00:19:14de façon légale
00:19:14des produits
00:19:15dans l'élaboration
00:19:16où la production
00:19:16est interdite
00:19:17en Europe
00:19:17et en France
00:19:18et bien ces gens-là
00:19:19se sont dit après tout
00:19:20pourquoi est-ce qu'on
00:19:21n'utiliserait pas nous-mêmes
00:19:22puisqu'on a le droit
00:19:23d'apporter des produits
00:19:24interdits
00:19:24pourquoi est-ce qu'on
00:19:25n'utiliserait pas nous-mêmes
00:19:26des pesticides
00:19:26c'est pas exactement ça
00:19:28qui s'est dit
00:19:29mais on se doute
00:19:29qu'un jour
00:19:30c'est un argument
00:19:30qui viendra
00:19:31au devant
00:19:32de la scène
00:19:34ces 6 agriculteurs
00:19:35ont utilisé
00:19:36des produits interdits
00:19:37importés d'Espagne
00:19:38comme quoi
00:19:39un pays d'Union Européenne
00:19:40peut quand même
00:19:41lui aussi
00:19:41alors à savoir
00:19:42comment c'est arrivé
00:19:43en Espagne
00:19:43est-ce que ces produits
00:19:44en Espagne
00:19:45est-ce que c'est l'Espagne
00:19:46qui importe
00:19:47de façon un petit peu
00:19:48désinvole des produits
00:19:48qui sont interdits
00:19:49en Europe
00:19:49toujours est-il
00:19:50qu'entre les bouches du Rhône
00:19:51et l'Espagne
00:19:52et bien il y a un trafic
00:19:53et on suppose que si
00:19:55le narcotrafic va bien
00:19:56on suppose que
00:19:57j'allais dire
00:19:58le pestisseau
00:19:59le pestisseau trafic
00:20:00se porte encore mieux
00:20:01en toute facilité
00:20:02des produits toxiques
00:20:03interdits
00:20:03qui ont été dénoncés
00:20:05par des associations
00:20:06protectrices
00:20:07de l'environnement
00:20:07et ces 6 agriculteurs
00:20:09évidemment
00:20:09sont passibles
00:20:10de poursuites
00:20:11et de sanctions gravissimes
00:20:12le principe est posé
00:20:14est-ce que
00:20:14est-ce que
00:20:15si l'on autorise
00:20:16des produits
00:20:17importés de l'étranger
00:20:18contenant des toxines
00:20:20comme c'est vertue
00:20:21a le dit
00:20:22madame
00:20:22un hygiène de vin
00:20:23mais des agricultures
00:20:23mais on n'a pas le droit
00:20:25on n'a pas le droit
00:20:26nous ferons en sorte
00:20:26de ne pas importer
00:20:27des produits
00:20:28interdits en France
00:20:29et bien pourquoi
00:20:30on ne pourrait pas
00:20:31utiliser directement
00:20:32ces produits
00:20:33sur le territoire français
00:20:34c'est ce qui s'est passé
00:20:35on verra bien
00:20:35comment la justice tranche
00:20:36et est-ce que surtout
00:20:37les pouvoirs publics
00:20:38prennent des vraies mesures
00:20:40pour empêcher
00:20:41l'importation
00:20:41et l'usage
00:20:42de pesticides toxiques
00:20:44mortels
00:20:44dont on connaît
00:20:45aujourd'hui
00:20:45le taux de mortalité
00:20:48que ça a engendré
00:20:48chez les paysans
00:20:49et chez les paysannes
00:20:50c'est de la merde
00:20:51c'est tout
00:20:51on va me faire ça
00:20:52dans une auberge
00:20:53le tavernier
00:20:54se prend une quise
00:20:54dans sa tête
00:20:54Et alors que le traité
00:20:56de libre-échange
00:20:57avec le Mercosur
00:20:57doit être signé
00:20:58aujourd'hui
00:20:58plusieurs grandes enseignes
00:20:59vous le disiez
00:21:00tout à l'heure
00:21:00Péricault
00:21:01s'engagent
00:21:01pour l'intérêt national
00:21:03Mais oui
00:21:03mot de panique
00:21:04dans la grande distribution
00:21:05les grandes enseignes
00:21:07Intermarché
00:21:08Super U
00:21:08M. Dominique Schollscher
00:21:10Leclerc
00:21:11Michel-Edouard Leclerc
00:21:12ont pris position
00:21:13alors certains disent
00:21:14mais nous déjà
00:21:15nous étions extrêmement vigilants
00:21:16nous ne vendons
00:21:16que de la vente
00:21:17nous commercialisons
00:21:18que de la vente française
00:21:19et puis d'autres vous disent
00:21:20mais moi je serais
00:21:21très vigilant
00:21:22hors de question
00:21:23que sur les étals
00:21:24de mon enseigne
00:21:25de mes grandes surfaces
00:21:26on vende des produits
00:21:28issus du Mercosur
00:21:29Alors écoutez
00:21:30on leur donne acte
00:21:32de leur résolution
00:21:33on se demande seulement
00:21:35comment ils vont pouvoir
00:21:36l'appliquer
00:21:36on sait déjà
00:21:37que certaines enseignes
00:21:38qui disent
00:21:39ne pas importer
00:21:40de produits illicites
00:21:41en importent quand même
00:21:43et surtout
00:21:45il y a une disposition
00:21:46européenne
00:21:46qui prévoit
00:21:47que lorsqu'un produit
00:21:48importé
00:21:49de l'étranger
00:21:50des pays
00:21:52qui ne sont pas
00:21:52dans l'Union Européenne
00:21:53mais qui subissent
00:21:54une simple transformation
00:21:55sur le territoire européen
00:21:57que ce soit
00:21:57une cuisson
00:21:58un emballage
00:21:58une salaison
00:21:59et c'est ce qui s'était passé
00:22:00avec le cheval roumain
00:22:02devenu du bœuf
00:22:03dans les lasagnes
00:22:04fin d'us
00:22:05la traçabilité
00:22:06est invérifiable
00:22:07l'Union Européenne
00:22:08ne veut pas
00:22:09qu'on établisse
00:22:10de traçabilité
00:22:10des viandes
00:22:11ou des produits laitiers
00:22:12dans les aliments
00:22:14transformés
00:22:14donc ces grandes
00:22:16enseignes
00:22:17de distribution
00:22:18peuvent dire
00:22:18ce qu'elles veulent
00:22:19si elles importent
00:22:20de Pologne
00:22:22des Pays-Bas
00:22:23ou de Tchécoslovaquie
00:22:25de Slovaquie
00:22:26ou de Tchéquie
00:22:28des produits
00:22:29qui arrivent
00:22:30d'Argentine
00:22:31ou du Brésil
00:22:31et qui ont été
00:22:32retransformés
00:22:33sur place
00:22:33ils ne sauront pas
00:22:34que ces produits
00:22:35viennent de l'accord
00:22:36du Mercosur
00:22:36donc ils n'auront
00:22:37aucun moyen de contrôler
00:22:38et ils ne pourront pas
00:22:39empêcher
00:22:40et ils se feront refiler
00:22:41de la daube
00:22:42de la malbouffe
00:22:43à bas prix
00:22:44venu du Mercosur
00:22:45à leur insu
00:22:46donc pas la peine
00:22:47de faire des déclarations
00:22:48des professions de foi
00:22:49et des déclarations solennelles
00:22:50quand on n'a pas
00:22:51les moyens
00:22:51de les appliquer
00:22:52je ne dis pas
00:22:53qu'ils sont de mauvaise foi
00:22:53je dis seulement
00:22:54que ça ne coûte rien
00:22:55de faire ce genre de promesses
00:22:56puisqu'il est si facile
00:22:57de ne pas les tenir
00:22:58alors c'est combien ?
00:23:00non je ne vais pas crier
00:23:01combien ?
00:23:02alors un couple
00:23:02ayant oublié
00:23:03de déclarer le vol
00:23:04de leur scooter
00:23:04a reçu une amende
00:23:06hallucinante
00:23:06combien ?
00:23:07je vais vous le dire
00:23:08c'est une collectionneuse
00:23:09d'amendes qui vous le dit
00:23:09après avoir entendu ça
00:23:10vous ne vous plaindrez plus
00:23:11des amendes de 25 euros
00:23:12que vous recevez chaque semaine
00:23:13après avoir pourtant
00:23:15précautionneusement
00:23:16pris soin de tourner
00:23:16la plaque de votre deux-roues
00:23:18vers le trottoir
00:23:18ou coller à une voiture
00:23:19pour ne pas être chopé
00:23:20la feuille morte
00:23:21ça marche aussi
00:23:21là c'est un couple
00:23:22qui comme vous l'avez dit
00:23:24n'a pas déclaré
00:23:25le vol de leur scooter
00:23:26il faut savoir que
00:23:27133 800 véhicules
00:23:28sont volés en France
00:23:29chaque année
00:23:30et vous voyez le truc venir
00:23:31la mairie de Paris
00:23:32réclame aujourd'hui
00:23:33à ce couple
00:23:3318 000 euros
00:23:34d'amendes de stationnement
00:23:35ça représente pas moins
00:23:37de 272 forfaits
00:23:38post-stationnement
00:23:39reçus en 3 ans
00:23:40pourquoi n'ont-ils pas
00:23:43déclaré ce vol
00:23:43ou l'ont-ils mal déclaré
00:23:45et bien en fait
00:23:45si le couple n'a pas
00:23:46déclaré le vol du scooter
00:23:47c'est par réflexe malheureux
00:23:48de se dire
00:23:49de toute façon
00:23:49on ne le retrouvera pas
00:23:50grosse erreur
00:23:51de plus le couple
00:23:52avait déménagé
00:23:53et omis de modifier
00:23:54l'adresse sur la carte grise
00:23:55la sentence est donc
00:23:56terriblement douloureuse
00:23:57et vous voulez savoir
00:23:58la meilleure périgo ?
00:23:58ah oui je veux la savoir
00:23:59le couple a retrouvé
00:24:00l'épave de son scooter
00:24:01dans le 19ème arrondissement
00:24:02visiblement dans cet état
00:24:04depuis belle lurette
00:24:05mais comme la plaque
00:24:06était toujours dessus
00:24:07et que les véhicules
00:24:07équipaient du système
00:24:08de lecture automatisée
00:24:10des plaques d'immatriculation
00:24:11scannent tout ce qu'ils peuvent
00:24:12et bien les machines
00:24:13ne faisaient aucune différence
00:24:14c'est ce qui explique
00:24:15le nombre considérable
00:24:16d'amendes
00:24:17naturellement
00:24:18les propriétaires du scooter
00:24:19vont contester ces amendes
00:24:20bon courage à eux
00:24:21oui mais ils sont
00:24:21dans une situation difficile
00:24:23dans la mesure
00:24:24où la procédure
00:24:24n'a pas été réglementée
00:24:25le véhicule était encore
00:24:26leur propriété
00:24:27alors après ça se discute
00:24:28auprès des instances
00:24:29ça se finira au tribunal
00:24:30ça se finira au tribunal
00:24:32mais qu'est-ce qu'ils vont faire ?
00:24:33une amende ?
00:24:34la belle affaire
00:24:35on ne change pas de sujet
00:24:36pendant ce temps
00:24:37un trafic qui permet
00:24:37à des centaines de milliers
00:24:38d'automobilistes
00:24:40d'échapper justement
00:24:41aux amendes Péricault
00:24:41alors il y a ceux
00:24:42qui payent les PV
00:24:43des infractions
00:24:44qu'ils n'ont pas commises
00:24:45et il y a ceux
00:24:46qui ne payent pas
00:24:46les PV des infractions commises
00:24:48parce que tout simplement
00:24:49il y a des cartes grises
00:24:51qui ne correspondent pas
00:24:52à la bonne adresse
00:24:52on se souvient en 2014
00:24:54il y avait eu un trafic
00:24:55de cartes grises
00:24:55avec implication
00:24:57de hauts fonctionnaires
00:24:58de certaines préfectures
00:24:59où on faisait
00:24:59des cartes brises bidons
00:25:01ensuite il y a une façon
00:25:02de prendre des voitures
00:25:03de location
00:25:04de truquer la carte grise
00:25:06et de garder le numéro
00:25:07des matriculations
00:25:08pour un autre véhicule
00:25:08et là ce sont tout simplement
00:25:10des adresses bidons
00:25:11ce sont des garages
00:25:12qui vendent des voitures
00:25:13donc l'adresse est à l'adresse
00:25:14du garage
00:25:15et puis quand on va porter le PV
00:25:16c'est juste une boîte aux lettres
00:25:17ou rien du tout
00:25:18c'est à dire qu'il y a
00:25:19chaque année
00:25:19des centaines de milliers
00:25:20de PV
00:25:21qui vont à des destinataires
00:25:22qui n'existent pas
00:25:23ou qui n'ont pas de domicile
00:25:24donc ce n'est pas payé
00:25:25et donc l'état est en manque
00:25:26vous voyez par rapport
00:25:27aux gens dont nous sommes
00:25:29qui payons rigoureusement
00:25:30leur PV
00:25:31quand on commet une infraction
00:25:32voilà
00:25:33ça peut arriver
00:25:34sachez que grâce à nous
00:25:36l'état récupère l'argent
00:25:38qu'il ne récupère pas ailleurs
00:25:39on aimerait bien quand même
00:25:41que les pouvoirs publics
00:25:42la réglementation
00:25:43soit un petit peu plus
00:25:44je vais quand même
00:25:44le renseigner moi
00:25:45sur ces garages
00:25:46oui non mais
00:25:47uniquement
00:25:48l'attestation de domicile
00:25:49souvent c'est quoi
00:25:50c'est une facture d'électricité
00:25:52ou de gaz
00:25:52bon
00:25:53est-ce qu'on ne devrait pas demander
00:25:55trois ou quatre
00:25:56d'abord
00:25:56une déclaration fiscale
00:25:58j'allais dire
00:25:59s'assurer que le domicile
00:26:01est bien celui
00:26:01du déclarant
00:26:02de la carte grise
00:26:02ça émiterait beaucoup
00:26:04beaucoup de fraude
00:26:04je ne savais pas
00:26:05que vous pêchiez
00:26:06ah non non
00:26:06je pêche pas
00:26:07il y a un caillot au bout du fil
00:26:08pour tendre le fil
00:26:08vous prenez pour un con
00:26:09pas du tout
00:26:10les poissons
00:26:10eux en revanche
00:26:11vous prennent certainement
00:26:12pour un con
00:26:12enfin les poissons
00:26:14sont assez con eux-mêmes
00:26:15donc
00:26:16vous pensiez pouvoir
00:26:18aller pêcher tranquille
00:26:19le week-end prochain
00:26:19et bien non
00:26:20les normes
00:26:21vous suivent de près
00:26:22alors Maude
00:26:22vous savez que les chasseurs
00:26:23ils ont des bagues
00:26:24quand vous allez tuer
00:26:25un chevreuil
00:26:27ou un sanglier
00:26:27ou un lièvre
00:26:28il y a tant de bagues
00:26:29qui sont
00:26:30j'allais dire
00:26:31accordées par département
00:26:32par fédération de chasse
00:26:33de façon à
00:26:34que la prise
00:26:35que la prise soit limitée
00:26:36de façon à s'assurer
00:26:38qu'il n'y aura pas
00:26:38voilà
00:26:38une débauche
00:26:39de gibier tué
00:26:41et donc on a un quota
00:26:42tout simplement
00:26:42et bien ce quota
00:26:44va être appliqué
00:26:44aujourd'hui
00:26:45on en discute
00:26:46depuis quelques mois
00:26:46mais là ça y est
00:26:47ça passe en application
00:26:48donc quand vous pêchez
00:26:49un poisson
00:26:50je ne sais pas
00:26:50si ça sera une forme de bague
00:26:51en tout cas
00:26:52il faudra le déclarer
00:26:53sur un formulaire
00:26:55c'est hallucinant
00:26:56sur internet
00:26:56en ligne
00:26:57alors si on pêche
00:26:59je comprends
00:27:00que si on pêche
00:27:01un gros poisson rare
00:27:03un énorme taux
00:27:04ou un requin
00:27:04on le signale
00:27:05mais si on est dans sa rivière
00:27:06qu'on pêche un gardon
00:27:07une ablette
00:27:08ou un goujon
00:27:08qu'il faille le déclarer
00:27:10ça va rendre
00:27:11l'activité halieutique
00:27:13c'est le nom de la pêche
00:27:15c'est l'activité halieutique
00:27:16un petit peu fastidieuse
00:27:17alors il y a une solution
00:27:19il y a une solution
00:27:20pour éviter ça
00:27:21autant le gibier
00:27:22quand vous l'avez tué
00:27:23vous ne pouvez pas le rendre
00:27:25puisqu'il est mort
00:27:25le poisson
00:27:26vous faites ce que
00:27:27beaucoup de pêcheurs font
00:27:28puisque le bonheur
00:27:29dans la pêche
00:27:30ce n'est pas seulement
00:27:31d'avoir le poisson
00:27:31c'est surtout de le pêcher
00:27:32et bien on remet le poisson à l'eau
00:27:34donc si on remet le poisson à l'eau
00:27:35et bien on n'a pas
00:27:37à faire de déclaration
00:27:37mais Maud
00:27:38je n'écarte pas
00:27:39qu'un fonctionnaire européen
00:27:40nous dise un jour
00:27:41ah non
00:27:41même si vous remettez
00:27:43votre poisson à l'eau
00:27:44vous êtes obligé
00:27:46de déclarer le fait
00:27:46il faut quand même
00:27:48déclarer que vous l'avez pris
00:27:49et puis on donne
00:27:49un prénom au poisson
00:27:50voilà les joyeusetés
00:27:55de notre vie administrative
00:27:56ma chère Maud
00:27:57si vous nous écoutez
00:27:59depuis une station de ski
00:28:00et si vous comptez vous y rendre
00:28:02et bien gare à votre matériel
00:28:03les vols explosent en ce moment
00:28:05alors les vols explosent partout
00:28:07vous avez vu le nombre de scooters
00:28:08tout est volable
00:28:09ne laissez rien traîner
00:28:10mais quand même
00:28:10les skis qui sont alignés
00:28:12en bas de la piste
00:28:13devant tout le monde
00:28:13on est avec son bonnet
00:28:15comment s'appelle
00:28:16le revêtement
00:28:17qu'on se met autour du ski
00:28:18une doudoune
00:28:18une combinaison de ski
00:28:21c'est le tire-fesses
00:28:24on ne le remonte pas
00:28:24vous savez
00:28:25quand Michel Blanc
00:28:26chante
00:28:27étoile des nages
00:28:28parce qu'il a été oublié
00:28:29dans la nuit
00:28:29plutôt quand au reverège
00:28:30quand au reverège
00:28:32quand au reverège
00:28:34quand vous dites
00:28:34à votre perte de ski
00:28:35il n'y a qu'à se servir
00:28:36elles sont toutes alignées
00:28:38on vient
00:28:38on part
00:28:39qu'est-ce qui ressemble
00:28:40plus à une perte de ski
00:28:40qu'une autre perte de ski
00:28:41une perte de ski
00:28:43faites votre marché
00:28:45tranquillement
00:28:45et puis avant
00:28:46que la procédure
00:28:47il y ait à la gendarmerie
00:28:47alors vous arrivez
00:28:48j'ai dit
00:28:49j'ai pêché
00:28:49j'ai pêché
00:28:51une ablette
00:28:52une truite
00:28:52et puis j'ai perdu mes skis
00:28:53oui oui
00:28:54et j'ai perdu mon scooter
00:28:55voilà
00:28:55mais par contre
00:28:56j'ai pas de garage
00:28:56pour le domicilier
00:28:57encore une des joyeusetés
00:28:59et merci
00:29:00alors
00:29:00ça rend grand service
00:29:02certainement aux marchands de ski
00:29:03c'est toujours
00:29:04c'est toujours
00:29:04rossignol
00:29:05ça existe toujours
00:29:06ah oui ça existe toujours
00:29:06voilà
00:29:07et ben rossignol
00:29:08de mes amours
00:29:09voilà
00:29:09et on pourra vendre
00:29:10autant de ski qu'on veut
00:29:10puisqu'on peut les voler
00:29:11en toute impunité
00:29:12quoi ?
