- il y a 2 mois
Martial You refait le monde avec Manuel Valls, ancien Premier ministre, Jean Garrigues, historien, Bérangère Bonte, auteure de "Gabriel Attal, l'ange exterminateur" (éditions de L'Archipel) et à la tête du podcast "Dans l'hémicycle", et Olivier Bost, chef du service politique de RTL.
Regardez On refait le monde en route pour 2026 avec Martial You du 23 décembre 2025.
Regardez On refait le monde en route pour 2026 avec Martial You du 23 décembre 2025.
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00:00Jusqu'à 20h, on refait le monde sur RTL, avec Vincent Parizeau.
00:09Oui, on refait le monde ce soir avec Isabelle Saporta, éditorialiste à RTL,
00:14Pauline Théveniot du service politique d'RTL également,
00:18Albert Zénoux, rédacteur en chef du service politique du Figaro,
00:22et en ligne avec nous, Benjamin Morel, le constitutionnaliste que vous connaissez
00:27et dont on aura bien besoin, parce que notamment avec cette affaire de loi spéciale,
00:33on aimerait bien savoir où on va.
00:36En tout cas, Sébastien Lecornu a décidé de nous surprendre,
00:39de peut-être vous gâcher l'arrivée, la préparation du réveillon.
00:44Il a décidé de s'adresser aux Français ce soir sur le perron de Matignon, dans quelques minutes.
00:49En fait, apparemment, la loi spéciale budgétaire, elle a été votée à l'Assemblée.
00:55Il attend qu'elle soit votée au Sénat pour s'exprimer définitivement.
01:00Donc, parler du travail effectué jusqu'à présent, des résultats obtenus.
01:04Un PLFSS, c'est quand même un budget de la Sécu, avec notamment quand même la suspension de la réforme des retraites.
01:09Mais, évidemment, l'échec, pas de budget pour 2026.
01:13Et cette loi spéciale pour continuer à respirer, qui sera pour Mulgay dans quelques jours,
01:17et l'intention, semble-t-il, pour lui, de poursuivre avec les mêmes dispositions pour arracher un budget 2026 dans les prochaines semaines.
01:25C'est-à-dire, toujours, sans utiliser le 49-3.
01:28En tout cas, c'est ce qu'il continue d'affirmer.
01:32Avant de l'écouter, ce sera dans quelques minutes.
01:34On dresse le bilan de ces deux mois à Matignon, de ces deux mois et demi à Matignon.
01:39Tout d'abord, une question, justement, Benjamin Morel, vous allez nous éclairer.
01:45C'est quoi cette loi spéciale qui va entrer en activité dans les tous prochains jours, en tout cas avant le 1er janvier ?
01:54Alors, bonsoir à tous.
01:55Alors, pour comprendre ce qu'est une loi spéciale, il faut d'abord comprendre qu'il n'y a pas de shutdown en France.
01:58En d'autres termes, dès le moment où vous n'avez pas de budget, vous avez quand même pour l'État la nécessité de continuer à exécuter les dépenses,
02:07notamment les dépenses courantes.
02:08Donc, on va pouvoir payer les fonctionnaires ?
02:10On peut toujours payer les fonctionnaires, c'est un fonctionnaire qui vous le dit.
02:13Et de l'autre côté, vous devez exécuter les dépenses pour la continuité des services publics.
02:18En revanche, exécuter les dépenses, c'est bien, mais il vaut mieux avoir des recettes en face,
02:22parce que sinon, très rapidement, vous allez vous retrouver à court d'argent.
02:24C'est le principe de la loi spéciale.
02:26La loi spéciale, en fait, ça vous autorise à faire deux choses.
02:29À prélever les impôts, c'est l'article 1.
02:31À en transférer une partie aux collectivités territoriales, c'est l'article 2.
02:34Et ensuite, à emprunter sur les marchés pour faire le raccord entre ce que vous allez percevoir et ce que vous allez dépenser.
02:40Donc, en fait, la loi spéciale est un outil qui permet d'assurer les recettes de l'État en attendant d'avoir un budget.
02:47On rappelle quand même, c'est ce qui s'est produit l'an dernier.
02:50Oui, oui, c'est exactement ce qui s'est produit l'an dernier.
02:53C'est ce qu'on nous avait promis, effectivement, qu'on n'aurait plus là.
02:55Et que, en fait, grâce à l'habileté du Premier ministre, grâce à son esprit de concertation,
03:00grâce aux pulmous et aux poireaux qui sortent du caba, on allait voir ce qu'on allait voir.
03:05Et de fait, pour le moment, on n'a pas vu grand-chose.
03:08Moi, je ne sais pas ce qu'en pense Benjamin Morel, mais je pense qu'en fait,
03:10et c'est ce que disent un peu les proches du Premier ministre,
03:13qu'on n'ira même pas vers un 49.3 à la rentrée, mais plutôt vers des ordonnances.
03:16Parce que le seul moyen pour que ça passe, ce budget, en fait,
03:19que le Premier ministre tombe après ou pas, c'est les ordonnances.
03:23Donc, vous allez voir qu'on va passer encore dans une nouvelle violation de la cinquième.
03:25Alors, je vois qu'Albert Zenou n'est pas d'accord avec vous,
03:27mais quand même, justement, traduction, c'est quoi la différence, mon cher Benjamin Morel,
03:33entre le 49.3 et les ordonnances ?
03:37Alors, la différence, c'est ce qui sépare la bombe atomique du bazookas.
03:41C'est-à-dire que le 49.3, vous faites quoi ?
03:44Le 49.3, vous avez un texte, et ce texte-là, vous l'enrichissez potentiellement d'amendements
03:49venant notamment des oppositions qui pourraient ne pas vous censurer.
03:52Et ensuite, vous le soumettez au Parlement, qui a un choix binaire.
03:55Soit il vous censure, soit il accepte le texte.
03:58Donc ça, ça permet quand même d'avoir un vote au Parlement.
04:01Du côté des ordonnances, en théorie, on ne prend que le texte original du gouvernement,
04:05donc sans qu'il ait été touché par les parlementaires.
04:08On pourrait éventuellement rajouter des amendements, mais c'est constitutionnellement très bancal, cette affaire.
04:13Et ensuite, vous avez une réunion au Conseil des ministres qui acte les ordonnances,
04:17et ensuite, il n'y a pas de vote au Parlement.
04:19Donc c'est moins risqué ?
04:21C'est moins risqué, mais comprenez bien que démocratiquement,
04:24on a voté un budget dans ce pays tous les ans depuis 1816, hors période de Vichy.
04:27Ce serait la première fois qu'on aura un gouvernement qui, un peu par ou case, applique son budget.
04:33Ce qui, évidemment, poserait des questions déjà de précédent,
04:35parce que ça veut dire qu'on aura peut-être l'année prochaine.
04:37Et puis ensuite, ça pourrait poser des questions également, malgré tout, de stabilité,
04:41parce qu'il n'est pas certain que les groupes politiques à l'Assemblée s'en laissent tout à fait compter.
04:45Et même si la motion de censure ne ferait pas tomber les ordonnances...
04:50Oui, le budget serait passé.
04:52On aurait un budget.
04:54On aurait un budget.
04:55Albert Zénou, est-ce que ça ne serait pas l'essentiel, finalement ?
04:57Oui, mais en même temps, on voit bien que Sébastien Lecornu a une ambition politique
05:03d'avancer vers un budget voté au Parlement.
05:08Il a refusé le 49-3.
05:10Il veut un accouchement par les voies naturelles.
05:12Oui, il ne veut pas d'accouchement forceps.
05:14Et donc, pas de césarienne.
