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  • il y a 2 mois
Tous les soirs, les chroniqueurs du 20h BFM font leur choix dans l'actualité.

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Transcription
00:00Mais d'abord, Yves Tréhard ce soir, et dans la foulée un peu de ce qu'on a dit sur la réforme des retraites,
00:05vous nous parlez ce soir dans votre choix d'Emmanuel Macron.
00:06Emmanuel Macron qui est plus que jamais spectateur de ce qui est en train de se passer dans le pays.
00:10Oui, vous savez le général de Gaulle qui disait que le président de la République était la clé de voûte du régime.
00:14Ben là, les événements de ces jours-ci, et d'aujourd'hui singulièrement, montrent qu'il est spectateur,
00:20ce qui est incroyable, spectateur de l'actualité.
00:22Alors, quelques événements, le premier c'est évidemment le fait que la réforme des retraites soit suspendue.
00:27Je ne sais pas si vous vous rendez compte, c'est la réforme capitale de son deuxième mandat.
00:31C'est la réforme pour laquelle il s'est engagé pendant la campagne électorale.
00:36Et cette réforme, elle n'est même pas décalée comme il l'a dit récemment, elle est suspendue.
00:40C'est une suprême humiliation pour lui. Qu'est-ce qui va rester du deuxième mandat ?
00:44Vous dites qu'est-ce qui va rester du deuxième mandat ?
00:46C'est même la réforme la plus importante, bien deux mandats démarchés.
00:48Oui, bien sûr, il y en a eu d'autres, mais effectivement c'est la plus importante.
00:53Deuxième chose, c'est la libération de Boilem sans salle.
00:58Emmanuel Macron n'est pas resté les bras croisés, évidemment, mais médiatiquement,
01:01qu'est-ce qui va avoir les lauriers de l'affaire ?
01:04C'est évidemment M. Stenmayer, le président allemand, qui va accueillir bientôt l'écrivain franco-algérien.
01:14À Berlin, c'est aussi là, aux yeux des Français, il apparaît comme un spectateur.
01:21Troisième chose dont on va parler bientôt, c'est le Mercosur.
01:24Le Mercosur, le président de la République, a dit qu'il était fermement opposé.
01:28C'est l'accord de libre-échange entre l'Europe et l'Amérique du Sud.
01:30Entre l'Europe et plusieurs pays d'Amérique latine.
01:32Certes, il y est fermement opposé, mais il ne pourra rien faire, il sera spectateur aussi.
01:37Parce que comme la majorité des pays européens l'acceptent, cet accord,
01:40vous allez avoir des produits qui vont arriver en Europe,
01:42et rien n'empêchera que ces produits arrivent en Europe passent la frontière française, évidemment.
01:46Et j'ajouterai à cela, alors c'est un peu du mauvais esprit, mais j'ajouterai à ça la visite d'hier de Mahmoud Abbas,
01:56le bien fatigué et bien sans pouvoir, j'allais dire, du président de l'autorité palestinienne,
02:02qui était avec Emmanuel Macron,
02:04et qui a dit qu'ils assureraient évidemment la pérennité d'un État palestinien,
02:12les deux là, et je ne sais pas trop ce qu'ils peuvent faire sur ce sujet.
02:15Vous parliez de De Gaulle tout à l'heure, Emmanuel Macron, il en est réduit à inaugurer les chrysanthèmes ?
02:18Exactement, c'est ce que disait De Gaulle de ses prédécesseurs sous la Troisième et la Quatrième République.
02:23Il était aujourd'hui à Toulouse, le président de la République,
02:26et il évoquait le danger des réseaux sociaux.
02:30Il disait qu'il fallait sonner le toxin,
02:31parce que les réseaux sociaux peuvent être un danger pour la démocratie française.
02:35Et il disait qu'il allait peut-être s'en affranchir lui-même,
02:38sortir des réseaux sociaux. On va l'écouter.
02:40Je n'exclus pas ce que vous m'avez invité à faire,
02:43qui est de sortir de ces réseaux.
02:46Je pense que, en tout cas, ça ne peut avoir de sens que dans un processus d'ensemble.
02:50Donc je ne l'exclus pas aujourd'hui,
02:52ce n'est pas ce que je ferai demain matin,
02:54et je ne vais pas vous faire une annonce aujourd'hui.
02:55Je pense que la priorité, c'est d'abord de mener la bataille en interne pour moi,
02:59et d'essayer d'obtenir ces éléments de régulation et de visibilité.