00:29:13la gueule
00:29:14c'est pas cool
00:29:15ben non c'est pas cool
00:29:16alors pourquoi il y a le mot cool
00:29:17dans l'alcool ?
00:29:18ah ouais
00:29:18ça devrait s'appeler
00:29:19l'alcool
00:29:20le dry january
00:29:22qui consiste à ne pas boire d'alcool
00:29:23au mois de janvier
00:29:24mais ils ont jamais dit
00:29:25quelle année
00:29:26c'est 2026
00:29:27ou 2025
00:29:28c'est n'importe quel
00:29:28moi je pensais que c'était 2022
00:29:29de toute façon
00:29:30on s'en fout Péricault
00:29:31c'est pas pour nous
00:29:32c'est vivement recommandé
00:29:33par les médecins
00:29:33le dry january
00:29:34c'est pas pour nous
00:29:35mais on en parle quand même
00:29:36une étude menée en 2024
00:29:37sur plus de 2100 personnes
00:29:39a démontré
00:29:39les effets positifs rapides
00:29:40sur la santé
00:29:41des participants
00:29:42au défi du dry january
00:29:44à condition de tenir
00:29:45jusqu'à la fin du mois de janvier
00:29:46perso je ne connais aucun survivant
00:29:47cette étude
00:29:48co-dirigée par le service
00:29:49universitaire d'addictologie
00:29:50de Lyon
00:29:51révèle que ce défi
00:29:52améliore nettement
00:29:53le sommeil
00:29:54et le bien-être mental
00:29:55en quelques semaines seulement
00:29:56avec une amélioration
00:29:57de la confiance en soi
00:29:58qui se manifeste notamment
00:30:00par la capacité
00:30:01de refuser l'alcool
00:30:02en toute situation
00:30:03et on sait
00:30:03à quel point
00:30:04ce peut être compliqué
00:30:05mais l'étude explique aussi
00:30:07qu'il n'est pas forcément nécessaire
00:30:08d'arrêter totalement l'alcool
00:30:09diminuer sa consommation
00:30:11aura les mêmes effets positifs
00:30:13et c'est d'ailleurs
00:30:13l'alternative que propose
00:30:14le lobby du vin
00:30:16en lançant le French January
00:30:17avec le French January
00:30:19on ne renonce à rien
00:30:20et surtout pas au bien
00:30:21du vivre ensemble
00:30:22au bien vivre ensemble
00:30:23pardon
00:30:23un juste milieu
00:30:24entre le trop
00:30:25et le zéro
00:30:26c'est ce que promeut
00:30:27l'association Vin et Société
00:30:28une réponse aux tendances
00:30:29anglo-saxonnes
00:30:30et un soutien aux viticulteurs
00:30:31en ces temps compliqués
00:30:32Maude vous me jurez
00:30:33que vous n'avez pas touché
00:30:34un pot d'eau
00:30:34c'est à dire que
00:30:35des sociétés
00:30:37de l'eau minérale
00:30:38vous entends envoyer
00:30:38je ne sais pas
00:30:39il y avait des cartons
00:30:40des viens et de vitels
00:30:41c'est pas pour moi
00:30:42non je vous répète tout de suite
00:30:43donc vous êtes sincère
00:30:44dans votre déclaration
00:30:45toujours
00:30:46voilà
00:30:46donc en janvier
00:30:48en janvier
00:30:49faites attention
00:30:49à ne pas forcer
00:30:50sur les bonnes choses
00:30:53mais en plus
00:30:54en plus on sort
00:30:54des fêtes de fin d'année
00:30:55donc on fait une petite pause
00:30:57c'est ce qu'ils veulent dire
00:30:58oui
00:30:58mais cela dit
00:30:59boire un petit coup
00:31:00c'est agréable
00:31:01boire un petit coup
00:31:03c'est doux
00:31:03je ne suis pas sûre
00:31:04que le dry january
00:31:05soit respecté
00:31:05sur le radio
00:31:06on mènera un sondage
00:31:07mais à mon avis
00:31:07on est sur du 0% là
00:31:08on se retrouve dans
00:31:09quelques instants
00:31:10avec une histoire
00:31:11beaucoup moins drôle
00:31:12une mère de famille
00:31:13qui a été jetée dehors
00:31:14par son propriétaire
00:31:15mais le propriétaire
00:31:16a été condamné
00:31:17il y a quelques jours
00:31:18on en parlera
00:31:18avec Kauter Ben Mohamed
00:31:19présidente de l'association
00:31:20Marseille en colère
00:31:21n'hésitez pas
00:31:21à nous donner vos avis
00:31:22au 0826 300 300
00:31:25à tout de suite
00:31:25sur Sud Radio
00:31:25une mère de famille
00:31:32jetée dehors
00:31:33par son propriétaire
00:31:34sans moyen de se reloger
00:31:35c'est ce qui est arrivé
00:31:36à Marseille
00:31:36face à des élus
00:31:37apparemment indifférents
00:31:38un jugement a été rendu
00:31:39le propriétaire condamné
00:31:41on en parle avec
00:31:41Kauter Ben Mohamed
00:31:42présidente de l'association
00:31:43Marseille en colère
00:31:44qui nous en parle aujourd'hui
00:31:45sur Sud Radio
00:31:46bonjour
00:31:47bonjour Maud
00:31:48bonjour Perico
00:31:49et merci de donner la parole
00:31:50sur ce dossier
00:31:50bonjour Kauter
00:31:51merci à vous
00:31:52d'être sur Sud Radio
00:31:54oui je vous sens
00:31:54je vous êtes président
00:31:55de l'association
00:31:56Marseille en colère
00:31:57mais là sur ce dossier
00:31:58je vous sens très en colère
00:31:59Kauter
00:32:00c'est aberrant
00:32:01cette mère de famille
00:32:02qui se retrouve à la rue
00:32:03pas de possibilité
00:32:05de relogement
00:32:05conforme à ses besoins
00:32:06et qu'est-ce qui se passe ?
00:32:08les pouvoirs publics
00:32:08l'abandonnent
00:32:09la municipalité
00:32:09ne peut rien faire
00:32:10la municipalité
00:32:13n'a rien voulu faire
00:32:14parce qu'en fait
00:32:14ce propriétaire
00:32:15vous savez
00:32:16c'est la roseur arrosée
00:32:17il a écrit un livre
00:32:18qui s'appelle
00:32:19Indigne toi
00:32:20et qui a été soutenu
00:32:20par la fondation
00:32:21Abbé Pierre
00:32:21donc ce dossier
00:32:22fait rire à tous les niveaux
00:32:23mais rire très jeune
00:32:24donc la municipalité
00:32:26connaît ce propriétaire
00:32:27puisqu'il a exposé
00:32:28à la ville de Marseille
00:32:29ses photos
00:32:30concernant les délogés
00:32:31à plusieurs reprises
00:32:32et donc je n'ai eu de cesse
00:32:33depuis que j'ai été alertée
00:32:34par l'enseignante
00:32:35du petit de 8 ans
00:32:36d'alerter
00:32:37M. Amico
00:32:38qui est l'adjoint
00:32:38à la mairie de Marseille
00:32:39M. Florent Oudmont
00:32:40qui est l'ancien président
00:32:41de la fondation Abbé Pierre
00:32:42et qui est aujourd'hui
00:32:43directeur du service péril
00:32:44et le logement de Marseille
00:32:45à chaque réunion
00:32:46que nous avons
00:32:46à peu près une fois
00:32:47tous les trimestres
00:32:47d'alerter sur ce dossier
00:32:49j'ai même amené
00:32:50cette dame
00:32:50en commission
00:32:51avec nous
00:32:52pour qu'elle puisse
00:32:53exposer sa situation
00:32:54catastrophique
00:32:55puisqu'elle a dormi
00:32:56dans la rue
00:32:56elle a dormi
00:32:57dans le commissariat
00:32:58elle a dormi
00:32:58dans un foyer
00:32:59où son fils
00:33:00âgé de 16 ans
00:33:00à l'époque
00:33:00n'a pu être prise en charge
00:33:01puisque dans les foyers
00:33:02pour femmes
00:33:03pour femmes battues
00:33:04les enfants
00:33:05ce qu'elle n'est pas
00:33:05elle était à la rue
00:33:06en fait
00:33:06c'est une solution
00:33:09qui a été trouvée
00:33:09par la majeure
00:33:10du commissariat central
00:33:11de Noailles
00:33:11à l'époque
00:33:12pour la mettre en sécurité
00:33:13parce qu'elle était désespérée
00:33:14et cette femme
00:33:15a été contrainte
00:33:16de signer
00:33:16de manière illégale
00:33:18ce qu'on appelle
00:33:19un bail
00:33:19sur le long terme
00:33:21alors qu'elle était
00:33:22en situation
00:33:23de péril structurel
00:33:24et ni la
00:33:25le propriétaire
00:33:26a fait des
00:33:27des propositions
00:33:29de relogement
00:33:29qui était toutefois
00:33:31plus qu'inadaptée
00:33:32puisque cette dame
00:33:32habitait
00:33:33elle est née au panier
00:33:34elle habitait
00:33:34depuis 17 ans
00:33:35dans cet appartement
00:33:35au panier
00:33:36donc comme elle me disait
00:33:37elle-même
00:33:37elle avait l'habitude
00:33:38de côtoyer des touristes
00:33:39parce que c'est une zone
00:33:40très boboisée
00:33:41très gentrifiée
00:33:42et très touristique
00:33:42aujourd'hui
00:33:43et le propriétaire
00:33:44pour ceux qui connaissent
00:33:45Marseille
00:33:45lui a fait une proposition
00:33:46de relogement
00:33:48à Félix Piat
00:33:49qui est une cité
00:33:50qui est gangrénée
00:33:50par les narcotrafiques
00:33:51où même les salariés
00:33:53de Orange
00:33:53ont exercé leur droit
00:33:54de retrait
00:33:55au mois de décembre
00:33:55parce qu'ils ne voulaient
00:33:56plus aller
00:33:56à force de fusillades
00:33:58et qu'elles nous mettent
00:33:59plus loin
00:34:00au boulevard Rodeau
00:34:01qui est aussi
00:34:01un secteur
00:34:02complètement sinistré
00:34:02au nord de la ville
00:34:03comment on peut considérer
00:34:05ces propositions
00:34:06comme décentes
00:34:07la ville en était informée
00:34:09elle a pris le parti
00:34:10du propriétaire
00:34:11je pense
00:34:11parce qu'elle le connaît
00:34:12ça c'est mon avis personnel
00:34:13et dans tous les cas
00:34:14la justice
00:34:15au bout de bientôt
00:34:16trois ans de combat
00:34:17a donné raison
00:34:18à madame Ben Ali
00:34:19mais le comble du com
00:34:20mon cher Perico
00:34:20il faut le préciser
00:34:21ce que ce n'est pas
00:34:22Asia
00:34:23donc la locataire
00:34:24qui a eu le temps
00:34:25de faire une procédure
00:34:26puisque non seulement
00:34:27le propriétaire
00:34:28soi-disant engagé
00:34:29contre la lutte
00:34:29contre le marchand de sommeil
00:34:30l'a mis dehors
00:34:32avec ses enfants
00:34:32il ne lui a jamais proposé
00:34:34de récupérer ses vêtements
00:34:36ou ses effets personnels
00:34:36pour pas qu'elle puisse
00:34:37les racheter
00:34:37parce que c'est une femme
00:34:38qui est précaire
00:34:39en situation de santé
00:34:40aussi précaire
00:34:41depuis longtemps
00:34:42donc elle a eu tout
00:34:44à racheter depuis le départ
00:34:45et que c'est son propriétaire
00:34:47qui a fait une procédure
00:34:49contre l'Assa
00:34:50qui lui a résilié son bail
00:34:52de manière illégale
00:34:53ça a été aussi rejeté
00:34:53par le juge
00:34:54et qui lui a demandé
00:34:556 000 euros d'intérêt
00:34:56donc ce dossier
00:34:58est ubuesque
00:34:58à tous les niveaux
00:34:59et cette dame
00:35:00n'a eu aucun soutien
00:35:01ni du service
00:35:02péril logement
00:35:03qui est censé
00:35:03reloger la locataire
00:35:05lorsque le propriétaire
00:35:06est défaillant
00:35:06en ce qu'il est aujourd'hui
00:35:07et la justice ne le prouve
00:35:08ni la fondation
00:35:09Abbé Pierre
00:35:10auquel on a adressé
00:35:12des dizaines
00:35:13de demandes
00:35:14de prise en charge
00:35:15au moins pour quelques luités
00:35:16ne lui a répondu
00:35:17de manière positive
00:35:17et je vais plus loin
00:35:18ils m'ont même dit
00:35:19qu'ils attendaient
00:35:20la fin du procès
00:35:21pour se prononcer
00:35:22et je trouve honteux
00:35:24que la fondation
00:35:25Abbé Pierre
00:35:25qui reçoit des dons
00:35:26de personnes
00:35:27qui pensent que
00:35:28celles-ci
00:35:28viennent toujours
00:35:29en aide aux victimes
00:35:30se soient rangées
00:35:31du côté du propriétaire
00:35:32et attendues la fin
00:35:33d'une procédure
00:35:34qui a pris quasiment
00:35:35trois ans
00:35:35et a abandonné
00:35:36cette famille
00:35:36avec deux enfants mineurs
00:35:37à l'époque
00:35:38Cauter
00:35:38pour qu'on comprenne bien
00:35:39la subtilité
00:35:41de ce dossier
00:35:42Asya Ben Ali
00:35:43est une mère de famille
00:35:44quel est le problème ?
