- il y a 5 mois
Accompagner les collégiens des zones prioritaires dans la recherche de leur stage de 3ème, c’est la mission de l’association ViensVoirMonTaf. Un moyen pour les élèves de réhausser leur niveau scolaire et d’avoir une vision positive de l'entreprise.
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00:00Smart Cause, une fois par mois, vous le savez dans notre émission,
00:07mais en avant une association soutenue par DIFT qui propose aux entreprises et aux particuliers
00:12des cadeaux solidaires à moyen de rediriger les budgets cadeaux vers des causes écologiques et sociétales.
00:18Et aujourd'hui, je reçois Virginie Salmen. Bonjour.
00:20Bonjour.
00:21Bienvenue. Vous êtes directrice, cofondatrice de Viens voir mon TAF que vous avez créé il y a 10 ans, c'est ça ?
00:26C'est ça, en 2015.
00:2715, ça va faire 11 ans. Pourquoi vous l'avez créé ? C'est quoi le point de départ ?
00:30Alors, Viens voir mon TAF, c'est le réseau des Jeunes Sans Réseau.
00:33Et au départ, c'est vraiment une initiative de la société civile.
00:35On était deux journalistes et une prof d'anglais.
00:38Et donc, notre ami prof d'anglais nous a dit, moi, en fait, mes élèves en troisième dans les quartiers populaires
00:44ont plein d'envie, plein d'ambition de découvrir un stage de troisième.
00:47Et en fait, mi-octobre déjà, quelques mois après la rentrée, ils se disent qu'ils ne vont rien trouver.
00:52Et ils vont aller à la boulangerie d'en bas, au petit commerce d'en bas, le fameux stage kebab que vous imaginez.
00:57Et nous, on s'est dit, on a un réseau qui grandit chaque jour, parce qu'on va interviewer de nouvelles personnes chaque jour.
01:02Donc, voilà ce qu'on peut faire, mettre ce réseau-là au profit des élèves.
01:05Et ça fait 10 ans que ça dure.
01:06Donc, ça fait 10 ans que ça dure.
01:08C'est vraiment le public des collégiens qui est visé par Viens voir mon TAF ?
01:11Oui.
01:11C'est vraiment le stage de troisième dont on parle, qu'on a connu, nous, quand nos gamins les cherchaient
01:17ou qu'on connaît aujourd'hui quand on les sollicitait pour prendre des stagiaires dans les entreprises.
01:20C'est ça, exactement.
01:21C'est le stage de troisième.
01:22C'est un moment vraiment charnière, en particulier pour les élèves des quartiers populaires,
01:25donc de l'éducation prioritaire, parce que c'est des élèves qui, en grande majorité, n'ont pas de réseau familial.
01:30Et on sait très bien que ce stage, on ne le trouve pas réseau essentiellement.
01:33Et donc, quand on n'a pas de stage de troisième, c'est un stage obligatoire.
01:36C'est un stage qui est désormais, qui compte pour le brevet des collèges, qui est noté.
01:39Et donc, si on n'arrive pas à trouver un stage, on se dit, en fait, si on ne veut pas de mois pour 5 jours
01:43pour un stage obligatoire et gratuit, qu'est-ce que je vais faire quand je devrais trouver un emploi ?
01:47Donc, vraiment trouver des perspectives et rehausser son ambition scolaire.
01:51C'est ce que fait aussi l'association par un accompagnement d'un an avec les élèves,
01:55pour vraiment leur mettre le pied à l'étrier, leur demander très sincèrement, avec du réseau,
01:58qu'est-ce que vous feriez, qu'est-ce que vous aimeriez découvrir comme métier ?
02:01On a 80% quand même de nos élèves qui rehaussent leur ambition scolaire et professionnelle
02:06à la fin de l'accompagnement.
02:07Donc, c'est des vraies perspectives qu'on leur donne.
02:10On reviendra sur les chiffres tout à l'heure et sur cet accompagnement.
02:14Et effectivement, je suis vraiment d'accord avec vous.
02:16C'est le premier contact avec l'entreprise.
02:18Et puis, ça peut être un contact qui dit, de toute façon, ce n'est pas pour moi.
02:21Donc, ça, on y reviendra en détail.