05:15Et donc, comme le dit Benjamin Morel,
05:18passer par les ordonnances, ça veut dire squeezer complètement le Parlement.
05:22Et ça, il y a les partis politiques, les groupes à l'Assemblée,
05:26ça, ils n'aiment pas du tout.
05:28Et donc, ce serait même dévoyer sa promesse de ne pas passer par le 49-3.
05:32Et je pense que ce serait très, très difficile pour lui
05:35et pour l'ensemble des partis politiques d'accepter ces ordonnances.
05:39Alors, il y a la question du 49-3.
05:41Je vous propose d'écouter ce que disait il y a quelques jours,
05:43à l'Assemblée, le Premier ministre,
05:45à destination notamment des députés et des partis politiques
05:50qui avaient exigé qu'ils n'utilisent pas le 49-3.
05:56Mais, mesdames et messieurs les députés,
05:57vous avez critiqué le 49-3 pendant des années.
06:00Et au moment où nous le laissons tomber,
06:02vous continuez de critiquer.
06:03Vous ne souhaitez être responsable de rien.
06:05Alors, je ne sais pas à qui il s'adressait, là, particulièrement,
06:09à tout le monde.
06:11Mais est-ce que vous pouvez me confirmer,
06:14par exemple, Pauline Théveniot,
06:15qu'aujourd'hui, les socialistes,
06:17si vous leur tendez un micro,
06:18ils vous disent, non, non, pas de 49-3.
06:20Et vous rangez le micro,
06:22et ils vous disent,
06:23finalement, c'est peut-être ce qu'il y a de mieux à faire.
06:25Les lignes, elles bougent même plus que ça.
06:27Tout à l'heure, on a diffusé un très bon reportage
06:29de Rachel Luceppe, du service politique de RTL,
06:33où, au micro, quelqu'un comme Philippe Brun,
06:36député socialiste, spécialiste du budget,
06:38ne fermait pas la porte au 49-3.
06:40C'est-à-dire que, maintenant,
06:42ce qui se disait en off commence à se dire hors micro,
06:46au micro, pardon, justement.
06:48Et c'est là qu'on voit que les lignes commencent à bouger.
06:51Et les lignes, elles ont bougé aussi hier,
06:53lors des concertations du Premier ministre
06:55avec les forces politiques représentées à l'Assemblée.
07:00Alors, il n'en a pas parlé avec les socialistes,
07:01mais il en a parlé avec les communistes.
07:03Et il en a parlé, surtout,
07:05avec les députés du Bloc central,
07:07qui, eux-mêmes, vous disent que, finalement,
07:10ils vaut encore mieux ça que pas de budget du tout,
07:13ou que les ordonnances.
07:14C'est là où on en arrive quand même,
07:15à la folie de la situation,
07:17où des parlementaires réclament le 49-3.
07:19C'est-à-dire que...
07:20De toute façon, quand vous échangez avec François Hollande,
07:23l'ancien président de la République,
07:24et vous expliquez depuis le départ
07:25que le renoncement au 49-3 était une erreur totale.
07:28Parce qu'en fait, il n'y a pas plus politique
07:30que le vote d'un budget.
07:31C'est un vote d'adhésion.
07:32Donc, c'est très compliqué de demander au Parti Socialiste
07:34d'avoir un vote d'adhésion sur ce budget.
07:36Surtout qu'il n'y a pas aucune majorité.
07:38Et bien sûr.
07:38Aujourd'hui, il n'y a plus que deux personnes
07:40qui refusent le 49-3.
07:42C'est Sébastien Lecorni et Olivier Faure.
07:45Tout le reste, tout le monde est d'accord.
07:46Il y a un peu, peut-être, encore Atal,
07:49Gabriel Atal, qui s'oppose encore.
07:51Mais pas parce qu'il veut s'opposer aussi
07:52au président de la République.
07:53Mais sinon, il n'y a qu'eux qui ne veulent pas du 49-3.
07:57Ce serait la manière la plus simple,
07:59la plus, je dirais même démocratique.
08:01Même si, pendant longtemps,
08:03tout le monde trouvait que le 49-3 était un outil,
08:05certes constitutionnel,
08:06mais politiquement très dangereux,
08:08parce que controversé,
08:10parce qu'on force la main du Parlement.
08:11Mais ce serait la manière la plus simple
08:14pour le gouvernement d'avoir un budget.
08:16Puisque, on le rappelle,
08:17pour le 49-3, pour ne pas le passer,
08:19il faudrait voter une motion de censure.
08:22Et là, c'est beaucoup plus compliqué.
08:23Là, c'est beaucoup plus risqué, effectivement,
08:25pour le Premier ministre et le gouvernement.
08:27Moins de soldats qui disent
08:29« Je n'utiliserai pas le 49-3 »,
08:31alors que du côté de l'Elysée,
08:32maintenant, Emmanuel Macron
08:33laisse clairement entendre,
08:35enfin, même, il le dit,
08:36qu'il faudrait y aller
08:38avec un petit coup de 49-3,
08:40que ça permettrait de...
08:41Il est carrément aux ordonnances
08:42du côté de Macron, en fait.
08:43On en est un petit peu plus loin, en fait.
08:44Ce qu'on va faire...
08:45C'est un budget, non ?
08:46Oui, quand même à noter
08:48que même du côté de Sébastien Lecornu,
08:50officiellement, effectivement,
08:51il n'est toujours pas question
08:52de revenir sur cette promesse
08:54de ne pas utiliser le 49-3.
08:55Ce n'est pas si clair
08:57et ce n'est plus si net,
08:58même de se compter en coulisses,
09:00selon l'un de ses interlocuteurs.
09:01Il ne dit plus non au 49-3.
09:03Ah, il dit plus non.
09:04Il est sous pression d'Emmanuel Macron.
09:05En tout cas, on va l'écouter,
09:07le Premier ministre,
09:07normalement, dans un instant,
09:09juste après ce petit écran.
09:11Vincent Parizeau,
09:12on refait le monde...
09:14...de la carte,
09:14modalité sur intermarché.com.
09:17Vincent Parizeau,
09:18on refait le monde
09:19jusqu'à 20h sur RTL.
09:22Alors, sur RTL, on est ponctuel.
09:24On nous a dit 19h30.
09:25Il est 19h29 et 30 secondes.
09:29On est prêt
09:30et les portes de Matignon
09:31ne sont toujours pas ouvertes.
09:32Mais il y a un micro
09:33et des drapeaux français et européens
09:35de chaque côté.
09:37Donc, ça signifie que, normalement,
09:39le Premier ministre
09:39devrait prendre la parole.
09:41Eh bien, écoutez,
09:42on va l'attendre.
09:43Ben, voilà.
09:44Et puis, on va continuer
09:45à...
09:45C'est comme le budget.
09:46On va continuer à l'attendre aussi.
09:48Alors, vous avez souri tout à l'heure
09:50en nous parlant
09:51des poireaux
09:52qui dépassent du cabas
09:53et puis du pulmous.
09:54Mais on peut évoquer, quand même,
09:55le style.
09:57Le personnage.
09:58Oui, le personnage.
09:59Le style de cornu.
10:00parce que...
10:01Pas vraiment moderne,
10:03on va dire ça comme ça.
10:05Mais, justement,
10:06cette image de sérieux,
10:08sans chichi.
10:10C'est pas lui
10:10qu'on verrait faire des pompes
10:11en ce moment
10:12avec les militaires.
10:13Vous savez, ce sont tout à fait bizarres
10:15ces images du président Macron
10:17avec les clichés.
10:17Ah, ben, je vous coupe.
10:17Ah, ben, voyez.