00:35:46Elle est dans un logement
00:35:48considéré comme insalubre
00:35:50ou qui n'est pas aux normes
00:35:51c'est ça ?
00:35:52En péril culturel
00:35:53En péril culturel
00:35:54Qu'est-ce que la loi
00:35:55prévoit dans ces cas-là ?
00:35:57Un relogement
00:35:57par les pouvoirs publics
00:35:58par la municipalité
00:35:59en termes de réglementation ?
00:36:02En termes de réglementation
00:36:03la loi prévoit
00:36:04lorsqu'il y a
00:36:04un péril structurel
00:36:05qui est je le rappelle
00:36:06décrété par la ville de Marseille
00:36:07et par personne d'autre
00:36:08c'est pas le propriétaire
00:36:09c'est pas la métropole
00:36:10c'est pas l'État
00:36:10C'est la ville de Marseille
00:36:11qui a seule autorité
00:36:12enfin la commune
00:36:13quelle qu'elle soit
00:36:14qui a seule autorité
00:36:15à décréter un arrêté de péril
00:36:16avec évacuation immédiate
00:36:17Donc normalement
00:36:18c'est le propriétaire
00:36:19qui doit reloger
00:36:20à ses frais
00:36:20personnels
00:36:21la famille
00:36:23le locataire
00:36:24tant que les travaux
00:36:24de rénovation
00:36:25et de mise en sécurité
00:36:26obligatoires par la loi
00:36:28qui sont écrits
00:36:28sur l'arrêté de péril
00:36:29n'ont pas été faits
00:36:31Lorsque le propriétaire
00:36:32est défaillant
00:36:32comme M. Anthony Mikalef
00:36:33attendez c'est là
00:36:35où j'ai besoin
00:36:35d'une information
00:36:36la proposition qu'il a faite
00:36:37était vraiment inacceptable
00:36:38est-ce qu'il est tenu
00:36:40de reloger
00:36:40dans les mêmes conditions
00:36:41ce sont des conditions
00:36:43de surface
00:36:43d'accessibilité
00:36:45de mobilité
00:36:45quels sont les critères
00:36:46pour un relogement
00:36:47Exactement
00:36:48en termes de surface
00:36:49en termes d'accessibilité
00:36:51aux écoles
00:36:51surtout quand la famille
00:36:52n'est pas véhiculée
00:36:53parce que je rappelle
00:36:53qu'il y avait deux enfants mineurs
00:36:54qui étaient véhiculés
00:36:55un qui était juste en face
00:36:57sur la même place
00:36:57l'école des à coul
00:36:58est en face de la maison
00:37:00où habitaient cette dame
00:37:01et l'autre le collège
00:37:01était à proximité
00:37:02très joli quartier
00:37:05très agréable
00:37:06et donc il est normal
00:37:07vous et moi
00:37:08et n'importe qui d'ailleurs
00:37:09et comme je l'ai dit
00:37:09aux gens de la ville
00:37:10n'importe qui
00:37:11n'aurait pas accepté
00:37:12d'aller habiter à Félix-Piat
00:37:13ou d'aller habiter
00:37:13au boulevard Rodeau
00:37:14qui sont encore deux secteurs
00:37:16hyper difficiles
00:37:17qu'il a dit
00:37:18en termes de violence
00:37:18en termes de sécurité
00:37:19et en termes d'éloignement
00:37:20Oui et en termes d'éloignement
00:37:22des écoles
00:37:23et donc là la loi prévoit
00:37:24lorsque le propriétaire
00:37:25ne répond pas
00:37:26à ses obligations légales
00:37:27la loi prévoit
00:37:28que la commune
00:37:28et encore une fois
00:37:29uniquement la commune
00:37:30pas la métropole
00:37:31pas le conseil départemental
00:37:32pas l'état
00:37:32relogent obligatoirement
00:37:34dans des conditions décentes
00:37:36d'accessibilité aux écoles
00:37:38au travail etc
00:37:38au quotidien en fait
00:37:39tout simplement de la famille
00:37:40qui est je le rappelle
00:37:41victime
00:37:42parce que l'état
00:37:43d'un appartement
00:37:44est sous la responsabilité
00:37:45du propriétaire
00:37:46et pas du locataire
00:37:47donc la mairie
00:37:48était dans l'obligation
00:37:49de faire des propositions
00:37:50de relogement
00:37:51à cette dame
00:37:52qu'elle refacturait
00:37:53ensuite au propriétaire
00:37:54et la mairie a failli
00:37:56Cautère
00:37:57les services sociaux
00:37:58de la ville de Marseille
00:37:59ne doivent pas être
00:37:59à leur premier cas
00:38:00est-ce qu'il y a
00:38:02aujourd'hui
00:38:03je vais dire
00:38:04une marge de disponibilité
00:38:06du logement social
00:38:07dans Marseille
00:38:08pour ce genre de situation
00:38:09où on est à l'os
00:38:10c'est-à-dire qu'il n'y a
00:38:11pas de marge de manœuvre
00:38:12il n'y a aucune marge de manœuvre
00:38:13mais je vais encore plus loin
00:38:14cette dame n'était pas
00:38:15dans un logement social
00:38:16c'était un logement privé
00:38:16et elle ne demandait pas
00:38:17un logement social
00:38:17oui mais en renfort
00:38:18on peut provisoirement
00:38:19ne serait-ce que provisoirement
00:38:20loger dans un logement social
00:38:21ah mais c'est pas possible
00:38:22vous savez
00:38:23à Marseille
00:38:24il y a
00:38:24en 2018
00:38:26je n'ai pas revu
00:38:27les chiffres depuis
00:38:27mais déjà en 2018
00:38:28ils étaient alarmés
00:38:29ils se sont aggravés
00:38:30avec ces crises du logement
00:38:30en répétition
00:38:31il y avait
00:38:32sur le Dallot
00:38:33c'est une commission
00:38:34qui était instruite
00:38:35pour avoir un logement
00:38:35en urgence
00:38:36et donc dans les Dallot
00:38:37il y a un logement
00:38:38qui est attribué
00:38:39tous les 387 familles
00:38:41tous les 387 dossiers
00:38:43ça veut dire
00:38:44qu'il y a une proposition
00:38:45pour 388 familles
00:38:46et ces propositions
00:38:47sont dans des quartiers
00:38:48qui sont tellement
00:38:50gangrénées
00:38:50par un arcotrafic
00:38:51tellement dans la misère
00:38:52tellement loin
00:38:53des équipements publics
00:38:54tellement loin des écoles
00:38:55tellement loin du centre-ville
00:38:56et du travail tout court
00:38:57que personne ne veut y habiter
00:38:58Cauter
00:38:59est-ce que vous pensez
00:39:01que ces enjeux
00:39:03pas seulement ces enjeux
00:39:05ces tragédies
00:39:06vont être au coeur
00:39:07d'un des éléments
00:39:08de la campagne électorale
00:39:10de Marseille
00:39:11des élections municipales
00:39:12est-ce qu'il y a une liste
00:39:13est-ce que vous sentez
00:39:13qu'il y a un des candidats
00:39:14qui est plus soucieux
00:39:16plus sensible
00:39:16à cette thématique
00:39:17et qui propose
00:39:18des solutions
00:39:19plus concrètes
00:39:19pour que ce genre
00:39:20de situation
00:39:21ne se reproduise pas
00:39:22Alors on parle à quel niveau ?
00:39:23On parle du programme
00:39:25sur papier
00:39:25ou de la réalité ?
00:39:26Alors voilà
00:39:27c'est la question
00:39:27Est-ce que vous sentez
00:39:28que sur le papier
00:39:29on peut faire des promesses
00:39:30et puis on n'applique rien ?
00:39:31Est-ce que vous sentez
00:39:32qu'un des candidats
00:39:33que vous auriez rencontré
00:39:34qui se serait confié à vous
00:39:35a dit
00:39:36c'est intenable
00:39:36moi si j'y suis
00:39:37je vais prendre des mesures
00:39:38qui vont permettre
00:39:38de ne pas revivre
00:39:39ce genre de tragédie ?
00:39:41Eh bien écoutez
00:39:41ils disent tout ça
00:39:42depuis la tragédie
00:39:43qui a coûté quand même
00:39:43la vie à 8 personnes
00:39:44en 2018
00:39:45je rappelle que l'élection
00:39:46de 2020 exactement
00:39:47s'est jouée sur le drame
00:39:48de la rue d'Aubagne
00:39:49qui a coûté la vie
00:39:50à 8 personnes
00:39:51je rappelle qu'entre temps
00:39:52le procès s'est tenu
00:39:53en novembre et décembre 2024
00:39:54que le délibéré
00:39:55a été rendu
00:39:56en juillet 2025
00:39:57que sur les 16 prévenus
00:39:5915 ont été condamnés
00:40:01et qu'ils ont tous fait appel
00:40:02c'est quand même scandaleux
00:40:04ils ont été en plus condamnés
00:40:05à des peines
00:40:05qui moi me semblent symboliques
00:40:07mais quelque part
00:40:08au nom de la justice
00:40:09c'est la première fois
00:40:10que des cols blancs
00:40:10et que toute la chaîne
00:40:11de responsabilité
00:40:12à savoir élus
00:40:14experts judiciaires
00:40:15propriétaires
00:40:16syndic de copropriété
00:40:18avocats syndic de copropriété
00:40:19ont tous été condamnés
00:40:20à des peines
00:40:21avec des bracelets électroniques
00:40:22et bien sûr
00:40:23à des peines
00:40:23de plus pouvoir
00:40:24pendant 5 ans
00:40:25exercées
00:40:26voire de manière définitive
00:40:27exercées dans le domaine
00:40:28de l'immobilier
00:40:29et on les comprend
00:40:29il y a 8 personnes
00:40:30qui sont mortes
00:40:31et 8 familles
00:40:31qui sont brisées
00:40:32pour l'éternité
00:40:33mais même si la campagne
00:40:34de 2020 s'est jouée sur ça
00:40:35je me rends compte
00:40:36que j'entends bien
00:40:38que reconstruire Marseille
00:40:39la réhabiliter
00:40:40la rénover
00:40:40ne peut pas se faire
00:40:41sur un mandat
00:40:42quel que soit
00:40:42le parti politique
00:40:43quel que soit le mouvement
00:40:44la question n'est pas là
00:40:45j'entends qu'il faille du temps
00:40:46la question il est
00:40:48que le drame
00:40:49de la rue d'Aubagne
00:40:50et tout ce qui s'est passé depuis
00:40:51n'a servi de leçon
00:40:52à personne
00:40:53puisque 6 ans
00:40:55après l'élection
00:40:56de 2020
00:40:56nous avons encore
00:40:57écoutez
00:40:58une énorme défaillance
00:41:00parce que malheureusement
00:41:00c'est pas le seul dossier
00:41:01là aujourd'hui
00:41:02on parle de Mme Ben Ali
00:41:02mais il y en a eu d'autres
00:41:03que j'ai instruits
00:41:04où moi j'ai été obligée
00:41:05de me porter
00:41:06de faire un article 40
00:41:07via l'avocat de Marseille
00:41:08en colère
00:41:08Maître Leroux
00:41:09que je salue
00:41:12toutes ces familles
00:41:12depuis maintenant 7 ans et demi
00:41:14je suis désolée
00:41:15il y a encore des défaillances
00:41:16dans la prise en charge
00:41:17en urgence
00:41:18de ces familles
00:41:18qui sont
00:41:19je le rappelle
00:41:19des victimes
00:41:20et pas des profiteurs
00:41:21ce sont des victimes
00:41:22de ma logement
00:41:22on vous sent mobilisé
00:41:24vous savez que vous êtes
00:41:25chez vous sur Sud Radio
00:41:26vous n'hésitez pas
00:41:27à nous recontacter
00:41:29et on vous accompagnera
00:41:30dans ce combat émérite
00:41:31pour les problèmes
00:41:33de logement à Marseille
00:41:33merci d'avoir été sur Sud Radio
00:41:35vous restez avec nous
00:41:36on reçoit Thierry Lenz
00:41:37le grand spécialiste
00:41:39de Napoléon
00:41:40président et directeur général
00:41:42de la fondation Napoléon
00:41:43on va faire avec lui
00:41:44le tour
00:41:45de la préservation
00:41:46du patrimoine français
00:41:47pourquoi la France
00:41:48n'aime plus tellement
00:41:49son espoir
00:41:50vous nous appelez
00:41:50au 0826 300 300
00:41:52Emmanuel Galès
00:41:54recevra vos questions
00:41:55auxquelles
00:41:56Thierry Lenz
00:41:57répondra avec pertinence
00:41:58à tout de suite
00:41:59midi 14h
00:42:02Sud Radio
00:42:02la France dans tous ses états
00:42:04le face à face
00:42:07vous êtes bien sur Sud Radio
00:42:09et Péricault Légas
00:42:11reçoit Thierry Lenz
00:42:12l'historien Thierry Lenz
00:42:14directeur général
00:42:15de la fondation Napoléon
00:42:16vous pouvez nous appeler
00:42:18au 0826 300 300
00:42:20Emmanuel Galassot
00:42:22attend vos appels
00:42:23parce que je pense
00:42:24que l'échange
00:42:24qui va suivre
00:42:25sera non seulement
00:42:26d'intérêt
00:42:26mais suscitera en vous
00:42:27voilà beaucoup de questions
00:42:29parce que Thierry Lenz
00:42:30n'est pas qu'un historien
00:42:31c'est un observateur
00:42:32de notre époque
00:42:33de notre temps
00:42:34et je vais aborder avec lui
00:42:35on va élargir un petit peu
00:42:36on va d'abord parler
00:42:37du patrimoine français
00:42:38un peu maltraité
00:42:39de cette histoire
00:42:39un peu oubliée
00:42:40on pourra étendre
00:42:41cette réflexion
00:42:42à d'autres sujets
00:42:43Thierry Lenz
00:42:44je suis très heureux
00:42:44de vous recevoir
00:42:45merci de me recevoir
00:42:46flatté
00:42:47parce que j'avoue
00:42:49j'ai une grande estime
00:42:51littéraire et historique
00:42:53pour vous
00:42:53vous êtes un des historiens français
00:42:55qui nous apprenait
00:42:56il y a eu Jean Tullard
00:42:57bien sûr
00:42:58l'éternel Jean Tullard
