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Le 10 janvier 1991, entrait en vigueur la loi Evin qui encadre la vente et la promotion de l'alcool et du tabac. 35 ans plus tard, la lutte contre le tabac a été un succès ; mais pour l'alcool, c'est une tout autre histoire. Pétition pour pouvoir faire librement la promotion du vin, publicité pour des alcools forts sur les réseaux sociaux, mélanges aux couleurs attrayantes pour attirer la jeunesse... La loi Evin doit-elle être revue pour s'adapter au XXIème siècle ? Wendy Bouchard se pose la question avec ses invités : médecin addictologue, militant associatif, mais aussi la sénatrice Elisabeth Doineau, qui a travaillé à l'évaluation de cette loi et qui nous reçoit à Laval (Mayenne), dans ce nouveau numéro de Droit de suite. Année de Production :
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00:00Bonjour à tous et bienvenue dans Droits de Suite, l'émission qui regarde comment nos grandes lois évoluent avec la société.
00:24Presque 35 ans après son adoption, on s'intéresse aujourd'hui à la loi Evin.
00:28Alors pas dans sa dimension de lutte anti-tabac, assez restrictive, assez efficace par ailleurs, mais dans la dimension de la lutte contre l'alcool.
00:37Et là, on assiste à un deux poids de mesure assez édifiant. On peut consommer de l'alcool dans les stades, vous le savez.
00:42Les promotions sur les alcools forts pullulent par ailleurs sur les réseaux sociaux.
00:46Nous sommes ici à Laval, au cœur des Halles Gourmandes, et on va interroger le rapport des Français à l'alcool, qui tue chaque année 49 000 personnes.
00:54Clément Guillauneau a posé la question au père fondateur de ce texte, Claude Evin, qui, avec l'avantage de la rétrospective, nous dresse aujourd'hui le bilan de son texte.
01:03A chaque rencontre sportive, alcool à foison dans les buvettes des stades, dans les transports en commun, cigarettes à la bouche, et même dans les cafés.
01:16Bienvenue dans un monde que les moins de 35 ans ne peuvent pas connaître.
01:20C'est ça, parce que moi aussi j'ai fumé.
01:21Pour supporter la cigarette des autres, j'avais fumé.
01:24Le 10 janvier 1991, la loi Evin est votée, portée par le ministre de la Santé de l'époque, Claude Evin.
01:31Une loi de santé publique avant tout.
01:33Étant ministre de la Santé, j'estimais qu'il était de ma responsabilité de contribuer, parce que la loi ne fait pas tout, mais de contribuer à réduire en tous les cas la consommation, et notamment les effets de la consommation sur l'état de santé de la population.
01:51La loi Evin comporte deux volets distincts, la lutte contre le tabagisme et la lutte contre l'alcoolisme.
01:58Depuis 1991, la lutte contre le tabagisme s'est renforcée via plusieurs décrets.
02:03L'ancien ministre s'en félicite.
02:05Aujourd'hui, je crois qu'on peut se féliciter que dans un train, par exemple, il n'y a plus la possibilité de fumer, et puis progressivement on voit des évolutions,
02:12y compris d'ailleurs, ce que moi je trouve intéressant, qui correspondent d'ailleurs à une demande de la population, plus récemment dans les espaces publics même ouverts, les parcs, les plages, etc.
02:23Mais pour ce qui est de la partie alcool du texte, le bilan est bien plus mitigé.
02:28A l'origine, la loi prévoyait, entre autres, la restriction de la publicité en faveur des boissons alcooliques à certains supports uniquement,
02:35comme la radio à des horaires précis, ou bien encore elle prohibait la vente d'alcool dans les enceintes sportives.
02:40Au regret de Claude Évin, la réglementation a depuis été largement assouplie.
02:45Aujourd'hui, il y a de la publicité en faveur de l'alcool dans l'espace public, d'une manière générale,
02:51que ce soit dans les couloirs du métro, que ce soit par affichage et pas uniquement dans les lieux de production.
02:56Et puis d'autre part, il y avait un dispositif d'oscillage concernant la consommation.
03:01Par exemple, une interdiction de vendre de l'alcool dans les enceintes sportives, ça a été réintroduit depuis par voie législative.
03:0835 ans après la loi Évin, le nombre de fumeurs et la quantité d'alcool consommé en France ont tous deux diminué.
03:14Mais le tabac et l'alcool restent les deux facteurs de risque de cancer les plus importants.
03:20Et je vous retrouve donc à Laval.
03:22Nous sommes en Mayenne, dans ces Halles Gourmandes, pour partager une expérience de terrain et le témoignage d'un professionnel de santé.
03:28Bonjour David Le Boulanger.
03:30Vous êtes médecin addictologue.
03:32Donc, à partir de quel volume, de quelle quantité, docteur, on peut juger qu'une consommation d'alcool est excessive ?
03:37Dans les recommandations, on a dit pas plus de deux verres par jour et encore pas tous les jours.
03:42Mais je pense que c'est pas la quantité en fait, l'important.
03:44C'est pourquoi on boit de l'alcool ?
03:46L'alcool festif, ok.
