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00:01Bonjour à tous et bienvenue dans les informés, votre émission de décryptage de l'actualité jusqu'à 9h30.
00:07Vous pouvez nous écouter à la radio France Info, nous regarder aussi sur le canal 16 de la TNT.
00:12Bonjour Aurélie. Bonjour Agathe, bonjour à tous.
00:15Au programme ce matin, le président présente ses voeux aux armées en l'absence de budget.
00:20Quelles conséquences pour nos militaires ?
00:22Et puis Emmanuel Macron mise sur le Parlement européen pour rejeter l'accord du Mercosur.
00:27L'opération peut-elle fonctionner ?
00:30Pour nous éclairer aujourd'hui nos informés, Elisa Bertolomé, chef adjointe du service politique chez Politico.
00:35Bonjour Elisa. Bonjour Agathe.
00:36Et Myriam Akawa, présentatrice de Tout est politique sur France Info TV. Bonjour Myriam.
00:41Bonjour Agathe, bonjour à tous.
00:42On commence donc Aurélie avec notre premier débat.
00:45Emmanuel Macron présente aujourd'hui ses voeux aux armées sur la base aérienne d'Istre dans les Bouches-du-Rhône.
00:50Oui, et alors qu'il n'a toujours pas de budget pour les armées, puisqu'il n'y a pas de budget tout court,
00:56alors que le gouvernement prévoit sur le papier quelques 3,5 milliards de rallonge pour la défense,
01:016 milliards au total en deux ans, dans un contexte géopolitique très tendu,
01:06que ce soit avec la guerre en Ukraine ou les velléités américaines au sujet du Groenland,
01:11où ça s'accélère ces dernières heures, puisque la France déploie des militaires.
01:15Bref, l'absence de budget n'est pas du meilleur effet dans la période,
01:18selon le général Philippe Pierre de Villiers, qui était votre invité à 8h30.
01:22D'un côté, le Président annonce 6,7 milliards pour l'année prochaine,
01:27ce qui est un effort tout à fait substantiel et qui correspond à l'ordre de grandeur que moi je propose,
01:31et de l'autre côté, ces 6,7 milliards pour le moment n'existent pas,
01:35puisqu'on ne peut pas passer les commandes aux industriels.
01:38Et du coup, ces 6,7 milliards, ils ont toute chance pour une grande partie
01:42de ne pas pouvoir être dépensés, si toutefois on a un budget un jour,
01:46pour qu'on puisse les obtenir.
01:47C'est cette situation de crise politique majeure qui nous affaiblit encore un peu plus.
01:54Alors Emmanuel Macron aurait sans doute été le premier à vouloir présenter ses voeux aux armées
01:58avec un budget en bonne et due forme, vu les circonstances,
02:00mais pour l'instant, le chef de l'État doit faire sans,
02:03même si, souvenez-vous, en décembre, une écrasante majorité de l'Assemblée
02:07avait voté le principe de ces augmentations de crédit pour la défense,
02:11sans traduction sonante et trébuchante pour l'instant.
02:13C'est un problème pour nos armées, pour nos militaires,
02:16il n'y a un manque à oua que cette absence de budget aujourd'hui ?
02:19C'est un énorme problème.
02:20C'est un problème pour l'armée, puis c'est un problème pour le pays.
02:23C'est vraiment...
02:24Enfin, il y a quelque chose de catastrophique, en fait,
02:28avoir la menace aussi proche en Europe.
02:31Maintenant, le Groenland,
02:32on était tous arrivés sur cette nuit,
02:36ce qui allait se passer en Iran,
02:37les choix de Donald Trump.
02:38Donc, évidemment, cette espèce de décalage
02:41entre des voeux aux armées
02:43qui, plus que jamais, sont renforcés, nécessaires,
02:47le lien armée-nation, etc.,
02:49et puis ce budget qui s'enlise.
02:50Après, ce que dit Aurélie, c'est vrai,
02:52il y a un accord, mais quasi unanime,
02:55au sein de l'Assemblée nationale
02:56pour cet effort supplémentaire de défense majeure.
03:01Et tout porte à croire qu'à l'arrivée,
03:03que ce soit ordonnance,
03:05que ce soit 49-3 ou par un miracle absolu
03:08dans cette Assemblée,
03:10un vote sur le budget,
03:11eh bien, l'effort de défense sera au rendez-vous.
03:14Mais il faut mesurer ce décalage.
03:16C'est incroyable.
