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Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDProsWE à 9h le samedi et le dimanche

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Transcription
00:00Il est 9h sur CNews, merci d'être avec nous en ce dimanche 3 mai pour l'heure des pros.
00:06A la une de l'heure des pros, une fête sauvage sur un champ militaire en toute illégalité
00:12où la drogue circule abondamment pendant 3 jours.
00:14C'est folklorique, ce n'est pas si grave.
00:16Manon Aubry de la France Insoumise qui fait d'un boulanger isérois ouvert avec ses salariés
00:21le 1er mai un délinquant fait d'un teufeur une victime.
00:25Les autorités jouent à qui sera le moins responsable de ce fiasco.
00:2820-40 000 personnes qui arrivent sur un champ militaire, c'est imprévisible, un peu comme la foudre.
00:34Des centaines de gendarmes sont déployés, des dizaines de pompiers et secouristes.
00:38La facture est salée et ne vous posez pas la question de qui paie cette mascarade.
00:43Dans le même temps, un banquier autorisé, sécurisé, où l'on chante Sardou, Delpech,
00:49où la gastronomie française est mise à l'honneur, c'est suspect.
00:52Cette joie de vivre est même difficilement supportable.
00:56Un vent d'extrême droite soufflerait-il sur le canon français.
01:00La France Insoumise en fait sa cible, plaide pour son interdiction et s'appuie sur des médias partenaires.
01:06Faut-il proposer au canon français de créer une zone à défendre pour son prochain banquet ?
01:12De débarquer sur un terrain en toute illégalité ?
01:16Mais surtout, surtout d'y déposer, comme à Bourges, un panneau méga rêve antifasciste.
01:22Parce que l'antifasciste a tous les droits en France.
01:26Et là, vous jouirez d'une complaisance politique et médiatique totale.
01:31Et nous en parlerons dans un instant.
01:33Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, se rend sur place ce matin,
01:37trois jours après le début de la rêve partie.
01:39Il arrive après la guerre.
01:40Le point sur l'information, c'est Marine Saboura.
01:43Bonjour Eliott, bonjour à tous.
01:45On commence avec cette dernière information.
01:47L'armée israélienne qui ordonne de nouvelles évacuations au sud-Liban.
01:51Évacuations au-delà de la zone de sécurité habituelle.
01:54L'État hébreu dit avoir mené hier une série de frappes visant le Hezbollah pro-iranien.
01:5870 structures auraient été touchées.
02:01Dans le même temps, Donald Trump va étudier un nouveau plan proposé par Téhéran.
02:05Le président américain s'est montré sceptique
02:07et laisse planer la menace de nouvelles opérations militaires en Iran.
02:09La situation est toujours autant dans l'impasse après quasiment 40 jours de guerre.
02:14Et puis Pékin prévoit d'ignorer les sanctions américaines
02:17contre des groupes chinois accusés d'acheter du pétrole iranien.
02:20Cinq entreprises sont concernées au moins.
02:22Le ministère chinois du Commerce affirme que ces mesures violent le droit international.
02:27Enfin, ne ratez pas à 10h.
02:29Lors du grand rendez-vous, Pierre Devineau reçoit Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France.
02:34Marine Saboura, pour le point sur l'information, on vous retrouve à 10h pour un nouveau point.
02:38Regardez cette image, parce que depuis 72 heures,
02:41et je salue Joachim Lefloi qui m'a de Raphaël Extinville à Arnaud Benedetti.
02:45Cette image, c'est quasiment à l'entrée de cette fête illégale, sauvage, sur un champ militaire.
02:51Il y a marqué « méga rêve antifasciste ».
02:54Et depuis 72 heures, on nous parle d'une free party.
02:57C'est plus joli, free party.
02:58C'est plus agréable, ça donne envie.
03:00En plus, c'est gratuit.
03:00Ou de rêve party.
03:02Ben non, c'est pas que ça.
03:04Puisque dans cette mobilisation, il y a un objectif aussi politique.
03:08C'est d'aller en contradiction, en confrontation avec un projet de loi, une volonté de durcir le ton.
03:14Parce que quand on veut faire la fête, c'est bien de faire la fête en France.
03:17Mais pour des raisons sanitaires, pour des raisons de sécurité,
03:20et pour des raisons évidentes de bon sens, il y a des lois.
03:23On fait une demande, on essaye de sécuriser l'endroit.
03:26On paye aussi parfois l'endroit pour le protéger.
03:29Et puis, voilà comment ça se passe dans un monde normal.
03:31On n'arrive pas, on ne débarque pas à 20 000 en toute impunité,
03:35en se disant « on va faire une fête sauvage ».
03:37Mais les médias sont plutôt complaisants.
03:39Ils parlent plus de rêve party, de free party.
03:42Mathilde Libanès est présente sur place avec Malo Stemmer depuis le début.
03:46Il y avait jusqu'à 40 000 personnes hier.
03:48Il faut m'expliquer comment on est passé de 20 000 vendredi à 40 000.
03:51On sait que la France est une passoire, mais quand vous avez 600 gendarmes qui sont mobilisés,
03:56ça veut dire qu'il y a encore eu plus de monde hier, malgré la présence des gendarmes.
03:59Donc on n'y comprend pas grand-chose, Mathilde Libanès.
04:02Racontez-nous ce qui s'est passé cette nuit.
04:04Et visiblement, Laurent Nouniez sera présent ce matin.
04:07Il va peut-être nous expliquer comment on peut passer de 20 000 participants
04:11jusqu'à 40 000 hier soir.
04:20Alors, Mathilde Libanès, vous avez visiblement un problème de son.
04:24Est-ce qu'on peut revenir, s'il vous plaît ?
04:26Vous avez un problème de son, Mathilde ?
04:27On va vous retrouver dans quelques instants.
04:30Et puis, dans cette séquence, vraiment, remontrons l'image.
04:34Je voudrais qu'on écoute le préfet, là aussi, qui a communiqué.
04:37Et vous avez ce sentiment, vous savez, c'est de la faute de personne.
04:39On ne pouvait pas prévoir.
04:40C'est tombé comme la foudre.
04:41C'est tombé comme la foudre.
04:42Monsieur le préfet, on l'écoute.
04:49Bon, décidément.
04:50Aujourd'hui, nous, nous avons été mis devant le fait accompli, très clairement.
04:53Dans la nuit de jeudi à vendredi, nous avons eu 2 000 voitures
04:58qui sont arrivées d'un coup sur site.
05:01C'est ingérable.
05:02Quand vous ne savez pas, par anticipation, pour l'anticiper,
05:05il faut savoir où les gens vont aller.
05:07Et je vous rappelle que, dans l'organisation,
05:10même les festers ne savent pas où ça va se passer.
05:13C'est-à-dire qu'ils ont des points de rendez-vous.
05:17Il y a plusieurs points de rendez-vous.
05:18On sait que c'est quelque part à 30 minutes.
05:21Donc, nous, dès qu'on a l'information, on essaye de regarder aussi.
05:25Mais on n'est pas devins.
05:27Et si on ne donne pas l'information,
05:28eh bien, on ne peut pas le savoir et on ne peut pas anticiper.
05:31C'est ce qui s'est passé ici.
05:33On retrouve la connexion avec Mathilde Ibanez.
05:35Je vous répète la question, chère Mathilde.
05:37Merci d'être avec nous, avec Malo Stemmer.
05:39On a du mal à comprendre, mais on aura plus de précisions.
05:44Entre vendredi et samedi, on est passé de 20 000 à 40 000 personnes.
05:47Et pourtant, la zone était sécurisée.
05:49Donc, racontez-nous ce qui s'est passé.
05:53Eh bien, écoutez, ce qui s'est passé,
05:55c'est que les gendarmes ont procédé déjà cette nuit à des contrôles de sécurité.
05:59Ils ont fouillé les sacs, fouillé les fêtards,
06:02mais ils n'avaient pas l'interdiction de les laisser passer.
06:05Ce qu'on peut vous dire, en tout cas, déjà, depuis ce matin,
06:08c'est qu'il y a énormément de fêtards qui commencent à quitter la zone.
06:11Mais derrière moi, le campement est encore plein à craquer.
06:14Vous l'avez dit, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunes,
06:17doit arriver à 11h ici sur les lieux, dans Le Cher.
06:21Il va rencontrer les effectifs qui ont été mobilisés depuis le début de cet événement,
06:27à commencer par les gendarmes, dont la forte mobilisation a été extrêmement présente ici.
06:33Ils sont plus de 650 à être présents sur 14 points qui entourent cette zone.