10:18Parce que, voilà,
10:18il a son pull
10:19et il va s'estimé
10:21devant les Français.
10:22Bonsoir à toutes et à tous.
10:24Je voulais prendre
10:25quelques instants
10:27pour vous rendre compte
10:28de l'action du gouvernement
10:30de ces dernières semaines.
10:31Depuis le mois de septembre,
10:33nous avons suivi
10:34une ligne simple
10:34et constante.
10:36Repousser le désordre.
10:37Car il n'y a pas
10:38de progrès social
10:39dans le désordre.
10:40Qu'il n'y a pas
10:41de croissance économique
10:42dans le désordre.
10:42car il n'y a pas
10:43de rayonnement
10:44de la France à l'étranger
10:45dans le désordre.
10:47Gouverner dans ce contexte
10:49politique difficile
10:50que nous connaissons
10:51impose de tenir cette ligne
10:53sans céder
10:54ni à la facilité
10:55des postures
10:56ni à la tentation
10:57du commentaire permanent.
11:00J'ai fait le choix
11:00avec les ministres
11:01de négocier
11:02et de rechercher
11:03des compromis
11:04utiles au pays.
11:07Le compromis
11:07n'est ni un renoncement
11:09ni une confusion.
11:11La Ve République
11:12s'est d'ailleurs construite
11:13dans le dialogue
11:14entre le gouvernement
11:15et le Parlement
11:16de Michel Debray
11:17à Michel Rocard
11:18en passant par
11:19Jacques Chirac.
11:20Les prédécesseurs
11:21ont montré
11:22qu'il était possible
11:22de parvenir
11:23à des compromis parlementaires
11:24sans disposer
11:25d'une majorité absolue.
11:27Ils ont tous montré
11:27que la clarté
11:28n'excluait jamais
11:30le compromis
11:31dès lors que le cap
11:32était tenu.
11:34Ce travail
11:34ne peut être crédible
11:36qu'à une condition.
11:37Rester à distance
11:38des calculs partisans.
11:40Le gouvernement
11:41n'est pas là
11:41pour préparer
11:42une élection
11:43mais pour faire avancer
11:44le pays
11:45dès maintenant.
11:46C'est un travail exigeant
11:47parfois ingrat
11:49mais nécessaire.
11:51C'est ainsi
11:51que le budget
11:51de la sécurité sociale
11:52a été définitivement
11:54adopté par le Parlement
11:55sans recours
11:56à l'article 49
11:57alinéat 3
11:57de notre Constitution.
11:59C'est une première
12:00depuis 2022.
12:02Le déficit
12:03est réduit
12:04grâce à des mesures
12:04d'économie
12:05encore plus importantes
12:06que dans les deux dernières
12:07lois de financement
12:08de la sécurité sociale.
12:10L'essentiel
12:11a été sauf.
12:12Notre modèle social
12:13est protégé.
12:14L'accès aux soins
12:15est garanti.
12:17Pour autant
12:18et on le sait
12:19ce texte
12:20n'épuise pas
12:21la question
12:21de la réduction
12:22des déficits
12:22qui sont encore
12:23trop élevés.
12:24D'autres décisions
12:25seront nécessaires.
12:27Mais le texte
12:28voté
12:28constitue une base
12:29solide et responsable
12:30quoi qu'en disent certains.
12:32Concernant
12:33le projet
12:34de loi de finances
12:34la situation
12:35est différente.
12:36l'Assemblée nationale
12:38n'a pas discuté
12:39des dépenses
12:39de l'État
12:40et la commission
12:41mixte paritaire
12:42a échoué
12:42au bout
12:43de seulement
12:4330 minutes
12:44à rapprocher
12:45les positions
12:46de l'Assemblée nationale
12:47et du Sénat.
12:48Prendre le temps
12:49de bâtir
12:50un bon budget
12:50dans une démocratie
12:51comme la France
12:52n'est pas une faiblesse.
12:54En attendant
12:55une loi spéciale
12:56est en cours
12:57des discussions
12:57au Parlement.
12:58Elle permettra
12:59au 1er janvier
13:00de lever l'impôt
13:01et de faire fonctionner
13:02les services publics.
13:03Ce n'est pas
13:04pour autant
13:04un budget
13:05et beaucoup
13:05d'effets négatifs
13:06sont à attendre
13:07si la situation
13:08perdurait.
13:10Il faut donc
13:10un budget
13:10en janvier
13:11et notre déficit
13:13doit être réduit
13:14à moins de 5%
13:15du PIB
13:16en 2026.
13:18Je reste
13:18persuadé
13:19que cela est possible
13:20si les calculs
13:21politiques sont mis
13:22de côté.
13:22Le Parlement
13:23prendra ses responsabilités
13:24le gouvernement aussi.
13:27Avec les différents ministres
13:28nous allons tenter
13:28de faire converger
13:29y compris pendant les fêtes
13:30tous les groupes politiques
13:32afin de définir
13:33les grandes thématiques
13:34qui nous permettront
13:35de trouver une solution.
13:37Je vois 5 grandes familles
13:38de sujets
13:39sur lesquels
13:40nous devons parvenir
13:41à un accord.
13:42En premier lieu
13:43évidemment
13:44l'agriculture
13:44car l'ensemble
13:46des dispositifs
13:46d'aide au secteur
13:47agricole
13:48et viticole
13:48sont dans le budget
13:50et nous ne pouvons pas
13:51faire défaut
13:51à ces hommes
13:52et à ces femmes
13:52qui travaillent dur
13:54et font la fierté
13:55de notre pays.
13:56Ensuite
13:57alors que les français
13:58éliront leur mère
13:59en mars prochain
14:00il nous faut aboutir
14:01sur le financement
14:02de nos collectivités locales.
14:04Elles participent
14:04à l'activité économique
14:05de nos territoires
14:06à l'accompagnement
14:07de nos concitoyens
14:08et sont une force
14:09essentielle
14:10pour la transition écologique
14:11à travers des dispositifs
14:13comme le fonds vert.
14:14A l'heure où je vous parle
14:15le consensus
14:16n'est pas au rendez-vous.
14:18Ce budget
14:18doit aussi permettre
14:19d'améliorer l'offre
14:20de logements dans le pays.
14:21La situation actuelle
14:23n'est pas satisfaisante.
14:24C'est pourquoi
14:25nous devons converger
14:25vers des solutions
14:26dès 2026
14:27avec notamment
14:28la mise en place
14:29du statut
14:29du bailleur privé.
14:31Je pense aussi
14:32à l'ensemble
14:32des dispositifs
14:33pour nos concitoyens
14:34d'outre-mer
14:35et en particulier
14:36au plan de refondation
14:36économique
14:37pour la Nouvelle-Calédonie.
14:39Enfin
14:39ce budget
14:40pour 2026
14:41doit nous permettre
14:42de continuer
14:42à préparer
14:43l'avenir de notre pays.
14:44Cela passe
14:45par les investissements
14:46dans la recherche
14:46dans les universités
14:48et dans la formation
14:49pour les jeunes.
14:50Ces cinq grands thèmes
14:51doivent nous permettre
14:52de nous rassembler
14:53et je veux être très clair
14:54nous devons y arriver.
14:55Je veux maintenant
14:57m'adresser
14:58plus particulièrement
14:59à ceux
15:00parmi les Français
15:00qui en cette période
15:01expriment une grande inquiétude
15:03au monde de l'entreprise
15:05et aux travailleurs d'abord.
15:08Grâce à vous
15:08aujourd'hui
15:09notre croissance tient.
15:11Elle est même supérieure
15:12à la moyenne européenne.