03:04Alors, mauvaise langue, je veux dire,
03:05mais s'il se retire des réseaux, il n'existera plus du tout, presque.
03:08C'est-à-dire qu'il n'a légitimement plus tellement de pouvoir,
03:12même si la Constitution lui en prête,
03:14mais dans la légitimité, il n'en a plus beaucoup en France,
03:16et qu'il l'écoute quand il dit ça.
03:18Personne ne l'écoute.
03:19C'est assez terrifiant de dire que cet homme,
03:23qui a été tout puissant,
03:24eh bien aujourd'hui, il est quasiment absent, je dirais,
03:28et l'immobilisme, décidément,
03:31est la malédiction de tous les deuxièmes mandats,
03:34parce que ce n'est pas le premier, non plus,
03:36président de la République à connaître ce trou d'air.
03:39Réaction Amélie Didier-François.
03:41Oui, alors ce n'est pas simplement un trou d'air, à mon avis,
03:44c'est la décision, mais c'est la dissolution.
03:46Le président, il est garant de la stabilité des institutions,
03:50en dissolvant et en perdant,
03:51il n'a déjà pas eu la majorité législative,
03:54parce qu'il n'a pas fait compagne après la présidentielle,
03:56et là, évidemment, le débat qu'on a eu tout à l'heure, c'est ça.
04:00C'est grosso modo, en fait, à l'Assemblée,
04:02ils ne débattent même pas de savoir,
04:03ils ne débattent pas de la sécurité sociale.
04:05Ce que nous disait la députée,
04:06ce qu'essaye d'avoir Sébastien Lecornu en tant que Premier ministre,
04:10c'est une majorité, puisqu'il n'y a plus de majorité.
04:12Donc c'est grosso modo,
04:13et est-ce qu'on sauve les budgets en faisant des alliances,
04:16même en revenant sur des réformes qui ont été faites,
04:19puis on laisse les vrais débats à l'élection présidentielle,
04:22ou, mais ce n'est pas un débat sur le...
04:23En fait, on n'a pas de débat sur l'Assemblée nationale
04:26pour de vrai sur la réforme des retraites.
04:29On a un débat sur savoir est-ce qu'on a ou pas une majorité
04:32pour continuer à avoir un budget et tenir jusqu'en 2018,
04:35jusqu'en élection.
04:36La dégringolade comme ça d'Emmanuel Macron,
04:40je me demande si ce n'est pas une façon,
04:41on a d'assister finalement à un vrai régime parlementaire
04:46que de vrai pourrait être la France.
04:50Le présidentialisme à la française dans notre régime,
04:53il conduit aussi à ça.
04:54Quand on piédestalise, on finit forcément par tomber,
04:56par tomber très très bas, même pour un Jupiter.
04:59Je note, piédestalise.
05:00Piédestaliser, c'est pas mal ça.
05:01J'invente.
05:02Piédestalise.
05:03Surtout, je vous ai vu acquiescer à ce que disait Amélie Rosy.
05:05Oui, oui, elle a complètement raison.
05:06C'est pas tous les soirs dimanche.
05:07Oui, c'est pas bon.
05:09Non, non, mais je suis tout à fait d'accord avec ça.
05:11Eh bien ?
05:11Je suis d'accord avec les deux commentaires qu'on fait, évidemment.
05:15Mais c'est assez tragique quand même que ça se termine comme ça,
05:20parce que je faisais la comparaison avec d'autres présidents
05:22et qui avaient réussi à se refaire une petite santé grâce à la cohabitation.
05:26Et là, c'est même pas cas.
05:27Eh bien non.
05:28C'est terrible.
05:29Je ne sais pas si on peut demander à la régie de remettre l'image d'Emmanuel Macron
05:32au milieu de ces 250 personnes du côté de Toulouse tout à l'air.
05:36L'arrière-goût de gilets jaunes.
05:37Oui, l'arrière-goût de grands débats et des gilets jaunes.
05:39Exactement.
05:39Ces grands débats qui lui avaient permis de sortir avec tout ça.
05:43Il avait brillé.
05:43Mais là, personne ne l'écoute.
05:44Non.
05:45Enfin, ceux qui étaient dans l'assistante, ils étaient 200 ou 300.
05:48Mais je pense qu'aujourd'hui, compte tenu de l'actualité en plus qui s'est produite en France,
05:52là, Emmanuel Macron est passé sous les radars, si vous me permettez l'expression.
05:56Merci.
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