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Jean-Marc Morandini et ses chroniqueurs décryptent l'actualité des médias dans #MorandiniLive
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00:00:00Lundi 22 décembre 2025, Morandi, live numéro 1775 sur CNews, première chaîne d'info de France.
00:00:09Bonjour et bienvenue en direct pour cette semaine de Noël.
00:00:13A la une, ce ras-le-bol, ras-le-bol face à ces OQTF qui sont toujours en France
00:00:17et qui au lieu de se faire discret, narguent l'État, narguent la police et la justice.
00:00:22Dernier exemple en date, Madi B, algérien de 29 ans, sous OQTF pour plusieurs mois
00:00:27pour Apologie du terrorisme, qui poste une vidéo où il insulte des policiers
00:00:32et lance un sonore « nique l'État ».
00:00:34Ras-le-bol de ces provocations auxquelles nous semblons incapables de répondre
00:00:38et cet OQTF est suivi par 1,4 million de personnes sur les réseaux sociaux.
00:00:44Alors voici la vidéo qu'il a postée.
00:00:45« je sais que j' citizenant de la police »
00:01:06Voilà, et on en reparle dans un instant avec cette question.
00:01:30Va-t-on supporter ça encore longtemps ?
00:01:33Mais les OQTF ne sont pas les seuls à provoquer la police et la justice.
00:01:36Il y a aussi les narco-trafiquants qui non seulement font de la promo à l'approche de Noël,
00:01:41mais ils font également de la pub pour recruter.
00:01:43Regardez cette vidéo qui a circulé ce week-end, et c'est à peine croyable là encore.
00:01:48Le MAGA français, groupe de trafiquants identifiés dans les conflits entre gangs,
00:01:52particulièrement dans les violences contre le gang Yoda,
00:01:55ce groupe recrute avec cette annonce en recherche des personnes motivées,
00:02:01ponctuelles et respectueuses avec les clients et les habitants de la cité,
00:02:04nourris, logés à nos frais.
00:02:07Petite annonce sur la liste sur laquelle nous allons revenir.
00:02:10À Paris, les campements de migrants se multiplient.
00:02:14Justement, vous allez voir des images.
00:02:16Nous sommes sur les quais de Paris, dans le 19e arrondissement,
00:02:18au milieu des poubelles, des détritus.
00:02:20Ce camp de migrants avec une trentaine de tentes est installé.
00:02:24Il n'y a pas de sanitaire, il n'y a pas d'eau courante.
00:02:27C'est un enfer pour les migrants, mais aussi pour les familles,
00:02:29qu'ils se baladent là le week-end avec les enfants.
00:02:32L'hiver, le froid arrive.
00:02:34Alors que va-t-il se passer désormais pour ces migrants ?
00:02:37Là encore, nous allons en reparler dans un instant.
00:02:40L'ancien et unique hôtel de Châteauneuf-Grâce,
00:02:43devenu depuis trois ans un centre d'accueil pour mineurs isolés,
00:02:46poursuivra cette activité pour au moins six mois,
00:02:48à la demande du préfet et contre l'avis du maire.
00:02:51Le maire qui projetait de réaménager l'établissement
00:02:54pour lui donner une autre destination
00:02:55et arrêter ainsi de recevoir ses mineurs isolés.
00:02:58Mais le préfet ne veut pas.
00:03:00Derrière ce portail, un hôtel transformé depuis plus de trois ans
00:03:05en un centre d'accueil pour mineurs isolés.
00:03:08Et la nouvelle vient de tomber,
00:03:09il sera réquisitionné pour six mois supplémentaires
00:03:12à la demande de la préfecture.
00:03:14Confronté à des difficultés locales qui n'ont pas permis à date
00:03:17de parvenir à un accord sur le devenir du site
00:03:19et tenu de respecter ses engagements vis-à-vis de ces jeunes,
00:03:22le département a sollicité le préfet des Alpes-Maritimes.
00:03:24Une décision en désaccord avec les souhaits de la municipalité.
00:03:28C'est un sentiment de colère et de grand mécontentement.
00:03:31Étant donné que c'était sur ma commune,
00:03:33j'aurais au moins dû être informé.