00:43:00mais vous êtes aujourd'hui
00:43:01celui qui portait
00:43:02le souvenir
00:43:03et qui décryptait
00:43:04l'époque napoléotienne
00:43:05je voudrais surtout préciser
00:43:06que vous n'avez jamais été
00:43:07un fan idéologique
00:43:08vous êtes un historien
00:43:09qui observe
00:43:10vous avez écrit
00:43:12un ouvrage
00:43:12sur le diable
00:43:13sur la montagne
00:43:14Hitler au Berghof
00:43:15qui est passionnant
00:43:16où l'on apprend
00:43:16beaucoup de choses
00:43:17et là aujourd'hui
00:43:18je vous reçois
00:43:19pour faire un tour d'horizon
00:43:20sur la façon
00:43:21dont la république
00:43:23traite sa mémoire
00:43:23son histoire
00:43:24son patrimoine historique
00:43:25je voudrais d'abord
00:43:26Thierry Lenz
00:43:26parler de vous
00:43:27dire que vous êtes
00:43:28l'exemple même
00:43:29de la réussite républicaine
00:43:30vous êtes le fils
00:43:31d'un ouvrier
00:43:32métallurgiste
00:43:33Yvan Eugène Lenz
00:43:34on est en Moselle
00:43:35donc en Lorraine
00:43:36donc on est en culture
00:43:37germanique autrefois
00:43:39Lenz
00:43:39votre papa est ouvrier
00:43:41à l'usine sidérurgique
00:43:42de Agondange
00:43:44donc vous avez grandi
00:43:45à Agondange
00:43:46cette grande usine
00:43:47qui a été fondée
00:43:48par la famille Thyssen
00:43:49et que Louis Renaud
00:43:51avait reprise ensuite
00:43:51pour compléter
00:43:52tout ça
00:43:53et mort évidemment
00:43:53ça a été éradiqué
00:43:54comme ça
00:43:54et votre maman
00:43:56Blanche Rossi
00:43:57probablement d'origine italienne
00:43:58donc on est vraiment
00:43:59dans la configuration
00:44:00classique
00:44:01d'une migration
00:44:02polonaise
00:44:03ou des pays de l'Est
00:44:04ou italienne
00:44:04j'ai même une information
00:44:05exclusive pour vous
00:44:06ma grand-mère maternelle
00:44:08est née à Arcol
00:44:09donc c'est vous dire
00:44:11que j'ai de qui tenir
00:44:12on va faire le pont
00:44:13justement
00:44:13ça tombe très bien
00:44:14et donc voilà
00:44:15Thierry Lenz
00:44:16fils d'Yvan et de Blanche
00:44:18et vous faites
00:44:19cette carrière universitaire
00:44:20et vous devenez
00:44:22l'historien
00:44:22que l'on connaît
00:44:24ça veut donc dire
00:44:24que quand la République
00:44:25décidait de jouer
00:44:27à l'ascenseur social
00:44:28et bien
00:44:29les institutions
00:44:29marchaient bien
00:44:30ce qui n'est peut-être
00:44:31pas toujours le cas
00:44:32aujourd'hui
00:44:32et on en reparlera
00:44:33l'actualité nous rattrape
00:44:35le Louvre
00:44:37encore en grève
00:44:38Thierry Lenz
00:44:40comment une nation
00:44:41comme la France
00:44:42une république
00:44:43aussi solennelle
00:44:45et prodigieuse
00:44:46dotée d'un patrimoine
00:44:47historique
00:44:48que ce soit
00:44:48architectural
00:44:49monumental
00:44:50culturel
00:44:50aussi glorieux
00:44:52et l'on connaît
00:44:52le souci
00:44:53depuis André Malraux
00:44:54ministre des affaires culturelles
00:44:56on sait que c'est un trésor
00:44:58comment est-ce qu'on peut
00:44:59arriver au point
00:44:59où on maltraite
00:45:02on oublie
00:45:02on néglige
00:45:03c'est stupéfiant
00:45:04écoutez
00:45:05en effet
00:45:06on aimerait bien le savoir
00:45:07il y a des enquêtes
00:45:08qui sont en train
00:45:09d'être menées
00:45:09y compris par des parlementaires
00:45:11on a découvert
00:45:13finalement stupéfait
00:45:14l'état dans lequel
00:45:16se trouvait
00:45:16ce soi-disant
00:45:18plus grand musée du monde
00:45:19toujours appelé comme ça
00:45:21par ceux qui n'ont visité
00:45:21ni le Prado
00:45:22ni le Met à New York
00:45:23etc
00:45:24en surface
00:45:25en quantité
00:45:26en qualité
00:45:26je suppose
00:45:27écoutez
00:45:28enfin en tout cas
00:45:29vous le connaissez vous le Louvre
00:45:31oui bien sûr
00:45:31oui oui oui
00:45:32j'y vais assez souvent
00:45:34j'y vais d'ailleurs demain
00:45:35voir la magnifique
00:45:36exposition David
00:45:37enfin si le personnel
00:45:39veut bien nous laisser entrer
00:45:40est-ce que Napoléon
00:45:40est bien traité au Louvre
00:45:41il me semble que oui
00:45:42il est très très bien traité
00:45:44il y a beaucoup d'objets
00:45:44d'art décoratif
00:45:46datant de l'époque napoléonienne
00:45:47puis il y a les grands tableaux
00:45:48dont évidemment
00:45:49le couronnement de Notre-Dame
00:45:51le 2 décembre 1804
00:45:52par David
00:45:53donc on croyait
00:45:55que tout ça fonctionnait bien
00:45:56qu'avec un grand nombre
00:45:59de visiteurs
00:45:599 millions l'année dernière
00:46:00le Louvre avait
00:46:01quelques moyens
00:46:02pouvait
00:46:03comment dire
00:46:05à la fois conserver les oeuvres
00:46:06ce qui est essentiel
00:46:07évidemment
00:46:07protégé par une pyramide magnifique
00:46:09protégé par une magnifique pyramide
00:46:11dont j'ai vu la construction
00:46:14j'ai suivi les polémiques
00:46:15et qui finalement
00:46:17aujourd'hui
00:46:17on voit pas l'endroit autrement
00:46:19qu'avec la pyramide
00:46:20et puis patatras
00:46:23la série noire
00:46:25c'est comme disait Jacques Chirac
00:46:26que les emmerdements
00:46:27volent en escadrille
00:46:28puis
00:46:28il disait les merdes
00:46:29les merdes ça volent en escadrille
00:46:30je vous épargne la formule
00:46:32mais moi je l'apprécie
00:46:33et donc d'abord
00:46:34le cambriolage
00:46:36puis
00:46:36les plafonds
00:46:38qui risquent de s'effondrer
00:46:39puis
00:46:40les révélations
00:46:41sur les dépenses
00:46:42on va dire un peu
00:46:43peut-être pas somptuaires
00:46:45mais enfin
00:46:45un peu inutiles
00:46:46de la présidente directrice
00:46:48puis
00:46:48l'inondation
00:46:50du secteur
00:46:52des antiquités égyptiennes
00:46:54enfin bref
00:46:54on se dit
00:46:55mais
00:46:56cette maison
00:46:56était-elle
00:46:58administrée
00:46:59autrement
00:47:00que par prestige
00:47:01ou par ambition
00:47:02on a entendu
00:47:05les explications
00:47:06de la présidente directrice
00:47:07que je ne connais pas
00:47:09je le précise immédiatement
00:47:10on n'a pas d'a priori contre elle
00:47:12j'ai rien pour elle
00:47:13ni contre elle
00:47:13j'aurais même plutôt tendance
00:47:15comme elle est la fille de Jean Descartes
00:47:16j'aurais plutôt tendance
00:47:17à avoir de la tendresse pour elle
00:47:18mais tout à fait
00:47:19mais on s'aperçoit
00:47:21qu'elle vient nous expliquer
00:47:22qu'en fait
00:47:23tout a très bien fonctionné
00:47:24c'est-à-dire
00:47:25tout a fonctionné
00:47:27les alarmes ont fonctionné
00:47:28les gardiens
00:47:29n'ont pas gardé
00:47:30mais ils se sont mis en sécurité
00:47:32donc c'était formidable
00:47:33et puis
00:47:34malgré tout
00:47:35ça ne s'est pas si bien passé que ça
00:47:37et on cherchait tout à l'heure
00:47:40un peu
00:47:40comment les choses
00:47:41peuvent se dégrader
00:47:42à ce point
00:47:42mais c'est tout simplement
00:47:43parce que
00:47:44la tutelle
00:47:46l'Etat
00:47:46alors en l'espèce
00:47:47probablement le ministère
00:47:48de la culture
00:47:49ne fait pas son travail
00:47:50c'est-à-dire qu'il a
00:47:51à donner des instructions
00:47:53et il a attiré
00:47:54les conséquences
00:47:55des échecs
00:47:55et des manquements
00:47:56quelle est
00:47:58l'entreprise
00:47:59un peu sérieuse
00:48:01qui peut se permettre
00:48:02de voir
00:48:03sa patronne
00:48:04échouer à ce point-là
00:48:06sans lui demander
00:48:07à la fois des comptes
00:48:08bien sûr
00:48:09mais aussi
00:48:09sans lui demander
00:48:10de laisser la place
00:48:11à quelqu'un
00:48:12qui le fera peut-être
00:48:13différemment
00:48:13est-ce que cette situation
00:48:15ne traduit pas un peu
00:48:17l'état d'esprit politique
00:48:18en France
00:48:18vous disiez
00:48:19c'est pas de ma faute
00:48:19quand on entend
00:48:20les gouvernants
00:48:20quels que soient
00:48:21les gouvernements
00:48:21ils ont fait tout ce qu'il fallait
00:48:23et c'est jamais de leur faute
00:48:24là on est confronté
00:48:25sauf que c'est un patrimoine concret
00:48:26ce sont des trésors
00:48:28qui sont des trésors
00:48:30trébuchants
00:48:30cette insouciance
00:48:32est-ce que c'est un appauvrissement
00:48:35de la conscience culturelle
00:48:37de cette implication
00:48:38de ce respect
00:48:40pour ce qu'est la république
00:48:41pour l'histoire
00:48:42est-ce que c'est pas une perte
00:48:43de valeur tout simplement
00:48:44c'est une perte de valeur
00:48:45et c'est une perte
00:48:46de substance de l'état
00:48:48moi alors
00:48:49je suis un peu
00:48:50toujours à contre-courant
00:48:52vous savez
00:48:52aujourd'hui
00:48:53si vous n'êtes pas
00:48:54décentralisateur forcené
00:48:55vous êtes forcément arriéré
00:48:57moi je crois
00:48:58qu'à force de faire
00:48:59une propagande anti-état
00:49:00à force de faire
00:49:01des décentralisations
00:49:02qui n'ont ni que 10 têtes
00:49:04et bien on arrive
00:49:05à ce résultat
00:49:05c'est-à-dire que l'état
00:49:06devient la portion congrue
00:49:08de l'action publique
00:49:09et lui-même
00:49:11ne se respecte même plus
00:49:12alors
00:49:14on peut continuer
00:49:15à parler généralement
00:49:16mais par exemple
00:49:16lorsqu'on crée
00:49:17des autorités administratives
00:49:18indépendantes
00:49:19c'est l'aveu
00:49:20que l'état
00:49:20n'a pas fait son travail
00:49:21or l'état en France
00:49:23c'est très particulier
00:49:24c'est pas la même chose
00:49:25que l'état aux Etats-Unis
00:49:26qu'en Italie
00:49:27ou ailleurs
00:49:27l'état c'est ce qui a
00:49:28créé la nation
00:49:29c'est ce qui a créé
00:49:31son organisation
00:49:31c'est ce qui a créé
00:49:32ce que d'aucuns appellent
00:49:34le vivre ensemble
00:49:35c'est ce qui a créé
00:49:36la société
00:49:37dans laquelle nous vivons
00:49:38avec son savoir-vivre
00:49:39avec son savoir-être
00:49:40avec son intérêt
00:49:41pour l'histoire
00:49:42son intérêt
00:49:43pour la culture
00:49:44à fort prix
00:49:45il faut bien le dire
00:49:46puisque nous payons
00:49:47beaucoup d'impôts
00:49:48mais voilà
00:49:48c'est la perte
00:49:49la dissolution
00:49:51de cet être informel
00:49:54qui a créé la France
00:49:55et dont nous ne sommes
00:49:57que aux prémices
00:49:58je perçois dans vos propos
00:49:59quand même
00:50:00le jacobin
00:50:01qui est le grand érudit
00:50:02le grand érudit
00:50:03de Napoléon
00:50:04et dans le jacobinisme
00:50:06auquel on peut reprocher
00:50:06quelquefois
00:50:07bien sûr tout est rectifiable
00:50:08mais c'était une phase
00:50:09nécessaire au moment
00:50:10de la révolution
00:50:10de créer en tout cas
00:50:12ce sentiment d'unité nationale
00:50:13et la république
00:50:14avait besoin
00:50:14d'être centralisée
00:50:16et incarnée
00:50:17par un pouvoir central
00:50:18même s'il peut y avoir
00:50:19des abus
00:50:20je vous dis cela
00:50:20parce qu'aujourd'hui
00:50:21le patrimoine national
00:50:22qui dépend de l'état
00:50:24et on va citer
00:50:25des cas concrets
00:50:25de châteaux de monuments
00:50:26et maltraité
00:50:27alors qu'il y a
00:50:28une décentralisation
00:50:29qui a confié
00:50:30aux départements
00:50:30ou aux régions
00:50:31qui sont propriétaires
00:50:32je pense de Chaumont
00:50:33en région Val-de-Loire
00:50:34ou d'autres châteaux
00:50:35qui appartiennent
00:50:35le département
00:50:36voire à la commune
00:50:37où là il y a une conscience
00:50:38de préservation
00:50:39parce que peut-être
00:50:40qu'à l'échelle locale
00:50:41on a plus de rigueur
00:50:42et que lorsque ça dépend
00:50:43de Paris
00:50:43c'est sûr
00:50:44et je vois les menus
00:50:45quand je vois des châteaux
00:50:46qui appartiennent à l'état
00:50:47les conservateurs me disent
00:50:48oui mais on demande
00:50:49des crédits
00:50:50on les apporte
00:50:50et alors au ministère
00:50:51le temps que ça arrive
00:50:52le dossier
00:50:52est-ce qu'il y a
00:50:53au contraire
00:50:54c'est pas une centralisation
00:50:55qui est mal conduite ?