03:49On boit un peu plus que trois, quatre verres, ok.
03:51Après, quelqu'un qui va boire, par exemple, on va dire une personne âgée qui va boire un verre de rouge à chaque repas.
03:56Bon, il a assez de verres par jour, tout va bien.
03:59Il n'est pas dans le risque, soi-disant, très bien.
04:01Quelqu'un qui va boire, par exemple, deux, trois apéros le soir en rentrant du boulot, on est dans autre chose.
04:07C'est-à-dire qu'on cherche un effet.
04:09Donc là, on commence à mettre le pied dans quelque chose qui n'est pas normal.
04:12On va parler dans quelques instants de la bataille des viticulteurs, notamment des vignerons français,
04:16face à ces lois qui peuvent être trop restrictives pour eux, économiquement aussi dangereuses.
04:20Est-ce que, pour vous, il y a des types d'alcool qui sont clairement plus néfastes, plus dangereux que d'autres ?
04:25Non. En France, on classe en verre d'alcool.
04:27C'est 10 grammes d'alcool par verre.
04:29Et en fonction de la quantité, alors nous, on apprend ça à nos patients.
04:31Parce que, par contre, il y a des gens qui boivent un verre et nous disent « je ne bois qu'un verre par jour ».
04:35Mais en fait, le verre, c'est un verre haut comme ça.
04:37Et donc, on a besoin de leur expliquer « ben non, c'est en centilitres, ça fait combien ? »
04:41Et après, on compte en bouteilles par semaine, après.
04:43Parce que, donc, mais si, par exemple, il y a des gens qui arrêtent l'alcool fort,
04:50parce qu'ils n'ont pas le choix, ils vont passer à la bière.
04:53Mais en fait, ils boivent plus.
04:55Et sur la loi Evin, qui nous rassemble aujourd'hui,
04:58si vous deviez donner, vous, après Claude Evin, le regard du professionnel ?
05:04Moi, j'entends quand même souvent mes pubs à la radio.
05:08Et j'ai mes patients, enfin, mes patients qui sont dans l'obligation d'arrêter.
05:11Ça les dérange.
05:12D'entendre des choses à la radio, le petit rosé de je ne sais pas quoi, etc.
05:16Je ne comprends pas que ça existe encore.
05:17Et ça dérange ceux qui sont dans l'obligation.
05:19Et ça dérange les gens qui ont envie d'en sortir.
05:21Quand ils entendent ça, ils ont une envie de boire immédiatement.
05:24Donc ça, c'est quand même un gros souci.
05:26Merci beaucoup, David de Boulanger.
05:28Merci, docteur.
05:29On va parler notamment du poids des lobbies
05:31et de cette filière viticole écrasée par les difficultés climatiques
05:35et les difficultés économiques.
05:36C'est viticulteurs qui se battent pour communiquer davantage encore sur leurs produits.
05:40Reportage d'Angard.
05:43Naïs Pommier est secrétaire viticole.
05:46Chaque année, ce sont plusieurs dizaines de vignerons qui font appel à ces services.
05:50Salut, Naïs.
05:50Ça va ?
05:51Aujourd'hui, elle rend visite à l'un d'entre eux,
05:53Laurent Bernavon, vigneron au mas de Ranguille à Boquer.
05:56On est fait reprise sur la pétition ?
05:58Oui.
05:58Cette pétition au cœur de leur discussion ce jour-là,
06:02Naïs l'a mise en ligne en septembre 2025.
06:04Reconnaître le vin comme un patrimoine culturel et autoriser sa promotion.
06:09On demande à ce que le vin devienne un patrimoine culturel
06:12pour dire déjà que ce n'est pas un alcool comme les autres.
06:16C'est-à-dire que derrière le vin, il y a du travail, il y a du terroir, il y a tout ça.
06:21Et que chaque viticulteur, enfin, cave coopérative ou cave particulière
06:25puisse faire la promotion de ses produits.
06:28Ça passerait par l'assouplissement de la loi Evin
06:31parce qu'en fait, on est le seul pays, on va dire, dans le sud de l'Europe
06:37où on ne peut pas faire de promotion.
06:39Assouplir la loi Evin pour communiquer davantage et plus librement
06:42sur les boissons alcooliques comme le vin.
06:44Avec par exemple des publicités plus attractives pour les consommateurs,
06:48c'est ce que souhaitent les signataires.
06:50On ne prend pas la consommation en trace,
06:52on prend plutôt la consommation raisonnée,
06:54une consommation pour les moments plaisir,
06:56une consommation détente, une consommation familiale.
07:00C'est quand même terrible que pour arriver à faire
07:03la promotion d'un produit, il faille réfléchir,
07:06en faisant attention, qu'on ne voit pas l'étiquette,
07:08qu'on ne dise pas le mot qu'il ne faut pas,
07:10tout ça, alors qu'en fait, ça pourrait être
07:11beaucoup plus simple et mettre quand même,
07:14on va dire, des slogans d'attention.
07:17Mais que voilà, on puisse parler,
07:19et juste, souvent, les viticulteurs,
07:20ils parlent avec le cœur de ce qu'ils font,
07:22et là, pour le coup, pas du tout.