02:22Mais je vais vous titiller un peu.
02:24À quoi ça sert un stage de troisième ?
02:26Alors, ça sert vraiment.
02:28Parce que des fois, on se dit, les gamins, on ne sait pas quoi.
02:31Comment faire ?
02:32Ils tournent en rond.
02:34Et bon, à quoi ça leur a servi ?
02:36En fait, souvent, on constate qu'il y a une grande différence entre la perception de l'élève
02:40et la perception des professionnels qui accueillent.
02:43Même si à la fin, nous, on fait le lien et on leur dit, voilà ce que l'élève a dit.
02:46En fait, il n'y a pas beaucoup d'occasion de stage et de découvrir l'entreprise dans la scolarité.
02:52Donc là, c'est un moment vraiment important, vraiment charnière.
02:54Et surtout, c'est à quelques mois avant de faire un choix d'orientation très impactant.
02:59En France, vous savez qu'après la troisième, on choisit vraiment son orientation.
03:02On peut revenir en arrière, mais ce n'est quand même pas facile.
03:05On ne va pas se mentir.
03:06Donc, globalement, aller découvrir ce que c'est que l'entreprise,
03:10confirmer ou affirmer le choix d'un métier et d'un secteur, c'est extrêmement important.
03:14Nous, on fait même faire des stages aux élèves dès la fin de la quatrième.
03:18Comme ça, ils en ont deux, voire trois s'ils veulent en faire deux.
03:20Parce que l'idée, c'est vraiment, quand on n'a jamais, par exemple,
03:22on n'est jamais allé au bureau avec papa et maman,
03:24on ne sait pas du tout ce que c'est l'entreprise, en fait.
03:26Et en troisième, on va choisir une voie.
03:28Et donc, sans ce stage-là, on choisit à l'aveugle, clairement.
03:31On parle souvent dans l'émission des questions autour des métiers scientifiques,
03:36du manque de femmes dans les métiers scientifiques.
03:37Est-ce que vous, c'est un levier d'action que vous réussissez à mener
03:45dans le cadre de bien avoir monté ?
03:47Est-ce que ça fait partie peut-être de vos priorités
03:50ou en tout cas de ce que vous essayez d'améliorer ?
03:52Oui, ça fait partie de nos programmes, clairement.
03:53Et on a des entreprises partenaires qui nous demandent,
03:55dans la tech ou dans les sciences, d'aller cibler.
03:58En ce moment, là, on cherche uniquement des filles
04:00pour une grande entreprise de la tech, pour le stage,
04:03Salesforce en l'occurrence, parce que c'est vraiment leur besoin
04:06et que les filles, peut-être qu'elles aimeraient ça.
04:08Nous, on ne veut pas du tout forcer l'orientation.
04:09Bien sûr, on leur propose.
04:11Mais il y a des filles qui se disent, ce n'est pas pour moi.
04:12Et nous, quand on les connaît très bien,
04:14on va passer des mois avec elles, en classe,
04:16avec les professeurs, à travailler l'orientation.
04:18Et quand on leur dit, il y a ce stage et ce métier,
04:20tu pourrais le faire, c'est peut-être pour toi.
04:22Ça leur donne envie et ça leur ouvre des perspectives.
04:26Et donc ça, c'est vraiment une priorité.
04:27Alors, vous commencez à nous donner des chiffres.
04:29Je vais en donner d'autres.
04:31Alors, 4 élèves sur 5 déclarent que le stage
04:33leur a donné envie de poursuivre leurs études.
04:35Ça rejoint un peu ce que vous disiez tout à l'heure.
04:3779% des élèves qui gagnent confiance en eux,
04:39en autonomie, en curiosité professionnelle.
04:41Et puis alors, 77% des professionnels
04:44qui accueillent les stagiaires,
04:46qui constatent un changement positif
04:48chez les élèves, motivation, ponctualité, curiosité.
04:52Et côté entreprise,
04:54c'est quoi le retour d'expérience,
04:56puisque vous faites le lien entre les deux,
04:57le retour d'expérience des professionnels,
05:00des chefs d'entreprise, des cadres
05:01qui ont accueilli un élève ?