00:03:35Une mauvaise gestion administrative pour le maire
00:03:37et pour les habitants de ce village de près de 3700 habitants.
00:03:42Une problématique, l'insécurité,
00:03:44directement liée à cette installation située juste en face d'une école.
00:03:48Au mois de juillet, il y a encore eu des tirs d'armes
00:03:51avec des billes de plomb et de plastique sur nos enfants.
00:03:55Donc on attend qu'il y ait un accident plus grave avant d'agir.
00:03:59Pour d'autres, le problème serait lié à l'encadrement de ces mineurs.
00:04:03Avec un très bon encadrement, peut-être que ça se serait passé autrement.
00:04:07Recevoir 80 jeunes au milieu d'habitation,
00:04:11je me mets 5 minutes à la place des Châteaux-Neuvois
00:04:13qui habitent juste à côté.
00:04:16C'est juste impossible à vivre.
00:04:17En mars dernier, les gendarmes avaient dû intervenir
00:04:20après des affrontements entre les différentes communautés
00:04:22qui occupent l'établissement.
00:04:24A son arrivée, la gendarmerie avait été prise pour cible.
00:04:28Cet acte antisémite insupportable
00:04:31qui a été révélé ce week-end
00:04:32et qui s'est produit au début de l'été à l'aéroport de Roissy.
00:04:35Nous sommes au terminal 2B.
00:04:37Un enfant de 7 ans avec une kippa
00:04:38va être humilié par un homme
00:04:40qui lui prend des mains sa manette de jeu.
00:04:42Il lui ordonne de libérer la Palestine.
00:04:44Faute de quoi, je cite,
00:04:46il lui arrachera sa kippa.
00:04:47Mais ce n'est pas tout.
00:04:48Il va également le traiter à plusieurs reprises de cochon,
00:04:51l'obligeant même à danser devant la caméra pour l'humilier.
00:04:55Images insupportables
00:04:56et on va en parler tout à l'heure en 11h30.
00:04:59On a frôlé le drame une fois de plus,
00:05:01vous le savez, à Toulouse, en pleine rue,
00:05:02quand un homme a poignardé samedi
00:05:03deux jeunes gens âgés de 15 et 16 ans.
00:05:06À l'arrivée des forces de l'ordre,
00:05:07la saignante a foncé sur les policiers
00:05:09avec son couteau à la main.
00:05:11Les policiers ont alors tiré à plusieurs reprises,
00:05:13gravement blessés.
00:05:14L'homme était conscient
00:05:15quand il a été pris en charge par les secours,
00:05:17mais il a été hospitalisé
00:05:18avec un pronostic vital engagé par Mirac.
00:05:21Et c'est quand même le plus important,
00:05:22les deux jeunes agressés,
00:05:23eux, ne sont pas gravement blessés.
00:05:27La peur semble s'être installée
00:05:29dans le quartier Montaudran, à Toulouse.
00:05:32Certains habitants dénoncent un quotidien
00:05:34désormais marqué par la violence.
00:05:36Moi, le quartier, je ne me sens pas du tout en sécurité.
00:05:38C'est malheureux à dire,
00:05:39mais ça, c'est encore une fois, c'est l'éducation.
00:05:42C'est, je ne sais pas,
00:05:43on m'a laissé des jeunes dehors à point d'heure.
00:05:45J'ai eu une expérience,
00:05:46mais il n'était pas très tard,
00:05:47je crois qu'il était 22 heures.
00:05:48Il y a eu une bagarre entre deux garçons
00:05:50et il y en a un qui a sorti un couteau,
00:05:52il avait planté l'un.
00:05:53C'est juste à côté,
00:05:54donc ça peut arriver d'un coup.
00:05:56Une inquiétude ravivée
00:05:57par une violente agression
00:05:58survenue samedi soir.
00:06:00Peu après 21 heures,
00:06:01deux adolescents de 15 et 16 ans
00:06:03sont pris pour cible
00:06:04par un homme d'une cinquantaine d'années.
00:06:06L'individu bouscule l'un des jeunes.
00:06:08La situation dégénère rapidement.