07:23Vignerons et viticulteurs ont été nombreux à partager
07:26et signer la pétition,
07:28qui cumule déjà plus de 22 000 signatures en 4 mois.
07:31Un verre de vin entre amis,
07:32ça rend joyeux, on passe de bons moments,
07:36on est décompressés,
07:38et ce n'est pas pour ça qu'on est désigné.
07:39Tension commerciale avec les Etats-Unis,
07:41dérèglement climatique,
07:43le président territorial de la coopération agricole du Gard
07:46sait que la crise que subit actuellement sa filière
07:48n'est pas seulement due à la loi Evin,
07:50mais il estime qu'elle constitue un frein supplémentaire
07:53à leur activité.
07:54Il nous faut, des fois, pas grand-chose,
07:56mais un peu d'espoir,
07:57en disant, on va pouvoir communiquer,
07:58on va pouvoir...
07:59C'est déjà un premier pas.
08:01Ça ne fera pas tout, c'est certain,
08:03mais une chose après l'autre,
08:05et c'est avec les petits ruisseaux
08:06qu'on fait les grandes rivières.
08:08Cependant, du côté de l'autorité
08:09de régulation professionnelle de la publicité,
08:12on rappelle qu'à l'heure actuelle,
08:13la loi Evin n'interdit pas la publicité pour le vin,
08:16au contraire.
08:17Elle autorise quand même un certain nombre de choses.
08:20elle autorise la possibilité de communiquer
08:22sur ses ingrédients,
08:26sur son goût,
08:27ses modes de consommation aussi,
08:29donc associer un vin avec un mai, par exemple.
08:33Donc ça, évidemment, autorisé.
08:35Autorisé, on peut montrer
08:36le viticulteur, le distributeur,
08:39et donc on peut le montrer,
08:41évidemment, dans sa profession.
08:43Là aussi, on ne le montre pas,
08:44on est en train de faissoyer.
08:46Et puis, toujours se rappeler
08:48qu'il faut évidemment cette mention,
08:50qu'il y a une taille minimale à respecter.
08:52L'abus d'alcool est dangereux
08:54à consommer avec modération.
08:57Si les associations de prévention
08:58contre l'alcoolisme sont vent debout
09:00contre un assouplissement de la loi Evin,
09:02la filière viticole trouve son relais
09:04auprès de certains politiques.
09:05Les parlementaires ont déposé
09:07pas moins de 25 propositions de loi
09:08pour exclure le vin de la loi.
09:13C'est Elisabeth Douaneau
09:14qui nous rejoint dans cet échange,
09:15vous qui êtes sénatrice de la Mayenne.
09:17Bonjour, madame.
09:18Bonjour, Wendy.
09:19Co-auteure d'un rapport
09:19sur la fiscalité comportementale
09:21qui a fait notamment vous interroger
09:23sur le bilan de la loi Evin
09:25qui nous réunit aujourd'hui
09:26dans ce droit de suite.
09:27Vous avez donc analysé les limites
09:29aussi de cette loi
09:30en termes de santé publique.
09:31J'ai d'abord vous fait réagir
09:32à ce qu'on a entendu
09:33de la part de ces viticulteurs
09:34empêtrés, on le sait,
09:36dans des considérations économiques,
09:38climatiques complexes.
09:40Lorsqu'ils disent que cette loi Evin
09:41est un frein à la filière,
09:43qu'est-ce que vous leur répondez ?
09:45Tout d'abord, je voudrais leur dire
09:46mon respect pour leur travail,
09:49pour leur production,
09:50pour la qualité de leur production.
09:52Et que si j'ai, comme aujourd'hui,
09:56accepté cette émission,
09:57c'est justement pour essayer
09:58de faire un pas vers eux.
10:01Leur dire que la loi Evin, entre autres,
10:03mais toutes les politiques publiques
10:04en termes de santé publique
10:06qui sont liées à la lutte
10:07contre l'alcoolisme,
10:08eh bien, ils doivent les porter
10:10avec nous.
10:11Ils doivent les porter avec nous
10:12parce que je ne crois pas
10:13qu'ils soient insensibles
10:14à la mort d'un jeune
10:15à l'issue d'une soirée trop arosée.
10:17Je ne pense pas qu'ils soient
10:18insensibles au fait
10:19qu'une maman accouche d'un bébé
10:20qui a des syndromes
10:21d'alcoolisation fœtale.
10:23Je pense qu'ils sont aussi,
10:24comme moi,
10:25très attachés à ce que chacun
10:27puisse, en tout cas,
10:29vivre avec une bonne santé.
10:31Et je pense que le trop d'alcool,
10:34eh bien, ça peut effectivement
10:36changer la vie
10:37et certainement changer mal
10:39la vie des gens.
10:40Et donc, je pense qu'il faut
10:41que nous soyons alliés.
10:43Et donc, j'ai envie de dire
10:44que c'est un faux combat,
10:45cette pétition qu'ils lancent
10:47contre la loi Evin.
