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  • il y a 22 heures
Tous les soirs, les chroniques du 20h BFM font leur choix dans l'actualité.

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00:00Attendez d'abord votre choix, Didier François.
00:02C'est donc de disséquer ce soir la dernière idée de Donald Trump.
00:05Le président américain, écoutez bien, veut créer ce qu'il appelle un conseil de paix,
00:09qu'il présiderait, et pour en faire partie de ce conseil de paix, il faudrait payer un milliard de dollars.
00:14C'est quoi l'idée ? C'est de remplacer l'ONU ?
00:16Mais en fait, c'est ça qui est dingue.
00:18Et en plus, l'histoire part... Mais personne n'a vu venir, hein.
00:20Parce que quand même, il faut voir comment ça part.
00:23Ça part de le truc qui paraît bien, on arrête la guerre à Gaza.
00:26Ok, très bien, bon, c'était plutôt louable, comme on voit là.
00:31Et donc, il dit, on va faire un conseil de paix.
00:34Alors, le problème étant que le conseil de paix en question, c'est lui, effectivement, qui le préside.
00:39C'est lui qui nomme tous ses copains dedans, qui décide.
00:44Et puis, d'un seul coup, d'un seul, on se rend compte que c'est pas seulement pour Gaza,
00:47mais qu'il a décidé de l'étendre, et que, finalement, il veut en faire quelque chose à l'échelle internationale.
00:52Il y a une phrase dans le préambule de son projet de paix, qu'on doit peut-être avoir là, qui va sortir,
00:59qui inquiète un tout petit peu tout le monde.
01:01C'est que, d'un seul coup, il pense que c'est une organisation internationale
01:04qui vise à promouvoir la stabilité, rétablir une gouvernance fiable,
01:08et garantir une paix durable dans les régions touchées ou menacées par les conflits.
01:12En parenthèse, le Groenland.
01:13Non, mais je veux dire, donc, en fait, on se rend compte que d'un truc qui était, en fait,
01:20fait pour essayer d'amener un petit peu le cessez-le-feu, puis la paix à Gaza,
01:24on passe à une remise en cause du Conseil de sécurité de l'ONU,
01:28puisque c'était le boulot du Conseil de sécurité de l'ONU.
01:30– Trump l'a toujours détesté.
01:31– Oui, mais enfin, bon, qui avait quand même,
01:34on rappelle quand même qu'on y a un siège avec vos droits de véto,
01:37que là, dans son truc, en fait, c'est lui le président,
01:39c'est lui qui propose à qui vient, quels sont les États qui rentrent ou qui ne rentrent pas.
01:43Alors, pour l'instant, c'est qu'il y a la Russie,
01:44il a proposé à la France et à l'Allemagne,
01:46mais alors, on ne sait même pas s'il y a la Chine.
01:47En revanche, il y a de l'Albanie, enfin, voilà.
01:49En fait, de toute manière, si on a un milliard pour rentrer,
01:52c'est aussi lui qui peut révoquer les gens qui sont dedans,
01:54à l'air dit petit.
01:55Et puis, il y a, alors, il y a le droit de vote,
01:58mais il a, lui, un droit de véto sur le droit de vote.
02:01Donc, on se dit, ah ben ouais, tout ça, en payant un milliard en cash,
02:05parce qu'il ne faut quand même pas déconner des fois qu'on se barre avec la caisse.
02:07Et donc, on est quand même dans un truc qui est...
02:09Alors, on verra la réponse à la France ce soir.
02:12Ce qui inquiète tout le monde, c'est qu'on voit qu'en fait,
02:14sa vision des relations internationales,
02:16se fout du droit international,
02:17parce qu'en fait, le droit américain et son droit personnel s'imposent à tous,
02:21se foutent des institutions internationales,
02:23c'est du rapport de force pure et dure,
02:25et que donc, ça pose quand même un problème sur comment on va gérer le monde.
02:29Alors, évidemment, la France a dit, vous êtes bien gentil,
02:33mais non, quoi, enfin, le président de la République, il est président de la République,
02:35il n'est pas invité au VIP club de Marais-Largot
02:38pour aller boire des pots avec ses copains
02:41et dessiner du reste du monde dans un fauteuil en cuir avec du whisky.
02:45– Emmanuel Macron a dit non, il y a des pays qui ont dit oui ?
02:47– Alors, pour l'instant, non, non, mais c'est ça qui est génial,
02:49c'est qu'ils font tout ce canard.
02:50– C'est-à-dire ?
02:51– Même les Russes, par exemple, n'ont pas dit.
02:53L'Allemagne n'a rien dit.
02:54Donc, en fait, les seuls qui ont dit tout de suite,
02:56c'est même pas pensable, c'est les Français.
02:57Moralité, hier, il y avait encore Vitkoff qui appelait
02:59pour essayer de faire pression sur les conseillers du Président.
03:01– Ah, Vitkoff appelait l'Élysée hier, les conseillers du Président,
03:03pour faire pression ?
03:04– Oui, en disant…
03:05– Vitkoff, c'est l'émissaire de Donald Trump.
03:07– Sur le thème, mais à ce moment-là, vous refusez de soutenir le plan de paix, etc.
03:10Donc, ils sont sur une pression, donc c'est-à-dire que,
03:12mais comme sur le Groenland, en fait, ils sont en train de faire pression sur tout
03:14pour essayer d'imposer une sortie des règles du jeu international
03:18et d'avoir un truc ad hoc, une espèce de structure ad hoc
03:23pour régler, « dealer », entre guillemets.
03:25En fait, on voit bien qu'on est dans une logique,
03:27et une logique quasiment transactionnelle et commerciale,
03:30voire purement de…
03:33– Mais c'est un reclubre, quoi.
03:35– Et c'est quand même assez effrayant dans la mesure où, grosso modo,
03:39ça veut dire qu'on est vraiment très, très engagé,
03:43d'un point de vue du concept, dans la destruction de ce qui était
03:46la mise en place de l'ordre du monde après la Deuxième Guerre mondiale
03:50et dans une espèce de nouveau…
03:52voilà, dans un monde de puissance et de zone d'influence assez effrayant.
03:57– Yves, d'un mot pour commenter ?
03:59– Écoutez, moi, Donald Trump, de plus en plus me fait penser
04:03à Idi Amin Dada à la Maison Blanche.
04:07– C'est-à-dire ?
04:07– C'est n'importe quoi.
04:08– C'est absolument n'importe quoi et je trouve qu'on ne prête pas assez attention
04:14au danger que représente ce monsieur dans certaines de ses interventions.
04:20Alors je sais, on loue le fait que finalement il résout les problèmes,
04:23il résout les guerres, non, il ne résout rien du tout,
04:26il ajoute du danger au danger et autant, si ça peut servir à quelque chose,
04:32ça doit servir à ce que l'Europe se réveille, à ce que l'Europe réagisse,
04:37à ce que l'Europe se raffermisse.
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