00:06:10Il sort un couteau
00:06:11et poignarde les deux adolescents
00:06:13à plusieurs reprises.
00:06:15Rapidement alerté,
00:06:16une patrouille de police repère l'assaillant.
00:06:18Sur place,
00:06:19l'homme se jette sur les policiers,
00:06:21arme à la main.
00:06:22Les forces de l'ordre font usage
00:06:23de leur arme pour le neutraliser.
00:06:25Grièvement blessé,
00:06:26il est transporté à l'hôpital
00:06:28en urgence absolue.
00:06:29Les deux adolescents, eux,
00:06:31sont pris en charge en urgence relative.
00:06:33La police alerte sur une recrudescence
00:06:35des agressions
00:06:36et un manque de moyens
00:06:37pour y faire face.
00:06:38Comme beaucoup de policiers,
00:06:39on a un manque d'effectifs,
00:06:41un manque de moyens.
00:06:42Il y a des agressions tous les jours.
00:06:43Je pense qu'on les passe
00:06:45assez sous silence,
00:06:46donc il faut vraiment
00:06:47un choc d'autorité.
00:06:48Deux enquêtes ont été ouvertes
00:06:50par le parquet.
00:06:51L'une pour tentative
00:06:52d'homicide volontaire,
00:06:53l'autre pour violence sur personne
00:06:55dépositaire de l'autorité publique.
00:06:58Mais qui donc peut prendre plaisir
00:07:00à décapiter des statuts religieuses
00:07:02à l'approche de Noël.
00:07:04Les mois et grands
00:07:04dans la vallée de la Vésubie,
00:07:06dans l'arrière-pays niçois,
00:07:07une statuette de Sainte-Barbe
00:07:09placée à l'entrée d'un tunnel
00:07:11a été décapitée.
00:07:12Un geste incompréhensible
00:07:13qui suscite l'indignation
00:07:15et la colère des habitants.
00:07:17Le corps de la statuette
00:07:19est toujours là,
00:07:20derrière les barreaux
00:07:21censés la protéger.
00:07:22Mais la tête de Sainte-Barbe
00:07:24a été décapitée
00:07:25le 2 décembre dernier
00:07:26pour les habitants
00:07:27du village de Lantosque
00:07:28qui empruntent régulièrement
00:07:30le tunnel.
00:07:31C'est la stupéfaction.
00:07:32Je trouve que c'est absolument
00:07:34scandaleux
00:07:35qu'on soit croyant ou pas
00:07:37parce qu'il faut respecter
00:07:39chaque croyance.
00:07:42C'est des traditions
00:07:43de notre pays.
00:07:45Comme on respecte
00:07:47les croix qui sont
00:07:48dans la montagne.
00:07:50Parce que c'est un petit geste
00:07:51mais pour nous,
00:07:51c'est quand même quelque chose
00:07:52d'énorme.
00:07:54Parce qu'eux,
00:07:54ils ne se rendent pas compte
00:07:55mais nous,
00:07:56c'est nos religions,
00:07:56c'est nos trucs
00:07:57et c'est énorme pour nous.
00:07:58Protectrice des pompiers
00:08:00et des mineurs.
00:08:01Sainte-Barbe
00:08:01avait été placée
00:08:02dans cette niche
00:08:03en 2004
00:08:04par les ouvriers
00:08:05qui avaient creusé
00:08:06le tunnel.
00:08:07Traditionnellement,
00:08:08les mineurs ont soit
00:08:08sur eux leur Sainte-Barbe
00:08:09soit ils font une petite niche
00:08:11comme l'avaient fait
00:08:12ceux avec cette même niche.
00:08:13Le maire d'Utel,
00:08:14l'autre commune
00:08:15la plus proche,
00:08:16préfère rester prudent
00:08:17quant aux motivations
00:08:18de l'auteur
00:08:19de l'acte sacrilège.
00:08:21Je ne vois pas ici
00:08:21un acte communautaire.
00:08:23C'est peut-être du vandalisme
00:08:24ou quelqu'un de pas bien équilibré
00:08:25qui s'est dit
00:08:26tiens,
00:08:27si j'enlevais la tête
00:08:27de la statue
00:08:28pour que justement
00:08:29ça prenne des proportions.