10:49Moi, je pense que la loi Evin,
10:50elle a été une très, très bonne loi.
10:52Et d'ailleurs, pour tout vous dire,
10:54elle a été beaucoup plus ferme
10:55vis-à-vis de la lutte
10:56contre le tabac
10:57que contre l'alcool.
10:58Donc, déjà, on sentait
11:00qu'à cette époque,
11:01effectivement,
11:02les filières
11:03vini-viticoles
11:04ont agi
11:06auprès des élus,
11:07auprès du grand public
11:08pour dire qu'il fallait
11:09peut-être
11:09ne pas en faire autant
11:11pour ne pas avoir
11:12moins d'emplois
11:13dans ce secteur-là
11:14et surtout
11:15perdre des productions
11:16qui étaient
11:16une image
11:18d'attractivité
11:19pour notre territoire.
11:20Autrement dit,
11:21même si la consommation
11:22des Français
11:23d'alcool
11:24a changé,
11:25le combat
11:25de ces viticulteurs,
11:26notamment,
11:26n'a pas changé.
11:27Il reste le même
11:28et leur position
11:28depuis 35 ans,
11:30idem,
11:30c'est ce que vous nous dites
11:30aussi,
11:31Madame la Sénatrice,
11:31aujourd'hui.
11:32Mais oui,
11:33et je le déplore.
11:34Je le déplore
11:35parce qu'il faut
11:35qu'on soit alliés
11:36dans cette lutte
11:37contre l'alcoolisme.
11:38En fait,
11:38quand nous avons fait
11:39notre rapport
11:40avec Cathy Apourciopoli
11:41il y a déjà
11:41presque deux ans maintenant,
11:43qu'est-ce que nous avons relevé ?
11:44C'est qu'en fait,
11:45il y a 10%
11:46de la population
11:47qui consomme
11:4860%
11:49de l'alcool
11:49en général.
11:51Et donc,
11:51on voit bien
11:52que c'est sur
11:53cet alcoolisme
11:54important
11:55qu'il faut agir.
11:56Évidemment,
11:57on ne va pas dire
11:59qu'il faut
11:59ne plus consommer
12:00du tout.
12:01Ce n'est pas ça
12:01la question.
12:03C'est d'essayer
12:03de combattre
12:04l'alcoolisme
12:05qui aujourd'hui
12:06peut détruire
12:07des vies.
12:08Moi,
12:08je voudrais aussi rappeler
12:09que le coût
12:10de l'alcoolisme,
12:12le coût social,
12:13sanitaire,
12:14économique,
12:15il est de plus
12:15de 100 milliards d'euros.
12:16Vous imaginez un petit peu.
12:18Et c'est surtout
12:18les vies brisées.
12:19Alors,
12:19on parle de vie
12:21en bonne santé,
12:22bien sûr,
12:22avec des problèmes
12:23de maladies cardiovasculaires,
12:25de diabète.
12:26Enfin,
12:26on pourrait faire
12:27toute la liste
12:28des pathologies
12:28qui naissent
12:29avec une trop consommation
12:31d'alcool.
12:32Mais il y a aussi,
12:34sur le plan social,
12:35dans une famille
12:35où il y a de l'alcool,
12:37c'est tout le monde,
12:38on le dit,
12:39qui trinque.
12:39C'est très clair
12:40ce que vous nous dites
12:41puisqu'on parle
12:42du suivi de la loi,
12:43de l'application aussi
12:44de cette loi,
12:45du fait qu'elle doit épouser
12:46les évolutions de la société.
12:48Très clairement,
12:48vous nous avez dit
12:48qu'il y a deux poids,
12:49deux mesures dans cette loi.
12:50Et 20,
12:50et on l'évoquait
12:51au début de l'émission,
12:52beaucoup plus restrictives
12:53sur le tabac,
12:54plus laxistes,
12:54au fond,
12:55sur l'alcool.
12:56Comment on travaille ?
12:57Main dans la main,
12:58vous le souhaitez,
12:58mais justement,
12:59à faire évoluer cette loi
13:00et dans quelle dimension,
13:01la sénatrice que vous êtes,
13:02les parlementaires,
13:03peuvent travailler
13:03liés à cette amélioration.
13:04Dans ce rapport,
13:05dans nos conclusions,
13:06nous disions,
13:07mais pourquoi on ne réfléchit pas
13:08à ce qu'ont fait
13:09certains pays
13:09comme l'Écosse,
13:10le pays de Galles,
13:12je crois,
13:12le nord de l'Australie,
13:15il y a aussi l'Irlande,
13:17sur un prix minimum
13:18de vente
13:20à l'unité d'alcool.
13:22Et on pourrait réfléchir
13:23au fait que ce soit
13:24un petit peu mieux réparti.
13:26Parce qu'aujourd'hui,
13:27alors j'entends
13:28les producteurs de vin
13:29qui nous disent,
13:29mais c'est affreux
13:30ce que l'on nous fait
13:31quelque part
13:31en termes de publicité,
13:33mais en termes de taxes,
13:34vous savez qu'ils sont
13:35très très peu taxés.
13:37C'est très très faible le vin.