15:14Le taux d'emploi
15:14le plus haut
15:15de ces 40 dernières années.
15:17Quant à l'inflation
15:18elle a été ramenée
15:18à moins de 1%
15:19ce qui est bon
15:20pour le pouvoir d'achat.
15:22Mais le gouvernement
15:22a conscience
15:23que l'absence durable
15:24de budget
15:24et le manque de visibilité
15:25sont un danger
15:26pour l'investissement
15:27pour l'emploi
15:27et pour la croissance.
15:29Elle se construit
15:29par des décisions
15:30cohérentes et durables.
15:32Elle nécessite donc
15:33de la stabilité politique
15:35et des choix
15:35en matière de fiscalité.
15:38Je veux aussi
15:38m'adresser
15:40aux agriculteurs.
15:42Votre situation
15:43exige du respect
15:44et de la détermination.
15:47Sur le traité
15:47du Mercosur
15:48la position
15:49de la France
15:50est ferme.
15:51Aucun accord
15:52ne sera accepté
15:53s'il fragilise
15:54nos filières
15:55ou impose
15:56une concurrence déloyale.
15:57Le texte a évolué
15:58mais le compte
15:59n'y est toujours pas.
16:00Par ailleurs
16:01sur la politique
16:02agricole commune
16:03la France
16:03mène une négociation
16:04offensive
16:05pour garantir
16:06le revenu
16:06des agriculteurs
16:07et notre souveraineté
16:08alimentaire.
16:09Les semaines à venir
16:10seront absolument décisives.
16:12Enfin
16:12face à l'épisodique
16:14qui menace
16:14le cheptel bovin français
16:16l'État
16:16avec l'aide
16:17des vétérinaires
16:18des éleveurs
16:18a vacciné
16:20plus du tiers
16:21des 750 000 bovins
16:22des 10 départements
16:23du sud-ouest
16:24en moins d'une semaine.
16:26J'ai demandé
16:26à la ministre
16:27de l'agriculture
16:27de travailler
16:28avec la communauté scientifique
16:29pour mettre au point
16:30un test fiable
16:31pour détecter la maladie.
16:34Je recevrai de nouveau
16:34les organisations
16:35professionnelles agricoles
16:36dès le 5 janvier.
16:39Budget
16:39économie
16:40agriculture
16:41au-delà de ces 3 sujets
16:43je veux aussi
16:44vous présenter
16:45les priorités
16:46du gouvernement
16:46pour la rentrée.
16:48Plusieurs textes
16:49seront présentés
16:50au Conseil des ministres
16:51d'autres
16:51seront débattus
16:52au Parlement.
16:53Nous agirons
16:54pour améliorer
16:55le fonctionnement
16:55de nos services publics
16:56par le projet
16:57de décentralisation
16:58et la réforme
16:59de l'État
16:59qui seront présentés
17:00dans les toutes
17:01prochaines semaines.
17:02Nous agirons
17:03pour votre sécurité
17:04en actualisant
17:05la loi de programmation
17:05militaire
17:06pour accélérer
17:07le réarmement
17:07de notre pays
17:08en renforçant
17:09les polices municipales
17:10pour mieux lutter
17:11contre les incivilités
17:12du quotidien
17:13et en mobilisant
17:14tous les services
17:15de l'État
17:15contre le narcotrafic.
17:17Nous agirons aussi
17:18pour la vie quotidienne
17:19des Français
17:20en poursuivant
17:21le déploiement
17:22des maisons
17:22France Santé
17:23pour lutter
17:23contre les déserts
17:24médicaux
17:24en adoptant
17:25une stratégie énergétique
17:26claire
17:27et souveraine
17:28en défendant
17:29notre autonomie
17:29et nos engagements
17:30climatiques
17:31en particulier
17:32dans nos outre-mer.
17:34En créant
17:34l'allocation sociale
17:35unique
17:36pour faciliter
17:37l'accès au droit
17:38pour lutter
17:38contre la fraude
17:39et garantir
17:40que les revenus
17:41du travail
17:41soient toujours
17:42plus importants
17:43que ceux
17:44de la solidarité.
17:46En cette veille
17:48de Noël
17:48je veux vous dire
17:49une chose simple
17:50notre pays
17:51connaît des difficultés
17:52mais il connaît
17:53aussi des succès
17:54dans les secteurs
17:55économiques
17:55environnementaux
17:56scientifiques
17:57industriels
17:57et culturels
17:58à l'intérieur
17:59à l'intérieur du pays
17:59comme à l'international
18:00et nous devons
18:02les amplifier
18:02tout ne se réduit
18:04pas aux discussions
18:05budgétaires
18:06même si elles sont
18:07très importantes
18:08le cap est clair
18:09nous n'avons pas
18:10le droit
18:10de nous résigner
18:11à l'impuissance
18:12nous irons au bout
18:14avec sérieux
18:15patience
18:16et détermination
18:17je vous souhaite
18:18à toutes et à tous
18:19de belles fêtes
18:21de Noël
18:21avec une pensée
18:22particulière
18:23pour celles et ceux
18:23qui les passeront
18:24seuls
18:25et aussi pour celles
18:26et ceux qui travaillent
18:27dans les agences
18:28du service public
18:28pendant les fêtes
18:29joyeux Noël
18:30et bonne fin d'année
18:32voilà
18:33d'abord
18:34merci pour les vœux
18:36et puis on va
18:37on va résumer
18:38on va résumer
18:39avec vous tous
18:40Albert Zénoux
18:42chef du service
18:43politique du Figaro
18:44Pauline
18:45Théveniot
18:46du service politique
18:47d'RTL
18:47Isabelle Saporta
18:48éditorialiste ici
18:49à RTL
18:50et Benjamin Morel
18:51en ligne avec nous
18:52constitutionnaliste
18:53on va revenir
18:54sur les principaux points
18:55mais le principal
18:56peut-être
18:57on peut le réécouter
18:58tout de suite
18:59dans la voix
19:00du Premier ministre
19:01c'est à mon avis
19:02l'essentiel
19:03et on va évidemment
19:06commenter ça
19:06tout de suite
19:07prendre le temps
19:09de bâtir un bon budget
19:10dans une démocratie
19:11comme la France
19:12n'est pas une faiblesse
19:14en attendant
19:15une loi spéciale
19:16est en cours
19:16des discussions
19:17au Parlement
19:18elle permettra
19:19au 1er janvier
19:20de lever l'impôt
19:21et de faire fonctionner
19:22les services publics
19:23ce n'est pas pour autant
19:24un budget
19:25et beaucoup d'effets négatifs
19:26sont à attendre
19:27si la situation perdurait
19:29il faut donc un budget
19:30en janvier
19:31et notre déficit
19:33doit être réduit
19:34à moins de 5%
19:35du PIB en 2026
19:37voilà
19:38il faut un budget
19:39en janvier
19:40avec moins de 5%
19:42de déficit
19:44c'est pas une faiblesse
19:46mais c'est pas gagné
19:47vaste programme
19:48non non mais écoutez
19:49il a été très clair
19:50on voit Akiram
19:50le pauvre Premier ministre
19:51on peut se mettre
19:52tous à sa place
19:52parce qu'il a dit
19:53qu'effectivement
19:54il fallait qu'on retrouve
19:55un esprit
19:56pour trouver
19:56que ce n'était pas
19:56une faiblesse
19:57de continuer à se battre
19:58pour le budget
19:58il a dit qu'il y avait
19:59cinq grandes familles
20:00de problématiques
20:01l'agriculture
20:02le financement
20:03des collectivités locales
20:04le logement
20:05les dispositifs
20:06pour les citoyens
20:07d'outre-mer
20:07l'investissement
20:08pour la recherche
20:08l'université
20:09les jeunes
20:09donc il a très clairement
20:10tout ça
20:11il sait qu'il est dans
20:11une crise agricole
20:13prégnante
20:13avec des foyers
20:14qui continuent
20:15à exploser
20:16il a parlé
20:17effectivement
20:18de la vaccination
20:18il sait que
20:19le 12 janvier
20:20il va y avoir
20:21le Mercosur
20:21ça va lui tomber
20:22sur la figure
20:23donc il est dans
20:24une situation
20:24là le Premier ministre
20:25où il est quand même
20:27complètement coincé
20:28en train de nous dire
20:29bon le budget
20:29c'est pas tout
20:30mais effectivement
20:30si on n'a pas de budget
20:31on est bloqué
20:32sur tous ces sujets là
20:33ben oui parce que
20:33l'arithmétique
20:34elle a pas changé
20:36l'Assemblée nationale
20:38exactement
20:38quel regard vous portez
20:40Pauline
20:41sur ce qui vient d'être dit
20:42par le Premier ministre
20:43et est-ce que
20:44cette idée
20:45que de toute façon
20:46pour l'instant
20:47et on en a eu
20:48la démonstration
20:49il n'y a pas de majorité
20:50aujourd'hui
20:51pour voter un tel budget
20:52qu'est-ce qu'il en fait
20:53de cette situation politique
20:55ben déjà
20:56le Premier ministre
20:57là en fait
20:57il voulait avoir
20:58le dernier mot
20:58avant la pause
21:00ne pas rester sur
21:02que des échecs
21:03donc l'échec
21:04de la CMP
21:05de la commission
21:06mixte paritaire
21:07et ne pas rester
21:08sur cette hypothèse
21:10ce scénario
21:10du 49-3
21:12qui revient en force
21:13je voudrais juste
21:14noter une chose
21:14ce qu'il a dit là
21:15le Premier ministre
21:15ça me rappelle
21:16furieusement
21:17ce qu'il s'est dit
21:18hier soir
21:18au Conseil des ministres
21:20dans la bouche
21:21d'Emmanuel Macron
21:22hier soir
21:23le Président
21:23il a dit quoi ?