00:08:31La métropole de Nice,
00:08:32gestionnaire du tunnel,
00:08:33a porté plainte.
00:08:34Quant à la statue,
00:08:35elle sera restaurée
00:08:36si c'est possible.
00:08:37Autrement,
00:08:38une nouvelle statue
00:08:38de Sainte-Barbe
00:08:39sera installée.
00:08:42Allez,
00:08:42comme tous les jours,
00:08:42les tops et les flops
00:08:43d'audience des primes
00:08:44avec Mister Audience,
00:08:46Ayas Kevin,
00:08:47pas temps.
00:08:47Vendredi soir,
00:08:49gros succès
00:08:50pour France 2
00:08:51qui est arrivé
00:08:51très largement
00:08:52en tête des audiences
00:08:53grâce à son téléfilm
00:08:54Les Trois Brestoises
00:08:55qui a rassemblé
00:08:56près de 4,5 millions
00:08:57de téléspectateurs.
00:08:58Les autres chaînes
00:08:59sont quant à elles
00:09:00très loin derrière
00:09:01sous le million et demi.
00:09:03France 3 est arrivé
00:09:03deuxième
00:09:04avec seulement 1,444,000
00:09:06téléspectateurs
00:09:07devant la meilleure chorale
00:09:08de France.
00:09:09Gros bite pour TF1
00:09:10dont le nouveau jeu
00:09:11d'Arthur Bataille Naval
00:09:12a fait moins d'un million quatre.
00:09:14Déception également
00:09:14pour M6
00:09:15et la finale de Pékin Express
00:09:16seulement 1,236,000 personnes
00:09:18ont assisté à la victoire
00:09:19de Nathalie et Charlotte.
00:09:21Samedi soir,
00:09:22France 3 est arrivé
00:09:22très largement en tête
00:09:24avec un joli score
00:09:25de plus de 4,5 millions
00:09:26de téléspectateurs
00:09:27devant le téléfilm
00:09:28Meurtre Périgord Vert.
00:09:30Derrière,
00:09:30on retrouve TF1
00:09:31et France 2.
00:09:32Les deux chaînes
00:09:32ont été à égalité parfaite
00:09:34avec un peu plus
00:09:34de 3 millions
00:09:35de téléspectateurs
00:09:36devant le prime
00:09:37de la Star Academy
00:09:38et le jeu de Cyril Ferrault
00:09:39100% logique.
00:09:40La réponse est sous vos yeux.
00:09:42La soirée a surtout été marquée
00:09:43par le gros bite d'M6
00:09:44dont le spectacle des Baudins
00:09:45a été battu
00:09:46par Échappé Belle
00:09:47sur France 5
00:09:48qui intéressait
00:09:48764,000 personnes.
00:09:51Hier soir,
00:09:51qui de TF1
00:09:52et France 2
00:09:52a remporté
00:09:53la soirée ciné
00:09:54du dimanche ?
00:09:54Eh bien,
00:09:55c'est France 2
00:09:56et largement.
00:09:57Avec le film culte
00:09:58Le Père Noël
00:09:59est une ordure
00:10:00reste décidément
00:10:01une valeur sûre
00:10:02malgré ses multiples rediffusions.
00:10:04Hier soir,
00:10:04il a rassemblé
00:10:053,6 millions
00:10:06de téléspectateurs.
00:10:07A la deuxième place,
00:10:08on retrouve
00:10:08avec un million
00:10:09de personnes de moins
00:10:10France 3
00:10:11avec sa série
00:10:12Mystères au paradis.
00:10:13TF1 est relégué
00:10:14à la troisième place
00:10:15avec le film
00:10:15Charlie et la chocolaterie
00:10:17qui a donc réalisé
00:10:17un score très moyen
00:10:18de 2,360,000 téléspectateurs.
00:10:21Et comme chaque dimanche,
00:10:22M6 a du mal
00:10:23à s'imposer.
00:10:24Son magazine
00:10:25Zone Interdite
00:10:26n'a fait qu'un million trois.