03:18Les voeux aux armées sont aussi
03:20adressés aux armées qu'aux pays,
03:22puisqu'il y a cette prise de conscience de la menace
03:24et tous les exécutifs, le gouvernement,
03:27essayent de renforcer ce lien armée-nation.
03:30On se souvient des mots du général Mandon.
03:31On voit les budgets sur la table,
03:33on voit l'effort de défense en Europe,
03:35l'industrie.
03:36Il faut aussi faire en sorte qu'on achète européens
03:38quand on sait que le Danemark achète des F-35.
03:41Il faut mesurer ça.
03:42Les avions de chasse américains.
03:45Donc voilà, il n'est plus que temps
03:46qu'on se donne les moyens.
03:48Les Français en ont assez.
03:49Et je pense aussi les armées.
03:50Même le général Pierre de Villiers disait
03:53que cet effort prévu pour 2026,
03:556,7 milliards, il était substantiel, Elisa.
03:58Il y a quand même une prise de conscience
04:00qu'on a changé de monde et qu'il faut s'adapter.
04:04Oui, mais c'est comme disait Myriam,
04:05il y a une prise de conscience.
04:07Et quand il y a des débats assez consensuels à l'Assemblée,
04:09on le voit, les députés, les sénateurs sont d'accord
04:11sur le fait qu'il faut donner du budget
04:13et augmenter le budget des armées.
04:16Mais ça ne se traduit pas dans les faits politiques.
04:18C'est un peu comme si la réalité de la menace autour de nous,
04:23que ce soit au Groenland, en Iran ou dans d'autres pays,
04:25la menace Trump également,
04:26ne franchissait pas le mur du son
04:28et restait très en surplomb.
04:30Paraissait presque irréel pour des personnalités politiques
04:33qui ne le transforment pas dans les actes à l'Assemblée
04:36et qui ne se donnent pas les moyens à date
04:38de voter un budget.
04:41Donc on peut imaginer que
04:42quand Emmanuel Macron va prendre la parole tout à l'heure,
04:46on peut supposer qu'il va à nouveau remettre un coup de pression
04:49sur le gouvernement et sur les parlementaires
04:50pour que ce budget aboutisse le plus vite possible.
04:53Il avait déjà commencé avant Noël,
04:54il a continué ces derniers jours, ce début du mois de janvier,
04:57pour vraiment bien faire passer le message
04:59que ce n'était pas seulement une question politique
05:02mais presque de survie vis-à-vis de la menace internationale.
05:06Donc c'est aussi ses voeux aux armées,
05:08c'est un passage obligé.
05:09Emmanuel Macron, le président de la République,
05:10les fait chaque année.
05:12Mais on peut supposer que cette année,
05:14ils auront une tonalité encore plus particulière
05:15puisqu'ils pourront,
05:16ils pourra se servir de cette fenêtre d'exposition-là
05:20pour à nouveau faire passer quelques messages politiques
05:22et dire aux parlementaires,
05:24bon cette fois maintenant, on arrête
05:25et on passe vraiment aux choses sérieuses
05:26et on se donne les moyens.
05:27D'autant plus que ces voeux aux armées,
05:28ils interviennent le jour où on apprend
05:30qu'une mission de reconnaissance
05:32est envoyée en ce moment au Groenland
05:35face aux menaces de Donald Trump.
05:36Mission de reconnaissance à laquelle participe la France.
05:40Aurélie, ça se concrétise ?
05:42Effectivement, avec une quinzaine de militaires français
05:45pour l'instant,
05:46qui sont donc sur une mission de reconnaissance,
05:48c'est-à-dire qu'ils vont étudier le terrain.
05:50Ce sont plutôt des militaires
05:52qui sont habitués à ces terrains froids,
05:55ce qui peut être utile au Groenland.
05:57Et d'ailleurs, ce matin,
05:58avant d'aller faire ses voeux aux armées,
06:00Emmanuel Macron organise un conseil de défense à l'Elysée.
06:03Il y a les deux volets, il y a l'Iran
06:05et donc il y a aussi le Groenland.
06:06Parce que pendant des semaines,
06:08on se disait, mais ce n'est pas possible,
06:10en fait, Donald Trump,
06:12qui est un membre de l'OTAN,
06:13le plus gros contributeur financier de l'OTAN,
06:17ne peut pas décider d'annexer
06:20un territoire qui appartient
06:21à un autre membre de l'OTAN.
06:23Le Danemark, le Groenland,
06:26est autonome,
06:27mais appartient au royaume du Danemark.