21:24il a dit qu'il voulait
21:25un budget au plus vite
21:27en janvier
21:27sous titre d'un participant
21:29le Président
21:30il ne veut pas que ça traîne
21:31et il a dit
21:32qu'il ne fallait pas dépasser
21:33les 5% de déficit
21:35donc ce qu'on a
21:36ce soir aussi
21:36c'est quand même
21:37un Premier ministre
21:38sous pression
21:39du chef de l'État
21:40et comment on fait alors
21:41pour avoir un budget
21:42à moins de 5% de déficit
21:43avec cette Assemblée ?
21:45on négocie
21:45et c'est toute la difficulté
21:47puisque vous devez
21:48à la fois satisfaire
21:49la droite et la gauche
21:50qui ne sont pas d'accord
21:51sur les points
21:52mais là
21:53on voit bien que
21:54Sébastien Lecornu
21:56n'a pas dit le mot
21:58mais
21:58il cherche une trêve
22:00et pas une pause
22:01c'est-à-dire que
22:02la trêve
22:02il continue à travailler
22:03on va partir en vacances
22:05la France sera en vacances
22:07et en congé
22:07pour Noël
22:08et le Nouvel An
22:09lui il va continuer
22:09à travailler
22:10c'est ce qu'il entend
22:12il va continuer
22:12à négocier
22:14avec
22:14notamment le Parti Socialiste
22:16et un peu la droite
22:17mais surtout avec
22:18le Parti Socialiste
22:18et donc
22:19il faut pour lui
22:20réussir
22:22à
22:23retrouver
22:25un élan
22:26pour essayer
22:27de faire voter
22:27ce budget
22:28c'est ce qu'il est en train
22:30de proposer
22:32Benjamin Morel
22:32au Parti Socialiste
22:34aux écologistes
22:36et peut-être
22:37à une partie
22:38de la droite
22:40pourquoi pas
22:41une trêve
22:41des confiseurs
22:42oui
22:43une trêve
22:44des confiseurs
22:45histoire de négocier
22:46et il ne faut pas
22:46non plus tout à fait
22:47se mentir
22:47il y aura des tractations
22:48y compris
22:49durant les jours de fête
22:51entre le gouvernement
22:52le Premier Ministre
22:53et les différents partis
22:54en présence
22:54après ce qu'on évoquait
22:56tout à l'heure
22:56la réalité arithmétique
22:57est implacable
22:58c'est-à-dire qu'il y a
22:59trois voies
23:00pour faire passer ce budget
23:01on les a évoqués
23:02on les a évoqués
23:03premièrement
23:04les ordonnances
23:04Sébastien Lecornu a dit
23:05qu'il n'y recourirait pas
23:07le 49 à une à trois
23:08Sébastien Lecornu a dit
23:10qu'il n'y recourirait pas
23:11vous avez des socialistes
23:13qui doivent voter
23:14pour le budget
23:15or les socialistes
23:15ont dit qu'ils ne le feraient pas
23:16donc il y a forcément
23:17l'une de ces trois assertions
23:18qui d'un point de vue logique
23:19est fausse
23:20c'est-à-dire qu'il y a un moment
23:21il y a l'un de ces trois tabous
23:22qui va devoir sauter
23:23je vois mal
23:24les socialistes
23:25à l'avant-veille des municipales
23:26voter le budget
23:27ils se trouveraient
23:27extrêmement isolés à gauche
23:28et la force de Sébastien Lecornu
23:30c'est d'avoir évité
23:31qu'il se trouve isolé
23:32sur le PLFSS
23:33puisque les écolos
23:33se sont abstenus
23:34là ce sera compliqué
23:35de l'envisager
23:36les ordonnances sont très lourdes
23:38donc il va falloir sans doute
23:39passer par la voie
23:40d'un 49 à une à trois
23:41et donc il va falloir envisager
23:43un triple salto arrière
23:44en termes de communication politique
23:45pour expliquer que
23:46cet article maudit
23:48introduit dans la constitution
23:48par Belzébut en 1958
23:50finalement il n'est pas si mal
23:52et qu'au mois de janvier
23:53ce qu'on avait dit
23:54au mois de décembre
23:55ça ne vaut pas pour janvier 2026
23:56parce qu'il y a eu
23:57la nouvelle année entre temps
23:58et là en effet
23:59si vous dealz des amendements
24:00avec les socialistes
24:01si vous en reprenez suffisamment
24:02idem avec les LR
24:04quelques semaines
24:05quelques mois
24:06avant les municipales
24:07pour voter une censure
24:08apparaîtrait extrêmement lourd
24:10et donc ils peuvent envisager
24:11probablement
24:12de laisser vivre
24:13et de laisser filer
24:14c'est ce qu'il est en train
24:15de préparer peut-être
24:16quand il dit
24:16avec cette assurance
24:17il faut un budget
24:19en janvier
24:20janvier c'est
24:21dans quelques semaines
24:23à moins de 5%
24:26le timing est serré pour lui
24:29mais également
24:29pour ses opposants
24:30il y a des élections
24:32municipales
24:33qui se préparent
24:33qui seront en train
24:35de se préparer
24:36et qui auront lieu
24:36à la mi-mars
24:38donc janvier
24:39c'est les campagnes
24:41qui commencent
24:41donc vous coincez
24:42un petit peu les parties
24:43et puis le 40-3
24:44a un avantage
24:45c'est qu'il faut le rappeler
24:46il faut que ce soit
24:47la majorité
24:48non pas des exprimés
24:50mais des inscrits
24:50à l'assemblée
24:51donc 289 voix
24:53qui doivent voter
24:55de la censure
24:55les socialistes
24:56peuvent avoir piscine
24:57ce jour-là
24:57ils peuvent avoir piscine
24:58et surtout
24:58là en ce moment