06:39Ils ont procédé depuis le début de cet événement à 250 verbalisations
06:43pour rassemblement illégal, 75 verbalisations pour détention de stupéfiants,
06:48150 infractions constatées au code de la route,
06:526 infractions pour conduite sous stupéfiants et alcool,
06:558 infractions pour détention d'armes.
06:58Et 4 personnes ont été placées en garde.
07:00A vu le ministre de l'Intérieur, qui va également rencontrer les secours,
07:04les pompiers qui ont été au plus près de cet événement.
07:07Il va également saluer le secours civil qui était également présent,
07:14puisque depuis le début de cet événement,
07:17c'est plus de 50 personnes qui ont été prises en charge par les services de secours.
07:20Vous imaginez le dispositif excessel.
07:22Merci beaucoup Mathilde Ibanez.
07:23Vous avez parlé de 250 verbalisations.
07:25Il y avait visiblement, selon les organisateurs,
07:29à un moment au plus haut 40 000 participants.
07:31C'est 0,625% de contraventions pour ceux qui ont participé à cette mobilisation illégale.
07:40Donc moi j'aimerais comprendre,
07:42est-ce que lorsque, on parle d'une méga rêve antifasciste,
07:46qu'est-ce qu'on peut faire, qu'est-ce qu'on doit faire ?
07:49Dans quel monde nous sommes en train de vivre, Raphaël Stainville ?
07:52Le problème, Eliott, c'est que la doctrine qui prévaut aujourd'hui,
07:56c'est dès lors qu'une free party s'est constituée.
07:59Il s'agit d'encadrer, de sécuriser,
08:01mais surtout de ne pas aller à la confrontation
08:03pour éviter tout drame que redoute le pouvoir politique.
08:08Ce qui explique ces images désastreuses,
08:10à la fois une mobilisation conséquente de gendarmes et policiers sur place
08:15face à des gens qui défient finalement l'ordre,
08:19puisque ces rêves partis sont illégals, sans autorisation préalable.
08:26Et donc voilà, c'est finalement à l'image de ce qui se passe
08:31et de ce que l'on pourrait décliner sur nombre de sujets dans la France d'aujourd'hui.
08:36Alors ce qui est intéressant, c'est qu'il y a un nouveau projet de loi.
08:38Il y a l'Assemblée qui a adopté ce projet de loi,
08:40mais ça doit passer au Sénat.
08:42La France est évidemment dans toute sa splendeur.
08:45Ça prend des mois.
08:47C'est-à-dire qu'aujourd'hui, demain, si cette loi, elle passe,
08:51vous avez des sanctions qui sont plus lourdes pour les organisateurs
08:54et vous avez les participants qui pourraient être sanctionnés
08:56de 1 500 euros d'amende pour ceux qui participent.
08:58Mais aujourd'hui, ce n'est pas le cas.
09:00Mais c'est le climat aussi.
09:01On est en train de vous présenter cet événement
09:02comme un événement folklorique, sympa.
09:05C'est sympa, une rêve-partie.
09:06Et c'est les politiques aussi qui s'en mêlent.
09:08Écoutez Manon Aubry.
09:09C'est passionnant, Manon Aubry.
09:10Hier, elle était l'invité de France Info.
09:12On en comptera également Sandrine Rousseau.
09:13D'abord, lorsqu'on lui pose la question sur les boulangers le 1er mai
09:16et notamment celui qui a été contrôlé.
09:18Écoutez le ton et surtout ce qu'elle dit.
09:21Elle parle d'un délinquant.
09:24Je suis assez sidérée de voir que Sébastien Lecornu,
09:27le Premier ministre hier, a appelé un patron qui n'a pas respecté la loi
09:32plutôt que d'appeler les inspecteurs du travail qui font respecter la loi.
09:36Donc on a un Premier ministre délinquant qui est en courage.
09:39Attendez, pardonnez-moi.
09:40Pour vous, le boulanger en question est un délinquant.
09:43Bien sûr.
09:44Le boulanger est donc un délinquant.
09:46Est-ce que le teufeur qui ne respecte pas la loi ou l'organisateur,
09:49c'est aussi un délinquant ?
09:51Manon Aubry.
09:52Je pense qu'il vaut mieux les accompagner,
09:54donner des autorisations préfectorales
09:56pour identifier des lieux où ces fêtes peuvent se tenir.
10:01Sinon quoi ?
10:02Sinon ces fêtes se tiennent quoi qu'il arrive.
10:04Elles se tiennent dans un cadre qui est non encadré,
10:07non régulé.
10:07Et donc moi, je préfère que les forces de l'ordre puissent encadrer ce type d'événement
10:13et qu'on laisse franchement des jeunes faire la fête.
10:16Quand je dis qu'on est dans un monde particulier,
10:18le président de la République, il a parlé de Maboul,
10:20on en reviendra sur la question de l'Algérie.
10:22Mais c'est encore une fois le monde à l'envers.
10:25Le monde à l'envers.
10:26J'ai le sentiment que l'événement en tant que tel
10:28et les réactions qui le suivent racontent trois choses.
10:32D'abord l'inversion des valeurs à gauche comme au sein de la technostructure
10:35puisqu'on est fort avec les faibles et faible avec les forts
10:37comme bien souvent dans ce pays.
10:39Ensuite, ça dit l'autorité de l'État réduite à la portion congrue
10:43puisqu'on voit que c'est l'impunité encore une fois qui prévaut.
10:45Et ensuite, il y a une hyper-politisation de ces rave parties
10:48qui disent quelque chose quand même aussi de l'évolution de la gauche française
10:51et de son rapport à l'État.
10:53On voit qu'il y a énormément de slogans contre l'État policier,
10:56contre l'État fasciste, etc.
10:57Alors que la gauche, historiquement, ne jurait que par l'État.
11:01Donc il faut évidemment siffler la fin de la récréation.
11:03Ça passe par une évolution du cadre législatif.
11:06Maintenant, encore faut-il que les lois votées soient appliquées
11:08parce que je rappelle dans ce pays, les peines prononcées,
11:10c'est 19% des peines encourues.
11:11On est sur un champ militaire.
11:13Je vous rappelle, je vous assure, c'est la 7e compagnie.
11:15C'est-à-dire qu'ils ont découvert qu'il y avait encore un obus
11:18à proximité de l'État.
11:19Donc c'est ultra dangereux.
11:20C'est pour ça aussi qu'il y a passé potentiellement cette intervention.
11:23Et donc heureusement qu'évidemment,
11:25il ne crée pas des tensions aux tensions.
11:29C'est-à-dire sur un champ militaire, un terrain miné,
11:31on fait quand même très attention.
11:33En revanche, vous avez 2000 véhicules
11:35qui sont placés juste à côté.
11:38Mais Arnaud Benetti, je le disais,
11:40mais tous les spectateurs, ils pensent la même chose.
11:42Votre véhicule, vous le mettez, tiens, devant Place Beauvau,
11:45devant le ministère de l'Intérieur de Laurent Nunez.
11:47Vous l'installez comme ça, sur la Place Beauvau.
11:49Dure une minute.
11:51Mais on vous regarde, on vous dit...
11:53C'est normal d'ailleurs.
11:55Mais qu'est-ce qui vous prend, M. Benetti ?
11:57Vous dégagez tout de suite.
11:58Vous circulez.
11:59Ou sinon, on vous récupère votre voiture.
12:01Et là, voilà, regardez, c'est la grande fiesta.
12:03Mais c'est antifasciste, donc ils ont le droit.
12:05C'est antifasciste.
12:05Oui, alors justement, c'est intéressant,
12:06parce qu'antifasciste, c'est quoi, en fait ?
12:08Ils résistent surtout à l'ordre public, ces gens-là.
12:10Et l'ordre public, c'est le fondement de la République.
12:13Donc, c'est un antifascisme d'opérette, bien évidemment, derrière cet événement.
12:19Mais moi, ce qui m'a frappé, si vous voulez, vous passez l'extrait de Manon Brie,
12:24ce qui m'a frappé, c'est la tonalité de ton, le contraste dans la tonalité de ton,
12:28qui est absolument exceptionnelle.
12:30Elle est vindicative, dure avec le boulanger.
12:32D'abord, qu'elle traite de patron, comme si c'était un patron, un grand patron,
12:39exploitant ses salariés, milliardaires.
12:42C'est un boulanger qui se lève à 2h du matin pour faire son pain,
12:45qui doit honorer ses factures d'électricité,
12:48qui doit honorer ses charges, etc., etc.