00:50:56Oui alors je pense
00:50:57que c'est à dire
00:50:58que si vous prenez
00:50:59le domaine de la culture
00:51:00vous avez en principe
00:51:02une décentralisation
00:51:03et vous avez quand même
00:51:04encore au niveau régional
00:51:06des directions régionales
00:51:07de l'état
00:51:07vous avez la région
00:51:08qui s'en occupe
00:51:09vous avez le département
00:51:10qui s'en occupe
00:51:11évidemment les communes
00:51:12s'en occupent aussi
00:51:13je pense que
00:51:14si on voulait
00:51:15vraiment décentraliser
00:51:16il faudrait au moins
00:51:16supprimer le niveau
00:51:17de l'état
00:51:18l'état ayant ici
00:51:19une fonction
00:51:20de contrôle peut-être
00:51:22une fonction
00:51:23de respect
00:51:24des règles
00:51:24de conservation
00:51:25etc
00:51:25encore que
00:51:26vous verriez le l'ouvre
00:51:27administré par la ville
00:51:28de Paris
00:51:28peut-être pas la ville
00:51:30de Paris actuelle
00:51:31mais la région
00:51:31Île-de-France
00:51:32la région Île-de-France
00:51:33voilà ça serait
00:51:33d'abord ils ont
00:51:34des moyens
00:51:35qui sont beaucoup
00:51:36plus clairement
00:51:37fléchés
00:51:38si l'on veut
00:51:39dans les régions
00:51:40alors il y a
00:51:41le contre-exemple
00:51:42mais je pense
00:51:43qu'elle a pris
00:51:43une bonne décision
00:51:44c'est la présidente
00:51:45de la région
00:51:45Pays de Loire
00:51:46qui a décidé
00:51:48d'avoir des comptes
00:51:49à l'équilibre
00:51:49après tout
00:51:50où c'est pas un crime
00:51:50bien sûr
00:51:51et qui a donc
00:51:52beaucoup réduit
00:51:53les subventions culturelles
00:51:54ça a fait
00:51:54beaucoup de bruit
00:51:55au départ
00:51:56et puis finalement
00:51:57le milieu
00:51:58qui est un
00:51:58comme tous les milieux
00:51:59il s'est adapté
00:52:00un petit peu
00:52:00à la pénurie
00:52:01et il s'est très
00:52:03très bien géré
00:52:03tout ça
00:52:04il y a bien sûr
00:52:06dans la gestion
00:52:06de l'état
00:52:07parfois des exceptions
00:52:08vous disiez
00:52:09monum
00:52:09je pense que c'est
00:52:10le centre des monuments
00:52:11nationaux
00:52:11dont vous vouliez parler
00:52:12qui est quand même
00:52:14dans le reste
00:52:15peut-être
00:52:16ce qui fonctionne
00:52:17le moins mal
00:52:17c'est à dire
00:52:18qu'on a vu
00:52:19alors notamment
00:52:20parce que le président
00:52:21de l'époque
00:52:23qui était
00:52:23Philippe Bellaval
00:52:24était un homme
00:52:25à fort réseau
00:52:27à puissance
00:52:28de conviction
00:52:29on a vu
00:52:29qu'il a quand même
00:52:30obtenu les crédits
00:52:31qu'il fallait
00:52:32pour restaurer
00:52:33beaucoup de choses
00:52:34c'est pas la même chose
00:52:36pour les musées
00:52:36qui dépendent
00:52:37directement de l'état
00:52:38ces fameuses
00:52:39ces fameuses structures
00:52:41soit établissements
00:52:42publics
00:52:42soit les structures
00:52:44qui sont directement
00:52:45rattachées au ministère
00:52:46c'est vrai que
00:52:47ça manque de moyens
00:52:48moi j'ai un exemple
00:52:49qui est en train
00:52:51de se résoudre
00:52:51heureusement
00:52:52mais c'est le château
00:52:52de Malmaison
00:52:53qui a été très longtemps
00:52:54un peu la portion
00:52:56congrue des musées
00:52:57nationaux
00:52:57alors pendant quelques
00:52:59instants
00:52:59Thierry Lenz
00:53:00alors vous sommes
00:53:01avec Thierry Lenz
00:53:02si chez vous
00:53:03dans votre département
00:53:04dans votre région
00:53:05vous avez un monument
00:53:05historique
00:53:06que vous sentez
00:53:07un peu oublié
00:53:07ou malmené
00:53:08ou si vous avez
00:53:09une inquiétude
00:53:10quant à ce patrimoine
00:53:10historique
00:53:11vous nous appelez
00:53:11Thierry Lenz
00:53:12va répondre
00:53:12à vos questions
00:53:130 826 300 300
00:53:15on se retrouve
00:53:15dans quelques instants
00:53:16midi 14h
00:53:18Sud Radio
00:53:19la France
00:53:20dans tous ses états
00:53:22vous êtes bien
00:53:23sur Sud Radio
00:53:23et je reçois
00:53:25Thierry Lenz
00:53:26directeur général
00:53:27de la fondation
00:53:27Napoléon
00:53:28historien émérite
00:53:30et observateur
00:53:31patenté
00:53:32non seulement
00:53:33de notre vie
00:53:33historique
00:53:34mais de notre vie
00:53:35politique
00:53:35parce que tout est lié
00:53:36Thierry Lenz
00:53:37on est d'accord
00:53:37que le présent
00:53:39est régi par le passé
00:53:40et que les grands peuples
00:53:41ou les nations
00:53:42qui oublient
00:53:42leur passé
00:53:43qui n'ont plus de mémoire
00:53:44sont condamnés
00:53:45à disparaître
00:53:47est-ce que pour autant
00:53:48le trésor historique
00:53:51et patrimonial
00:53:51de la France
00:53:52pour l'essentiel
00:53:53est bien préservé
00:53:54ou vous commencez
00:53:55à exprimer des inquiétudes
00:53:57dans certains cas ?
00:53:58Écoutez
00:53:59je trouve
00:54:00d'abord
00:54:00c'est un travail énorme
00:54:02il faut voir
00:54:02le patrimoine
00:54:04bâti
00:54:04de la France
00:54:05c'est quelque chose
00:54:06d'assez unique
00:54:07gigantesque
00:54:08gigantesque
00:54:09donc il faut
00:54:09il faut s'occuper
00:54:10ou un peu de tout
00:54:13ou beaucoup
00:54:13de quelques trésors
00:54:15ça ce sont des choix
00:54:15politiques à faire
00:54:16il faut accepter aussi
00:54:18la gestion privée
00:54:20dans les monuments
00:54:21il faut accepter
00:54:22par exemple
00:54:23les panneaux publicitaires
00:54:25qu'on a en ce moment
00:54:26à Paris devant l'Opéra
00:54:26évidemment il y a des gens
00:54:27qui râlent etc
00:54:28mais si la marque
00:54:30qui affiche
00:54:31on a besoin de fond
00:54:32ne donne pas cet argent
00:54:33il n'y a pas de restauration
00:54:34donc voilà
00:54:35donc il y a un système
00:54:36à penser
00:54:37et puis je pense
00:54:38vous avez cité tout à l'heure
00:54:39le vrai titre d'André Malraux
00:54:40qui était
00:54:41ministre des affaires culturelles
00:54:43je crois que c'était ça
00:54:44le bon titre
00:54:45parce qu'il ne peut pas
00:54:46y avoir de ministre
00:54:47de la culture
00:54:48ça ne peut pas juster
00:54:49Jusqu'à lui
00:54:49comment ça se passait ?
00:54:50Il y avait
00:54:51c'est d'abord longtemps
00:54:52ce sont le ministre
00:54:53de l'instruction publique
00:54:54qui avait les beaux-arts
00:54:55voilà
00:54:55il y avait une direction
00:54:57des beaux-arts
00:54:57qui a quand même fait
00:54:59beaucoup de choses
00:54:59parce que quand il prend
00:55:00le dossier en main
00:55:02j'allais dire
00:55:03il ressuscite
00:55:05la totalité
00:55:05de ce patrimoine
00:55:06qui était un petit peu
00:55:06à l'abandon
00:55:07oui c'est vrai
00:55:07et puis il a
00:55:08fait intervenir l'état
00:55:10dans un domaine
00:55:10on va dire
00:55:11de l'animation culturelle
00:55:13qui était
00:55:13un peu laissé
00:55:15à l'initiative
00:55:16associative
00:55:17et privée
00:55:17alors bon
00:55:18les fameuses
00:55:18maisons de la culture
00:55:19etc
00:55:19aujourd'hui
00:55:21c'est devenu
00:55:23un petit peu
00:55:23un monstre
00:55:24c'est un monstre
00:55:25pauvre
00:55:25parce que le budget
00:55:26du ministère
00:55:27de la culture
00:55:27est un des plus petits
00:55:29des ministères
00:55:31on va dire
00:55:32para-régaliens
00:55:33et donc
00:55:33il ne peut pas
00:55:34tout faire
00:55:35et en même temps
00:55:36il a sur le dos
00:55:37le spectacle vivant
00:55:39les intermittents
00:55:40du spectacle
00:55:41que sais-je encore
00:55:42il est aussi
00:55:43un peu
00:55:44un miroir
00:55:45à célébrité
00:55:45pour celui
00:55:46qui obtient
00:55:46le portefeuille
00:55:47puisqu'il va rencontrer
00:55:48je ne sais pas
00:55:49Georges Clounet
00:55:50et quelques autres
00:55:51qui se font prendre
00:55:52en photo
00:55:52il est devenu français
00:55:53je vous signale
00:55:54il est devenu français
00:55:55qu'il soit le bienvenu
00:55:56un nouveau
00:55:56c'est un
00:55:57tout nouveau français
00:55:59c'est plutôt bon signe
00:56:00même s'il l'obtenait
00:56:02un peu facilement
00:56:03oui c'est vrai
00:56:04mais enfin
00:56:04vous savez
00:56:05il y a une procédure
00:56:05qui permet
00:56:06d'accélérer
00:56:08la naturalisation
00:56:09des traits méritants
00:56:10de ceux qui apportent
00:56:11quelque chose
00:56:11à la nation
00:56:12je crois quand même
00:56:12qu'on ne peut pas
00:56:13on ne peut pas dire
00:56:14on nous explique
00:56:15est-ce que beaucoup de gens
00:56:16fuient la France
00:56:17quand on a quelqu'un
00:56:18de cette dimension
00:56:19qui revient
00:56:20je ne sais pas
00:56:20s'il est au courant de tout
00:56:21mais il va la prendre
00:56:22au fur et à mesure
00:56:23voilà donc
00:56:24c'est un ministère
00:56:26qui est à la fois
00:56:27composé d'ailleurs
00:56:28de hauts fonctionnaires
00:56:30et même de fonctionnaires
00:56:32de catégorie A
00:56:32de très très grandes qualités
00:56:34qui connaissent parfaitement
00:56:35leur dossier
00:56:36qui sont vraiment
00:56:37de super spécialistes
00:56:38moi j'ai été frappé par ça
00:56:40le problème
00:56:41c'est les moyens
00:56:41qui n'existent pas
00:56:42je vous interromps
00:56:43Thierry Lens
00:56:44vous dites
00:56:44bon ces hauts fonctionnaires
00:56:46sont des gens compétents
00:56:47est-ce que vous êtes sûr
00:56:49qu'à tous les échelons
00:56:50du patrimoine historique
00:56:51que ce soit
00:56:52dans les départements
00:56:53dans les régions
00:56:53est-ce qu'on a toujours
00:56:54au poste de responsabilité
00:56:56des gens qui sont
00:56:57à la hauteur de la mission
00:56:58et qui ont vraiment
00:56:59la compétence
00:56:59parce que j'en ai rencontré
00:57:01quelques-uns
00:57:01c'était limite
00:57:02il y a par exemple
00:57:03quelque chose
00:57:03qui est assez frappant
00:57:04c'est que
00:57:05vous savez que
00:57:05ces conservateurs
00:57:07de musée
00:57:07appelés comme ça
00:57:08sont amenés
00:57:09à avoir
00:57:11des postes
00:57:12de responsabilité
00:57:13à gérer
00:57:13des établissements
00:57:14et donc
00:57:15y compris
00:57:15en les gérant
00:57:16dans le côté recette
00:57:17c'est-à-dire
00:57:18faire venir du public
00:57:19organiser des événements
00:57:20etc
00:57:20et bien figurez-vous
00:57:21que dans leur formation
00:57:22on ne leur apprend pas ça
00:57:23c'est-à-dire
00:57:24qu'on ne leur en parle
00:57:25même pas
00:57:25donc ils arrivent
00:57:27on va dire
00:57:28au sommet de leur carrière
00:57:29en ayant
00:57:30en devenant
00:57:31des super conservateurs
00:57:33si vous voulez
00:57:33il y a un aspect commercial
00:57:34les gens
00:57:34beaucoup qui vont
00:57:35être obligés
00:57:36de vendre des produits locaux
00:57:37ou de faire un spectacle
00:57:38parce que
00:57:39l'état me dit
00:57:40je ne peux pas
00:57:40et souvent
00:57:41même au niveau
00:57:42du patrimoine religieux
00:57:43vous avez des évêques
00:57:43qui vous disent
00:57:44il faut que je rentabilise
00:57:45mes cathédrales
00:57:47écoutez je crois
00:57:48qu'il y a
00:57:48enfin on pourrait
00:57:50se tortiller
00:57:51comme on veut
00:57:52il n'y a pas
00:57:53d'autre solution
00:57:54aujourd'hui
00:57:55l'état ne peut plus
00:57:56assurer seul
00:57:57tout ça
00:57:57à condition que ça soit
00:57:58fait de façon cohérente
00:57:59bien sûr
00:58:00moi ma question
00:58:01Thierry Laine
00:58:01c'est
00:58:02jusqu'à quand
00:58:03la république
00:58:04a été soucieuse
00:58:05et responsable
00:58:05de son patrimoine
00:58:06historique
00:58:06depuis quand
00:58:07vous estimez
00:58:08que
00:58:09un
00:58:09les ministres
00:58:10de la culture
00:58:11ne sont pas toujours
00:58:11au niveau
00:58:12deux
00:58:13finalement
00:58:13on a considéré
00:58:14qu'on a fait des choix
00:58:15qu'on a arbitré
00:58:15sur le budget
00:58:17et que finalement
00:58:17la culture
00:58:18ça reste accessoire
00:58:19alors qu'on sait bien
00:58:20que ça ne l'est pas
00:58:20alors
00:58:21quand vous les écoutez
00:58:22évidemment
00:58:23la culture est essentielle
00:58:25elle fait partie
00:58:27de nous
00:58:27enfin je ne sais pas
00:58:28toutes les expressions
00:58:29qu'ils vont pouvoir
00:58:29trouver là-dessus
00:58:30après
00:58:31c'est vraiment
00:58:33pardonnez-moi de le dire
00:58:34un peu trivialement
00:58:35mais c'est une question
00:58:36de fric
00:58:36c'est-à-dire qu'il y a
00:58:37un moment
00:58:38où ça devient
00:58:39une variable
00:58:40d'ajustement
00:58:40où bien sûr
00:58:41on ne va pas fâcher
00:58:42le cinéma français
00:58:43le théâtre
00:58:45les intermittents
00:58:46du spectacle
00:58:46il faut contenter
00:58:47tout le monde
00:58:48qu'est-ce qu'il prend
00:58:49c'est forcément
00:58:50le patrimoine
00:58:51à ce moment-là
00:58:52je me rappelle
00:58:52du discours
00:58:53prononcé par Nicolas Sarkozy
00:58:55le soir
00:58:56de son élection
00:58:58il parle du patrimoine
00:59:00dans son discours
00:59:01c'était la première fois
00:59:02en mai 2007
00:59:02je me suis dit
00:59:03mais formidable
00:59:04voilà
00:59:05bon
00:59:05et puis finalement
00:59:06cette montagne-là
00:59:07a coché d'une souris
00:59:09tout ça pour dire
00:59:09qu'il était temps
00:59:10d'arrêter de lire
00:59:10la princesse de Clèves
00:59:11Thierry Letts
00:59:13nous avons Hervé
00:59:14qui nous appelle
00:59:14d'Anthony
00:59:15bonjour Hervé
00:59:16bonjour
00:59:17vous êtes passionné
00:59:18de l'histoire
00:59:18de Napoléon
00:59:19en particulier
00:59:20ou vous êtes
00:59:21un qui vous êtes
00:59:21oui oui
00:59:22notamment des paysans
00:59:24de la révolution
00:59:25de Napoléon
00:59:25bien évidemment
00:59:26je connais bien
00:59:27Thierry Letts
00:59:27pour l'avoir lu
00:59:28voilà
00:59:29on vous écoute
00:59:30on vous écoute Hervé
00:59:31ben moi je crois
00:59:32non mais je pense
00:59:33que c'est plus
00:59:34un pas miséologique
00:59:34qu'autre chose
00:59:35je pense qu'il y a
00:59:36une partie
00:59:37si vous voulez
00:59:37des élites
00:59:38qui nous dirigent
00:59:39qui sont fascinées
00:59:39par ce qu'ils appellent
00:59:40la diversité
00:59:41et qu'ils ne s'intéressent
00:59:43plus du tout
00:59:43à leur propre patrimoine
00:59:45il y a même à avoir
00:59:46dans l'éducation nationale
00:59:47les programmes
00:59:48si vous voulez
00:59:49où il faudrait
00:59:49réintroduire la chronologie
00:59:51et on le fait encore
00:59:53bien évidemment
00:59:53mais pas suffisamment