24:59Sébastien Lecornu
25:01a compris qu'il n'aurait pas
25:03un vote d'adhésion
25:04à son budget
25:05mais c'est de l'abstention
25:06il recherche l'abstention
25:07du parti socialiste
25:08des écologistes
25:09les communistes
25:09ont dit qu'il voterait
25:10qu'il voterait contre
25:11les insoumis aussi
25:13et la droite
25:14elle pourrait s'abstenir aussi
25:15donc ça pourrait passer
25:16à la force
25:18de l'abstention
25:19non pas un vote d'adhésion
25:20là vous faites
25:20comme si on ne se rapprochait pas
25:22des élections municipales
25:23alors comme vous l'avez dit
25:24très bien
25:24on s'en rapproche
25:25et plus on s'en rapproche
25:26plus l'abstention est coûteuse
25:28également
25:28oui mais c'est moins
25:29c'est moins compliqué
25:31à vendre sur les marchés
25:32qu'un vote positif
25:34du budget
25:36mais l'intérêt
25:36c'est vrai Pauline
25:37c'est quand même
25:38d'aller vite
25:39parce que plus le temps passe
25:40plus on s'approche
25:41des municipales
25:42et d'ailleurs aussi
25:42plus on s'approche
25:43de la présidentielle
25:44et puis si on veut
25:46que ce soit efficace
25:47c'est un budget
25:49au mois d'avril
25:50oui parce que
25:52en attendant
25:53c'est la loi spéciale
25:54qui s'applique
25:54la loi spéciale
25:55ça empêche de faire
25:56des investissements
25:57ça bloque des dispositifs
25:59et ça coûte
25:59ça coûte à terme
26:00de l'argent
26:02sans compter
26:03que ça
26:04peut aussi
26:06augmenter
26:06les impôts
26:07puisque le gel
26:08du barème de l'impôt
26:09sur le revenu
26:09ne s'applique pas
26:10et puis
26:11il y a quand même
26:11un paramètre
26:12c'est que tout le monde
26:13commence à en avoir
26:14un petit peu marre
26:15les gens ne disent pas
26:16franchement comme ça
26:17au micro
26:17mais il y a une lassitude
26:19qui se fait sentir
26:21parce que pendant ce temps-là
26:23on ne parle pas
26:24d'autre chose
26:24on ne parle pas d'autres sujets
26:25c'est d'ailleurs
26:26ce qu'il a essayé de faire
26:26ce soir
26:27de mettre
26:27d'autres sujets
26:28dans l'air
26:29par exemple
26:29le sujet des agriculteurs
26:30il est arrivé deux fois
26:31d'abord il a commencé
26:32à parler
26:32aux agriculteurs
26:34et ensuite
26:35il y est revenu
26:36là aussi
26:37opération des minages
26:39quand même
26:39sur les agriculteurs
26:40opération des minages
26:41mais c'est quand même
26:42ahurissant
26:42qu'au fond
26:43moi je persiste
26:46et je signe
26:46sur le fait
26:46que la ministre
26:47a manqué
26:48madame Genevard
26:49a manqué d'empathie
26:49d'une façon ahurissante
26:51ce qui a obligé
26:51effectivement
26:52Sébastien Lecornu
26:53à monter
26:53et même le président
26:54de la République
26:55à monter
26:55pour quelque chose
26:56qui n'est pas résolu
26:57qui ne sera pas résolu
26:57puisque je vous dis
26:58le 12 janvier
26:59en plus de l'épisode
27:00on aura le Mercosur
27:01donc on peut penser
27:03que la France
27:03toute seule
27:04avec ses petits bras
27:05arrivera à retourner
27:06toute l'Europe
27:06ou se dire
27:07que sans doute
27:08ce ne sera pas le cas
27:09parce que l'Allemagne
27:10a très besoin
27:10de se traiter
27:13pour son industrie automobile
27:15puisqu'on sait bien
27:16qu'en fait
27:17Georgia Meloni
27:18est en train
27:18de dealer autre chose
27:19en faisant semblant
27:20de nous soutenir
27:21donc là pour le moment
27:21ça nous a permis
27:22de procrastiner
27:23et de gagner du temps
27:23mais en fait
27:24on sait bien
27:24qu'on est suspendu à ça
27:26et que les clauses miroirs
27:28qu'on promet
27:28et bien même
27:29si on les obtenait
27:30en fait
27:30on n'a pas assez
27:31de gens pour surveiller
27:32et pour faire en sorte
27:33qu'on soit sûr
27:34aujourd'hui il y a 1%
27:35en fait
27:361% de ce qui rentre
27:38chez nous
27:38qui est contrôlé
27:39donc on n'est même pas sûr
27:40d'avoir suffisamment de gens
27:41pour voir
27:41si vraiment
27:42les clauses miroirs
27:43sont respectées ou pas
27:45donc je veux dire
27:45on est dans un moment
27:46si vous voulez
27:47c'était très bien
27:47qu'ils disent tout ça
27:48sur au fond
27:49le budget
27:49c'est pas tout
27:50mais quand ils égrènent
27:51les choses
27:52en disant la jeunesse
27:53le narcotrafic
27:54en fait
27:54on voit qu'on a un pays
27:55qui est tout doucement
27:56en fait
27:57sombre
27:58et que la seule chose
27:59qui tienne
28:00c'est effectivement
28:00le patronat
28:01qui arrive à faire en sorte
28:02que ça tienne
28:03vaille que vaille
28:03donc qu'est-ce qui se passe
28:04il y a aujourd'hui
28:05au fond la politique
28:06qu'on ne supporte plus
28:07alors la politique
28:08qu'on ne supporte plus
28:09c'est ce qu'il appelle
28:11les calculs politiques
28:12il a dit
28:12il est possible
28:14ce budget
28:16il est possible
28:17si les calculs politiques
28:18sont mis de côté
28:19ils visent qui là
28:21Albert Zénou ?