06:29Ça paraissait totalement surréaliste,
06:32ubuesque,
06:32sauf qu'en fait,
06:33mais non,
06:33on en est là aujourd'hui dans ce monde extrêmement incertain,
06:36avec un allié américain
06:38qui, parfois,
06:41on peut se demander si c'est vraiment un allié.
06:43Donald Trump a l'air déterminé
06:44à d'une manière ou d'une autre
06:45avoir le Groenland.
06:48Et c'est vrai que
06:49ses premières réactions
06:51au fait que des...
06:52Parce qu'il n'y a pas que des Français
06:53qui sont partis,
06:55des militaires français
06:55qui sont partis pour le Groenland,
06:57mais d'autres pays européens,
06:58Donald Trump prend un peu ça
06:59avec ironie,
07:00en disant,
07:01oui,
07:01ce n'est pas avec des chiens de traîneau
07:03que vous allez protéger le Groenland.
07:05Donc,
07:05on sent que ça se tend
07:06et Emmanuel Macron,
07:08effectivement,
07:08prend, lui,
07:09le sujet très au sérieux
07:10dans la période.
07:11C'est la menace la plus concrète
07:12à laquelle les Européens font face
07:14en ce moment,
07:15celle de Donald Trump
07:16contre le Groenland.
07:17la menace,
07:18il ne faut pas l'oublier,
07:18la plus concrète,
07:20c'est l'Ukraine.
07:20Aujourd'hui,
07:21c'est vraiment le cœur de l'Europe
07:22et c'est la menace russe
07:23qui, aujourd'hui,
07:24nous regarde.
07:26On voit la guerre hybride,
07:27on voit ce qui se passe
07:28avec les différentes tentatives
07:30de mettre en place
07:31la coalition des volontaires
07:32et l'incapacité,
07:33je signale ça,
07:34pour le gouvernement
07:35de répondre à
07:35qu'est-ce qui se passe
07:36après le cessez-le-feu
07:37si, effectivement,
07:39la ligne de front
07:40est à nouveau menacée
07:41par la Russie.
07:41Est-ce qu'on tire ?
07:42Est-ce qu'on ne tire pas ?
07:43Mais à court terme,
07:43cette histoire du Groenland.
07:44Il y a aussi une question
07:45de la dissuasion,
07:46ça rejoint le Groenland,
07:48c'est comment l'Europe
07:49est dissuasive
07:50vis-à-vis de ses ennemis
07:53pour la Russie,
07:54adversaires,
07:54c'est le mot,
07:55pour les Etats-Unis.
07:57Quand vous lisez
07:57l'interview du New York Times,
07:58la longue interview
07:59du New York Times
08:00de Donald Trump
08:01sur le Groenland,
08:03il lui demande,
08:03les journalistes,
08:04mais en fait,
08:05vous avez beaucoup d'options.
08:06Vous pouvez largement
08:07renforcer votre présence militaire
08:08qui est très importante,
08:10vous pouvez redéfinir
08:11le partenariat économique
08:13et militaire
08:13avec le Groenland.
08:14Pourquoi vous voulez
08:15posséder le Groenland ?
08:17Et Donald Trump dit,
08:18au fond,
08:19il n'y a qu'en possédant,
08:20en annexant,
08:21pour reprendre le mot d'Orélie,
08:22que j'ai conscience
08:24de ma réussite.
08:26C'est psychologique.
08:27Donc, il faut bien mesurer.
08:28Alors, évidemment,
08:29il est imprévisible,
08:30il peut changer d'avis, etc.
08:31L'hypothèse d'une intervention militaire
08:33n'est pas privilégiée
08:34par tous les experts militaires
08:35et politiques,
08:37mais c'est une option.
08:39Et donc, effectivement,
08:40le Groenland nous met
08:42dans une hypothèse
08:43peu probable,
08:43mais cette hypothèse existe,
08:45d'une attaque
08:46d'un pays de l'OTAN
08:46contre un autre pays de l'OTAN.
08:48Il faut mesurer les choses.
08:49Donc, c'est vrai que
08:49les vues aux armées
08:50vont être très importants
08:52aujourd'hui
08:52et il faut aller au-delà
08:54de l'incantation
08:55et des grandes formules.
08:56Là, il faut véritablement
08:57passer aux actes.
08:58Après, il ne faut pas
08:59exclure le fait
09:01que Donald Trump
09:02ait aussi un fonctionnement
09:03avec le Groenland
09:04de la même manière
09:05qu'il avait eu
09:06sur les droits de douane.