13:38On taxe beaucoup plus la bière
13:40et comme on taxe
13:41beaucoup plus les spirituels
13:42qui d'ailleurs
13:42ne sont pas consommés en France,
13:43ils sont exportés
13:44la plupart du temps.
13:45Donc je pense
13:46qu'il faut réfléchir
13:47à une traduction contemporaine
13:50de ce qui se produit aujourd'hui
13:51en termes de consommation,
13:53de pratique
13:53et que la stratégie
13:56elle soit adaptée.
13:57Le poids des lobbies,
13:57on peut en parler aussi
13:58Madame Douaneau,
13:59est-ce l'une des explications
14:00dans cet arbitrage
14:01qui a toujours penché
14:03plutôt en faveur de Bercy
14:04qu'en faveur du ministère
14:05de la Santé ?
14:06Ce que j'observe,
14:08c'est que les lobbies du vin
14:10utilisent les mêmes idées
14:14ou solutions
14:14ou subterfuges
14:16que le lobby du tabac.
14:18On le voit bien aujourd'hui.
14:20Vous voyez le lobby du tabac
14:21qui, vu que la consommation
14:23de cigarettes baisse,
14:25vont créer de nouveaux produits
14:27qui peuvent contenir
14:28de la nicotine ou pas,
14:29mais des produits
14:30dont on ne sait pas
14:31quelle sera finalement
14:32la conséquence
14:33sur votre santé.
14:34Et c'est des couleurs,
14:36c'est des odeurs
14:37qui vont être attractives
14:38pour notamment les jeunes.
14:41Et on voit aussi
14:41des alcools différents
14:42avec des énergisants,
14:45avec même du CBD.
14:46Et toujours,
14:47c'est la couleur,
14:48c'est l'odeur
14:49pour attirer un nouveau public.
14:51Alors que ce qu'il faut
14:52absolument,
14:53c'est que les prochaines générations
14:55doivent être parfaitement éduquées
14:58sur les effets nocifs
15:00d'une consommation excessive
15:02d'alcool comme de tabac.
15:03Donc, il faut absolument
15:05qu'on ait une véritable éducation
15:06dès le plus jeune âge
15:08pour justement éviter
15:09de rentrer
15:09dans une consommation excessive.
15:11Les jeunes, justement,
15:12vous en parliez à l'instant,
15:14Elisabeth Douano.
15:15Cette loi adoptée en 1991,
15:17cette loi Evin,
15:17a-t-elle encore du sens pour eux
15:19sur l'interdiction de la vente
15:21de boissons alcoolisées
15:22aux mineurs notamment ?
15:23Regardez, avant que l'on se retrouve,
15:25ce reportage de Clément Guillauneau
15:27qui s'est rendu notamment à Brest
15:28à la rencontre d'un influenceur
15:30qui promeut l'alcool, justement,
15:32sur les réseaux sociaux
15:33à destination de ce public.
15:36Des vidéos comme celle-ci,
15:38des milliers circulent
15:39sur les réseaux sociaux.
15:40Chaque semaine,
15:41près de 8 jeunes sur 10
15:42visionnent des contenus alcool
15:44sur ces applications.
15:45Des influenceurs en font même
15:46leur fond de commerce.
15:48C'est le cas de Zaki,
15:49créateur de contenu brestois,
15:51adepte des expériences
15:52de cocktails alcoolisés.
15:53C'est parti !
15:54Première étape,
15:55on vide nos petits siols de vodka.
15:58Après un rappel à l'ordre
15:59de l'association Addiction France
16:00pour non-respect de la loi EVA
16:02en décembre 2025,
16:03il a supprimé toutes
16:04ses vidéos alcool comme celle-ci.
16:06Mais n'étant pas rémunéré
16:07par les marques dont il parle,
16:09comme beaucoup,
16:10il a du mal à comprendre
16:11en quoi son contenu
16:12ne respecte pas la loi.
16:13J'ai publicité par rapport à l'alcool
16:15et donc les influenceurs,
16:16ça a été vachement régulé.
16:18Et ça, c'est totalement normal.
16:19Maintenant, c'est le côté valorisation
16:22de l'alcool,
16:22côté positif par rapport à la personne,
16:24c'est hyper flou.
16:25Par exemple, je peux être hors joué
16:27dans une vidéo
16:28en faisant une vodka 8.
16:31Je n'arrive juste pas à comprendre
16:33par rapport à la loi, du coup,
16:34en quoi une vodka 8.
16:36Ça peut, entre guillemets,
16:37valoriser l'alcool
16:38ou donner envie aux gens,
16:39l'incitation.
16:39C'est juste ce côté-là
16:40qui est très fou pour moi
16:41dans l'alcool.
16:42Pourtant, quand Franck Leca
16:43de l'association Addiction France
16:45visionne ces vidéos,
16:46pour lui, il ne fait pas de doute
16:48que la loi et vin
16:49n'est pas respectée.
16:50Qui boit de la tequila,
16:51en fait, sérieusement ?
16:52D'où viennent ces gens ?
16:53Je vais donner la note de 7.