05:03Moi, j'ai une professionnelle récemment
05:05qui accueille depuis longtemps,
05:06qui m'a dit quelque chose qui me marque beaucoup,
05:08qui m'a dit, en fait, moi,
05:09j'aimerais bien sauver le monde tous les jours,
05:10mais j'ai pas le temps, j'ai un gros boulot,
05:11donc j'y arrive pas.
05:12Mais je suis très reconnaissante
05:13à mon employeur de me permettre
05:15de le faire sur mon temps de travail.
05:17Et ça, je crois que c'est important
05:18parce que ce qu'on fait ensemble,
05:19ça a une vraie valeur dans l'entreprise,
05:21c'est très important pour les collaborateurs
05:23de transmettre,
05:24de savoir qu'elles ont un impact
05:26sur la trajectoire d'un élève.
05:28Et ça, pour le coup,
05:29on le mesure et on le voit
05:30parce qu'on fait des enquêtes d'impact
05:32mesurées année après année,
05:34y compris avec des chercheuses,
05:36ce qu'on a fait cette année.
05:37Donc vraiment,
05:38on le moniteur de très près.
05:40Et c'est important d'abord pour...
05:42Alors, ça a une vraie valeur
05:43pour la marque employeur.
05:44L'employeur, il ne fait pas ça pour de faux.
05:45Il a une vraie influence
05:48sur le parcours de jeunes.
05:51Et ça, les collaborateurs,
05:52clairement,
05:53ils en sont reconnaissants.
05:55Ils sentent que...
05:56Et puis, pour l'employeur,
05:58ça a aussi une vraie valeur
05:59qui est que ça permet, par exemple,
06:01à des collaborateurs
06:03de différents services
06:04de faire des choses ensemble.
06:05Ça leur fait se rencontrer.
06:06Ça les fait se rencontrer.
06:07Donc ensuite,
06:08le boulot n'est plus le même.
06:09On a monté un projet ensemble.
06:1110 ans de recul.
06:12Donc, il doit y avoir
06:12pas mal de belles histoires.
06:14Est-ce que vous avez déjà
06:15des jeunes
06:17qui ont fait un stage de 3e
06:19il y a 10 ans
06:19et puis qui, voilà,
06:21ont vraiment eu l'étincelle
06:23du métier qu'ils voulaient faire
06:24ou qui, peut-être,
06:25se retrouvent à bosser
06:26dans l'entreprise
06:27dans laquelle ils ont fait leur stage ?
06:28Oui, effectivement.
06:29On en a quelques-uns.
06:30En fait, notamment,
06:31je pense à une élève
06:31qui a d'abord fait son stage
06:33puis son alternance
06:34et qui, désormais,
06:35est employée
06:36dans un groupe de marketing
06:37en région parisienne
06:38et qui a vraiment,
06:40enfin, complètement
06:41tout découvert même
06:42de ce métier
06:42en faisant son stage de 3e.
06:44Donc, ça, effectivement,
06:44ça arrive.
06:45Ça arrive avec des métiers aussi
06:46comme ébéniste.
06:48On a un élève
06:48qui a commencé
06:48par faire un stage
06:49en marqueterie de paille
06:50parce qu'on a aussi
06:51des métiers vraiment niche
06:52et qui, ensuite,
06:53est devenu ébéniste,
06:54a fait une alternance.
06:55On trouve aussi...
06:56En fait, on suit nos élèves
06:57parce qu'ils nous le demandent
06:58et qu'on a un lien particulier
06:59avec eux.
07:00Donc, on a des élèves
07:00qui nous demandent ensuite
07:01des alternances,
07:02ce qui n'est pas notre cœur de métier.
07:03Je ne veux pas faire un appel
07:03mais, en tout cas, voilà,
07:05on les suit encore
07:05année après année
07:06et aussi, ce qui est très important,
07:07c'est qu'on leur apprend le réseau
07:08et ça, c'est essentiel
07:10quand on n'a pas forcément
07:11de réseau familial au départ.
07:12Il y a des élèves
07:13qui font encore appel
07:14à leurs tuteurs,
07:14toutes tutrices
07:15jusqu'à 10 ans après.
07:16Donc là, en l'occurrence,
07:18depuis les tout débuts,
07:19il y en a qui sont encore en lien
07:19et c'est des superbes histoires.
