- il y a 2 jours
Les meilleurs moments de l'antenne de RMC commentés par Estelle Denis et toute sa bande.
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00:00RMC, Estelle Midi, le zapping RMC.
00:04Les GG ce matin sur RMC, un patron ferait-il un bon président ?
00:08D'après un sondage, 58% des Français le pensent et estiment que les entrepreneurs sont les plus capables de créer de la croissance et de l'emploi.
00:15Et pour Charles Consigny, l'avocat des GG, les Français ont bien raison.
00:21Je pense que les Français ont raison. Les hommes politiques ont montré très largement leurs limites.
00:27La France est dans une situation extrêmement dégradée. Ils font preuve de beaucoup de désinvolture.
00:33Ils obéissent à des règles et à des codes qui échappent complètement au reste du pays.
00:39Tout le monde en ce moment félicite le cornu d'avoir fait attirer son budget alors que tout ce qu'il a réussi à faire,
00:46c'est à créer un nouveau quoi qu'il en coûte pour se sauver, sauver Macron et sauver cette assemblée piteuse.
00:53Je ne pense pas qu'un PDG du CAC 40 aurait tricoté le même budget.
00:59Je pense qu'on aurait dissous l'assemblée, provoqué des élections.
01:04On serait passé aux choses sérieuses.
01:07Jean-Philippe Doux, est-ce qu'un patron serait un bon président de la République ?
01:11Alors oui, Charles parlait d'un PDG de CAC 40.
01:14Déjà, un patron comme moi d'une petite entreprise, on sait qu'il ne faut pas plus dépenser qu'on a de résultats.
01:20Donc Jean-Philippe Doux, président quoi ?
01:22Alors non, justement, en préambule, il y a quand même cette base de rappeler qu'on ne peut pas dépenser plus que d'argent qu'on a dans la caisse
01:29parce que sinon, de toute façon, on met la clé sous la porte.
01:34En revanche, ça ne suffit pas.
01:35Il faut être bien entouré.
01:37Enfin, un président, je trouve qu'on donne trop de valeur à la personne président.
01:44Il n'est pas seul, en fait.
01:45On l'incarne.
01:46Oui, mais il donne ses directives, quand même.
01:48Il donne des directives, mais ce n'est vraiment pas que le président, en fait.
01:50Il a des conseillers.
01:52C'est-à-dire que si demain, même la personne la plus saine d'esprit arrive dans un ministère,
01:56il y a tous les conseillers qui vont être là pour qu'ils vont lui retourner la tête
01:59et qu'ils vont dire mais c'est très bien d'avoir une dette comme on l'a aujourd'hui.
02:02C'est-à-dire qu'en fait, aujourd'hui, on a des politiques hors sol parce qu'ils sont entourés de gens
02:06qui ont pris l'habitude depuis 20-30 ans d'avoir un fonctionnement économique
02:10qui n'est pas du tout celui qu'on a, nous, au quotidien.
02:13Juliette Briens, un Michel-Édouard Leclerc ou un Xavier Niel, tiens, la tête de l'État.
02:19Est-ce que vous trouveriez ça formidable ou pas du tout ?
02:22Ce n'est pas quelque chose qui me fait rêver.
02:24Moi, j'ai toujours eu tendance à penser que la politique était un vrai métier
02:27qui implique des choses que n'impliquent pas la gestion d'entreprise
02:31parce que la France n'est pas une start-up, justement, n'est pas une entreprise.
02:35Tout n'est pas qu'une question de main-d'oeuvre, de petits chiffres en bas d'un tableau à la fin.
02:40On parle de ça à longueur d'émission.
02:42Oui, mais un pays, c'est beaucoup plus que ça.
02:44Et je pense qu'il faut avoir des réelles convictions, une réelle idéologie, une vision pour un pays
02:48qui va bien au-delà du simple but.
02:51Est-ce que nos derniers présidents ont une vraie vision pour le pays ?
02:53Ah non, mais effectivement, Macron a voulu traiter la France comme une start-up.
02:57La start-up nation, c'est quand même l'idée de Macron à la base.
03:00On voit le résultat.