09:07Il y a un peu moins d'un an,
09:09il avait mis un très gros
09:11coup de pression
09:11à ses alliés,
09:12notamment l'Union européenne,
09:13en parlant de droits de taxes,
09:16de droits de douane
09:16à hauteur de 20 %,
09:18ce qui avait forcé,
09:19quelque part,
09:19l'Union européenne
09:20et les pays membres
09:21de l'Union européenne
09:22à se parler,
09:22à trouver des conditions,
09:24à faire en sorte de baisser
09:24et à avancer.
09:25À tel point que,
09:26quelques mois plus tard,
09:27on s'était dit 15 %,
09:2710 %, 5 %,
09:28finalement,
09:29ce n'est pas si élevé que ça
09:30pour les droits de douane.
09:31Donc, Donald Trump,
09:32c'est un chef d'entreprise,
09:33c'est un entrepreneur à la base.
09:34Donc, il a cette façon
09:39de gérer les relations internationales.
09:41Pourquoi je vous parle de ça ?
09:41Parce que là,
09:42sur le Groenland,
09:43on peut aussi,
09:43certains imaginent,
09:44qu'il soit dans cette même expérience
09:46et de bluff
09:48à cette façon
09:49où il menace le Groenland
09:50quelque part
09:51pour forcer aussi
09:51ses partenaires de l'OTAN,
09:53ses partenaires européens
09:54à investir un peu plus
09:55en matière de sécurité,
09:57ce qui serait tout bénéfique pour lui
09:58puisque les deux menaces
10:00qu'il brandit
10:00pour annexer le Groenland
10:01sont la Chine et la Russie.
10:03Et pour autant,
10:04les États-Unis
10:04n'ont pas envie
10:05de surinvestir dans la sécurité
10:06pour protéger cette zone-là.
10:07Donc, ça permettrait aussi
10:08c'est une explication.
10:10En tout cas,
10:11on va voir si elle va se vérifier
10:12dans les semaines
10:12et les mois à venir.
10:13Ça permettra au fait
10:14à Donald Trump
10:15quelque part
10:15à mettre ses alliés
10:17de l'OTAN
10:17et de l'Union européenne
10:18au pied du mur
10:19et de faire en sorte
10:19de rééquilibrer aussi
10:21les investissements
10:21en matière de défense
10:22et de sécurité
10:23dans cette zone de l'Arctique.
10:24Et en même temps,
10:25ces derniers mois,
10:25Donald Trump nous a montré
10:26qu'il n'avait pas de limites.
10:28Il a bombardé l'Iran
10:29en juin.
10:31Il a enlevé
10:32le président Nicolas Maduro
10:34par la force,
10:36Aurélie Herbemont.
10:36Qu'est-ce qu'on en dit
10:39à l'Élysée,
10:40à Matignon,
10:41dans la classe politique ?
10:42Est-ce qu'on prend
10:43cette menace au sérieux ?
10:44Emmanuel Macron avait dit
10:45il y a quelques jours
10:45« Je ne crois pas
10:46que le président Trump
10:48a naissance de Groenland »
10:48mais on ne sait pas
10:49si c'était un langage diplomatique
10:51ou si c'était
10:52sa conviction profonde.
10:53La difficulté,
10:54c'est que les autorités
10:56en France disent
10:56qu'il faut être préparé
10:58un peu à tout
10:58avec Donald Trump.
10:59Effectivement,
11:00au coup de bluff aussi
11:01qui parfois
11:01ne se concrétise pas
11:02et parfois,
11:03il y a une certaine sidération
11:04en voyant qu'il passe
11:06vraiment à l'action.
11:07Donc,
11:08il y a un côté,
11:08il ne faut jamais
11:09sous-estimer Donald Trump.
11:10Généralement,
11:11quand il parle de quelque chose,
11:12d'une manière ou d'une autre,
11:14il ne veut y arriver.
11:15Pas forcément jusqu'au bout
11:16en engageant
11:17des militaires américains
11:19contre des militaires de l'OTAN.
11:21ça peut être effectivement
11:22comme le disait Elisa,
11:23ça fait des années
11:24que Donald Trump dit
11:25l'OTAN,
11:26il n'y a que les Etats-Unis
11:27qui financent,
11:28il faut que les Européens
11:29aussi vous cotisiez plus
11:30parce que ça suffit,
11:32ce n'est pas à nous
11:32de dépenser tout notre argent
11:34pour vous.