12:53Bon, peu importe.
12:54Et puis, le côté extrêmement compréhensif, doucereux de Mme Aubry,
13:01dès qu'elle traite de cet événement,
13:03qui est un événement totalement illégal, là, pour le coup.
13:06Donc, oui, mais ça dit quelque chose, en effet,
13:09sur, je pense, une dérive d'une partie de la gauche,
13:13enfin, en tout cas, surtout de l'extrême-gauche, en l'occurrence.
13:16Je crois que c'est ça que ça nous raconte, cet événement.
13:18Et surtout, ça dit quelque chose...
13:19Mais pas que l'extrême-gauche.
13:20Et ça nous dit quelque chose de l'impuissance de l'État.
13:22Et moi, ce qui m'interroge, c'est notre incapacité à anticiper.
13:25C'est-à-dire, quand même, je veux dire, on a des moyens de se renseigner,
13:28on a des moyens de savoir,
13:29et on n'est pas en mesure de prévenir l'organisation de ce type d'événement.
13:34Sur un champ militaire.
13:35Sur un champ militaire.
13:36Sur un champ militaire.
13:37J'entends le préfet.
13:38J'entends ce que dit le préfet.
13:39Mais enfin, il y a des renseignements territoriaux.
13:41Il y a des moyens de surveiller les réseaux sociaux.
13:42C'est-à-dire, c'est quand même assez surprenant.
13:44Mais effectivement, on a tous les deux une ouïe plutôt fine.
13:46Je l'entends aussi, le préfet.
13:48Je ne le comprends pas, en revanche.
13:49Je ne le comprends absolument pas.
13:50En revanche, ce que je comprends entre les lignes,
13:52c'est que le préfet, il nous explique que ce n'est pas de sa faute.
13:54Mais dans tous les cas, et à chaque fois dans ces cas-là,
13:57c'est de la faute de personne.
13:58C'est de la faute de personne.
13:59C'est la foudre.
14:00Voilà, c'est la foudre antifasciste qui tombe sur la France
14:02et sur un champ militaire.
14:03On ne pouvait évidemment rien faire.
14:06Mais Manon Aubry, qui est légaliste,
14:09parce qu'effectivement, il est hors la loi le boulanger le 1er mai.
14:13En revanche, elle est complaisante pour cette méga rêve antifasciste.
14:17Complaisance qui se poursuit sur les plateaux,
14:21sur les radios, sur la presse écrite,
14:23puisqu'on parle de free party, de méga party, de rêve party.
14:26Ce n'est pas vrai.
14:27C'est un rassemblement illégal, à des fins aussi politiques,
14:30puisqu'ils ont une idéologie politique,
14:31avec des pancartes partout.
14:33Et d'ailleurs, les illustrations,
14:34il faudrait mettre toutes les pancartes en illustration.
14:37C'est Siamo Toutien antifascistique,
14:40Méda, Méga Rêve antifa, etc.
14:47Sandrine Rousseau, tiens, on va écouter Sandrine Rousseau.
14:49Elle en pense quoi, Sandrine Rousseau ?
14:50Elle était l'invité ce matin de France Info.
14:53Je comprends aussi la jeunesse qui a besoin d'avoir des lieux où faire la fête.
14:57Et en l'occurrence, la répression à tout va de ce type de fête
15:03empêche la négociation d'avoir un terrain safe,
15:07de prévenir les communes à côté, etc.
15:09Et c'est tout le débat qu'on a eu à l'Assemblée nationale
15:11sur l'autorisation ou non des free parties.
15:14C'est qu'en fait, on était dans une ultra répression.
15:17Je pense que si Nunes va sur place, c'est pour essayer de voir comment verbaliser tout le monde.
15:23Alors, je ne sais pas s'il le fera cette fois-ci.
15:24Dans quelques instants, je vais vous montrer une image.
15:26On est au Brésil.
15:28Quand on nous dit qu'il faut trouver des endroits safe,
15:30j'ai l'impression qu'il n'y a que les antifas ou les anarchistes qui veulent faire la fête,
15:34et que la fête gratuite.
15:35Non, en tous les cas, vous pouvez avoir des festivals,
15:38vous pouvez avoir des lieux pour faire la fête.
15:40Mais, encore une fois, il y a un cadre légal dans une société normale.
15:45Et puis, moi, je vous propose qu'on bascule.
15:46Juste, je vous montre cette petite image.
15:48Il y avait une free party.
15:49Alors là, ce n'était pas en France, c'était au Brésil cette nuit.
15:53Il y avait 2 millions de personnes sur les plages de Rio de Janeiro.
15:56Regardez l'image.
15:56C'est encadré quand vous avez 2 millions de personnes pour Shakira.
16:00Les images, c'est une foule immense.
16:03Mais c'était un concert gratuit qui a réuni plus de 2 millions de personnes.
16:09Shakira a tout sourire.
16:10Ce qui aurait pu être intéressant, c'est de voir les images de la foule.
16:14C'est ça qui est impressionnant, plus que le concert de Shakira.
16:18Revenons en France.
16:19Mathieu Hox, ça dit quoi de l'état de notre société ?
16:21Il y a aussi un autre angle qu'il faut mettre en avant.
16:23C'est ce qu'a dit le préfet.
16:25C'est qu'ils ont retrouvé, les autorités ont retrouvé de la présence de substances illicites,
16:30de stupéfiants et de droits.
16:31Regardez les images de Rio.
16:32Effectivement.
16:32Et on voit bien que quand on compare les rassemblements festifs en France
16:35et ce qui peut se faire dans d'autres pays,
16:37y compris des pays du sud global,
16:39ça se passe de plus en plus mieux là-bas par rapport à chez nous.
16:43Mais pour chez nous aussi, un autre point,
16:45c'est sur la question de la consommation de drogue.
16:47Parce que c'est un vrai sujet qui date des années 70.
16:50Le fait que dans les milieux bobo culturels de gauche,
16:54on ait envie, pour faire la fête,
16:56de l'associer à la consommation de drogue.
16:58Or, le ministre de l'Intérieur,
17:00on a fait une loi notamment contre la guerre contre le narcotrafic,
17:03que le ministre de l'Intérieur a dit lui-même que dans 83% des communes,
17:07il y a du trafic de drogue.
17:09La consommation de drogue alimente le trafic de drogue.
17:12Or, aujourd'hui, on voit bien que la France Insoumise
17:15et une partie de la gauche est bienveillante à l'égard des rêves partis,
17:18à l'égard de lieux dans lesquels on sait,
17:20et les autorités le savent d'emblée,
17:21qu'il y aura de la consommation de drogue.
17:23Parce que, justement, ils sont sur un logiciel pro-drogue,
17:27pro-légalisation.
17:29Ah, pro-légalisation, je crois qu'ils sont pro-drogue.
17:32Ils sont peut-être pour, et certains le disent ouvertement,
17:35un assouplissement de certaines drogues,
17:37et notamment les drogues douces.
17:38Après, il ne faut pas être dupe.
17:39C'est-à-dire que là, vous avez dans cette rêve partie illégale,
17:42ce rassemblement sauvage de la drogue qui circule.
17:45Mais dans la plupart des festivals où c'est payant, sécurisé,
17:49et où c'est légal, vous avez aussi de la drogue qui circule.
17:51Donc, ça se passe, malheureusement, un peu partout.
17:56Je vous propose qu'on voit le sujet,
17:57parce que la question que les Français se posent,
17:59par exemple, il y a des téléspectateurs qui me disent,
18:01mais ras-le-bol, si mes impôts,
18:03ils servent à payer la sécurisation de rassemblements illégaux,
18:07il y a un consentement à l'impôt,
18:08peut-être qu'un jour, les gens vont dire,
18:09mais ras-le-bol, ras-le-bol.
18:11Non, mais c'est important de souligner ça,
18:12c'est que ces gendarmes qui sont mobilisés
18:14pour assurer la sécurité de cette free party
18:18ne sont pas mobilisés pour d'autres opérations
18:20plus essentielles, en tout cas qui devraient l'être.
18:24Donc, c'est aussi le coup qu'on ne voit pas immédiatement
18:29de ce genre de parties géantes
18:32qui mobilisent des forces de l'ordre,
18:33qui mobilisent des médecins,
18:34qui mobilisent des infirmiers,
18:36qui mobilisent la préfectorale également,
18:38parfois même en pure perte,
18:39puisqu'on voit qu'ils font de la garderie
18:41à défaut de pouvoir faire autre chose.