03:01Je ne peux pas non plus venir ici et vous dire que jusqu'ici,
03:05les politiciens professionnels ont fait des choses merveilleuses
03:09parce que ce n'est pas le cas non plus.
03:10Juste moi, à la base, ma vision des choses, c'est que la politique,
03:13c'est un vrai métier, qu'il faut plusieurs talents à la fois,
03:16dont celui du compromis, du débat sain, de l'apaisement.
03:21Il y a une partie géopolitique, il y a une partie humaine,
03:23une partie de conservation des valeurs, des traditions
03:26que moi, je ne vois pas entièrement chez un patron d'entreprise.
03:29Je pense que ça va au-delà de ça.
03:31Daniel Riolo, est-ce qu'on écoute assez les patrons en France ?
03:34On leur tape beaucoup dessus, mais finalement, peut-être qu'il faudrait les écouter
03:36parce que parfois, ils emploient des centaines de milliers de gens.
03:42Ils connaissent de l'ouvrier non spécialisé au cadre supérieur.
03:46Ils connaissent quand même la population.
03:49– Oui, mais grosso modo, je pense que c'est un débat un petit peu artificiel
03:52parce que si on leur demande leur avis sur un domaine
03:56qui va être peut-être celui de l'économie,
03:59mais au ministère de l'Industrie ou ce genre de ministère à l'A,
04:04on a souvent des anciens patrons, en fait.
04:07Donc, ce n'est pas nouveau.
04:09Et puis, l'idée que le chef d'entreprise va gérer la France
04:12comme une entreprise, ah, ok, d'accord,
04:14et alors pour toutes les autres questions, on va faire comment ?
04:17– Déjà, celle-là, elle est pas mal, elle est centrale,
04:18celle du pouvoir d'achat, elle est centrale.
04:19– Pour l'éducation, pour tout le reste, pour…
04:21Tu sais, c'est à une époque que je me faisais rire,
04:23on disait, bah tiens, ministère des Sports, on va mettre un ancien sportif.
04:25Ah, génial, il suffit de voir le résultat et ce que ça a donné.
04:28C'était formidable.
04:29Non, tout ça, c'est totalement artificiel, en fait.
04:31Et puis, on a déjà eu un petit peu cette recette-là
04:34parce que Bernard Tapie, dans sa gloire passée,
04:38c'était le chef d'entreprise qui devait…
04:40– Mais il a été ministre de la ville.
04:41– Oui, mais c'est écrit, il devait devenir président,
04:43c'est ce qu'il voulait, en 93, il est encore au sommet de sa gloire,
04:48il est soutenu par un groupe média,
04:50il est soutenu par un parti politique,
04:52et finalement, il a fini en taule.
04:55Berlusconi, lui, c'est le tapis qui a réussi.
04:57Bon, est-ce que ça a été un formidable exemple en Italie ?
04:59J'en suis pas totalement convaincu.
05:01Et puis Macron, c'est un banquier,
05:03c'est un mec qui venait de l'entreprise.
05:04– Mais il était pas chef de la banque Rothschild.
05:06– Bon, il était peut-être pas chef, il connaissait tout ça,
05:08c'était le Mozart de la finance.
05:10Bon, le Mozart de la finance,
05:11c'est de se terminer avec Richard Klederman.
05:14Donc, bon, on l'embrasse.
05:15– Et aujourd'hui, au gouvernement, il y a des patrons.
05:18– Serge Pabin, on vient par Andou.
05:19– Par Andou, voilà, au travail, au commerce,
05:21ce sont des patrons, des grands dirigeants.
05:23– C'est pour ça que je dis que c'est un débat
05:24qui est totalement artificiel.
05:26Tu regardes dans les ministères,
05:28c'est souvent des gens qui ont été sur le terrain avant.
05:32Un ancien ministère de…
05:34– Oui, mais si on les laisse pas faire…
05:34– Un médecin à la santé.
05:36– Voilà, j'allais dire à la santé, un médecin,
05:38enfin, c'est des choses qu'on connaît, ça.
05:39On connaît ça.
05:40C'est pas ça le problème, c'est après, c'est comment tu vas faire.