11:34Donc,
11:35il y a ce côté
11:35un peu de ce partenaire
11:36imprévisible
11:36avec qui on peut s'attendre
11:38au meilleur
11:39et au pire.
11:40Donc,
11:40il faut rester sur ses gardes
11:42et surtout,
11:43l'idée,
11:44c'est qu'il ne faut pas
11:44montrer de faiblesse
11:46face à Donald Trump
11:47parce qu'en fait,
11:48si vous êtes faibles,
11:49il continue
11:49à avancer
11:51le plus possible.
11:52Donc,
11:52il faut essayer
11:52de lui tenir tête
11:53ce qui n'est pas facile
11:55parce qu'il est très puissant
11:58et on ne sait pas
11:58jusqu'où il peut aller
12:00et on sait qu'il peut aller
12:00très très loin.
12:01Et justement,
12:02Elisa,
12:02vous qui travaillez au quotidien
12:03avec vos collègues
12:04américains,
12:04européens,
12:05est-ce que l'on vous dit,
12:07est-ce que vous constatez
12:08que l'image de la France
12:09est dégradée,
12:11affaiblie,
12:11que la France pèse
12:12moins qu'avant ?
12:13Alors,
12:14ce n'est pas nous
12:14qui le constatons personnellement
12:16mais ça se voit,
12:18il y a eu énormément
12:19par exemple de remarques
12:19et de critiques
12:20après la réaction
12:21d'Emmanuel Macron
12:22suite à la vainure
12:23du Venezuela
12:23par les Etats-Unis
12:25et par Donald Trump.
12:26La réaction du président
12:27a été au mieux incomprise,
12:29au pire jugée vraiment
12:30très maladroite.
12:31Parce qu'il n'a pas condamné
12:32dans un premier temps
12:32la méthode.
12:33Il n'a pas condamné
12:34d'abord dans son tweet
12:35de réaction,
12:36enfin son message sur X,
12:37il n'a pas condamné
12:37la méthode,
12:38se contentant déjà
12:39de se projeter
12:39dans l'après Nicolas Maduro
12:41et dans cette transition
12:42démocratique.
12:44Ce qui est sûr,
12:44c'est qu'on voit
12:44que Donald Trump
12:45a une relation un peu ambivalente
12:47avec Emmanuel Macron.
12:48À la fois,
12:48il le respecte
12:49parce que c'est un chef d'Etat
12:50qui est en poste
12:50depuis très longtemps.
12:52Déjà lorsqu'il était
12:53lui-même
12:54dans son premier mandat
12:56et en même temps,
12:56il ne perd jamais
12:57une occasion
12:57pour se moquer de lui,
12:59pour le rabaisser,
13:01pour lui faire comprendre
13:02qu'il ne le traite pas
13:02et qu'il ne le considère pas
13:04à sa hauteur.
13:05Donc, c'est à la fois
13:07l'interlocuteur
13:07qu'il a au niveau
13:08de l'Union européenne
13:08parce que c'est le plus
13:09ancien chef d'Etat
13:10en poste
13:10et en même temps,
13:11Donald Trump
13:12n'a qu'un grand mépris
13:13pour ce que fait
13:14l'Union européenne
13:15et nous considère
13:15que c'est un petit confetti
13:16sur la carte.
13:17Donc, ne nous accorde pas
13:18tant de crédibilité
13:19que ça.
13:20Miriam Akawa ?
13:21Oui, après moi,
13:22ce que j'observe pour l'instant,
13:23c'est qu'on est tous
13:24en train d'essayer
13:24de comprendre
13:25quelle est au fond
13:26la doctrine de Donald Trump.
13:28Est-ce qu'on revient
13:29aux sphères d'influence ?
13:30Est-ce que c'est uniquement
13:31l'obsession de la Chine
13:32qui lui fait vouloir
13:34récupérer le Groenland ?
13:36Mais pour l'instant,
13:37il avait dit
13:38qu'il serait isolationniste.
13:39Il n'est pas du tout.
13:40En revanche,
13:41il ne veut pas envoyer
13:43de troupes au sol.
13:44Et ça, je crois
13:45que c'est très important
13:45comme point de lecture.
13:47Ça, les Américains
13:48ne veulent surtout plus
13:50s'enferrer
13:51dans des bourbiers
13:53type Irak et Afghanistan.
13:55J.D. Vance
13:55est très très très fort
13:56là-dessus.