18:42Oui, il faut bien avoir à l'esprit
18:44que là, ça a lieu sur un terrain militaire,
18:45mais la plupart des rèves parties qui se multiplient,
18:47il y en a chaque week-end, quasiment en France,
18:49ont lieu sur des terrains privés.
18:51Donc, d'ailleurs, ça pose la question du droit à la propriété,
18:53qui est quand même censé être inviolable et sacré,
18:54selon la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen.
18:58Sur les droits de l'homme et du citoyen.
18:59On regarde le sujet,
19:01que dit la loi et la prochaine loi
19:03qui pourrait être votée ?
19:04Elle aurait pu être votée rapidement, cette loi,
19:07pour qu'on évite de se retrouver dans ces situations,
19:09ou du moins que ces 20 à 40 000 participants,
19:13ils se disent, en venant,
19:14je ne vais pas m'inquiéter,
19:16il ne se passe strictement rien,
19:18il ne va rien m'arriver.
19:201 500 euros pour une personne
19:22qui participe à cette rêve partie illégale,
19:263 000 euros en cas de récidive.
19:29Une amende pour tous les tuffeurs illégaux.
19:33C'est ce que prévoit la proposition de loi
19:35portée par Laetitia Saint-Paul.
19:38Actuellement, les organisateurs sont les seuls
19:40à s'exposer à une contravention
19:42qui s'établit à 1 500 euros.
19:44Mais le texte adopté le 9 avril dernier à l'Assemblée
19:47prévoit une amende similaire
19:48pour les simples participants
19:50et jusqu'à 3 000 euros en cas de récidive.
19:53La députée Horizon souhaite également
19:55élargir la définition des organisateurs
19:57à tous ceux qui contribuent
19:59de manière directe ou indirecte
20:01à la préparation, à la mise en place
20:03ou au bon déroulement de ces fêtes illégales.
20:05Avec la nouvelle proposition
20:07de loi examinée désormais par le Sénat,
20:09ces derniers risqueront 6 mois de prison
20:11et 30 000 euros d'amende
20:13ainsi que la confiscation du matériel.
20:16La proposition de loi
20:17a également pour objectif
20:19de faciliter l'intervention des forces de l'ordre
20:21pour empêcher les fêtes illégales
20:23de se dérouler.
20:24Bien souvent, les préfectures mettent en avant
20:26le nombre trop important
20:28des tuffeurs illégaux
20:29qui empêchent les autorités
20:31à interrompre brutalement
20:32la fête pourtant illégale.
20:34Je dis, la prochaine illustration
20:36que vous voudrez, c'est vraiment
20:37voir toutes les affiches, les slogans
20:38parce qu'on est loin de seulement
20:40le cadre festif, heureux,
20:42de vouloir faire une fête apolitique.
20:45J'ai vu, par exemple,
20:47un script résistance totale.
20:48J'ai vu un script méga fête,
20:51méga rêve antifasciste.
20:53Voilà les slogans qu'on pouvait lire.
20:55Mais l'antifascisme, je vous dis,
20:57c'est finalement le nouveau passe-droit
20:59à tel point...
21:00Un totem d'immunité.
21:00Un sort de totem d'immunité.
21:02Et le symbole, c'est par exemple
21:03Raphaël Arnaud,
21:04l'indécence de Raphaël Arnaud
21:06qui a pris la parole avant-hier
21:08alors que son groupe antifasciste
21:11a été dissout par le Conseil d'État.
21:14Donc si Mme Manon Aubry est légaliste,
21:16elle ne va pas condamner le fait
21:17que la plus haute juridiction administrative
21:21dissolve la jeune garde.
21:23Écoutez Raphaël Arnaud
21:25qui nous explique qu'il est fier
21:26du bilan de la jeune garde.
21:27Vous avez des membres de la jeune garde
21:29qui sont accusés,
21:31du moins aujourd'hui mis en cause,
21:33dans l'assassinat,
21:35le meurtre barbare d'un garçon
21:38pour ses idées.
21:39D'accord ?
21:40Et vous parlez,
21:41vous dites que vous êtes fier du bilan.
21:43Écoutez.
21:44Ce qui nous a le plus atteint collectivement,
21:46c'est qu'on n'a pas pu dire au revoir
21:47à notre organisation
21:47comme on le souhaitait,
21:48dans des conditions évidemment
21:50qui sont celles que vous connaissez,
21:51avec le drame de Lyon,
21:53avec toute la cabale médiatique
21:54qu'il y a pu avoir
21:55etc.
21:55Tous les fantasmes aussi
21:56qui pouvaient exister
21:57sont dans notre organisation.
21:58Donc c'est vrai que c'est dur
21:59de ce point de vue-là.
22:00Après, ce qu'on a toujours dit,
22:01c'est que c'était un outil organisationnel
22:04très intéressant.
22:05Moi, je suis fier de son bilan.
22:07Je suis fier de son bilan.
22:08Il n'a pas pu dire au revoir
22:09à ses copains
22:10de la jeune garde.
22:11Les parents de Quentin de Rank,
22:13ils n'ont pas pu lui dire au revoir non plus.
22:17Vous imaginez,
22:17vous avez dit
22:18quelle indécence,
22:19Raphaël Steinville.
22:19C'est fou.
22:20Non mais c'est vrai que c'est terrible
22:21de l'entendre regretter
22:24de n'avoir pu dire au revoir
22:26à son organisation.
22:27Sachant qu'en plus,
22:29la jeune garde
22:30a été dissoute
22:32en raison non pas seulement
22:34de la mort de Quentin de Rank
22:36qui a apporté un déclarage supplémentaire,
22:38mais en raison
22:38de multiplications de violences
22:40depuis des années
22:41qui étaient documentées.
22:43Et c'est sur cette base-là
22:44et seulement sur cette base-là
22:45que le Conseil d'État
22:47s'est prononcé
22:48à la demande
22:49effectivement
22:49de Bruno Retailleau
22:50à l'évoque.
22:51Et c'est Jules Torres
22:52qui rappelait factuellement
22:53les raisons
22:54pour lesquelles
22:54il y a eu cette procédure
22:56afin de dissoudre
22:57la jeune garde.
22:58C'est un peu important
22:59de le rappeler
22:59parce que l'univers médiatique
23:01tend le micro
23:02à Raphaël Arnaud
23:03pour lui dire
23:04qu'est-ce que vous en pensez.
23:05Et donc,
23:06vous allez avoir
23:07un Raphaël Arnaud
23:08qui pousse des cris d'orfraie
23:09et verse des larmes de crocodile.
23:10Mais le journaliste
23:11ne va pas lui dire
23:12attendez monsieur Raphaël Arnaud.
23:13Il ne va pas faire
23:13ce que vient de faire Jules Torres.
23:15Écoutez.
23:17J'ai sous les yeux
23:18les agressions,
23:19les délits
23:20qui sont imputés
23:21à la jeune garde
23:22dans le décret de dissolution
23:23de Bruno Retailleau.
23:24Il y a des choses
23:25qui objectivement
23:26sont extrêmement choquantes.
23:27Donc dans le bilan
23:27le 1er juin 2023 à Paris
23:29un membre de la jeune garde
23:31et deux complices
23:31attendent un homme
23:32en bas de son immeuble
23:33l'insultent
23:34avant de le frapper
23:34à plusieurs reprises.
23:35Ça c'est le bilan.
23:36À Strasbourg
23:37en novembre 2023
23:38trois membres de la jeune garde
23:40agressent un homme
23:40qu'ils soupsument
23:41d'appartenir
23:42à la mouvance d'ultra-droite.
23:43À Lyon
23:44je pourrais vous en citer
23:45des dizaines et des dizaines.
23:46Vous avez la liste ?
23:47Là j'ai toute la liste.
23:48À Lyon
23:48le 8 mars 2024
23:49une quinzaine de militants
23:50en FIFA
23:50dont un membre identifié
23:51de la jeune garde
23:52agresse de jeunes hommes
23:53portant des autocollants
23:54France Nationaliste.
23:56À Strasbourg encore
23:56le 4 avril 2024
23:58trois militants de la jeune garde
23:59suivent un membre
23:59de Génération Zemmour.
24:01C'est le groupe de jeunes
24:01du parti d'Éric Zemmour
24:02avant de l'agresser physiquement.
24:04Pour rappeler factuellement
24:06pourquoi il y a
24:07la dissolution de la jeune garde.