00:10:27Mister Audience vous dit
00:10:28à demain.
00:10:28Allez, je vous propose
00:10:31de découvrir mes invités
00:10:32qui vont m'accompagner
00:10:32en direct jusqu'à midi
00:10:34à Moribrelet.
00:10:34Bonjour, merci d'être
00:10:36avec nous,
00:10:36rédacteur en chef
00:10:36à Valeurs Actuelles.
00:10:38Bruno Pomard,
00:10:38bonjour,
00:10:39ex-instructeur opérationnel
00:10:40du Rennes,
00:10:41Grégoire Perrault,
00:10:41bonjour,
00:10:42consultant politique,
00:10:43cofondateur de GLB Consulting
00:10:45et puis Mathias Lebeuf,
00:10:46bonjour,
00:10:47journaliste et docteur
00:10:48en philosophie,
00:10:49Thomas Bonnet.
00:10:49Et là également,
00:10:50bonjour Thomas,
00:10:51pour nous parler de politique
00:10:52et puis Tanguy Lamont,
00:10:53bonjour,
00:10:54journaliste police-justice.
00:10:55Et c'est par ça
00:10:55qu'on va commencer
00:10:56puisque je voulais
00:10:57vous parler justement
00:10:57de Madibé,
00:10:59cet OQTF algérien
00:11:01qui insulte les policiers,
00:11:03qui insulte la justice
00:11:04et qui insulte l'État.
00:11:06Et ce ras-le-bol,
00:11:06ce ras-le-bol qu'on ressent
00:11:08face à ces OQTF
00:11:09qui sont toujours en France
00:11:10mais surtout,
00:11:10au lieu de se faire discret
00:11:11parce qu'ils sont toujours là,
00:11:12eh bien il nargue l'État,
00:11:13il nargue la police,
00:11:14il nargue la justice.
00:11:15Le dernier exemple en date,
00:11:17c'est donc ce Madibé algérien
00:11:18de 29 ans sous OQTF
00:11:20qui a publié une vidéo
00:11:22dans laquelle on le voit
00:11:23insulter des policiers.
00:11:25On fait leur appel des fées
00:11:26et ensuite avec Tanguy
00:11:27on va savoir
00:11:28qui est ce fameux Madibé.
00:11:34Des insultes en arabe
00:11:35à l'encontre de policiers
00:11:37en train d'effectuer
00:11:38un contrôle en pleine rue.
00:11:40Ces mots ont été prononcés
00:11:41par Madibé,
00:11:42un influenceur algérien
00:11:44sous obligation
00:11:45de quitter le territoire français.
00:11:47Déjà condamné
00:11:47à plusieurs reprises
00:11:48pour apologie du terrorisme,
00:11:50l'homme de 29 ans
00:11:51est pourtant toujours en France.
00:11:53On constate l'impuissance
00:11:54de l'État,
00:11:55d'un individu
00:11:56qui fait l'objet
00:11:56de reconduites frontières,
00:11:58qui est en situation irrégulière,
00:12:00qui menace le pays
00:12:01et qui reste malgré tout
00:12:02sur le territoire
00:12:03parce qu'on n'arrive pas
00:12:04à le faire expulser,
00:12:05à le reconduire
00:12:06dans son pays d'origine
00:12:07et ça démontre encore une fois
00:12:08malheureusement
00:12:09que notre pays,
00:12:10notre État
00:12:11n'est pas assez fort,
00:12:14ne se fait pas
00:12:15suffisamment entendre
00:12:16sur la scène internationale.
00:12:17Face à la gravité
00:12:18de ses propos,
00:12:19Beauvau a réagi
00:12:20en dénonçant la vidéo
00:12:21sur Pharos,
00:12:22plateforme de signalement,
00:12:23des contenus illicites
00:12:25sur Internet.
00:12:26Le ministère de l'Intérieur
00:12:27est dans son rôle.
00:12:29Signalement,
00:12:30Pharos,
00:12:31derrière une enquête judiciaire
00:12:32et puis derrière
00:12:33il y a la problématique
00:12:34de l'exécution,
00:12:35de l'expulsion
00:12:36de la reprise
00:12:36de frontières
00:12:37de cet individu
00:12:38et ça,
00:12:39ça nous dépasse.