13:57Lui, il sait
13:58de quoi il parle
13:59puisqu'il a vu
14:00sur le terrain
14:00le vice-président américain
14:02ce que peuvent être
14:03les conséquences
14:03d'une ingérence directe
14:05au Moyen-Orient.
14:06Donc, pour l'instant,
14:08on entend beaucoup
14:09beaucoup de mots
14:11et de surenchères
14:12par rapport à l'Europe.
14:13C'est un peu trop tôt
14:14pour juger.
14:15Mais ce qu'on voit,
14:16c'est que ces interventions
14:17diverses et variées
14:18sont très ponctuelles
14:20et n'ont pas d'implication
14:22dans le temps
14:23dans les pays extérieurs.
14:25Donc, ça peut vouloir dire
14:27que finalement,
14:27ça peut se retourner.
14:28On voit ce qui se passe
14:28au Venezuela, par exemple.
14:30Aujourd'hui,
14:30la situation est quasi
14:31hors de contrôle
14:32et on n'est pas du tout
14:33dans une transition
14:34démocratique au Venezuela.
14:35Donc, il faut attendre encore
14:36pour comprendre
14:37la lecture géopolitique
14:39du Trump.
14:40J'ajouterais aussi
14:41que ces interventions
14:42sont généralement liées
14:44à quelques problèmes
14:45qu'il rencontre
14:45sur la scène intérieure.
14:46Économiquement,
14:47ça ne se passe pas
14:47forcément très bien
14:48aux Etats-Unis.
14:50Il y a eu plusieurs manifestations
14:51dans différentes villes.
14:52Il a aussi perdu des élections.
14:53On l'a vu à New York,
14:54par exemple,
14:55avec l'élection
14:55d'un maire démocrate.
14:57Donc,
14:58Donald Trump a besoin aussi
14:59de regagner en crédibilité
15:00sur sa scène intérieure
15:02et les interventions
15:03qu'il prévoit,
15:04qu'il montre,
15:04le fait de gonfler les muscles
15:06sur la scène internationale
15:07peut aussi lui servir à ça.
15:07Dans un instant,
15:09on va se demander
15:09si le président
15:10mise sur la bonne méthode
15:14pour rejeter l'accord
15:15du Mercosur.
15:16Il mise sur les parlementaires
15:18européens.
15:19Mais tout de suite,
15:20il est 9h21
15:21et c'est l'info
15:21en une minute
15:22avec Philippine Thibodeau.
15:24L'Iran,
15:25toujours coupé du monde
15:26depuis maintenant 156 heures.
15:28Il n'y a plus d'Internet
15:29qu'on talibilise
15:30l'ONG Netblocks.
15:31Le bilan humain
15:32est au moins de 3428 morts
15:34selon une autre ONG,
15:35Iran Human Rights,
15:36dans la répression
15:37des manifestations
15:38de protestations iraniennes.
15:40Il en est question
15:41en ce moment
15:42à l'Élysée
15:42lors d'un conseil
15:43de défense d'urgence.
15:45Autre sujet
15:45abordé,
15:46le Groenland.
15:47La France envoie
15:48des soldats,
15:48une quinzaine déjà sur place.
15:50Une mission militaire
15:51européenne
15:52démarre aujourd'hui
15:53sur le territoire arctique
15:54sous souveraineté danoise
15:55convoitée par le président
15:57américain.
15:58Un rassemblement
15:59à Paris à 11h
16:00à l'appel
16:00de la Confédération
16:01paysanne
16:02pour demander
16:02la libération
16:03d'une cinquantaine
16:04de militants
16:05placés en garde à vue hier
16:06accusés d'avoir pénétré
16:08dans une annexe
16:08du ministère
16:09de l'Agriculture.
16:11Le gouverneur
16:12de la Banque de France
16:13propose d'abaisser
16:13le taux du livret A
16:14à 1,5%
16:16contre 1,7%
16:17actuellement
16:18et de fixer
16:19celui du livret
16:20d'épargne populaire
16:21à 2,5%.
16:22Reste au ministre
16:23de l'économie
16:24Roland Lescure
16:25de valider
16:25cette proposition.
16:27Et puis l'équipe
16:27de France
16:28de Handball
16:28remet sa couronne
16:29en jeu ce soir
16:30et l'entrée en lice
16:31pour l'euro masculin
16:32en Norvège.
16:33Premier match
16:33à 18h
16:34contre la République tchèque.