07:21Parce qu'effectivement,
07:22vous vous adressez
07:23à des élèves
07:24de quartier prioritaire,
07:26quartier prioritaire de la ville,
07:27enfin, ça change tout le temps
07:28les noms de...
07:29Mais bon, c'est ça,
07:30on l'a bien compris.
07:31Avec ce que vous commenciez
07:32à aborder tout à l'heure
07:33que je trouve assez passionnant,
07:34c'est l'auto-censure,
07:37c'est-à-dire le fait de se dire
07:38de toute façon,
07:40ce métier-là,
07:40il n'est pas pour moi,
07:41cette entreprise,
07:42elle n'est pas pour moi,
07:43etc.
07:43Le stage de troisième,
07:45ça peut être l'échec
07:46à trouver un stage en troisième,
07:48ça peut être la première auto-censure,
07:50vous voyez ce que je veux dire,
07:51la première déception
07:52qui fait que finalement,
07:53on ne va pas s'ouvrir
07:54et sortir du quartier.
07:55Ça peut être un gros élément
07:57de décrochage, c'est certain.
07:58Vraiment.
07:59Vraiment,
07:59si les élèves ne se sentent pas
08:01accueillis sur le marché du travail,
08:02parfois,
08:03ils ne comprennent pas forcément
08:04pourquoi on leur enseigne
08:05toutes les matières
08:06qu'on leur enseigne au collège,
08:08c'est un élément,
08:08en tout cas,
08:08de démotivation
08:09à un âge déjà assez compliqué,
08:12l'adolescence,
08:1314-15 ans,
08:13on leur demande
08:14de faire un choix d'orientation,
08:15ce n'est pas évident,
08:16enfin,
08:16c'est évident pour personne.
08:18Nous,
08:18on constate qu'au-delà
08:19de la vocation,
08:21on ne leur demande pas
08:21de trouver leur voie
08:22à 14 ans,
08:23mais en tout cas,
08:23par exemple,
08:24il y a des éléments
08:24de remotivation
08:25qu'on constate très fréquemment,
08:27comme par exemple,
08:28des entreprises
08:28dans lesquelles
08:29les réunions se font en anglais,
08:30ils vont donc avoir envie
08:31de parler mieux anglais
08:32parce qu'ils disent
08:33cette boîte,
08:33en fait,
08:33elle me plaît,
08:34et les élèves se disent
08:36ok,
08:36donc je vais me remotiver
08:37sur cette matière.
08:38Le cours d'anglais,
08:38je vois maintenant
08:40à quoi ça sert.
08:40Exactement,
08:41alors qu'ils apprennent
08:42l'anglais depuis le CP
08:43et que parfois,
08:43ils ne comprennent pas
08:44toujours pourquoi,
08:45en tout cas,
08:45pourquoi de manière
08:46aussi poussée
08:46et c'est pareil
08:47pour les maths,
08:48c'est pareil
08:48pour plein de matières
08:49et on constate vraiment
08:50une remotivation
08:51sur les matières
08:52et des élèves
08:53qui se disent
08:53j'imaginais pas déjà
08:55que tous ces métiers,
08:56tous ces genres d'entreprises
08:57existaient
08:57et souvent,
08:58ils sont assez frappés
08:59par le milieu d'entreprises
09:01tout simplement
09:01et donc ça les remotive clairement
09:04et ça empêche un décrochage
09:05et puis pouvoir choisir
09:06vraiment
09:06et pas subir son orientation,
09:08ça c'est vraiment
09:08notre cheval de bataille
09:10parce que les facteurs
09:11de décrochage
09:12que ce soit après la troisième
09:13ou au moment
09:14des études supérieures
09:15c'est tout à fait lié à ça.
09:17Est-ce qu'il y a des secteurs
09:19que les élèves demandent
09:20en priorité ?
09:21Est-ce que vous,
09:22votre job,
09:22c'est justement de leur dire
09:23va voir ailleurs ?
09:25Alors nous,
09:25d'abord,
09:25on part effectivement
09:26des envies des élèves
09:29donc on essaie
09:30de répondre à leur envie
09:30parce que notre boulot
09:31c'est de se dire
09:32est-ce que je vais confirmer
09:33ou infirmer mon idée ?
