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  • il y a 1 semaine
Avec Frédéric Dabi, directeur général de l'institut IFOP et auteur de "l'écharpe et les tempêtes : face aux maires, la défiance inattendue ?"

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##ANNEE_IFOP-2025-12-31##

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Transcription
00:00Et vous en avez l'habitude désormais, c'est notre rendez-vous avec Frédéric Dhabi, directeur général de l'IFOB.
00:09Bonjour.
00:09Bonjour, bonjour Maxime.
00:11Auteur également de ce livre que je recommande, L'écharpe et les tempêtes, c'est aux éditions de l'Aube.
00:15Et on revient avec vous depuis quelques jours maintenant sur les mots qui se sont inscrits en réalité dans la tête des Français sur cette année 2025.
00:23Il y a un mot quand même qui forcément va intéresser les Français avec une perspective prochaine, ce sont les municipales.
00:29Oui, c'est le rendez-vous électoral de 2026, le 15 et le 22 mars, je dis aux éditeurs, inscrivez-vous sur les listes électorales, votez pour qui vous voulez, mais votez.
00:39Effectivement, c'est le scrutin de proximité, c'est le scrutin pour élire l'acteur, l'élu préféré des Français, celui qui est dans la proximité, celui qui est dans le résultat, celui qui change la vie des gens.
00:49Et celui qui aujourd'hui est complètement antithétique de ce rejet de la classe politique nationale déconnectée, qui n'est pas dans l'écoute et qui est frappé par une crise du résultat, une crise du fer.
01:02C'est-à-dire que ces élections vont être fondamentales, même si on voit, vous citiez gentiment notre livre avec Brice Socol, on voit à quel point l'échelon municipal est l'échelon de référence.
01:10Mais de plus en plus, il est touché par des éléments de contamination de la sphère nationale, notamment l'impuissance à résoudre des enjeux nationaux qui ruissellent, qui se répercutent à l'échelle locale, sécurité, accès aux soins ou dettes.
01:24C'était un grand thème il y a encore quelques années au niveau national. Est-ce qu'au niveau local, on peut s'attendre à quelque chose qui ressemble à du dégagisme au niveau municipal, Frédéric Daly ?
01:32Alors, je vais dire non et oui. Non d'abord.
01:35Non d'abord.
01:35D'abord, c'est un plan en deux parties très très Sciences Po. Non, parce que je disais, c'est l'acteur de confiance, le maire, et que le scrutin municipal dans l'histoire de la Vème République est celui qui est le moins touché par le dégagisme.
01:48La règle majoritaire, très majoritaire, c'est de reconduire les sortants. Même Maxime, en 2014, quand la gauche perd 171 villes de plus de 10 000 habitants, c'était un record absolu.
01:59Donc, même en 2014, ce chiffre ramené au nombre de villes de plus de 10 000 habitants, quand bien même, j'ajoute quelques maires qui ne sont pas représentées, en 2014, 70% des maires ont été reconduits.
02:10A minima, c'est ce que nous aurons pour les villes de plus de 10 000 habitants en mars 2026.
02:15Mais on voit des éléments qui pourraient inciter à ce dégagisme, parce que vous savez, les municipales, c'est le seul scrutin où, au soir du premier tour, et surtout au soir du deuxième tour, se joue une bataille sur l'interprétation du scrutin.
02:30Imaginons qu'au soir du 22 mars, les plus grandes villes françaises, Paris, Lyon, Marseille, Strasbourg, Nice, Toulouse, Bordeaux, Lille, changent de couleur politique.
02:40Ce n'est pas impossible, ce n'est pas non plus complètement probable, mais n'y aura-t-il pas le symbole de voir une crise du politique très forte qu'on connaît depuis trois ans décliner, ruisseler au niveau local ?
02:51Ou pour citer ce fameux tableau de Goya-Saturne dévorant ses propres enfants, on aura vu les Français, une partie des Français dévorer, malgré tout, leur élu de référence et de proximité.
03:03Est-ce que les résultats qui seront publiés dans les prochaines heures après les premiers votes municipaux, est-ce que ça signifie que ça va avoir une incidence sur les prochains votes au niveau national ?
03:14Est-ce que ça va forcément dessiner la tendance ?
03:16Oui, je pense que oui, parce qu'une élection présidentielle est un scrutin unique, mais elle s'inscrit dans un continuum, dans un cycle électoral.
03:23Dans une fameuse dynamique, comme on dit souvent.
03:24La défaite de Nicolas Sarkozy en 2012 a été annoncée par des défaites aux élections locales, notamment aux municipales.
03:31La non-candidature de François Hollande en 2017, c'était également cette catastrophe de 2014 dont je parlais tout à l'heure.
03:37Et c'est vrai que la présidentielle va se lancer concrètement au soir du second tour de l'élection municipale.
03:43Avec en effet notamment des figures qu'on devra surveiller, je pense à Edouard Philippe par exemple, au Havre, sur lequel on aura le regard scruté.
03:50Merci beaucoup Frédéric David, directeur général de l'IFOP et auteur de ce dernier livre, L'écharpe et les tempêtes, c'est aux éditions de l'Aube.
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