16:38France Info
16:39Les informés
16:43Aurélie Herbemont
16:45Agathe Lambret
16:46Les informés
16:49avec Elisabeth Tholomé
16:50chef adjointe
16:50du service politique
16:51chez Politico
16:52Myriam Ancawa
16:53présentatrice
16:54de Tout est politique
16:54sur France Info TV
16:56Aurélie on passe
16:57à notre deuxième débat
16:58la bataille
16:59qui continue
17:00contre l'accord
17:00avec le Mercosur.
17:02Et vous voyez
17:02Emmanuel Macron
17:02n'a pas réussi
17:03à convaincre
17:04ses partenaires européens
17:05de repousser
17:06cet accord
17:06de libre-échange
17:07avec les pays
17:08d'Amérique latine
17:09qui alimente
17:09la colère
17:10des agriculteurs
17:11désormais
17:11les responsables
17:12politiques français
17:13n'ont qu'un recours
17:14à la bouche
17:14le Parlement européen
17:15c'est là
17:16que ça se joue
17:17désormais
17:18Sébastien Lecornu
17:19n'a pas été renversé
17:20hier
17:21à l'Assemblée
17:22déposé contre lui
17:23par le RN
17:24et LFI
17:25mais il n'a pas manqué
17:26de dire tout le mal
17:27qu'il pensait
17:28de cette initiative
17:28des oppositions.
17:30C'est une division
17:31au moment même
17:32où l'équipe de France
17:34au grand complet
17:35devrait prendre
17:36son bâton de pèlerin
17:37et convaincre
17:38l'ensemble
17:39des sensibilités politiques
17:40au Parlement européen
17:41pour avoir
17:42un vote favorable.
17:44Le chef du gouvernement
17:45appelle à poursuivre
17:46le lobbying
17:47à Strasbourg
17:48prochaine manche
17:48la semaine prochaine
17:49les eurodéputés
17:50devront dire
17:51s'ils souhaitent
17:52oui ou non
17:52saisir la Cour
17:53de justice européenne
17:54histoire d'essayer
17:55d'obtenir une suspension
17:56de cet accord
17:57bref
17:57contrarier les plans
17:59de la commission
17:59alors que le vote
18:00formel du Parlement
18:01européen sur le traité
18:03n'aura sans doute
18:04pas lieu avant avril
18:05c'est là que se jouera
18:06la vraie bataille rangée
18:07entre pour et anti
18:08Mercosur
18:09et si la classe politique
18:11française est unanime
18:12contre ce traité
18:13c'est pas si facile
18:14que ça
18:15de convaincre
18:15les partenaires
18:16alors les eurodéputés
18:18français peuvent-ils
18:18avoir plus d'influence
18:20auprès de leur collègue
18:21qu'Emmanuel Macron
18:22avec les siens
18:22ce sera tout l'enjeu
18:24des prochaines semaines
18:25Sébastien Lecornu
18:26parle d'une équipe
18:26de France
18:27mais est-ce qu'elle existe
18:28cette équipe de France
18:29Elisabeth Tholomé ?
18:31Elle existe oui
18:33sur la scène nationale
18:35parce que les parlementaires
18:36et les partis
18:37sont en grande majorité
18:38opposés à ce traité
18:40du Mercosur
18:40on l'a vu
18:41lorsqu'il y avait eu
18:41un vote à l'Assemblée
18:42au mois de décembre
18:43le Parlement était
18:44quasiment unanime
18:45là où c'est plus compliqué
18:46c'est que notamment
18:48dans ce dont on entend
18:50très fortement la voix
18:51le Rassemblement National
18:52qui avait déposé
18:53une motion de censure hier
18:54le Rassemblement National
18:55à Bruxelles et à Strasbourg
18:57n'est pas complètement aligné
18:58avec ses partenaires européens
18:59la France est finalement
19:00assez isolée
19:01au Parlement européen
19:03et au sein de l'Union européenne
19:06dans son opposition
19:07à ce traité
19:08qui, il faut le redire
19:10traîne
19:11la signature de ce traité
19:12traîne depuis presque 30 ans
19:13aujourd'hui
19:14donc ça fait des années
19:15et des années
19:16que ça dure
19:16C'est ça qui est particulier
19:17François-Xavier Bellamy
19:18député européen de droite
19:19il n'est pas d'accord
19:20avec son groupe
19:21au Parlement européen
19:22qui soutient cet accord
19:23alors que lui il s'y oppose
19:24Voilà
19:24et donc c'est vrai
19:25que le vote
19:25qui aura lieu en avril
19:27ou mai prochain
19:28va être un petit peu délicat
19:29on voit mal à date
19:30comment il peut y avoir
19:31une majorité au Parlement européen
19:33puisque Jordan Bardella
19:35par exemple
19:35qui est très opposé
19:36à ce traité
19:36ne sera pas forcément
19:37aligné avec ses partenaires
19:40et va se poser la question
19:42de que vont devoir voter
19:43les députés
19:44est-ce qu'ils doivent voter
19:45en lien avec leur parti d'origine
19:47leur nationalité
19:47donc c'est à supposer
19:48que les eurodéputés français
19:50voteraient contre
19:51la signature de ce traité
19:52ou est-ce qu'il y a
19:53une solidarité de groupe
19:54finalement
19:54et ils vont devoir
19:55s'aligner sur la majorité
19:56de ce que pense leur groupe
19:57donc à ce sujet-là
19:59je ne suis pas très optimiste
20:01à titre personnel
20:02sur le rejet
20:03de ce traité
20:03en avril prochain
20:04Et vous Miriam Mankawa
20:05est-ce que vous êtes optimiste
20:06comme Emmanuel Macron l'est
20:08comme la ministre
20:08de l'Agriculture l'est ?