16:54J'adore, parce qu'il me fait rigoler,
16:56en fait.
16:56En fait, c'est pour ça.
16:58Qu'est-ce qui ne va pas ?
16:59Je rigole.
17:01Qu'est-ce qui ne va pas
17:02dans cette consommation de vidéos ?
17:04Je rigole sur un contenu alcool.
17:06Or, tout ça,
17:07ça valorise finalement
17:09le fait de consommer.
17:11Il en fait la propagande.
17:13On dit ça comme ça.
17:14La loi, elle l'écrit comme ça.
17:16Pour clarifier les règles,
17:17l'association demande
17:18l'interdiction pure et simple
17:19des contenus alcool
17:20sur les réseaux sociaux.
17:21Zéro contenu alcool
17:23sur les réseaux sociaux,
17:24ça serait beaucoup plus simple
17:26pour tout le monde.
17:27Et en plus,
17:27ça permettrait de régénérer
17:29un petit peu de santé publique
17:33dans le discours ambiant.
17:34C'est pas juste en mettant
17:36un message sanitaire
17:37qu'on devient tout d'un coup
17:39EVIN compatible.
17:41Avant d'interdire totalement
17:43la présence d'alcool sur Internet,
17:45une autre piste de mise à jour
17:46de la loi EVIN
17:46pourrait être de renforcer
17:48les messages de prévention sanitaire
17:49sur ce type de contenu.
17:51À l'École des hautes études
17:52en santé publique de Rennes,
17:54l'impact de ces mentions
17:55sur le cerveau des jeunes
17:56a été largement étudié
17:58grâce à des tests d'eye tracking
18:00complétés par des IRM cérébrales.
18:02Les points rouges représentent
18:04les fixations portées
18:05ou en tout cas l'ensemble
18:06des fixations à ce moment-là
18:07qui sont portées à cet endroit-là.
18:10Plus il grossit
18:10et plus le participant
18:12est resté longtemps
18:13à peu près dans la même zone.
18:15Karine Gallopel-Morvan
18:16dirige ses recherches
18:17et pour elle,
18:19les résultats sont frappants.
18:20Ce qui est intéressant
18:21quand on compare
18:23les deux publicités
18:23avec un avertissement ici
18:25où vous avez un fond blanc,
18:26c'est que l'œil,
18:27il vient sur cet avertissement
18:29parce que ça attire
18:30beaucoup plus l'attention
18:31que celui-ci qui est noyé
18:32dans la publicité.
18:33Donc rien qu'en ajoutant
18:35un bandeau blanc
18:36derrière l'avertissement,
18:38vous avez une capacité
18:40à attirer l'attention supérieure
18:41en comparaison avec celui-ci.
18:43Et on se rend compte
18:44que quand on rajoute
18:45un avertissement plus visuel
18:47et beaucoup plus visible
18:50sur les publicités,
18:51cet avertissement va contrebalancer
18:53ce qui se passe
18:54au niveau de la publicité positive
18:56et va donc réduire
18:58l'activité cérébrale
18:59au niveau du circuit de la récompense.
19:01Rien qu'en ajoutant
19:02un avertissement sanitaire
19:03sur la publicité.
19:04Médecins, chercheurs
19:05et associations de prévention
19:07sont tous d'accord.
19:08La loi Evin doit évoluer
19:09pour continuer à protéger les jeunes,
19:11notamment sur les réseaux sociaux.
19:13Récemment encore,
19:14la tendance des Vaudis,
19:15boissons énergisantes
19:16à base de vodka
19:17distribuées dans des canettes
19:18aux couleurs attrayantes,
19:20a déferlé sur les réseaux,
19:21incitant une fois de plus
19:22les jeunes à consommer
19:23de l'alcool.
19:24Après cette illustration
19:28sur l'influence
19:29justement négative
19:31de ces promotions d'alcool
19:32sur les réseaux sociaux,
19:33comment on fait
19:34face à tout ce qui se propage
19:36via les réseaux sociaux
19:37sur cette loi Evin,
19:39comment la faire s'adapter
19:40à ces nouveaux supports
19:42qui peuvent être dévastateurs ?
19:44Déjà l'application de la loi.
19:46Je pense qu'on n'a pas
19:48suffisamment de suivi
19:50sur la vente d'alcool aux mineurs.
19:52Je pense que là,
19:54il y a quand même
19:55des efforts à faire
19:56et une évaluation annuelle
19:58justement du suivi
20:00des établissements
20:01qui vendent de l'alcool.
20:02Ça c'est important.
20:03Le deuxième point,
20:04c'est aussi s'interroger
20:05sur la stratégie
20:07à adopter en matière publicitaire
20:09alors qu'au temps
20:10de la loi Evin,
20:11en 1991,
20:12on avait surtout la télévision,
20:13on avait surtout
20:14le modèle des journaux,
20:15de la radio.
20:16Aujourd'hui,
20:16on a d'autres modèles
20:17et c'est celui d'ailleurs
20:18qu'utilisent les jeunes.
20:20Je trouve qu'on met
20:20trop de temps
20:21à s'adapter aux réseaux sociaux.