00:59:55et donc
00:59:56si vous voulez
00:59:57ceux qui dirigent
01:00:01sont fascinés
01:00:02par d'autres religions
01:00:04comme l'issame
01:00:04par exemple
01:00:05sans voir que
01:00:06la religion
01:00:07qui a produit
01:00:08tant de beauté
01:00:09notamment en France
01:00:10et en Europe
01:00:11c'est le christianisme
01:00:12bon il ne s'agit pas
01:00:13si vous voulez
01:00:14de revenir sur la laïcité
01:00:15mais de rappeler
01:00:16simplement
01:00:17qu'on doit beaucoup
01:00:18à ce qui s'est passé
01:00:19autrefois
01:00:20et ce qui fait l'Europe
01:00:21c'est l'histoire
01:00:23et c'est les idées
01:00:24de liberté
01:00:25et donc à partir de là
01:00:26si vous voulez
01:00:27quand on abandonne
01:00:29les idées
01:00:32on revient
01:00:33à ce que disait
01:00:34Thierry Lenz
01:00:35aux questions de fric
01:00:36on vous entend
01:00:37on vous entend
01:00:37Thierry Lenz
01:00:38est-ce que
01:00:39comme le dit Hervé
01:00:40vous pensez que
01:00:41c'est une lecture politique
01:00:42qui dévalorise
01:00:44ce qui se fait
01:00:44la spécificité
01:00:45de l'histoire de France
01:00:46bien sûr que oui
01:00:47je pense comme lui
01:00:48il y a par exemple
01:00:50en ce moment
01:00:51un dossier
01:00:51qu'il faut surveiller
01:00:52mais évidemment
01:00:53on ne peut pas
01:00:54tout surveiller
01:00:54mais celui-là
01:00:55il faut le surveiller
01:00:55c'est le renouvellement
01:00:57du conseil supérieur
01:00:58des programmes
01:00:58à l'éducation nationale
01:00:59parce que bon
01:01:00on a vu
01:01:00mais c'est mécanique
01:01:02il fallait un représentant
01:01:03et les filles
01:01:03donc on a nommé
01:01:04ce député là
01:01:05qui a été fort critiqué
01:01:07parce que c'est vrai
01:01:07qu'il avait eu
01:01:08des déclarations
01:01:09assez polémiques avant
01:01:11ceci étant dit
01:01:13depuis Jean-Michel Blanquer
01:01:14avec une présidente
01:01:15qui s'appelait
01:01:16Swad Ayada
01:01:17qui était présidente
01:01:18du comité des programmes
01:01:19on a rétabli
01:01:20les programmes
01:01:20exemplaires
01:01:21par rapport à ce qu'il y avait
01:01:22avant
01:01:22exactement
01:01:22et alors ça continue
01:01:24un peu à tenir
01:01:25mais on le sait
01:01:26parce que nous avons
01:01:27des contacts
01:01:28avec beaucoup de professeurs
01:01:29on sait aussi
01:01:30qu'il y a un projet
01:01:31de modification
01:01:31notamment du programme
01:01:32de 4ème
01:01:33qui est un véritable
01:01:35retour en arrière
01:01:35par rapport à ce qu'avait
01:01:36mis en place
01:01:38Jean-Michel Blanquer
01:01:40donc il faut
01:01:41c'est ça qu'il faut surveiller
01:01:43c'est-à-dire
01:01:43bien sûr qu'après
01:01:44le château de Machin
01:01:46l'auberge de Truc
01:01:48soit pas immédiatement
01:01:49restauré
01:01:50c'est bien sûr
01:01:51très très important
01:01:51mais il y a aussi
01:01:53une préparation
01:01:53de l'avenir à faire
01:01:54et surveiller
01:01:56véritablement
01:01:57ce qu'ont fait
01:01:58des programmes
01:01:59ce qu'on dit aux élèves
01:02:00ce qu'on leur montre
01:02:01à faire
01:02:02parce que d'abord
01:02:03le patrimoine
01:02:04sera
01:02:05une source d'emploi
01:02:06moi vous savez
01:02:08que j'enseigne
01:02:08à l'Institut catholique
01:02:09de Vendée
01:02:10à la Roche-sur-Yon
01:02:11et bien
01:02:12nous avons
01:02:13un master
01:02:15de
01:02:15ce qu'on appelle
01:02:17histoire vivante
01:02:17gestion du patrimoine
01:02:19etc
01:02:19qui a un succès fou
01:02:20et où tous les étudiants
01:02:22trouvent un emploi
01:02:22en sortant
01:02:23c'est-à-dire
01:02:24aujourd'hui
01:02:24c'est encore le moment
01:02:25de se lancer là-dedans
01:02:26parce que
01:02:26les communes
01:02:27les diverses collectivités
01:02:29les propriétaires privés
01:02:30veulent animer
01:02:31leur patrimoine
01:02:32évidemment
01:02:32donc ils ont besoin
01:02:33de professionnels
01:02:34nous sommes avec
01:02:34Thierry Lenz
01:02:35vous nous appelez
01:02:36est-ce que vous considérez
01:02:37que l'histoire de France
01:02:38est mal enseignée
01:02:39est-ce que vous considérez
01:02:40que notre patrimoine
01:02:41historique est maltraité
01:02:42vous nous appelez
01:02:43au 0 826 300 300
01:02:45Emmanuel Gallas
01:02:46vous prendra
01:02:47votre appel
01:02:47et Thierry Lenz
01:02:48reprendra
01:02:49à votre question
01:02:50avec la précision
01:02:52que l'on lui
01:02:53connaît
01:02:54à tout de suite
01:02:54la France dans tous ses états
01:02:56oui vous êtes bien sur
01:02:58Sud Radio
01:02:58Péric Oligas
01:02:59reçoit Thierry Lenz
01:03:00directeur général
01:03:01de la fondation Napoléon
01:03:02on va parler évidemment
01:03:03de cette époque
01:03:04de l'histoire de France
01:03:05paradoxalement
01:03:06parce que
01:03:06on peut contester
01:03:08les gloires napoléoniennes
01:03:10mais c'est quand même
01:03:11le moment de l'histoire
01:03:11où la France a été
01:03:12le plus glorieuse
01:03:14et puis Napoléon
01:03:14c'est ensuite
01:03:15j'allais dire
01:03:16la répartition
01:03:17des idées de la révolution
01:03:18à travers l'Europe
01:03:19c'est un instant
01:03:20de notre histoire
01:03:20Thierry Lenz
01:03:22vous vous souvenez
01:03:22du général Bonaparte
01:03:23sortant sur le pavis
01:03:24des Tuileries
01:03:25interpellant les directeurs
01:03:27et leur lance
01:03:27cette phrase historique
01:03:28qu'avez-vous fait
01:03:29de cette France
01:03:30que je vous avais laissée
01:03:31si brillante
01:03:32aujourd'hui
01:03:33s'il arrivait
01:03:34il leur dirait
01:03:35il leur dirait
01:03:36cette phrase
01:03:37je ne vais pas vous demander
01:03:38de répondre à leur place
01:03:39est-ce que cette question
01:03:40mérite d'être posée
01:03:41aujourd'hui au gouvernement
01:03:42bien évidemment
01:03:43bien évidemment
01:03:44alors vous comme moi
01:03:46on est
01:03:46puisque nous sommes
01:03:47de ces générations
01:03:48qui ont connu
01:03:49la descente
01:03:49bien sûr
01:03:51on n'arrive pas
01:03:52à identifier
01:03:52le début
01:03:53etc
01:03:53mais le début
01:03:55il n'est probablement pas
01:03:56on entend beaucoup
01:03:56oui c'est 81
01:03:58etc
01:03:58je rappelle quand même
01:03:59que la réforme
01:04:01criminelle de l'histoire
01:04:03à l'école
01:04:03c'est la réforme à bi
01:04:04sous Giscard d'Esta
01:04:06c'est à dire
01:04:07qu'on a supprimé
01:04:07l'histoire
01:04:08pour la remplacer
01:04:08par l'éveil
01:04:09tout à fait
01:04:09donc voilà
01:04:11vous voyez
01:04:11ça a été
01:04:12des hommes d'état
01:04:13qui se sont laissés
01:04:15aller à suivre
01:04:16des modes
01:04:16à suivre des
01:04:17comment dire
01:04:18à suivre des courants
01:04:19d'opinions
01:04:20qu'ils pensaient
01:04:21être majoritaires
01:04:22parce que
01:04:22dans leur petit milieu
01:04:24excusez-moi
01:04:24mais parisien
01:04:25tout ça
01:04:25c'était majoritaire
01:04:26on dit que les pédagogues
01:04:27se sont aussi
01:04:28immisciés dans l'histoire
01:04:28bien sûr
01:04:29alors qu'il Garfort
01:04:31Olivier Guichard
01:04:32je pense que
01:04:32ces ministres
01:04:33étaient des gens
01:04:33qui se tenaient
01:04:34mais vous connaissez
01:04:35ce livre là
01:04:36qui est paru
01:04:36il y a quelques mois
01:04:37main basse
01:04:38sur l'éducation nationale
01:04:39oui oui bien sûr
01:04:40qui montre
01:04:41véritablement
01:04:42à quel point
01:04:43celui qui voudrait
01:04:45demain
01:04:45revenir sur tout ça
01:04:47aurait du mal
01:04:48parce que la bête
01:04:49s'est installée
01:04:50dans la maison
01:04:51et c'est un peu
01:04:53les punaises de lit
01:04:53il y en a partout
01:04:54et on n'arrive pas
01:04:55à s'en débarrasser
01:04:56la fabrique du crétin
01:04:57comme dit Jean-Paul Brighelli
01:04:58auteur aussi d'un livre
01:04:59se porte très bien
01:05:00nous avons Philippe
01:05:01qui nous appelle
01:05:02de Conflans
01:05:03Conflans-Saint-Honorin
01:05:04qui fut la ville
01:05:05de Michel Rocard
01:05:06vous vous souvenez
01:05:07Conflans-Saint-Honorin
01:05:07mais aussi
01:05:08au lieu historique
01:05:09avec son château
01:05:10si cher
01:05:11à Liéden d'Aquitaine
01:05:12Philippe on vous écoute
01:05:13vous êtes passionné
01:05:14d'histoire également
01:05:15oui oui oui
01:05:17bonjour
01:05:18et puis je vous remercie
01:05:19je suis très honoré
01:05:20de parler avec vous
01:05:22et avec Thierry Dens
01:05:23voilà j'avais juste
01:05:24une question
01:05:25et quelque chose
01:05:25qui me taraude
01:05:26depuis quelques temps
01:05:28j'ai appris
01:05:28que la tapisserie
01:05:30de Bayeux
01:05:30allait partir
01:05:31en Angleterre
01:05:32et voilà
01:05:35il y a un prêt
01:05:36d'un milliard
01:05:37il y a des choses
01:05:37assez curieuses
01:05:38il y a des conservateurs
01:05:40qui considèrent
01:05:41que ça peut provoquer
01:05:42des dommages
01:05:43assez importants
01:05:45qu'en pensez-vous ?
01:05:47Thierry Lens
01:05:48est-ce qu'il faut garder
01:05:49la tapisserie de Bayeux
01:05:50qui est quand même
01:05:51la tapisserie
01:05:51où on raconte
01:05:52l'invasion
01:05:52une des rares fois
01:05:53où l'Angleterre
01:05:54a été envahie
01:05:54donc les Anglais
01:05:55ont eu la consulter
01:05:57est-ce qu'il faut
01:05:57la transporter ?
01:05:58alors je ne connaissais pas
01:06:00l'état de conservation
01:06:01de la tapisserie
01:06:02donc a priori
01:06:02moi je me disais
01:06:03après tout
01:06:04pourquoi pas
01:06:04cette bonne manière
01:06:05et ainsi de suite
01:06:05quoique je me rappelle
01:06:06qu'en 1999
01:06:08ils ont refusé
01:06:09de prêter la pierre
01:06:10de Rosette
01:06:11parce qu'elle était
01:06:11trop fragile
01:06:12puisqu'elle est en Angleterre
01:06:13une tapisserie
01:06:14c'est du tissu
01:06:15alors là
01:06:15c'est du tissu
01:06:16certains spécialistes
01:06:18vous disent
01:06:20qu'elle est
01:06:20intransportable
01:06:21alors apparemment
01:06:22ils ont réussi
01:06:23à trouver
01:06:24un moyen
01:06:25de la transporter
01:06:26évidemment
01:06:27on prend
01:06:27un risque
01:06:28mais là je pense
01:06:29que les projecteurs
01:06:32vont être tellement
01:06:32mis sur cette opération
01:06:33qu'ils ont quand même
01:06:35plutôt intérêt
01:06:36à ce que ça se passe bien
01:06:37la vraie question
01:06:39c'est comment a été prise
01:06:40la décision
01:06:40c'est-à-dire
01:06:41bon le président
01:06:43de la République
01:06:43et le président
01:06:45de la République
01:06:45il n'est pas le roi de France
01:06:46c'est-à-dire
01:06:46qu'il n'y a pas
01:06:47de domaine présidentiel
01:06:48ou de domaine royal
01:06:49comme autrefois
01:06:50dans lequel
01:06:51il peut agir
01:06:52sans règle
01:06:52or il semble
01:06:53que ça a été le cas
01:06:54à ce moment-là
01:06:55il est vrai aussi
01:06:56que
01:06:57là vous mettez le doigt
01:06:58sur un sujet épineux
01:06:59qui sont les prérogatives
01:07:00du président de la République
01:07:01et même s'il n'est que président
01:07:03d'une République démocratique
01:07:04il y a quand même
01:07:04le fait du prince
01:07:05qui est un phénomène
01:07:06c'est vrai
01:07:06et puis nous avons
01:07:06une vieille habitude
01:07:07de roi de France
01:07:09de chef de l'État
01:07:10un peu omnipotent
01:07:12etc
01:07:12oui mais ce fait du prince
01:07:13le général de Gaulle
01:07:14et Poupidou
01:07:15le fait du prince
01:07:15ils en ont eu
01:07:16c'était plutôt pertinent
01:07:18là on sent
01:07:18qu'il a voulu faire plaisir
01:07:19politiquement
01:07:20à une demande
01:07:21sans se soucier du dossier
01:07:22il y a eu un scandale
01:07:24de la sorte
01:07:25quand la Joconde
01:07:26a été prêtée aux Etats-Unis
01:07:27à un moment donné
01:07:28mais la Joconde
01:07:28ça se transporte quand même
01:07:29pas aussi difficilement
01:07:31que la tapisserie de Bayeux
01:07:32il y a comme ça
01:07:33des choses
01:07:33qui peuvent être indispensables
01:07:35à la diplomatie
01:07:36dans ce cas-là
01:07:37il faut les faire
01:07:37mais avec prudence
01:07:38mais là je ne suis pas sûr
01:07:39qu'on avait besoin
01:07:40de prêter la tapisserie de Bayeux
01:07:41pour être au mieux
01:07:43avec nos amis britanniques
01:07:44vous vous souvenez
01:07:45que nous avions reçu
01:07:46la momie
01:07:47du pharaon
01:07:4816-2
01:07:48pour des soins
01:07:49et qu'il avait reçu
01:07:50les honneurs
01:07:50du chef d'état
01:07:51en descendant de l'avion
01:07:52mais c'était une raison
01:07:53j'allais dire médicale
01:07:54fallait sauver
01:07:54la momie
01:07:56le tout est de savoir
01:07:57si les conditions
01:07:59parce que vous Philippe
01:08:00vous voudriez quoi
01:08:01qu'on ne la déplace pas
01:08:02c'est votre sentiment
01:08:03moi je pense
01:08:05que c'est mon sentiment
01:08:05je vous rappelle
01:08:07que de Gaulle
01:08:07avait refusé
01:08:08de la déplacer
01:08:09lors de
01:08:10le couronnement
01:08:13de la reine Elisabeth
01:08:14et que pour l'Angleterre
01:08:16c'est une
01:08:16c'est un objet
01:08:19très particulier
01:08:20d'ailleurs le Times
01:08:21avait
01:08:22attitré
01:08:22dernièrement
01:08:23la tapisserie
01:08:24revient
01:08:25en Angleterre
01:08:26donc ils considèrent
01:08:27vraiment que c'est quelque chose
01:08:27à eux
01:08:28et que c'est quelque chose
01:08:29de national
01:08:29et pour l'Angleterre
01:08:31c'est très important
01:08:32et on les connait
01:08:33connaissant un peu
01:08:35je ne vais pas faire
01:08:35de l'anglophobie
01:08:36mais je ne suis pas sûr
01:08:38qu'ils la rendront
01:08:39vous savez si
01:08:40si on va jusqu'au bout
01:08:41du dossier
01:08:41c'est donc le duc
01:08:42de Normandie
01:08:43Guillaume
01:08:43le concurrent
01:08:44qui devient roi d'Angleterre
01:08:46donc on va rattacher
01:08:46on va réappliquer
01:08:48le droit féodal
01:08:49et on va donc réintégrer
01:08:50la Grande-Bretagne
01:08:51en tout cas l'Angleterre
01:08:52au duché de Normandie
01:08:53vous savez que les îles
01:08:54anglo-normandes
01:08:54c'est la dernière possession
01:08:56française
01:08:57qui n'appartient pas
01:08:58à la Grande-Bretagne
01:08:59mais directement
01:09:00à la couronne britannique
01:09:01donc vous
01:09:02la tapisserie de Bayeux
01:09:05doit rester à Bayeux
01:09:06puis simplement
01:09:06ça serait la sagesse
01:09:08ou non
01:09:08Thierry Lentz ?