20:10En tout cas
20:10l'histoire n'est pas finie
20:11c'est vrai
20:12quand ils disent
20:13le match n'est pas plié
20:14c'est pas complètement
20:15la fin de l'histoire
20:16c'est vrai qu'il y a un pays
20:19qui n'a pas très envie
20:20de passer par le Parlement européen
20:22c'est l'Allemagne
20:22et Ursula von der Leyen
20:24ça ne vous a pas échappé
20:25est allemande
20:25et elle a
20:26fort de l'adoption
20:28par une majorité qualifiée
20:31des états membres
20:32de l'Union européenne
20:34décidé d'appliquer quand même
20:35le traité
20:36de façon provisoire
20:37sans passer par le Parlement
20:38ce qui fait sursauter
20:40évidemment
20:41tous les parlementaires européens
20:43tous ceux qui sont attachés
20:45à la démocratie européenne
20:46mais elle a le droit
20:47de le faire
20:47et il y a une deuxième procédure
20:49c'est la saisie
20:51de la Cour de justice
20:52de l'Union européenne
20:53là aussi il faut
20:54un certain seuil
20:56une majorité
20:57de députés européens
20:58ce qui pourrait bloquer
20:59la mise en oeuvre
21:01même provisoire
21:02de ce traité
21:04donc oui
21:04il n'y aura pas
21:05de solidarité de groupe
21:07moi je pense que
21:07les français d'un bloc
21:08qui soit PPE
21:09PSE
21:10RN
21:11ou à l'extrême droite
21:12ou à l'extrême gauche
21:13de l'estil
21:13qui est européen
21:14du Parlement de Bruxelles
21:16vote trop contre
21:17ça va être très compliqué
21:18mais voilà
21:20il faut en tout cas
21:21que ce vote ait lieu
21:22c'est le respect
21:22de la démocratie
21:23en Europe
21:24Armand Aurélie
21:24et c'est vrai
21:26que ça va être compliqué
21:26dans chaque groupe
21:27par couleur politique
21:28le RN
21:29c'est que ses partenaires
21:30italiens
21:30ils sont plutôt
21:31pour le Mercosur
21:32donc même l'extrême droite
21:33de Jordan Bardella
21:34ne sera pas unie
21:35les socialistes
21:36me disaient hier
21:36ben non
21:37mais nous on ne fera jamais
21:38changer d'avis
21:38les socialistes espagnols
21:39qui dirigent
21:40le groupe socialiste
21:41et puis idem
21:42les LR sont dans le groupe
21:43du PPE de la droite allemande
21:45et ne vont pas du tout
21:46pour retourner la droite allemande
21:48donc c'est pas fini
21:48mais c'est compliqué
21:49on va suivre tout ça
21:50sur France Info
21:50merci beaucoup les informés
21:51merci
21:52Elisa Bertholomé
21:52chef adjointe du service politique
21:54chez Politico
21:54merci Myriam Ancawa
21:56représentatrice de
21:57Tout est politique
21:58sur France Info
21:58quand est-ce qu'on peut vous regarder
21:59vendredi, samedi, dimanche ?
22:00absolument, 18h, 20h
22:02demain, après-demain
22:03et après-après-demain
22:04merci beaucoup Aurélie
22:05très bonne journée
22:06sur France Info
22:07les informés reviennent
22:08à 20h ce soir
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