24:08Une dernière image
24:09j'ai beaucoup hésité
24:10à vous la montrer
24:10car c'est faire peut-être
24:12une publicité à cet homme
24:13qui n'en mérite pas
24:14mais je me suis dit
24:15imaginez un seul instant
24:16un ex-assistant parlementaire
24:17du RN-DLR
24:18prendre le portrait
24:19d'Emmanuel Macron
24:20à une manifestation
24:21et se filmer
24:22en train de le brûler
24:23ce portrait.
24:24Tous les médias
24:25en auraient parlé.
24:26Richie Thibault
24:26qui est l'ex-assistant parlementaire
24:28d'Arcelia Soudet
24:29de la France Insoumise
24:30s'est filmé le 1er mai
24:31en train de brûler
24:32le portrait d'Emmanuel Macron.
24:34Voilà ce qui s'est passé.
24:35Fièrement ils ont relayé
24:36cette image-là.
24:38Vous croyez que
24:39Ercelia Soudet
24:40a condamné
24:41qu'un membre
24:41de la France Insoumise
24:42a condamné
24:43on parle de violence
24:44en politique.
24:45Vous imaginez ça ?
24:46Mais voilà ce qui se passe.
24:47Il faut quand même rappeler
24:47que ce monsieur
24:48a un pédigré
24:49Mais lui aussi il est antifa ?
24:50Long comme le bras
24:51sans doute oui.
24:52Il est antifa
24:53il a inscrit
24:53à deux fichiers de police différents
24:54il avait appelé l'intifada
24:55dans les rues de Paris
24:56en 2024
24:57il avait pris part
24:58aux mobilisations
24:59extrêmement violentes
25:00à Sainte-Solines
25:01maintenant le problème
25:02dépasse largement
25:03ces individus
25:03c'est la question
25:04de la résurgence
25:04de la violence politique
25:05en France
25:06et par où vient
25:06cette résurgence ?
25:07Elle vient très largement
25:09par l'extrême gauche
25:10ce n'est pas un ressenti
25:11ça a été documenté
25:12il y a une étude
25:12du sociologue Olivier Galland
25:13qui montre qu'un jeune
25:15proche de LFI
25:16justifie
25:16il y a 41%
25:17des jeunes proches
25:18de LFI
25:18qui justifient
25:19la violence politique
25:19en France
25:20contre 26%
25:21des jeunes proches
25:21de l'RM
25:22donc on voit
25:22qu'il y a un deux poids
25:23deux mesures
25:23et vous n'avez pas
25:24un homme politique
25:25qui a condamné
25:26une telle image
25:28ces dernières heures
25:29bien sûr
25:30la publicité
25:32on revient dans un instant
25:33on parlera
25:33d'Emmanuel Macron
25:34du rapport
25:35entre la France
25:36et l'Algérie
25:36de ce grand dossier
25:38dans le journal du dimanche
25:39interview de Bruno Rotaillot
25:42à tout de suite
25:43pour la deuxième partie
25:44de l'heure des points
25:47Il est 9h31 sur CNews
25:49et la discussion se poursuivait
25:50si vous nous rejoignez
25:51concernant cette fête
25:53sauvage
25:54illégale
25:55donc sur un terrain
25:56militaire
25:56et Laurent Nouniez
25:58qui doit se rendre
25:59sur place
26:00et prendre la parole
26:01à 10h
26:02on imaginait
26:02le discours
26:03de Laurent Nouniez
26:04qui va saluer
26:05le professionnalisme
26:06des forces de l'ordre
26:07plus de 600 gendarmes
26:08pour sécuriser
26:09une fête illégale
26:10qui va parler
26:12peut-être du fait
26:13qu'il n'y ait pas eu
26:14de tension
26:14entre les teufeurs
26:15illégaux
26:16et les forces de l'ordre
26:18peut-être saluer aussi
26:19cette bonne ambiance
26:20tout en rappelant
26:21que ça aurait pu être
26:22dramatique
26:23parce qu'on était
26:23sur un terrain militaire
26:24on se demandait
26:25comment vous protégez
26:26il n'y a pas de protection
26:27il n'y a pas de mur
26:28de caméra
26:29qui protège
26:30les terrains militaires
26:31la question peut-être
26:32sera posée
26:33et comment
26:33à vendredi
26:34on arrive à 20 000 personnes
26:35et le samedi
26:36alors que c'est sécurisé
26:38vous en avez
26:3817 000 c'est ce matin
26:40mais je peux vous dire
26:41qu'il y en avait
26:4140 000 le lendemain
26:43donc c'est quand même
26:44hallucinant
26:45parlons d'Emmanuel Macron
26:46à présent
26:46on reviendra sur l'Algérie
26:48dans un instant
26:49savoir si Emmanuel Macron
26:51est fort
26:52face au régime algérien
26:54mais en tous les cas
26:55Emmanuel Macron
26:56il veut marquer l'histoire
26:57il veut marquer l'histoire
26:58du 14 juillet
26:59c'est son dernier
27:0114 juillet
27:02en tant que chef de l'état
27:04et chef des armées
27:04ce qui Emmanuel Macron
27:06mijote pour la fin
27:07de son mandat
27:07un discours guerrier
27:08qui prendra encore plus
27:11encore à l'occasion
27:12du traditionnel défilé
27:13du 14 juillet
27:14sur les Champs-Elysées
27:15et là
27:16il cite vis-à-vis
27:17une source proche
27:18de la présidence
27:19et un soutien
27:20le plus gros
27:20qu'on ait jamais connu
27:21histoire de montrer
27:23que l'armée française
27:24est au niveau
27:25cette démonstration
27:26de force
27:27devrait aussi avoir lieu
27:28en tribune présidentielle
27:29avec la présence exceptionnelle
27:30de tous les chefs d'état
27:31engagés dans la coalition
27:32des volontaires
27:33organisation du quarantaine
27:34de pays
27:34qui oeuvrent
27:35à la fin
27:36de la guerre
27:37en Ukraine
27:38qu'est-ce que ça veut dire
27:39qu'est-ce que ça symbolise
27:40c'est une bonne idée
27:42de faire un grand
27:4314 juillet
27:43comme ça
27:44historique
27:45Emmanuel Macron
27:46est engagé
27:48dans la mise en scène
27:49de sa sortie
27:50et de son entrée
27:51dans l'histoire
27:51donc on y voit
27:53l'hubris
27:54que l'on connaît
27:55au chef de l'état
27:56et d'une certaine manière
27:57ce défilé
27:58qu'il se veut XXL
28:00c'est une sorte
28:00de grand théâtre
28:02Potenkin
28:03de l'impuissance française
28:04parce que
28:04certes
28:05le budget
28:06de l'armée
28:06a été
28:07rehaussé
28:08depuis 2018
28:09mais il a commencé
28:10avec la démission
28:12du général
28:12de Villiers
28:13qui justement
28:14reprochait au chef
28:15de l'état
28:15de sacrifier
28:17l'armée
28:17pour des questions
28:20budgétaires
28:21et il aura fallu
28:22des années
28:23pour relever
28:24ce budget
28:25sans qu'il soit
28:26probablement
28:27au niveau
28:27nécessaire
28:28pour justement
28:29envisager
28:29les grandes
28:30confrontations
28:31auxquelles
28:32le président
28:33voudrait nous préparer
28:34contre la Russie
28:35contre les Etats-Unis
28:36contre des ennemis
28:38nombreux certes
28:39mais qui ne font que
28:41souligner finalement
28:42qu'aujourd'hui
28:42nous ne sommes pas
28:43suffisamment armés
28:43j'ai pensé aux militaires
28:46je me suis dit
28:46est-ce que déjà
28:48ce grand
28:4914 juillet
28:50vous le faites
28:50pour les militaires
28:51ou vous le faites
28:52un peu pour
28:53votre dernier
28:5414 juillet
28:54pour être sur
28:55la photo de famille
28:56et puis deuxième
28:56chose
28:58c'est très bien
28:59de faire un grand
29:0014 juillet
29:00historique
29:01etc
29:01mais peut-être
29:02qu'il lui fallut aussi
29:03vous savez
29:04il y a eu
29:04trois soldats
29:05évidemment
29:06il y a trois soldats
29:07français qui sont morts
29:08trois soldats militaires
29:10qui sont morts
29:10depuis le début
29:12de la guerre
29:12en Iran
29:13pas une seule fois
29:14Emmanuel Macron
29:15ou même Sébastien Lecornu