00:12:40Les policiers,
00:12:40on n'a aucun lien,
00:12:41c'est la politique étrangère,
00:12:43c'est la diplomatie
00:12:44et c'est au plus haut niveau
00:12:46de l'État,
00:12:47en lien avec les autorités
00:12:48algériennes
00:12:48que ça se décide.
00:12:49La diffusion de cette vidéo
00:12:51intervient alors que
00:12:52les relations diplomatiques
00:12:53entre Paris et Alger
00:12:54sont tendues
00:12:55et ce,
00:12:56depuis des mois.
00:12:59Alors cette affaire,
00:12:59elle pose beaucoup
00:13:00de questions,
00:13:00Tanguy Hamon.
00:13:01D'abord,
00:13:01on va essayer de dresser
00:13:02le portrait de ce garçon
00:13:03qui a 29 ans
00:13:05et qui visiblement
00:13:05a déjà été condamné
00:13:06à de la prison ferme en plus.
00:13:07Oui, exactement.
00:13:08C'est donc un Algérien
00:13:09âgé de 29 ans
00:13:10qui cumule plus de 1 million
00:13:12d'abonnés sur TikTok.
00:13:141,4 millions même.
00:13:15Il s'était fait remarquer
00:13:16au début de l'année
00:13:17avec une vidéo
00:13:18où il s'exprimait en arabe
00:13:19et il parlait d'actes terroristes.
00:13:21Il disait notamment
00:13:22que le terrorisme
00:13:23allait revenir en France,
00:13:24qu'une bombe
00:13:25allait être posée
00:13:26dans le quartier de la Défense.
00:13:27Vous l'avez dit,
00:13:28pour cela,
00:13:28il a reçu une peine
00:13:29de 8 mois de prison ferme
00:13:31pour apologie du terrorisme donc
00:13:32et la préfecture
00:13:33lui avait immédiatement
00:13:35délivré une OQTF.
00:13:36Le problème,
00:13:37c'est qu'une fois
00:13:37qu'il a été incarcéré,
00:13:39eh bien,
00:13:39à aucun moment
00:13:40il ne s'est calmé.
00:13:41Il a continué
00:13:42à faire de l'apologie du terrorisme
00:13:43alors qu'il était derrière
00:13:45les barreaux
00:13:45et une fois sorti de prison,
00:13:47on l'a mis dans un crat
00:13:48pour l'expulser
00:13:49mais vu que l'Algérie
00:13:50refuse de reprendre
00:13:52ses compatriotes,
00:13:53eh bien,
00:13:54il est resté en France,
00:13:55il est ressorti
00:13:56sans aucun problème du crat
00:13:57et il a donc pu,
00:13:59à nouveau,
00:13:59recommencer
00:14:00à faire ses vidéos.
00:14:01Et il a 1,4 million d'abonnés en plus.
00:14:03Oui, ça c'est énorme.
00:14:03Mais on ne peut pas au moins
00:14:05lui interdire par exemple
00:14:05d'être sur les réseaux sociaux ?
00:14:06Alors quand il était en prison,
00:14:07il n'y avait plus accès
00:14:08mais il passait par le compte TikTok
00:14:10de son frère
00:14:10pour continuer
00:14:11à parler avec ses abonnés.
00:14:14D'accord,
00:14:14donc il continue à agir
00:14:15sur les réseaux sociaux ?
00:14:16visiblement, ça n'empêche rien.
00:14:17Donc il n'a peur de rien ?
00:14:18En fait, ça montre en tout cas
00:14:19qu'il n'a peur de rien.
00:14:20Il provoque, c'est ça ?
00:14:20C'est certainement aussi
00:14:21pour ça que les gens le suivent
00:14:22parce que ça leur plaît
00:14:23et donc il va aller toujours,
00:14:25toujours de plus en plus loin.
00:14:26Bruno Bartosetti
00:14:27est en direct avec nous,
00:14:28responsable de la zone sud
00:14:28du syndicat Unité Police.
