- il y a 5 jours
Les meilleurs moments de l'antenne de RMC commentés par Estelle Denis et toute sa bande.
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00:00Et on démarre tout de suite avec un extrait des grandes gueules ce matin sur RMC.
00:08Les propriétaires du bar incendie à Cran-Montana sont toujours en liberté.
00:12Est-ce que vous trouvez ça indécent ?
00:14Six jours après le terrible drame qui a fait 40 victimes, dont 9 Français.
00:17On a appris ce matin que le bar n'avait pas été contrôlé depuis 5 ans.
00:20Le propriétaire du bar, lui, est toujours libre.
00:23Et ça n'étonne pas l'avocat Maître Yves Monéris.
00:26En France, on peut être étonné. Vu de Suisse, il n'y a pas lieu d'être étonné.
00:32Puisque effectivement, le Parti général suisse a demandé l'ouverture d'une information judiciaire en Suisse.
00:38Donc il y a eu un juge d'instruction suisse qui a été désigné et qui va enquêter.
00:44La Suisse connaît des procédures avec l'oralité des débats.
00:49Et je vous rappelle, comme en France d'ailleurs, qu'à partir des moments où des gens sont mis en cause formellement,
00:54en fait, il appartient dorénavant au juge d'instruction de les auditionner lui-même pour les inculper.
01:02Alors le terme exact en droit suisse, c'est les inculper, ce qui équivaut à notre misère en examen français.
01:07Frédère Mel, est-ce que ça vous choque de voir le patron de ce bar laissé libre en fait ?
01:12Alors que 40 personnes sont morts.
01:14C'est vrai que ça, c'est la vision française des choses.
01:15Après, ça se passe en Suisse, on ne va quand même pas donner de conseil à la justice suisse.
01:19Mais c'est vrai qu'il y a quand même des choses très étonnantes dans cette histoire.
01:24Et on risque de découvrir beaucoup de choses sur ses propriétaires.
01:28En tout cas, il y a une série d'erreurs, criminelles ou non, qui ont conduit à la mort.
01:35Quand on voit ce que dit la municipalité de Grand-Montana sur l'absence de contrôle, ça pose question aussi.
01:40Ça, c'est la municipalité qui est en cause.
01:42Oui, mais c'est pour ça. Il y a plusieurs fautifs dans ce cas-là.
01:46Mais ce n'est pas à moi de dire si en France, il serait en prison.
01:51Il serait incarcéré.
01:51Il serait incarcéré.
01:52Bien sûr.
01:52Voilà, ça c'est clair. Mais moi, je respecte beaucoup le droit des autres pays.
01:56Donc je ne vais pas donner de soucis à des Suisses.
01:59Mais c'est vrai qu'on peut penser aussi à toutes les familles qui sont renvoyées.
02:02Bien sûr, c'est insupportable.
02:03Qui ont perdu des enfants, souvent très jeunes.
02:06Et de voir que le patron est encore libre de ces mouvements, c'est vrai que ça peut choquer.
02:11Alors qu'on a vu des dysfonctionnements qui étaient quand même très très graves.
02:14Oui, bien sûr que ça peut étonner.
02:15Oui, mais moi, je pensais qu'il était déjà en garde à vue, moi.
02:20Ou qu'il avait été au moins un peu emprisonné.
02:23Je veux dire, j'ai une amie qui est suisse.
02:27Enfin, j'ai des copains suisses qui sont d'un certain âge, je dirais, du même âge que vous.
02:32Et qui m'ont dit qu'eux, ils allaient déjà aux constellations quand ils étaient petits.
02:37Donc, c'est un peu un endroit ancestral de Grand-Montana.
02:40Ils l'ont racheté il y a dix ans, en fait, ce bar.
02:41Ils l'ont racheté.
02:42Mais vous savez, c'est un peu le genre d'endroit où, vu que c'est une institution,
02:45on a la patte molle sur les contrôles.
02:49Et surtout, parce qu'on se dit, ah, mais ça va, c'est le constellation.
02:52Et donc, si, moi, je pense qu'ils ont une responsabilité qui est énorme.
02:56En fait, quand tu as un plafond en mousse dans un chalet en bois et que, enfin, dans un bâtiment.
03:02Et que tu condamnes les sorties de secours.