29:16n'ont participé
29:17aux hommages nationaux
29:19pour les trois militaires
29:21français tués
29:21ce décalage là
29:23qui est un peu
29:23troublant
29:24Mathieu Hock
29:24Oui en effet
29:25on a un effort
29:27de deux poids
29:27et deux mesures
29:28c'est-à-dire
29:28l'idée que
29:30la parole présidentielle
29:31s'est engagée
29:31sur le réarmement militaire
29:33et avec tout ce que ça implique
29:35et surtout
29:35l'idée
29:36et c'est surtout ça
29:37qu'on peut reprocher
29:37au président de la République
29:38c'est qu'un réarmement militaire
29:39ça ne se décrète pas
29:40ça s'opère concrètement
29:42dans les faits
29:42c'est-à-dire qu'il faut
29:43un effectivement
29:43comme l'a dit
29:44Raphaël Steinville
29:45un libérer le financement
29:46et le porter
29:47non pas à plus de 2%
29:48mais au moins à 4%
29:50c'est ce que demandent
29:51les militaires
29:52pour justement
29:52financer un effort massif
29:53de réarmement
29:54parce qu'on souffre
29:55d'une armée
29:55d'échantillonnage
29:56c'est-à-dire une armée
29:57qui présente sur tous les terrains
29:58les champs d'opération
29:58mais qui n'est pas
30:00suffisamment déployée
30:01en termes de moyens
30:01et puis le deuxième
30:04qui fait que c'est
30:04un deux poids deux mesures
30:05c'est qu'on a aujourd'hui
30:06la parole présidentielle
30:07qui est assez faible
30:08assez isolée
30:09sur le terrain
30:09de la résolution
30:10des conflits
30:11on a un président de la République
30:12qui malheureusement
30:13pour la France
30:13et c'est malheureux
30:15n'arrive pas
30:16à pouvoir peser
30:17à faire peser la France
30:18dans la résolution
30:19des grands conflits mondiaux
30:20que ce soit en Europe
30:21alors qu'il dit
30:22qu'il faut se passer
30:23en économie de guerre
30:23pour aider l'Ukraine
30:24mais également
30:25sur le proche et Moyen-Orient
30:27Il faut quand même rappeler
30:28que ça va au-delà
30:29du 14 juillet
30:29et que depuis son arrivée
30:30au pouvoir
30:31Emmanuel Macron a très souvent
30:32recouru à une posture
30:33à une rhétorique martiale
30:34peu importe
30:34si celles-ci
30:35n'ont aucune prise
30:35sur les événements
30:37il faut quand même rappeler
30:37tout son discours
30:38au moment du Covid
30:38le nous sommes en guerre
30:40la rhétorique mobilisée
30:42tout au long du conflit
30:43avec la Russie
30:44il avait quand même parlé
30:45de la nécessité
30:45d'envoyer des mecs
30:46à Odessa
30:47un verre de whisky
30:48à la main
30:49alors évidemment
30:50qu'il faut célébrer
30:50notre armée
30:51mais je pense
30:51qu'on gagnerait
30:52à s'exprimer
30:52sur la question de la guerre
30:53avec une main tremblante
30:55ou en tous les cas
30:56c'est que les mots
30:58soient suivis des faits
30:59c'est-à-dire qu'il y a eu
31:00cette idée de réarmer
31:01le réarmement démographique
31:03force est de constater
31:03que c'est un échec
31:05qu'on est en guerre
31:07contre le narcotrafic
31:09alors il y a quand même
31:10beaucoup de moyens
31:10qui ont été mis en place
31:11pour l'unité
31:13contre le narcotrafic
31:14mais le narcotrafic continue
31:15de se développer
31:16malheureusement
31:17en France
31:17et Raphaël a rappelé
31:19peut-être la chose
31:20la plus importante
31:21c'est qu'il commence
31:22son premier quinquennat
31:23en renvoyant
31:25Manu Militari
31:27le chef d'état-major
31:28le général de Villiers
31:30parce qu'il a le malheur
31:31de dire
31:31en commission sénatorielle
31:33si mes souvenirs sont bons
31:35il y a un souci
31:35avec le budget
31:36on est en train
31:36d'imaginer des coupes
31:37c'est de la folie
31:38que de faire ça
31:39oui vous avez raison
31:40de le rappeler
31:40c'était en juillet 2017
31:42c'est-à-dire
31:42presque 10 ans
31:43mais si vous voulez
31:44Macron est un des présidents
31:46qui sous la 5ème république
31:47aura utilisé
31:48de la manière
31:49la plus frénétique
31:50qui soit
31:50la communication
31:51pour finalement
31:52dissimuler
31:52d'une certaine manière
31:53son impuissance politique
31:55c'est vrai qu'il parle
31:56de réarmement
31:57il parle de souveraineté
31:58tout le temps
31:59et finalement
32:00en utilisant ces mots
32:02il nous dit quelque part
32:03de manière presque inconsciente
32:05que finalement
32:07ces mots sont là
32:08pour cacher
32:09ce qu'il n'est pas capable
32:10de faire
32:10et donc la communication
32:12est chez lui
32:12cet outil
32:13qui d'une certaine manière
32:15traduit l'impuissance
32:16du politique
32:17on ne contrôle plus
32:19les événements
32:19mais finalement
32:20on parle
32:20on parle
32:20on parle
32:21c'est le verbe
32:23effectivement
32:23c'est le verbe
32:24il faut reprocher
32:25à Emmanuel Macron
32:25le verbe est important
32:27le général de Gaulle
32:28utilisait le verbe
32:29mais il y avait
32:30des politiques publiques
32:31derrière
32:32tandis que là
32:32en l'occurrence
32:33il n'y a plus que le verbe
32:34et d'ailleurs
32:35ce n'est même pas du verbe
32:36c'est j'allais dire
32:36de la scénographie permanente
32:38c'est le théâtre
32:38c'est fort pour les cérémonies
32:40faible pour la diplomatie
32:42est-ce que c'est ça
32:42finalement qu'on retiendra
32:43de la diplomatie
32:45d'Emmanuel Macron
32:46pendant 10 ans
32:46fort pour les cérémonies
32:48faible face à
32:49parfois ceux
32:51qui sont
32:52vraiment en opposition
32:55avec la France
32:56et je pense par exemple
32:57au régime algérien
32:58la diplomatie française
33:00sous Emmanuel Macron
33:01face au régime algérien
33:02et moi je fais bien
33:03la différence entre le régime
33:04et la population algérienne
33:05bien évidemment
33:06même les français
33:08ne sont pas dupes
33:09vous avez quasiment
33:106 français sur 10
33:11qui disent que
33:11la France sous Emmanuel Macron
33:14manque de courage
33:15face au régime algérien
33:16lundi dernier
33:17Emmanuel Macron
33:17avait traité de maboule
33:18tous ceux qui
33:19disent qu'il faut se fâcher
33:20avec l'Algérie
33:21une pic qui visait
33:22entre autres Bruno Retailleau
33:23et ce dimanche
33:24dans les colonnes du JDD
33:25le patron
33:26DLR
33:27a répondu au chef
33:28de l'état
33:28il accuse le chef
33:29de l'état
33:29et cette phrase
33:30elle est quand même forte
33:31Emmanuel Macron
33:32est l'otage
33:33consentant
33:35consentant
33:35des chantages
33:36mémoriels
33:37de l'Algérie
33:37Mickaël Dosantos
33:40Bruno Retailleau
33:41se défend
33:41d'être un maboule
33:42dans les colonnes
33:43du JDD
33:44le patron DLR
33:45assume sa ligne
33:46dure face à l'Algérie
33:47une position défendue
33:49selon lui
33:50par une majorité
33:51de français
33:52agacée d'être humiliée
33:53ce mot de maboule
33:54n'a pas sa place
33:55dans la bouche
33:55d'un président
33:56de la république
33:56il trahit une perte
33:58de sang-froid
33:58un mépris aussi
33:59le devoir du président
34:00c'est de faire respecter
34:01la France
34:02et de protéger
34:02les français
34:03les protège-t-on
34:04quand on accepte
34:05que des individus dangereux
34:06sous OQTF
34:07ne soient pas repris ?