00:14:29Bonjour, merci beaucoup
00:14:30d'être en direct avec nous.
00:14:31Moi, à un moment donné,
00:14:33enfin, il y en a marre.
00:14:34Voilà, c'est ce que je disais
00:14:35en commençant cette émission.
00:14:36Au bout d'un moment,
00:14:37on en a marre.
00:14:37Enfin, ces gens,
00:14:38ils sont condamnés.
00:14:39Ils sont condamnés
00:14:39à faire de la prison.
00:14:40Ils sont sous OQTF au minimum
00:14:42puisqu'on n'arrive pas
00:14:43à les faire appliquer
00:14:45les OQTF,
00:14:46au minimum qu'ils soient discrets.
00:14:48Mais c'est tout le contraire
00:14:49dans le cas présent.
00:14:51Oui, bonjour.
00:14:52Bien évidemment.
00:14:53Finalement, la loi,
00:14:55les textes
00:14:55et puis les relations diplomatiques
00:14:57avec l'Algérie
00:14:58leur permettent,
00:14:59je dis leur parce qu'il n'est pas
00:15:00le seul à provoquer,
00:15:01bien évidemment,
00:15:02leur permettre finalement
00:15:03d'aller au bout
00:15:03de leur cheminement
00:15:05et de se faire entendre.
00:15:06Et c'est un plaisir pour eux.
00:15:07D'ailleurs, là, aujourd'hui,
00:15:08ça lui donne encore
00:15:10un peu plus d'importance.
00:15:11Mais je vous laisse imaginer,
00:15:13vous voyez,
00:15:13je vais un petit peu plus loin
00:15:14parce que vous avez dit
00:15:15l'essentiel, bien sûr,
00:15:16de ce qui se passe aujourd'hui
00:15:17dans notre pays.
00:15:19Je vous laisse imaginer
00:15:20la difficulté
00:15:21dans laquelle
00:15:22travaillent nos collègues,
00:15:24les difficultés
00:15:25dans lesquelles
00:15:25travaillent nos collègues
00:15:26policiers dans l'écrat.
00:15:27Parce que dans l'écrat,
00:15:28vous n'avez pas,
00:15:29j'emploie le terme
00:15:30vieux shibani,
00:15:31comme à l'époque,
00:15:33on avait ces vieux shibani
00:15:35dans l'écrat
00:15:36qui étaient inoffensifs
00:15:37et on les reconduisait
00:15:38ou pas à la frontière.
00:15:38Là, aujourd'hui,
00:15:39vous en avez la moitié,
00:15:40en général,
00:15:41qui sont dangereux.
00:15:42Et qui sont dangereux
00:15:43pour ceux qui partagent,
00:15:46bien sûr,
00:15:47le crat avec eux,
00:15:49mais aussi dangereux
00:15:51pour les policiers.
00:15:51policiers qui ne sont pas,
00:15:54ce n'est pas une prison,
00:15:55un crat.
00:15:55Il y a beaucoup de libertés,
00:15:57même s'ils sont dans un centre
00:15:58de rétention.
00:15:59Il y a beaucoup de libertés
00:16:00et vous avez des dangereux
00:16:01individus aujourd'hui
00:16:02qui sont sous notre contrôle
00:16:03pendant 30, 60, 90 jours,
00:16:05mais la solution n'est pas trouvée
00:16:07puisqu'après,
00:16:07on les retrouve à liberté
00:16:08de toute façon.
00:16:09Et entre-temps,
00:16:09on est exposés
00:16:10et on risque,
00:16:12tous les jours,
00:16:13on risque d'être mis
00:16:14en situation très,
00:16:15très, très difficile.
00:16:17Oui, mais tout ça,
00:16:17on le dénonce,
00:16:18ça fait des mois,
00:16:19ça fait des années
00:16:19qu'on le dénonce,
00:16:20ça fait des mois,
00:16:21ça fait des années
00:16:22qu'on le montre
00:16:23et en fait,
00:16:23rien ne change.
00:16:24C'est même pire,
00:16:25c'est-à-dire que la provocation
00:16:26aujourd'hui,
00:16:26elle est poussée
00:16:27à son paroxysme.