03:03Tu condamnes les sorties de secours et que tu as des gens qui se baladent avec des bougies,
03:07enfin, des bougies festives.
03:10Oui, enfin, tu as une responsabilité.
03:12Et cet accident est tellement un drame.
03:14Moi, je ne pense qu'à ça depuis une semaine.
03:16Genre, ma meuf, elle n'en peut plus.
03:18Je pleure le soir alors que je n'ai aucun proche dedans.
03:22Mais je me dis, ça aurait tellement pu être moi, ça aurait tellement pu être chacun de nous dans cet accident
03:26que, malheureusement, il y a un responsable.
03:29Enfin, on ne peut pas dire qu'il n'y a pas de responsable.
03:32Je veux dire, il y a un responsable, les accidents sont toujours évitables.
03:36S'il n'y en a pas beaucoup, des accidents comme ça, si c'est aussi grave,
03:39c'est parce qu'en général, il y a des contrôles, c'est parce qu'on fait attention,
03:42on fait en sorte qu'on n'allume pas de bougies festives quand il y a un plafond aussi bas.
03:47Je veux dire, pour moi, il y a évidemment des responsables.
03:51Après, la justice suisse, c'est la justice suisse, nous, on ne peut rien dire de France.
03:57Et je trouve que les Français aussi ont eu des réactions horribles vis-à-vis des Suisses.
04:02C'est-à-dire que moi, je vois énormément de Français commenter sur les réseaux sociaux
04:05que faisaient ces petits riches à la montagne.
04:10Mais ils n'étaient pas tous riches.
04:11Il y a beaucoup de chaisonnés qui sont décédés.
04:14Mais évidemment, c'était un bar de locaux aussi.
04:15Mais je sais, et je vois beaucoup de Suisses dire que les Français...
04:20Enfin, il y a un traitement de la France sur ce sujet, sur les réseaux sociaux.
04:23Je vois des commentaires qui sont ignobles de dire
04:26« c'est des petits gosses de riches, ils n'avaient qu'à pas être là. »
04:28Mais est-ce qu'on est fous ?
04:30Donc, je n'ai pas non plus envie de juger la Suisse.
04:32Mais bon, je trouve ça tellement atroce que...
04:34Mais c'est vrai que ça pose question.
04:35Mais ça pose question.
04:36Moi, en tout cas, je pense que les parents doivent avoir un peu de justice.
04:41Ça pose question, oui.
04:44Mais moi, je fais confiance à la loi suisse, à la police suisse, aux enquêteurs suisses.
04:49Si le patron n'est pas encore ni mis en examen ni rien, c'est que l'enquête n'a pas encore tout dit.
04:56En revanche, moi, ce que je peux dire, c'est que j'ai un ERP.
04:58Vous savez, c'est un établissement recevant du public.
05:00Une librairie qui est beaucoup moins à risque, évidemment, qu'un bar ou qu'une boîte de nuit.
05:05Elle doit respecter, déjà, le nombre d'extincteurs.
05:09Tous les ans, ils doivent être contrôlés, etc.
05:11Donc, j'imagine qu'il y a la même chose en Suisse.
05:14C'est ce qu'on est en train de découvrir, là.
05:16Mais là, on ouvre d'autres librairies partout en France.
05:20Et dans les autres villes, il y a toujours les mêmes normes.
05:23On doit faire attention qu'il y ait le nombre d'extincteurs.
05:25Des extincteurs différents, aussi, parce qu'ils ne sont pas tous, évidemment, pour les mêmes sources d'incendies.
05:31Mais, enfin, on ne va pas faire d'ingérence dans la justice suisse.
05:36Mais on peut s'étonner, quand même.
05:37Alors, on s'étonne, mais s'ils ne sont pas en prison...
05:39Si on ne se passe pas à la place des parents, c'est terrible, en fait.
05:40Oui, mais on ne va pas mettre en prison pour calmer la douleur des...
05:43Si, pour l'instant, la police suisse ne les a pas mis en...
05:47Il y a eu des manquements, ça, c'est sûr.
05:48Il y a eu, à priori, des manquements.
05:50Et donc, elle est sortie de secours.
05:50Mais de la part de qui ?
05:50Quand une sortie de secours, elle est bloquée, je suis désolée, parce qu'on veut éviter le resquillage,
05:55c'est un problème.