34:08Non
34:08depuis le début de l'année
34:10moins d'une centaine
34:11d'OQTF
34:11ont été exécutés
34:12pour faire plier Alger
34:14Bruno Retailleau
34:15privilégie le rapport
34:16de force
34:17il appelle notamment
34:18à revoir
34:19les accords bilatéraux
34:20en ligne de mire
34:21la réduction
34:22du nombre de visas
34:23en 2025
34:24la France a délivré
34:25plus de 200 000 visas
34:26aux ressortissants algériens
34:28alors même que
34:28les laissés-passés consulaires
34:30nous étaient accordés
34:30au compte-gouttes
34:31à un moment
34:32il faut dire stop
34:32dans cette interview
34:34Bruno Retailleau
34:35reproche également
34:35la passivité
34:36du chef de l'Etat
34:37face aux attaques
34:38venues d'Alger
34:39Emmanuel Macron
34:40est l'otage consentant
34:41des chantages mémoriels
34:42du gouvernement algérien
34:43les attaques verbales
34:44se multiplient
34:45l'enseignement du français
34:46recule
34:46et le régime a rajouté
34:48un couplet antifrançais
34:49dans l'hymne national algérien
34:50je pose la question
34:51quel grand pays
34:53accepterait de se faire
34:54traiter de la sorte
34:54pour le retour
34:56d'une relation saine
34:57le candidat
34:57à la présidentielle
34:58prône le respect
34:59mais aussi
35:00la fin d'une attitude
35:01qu'il qualifie
35:02d'aplaventrisme
35:04je salue un téléspectateur
35:05qui m'a rappelé
35:07que vous savez
35:08pour Emmanuel Macron
35:09il y avait la formule
35:11Macronais
35:12qui avait été créée
35:13c'est le néologisme
35:14en Ukraine
35:15et Macronais
35:16c'était de dire
35:17vous parlez beaucoup
35:18mais vous n'agissez pas forcément
35:20revenons sur le terrain
35:21algérien
35:22Ardo Mededetti
35:23vous avez quand même
35:25Bruno Retailleau
35:25ancien ministre de l'Intérieur
35:27qui nous explique
35:29et qui répond
35:30au Maboul
35:31donc à la formule
35:32employée
35:33par Emmanuel Macron
35:34et bien qu'il est lui-même
35:36otage du régime algérien
35:38oui il est otage
35:39du régime algérien
35:40parce qu'en effet
35:40c'est un otage
35:41tout à fait consentant
35:43juste hier soir
35:44une petite incise
35:45hier soir
35:46le président Tebboune
35:47donnait une interview
35:48à la télévision algérienne
35:50et ils s'en est pris
35:50encore violemment
35:51à Bolem Sansal
35:52et à Kamel Daoud
35:53c'est-à-dire l'efficacité
35:54finalement
35:55de la stratégie
35:56d'accommodement
35:56à laquelle se plie
35:58en permanence
35:58le pouvoir français
35:59et Emmanuel Macron
36:02la vérité c'est que
36:03de toute façon
36:04Emmanuel Macron
36:05ne veut pas
36:07entamer
36:07un bras de fer
36:08avec l'Algérie
36:09c'est l'Algérie
36:10qui provoque
36:10c'est l'Algérie
36:11qui est hostile à la France
36:12c'est pas la France
36:13qui est hostile à l'Algérie
36:14je rappelle d'ailleurs
36:15que dans les années 90
36:16si le régime algérien
36:17a pu tenir face
36:18aux islamistes
36:19c'est parce que la France
36:20a aidé
36:21ce pouvoir algérien
36:22en l'occurrence
36:23et ça manifestement
36:24le pouvoir algérien
36:25l'oublie aussi
36:25donc ce que dit
36:27en effet
36:28Bruno Rotailleau
36:29c'est qu'on a
36:29aujourd'hui
36:30un certain nombre
36:30de leviers
36:31pour infléchir
36:31notre rapport de force
36:33avec l'Algérie
36:34notamment
36:35le levier
36:36des visas
36:37qui n'est pas
36:38utilisé
36:39on sait très bien
36:39qu'en effet
36:40les laissés-passés
36:42consulaires
36:42sont distribués
36:43au compte-gouttes
36:44par le pouvoir algérien
36:45et le levier des visas
36:47est d'autant plus essentiel
36:48c'est que
36:48si vous voulez
36:49le pouvoir algérien
36:50a besoin
36:51de ces visas
36:52parce qu'il a besoin
36:52parce qu'il décompresse
36:54socialement
36:54la société algérienne
36:55en envoyant chaque année
36:57200 000 Algériens
36:58en France
36:59c'est un moyen pour lui
37:00finalement
37:01d'éviter la colère
37:02sociale
37:03il a deux moyens
37:04il a les visas
37:04et puis la répression
37:05donc il faut aujourd'hui
37:07en effet
37:08changer de politique
37:09vis-à-vis de l'Algérie
37:09mais tous les gens
37:10qui connaissent un peu
37:11l'Algérie le disent
37:11y compris les opposants
37:12algériens
37:13avec lesquels vous discutez
37:14qu'il s'agisse par exemple
37:15de quelqu'un comme
37:15Carmel Daoud
37:16qui en effet
37:17est tout à fait
37:18ébahi devant
37:19l'impuissance de la France
37:20à entamer
37:21une politique de fermeté
37:23vis-à-vis d'un régime
37:24qui ne respecte pas
37:26la France
37:26Raphaël Steinville
37:27dans les colonnes du JDD
37:28à découvrir aujourd'hui
37:29un papier absolument passionnant
37:30aussi sur ce régime algérien
37:32qui s'en prend
37:34à nos hommes de lettres
37:35Camel Daoud
37:36Christophe Gleize
37:37à qui on pense
37:38qui a passé plus de 300 jours
37:40et qui est encore
37:41dans les jôles algériennes
37:42Madame Royal est en Algérie
37:43hier encore
37:44elle est allée le visiter
37:45elle est visiteuse de prison
37:46aujourd'hui
37:47mais elle n'a pas ramené
37:48M. Gleize
37:48pas encore
37:49espérons qu'elle y arrive
37:50pourquoi pas
37:51et Boilem Sansal
37:53bien sûr
37:53c'est ça qui est
37:54peut-être la partie
37:55symboliquement
37:56la plus affligeante
37:58c'est que nous avons
37:58des écrivains
37:59et des journalistes
38:00qui sont aujourd'hui
38:01pris en otage
38:02par le régime
38:04d'Alger
38:05sans que le pouvoir
38:06en France
38:07soit en mesure
38:08d'apporter une réponse
38:10et de porter le bras de fer
38:12donc la question
38:13la question qui se pose
38:14c'est qui sont les vrais maboules
38:15est-ce que ce sont
38:16ceux qui prônent
38:19une politique de fermeté
38:20vis-à-vis d'Alger
38:21un rééquilibrage
38:22de nos relations diplomatiques
38:24j'adore cette fois
38:25ou finalement
38:27et le président
38:28et son ministre de l'Intérieur
38:29Laurent Nunez
38:29qui aujourd'hui
38:30finalement
38:30ont des piètres résultats
38:32malgré
38:33leur stratégie
38:34d'accommodement
38:35avec le régime
38:36de M. Théboun
38:37et je rappelle
38:38on avait proposé
38:40ce sondage
38:40cette semaine
38:4256% des français
38:44considèrent
38:45que la France
38:46n'a pas suffisamment
38:47de courage
38:49face au régime
38:50algérien
38:51donc plus d'un français
38:53sur deux
38:54dans un contexte
38:55
38:55vous êtes finalement
38:57fort avec les faibles
38:59et faibles
38:59avec les forts
39:01dans l'actualité également
39:02et c'est très important
39:03on va parler du carburant
39:04Sébastien Lecornu
39:06qui met la pression
39:07sur Total Energy
39:08le premier ministre
39:09Sébastien Lecornu
39:11encourage
39:11Total Energy
39:12à un plafonnement généreux
39:14des prix à la pompe
39:15pour redistribuer
39:16les super profits
39:18réalisés
39:19grâce à
39:21la flambée
39:22des cours
39:22du brut
39:23le bon sens
39:23c'est le plafonnement généreux
39:25qui peut redevenir
39:27intéressant
39:27pour les consommateurs français
39:29qui peuvent
39:29voir l'intérêt
39:30d'avoir un groupe
39:31pétrolier français
39:32c'est intéressant
39:32parce que maintenant
39:33le mot bon sens
39:35avec l'extrême centre
39:36on va le voir
39:36un peu tout le temps
39:37effectivement
39:38et d'ailleurs
39:39le bon sens
39:39on le voit
39:40ce week-end
39:41sur ce champ militaire
39:43avec 40 000 personnes
39:44qui se sont réunies
39:46illégalement
39:46c'est du bon sens
39:47bien sûr
39:48écoutez Marine Le Pen
39:49qui rejoint la position