20:22D'abord parce que,
20:24vous voyez,
20:24les lois pour aider
20:26les familles
20:27à éloigner leurs enfants
20:28de l'outil,
20:31notamment pendant
20:31le temps scolaire
20:32et notamment
20:33pendant peut-être
20:33d'autres temps,
20:34on aurait dû agir
20:35depuis bien longtemps.
20:37On est beaucoup trop lent.
20:38Je sais qu'il y a
20:38des parlementaires
20:39qui s'en occupent.
20:40J'ai ma collègue,
20:41notamment Catherine Morin-de-Sailly,
20:43qui a sorti
20:44une proposition de loi.
20:46Je sais qu'à l'Assemblée,
20:47c'est également le cas,
20:48que certains ministres aussi
20:50sont très réactifs là-dessus.
20:52Mais comment se fait-il
20:52qu'on n'ait pas déjà réagi
20:54globalement sur tout le numérique,
20:56sur tous les réseaux sociaux
20:57qui envahissent nos vies
20:58et qui envahissent nos vies
21:00mais de façon terrible ?
21:02Et nous accueillons
21:03dans cet échange
21:04un homme très engagé
21:05en matière de lutte
21:06contre les addictions
21:07et l'alcool en particulier,
21:08Gilles Monsallier.
21:09Bonjour.
21:10Bonjour.
21:10Président de l'association
21:11Alcool, Accompagnement, Prévention.
21:14Depuis 39 ans,
21:15vous ne buvez pas d'alcool ?
21:16Tout à fait.
21:17Tout à fait,
21:17parce que la première réflexion
21:20que j'ai eue
21:20quand j'ai posé ce verre
21:22puisque j'ai rencontré
21:22cette difficulté à l'alcool,
21:24la première réflexion
21:25que j'ai eue,
21:25ça a été de me dire
21:26si j'avais eu de la prévention,
21:27peut-être que.
21:28Et je crois que c'est ce qui
21:29m'a boosté depuis le début.
21:31C'est d'aller,
21:32il n'est pas d'attendre
21:33que les personnes tombent dedans
21:34pour remonter sa cravate
21:35en disant
21:35c'est grâce à moi
21:36s'il en est sorti.
21:37Alors il y a tout un travail
21:38que l'association fait
21:39au niveau régional,
21:40départemental et régional,
21:42fait par rapport
21:43à l'accompagnement des personnes,
21:44par rapport à l'accompagnement
21:45des entourages
21:45puisque là aussi c'est important.
21:47Et il y a ce travail
21:48qui est fait sur les festivals,
21:51sur les soirées étudiantes
21:52et autres.
21:53Et là on s'affiche
21:53au nom de couleur prévention.
21:55Pourquoi ?
21:56Et ça je le dis souvent
21:57parce qu'en enlevant le mot
21:58alcool,
21:58on a enlevé la relation conflictuelle.
22:00C'est intéressant de parler
22:01des mots et des messages
22:02parce qu'on a entendu
22:03dans le reportage précédent,
22:04Elisabeth Bonneau
22:05pour réagir là-dessus,
22:06que les mentions issues
22:08de la loi Evin,
22:09l'abus d'alcool nu à la santé,
22:11l'alcool à consommer
22:11avec modération,
22:12on a finalement l'impression
22:13que tout ça s'est banalisé
22:14et qu'en l'occurrence
22:15les jeunes ne sont plus concernés
22:17par ce qu'il y avait
22:18derrière ce message
22:19il y a 35 ans.
22:20Je suis assez d'accord,
22:21il faut que les messages évoluent.
22:24Et on le voit bien
22:25à l'heure d'une grande médiatisation
22:27où les publicités
22:29sont tout le temps
22:31en renouvellement.
22:32Il faut aussi que le message,
22:34je dirais,
22:35de santé publique change
22:37et il n'a pas suffisamment changé.
22:39Je pense qu'il n'alerte plus,
22:40effectivement,
22:41il est rentré dans le bien commun.
22:43La prévention
22:43sur le terrain
22:45Mayenay
22:46où nous nous trouvons,
22:47notamment,
22:47vous pouvez en dire un mot aussi
22:48parce que vous connaissez bien
22:49Laval et Gilles
22:51et son association
22:51Alcool,
22:52l'accompagnement,
22:53prévention,
22:53ils sont,
22:54lors de fêtes,
22:55de festivals,
22:56il y a des stands
22:57justement à destination
22:58qui mettent des warnings
22:59pour ces jeunes-là.
23:00À chaque fois,
23:01ces festivals en plus
23:02qui sont organisés
23:02par des jeunes
23:03proposent toujours
23:06un stand
23:07où vous allez rencontrer
23:08les associations,
23:10les bénévoles
23:11et aussi avoir
23:12des manifestations ludiques
23:14en quelque sorte
23:15pour vous dire
23:15comment vous réagissez
23:17quand vous avez pris
23:18tant de verres d'alcool
23:20avec un volant
23:21dans les mains.
23:22C'est-à-dire qu'on le sait,
23:24les risques sont
23:2518 fois plus grands
23:26quand on a pris de l'alcool
23:27et qu'on prend le volant.