28:23ils visent essentiellement
28:24la droite
28:25je pense que
28:26il y a la lutte
28:27qui était sa famille politique
28:28qui était sa famille politique
28:29d'origine
28:30bon il l'a quitté
28:30il l'a quitté
28:31il y a quelques années
28:31mais ils sont
28:32ils sont proches quand même
28:34ils sont proches
28:35de cette partie-là
28:36de la politique
28:38mais oui
28:39c'est la bataille
28:40entre Bruno Retailleau
28:41et Laurent Wauquiez
28:42entre le Sénat
28:43et l'Assemblée
28:44entre ceux qui ont voté
28:45pour des hausses d'impôts
28:47et pour la suspension
28:49des retraites
28:49qui est une hérésie
28:50pour la droite
28:51c'est une ligne rouge
28:54franchie
28:55mais outrageusement
28:56pour beaucoup de gens
28:57à droite
28:58et beaucoup d'électeurs
29:00de droite
29:00ne comprennent pas
29:01comment les députés
29:02socialistes
29:02enfin LR
29:04ont pu voter
29:0518
29:05ont pu voter
29:06clairement
29:07pour la suspension
29:08des retraites
29:09donc
29:09et oui
29:10il y a ces calculs politiques
29:11qu'il vise
29:12et plus largement
29:14il essaye de se poser
29:15on le voit bien
29:16d'aller vers autre chose
29:17d'aller sur d'autres sujets
29:19d'essayer de sortir
29:20de ce marasme budgétaire
29:22parce que pour lui
29:23c'est un marasme
29:23il a été nommé pour ça
29:25il a été nommé
29:26pour faire passer un budget
29:27mais
29:28il aura son budget
29:30je pense qu'en janvier
29:31d'une manière ou d'une autre
29:32on arrivera à quelque chose
29:33moi je pense
29:36que ce sera le 49-3
29:36mais bon après
29:37ce sera peut-être
29:38les ordonnances
29:38mais il y arrivera
29:39mais il se pose déjà
29:41sur l'après
29:42il donne des pistes
29:43pour l'après budget
29:44et vous vous rendez compte
29:45pardon
29:45je suis désolée
29:46de vous couper
29:47vous vous rendez compte
29:48qu'on était tous là
29:48en train de chanter
29:49les louanges
29:49du premier acte
29:50du parlementarisme
29:51à la française
29:52ça va être formidable
29:54le parlementarisme
29:55à la française
29:56donc ça va être du 49-3
29:57ou des ordonnances
29:58pour s'en sortir
29:58et le calendrier
30:02on l'écoute
30:03à ce sujet
30:03il n'y a pas de progrès
30:05social dans le désordre
30:06il n'y a pas de croissance
30:08économique dans le désordre
30:09car il n'y a pas
30:10de rayonnement
30:11de la France
30:11à l'étranger
30:12dans le désordre
30:13le gouvernement
30:14n'est pas là
30:14pour préparer une élection
30:15mais pour faire avancer
30:17le pays
30:18dès maintenant
30:18c'est un travail exigeant
30:20parfois ingrat
30:21mais nécessaire
30:23le gouvernement
30:24n'est pas là
30:24pour préparer une élection
30:25on veut bien
30:26lui en faire crédit
30:27sauf que
30:27les parlementaires
30:29eux
30:29ils sont là aussi
30:30et parfois surtout
30:32pour préparer une élection
30:33ah mais c'est là
30:34si vous voulez
30:34c'est là où on a quand même
30:35un vrai problème pour moi
30:36sur l'avenir des politiques
30:38et l'avenir des députés
30:38c'est-à-dire qu'on comprend bien
30:40la ligne idéologique
30:41de la France Insoumise
30:42et du Rassemblement National
30:43qui sont pour renverser la table
30:44effectivement
30:45et de nouvelles élections
30:46ce qu'on ne comprend pas
30:47c'est le bloc central
30:48c'est-à-dire qu'en fait
30:49ils auraient pu avoir
30:49un discours de courage
30:50surfer sur ce qu'avait dit
30:52Bayrou en disant au fond
30:53voilà on a 3400 milliards de dettes
30:55il faut penser d'abord
30:56à la jeunesse
30:56on ne peut pas rester
30:57dans cet endettement
30:58et aller jusqu'au bout
30:58quitte à se faire harakiri
30:59ils ont choisi effectivement
31:00le clientélisme
31:01donc je ne vois pas bien
31:02ce qui va ressortir en fait
31:04de bon sur les politiques
31:05après cette espèce de séance
31:07qui est interminable en plus
31:09alors il va y avoir
31:10la trêve des confiseurs
31:12on a bien compris
31:13cela dit
31:14Benjamin Morel
31:14on a compris aussi
31:15et il l'a dit
31:16qu'il allait continuer
31:18à discuter
31:18pendant les fêtes
31:20entre la dinde
31:22et les chocolats
31:25bah oui évidemment
31:27parce qu'il faut
31:28encore une fois
31:28trouver un terrain
31:29d'atterrissage
31:30pour le mois de janvier
31:30donc dans ce cadre là
31:31si vous avez
31:33un 49 à 1 à 3
31:34qui est négocié
31:35si vous dit
31:36les désamendements
31:37si les socialistes
31:39in fine
31:39peuvent dire ensuite
31:40sur les marchés
31:41vous savez
31:41on a fait passer le PLF
31:42parce qu'on s'est abstenu
31:42donc ce n'est pas
31:43pendant notre faute
31:43c'est ce qu'il y a dedans
31:44mais
31:44qu'est-ce qu'ils peuvent
31:44obtenir les socialistes
31:46par exemple
31:46dans les discussions
31:47il y a une volonté
31:49de limiter les dépenses
31:50de limiter pardon
31:51les coupes dans les dépenses
31:55et puis d'avoir
31:56quelques impôts supplémentaires
31:57mais il faut bien comprendre
31:58que
31:58beaucoup de sujets
31:59qui étaient sur la table
32:01lors du premier passage
32:02du budget
32:02ils ne vont pas pouvoir
32:03être remis tout bêtement
32:05et là je vais être
32:05un petit peu technique
32:06parce qu'on a un principe
32:07dit de l'entonnoir
32:08en d'autres termes
32:09vous ne pouvez pas ajouter
32:10dans la nouvelle lecture
32:11des articles additionnels
32:13et donc vous ne pouvez pas
32:13rajouter des trucs
32:14comme par exemple
32:15la taxe Zuckman
32:16ou la taxe Zuckman Line
32:17ou la taxe Zuckman
32:18ultra light
32:18et donc il va falloir trouver
32:20des outils
32:21des instruments
32:21pour quand même
32:22contenter les socialistes
32:23sans pour autant
32:24pouvoir s'aider
32:26pour des raisons
32:27de pure procédure
32:27ou de la même
32:28des considérations politiques
32:29sur des éléments
32:30qui ont été portés
32:31en totem
32:31par eux
32:32et par leurs opposants
32:33au sein de la gauche
32:34notamment les insoumis
32:35donc c'est ça
32:36qui va rendre
32:36la situation
32:37extrêmement extrêmement complexe
32:39et qui rend
32:39extrêmement improbable
32:40sans 49 à une à trois
32:42ou sans ordonnance
32:43un terrain d'atterrissage
32:44Oui
32:45à un moment
32:46il va falloir
32:46qu'il renonce
32:47à cette posture
32:49qu'il a prise
32:51dès le début
32:52Mais en fait
32:53ce qu'on nous raconte
32:54ce que ces interlocuteurs
32:56nous racontent
32:57c'est que
32:57effectivement
32:58sans le dire
32:59comme ça
32:59sans dévier
33:00officiellement
33:01de cette ligne
33:02et surtout
33:03sans jamais dévoiler
33:04son jeu
33:05au fond
33:05il a commencé
33:06à changer de posture
33:07il ne dit rien
33:09c'est un de ses interlocuteurs
33:11d'hier
33:12lors des concertations
33:12avec les parlementaires
33:14qui me le disaient
33:14il ne dit rien
33:16Sébastien Lecornu
33:17mais je n'ai pas senti
33:18que c'était exclu
33:19on en parlait tout à l'heure
33:20un autre de ses interlocuteurs
33:22dit
33:22il ne dit