05:56Quand vous avez un seul escalier, alors que vous avez 300 personnes, c'est aussi un problème.
06:05De la mousse, nonini, fugé au plafond, c'est un problème.
06:08Des bougies festives au rez-de-chaussée, c'est un problème.
06:11Si tout ça est avéré, évidemment, il n'y a aucun doute qu'ils seront condamnés.
06:15Pour l'instant, on n'en est pas là.
06:16Enfin, on est en pleine enquête, pour l'instant.
06:18Donc, j'imagine...
06:19Moi aussi, je suis comme vous.
06:20Je pense qu'il y a des manquements.
06:20En France, il y a de la préventive, par exemple.
06:23Vous pouvez mettre en détention provisoire.
06:25Oui, sûrement.
06:26Alors, pour calmer, en effet, les esprits, mais là, pour l'instant...
06:29Mais la commune a communiqué et a dit qu'ils prenaient la responsabilité de ce qui s'est passé
06:33parce qu'ils n'ont pas fait de contrôle depuis cinq ans.
06:35Oui.
06:36Mais c'est quand même très grave.
06:37Donc, c'est peut-être à vous d'être en prison ou d'être mis en examen, d'être en préventive.
06:41On ne sait pas.
06:42Moi, je pense aussi que le propriétaire...
06:43Vraiment, de ce qu'on voit, de ce qu'on entend,
06:46le propriétaire a certainement des responsabilités graves.
06:48Mais pour l'instant, j'imagine que...
06:50Une alarme incendie, par exemple.
06:51Vous regardez toutes les vidéos, il n'y a pas une alarme incendie, en fait.
06:53Mais c'est la Suisse.
06:54Il y a un feu qui est déjà un brasier, il n'y a pas une alarme.
06:56On entend encore de la musique.
06:57Excusez-moi.
06:58C'est la Suisse.
06:59C'est un pays qui est extrêmement développé en termes de police et de justice.
07:04J'imagine qu'on ne va pas leur faire un procès à la justice suisse en disant
07:07« Attention, il faudrait faire votre travail. »
07:09On a le droit aussi de s'étonner des différences entre la justice suisse et la justice française.
07:15C'est vrai qu'on dit souvent, même ici sur ce plateau,
07:17que la justice française est parfois trop laxiste.
07:19On voit qu'effectivement, il y a d'autres pays où ça se passe encore différemment.
07:25Mais je pense que c'est bien aussi de râper cette situation.
07:28Le Morning RMC, ce matin avec Pascal Delatour-du-Pin et Mathieu Béliard.
07:33Faut-il limiter l'utilisation des titres restaurants ?
07:36Le débat refait surface avec cette polémique.
07:38Dans l'enseigne de décoration très connue qui s'appelle Emma,
07:41vous pouvez désormais payer vos bougies ou encore votre agrafeuse
07:44ou votre serviette de bain avec vos tickets restos.
07:47Un nouvel agrément qui met en colère Franck Delvaux.
07:50Il est président du syndicat hôtellerie-restauration Île-de-France.
07:52Dans le mot titre restaurant, il y a restaurant.
07:57Oui d'accord.
07:58Alors expliquez-moi comment aujourd'hui, avec un titre restaurant,
08:01quand on reprend la genèse et l'histoire des titres restaurants,
08:03comment on va acheter un pack de lait ou un pack d'eau
08:06ou un kilo de spaghettis dans un magasin,
08:10dans un magasin de la grande distribution ?
08:13Je comprends le problème des Français.
08:15Mais dans ce cas-là, il faut créer un titre inflation,
08:17un titre alimentaire, pas un titre restaurant.
08:19Ça vous choque, Alice Golfab, qu'on puisse acheter une agrafeuse
08:23ou des produits ménagers avec un ticket restaurant ?
08:25Non, ça ne me choque pas.
08:26Moi, quand j'ai eu des tickets restos, ça m'est arrivé peu de fois.
08:28J'ai fait un service civique, j'avais des tickets restos.
08:31C'était tellement bien, mais j'achetais n'importe quoi avec.
08:32Moi aussi.
08:33Mais parce que aussi, moi par exemple,
08:35je gagnais avec le service civique 500 euros par mois.
08:38Bon, j'avais 5 euros de tickets restos.