23:29Aller à la rencontre
23:29de ce public,
23:30c'est ce que vous faites,
23:30cher Gilles.
23:31Nous avons assisté
23:32à un escape game
23:33dans un lycée
23:34de Laval
23:35sur les méfaits
23:36de l'alcool.
23:37C'est une manière
23:38très intéressante,
23:39très forte d'échanger
23:40sur un sujet
23:41qui reste parfois tabou.
23:43Qu'est-ce que vous pouvez
23:43nous dire
23:44de cette initiative
23:44comment elle est venue
23:45et comment elle est reçue ?
23:46L'initiative est
23:48à charge de la CPAM.
23:50Ils ont des tablettes,
23:51il y a des questions,
23:52il faut résoudre
23:53une énigme.
23:56Et ensuite,
23:57il y a un village,
23:57un village des partenaires.
23:59Nous, on y va
24:00dans le but
24:00de parler
24:01des unités d'alcool.
24:03Et ça,
24:03c'est important,
24:05ces échanges,
24:05parce que ramener
24:06une unité d'alcool,
24:07c'est se rappeler
24:08le grand-père,
24:09c'est se rappeler son père
24:10qui avait la bouteille
24:11de, je ne vais pas citer
24:12de marque,
24:13et il y avait
24:13une boule
24:15et il versait,
24:16des fois,
24:17il faisait ça deux fois,
24:18mais on savait
24:18qu'il y avait deux unités,
24:19on savait
24:20que ça représentait
24:20deux verres.
24:21Aujourd'hui,
24:22on va verser
24:239 voire 12 cl
24:24de whisky
24:25dans un verre,
24:26ça change
24:26complètement la donne.
24:27Pour quelqu'un
24:28de 70 kg,
24:29s'il a 4 unités,
24:31il est à 0,80.
24:31On va regarder
24:33un jeune
24:34et l'entendre
24:34s'exprimer
24:35notamment
24:35dans cet atelier,
24:37cet escape game
24:38que vous avez organisé
24:39à Laval.
24:39Regardez.
24:42Fais comme moi
24:42avec les potes,
24:43je le sois.
24:43Ouais, ouais,
24:44vas-y.
24:44Fais comme chez toi.
24:45Pose.
24:46D'accord,
24:48OK.
24:48Donc là,
24:49on va regarder
24:49si tu es
24:51dans la dose
24:52normalement
24:53qui est conseillée.
24:54Donc là,
24:58on s'aperçoit
24:58que tu es
24:59à 5 cl.
25:00C'est-à-dire
25:00que la dose
25:01conseillée,
25:02c'est 2,5 cl.
25:03Tu as deux
25:04zlutébactols
25:05dans le même verre.
25:06Donc toi,
25:07dans ta tête,
25:07tu t'es dit
25:08moi,
25:08j'ai pris qu'un verre.
25:08Un peu plus
25:09dans le verre,
25:09mais pas à deux.
25:10D'accord.
25:11Elisabeth Douano,
25:12voilà,
25:12par exemple,
25:13une opération
25:14extrêmement précise
25:15de prévention.
25:16Quel regard
25:16portez-vous
25:17sur ces actions,
25:18notamment dans les lycées
25:19avec ce public
25:20de jeunes
25:20de 16,
25:2117,
25:2118 ans concernés ?
25:22L'Escape Game,
25:23il arrive justement
25:24dans un lieu
25:25où les lycéens
25:25sont tous ensemble
25:26et où on peut
25:27parler de ce sujet
25:28sans tabou,
25:29avoir des explications
25:30claires sur les conséquences.
25:32Moi,
25:32j'entends très bien
25:33cette idée de liberté.
25:35Ce n'est pas de dire
25:36bon,
25:36voilà,
25:36tu consommes,
25:37tu ne consommes pas,
25:38etc.
25:38C'est plutôt de dire
25:39voilà,
25:40on vous donne
25:40dans votre éducation,
25:42dans notre communication,
25:44les bonnes réponses
25:45à vos questions
25:46et c'est à vous
25:47en tant qu'adulte,
25:49prochain adulte,
25:50enfin futur adulte,
25:51de choisir
25:53la voie que vous voulez.
25:54Il y a des marges
25:54d'amélioration,
25:55merci de les avoir
25:56soulignées avec nous aussi,
25:58bien alertes
25:58l'un et l'autre
25:59sur cette loi
26:01Évin,
26:0135 ans après.
26:02Merci pour ce travail
26:03de terrain de prévention
26:04et votre contact
26:05si fort et fondamental.
26:08Gilles Monsallier,
26:09merci Madame la sénatrice
26:10Elisabeth Douaneau,
26:11je vous donne rendez-vous
26:12pour un prochain
26:13Droit de suite,
26:13nous regardons
26:14les lois évoluer
26:15et notre société changer.
26:17Merci,
26:18à très vite.
26:18Sous-titrage Société Radio-Canada
26:20Sous-titrage Société Radio-Canada
26:22Gilles Monsallier
26:23Gilles Monsallier
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