05:42– Donc Michel-Édouard Leclerc, président ?
05:43– Mais non, mais non, mais…
05:45– Qu'est-ce qu'il pense ?
05:45Quelle est-ce qu'il s'est avancé ?
05:47– Parce que vous savez ce que les autres pensent, peut-être ?
05:49– Et puis la France n'est pas un supermarché, enfin…
05:51– Oui, voilà.
05:51– Merci, Jean-Philippe.
05:52– C'est peut-être ça.
05:53– D'accord, mais la France, c'est quoi aujourd'hui ?
05:56– Et puis Mathieu Pigat, ceci d'enfondier,
05:56comme ça, on creusera encore plus.
05:58– Mais pourquoi pas ?
05:59– Enfin, pourquoi pas un Michel-Édouard Leclerc à la tête de l'État aujourd'hui ?
06:01– Pour moi, Pigat, c'est ce qu'il pense.
06:02– Oui, voilà, Pigat, c'est ce qu'il pense.
06:03– Du coup, je ne voterai pas pour lui.
06:05– Il y a plein d'hommes politiques.
06:07– C'est la catastrophe directe.
06:08– Excusez-moi, mais en ce moment, on serait bien en peine
06:10de savoir ce que pensent certains politiques, par exemple,
06:12puisqu'ils sont très silencieux.
06:13– C'est très vrai aussi.
06:14– Donc c'est peut-être ça le problème,
06:16avant d'aller chercher des solutions là où elles ne sont pas.
06:19– Les GG ce matin sur RMC.
06:22L'école commence-t-elle trop tôt l'hiver ?
06:24C'est le coup de gueule de Mathieu Cassovide
06:26dans le podcast RMC de Bérangère Bocquillon.
06:29Mon école, mes profs et moi,
06:30eh bien l'acteur est revenu sur ses réveils trois matinaux
06:33pour commencer l'école à 8h du matin.
06:35Mais pour Barbara Lefebvre, la prof des GG,
06:38commencer l'école plus tard est une mauvaise idée.
06:40– Moi, je suis pour une journée qui fait 8h, 13h30, 8h, 14h,
06:45et ensuite que des activités sportives et culturelles l'après-midi.
06:47– C'est pour ça que je milite, c'est ce que j'allais dire.
06:48– Il faut effectivement le retravailler complètement,
06:50mais on ne va pas aller envoyer les gamins
06:52en fonction de leurs hormones,
06:55parce que c'est l'adolescence.
06:56Moi, je vais te dire, un ado, ça se couche.
06:58T'as qu'à le coucher à 9h,
07:00et il va dormir à 9h.
07:01– Eh bien, si t'es pas parent, c'est pas de ma faute.
07:04Moi, je suis désolée, ma fille, elle est couchée à 21h.
07:05– Oui, elle est mère.
07:07– Jean-Philippe Doux, est-ce que ce serait une bonne idée
07:09de commencer l'école à 9h ? Pourquoi pas ?
07:11L'hiver, notamment.
07:12– Pourquoi l'hiver ? Je trouve ça hallucinant.
07:14– Parce qu'il fait nuit, il fait froid.
07:15– C'est exactement ce que j'ai dit à mon fils
07:18qui est au collège et qui part à 7h, 7h15 de chez moi
07:21pour prendre le bus.
07:22Et il faisait nuit la semaine dernière.
07:23J'ai dit, ah ben, t'inquiète pas, bientôt, il va faire jour.
07:26Et c'est le rythme des saisons, et c'est normal.
07:28Là, tu pars, il fait nuit, etc.
07:29– Il était à l'aise avec cette phrase, il était bien.
07:30– Il y a 16 ans au-dessus, et vous êtes à l'âge.
07:32– T'inquiète pas, il va faire jour, c'est très bien.
07:34– Il a 11 ans, il est au collège.
07:35– Papa te dit que c'est le rythme de saison, chérie.
07:36– Mais non, mais moi, j'adore ce rythme.
07:45– Quand je prenais le bus à 7h du matin.