39:51finalement
39:52de Sébastien Lecornu
39:54en disant
39:55si le plafonnement
39:56n'est pas suffisant
39:57alors il va falloir
39:58redistribuer
40:00Total
40:00eux-mêmes
40:01se rendent compte
40:02qu'il faut qu'ils fassent
40:04cette école
40:05et ils ont donc décidé
40:06de plafonner
40:07leurs prix
40:08tant mieux
40:09moi
40:10la seule chose
40:11que je souhaite
40:11c'est que ça bénéficie
40:12au pouvoir d'achat
40:12des français
40:13et après
40:14on fera les comptes
40:14entre la proposition
40:16que nous avons faite
40:16et le fait
40:17qu'ils plafonnent
40:18les prix
40:19nous verrons
40:20si effectivement
40:21ça correspond
40:21à la contribution
40:22que nous souhaitons
40:23obtenir
40:24de ceux qui
40:25en réalité
40:26bénéficient
40:27de la crise
40:27je ne dis pas
40:28qu'ils sont profiteurs
40:29de crise
40:29je dis juste
40:30que par un effet
40:31mécanique
40:32ils bénéficient
40:34manifestement
40:35de la crise actuelle
40:36nous verrons
40:37si encore une fois
40:38ce plafonnement
40:39est à la hauteur
40:41de ce que nous avions
40:42proposé
40:43en 2022
40:45et qui consistait
40:46à augmenter
40:47l'impôt
40:47sur les sociétés
40:48lorsque le bénéfice
40:50était
40:50alors je ne me souviens
40:51plus du détail
40:52de la mesure
40:53mais je crois
40:53que c'était
40:5330% supplémentaire
40:56à la moyenne
40:56des 5 dernières années
40:57je rappelle que
40:58Total Energy
40:59plafonne actuellement
41:00en France
41:00le prix de l'essence
41:01sans plomb
41:01à 1,99 par litre
41:03du diesel
41:04à 2,09
41:05c'est le seul groupe
41:07aujourd'hui
41:07qui plafonne
41:08le géant français
41:09a vu son bénéfice
41:10net bondir
41:11de 51%
41:12au premier trimestre
41:12de cette année
41:14du fait notamment
41:15de l'envol des prix
41:16du pétrole
41:17mais c'est le fruit
41:18aussi d'une stratégie
41:19et d'une stratégie
41:20qui a de plusieurs années
41:21et il faut rappeler
41:23que Total
41:23est sur toute la chaîne
41:25si vous voulez
41:26du développement
41:26du gaz
41:27et de la production
41:28du pétrole
41:29en France
41:30je vous propose
41:31d'écouter
41:31Marc Varnot
41:33qui tient une position
41:35peut-être plus économiste
41:36plus rationnelle
41:37que la vision politique
41:38par exemple
41:38de Sébastien Lecornu
41:39qui aurait pu dire
41:40le bon sens
41:41c'est de baisser les taxes
41:42c'est pas fou ça
41:43le bon sens
41:44c'est 60% du prix
41:47c'est 60% du prix
41:48c'est ça
41:49c'est 60% du prix
41:51Monsieur le Premier ministre
41:52il parle de bon sens
41:53pour Total Énergie
41:54peut-être que le bon sens
41:56c'est dans cette crise-là
41:57de plafonner les taxes
41:58c'est les taxes
41:59qui profitent plus de l'avance
42:00on regarde
42:02de baisser les taxes
42:03et non plafonner les taxes
42:04Marc Varnot
42:04écoutez
42:06d'abord Total
42:07c'est 30%
42:07des stations-services
42:08en France
42:08il y en a 70%
42:10qui ne sont pas Total
42:11la deuxième chose
42:12c'est qu'il y a une société
42:13qui a plafonné les prix
42:14c'est Total
42:14si Total n'avait pas
42:16plafonné les prix
42:16j'ai calculé
42:17si le prix moyen
42:19avait augmenté
42:20de 17 centimes
42:20ça aurait été
42:21550 millions de plus
42:23dans les caisses de Total
42:24donc Total
42:25a fait plus
42:25pour le pouvoir d'achat
42:26des français
42:27que le gouvernement
42:28ou que les autres
42:29compagnies pétrolières
42:30c'est important
42:31de rappeler ça
42:31et il va un peu plus lent
42:33en disant
42:33mais attendez
42:34Total aujourd'hui
42:35ce n'est pas seulement français
42:37et plus vous les incitez
42:39en quelque sorte
42:39à dire
42:40vous êtes bien gentil
42:41on va aller ailleurs
42:41tout à fait
42:42et ce qu'on voit en fait
42:43depuis le début de la crise
42:43c'est ce qu'a dit Marc Verneau
42:44j'ai fait les mêmes calculs
42:45et j'arrive à peu près
42:46au même résultat
42:46j'étais à 450 millions
42:47c'est que Total Énergie
42:49et le secteur privé
42:50fait davantage
42:51pour le pouvoir d'achat
42:51des français
42:52que l'état
42:53parce que l'état
42:54aujourd'hui
42:54malheureusement
42:55est fauché
42:55parce qu'il affiche
42:56dans la loi de finances
42:57de 2026
42:58un déficit public
42:59de 124,4 milliards d'euros
43:03inscrit dans la LFI
43:042026
43:04et aujourd'hui
43:05se pose la question
43:06comment faire
43:07pour soutenir le pouvoir d'achat
43:08effectivement le gouvernement
43:09ne peut plus baisser les taxes
43:10parce qu'il n'a pas assez
43:11de moyens
43:12et moi je voudrais alerter
43:13un petit peu les auditeurs
43:14sur un sujet
43:15qui viendra je pense
43:15au niveau du bloc central
43:17c'est cette idée
43:18de la taxe sur les super profits
43:19les macronistes
43:20vont la reprendre
43:21donc du Rassemblement National
43:22et de la gauche
43:22vont la reprendre
43:23au niveau européen
43:24et on entend de plus en plus
43:25à l'idée
43:25qu'il faut taxer
43:26les super profits
43:27et notamment
43:28des énergéticiens
43:29à l'échelle européenne
43:30et non à l'échelle nationale
43:31or il faut rappeler quand même
43:32que sur le marché européen
43:33Total n'a comme concurrent
43:35que des Britanniques
43:36des sociétés pétrolières britanniques
43:37et que donc
43:38si on taxe au niveau européen
43:39Total Energy
43:40alors on va les fragiliser
43:42en termes de compétitivité
43:43par rapport
43:44aux producteurs
43:46et aux raffineurs
43:46du coup britanniques
43:47et donc de fait
43:48on risque d'avoir
43:49on va encore se plaindre
43:51le fait que Total Energy
43:52va devoir fermer
43:53des stations-service
43:54c'est intéressant ce que vous dites
43:55c'est-à-dire qu'on sort
43:56de la démagogie
43:57on sort de la petite
43:58communication politicienne
44:00et là on va sur le concret
44:01et on comprend aujourd'hui
44:03pourquoi peut-être
44:05Total Energy
44:06n'est pas
44:07l'ennemi public
44:08numéro un
44:08que certains voudraient
44:10comme certains voudraient
44:11le présenter
44:12il est 9h49
44:14dans quelques instants
44:15vous allez pouvoir suivre
44:17le grand rendez-vous
44:18avec comme invité
44:20Nicolas Dupont-Aignan
44:21président de Debout la France
44:22candidat à la présidentielle
44:23invité de Pierre Delivineau
44:24de Christophe Lemaitre
44:26et de Mathieu Boccoté
44:28à suivre sur CNews Europe 1
44:29et les échos
44:30je vous donne rendez-vous
44:31moi ce soir
44:31à 18h
44:32vous allez pouvoir découvrir
44:33ou redécouvrir
44:34le documentaire inédit
44:35produit par
44:37Jean-Ton Productions
44:38sur le racisme anti-blanc
44:40la fin du silence
44:41un sujet que les médias
44:42et les politiques
44:43refusent de traiter
44:44pourtant deux français sur trois
44:45estiment que ce racisme
44:47existe dans notre société
44:49et ce sera suivi ensuite
44:51d'un débat
44:51entre Eric Rével
44:53et Julien Drey
44:55on avait une petite séquence
44:56mais je pense qu'on manque
44:57de temps pour vous la montrer
44:59merci à tous les quatre
45:00c'est un plaisir d'être avec vous
45:02merci à Tania Tuolet
45:03qui a préparé cette émission
45:04et nous
45:05on se retrouve
45:06à 18h
45:07la fin du silence
45:08le racisme anti-blanc
45:09ce sera à découvrir
45:11ou redécouvrir
45:12à 18h
45:12ce soir sur CNews
45:14le racisme anti-blanc
45:16le racisme anti-blanc
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45:17le racisme anti-blanc
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