08:41Je n'avais pas les moyens d'aller au resto avec un ticket resto, si vous voulez.
08:45Donc évidemment que j'allais au supermarché,
08:47m'acheter les trucs Marie, Fleury Michon...
08:51Oui, mais ça c'est de la nourriture.
08:52Aujourd'hui, avec un ticket resto, tu peux acheter n'importe quoi du supermarché.
08:55Et j'en profitais, vu qu'on était au supermarché
08:58et que ça passait les tickets restos,
08:59pour m'acheter tout et n'importe quoi.
09:00Je m'achetais des cahiers, des trucs, j'étais à la fac à l'époque.
09:04Donc je m'achetais aussi mes fournitures.
09:06Moi, ça ne me pose aucun problème.
09:08Une fois que tu donnes de l'argent à quelqu'un, il en fait ce qu'il veut.
09:10Très normal.
09:11C'est-à-dire que sur le principe, je dis non.
09:15Mais dans la réalité, moi j'achète mes produits d'hygiène avec mon titre restaurant d'RMC.
09:19Avec la carte.
09:20C'est-à-dire que je vais au Franprix, j'achète plein de choses.
09:24Et j'ai le droit à 25 euros par jour.
09:26Donc ça m'arrive très régulièrement.
09:29Je ne sépare pas.
09:31L'huile, je la paye avec l'outil resto.
09:33Ça ne passe pas partout.
09:35Il y a des soirs à marcher.
09:37Chez Monoprix, ça ne marche pas.
09:40Franprix, par exemple, le gel douche.
09:42Oui, j'utilise certains moyens de paiement.
09:45Mais ça ne s'appelle pas titre hygiène.
09:48Non, bien sûr.
09:49Donc j'aurais du mal à critiquer.
09:50Après, aller spécifiquement avec une carte titre restaurant dans un magasin de déco,
09:55on est un peu loin de l'objectif.
09:59Et en même temps, chez Emma, vous pouvez acheter des bonbons.
10:01Donc ça se mange, vous pouvez acheter des gâteaux.
10:04Donc c'est aussi une entrée, il y a des choses à manger.
10:06Le ticket resto, il est déduit du salaire.
10:08Quand vous allez chez Ikea, vous pouvez aussi acheter des boulettes et des dindes.
10:11Bien sûr.
10:11Donc en fait, je n'ai pas regardé si vous pouvez acheter une étagère billy avec un ticket resto.
10:16Ça a été détourné.
10:18Au départ, c'est simplement pour une aide aux employés qui doivent déjeuner sur place.
10:22Au départ, c'est ça.
10:23Et c'est devenu un salaire déguisé.
10:26Alors ce n'est pas un salaire, mais...
10:28C'est un complément de pouvoir d'achat déguisé, puisque l'entreprise te paye la moitié.
10:34Pour expliquer, il y a des gens...
10:35Vous savez, le truc aussi, c'est qu'il y a plein de gens qui n'ont pas le droit au titre restaurant.
10:38Donc en gros, l'entreprise vous paye, sur une certaine somme, 50% jusqu'à 50%.
10:44Et vous, vous payez l'autre partie.
10:47Donc en gros, on va dire, c'est du pouvoir d'achat payé, moins chargé, pour l'entreprise, pour l'employé.
10:55Alors je suis totalement d'accord avec toi, Fred.
10:56Moi, je les utilise, je les ai mis en place pour mes libraires, justement pour leur développer leur pouvoir d'achat, pour l'augmenter.
11:03Parce que fiscalement, c'est plus intéressant que le salaire.
11:06Et parce qu'il n'y a pas de cantine également.
11:07Et voilà, on n'a pas de cantine.
11:09Mais je peux aussi, pendant deux ans, il n'y a pas eu de ticket restaurant, il n'y avait pas de cantine.
11:13Et ce n'était pas une obligation pour moi, au titre de chef d'entreprise.
11:17En revanche, c'était une belle façon pour moi d'augmenter leur pouvoir d'achat, avec moins de charges sociales.
11:22Parce qu'il n'y a pas la même pression fiscale sur le ticket restaurant, pour le salarié et pour l'employeur.
11:30C'est tout bénef pour le salarié et l'employeur, en fait.
11:31C'est tout bénef pour les deux.