07:47– À Bar-le-Duc, quand vous alliez au lycée à Bar-le-Duc,
07:49vous étiez contents ?
07:49– C'était l'hiver, je peux vous dire que c'était bien l'hiver.
07:51À 7h du matin, il faisait nuit, il faisait froid.
07:53Et voilà, ça passait pendant 2-3 mois,
07:55et après, c'était fini.
07:57Non, pas toute la journée, c'était le col matin.
08:00– À Bar-le-Duc ?
08:01– Et le matin, je trouve que c'est…
08:02– L'école, elle doit être très loin.
08:03– Non, le lycée Point Carré à Bar-le-Duc, c'est un lycée très bien.
08:06– On le reparlera à 14h.
08:07– Il y a un lycée à Bar-le-Duc ?
08:07– Oui, le lycée Point Carré.
08:09– Oui, il y a un lycée à Bar-le-Duc.
08:09– Très bon Point Carré, enfin bon, bref.
08:11– C'est connu, et Sophie Talman vient de Bar-le-Duc.
08:13– On les embrasse, c'est une préfecture quand même.
08:15– Tu sais, il y a des villes où il n'y a pas de lycée,
08:16c'est pas la honte, Ries-en-Rangis, il n'y a pas de lycée.
08:18– Non, c'est une préfecture quand même, pardon.
08:19– Bon, bref, on va peut-être arrêter sur Bar-le-Duc, juste pour dire que le matin,
08:24je trouve que le matin, on est plus, justement,
08:27je trouve que c'est plus adapté pour travailler,
08:29pour réfléchir que l'après-midi ou la fin d'après-midi.
08:31– C'est parce que tu as envie de te lever tard.
08:33– Oui, moi, je voudrais préférer que ça commence à 8h,
08:35mais ça se termine plus tôt, tu vois.
08:36Si chacun donne ses préférences, ça ne se tira pas.
08:38– Mais on ne va pas commencer à dire,
08:39oui, l'hiver, il faudrait que ça commence plus tard.
08:41Enfin, c'est fou.
08:43Puis quoi ?
08:43Comme l'hiver, il fait froid, du coup, on va moins vivre.
08:47Il faut arrêter, en fait.
08:48Il y a des cycles de saison,
08:50on ne va pas adapter l'heure de l'école à la saison.
08:54– Je ne sais pas, je viens de brillance.
08:57J'ai des restes de traumatisme,
08:59des réveils matinaux pour aller à l'école.
09:03Quel enfer, quel trou de dépression.
09:06– À quelle heure où vous vous couchez ?
09:08– Je ne sais pas, à l'époque,
09:10mes parents me faisaient coucher à l'heure.
09:12– C'est quoi l'heure ?
09:12– Je ne sais plus si je veillais trop.
09:13Non, mais une heure normale.
09:15C'était quoi l'heure normale à l'époque ?
09:16– Je ne sais pas, mais c'est quand même…
09:19Je ne sais pas, je n'ai pas compris
09:20pourquoi il fallait qu'on commence nos journées à 8h.
09:22Moi, en même temps que 9h, c'est quand même raisonnable.
09:25– Parce que quand tu es grand,
09:25tu commences tes journées tôt.
09:26Voilà, mais la France appartient à ceux qui se lèvent.
09:29– Et en plus, c'est inégalitaire
09:31pour ceux qui habitent plus loin que les autres.
09:33– Mais tu sais pourquoi ça commence à 8h ?
09:36– Parce que les parents devaient accompagner
09:38les enfants à l'école pour ensuite aller au bureau.
09:40– Et c'est encore ce qui se passe.
09:41– Pardon, mais les Français qui travaillent,
09:44les Français, ils ne commencent pas à 9h.
09:46Ils commencent juste soit à 8h15,
09:48soit à 8h30, en fonction de l'école.
09:50– J'ai travaillé dans plein de métiers différents,
09:53je n'ai jamais...
09:54– Je peux te dire, moi, je le vois en bas de chez moi,
09:56les voitures...
09:57– Les commerçants, ils ne commencent pas à 8h ?
09:59– Mais non, mais pas les commerçants,
10:00mais tous les autres, tous ceux qui travaillent...
