00:00Et soyez libres, un édito et une nouvelle figure qu'on a accueilli dans cette matinale et j'en suis particulièrement heureux.
00:06Bonjour Franck Dedieu.
00:07Bonjour Maxime.
00:08Merci beaucoup d'être avec nous, journaliste Marianne.
00:10Et ce numéro qu'on retrouve en kiosque et sur le site internet, bien sûr, enquête sur les tatas flingueuses,
00:15leur plan pour liquider le PS à Paris.
00:17Et on y retrouve Sophia Shikiru, Rachida Dati et Sarah Knafo.
00:21Et c'est donc la une de l'hebdomadaire.
00:23Marianne, pour votre chronique mon cher Franck, qu'on retrouvera donc tous les vendredis,
00:26votre première avec cette question que vous posez.
00:29Est-ce que c'est Macron, le président français, qui a fait plier Trump ?
00:33Alors d'abord, Maxime, un petit rappel.
00:35La France aime bien dire non.
00:37Dire non surtout aux Etats-Unis.
00:39Elle le fait souvent et avec un certain panache, une certaine grandeur.
00:43Non aux Américains, quand De Gaulle sort du commandement de l'OTAN en 67.
00:47Non au réganisme de Mitterrand en 81, qui était la grande mode.
00:51Désirant de rompre avec le grand capital.
00:54Non à Bush, plus près de nous.
00:56Signé Chirac en 2003 pour ne pas suivre le président américain.
00:59Un Irak.
01:00Et voilà un autre non récent, celui de Macron à Trump.
01:04Un double non, même Maxime.
01:05Non, assez visé sur le Groenland.
01:08Je n'y reviens pas.
01:09Et non à son conseil de la paix, une sorte d'ONU bis où il faut payer un milliard de droits d'entrée.
01:15Bon, c'est formidable de savoir dire non.
01:17Maintenant, dire non sans conséquence, c'est quand même beaucoup moins intéressant.
01:21Est-ce que là, cette stratégie est payante, Franck ?
01:24Eh bien, d'abord, ça peut l'être.
01:25Un petit rappel, ça peut éviter, disons, des dépenses inouïes.
01:31Une étude de la Brown University aux Etats-Unis évalue l'intervention des Amériques en Irak à 2200 milliards de dollars.
01:40Un coût gigantesque.
01:41Que d'économies nous avons fait en décidant de ne pas le suivre.
01:45Mais en revanche, le non au capitalisme à la rigane de Mitterrand n'a pas été tout à fait couronné de succès.
01:51Si on en juge par son revirement en mars 83, lors du tournant, vous vous rappelez, il s'était incliné devant le fait économique établi.
01:59Ça, c'est pour le passé.
02:00Mais est-ce que le fameux non de Macron peut jouer un rôle dans la position, on va dire, qui s'est calmée de Trump sur le Groenland ?
02:06Est-ce que cette fois-ci, le non a été payant ?
02:08Alors d'abord, je reviens un peu sur l'histoire, Maxime.
02:11Elle enseigne deux choses.
02:12D'abord que dire non, quand on est la France, c'est quand même plus facile lorsqu'on est entouré.
02:19Rappelez-vous, Chirac a dit non en 2003 avec le chancelier Schröder.
02:23Or cette fois, le partenaire allemand est resté bien prudent avec Macron.
02:27Rappelez-vous, très peu de soldats envoyés au Groenland.
02:31Et puis, une fois que Trump a levé un peu la voix, rapatriement des soldats.
02:35Le partenaire allemand est désireux d'écouler ces belles berlines aux Etats-Unis.
02:41Je ne vous fais pas un dessin.
02:43Mais assez étonnamment, il y a eu bien sûr une sorte de coalition autour de Macron,
02:48mais qui n'est pas venue des Européens forcément, contrairement à ce qu'on peut dire.
02:52Plutôt de l'extérieur de l'Union.
02:53Plutôt de l'extérieur de l'Union.
02:55Les Italiens, Mélanie a voulu jouer les intermédiaires.
02:58Je ne reviens pas sur le Hongrois, qui est plus proche idéologiquement de Trump.
03:02Et finalement, ceux qui ont élevé le plus la voix, assez paradoxalement, ce ne sont pas les Européens.
03:06Ce sont, par exemple, le Premier ministre canadien, Marc Carnet,
03:10qui a parlé de rupture avec son allié de toujours.
03:13Ce n'est pas rien.
03:14Le Royaume-Uni, c'est aussi une vraie rupture,
03:17qui était aussi toujours censée regarder vers le large, selon le bon mot de Churchill.
03:22Et bien, a réagi.
03:24Et c'est une puissance nucléaire qui a fait partie de l'expédition au Groenland,
03:29aux côtés de Macron.
03:31Et puis ce non-norvégien aussi, qui est un autre pays non-européen,
03:35enfin non-membre de l'Union européenne,
03:37qui a aussi fait montre de fermeté.
03:39Donc, il y a un contraste avec le silence assourdissant des pays de l'Est,
03:43le rôle d'intermédiaire de Mélanie.
03:46Et finalement, il semblerait que Macron a été appuyé,
03:50non pas par les Européens, mais par des pays qui sont extérieurs à l'Union.