11:32Et c'est une belle façon, je trouve, pour moi, d'augmenter un peu le pouvoir d'achat.
11:36Mais je pense qu'il faut que les magasins fassent le ménage tout de suite, avant qu'une loi tombe, en disant,
11:41ben non, finalement, ce ne sera que dans les restaurants.
11:43C'est-à-dire que là, il y a une permission.
11:45Ça n'arrivera jamais.
11:46Les Français sont trop attachés aujourd'hui à ces titres restaurant.
11:48Ça n'arrivera jamais.
11:49Alors il faut qu'on fasse attention, parce qu'à un moment, en effet, je suis d'accord, c'est des titres restaurants,
11:53comme les chèques culture, etc., qui ne sont que en culture.
11:57Donc il faut qu'on fasse attention, parce qu'il y a un moment, en effet, la loi va tomber.
12:00Et on ne pourra plus les utiliser que dans les restaurants.
12:02Mais vous croyez que la caissière a l'accès à faire, de dire, ah, alors attendez, non, alors...
12:06À l'heure de l'IA, la caisse automatique, elle est capable de distinguer un produit alimentaire d'un rouleau.
12:10Mais si, c'est ce qui se fait.
12:12Mais c'est ce qui se fait.
12:13Il y a plein de supermarchés où c'est comme ça.
12:14Et donc toi, tu vas arriver, tu vas être devant moi à la caisse, je vais être pressée.
12:17Et là, attends, tu vas arriver, tu vas avoir Terra Violi, ton huile d'olive et ton PQ.
12:24Et là, la caissière, elle va te dire, ah, alors attendez, non, monsieur, alors ça, vous le passez avec une carte, ça, avec l'autre.
12:28Oui, d'accord.
12:29Ça, je l'ai vu tous les jours.
12:31Il va y avoir des files d'attente monstrueuses.
12:32Chez Auchan, etc.
12:35Mais c'est du pouvoir d'achat, basta, on ne va pas...
12:37La caissière, elle passe tout, le caissier, ou moi, je passe tout moi-même à la caisse automatique.
12:41La caisse dit, vous pouvez payer telle partie en tickets resto, telle partie en carton.
12:44Et donc, c'est toi qui bloque la caisse, alors que tout le monde attend.
12:47Oui, mais c'est permis pour aider les restaurants à la base.
12:50Donc, on s'en est un peu écartés, mais il ne faut pas trop s'en écarter.
12:53Non, non, mais il y a quelque chose de très important aussi dans le titre de restaurant, c'est-à-dire que c'est fait pour la consommation.
12:58C'est-à-dire que ça revient dans l'économie tout de suite.
12:59Tu ne peux pas capitaliser ce qu'il y a sur ton...
13:03Non, tu ne mets pas sur ton livret, quoi.
13:04Donc, en fait, c'est quelque chose qui est dans le circuit économique.
13:07Donc, il faut absolument le maintenir.
13:08Et moi, je suis désolé, je ne paye jamais au restaurant avec une carte de resto.
13:13Moi, je m'utilise uniquement au supermarché.
13:15Et la plupart des Français, c'est comme ça aujourd'hui.
13:17Les Gégés, ce matin, sur RMC, des élèves renvoyés chez eux à cause d'une température de 8 degrés dans leur classe.
13:25Est-ce que c'est la honte ?
13:26Dans plusieurs établissements, les élèves ont dû sortir les moufles et les doudounes.
13:29À cause d'eau chaudière défectueuse, les profs ont donc exercé leur droit de retrait avant de renvoyer les élèves dans leur maison.
13:36Une situation qui exaspère Jean-Louis Bonamy, le prof des Gégés.
13:40Je n'en peux plus de ce pays.
13:42Là, c'est un usage totalement abusif du droit de retrait.
13:45Le droit de retrait, c'est quand il y a une menace imminente et réelle pour ta sécurité physique, voire pour ta vie.
13:51C'est-à-dire une bonbonne de gaz qui risque d'exploser, un élève qui brandit un couteau, le toit qui menace de s'effondrer.
13:58Là, dans ces cas tout à fait exceptionnels, tu peux faire jouer ton droit de retrait.
14:02Mais là, personne n'est en danger, ni le professeur, ni les élèves.
14:06Personne ne va mourir parce qu'il fait 8 ou 10 dans les classes.