10:02Enfin, les Français, il n'y a qu'à Paris
10:04qu'on commence à 10h.
10:05– En France, on termine à 21h, donc...
10:08– Oui, voilà, c'est un autre rythme.
10:10– Et on ne prend pas de pause déjeuner.
10:12Daniel Riolo.
10:13– Oui.
10:14– La question, Daniel !
10:15– Quelle question ?
10:16– Eh bien, l'école !
10:16Est-ce que ça commence trop tôt ?
10:19– Eh bien, en fait, je m'en fous complètement.
10:21– Eh bien, nous allons...
10:22– Parce qu'en fait, je...
10:24– Mais quoi ?
10:24– Je ne comprends pas ce débat.
10:26On en est maintenant à refaire tous les rythmes.
10:29Déjà, le premier rythme qu'il faut peut-être revoir,
10:33c'est le fameux truc de l'école de l'après-midi.
10:35Est-ce que les activités sportives doivent prendre plus de place
10:38dans l'après-midi ?
10:39– Bien sûr.
10:39– On a changé avec le périscolaire, là,
10:42où tu terminais à 15h,
10:43on s'est aperçu que ça ne servait pas à grand-chose,
10:45que certains enfants ne voulaient pas y aller,
10:47si des parents pouvaient aller les chercher.
10:48Moi, je me souviens, je ne les laissais même pas,
10:49j'allais les chercher à 15h,
10:50et c'est moi qui leur faisais le périscolaire.
10:53Donc, si à chaque fois, il faut tout raccourcir,
10:55moi, j'ai l'impression qu'à chaque fois qu'on ouvre ce genre de débat,
10:57c'est pour que les enfants,
10:58ils doivent toujours en faire moins.
11:00« Ah, l'école, c'est fatigant, tu te réveilles trop tôt.
11:02Ah, mais si tu te réveillais un petit peu plus tard. »
11:05– Je ne sais jamais ce qu'il faut dire par rapport à ça.
11:07– Je garde l'école à 8h,
11:09mais on supprime les DST le samedi au collège.
11:11Ça, c'était insulté.
11:12– Il n'y a plus de DST le samedi au collège.
11:13– Tu vois bien qu'en fait, c'est le marché.
11:15– Si je peux rajouter une petite pièce.
11:22Vendredi, c'est les vacances.
11:23Pour la première zone, vous vous rendez compte ?
11:25C'était il y a moins d'un mois, la revue scolaire.
11:28Ça fait beaucoup.
11:29Ça fait 4 ou 5 semaines pour la première zone,
11:31qui va être en vacances beaucoup trop tôt.
11:33– Oui, mais ça, c'est pour les hôteliers.
11:34À un moment, les 3 zones, c'est pour les hôteliers,
11:36c'est pour le tourisme.
11:36– Quand tu construis un pays de glandus, ça part de l'école.
11:39– Exactement.
11:39Et Johan nous dit qu'il y a une solution toute simple,
11:41faisons des écoles no kids.
11:42– Excellent, excellent.
11:46Le morning RMC avec Pascal Delatour-du-Pin et Mathieu Béliard.
11:51Est-ce que vous vous couchez trop tard ?
11:53Si c'est le cas, Daniel, je me tourne vers vous.
11:55L'heure est grave.
11:55– J'écoute, j'écoute.
11:57– Quand j'ai vu cette étude, ça m'a fait un petit pincement au cœur.
12:00Sachez, Daniel, vous qui vous couchez très tard,
12:01que vous avez 16% de risque en plus de faire un AVC.
12:04– Il en fait parfois des.
12:07– Écoutez les explications d'Aurel Gage, notre médecin urgentiste.
12:11– 75% du risque, il est lié aux habitudes des couches tards.
12:17Mauvais sommeil, fume, pas de sport, plus de cholestérol, plus d'obésité.
12:23Ce genre de choses, c'est toutes les choses qu'on observe chez les couches tards.
12:26Alors certes, il y a un dérèglement de l'horloge interne,
12:28mais c'est un peu une excuse facile.
12:29Probablement que c'est sur les risques évitables qu'il faudrait jouer.