03:54Les fameux voisins auxquels on ne s'attend pas toujours.
03:56Donc, si je comprends bien, il faut quand même un tout petit peu relativiser
03:59le rôle du président de la République dans cette position du président américain
04:03qui s'est adouci vis-à-vis du Groenland.
04:03Bien sûr. Et puis d'abord, vous avez très justement dit adouci.
04:07On ne sait pas que vont devenir les revendications de Trump sur le Groenland
04:11et sur une partie du Groenland.
04:15Et puis, quitte à casser un peu l'ambiance,
04:17je voudrais vous rappeler quand même que par rapport à 2003,
04:21on a fait d'ailleurs une enquête dans Marianne là-dessus,
04:23nous sommes très différents.
04:24Les choses ont changé.
04:26Je veux dire que nous sommes affaiblis.
04:28Quelques chiffres.
04:28Trois ou quatre pas plus, je vous promets.
04:30En 2003, la France représentait 5% du PIB mondial.
04:35Aujourd'hui, c'est 2,8.
04:37Donc, on a baissé de puissance.
04:39Ça part de marché mondial à l'export.
04:41C'est important l'export.
04:42Parce que quand vous voulez autour d'une table,
04:44par les ors, peser,
04:45eh bien, vous devez être une puissance exportatrice.
04:48En 2003, nous pesions 5,3% du commerce mondial à l'export.
04:52Aujourd'hui, c'est la moitié.
04:54Donc, nous avons diffisé par deux notre puissance
04:56et l'oncle Sam parallèlement.
04:59Au même moment,
05:01eh bien, a gardé intacte sa superpuissance.
05:03Pour paraphraser Bismarck,
05:05la diplomatie sans puissance économique,
05:07c'est comme la musique sans instrument.
05:09C'est ça.
05:09Et malheureusement, on en a eu la preuve ces derniers temps.
05:11Merci beaucoup, Franck Daudieu,
05:12qu'on retrouve désormais.
05:13Donc, tous les vendredis sur Sud Radio,
05:16après le journal de 8h.
05:17Et puis, dans un instant,
05:18on débattra de cette question,
05:20alors que dans une trentaine de minutes
05:22du côté de l'Assemblée nationale,
05:24en réalité, les députés vont devoir choisir
05:25si oui ou non,
05:26ils lèvent le pouce
05:27ou ils baissent le pouce
05:28vis-à-vis de Sébastien Lecornu.
05:29Mais il y a un camp
05:30qui nous intéresse particulièrement,
05:32c'est celui de la droite.
05:33Est-ce que vous avez compris, vous,
05:34ce que faisait la droite sur ce budget ?
05:35Est-ce que pour rester crédible,
05:37Laurent Wauquiez,
05:38qui est le chef, on va dire,
05:39des députés de droite
05:40à l'Assemblée nationale,
05:41ne doit pas tout simplement
05:42acter la censure ?
05:43Ça travaille, dans certaines personnalités
05:45du camp de la droite.
05:46David Lysnard a déjà dit
05:47qu'il devrait censurer.
05:49Franck Louvrier,
05:50ancien conseiller et maire de La Baule
05:51et figure de droite également,
05:53a dit que s'il était député,
05:54il aurait activé la censure.
05:56Et dans l'opinion journal économique
05:58quotidien ce matin,
05:59un certain Michel Barnier,
06:01ancien Premier ministre,
06:02qui commence à dire,
06:03« Mais moi, je réfléchis aussi à la censure. »
06:05Et vous, auditeurs,
06:060826 300 300,
06:08vous avez la parole.
06:08Est-ce que pour vous,
06:09en réalité,
06:10la droite, pour rester crédible,
06:12doit censurer,
06:13doit activer la censure,
06:14doit faire chuter
06:15le gouvernement de Sébastien Lecornu ?
06:170826 300 300
06:18avant l'interview politique.
06:19Vous avez la parole,
06:20on en discute avec Franck Dedieu
06:21et Arlette Chabot.
06:22Et si vous voulez nous appeler,
06:24mais vous avez la flemme,
06:24vous pouvez tout simplement aussi
06:25envoyer un SMS.
06:26Ça tombe bien,
06:27on joue sur Sud Radio,
06:28figurez-vous.
06:29On joue parce qu'on vous offre
06:30en réalité des forfaits.
06:32Ben oui,
06:32parce qu'on a dit
06:33que le temps était un peu catastrophique,
06:35mais il est également formidable.
06:36Du côté de Péragude,
06:37par exemple,
06:38vous envoyez le mot Sud
06:39au 728
06:40et on vous offre
06:41deux forfaits de ski
06:42pour la station Péragude.
06:43Vous le savez que c'est
06:44la station de ski
06:45des départements des Hautes-Pyrémées
06:46et de la Haute-Garonne.
06:47C'est très simple,
06:48vous écoutez Sud Radio
06:49et nous,
06:49on vous offre le moyen de partir.
06:50C'est pas beau ça ?
06:51Allez, 728,
06:52un seul mot,
06:53le mot Sud
06:53et on revient dans une poignée de secondes
06:55sur Sud Radio.
06:56A tout de suite.
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