14:09Je pense que la France est devenue un pays de fragiles.
14:12Alors, est-ce qu'on est devenu un pays de fragiles ?
14:15Est-ce qu'on peut faire court à 8 degrés, Jean-Philippe ?
14:17Moi, je l'ai vécu au lycée Raymond Poincaré à Bar-le-Duc.
14:20On avait des préfabriqués pour les cours d'anglais.
14:22Celui qui était près du poil, qui, à mon avis, nous intoxiquait, lui, il avait un peu chaud.
14:26Moi, j'étais au bout, j'avais plutôt froid.
14:28Mais bon, voilà.
14:29Vous n'êtes pas mort ?
14:29J'en suis pas mort.
14:30Alors, je suis d'accord que ce n'est pas normal.
14:32Mais ce n'est pas normal.
14:34Mais oui, il faut faire en sorte que, évidemment, les élèves soient bien reçues.
14:36Mais est-ce qu'on revoit les élèves chez eux ?
14:37Pardon ?
14:38On veut les garder dans une autre salle.
14:40Ils passent à 8h par jour dans la classe à 8 degrés.
14:42Je pense que je préfère que l'école dise
14:44on va mettre deux jours à réparer le chauffage, vous gardez les enfants.
14:46On ne peut pas parler tout à l'heure.
14:47On est répartis dans d'autres classes.
14:49Ah ben voilà, oui, merci.
14:50On ne peut pas parler ici.
14:51J'ai bien compris que vous disiez...
14:52On est même dans un gymnase de la ville.
14:53Mais les amis, là, sur le plateau, on aurait un problème de chauffage.
14:57Il ferait 14 degrés, vous seriez les premiers à dire
14:59on ne fait pas l'émission dans ces conditions, c'est un scandale.
15:01C'est vrai, déjà le fait qu'il n'y ait pas un buffet...
15:05Et là, on dirait les gosses, on peut les mettre à 8 degrés.
15:07Je ne vais pas faire l'émission en doudoune, tu vois ce que je veux dire.
15:09Rien que le fait qu'il n'y ait pas un buffet dans l'émission,
15:12je n'ai pas envie de faire l'émission, voilà.
15:13Servez-moi un buffet, c'est à nos deux.
15:14On ne peut pas parler tout le temps du principe de précaution
15:16et dire, oh, ce n'est pas grave s'il y a des gamins
15:18qui ne sont pas dans 8h dans une salle à 8 degrés.
15:21Dans 8 degrés, tu leur fais faire autre chose.
15:22Tu dis, tiens, si on allait en forêt ?
15:24Oui, mais tu fais autre chose.
15:31C'est pas très pédagogique tout ça, ils sont là pour apprendre.
15:35Et à 8 degrés, on n'apprend pas.
15:36Tu apprends dans la forêt, pardon, Charles ?
15:37Oui, pourquoi pas.
15:39Ils ne peuvent pas acheter des chauffages d'appoints.
15:41À l'établissement, je l'entends, bon, ça c'est sûr.
15:43Mais en tout cas, on ne les enferme pas à 8h par jour
15:45dans une salle à 8 degrés, ça me paraît bien des choses.
15:46On peut penser aux enseignants aussi, quand même.
15:49Parce qu'on parle des enfants, l'enseignant, il est aussi 8h dans ces conditions-là.
15:52Et bien, il fait autre chose aussi.
15:53On le met aussi dans une salle à conseiller.
15:55Et ça permet d'alerter.
15:56Parce que là, l'éducation nationale, alors je ne sais pas si...
16:00Alors là, non, c'est la mairie.
16:01C'est la mairie, pas notre mairie.
16:03Ce n'est pas le ministre de l'éducation nationale qui va venir réparer la chaudière.
16:06C'est une école, donc c'est la mairie qui est responsable.
16:08Je pense que le coup de projecteur qui est mis, ça va vite faire réagir.
16:11Donc c'est aussi une manière pour le directeur de l'école ou la directrice
16:14de faire pression sur la mairie.
16:16Oui, mais ce n'est peut-être pas non plus une cause de droit de retrait.
16:18Voilà, de la part des professeurs.
16:20C'est là-dessus que Jean-Loup Bonamy, le prof des GG, voulait revenir.
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