12:33On essaie d'avoir une routine sommeil.
12:34C'est-à-dire, ok, vous vous couchez tard,
12:35mais vous essayez de vous coucher à la même heure
12:37et essayez d'avoir assez d'heures de sommeil.
12:39Et puis, l'autre chose, ça va être le tabac.
12:41S'il vous plaît, arrêtez de fumer.
12:42Et au niveau de l'alimentation,
12:43on essaie d'avoir une alimentation de type régime méditerranéen.
12:46On n'hésite pas à être sur des légumineuses,
12:48des oléagineuses, des huiles, des huiles.
12:50– Non, il faut ça dire.
12:52Des légumes et des fruits, quoi.
12:53– Exactement.
12:54– Daniel, est-ce que vous avez une routine sommeil ?
12:58– Écoute, par rapport aux risques dont tu parlais,
13:01il se trouve que récemment, j'ai fait des examens très poussés.
13:05Parce que justement, quand t'as un rythme comme ça,
13:07il faut faire attention.
13:08Et tout va bien, je suis en pleine forme.
13:09Et je ne suis pas sûr que je me couche beaucoup plus tard que toi.
13:12– Si, excusez-moi, votre émission se termine à minuit et demi, voire une heure.
13:15– Non, minuit et minuit.
13:17– Oui, donc le temps d'entrée, c'est quoi ?
13:18– Minuit et demi, c'est exceptionnel.
13:20C'est les soirées Ligue des Champions.
13:21Donc non, je ne me couche pas si tard.
13:23– Non, non, mais je ne te couche pas, mais à quelle heure tu dors ?
13:25Moi, je sais, quand je fais 100% foot, je rentrais chez moi,
13:27il était une heure et demie du matin, mais je ne m'endormais pas avant trois heures.
13:30– Oui, mais en l'occurrence, ce n'est pas moi, ça.
13:32À une heure, je dors.
13:33– À une heure du matin, oui.
13:35– Bon, il y a beaucoup.
13:36Je suis sûr que Juliette, à une heure, elle fait encore la Nuba.
13:39– Je ne sais pas, je ne sais pas.
13:39– Je n'ai pas la Nuba, mais je ne dors pas.
13:41C'est rare que je dors ma une heure.
13:42– Ah oui ?
13:43– Je me couche à minuit, et vous scrollez.
13:48– Je tourne en rond, j'essaye de scroller le moins possible.
13:50Je scrolle un peu, c'est vrai, mais j'essaye de faire le moins possible et de les limiter.
13:53Mais après, en tout cas, vous pouvez être sûr que je tourne en rond jusqu'à minimum une heure et demie.
13:57– On a vu très très tard sur des sites de basket récemment.
13:59– Bon, taisez-vous.
14:10Le Morning RMC, faut-il rendre obligatoire le port du casque à vélo ?
14:14234 cyclistes sont décédés l'an dernier, c'est 10 de plus qu'en 2024.
14:18Aujourd'hui, le casque n'est obligatoire que pour les moins de 12 ans.
14:21Et c'est une hérésie pour Philippe Aubin.
14:23Il est membre du Bureau national de la Fédération française des usagers de la bicyclette.
14:26– L'obligation, elle va avoir un premier effet,
14:30c'est qu'elle va dissuader un certain nombre de personnes d'utiliser le vélo.
14:35– C'est la même chose que les scooters ?
14:36Avant, il n'y avait pas de casque et puis à un moment, c'est difficile.
14:38– Pas tout à fait pareil, parce que je ne connais pas de personne
14:40qui est renoncée à l'usage du scooter parce qu'on l'a obligée à mettre un casque.
14:43Or, il s'avère que dans ce que nous dit également,
14:46même si vous ne voulez pas le prendre en compte,
14:48ce que nous dit l'Institut québécois,
14:50c'est qu'il y a un risque de minimisation du recours au vélo
14:54dans les endroits où ce casque a été rendu.
14:56– Ça va dissuader des cyclistes,
14:57ça va dissuader des gens de passer de la voiture au vélo.