33:23il ne dit plus non
33:24et finalement
33:25ces négociations aussi
33:27pendant les fêtes
33:28ça va peut-être permettre
33:30de faire lentement
33:32doucement
33:32progresser l'idée
33:33quelqu'un qui le connaît bien
33:35disait récemment
33:35la méthode de Sébastien Lecornu
33:37c'est de fatiguer la salade
33:38donc est-ce qu'il n'est pas
33:39en train de fatiguer la salade
33:40et puis
33:41finalement
33:42les choses
33:43sembleront peut-être
33:44plus acceptables
33:46et elles commencent déjà à l'être
33:47on le voyait tout à l'heure
33:48quand on parlait
33:49des socialistes
33:50Albert Zénoux
33:52vous avez un élément
33:52qui compte pour beaucoup
33:53c'est Emmanuel Macron
33:54qui lui
33:55veut le 49-3
33:56et il met la pression
33:58actuellement
33:59il met la pression
34:00sur Sébastien Lecornu
34:01pour aller vers un 49-3
34:02Emmanuel Macron
34:04la promesse
34:04elle ne tient que
34:05que chez Lecornu
34:07Lecornu
34:08Lecornu il a dit
34:09j'ai promis le 49-3
34:10et ne pas l'utiliser
34:12et l'utiliser
34:13ça serait un mauvais message
34:14Emmanuel Macron
34:15ne l'a pas promis
34:16lui il veut un budget
34:17donc s'ils font passer
34:19par un 49-3
34:20et un renoncement
34:21à la promesse
34:21de ne pas l'utiliser
34:22ça ne lui pose pas problème
34:23et donc
34:23il y a un moyen
34:25ce qu'on entend
34:26un peu sortir
34:27c'est le moyen
34:28c'est de dire
34:29j'avais promis un 49-3
34:30jusqu'à un certain moment
34:31jusqu'en 2025
34:33on arrive en 2026
34:35c'est une nouvelle année
34:35qui commence
34:36ça peut commencer
34:40à être accepté
34:42Parmi les paramètres
34:43de Sébastien Lecornu
34:44aussi
34:44c'est que lui
34:45il est à Matignon
34:46il n'est pas à l'Elysée
34:47et il redoute une chose
34:48Sébastien Lecornu
34:49c'est la censure
34:50donc dans toutes les discussions
34:51qu'il va avoir là
34:52si effectivement
34:54il met cette option
34:55du 49-3 sur la table
34:57il va falloir qu'il négocie
34:58un accord de non-censure
34:59et ce qui revient
35:00pour l'instant
35:01c'est qu'il redoute
35:02vraiment vraiment
35:03de chuter
35:03s'il sort cet article
35:0449-3
35:05c'est ça le problème
35:05c'est que le 49-3
35:06c'est pas l'assurance
35:07du tout
35:08que le budget passe
35:10et que le Premier ministre
35:12saute
35:12le seul moyen
35:14pour que le budget passe
35:15effectivement
35:15et c'est vrai
35:16qu'ils en parlent tous
35:16de plus en plus
35:17ce sont les ordonnances
35:18mais imaginez
35:19les ordonnances
35:19effectivement
35:20comme l'a dit très bien
35:20Benjamin Morel
35:21c'est d'une rudesse
35:23démocratique ahurissante
35:24ça vous fait repartir
35:25du premier texte
35:26c'est à dire
35:27c'est comme si tout
35:27ce qui avait été fait
35:28jusque là
35:28était balayé
35:29mais pour le budget
35:34on repart
35:35du texte inaugural
35:37mais pour Emmanuel Macron
35:38mettons-nous aussi
35:38à la place d'Emmanuel Macron
35:40comment vous avez
35:41une voix qui porte
35:42à l'international
35:42là on se voit bien
35:43qu'Emmanuel Macron
35:44c'est sa question
35:45en ce moment
35:45il était avec les armées
35:46la question c'est
35:47effectivement l'international
35:48ce sera le Mercosur
35:50c'est effectivement
35:51les porte-avions
35:51c'est Zelensky etc
35:52et là
35:53et bien écoutez
35:54vous savez quoi
35:55si le cornu doit
35:56trépasser
35:57je pense que c'est pas
35:58son problème en fait
35:59il y aura un budget
36:00il y aura un nouveau
36:01premier ministre
36:02et très bien en fait
36:03et moi je pense
36:04qu'on va arriver
36:04à quelque chose
36:05d'aussi violent que ça
36:06et que le 49-3
36:07à force de dire
36:08oui non oui non
36:09on va en fait
36:09arriver à pire
36:11que le 49-3
36:12sans même en être passé
36:14par le 49-3
36:14en tout cas
36:15il y a beaucoup de voix
36:16autour du président
36:17qui aujourd'hui
36:18enfin on parle
36:19vraiment ouvertement
36:20ah oui donc là
36:21c'est violent
36:22on est là en fait
36:23la peur de la censure
36:24elle existe
36:25mais vous avez des partis
36:26qui n'en veulent pas
36:27vous avez des partis
36:28qui ne veulent pas
36:28de retour aux urnes
36:30parce que la censure
36:31ça peut dire
36:31effectivement un nouveau
36:32premier ministre
36:33mais ça peut vouloir dire
36:34aussi une nouvelle dissolution
36:35et on n'en veut pas
36:36et on n'en veut pas
36:37le PS n'en veut absolument pas
36:40la droite n'en veut absolument pas
36:41il n'y a que le
36:43le rassemblement national
36:44qui serait pour une nouvelle
36:45dissolution
36:46parce qu'ils estiment
36:47que s'il y avait
36:48il y avait de nouvelles élections
36:49ils en tiraient profit
36:50donc tous ne sont pas
36:52forcément
36:53sur la ligne
36:54de la censure
36:55l'abstention
36:56l'en va très bien
36:57il nous reste quelques secondes
37:00est-ce que vous pouvez donner
37:01un petit pourcentage
37:02de réussite
37:03à Sébastien Lecornu
37:03quand il dit
37:04il y aura
37:05un budget en janvier
37:08à moins de 5%
37:09il y aura un budget en janvier
37:11je ne sais pas
37:11comment il passera
37:12d'accord
37:13mais il y aura un budget en janvier
37:14ça c'est sûr
37:14ce sera soit le 49-3
37:15soit les ordonnances
37:16il y aura un budget
37:17est-ce qu'il y aura
37:17le premier ministre
37:19le 15 janvier
37:20j'en sais rien
37:21est-ce que ce ne sera pas
37:22un nouveau premier ministre
37:22il y a de bonnes chances
37:23de réussir sur ce coup-là
37:24il y aura un budget
37:25est-ce qu'il sera à moins de 5%
37:27affiché oui
37:28réussi
37:28c'est à voir
37:30Pauline Théveniot
37:31mais ce qui est très amusant
37:32c'est que
37:33là
37:34c'est pas la question
37:35finalement
37:35du quoi
37:36le gouvernement
37:37veut mettre la question
37:38du quoi
37:38sur la table
37:39pour éviter de parler
37:40du comment
37:41parce qu'il ne veut pas
37:42en parler tout de suite
37:43mais c'est bien ça
37:44c'est comment
37:45faire passer ce texte
37:46c'est ça la question
37:47qui va agiter
37:48pour encore
37:49les prochains jours
37:50et ça sera
37:50l'occasion
37:51de bonnes discussions
37:52lors de la soirée
37:53du réveillon
37:54même si
37:55je vous souhaite
37:56d'aborder quand même
37:57d'autres sujets
37:58sur ce point
38:00sachez que
38:01Sébastien Chenu
38:02le vice-président
38:03du RN
38:03député du Nord
38:04sera l'invité
38:05demain matin
38:06d'RTL
38:07de Céline Landreau
38:08à 7h40
38:09et puis aussi
38:10à 8h15
38:11l'avocat
38:12d'Anne Védovini
38:13vous savez
38:13la grand-mère maternelle
38:14d'Emile
38:14il se passe des choses
38:15autour
38:15de la mort
38:17du petit Emile
38:18Maître Julien Pinelli
38:19sera sur RTL
38:20à 8h15
38:22je vous souhaite
38:22une belle soirée
38:23dans un instant
38:24ce sera
38:25le grand récit
38:26avec André Dussolier
38:27avec Isabelle Choquet
38:28et il sera question
38:29de Steve Jones
38:31RTL
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