01:09:09écoutez maintenant
01:09:10je crois que le coup est tiré
01:09:11donc il va falloir
01:09:12faire avec
01:09:13moi je me fie
01:09:15je ne suis pas un spécialiste
01:09:16de la conservation
01:09:17moi je me fie
01:09:17à ce que disent
01:09:18notamment les spécialistes
01:09:19je ne me rappelle plus
01:09:21du site sur lequel
01:09:23il opère
01:09:23la tribune de l'art
01:09:24qui lui
01:09:25est particulièrement contre
01:09:27il était à cet endroit
01:09:28oui voilà c'est ça
01:09:30donc moi
01:09:31j'ai quand même
01:09:32plutôt tendance
01:09:32à faire confiance
01:09:33à cet homme-là
01:09:34qui est très informé
01:09:35qui connaît le métier
01:09:36et ainsi de suite
01:09:37alors maintenant
01:09:38il y a cette décision
01:09:39du fait du prince
01:09:41ma foi
01:09:41espérons que
01:09:43le prince
01:09:44ne se sera pas trompé
01:09:45enfin espérons-le
01:09:46pour lui
01:09:46et pour la tapisserie
01:09:48nous avons Claudine
01:09:49qui nous appelle
01:09:50de l'Espard
01:09:51dans le Médoc
01:09:53entre les vignes
01:09:54de Bordeaux
01:09:57et le Médoc
01:09:58entre la Gironde
01:10:00et l'océan Atlantique
01:10:01Claudine vous êtes passionnée
01:10:02d'histoire vous aussi
01:10:03oui bonjour
01:10:05je vous remercie
01:10:06de nous prendre en ligne
01:10:09car j'ai mon mari
01:10:10aussi à côté de vous
01:10:12on vous écoute
01:10:13voilà
01:10:14nous avons
01:10:15pas loin d'ici
01:10:17une propriété personnelle
01:10:20que nous avons acquise
01:10:21depuis plus de 30 ans
01:10:23or
01:10:23il se trouve
01:10:24jusqu'à présent
01:10:25nous l'avons loué
01:10:26et maintenant
01:10:27nous voulons rénover
01:10:28et ce bâtiment
01:10:30est une ancienne mairie
01:10:31dont l'origine
01:10:32est au 19ème siècle
01:10:34et en pierre
01:10:36d'un style très joli
01:10:37d'un style néoclassique
01:10:39avec des colonnes
01:10:41qui ornaient
01:10:41la mairie
01:10:42autrefois
01:10:43qui ornaient l'entrée
01:10:44et un fronton
01:10:46un fronton courbé
01:10:48avec des encorbellements
01:10:49enfin
01:10:50nous on trouve
01:10:51que c'est très beau
01:10:52et on a entrepris
01:10:53de faire
01:10:54de faire ravaler
01:10:56ce bâtiment
01:10:56par
01:10:57par
01:10:58bienféance
01:10:59et puis par devoir
01:11:00et
01:11:01puis aussi
01:11:03pour laisser
01:11:04à notre fils
01:11:04quelque chose
01:11:05en bon état
01:11:07et donc
01:11:08maintenant
01:11:08on se trouve
01:11:10devant
01:11:10une difficulté
01:11:12nous avons
01:11:13le troisième
01:11:13côté
01:11:14à faire faire
01:11:15mais nous avons
01:11:16épuisé nos moyens
01:11:17sur les deux premiers
01:11:18côtés
01:11:19dont le fronton
01:11:20néoclassique
01:11:21qui est particulier
01:11:22alors
01:11:24monsieur le maire
01:11:25nous
01:11:25nous désavoue
01:11:27car
01:11:28il y a une petite
01:11:30véranda
01:11:31d'époque
01:11:31qui a certainement
01:11:32plus de 60 ans
01:11:34même monsieur le maire
01:11:35le dit
01:11:35et qui est très mignonne
01:11:37et très utile
01:11:38avec des
01:11:39barres
01:11:40en fer
01:11:41comme ça se faisait
01:11:42autrefois
01:11:42donc votre problème
01:11:44votre souci
01:11:45Claudine
01:11:45vous n'êtes pas
01:11:46classé monument
01:11:46historique
01:11:47évidemment
01:11:47c'est est-ce que
01:11:48vous estimez
01:11:49que les pouvoirs
01:11:50publics
01:11:50en tout cas
01:11:51que les élus locaux
01:11:51devraient vous accompagner
01:11:52dans la restauration
01:11:54de ce bâtiment
01:11:55que vous estimez
01:11:55être patrimonial
01:11:56on est d'accord
01:11:57et bien
01:11:58c'est un patrimoine
01:11:59communal
01:12:00historique
01:12:01ça s'arrête là
01:12:03pour
01:12:04mais vous demandez
01:12:05quoi une subvention
01:12:06pour terminer
01:12:07le travail
01:12:07si je comprends bien
01:12:08évidemment
01:12:09seulement monsieur le maire
01:12:11nous tord le bras
01:12:13en quelque sorte
01:12:13nous en avons parlé
01:12:15par des écritures
01:12:16des courriers
01:12:16que nous avons échangé
01:12:18et nous en avons
01:12:19parlé aussi
01:12:20verbalement
01:12:21par devant
01:12:22le conciliateur
01:12:24de justice
01:12:25donc
01:12:26la contrainte
01:12:27est-ce que c'est correct
01:12:28de nous faire
01:12:29une contrainte
01:12:30de démolir
01:12:31la véranda
01:12:32chose que nous ne voulons pas
01:12:33pour l'instant
01:12:34pour
01:12:35envisager
01:12:37éventuellement
01:12:37de nous donner
01:12:38une subvention
01:12:39on a entendu
01:12:39Claudine
01:12:40donc Thierry Lenz
01:12:41bon même si c'est un dossier
01:12:42que nous ne
01:12:42on connaissait pas
01:12:43est-ce que par principe
01:12:44Thierry Lenz
01:12:46lorsqu'il y a
01:12:47sur une façade
01:12:48d'un monument
01:12:49d'une maison
01:12:49quelque chose
01:12:50qui est
01:12:50un élément patrimonial
01:12:52est-ce que c'est quand même
01:12:53au pouvoir locaux
01:12:54de se soucier
01:12:56de la préservation
01:12:57est-ce que la loi est mal faite
01:12:59bon
01:12:59non
01:13:00je pense qu'en l'espèce
01:13:01le maire
01:13:03le maire
01:13:04remplit sa mission
01:13:05c'est-à-dire qu'il
01:13:06il veut bien donner
01:13:07une subvention
01:13:08éventuellement
01:13:09si on remet le bâtiment
01:13:11dans l'état du 19ème
01:13:12si j'ai bien compris
01:13:13c'est ça
01:13:13et donc
01:13:14voilà
01:13:15moi maintenant
01:13:16le dossier est probablement
01:13:17plus compliqué
01:13:18que ça
01:13:19on ne peut pas
01:13:19se prononcer
01:13:20mais
01:13:21vous voyez
01:13:21vous voyez qu'il y a des particuliers
01:13:22qui se soucient
01:13:23de transmettre
01:13:24en l'état
01:13:25un patrimoine
01:13:26qui s'en a
01:13:26mais bon
01:13:27il faut voir aussi
01:13:28que malgré tout
01:13:30et pardonnez-moi
01:13:31madame de le dire
01:13:32de la sorte
01:13:33c'est un bien privé
01:13:34donc
01:13:35en principe
01:13:36si l'Amérique
01:13:38était classé
01:13:39ou inscrit
01:13:40à l'inventaire
01:13:41à la rigueur
01:13:41alors là je pense
01:13:42que ces messieurs dames
01:13:43auraient eu d'autres
01:13:43emmerdements
01:13:44avec l'architecte
01:13:45en chef
01:13:45peut-être peut-être
01:13:46conseiller à Claudine
01:13:47de voir
01:13:47d'envisager
01:13:48au moins une inscription
01:13:50à l'inventaire
01:13:51si
01:13:51ce qui va les embêter
01:13:53pour changer les vitres
01:13:54Thierry Lenz
01:13:56vous connaissez beaucoup
01:13:56de monuments
01:13:57aujourd'hui
01:13:58en France
01:13:58vous êtes surtout
01:13:59implanté en Vendée
01:14:00où il y a aussi
01:14:01un très riche patrimoine
01:14:01il y a des
01:14:02alors Stéphane Berne
01:14:03évidemment
01:14:04est apprécié sur la question
01:14:05il y a quelques chefs-d'oeuvre
01:14:06qui sont en péril
01:14:07comme a disé
01:14:08l'émission de Michel Péricard
01:14:09oui bien sûr
01:14:10il y a des choses
01:14:11qui menacent ruines
01:14:13c'est toujours aussi
01:14:14la question
01:14:15de la propriété
01:14:17il faut aussi
01:14:18malheureusement
01:14:20voir aussi
01:14:21l'intérêt patrimonial
01:14:22parce qu'on
01:14:22ne pourra évidemment
01:14:23pas tout garder
01:14:24et ma foi
01:14:25le temps passe
01:14:26les besoins des hommes
01:14:28sont parfois différents
01:14:29donc il faut modifier
01:14:30aussi les bâtiments
01:14:31ceci étant dit
01:14:32je pense quand même
01:14:33qu'il y a une mobilisation
01:14:34maintenant
01:14:35c'est difficile
01:14:36il faut monter des dossiers
01:14:38il faut faire de l'animation
01:14:40mais vous parliez
01:14:40tout à l'heure
01:14:41de la Vendée
01:14:41j'ai 4, 5, 6 exemples
01:14:44de familles
01:14:45qui ont pu conserver
01:14:46on va dire
01:14:47les châteaux
01:14:48ou les gros manoirs
01:14:49de la famille
01:14:49parce qu'ils y font
01:14:51de l'animation
01:14:51l'été
01:14:51parce qu'ils louent
01:14:52une partie
01:14:53des dépendances
01:14:54en gîtes
01:14:55etc
01:14:56alors c'est difficile
01:14:57ça n'arrive pas
01:14:59toujours à l'équilibre
01:15:00tout ça
01:15:00mais bon
01:15:01ma foi
01:15:02il y a aussi
01:15:03la vie
01:15:04on ne peut pas
01:15:05tout attendre
01:15:06de la subvention
01:15:07Thierry Lenz
01:15:08les Lorrains
01:15:08sont des gens
01:15:09résistants
01:15:09mais les Vendéens
01:15:10sont aussi des gens
01:15:11combattifs
01:15:12nous sommes avec
01:15:14Thierry Lenz
01:15:15est-ce que vous avez
01:15:16autour de chez vous
01:15:17un monument
01:15:18un beau bâtiment
01:15:19enfin en tout cas
01:15:20un élément
01:15:21du patrimoine
01:15:21que vous estimez
01:15:22en péril
01:15:23dont vous aimeriez
01:15:24qu'on le sauve
01:15:25on peut toujours
01:15:25appeler Stéphane Berne
01:15:26si c'est le cas
01:15:27rappelez-nous
01:15:280826-300-300
01:15:30Emmanuel Galasso
01:15:31vous passera à l'antenne
01:15:33et on pourra en décider
01:15:34en discuter
01:15:34avec Thierry Lenz
01:15:36à tout de suite
01:15:36midi 14h
01:15:40Sud Radio
01:15:41la France
01:15:42dans tous ses états
01:15:43et oui vous êtes bien
01:15:44sur Sud Radio
01:15:45surtout que
01:15:46c'est Thierry Lenz
01:15:47qui est notre invité
01:15:47aujourd'hui
01:15:48et nous faisons
01:15:50avec lui
01:15:50le tour
01:15:51quelquefois
01:15:52inquiet
01:15:52et perplexe
01:15:54de notre patrimoine
01:15:54historique
01:15:55est-il bien préservé
01:15:56est-il bien traité
01:15:56pour l'historien
01:15:57que vous êtes
01:15:57spécialiste de Napoléon
01:15:59puisque vous êtes
01:15:59directeur général
01:16:01de la fondation Napoléon
01:16:02on est à un seuil critique
01:16:05où on se dit
01:16:06est-ce qu'on va pouvoir
01:16:07préserver ce patrimoine
01:16:08et le transmettre
01:16:09aux générations suivantes
01:16:10il y a le patrimoine
01:16:11évidemment historique
01:16:12le patrimoine royal
01:16:13militaire
01:16:14les châteaux
01:16:14patrimoine religieux
01:16:15très important
01:16:16on a une très belle cathédrale
01:16:18des chapelles
01:16:19des couvents
01:16:19des abbayes
01:16:20qui sont aussi un trésor
01:16:21bon là il y a un programme
01:16:23avec la fondation du patrimoine
01:16:25Stéphane Berne
01:16:26joue aussi
01:16:26sur cet élément là
01:16:28mais c'est sûr
01:16:29qu'on ne pourra pas
01:16:30tout restaurer
01:16:31je crois qu'il faut
01:16:32sélectionner
01:16:33les plus précieux
01:16:34et les plus fragiles
01:16:35et puis remonter
01:16:36un petit peu
01:16:37le fil des siècles
01:16:38pour voir ce qu'on pourra
01:16:39véritablement restaurer
01:16:41donc pour le moment
01:16:41je crois que
01:16:42beaucoup de ces bâtiments
01:16:44sont fermés
01:16:45donc mis un peu
01:16:46en sûreté quand même
01:16:47malgré tout
01:16:47par la fermeture
01:16:49mais c'est vrai
01:16:50c'est un très très très grave problème
01:16:53que la préservation
01:16:56de ce patrimoine
01:16:57d'autant plus
01:16:57qu'architecturalement
01:16:59il y en a quand même
01:17:00beaucoup
01:17:00qui ont un grand intérêt
01:17:02ah bah évidemment
01:17:02donc on est placé
01:17:05devant quelque chose
01:17:07qui réclamera
01:17:08qui est aussi
01:17:09une des bonnes raisons
01:17:10pour l'état
01:17:10de redevenir
01:17:11un petit peu
01:17:12ordonné
01:17:13dans les finances publiques
01:17:14parce que si on ne dégage pas
01:17:16d'argent
01:17:17on ne pourra rien faire
01:17:18évidemment
01:17:18le privé fait beaucoup
01:17:20moi je suis
01:17:20toujours
01:17:21agacé
01:17:23j'ai appris la proportion
01:17:24du mécénat à Versailles
01:17:26Notre-Dame
01:17:27alors ça a été tellement mal fait
01:17:30que des gens
01:17:31qui ont rendu des services
01:17:32qui ont fait de grosses subventions
01:17:33à Notre-Dame
01:17:34n'ont même pas été invités
01:17:35parce qu'il fallait inviter
01:17:36les huiles de la République
01:17:37qui elle
01:17:38n'avaient jamais trouvé
01:17:39les 9 millions
01:17:40qui manquèrent
01:17:40dans l'incendie
01:17:41ce fut une manifestation politique
01:17:42bien sûr
01:17:43mais ça a montré quand même
01:17:45que les gens
01:17:47les gens aiment ça
01:17:48à la Fondation
01:17:48on fait de temps en temps
01:17:49des souscriptions
01:17:50et bien on a des milliers
01:17:52de gens qui donnent
01:17:5220 euros
01:17:5330 euros
01:17:5410 euros
01:17:55etc
01:17:55et ces toutes petites rivières-là
01:17:57nous ont permis
01:17:58de restaurer le tombeau
01:17:59de Napoléon en 21
01:18:00de restaurer les domaines
01:18:02nationaux de Sainte-Hélène
01:18:02en 2015
01:18:03voilà
01:18:04les gens ont envie de ça
01:18:06il faut
01:18:06il ne faut pas
01:18:07comment dire
01:18:08dire
01:18:08je ne veux pas d'argent privé
01:18:10dans mes opérations
01:18:10comme je l'ai entendu dire
01:18:11par des conservateurs
01:18:12c'est malin
01:18:13voilà c'est malin
01:18:14du coup il n'y a pas d'argent
01:18:15du tout
01:18:15on parle des grands édifices
01:18:17sauvés par le mécénat
01:18:18et par des donateurs généreux
01:18:20à leur mesure
01:18:21mais il y a aussi
01:18:21ces églises qui menacent
01:18:22de s'écrouler
01:18:23dans des tas de communes
01:18:24on parle de 5000 églises
01:18:26qui menacent de s'effondrer
01:18:27d'ici 2030
01:18:28l'exemple
01:18:29je vous parlais d'un cas personnel
01:18:31parce que c'est mon village
01:18:31avec une église qui s'écroule
01:18:32et le maire qui n'arrive pas
01:18:33à rassembler les subventions
01:18:34l'église appartient
01:18:36à la commune
01:18:37et en fait
01:18:37on se rend compte aussi
01:18:39et surtout
01:18:39que si les habitants
01:18:40veulent sauver leur église
01:18:41ils ne donnent pas un rond
01:18:43et en fait
01:18:43c'est là aussi
01:18:44qu'on se demande
01:18:45si les églises
01:18:45ne se détournent finalement
01:18:46pas un petit peu
01:18:47quand même
01:18:48de leur patrimoine
01:18:49vous savez
01:18:49c'est l'histoire
01:18:50de ce boulanger
01:18:51dans une résidence
01:18:53où j'habitais
01:18:53qui a fermé
01:18:54et les gens disaient
01:18:55mais comment ça
01:18:56le boulanger va fermer
01:18:57et moi je leur dis
01:18:57mais vous y alliez ?