15:00– Jean-Philippe Doubs, est-ce qu'il faut rendre obligatoire le port du casque à vélo ?
15:03– Totalement, alors déjà qu'il y ait des sanctions
15:06quand les enfants n'en ont pas et que les parents en aient aussi.
15:09Moi, pour tout vous dire, j'ai 40 points de suture au niveau du crâne.
15:12Là, il a fallu m'opérer, j'ai eu un hématome extra-dural,
15:16c'était en skateboard, mais ça aurait été la même chose avec un vélo.
15:20J'ai tapé ma tête par terre et la tête est extrêmement fragile,
15:23que ce soit enfant, alors enfant encore plus, mais adulte aussi.
15:26Il ne faut pas rigoler avec ça, il faut porter un casque.
15:29On le fait pour le ski, par exemple, maintenant, pas tout le monde.
15:32– Pas tout le monde, sauf les moniteurs ESF, mais franchement, au ski,
15:35moi je suis allé au ski, il y a 95% des gens qui ont des casques au ski.
15:39– Et c'est normal, parce que c'est tellement, enfin, ça peut être dramatique.
15:43Le moindre choc, c'est dramatique.
15:44– C'est ta responsabilité, je jure, t'es adulte.
15:45– Bah non, non, non, Juliette, mais non.
15:48– Non, après, t'encombres l'hôpital.
15:49– Obligatoire pour les enfants.
15:50– Tu es encombres l'hôpital, voilà.
15:51– Et on paye pour les inconscients.
15:53– Sinon aussi, t'es obligé de mettre un casque quand tu montes à une échelle,
15:55chez toi, pour changer une ampoule, chacun a sa responsabilité.
15:58– Il y a des casques du chantier, pardon, mais…
16:00– On ne va pas commencer à autoriser, à obliger les gens à mettre des protections.
16:06– Avant, les casques n'étaient pas obligatoires sur les motos, Juliette,
16:08et aujourd'hui, ils le souhaitent tant mieux.
16:09– Et la ceinture à l'arrière et tout, enfin, on progresse.
16:12– Est-ce que ça veut dire qu'on le rend aussi obligatoire pour ceux qui prennent un vélo en libre-service ?
16:15– Bah oui, bien sûr, mais évidemment, Charles.
16:17– Je sors de chez moi avec mon casque en me disant « on sait jamais… »
16:19– Mais tu loueras les casques en même temps, en fait.
16:20– Anne Hidalgo, trois mois, j'étais journaliste à ce moment-là,
16:23Anne Hidalgo, trois mois avant l'arrivée du Vélib, disait « il faut mettre des casques, il faut mettre des casques ».
16:28À partir du moment où les Vélib sont arrivés, où là, il n'y a pas de casque,
16:30on a totalement arrêté cette campagne de sécurité.
16:33Évidemment, c'est compliqué, mais il faut obliger à mettre un casque.
16:35– Après, moi, je suis mauvais élève, je l'ai beaucoup mis, le casque,
16:40et puis là, cet hiver, le bonnet, etc., j'avais froid,
16:41donc j'ai mis un bonnet plutôt qu'un casque pendant quelques semaines.
16:44Et j'ai vu ce week-end ce qui est arrivé aussi à notre confrère Thomas Soto,
16:46qui est tombé à vélo, qui s'est fait mal à la jambe, etc.
16:49Ça m'a mis un petit coup de « allez, je remets le casque ».
16:50– Alors là, le casque, on le prend sur son petit bien péronné, n'aurait rien changé ?
16:53– Non, mais comme quoi, un accident est très vite arrivé.
16:55– Vous pouvez absolument mettre le casque, mais comme vous dites,
16:57par exemple, le ski, on n'a pas obligé,
16:59vous voyez que les mentalités ont complètement évolué,
17:02qu'il y a de plus en plus de gens…
17:03– Il y a eu l'accident de Gaspard Ulliel aussi, qui a beaucoup changé les choses.
17:06– Oui, ou plein d'autres, mais voilà, les mentalités évoluent,
17:08mais on n'a pas à l'obliger, voilà, encore une obligation.
17:11– Sous-titrage Société Radio-Canada
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