09:35On a beaucoup de demandes
09:36dans les métiers
09:36qui sont très représentés,
09:38que les élèves
09:39s'imaginent facilement
09:40comme les métiers
09:40de la santé,
09:41les métiers du droit
09:42par exemple
09:42ou de l'informatique aussi.
09:44C'est des métiers
09:44qui sont très demandés
09:45mais on essaye
09:47effectivement aussi
09:48de leur dire
09:48va voir ailleurs
09:49parce qu'on a plein
09:50de professionnels
09:50qui ont très envie
09:51de faire découvrir
09:52leur métier
09:53et qui ont aussi
09:53des besoins de recrutement
09:54et des métiers
09:55qui pourraient intéresser
09:56les élèves
09:57mais qu'ils ne connaissent pas.
09:58Je vous dis très simplement
09:59par exemple,
10:00si on dit à un élève
10:00de 14 ans
10:01ressources humaines,
10:02ils ne savent pas du tout
10:02ce que ça veut dire
10:03et il y en a
10:04qui en fait
10:04ont très envie
10:05de travailler
10:06dans les ressources humaines
10:06quand on leur explique
10:07ce que c'est.
10:08Et on va terminer là-dessus
10:09de l'autre côté,
10:12du côté des entreprises,
10:13est-ce que vous,
10:14là aussi on en a
10:15assez souvent discuté
10:16dans cette émission,
10:18la question
10:18des biais de recrutement,
10:20de l'élargissement
10:20finalement
10:21parce qu'on est en difficulté
10:22de recruter,
10:23de se dire
10:24je ne vais pas juste aller
10:25comme toujours
10:25dans le vivier
10:26des grandes écoles
10:27ou des universités,
10:28etc.
10:28Est-ce que vous voyez
10:29les entreprises changer
10:30d'une certaine façon ?
10:31Alors c'est lent
10:31mais on le voit
10:32et c'est vraiment aussi
10:33une des ambitions
10:35de notre association
10:36c'est vraiment
10:36faire se rencontrer
10:37des populations
10:38qui ne se rencontrent jamais
10:39donc clairement
10:40les gens des entreprises
10:41dans les centres-villes
10:42et les jeunes
10:43des quartiers populaires
10:44et ce qui est très intéressant
10:46et ce qu'on voit
10:46c'est que les professionnels
10:47qui accueillent
10:48année après année
10:49changent de regard
10:50sur les élèves
10:51des quartiers populaires
10:51et se disent
10:52en fait c'est pas l'image
10:53que j'ai,
10:54l'image toute construite,
10:56le cliché,
10:57c'est une vraie personne
10:59que j'ai rencontrée
11:00et je me projette
11:00dans le fait
11:01de pouvoir l'embaucher
11:01plus tard
11:02et ça c'est vraiment
11:02très intéressant.
11:03Un dernier mot
11:03on n'a pas parlé
11:04DIFT
11:04mais bon
11:05DIFT est partenaire
11:06de cette rubrique
11:08vous les connaissez bien
11:08quasiment depuis le début
11:10c'est ça ?
11:10Oui on a une relation
11:11un peu particulière
11:12puisque le cofondateur
11:13Georges Badevant
11:14avec Frédéric Mazella
11:15était volontaire
11:16en service civique
11:17dans l'association
11:18quand il était encore étudiant
11:19donc effectivement
11:20depuis les tout débuts
11:21on a embarqué avec DIFT
11:22et c'est un partenaire
11:23très important
11:24parce qu'ils ont
11:25une relation privilégiée
11:26avec énormément d'entreprises
11:28à qui ils proposent
11:29des solutions
11:29vraiment nouvelles
11:30innovantes
11:31et que ce soit les patrons
11:32ou que ce soit les salariés
11:33parce qu'on a aussi
11:34beaucoup d'écho des salariés
11:35ça leur plaît beaucoup
11:36de donner de l'argent
11:37pour une bonne cause.
11:38Merci beaucoup Virginie Salmène
11:40et à bientôt
11:41sur Be Smart for Change
11:42on passe à notre débat
11:43on va parler
11:44d'externalisation stratégique
11:47et administrative
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