01:18:58Jamais
01:18:59donc voilà
01:19:00c'est un peu la même chose
01:19:01c'est vrai
01:19:02mais je pense que
01:19:03dans la France
01:19:04rurale
01:19:06on va dire
01:19:06les gens sont quand même
01:19:08beaucoup plus sérieux
01:19:09par rapport à ces questions là
01:19:10c'est à dire
01:19:11qu'ils l'ont tous les jours
01:19:12sous les yeux
01:19:12etc
01:19:13donc je pense
01:19:13dans votre village
01:19:14il faut continuer
01:19:15à aller les voir
01:19:15et puis
01:19:16ils vont finir
01:19:17par ouvrir
01:19:17leur porte-monnaie
01:19:18vous verrez
01:19:18est-ce qu'on peut mettre en scène
01:19:20alors il y a deux optiques
01:19:21vous vous souvenez
01:19:21en 1926
01:19:22le roi d'Espagne
01:19:23conscient que son patrimoine
01:19:24historique
01:19:24est en train de dépérir
01:19:26transforme les châteaux
01:19:27espagnols
01:19:28en paradoxes
01:19:29et quand on fait
01:19:30le tour de l'Espagne
01:19:31donc ce sont des hôtels
01:19:32de tourisme
01:19:33mais ça permet en tout cas
01:19:35alors la vocation
01:19:36n'est plus culturelle
01:19:37elle est commerciale
01:19:38mais ça permet d'accéder
01:19:39à des endroits
01:19:39je pense au
01:19:40au paradoxe de Rennes
01:19:42par exemple
01:19:43ou en Andalousie
01:19:43enfin les anciens Alcazars
01:19:45c'est une idée
01:19:45je pense qu'en France
01:19:47vous êtes venu
01:19:49d'ailleurs
01:19:49on va le révéler
01:19:50à nos éditeurs
01:19:51mais vous êtes venu
01:19:52en Vendée
01:19:52dans un lieu
01:19:53où on a organisé
01:19:54un dîner
01:19:55que vous avez commenté
01:19:56qui est un magnifique château
01:19:58commencé au Moyen-Âge
01:20:00et terminé au 19ème siècle
01:20:01qui est aujourd'hui
01:20:03vivant
01:20:04parce que les propriétaires
01:20:05tout en conservant
01:20:07les intérieurs
01:20:08et en restaurant
01:20:09les extérieurs
01:20:09le font vivre
01:20:11parce qu'il y a
01:20:12ce type de dîner
01:20:13des séminaires
01:20:13des universités d'été
01:20:15etc
01:20:16et évidemment
01:20:17tout le monde
01:20:19on ne peut plus remettre
01:20:20les chevaliers
01:20:21les poules
01:20:23dans la basse cour
01:20:23etc
01:20:24donc il faut bien
01:20:24en faire quelque chose
01:20:25de ces bâtiments
01:20:26et donc
01:20:27sans doute
01:20:27une animation
01:20:28on va dire
01:20:30correcte
01:20:31et respectueuse
01:20:31des lieux
01:20:32est une solution
01:20:33l'exemple
01:20:34le plus typique
01:20:35c'est le château de Cheverny
01:20:36qui appartient à des amis privés
01:20:37ils en ont fait quelque chose
01:20:37de mémorable
01:20:38et d'exemplaire
01:20:39le spectacle du Puy-du-Fou
01:20:41c'est quand même
01:20:42une mise en valeur
01:20:43de ce patrimoine historique
01:20:44quand les enfants
01:20:45sortent d'un spectacle
01:20:46du Puy-du-Fou
01:20:46ils ont conscience
01:20:47qu'il y a un patrimoine
01:20:48en France
01:20:49qui existe sur la totalité
01:20:50du territoire français
01:20:51Thierry Laine
01:20:52si vous aviez
01:20:53une ou deux recommandations
01:20:55à faire aux auditeurs
01:20:56de Sud Radio
01:20:57d'aller voir un monument
01:20:58peut-être peu connu
01:20:59ou brillé
01:21:00sur le côté
01:21:00mais ça peut être en Vendée
01:21:01ça peut être ailleurs
01:21:02est-ce qu'il y aurait
01:21:03deux trois suggestions
01:21:03alors écoutez
01:21:04comme vous
01:21:05on leur conseille
01:21:06d'aller au Puy-du-Fou
01:21:06il faut y aller
01:21:07à pied à cheval
01:21:07en voiture
01:21:08c'est extraordinaire
01:21:09toute la polémique
01:21:10que l'on a entendue
01:21:10sur le Puy-du-Fou
01:21:11ça reste un instant
01:21:12de l'histoire de France
01:21:13en plus c'est de la pauvre polémique
01:21:15qu'il fasse un parc walk
01:21:17on verra comment
01:21:18le républicain que je suis
01:21:19vous dit que c'est un instant
01:21:20inoubliable
01:21:21de l'histoire de France
01:21:22et absolument pas
01:21:23c'est ni de la propagande
01:21:26trop chrétienne
01:21:27ou trop royale
01:21:28ou trop ceci
01:21:29c'est l'histoire de France
01:21:31alors moi je conseillerais
01:21:32à vos auditeurs
01:21:33puisque je suis napoléonien
01:21:34il faut quand même
01:21:35que j'aide
01:21:35d'amuser napoléonien
01:21:36d'aller à Malmaison
01:21:38Malmaison
01:21:39qui souffre un peu
01:21:41parce que c'est
01:21:41une petite structure
01:21:43mais c'est
01:21:44tout Napoléon est là
01:21:45il faut absolument
01:21:47aller à Malmaison
01:21:48commune de Ruey-Malmaison
01:21:51dans les Hauts-de-Seine
01:21:51surtout d'Esta de Paris
01:21:53il faut marcher un peu après
01:21:56c'est pas très cher
01:21:57et il y a vraiment
01:21:58des souvenirs
01:21:59extrêmement précieux
01:22:00et surtout
01:22:01l'habitation de Napoléon
01:22:03a été conservée
01:22:05c'est un château
01:22:07qui a besoin
01:22:08qu'on lui apprenne
01:22:10à accueillir le public
01:22:11il en a beaucoup
01:22:12mais pas tant que ça
01:22:13et donc
01:22:14il faut y aller en masse
01:22:15parce que ça va
01:22:16leur faire tilt
01:22:18en disant
01:22:18tiens
01:22:18accueillir du public
01:22:20ça peut aider
01:22:21à la gestion de mon château
01:22:22il l'achète pour lui
01:22:23l'empereur
01:22:25c'est là où
01:22:26Joséphine finira sa vie
01:22:28et je crois
01:22:29qu'il y repasse
01:22:29un instant
01:22:30avant d'aller pour
01:22:31c'est ça
01:22:32ta dernière visite
01:22:33en France
01:22:34mais alors
01:22:34on a toujours
01:22:35ce côté
01:22:36Joséphine
01:22:37c'est rose
01:22:37etc
01:22:38en fait
01:22:38à Malmaison
01:22:39ont été discutés
01:22:41dans les conseils des ministres
01:22:42les plus grandes réformes
01:22:43de la France
01:22:44du consulat
01:22:45il y a une salle
01:22:45du conseil des ministres
01:22:46l'histoire de France
01:22:47l'histoire de France
01:22:47a été écrite
01:22:47en partie
01:22:48dans les murs
01:22:49de la Malmaison
01:22:49moi ça me
01:22:50bon ça me plaît
01:22:52qu'on y parle
01:22:52de Joséphine
01:22:53évidemment
01:22:53mais j'aimerais bien
01:22:54aussi qu'on rappelle ça
01:22:55parce que toute l'aile
01:22:56qui est napoléonienne
01:22:57avec sa bibliothèque
01:22:58la salle du conseil
01:22:59etc
01:23:00est une aile historique
01:23:02les grandes lois
01:23:04ont été là
01:23:04on a signé des traités
01:23:05on a fait la loi
01:23:06sur la légion d'honneur
01:23:07elle a été entièrement faite
01:23:09à Malmaison
01:23:09donc
01:23:10c'est un lieu
01:23:11c'est un lieu historique
01:23:12c'est un peu
01:23:13à la campagne
01:23:14donc c'est pas désagréable
01:23:15d'aller passer une journée là-bas
01:23:16et puis on est à Rueil
01:23:19qui est une ville
01:23:19qui a beaucoup de ressources
01:23:21y compris gastronomiques
01:23:22et ça je le dis pour vous
01:23:24et d'ailleurs
01:23:24si on poursuit la route
01:23:25soit on va vers Saint-Germain-en-Laye
01:23:26soit on va vers Versailles
01:23:28éventuellement Marley
01:23:29qui n'est pas très loin non plus
01:23:30on a toujours un monument historique
01:23:33à portée de chez soi
01:23:34Thierry Lentz
01:23:35l'enseignement de Napoléon
01:23:37aujourd'hui dans l'histoire de France
01:23:39il est correct
01:23:40ou vous avez des inquiétudes ?
01:23:41Oui
01:23:41on va dire que c'est correct
01:23:43sans plus
01:23:44mais on constate aussi
01:23:47le développement
01:23:48des cours d'histoire napoléonienne
01:23:49dans les universités
01:23:50parce que ça
01:23:50très bizarrement
01:23:52ça n'était pas enseigné
01:23:53alors grâce à Jean Tullard
01:23:54que vous avez cité tout à l'heure
01:23:55et maintenant
01:23:56deux générations
01:23:58d'historiens formés par lui
01:23:59il y a des cours
01:24:00un petit peu partout
01:24:01et puis je continue
01:24:02à prêcher pour ma paroisse
01:24:03à l'Institut catholique de Vendée
01:24:04il y a un cours
01:24:05d'histoire napoléonienne
01:24:06plus des travaux dirigés
01:24:08d'histoire napoléonienne
01:24:09au sein de ce qu'on appelle
01:24:10la chaire Napoléon
01:24:11dont j'ai l'honneur
01:24:12d'être le professeur
01:24:13comme aurait dit
01:24:14Laetitia Ramolino
01:24:16maire de l'empereur
01:24:17Napoléon I
01:24:17pour vous que ça dure
01:24:18et pour vous que ça dure
01:24:20pour vous que
01:24:20d'ailleurs
01:24:21elle n'est pas
01:24:22elle est sur le tableau
01:24:22David
01:24:23alors qu'en fait
01:24:23elle n'était pas
01:24:24elle n'était pas au sein
01:24:25elle n'était pas à Rome
01:24:26mais le peintre lui David
01:24:27l'a quand même fait figurer
01:24:28ce tableau mérite
01:24:29d'être inspecté
01:24:31en détail
01:24:31parce que c'est un cours d'histoire
01:24:32et qui nous rappelle
01:24:33cet instant
01:24:34j'allais dire
01:24:35unique de l'histoire de France
01:24:36Thierry Lenz
01:24:37merci infiniment
01:24:37d'avoir été parmi nous
01:24:39ici avec nous
01:24:40à Sud Radio
01:24:40vous reviendrez
01:24:41parce que j'aimerais
01:24:41qu'on parle d'autres sujets
01:24:42et je vois que vous êtes
01:24:43intarissable
01:24:44sur ce qui est
01:24:45l'histoire de France
01:24:46quant à nous
01:24:46ma chère Maud
01:24:47je vous dis à
01:24:47on se retrouve demain
01:24:49et tout de suite
01:24:49Brigitte Lay
01:24:50sur Sud Radio
01:24:51à Sud Radio
01:24:51à Sud Radio
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