00:16:29Absolument,
00:16:30nous sommes dans l'impasse.
00:16:32Nous sommes dans l'impasse
00:16:32dans notre pays
00:16:33parce qu'il n'y a pas
00:16:34de solution
00:16:34où j'ai envie de croire
00:16:36qu'on ne peut-être
00:16:36pas aller chercher
00:16:37des solutions.
00:16:38Les seules qu'on va essayer
00:16:39de trouver,
00:16:40c'est que les relations
00:16:40se détendent
00:16:41avec l'Algérie.
00:16:43Pour autant,
00:16:44il ne faut pas rêver,
00:16:45tous les OQTF
00:16:45ne repartiront pas
00:16:46pour autant en Algérie
00:16:47si demain,
00:16:48ça s'améliore
00:16:48entre l'Algérie
00:16:49et la France.
00:16:50Donc,
00:16:50des solutions,
00:16:52je crois que c'est justement
00:16:53nos politiques
00:16:56qui doivent en prendre,
00:16:57en trouver en tout cas
00:16:58et d'aller plus loin
00:16:59dans les textes
00:17:00et surtout de les faire appliquer.
00:17:02Mais là,
00:17:02pour l'instant,
00:17:03effectivement,
00:17:03il n'y a pas de solution.
00:17:05OQTF,
00:17:05pour l'Algérie,
00:17:07c'est les pas...
00:17:08C'est désespérant,
00:17:08c'est désespérant,
00:17:10c'est désespérant.
00:17:10C'est très difficile.
00:17:12C'est très désespérant
00:17:13et vous imaginez,
00:17:15parce que j'ai parlé
00:17:15de mes collègues
00:17:16qui sont à l'écran,
00:17:17mais vous imaginez
00:17:18quand régulièrement
00:17:19vous interpellez
00:17:20la même personne
00:17:21qui est au QTF
00:17:22qui finalement
00:17:22nous rionne,
00:17:23nous provoque
00:17:24et finalement
00:17:25nuit aussi
00:17:26à la population
00:17:27et pas qu'aux policiers
00:17:29aujourd'hui
00:17:30dans notre territoire.
00:17:32Merci Bruno Partosetti,
00:17:33merci d'avoir été en direct
00:17:34avec nous
00:17:34Amaury Brelet.
00:17:36C'est sur Alice quand même.
00:17:37C'est sur Alice
00:17:38parce qu'on a le sentiment
00:17:39qu'on est impuissant,
00:17:39on a ces gens
00:17:40qui font la loi.
00:17:41En fait,
00:17:41c'est eux qui font la loi.
00:17:42C'est eux qui fixent
00:17:43les règles.
00:17:43Oui,
00:17:44c'est surréaliste
00:17:45et scandaleux
00:17:45dans le cas
00:17:46de cet influenceur
00:17:47Madi.
00:17:48Apologie du terrorisme
00:17:49en récidive
00:17:50au QTF,
00:17:51incitation à la violence
00:17:52contre les policiers
00:17:52et la seule réponse
00:17:53du ministère de l'Intérieur
00:17:54c'est d'effectuer
00:17:55un signalement pharoce,
00:17:57c'est-à-dire qu'on imagine
00:17:57l'agent de police
00:17:58à Beauvau
00:17:58qui va remplir
00:18:01un petit formulaire
00:18:02sur le propre site
00:18:03de son propre ministère.
00:18:04C'est surréaliste
00:18:05pour vérifier
00:18:06la légalité
00:18:07du contenu.
00:18:08C'est un homme
00:18:08qui a été condamné,
00:18:09incarcéré,
00:18:10libéré
00:18:11puisqu'il est passé
00:18:12par un crat
00:18:12et qui continue
00:18:13à provoquer la France,
00:18:14qui continue
00:18:15à tenir des propos
00:18:16scandaleux
00:18:17et malheureusement
00:18:17on ne fait rien.
00:18:18Mais le ministre de l'Intérieur
00:18:19aujourd'hui,
00:18:20Laurent Nunez,
00:18:20ça ne va pas s'arranger.
00:18:21Il a expliqué
00:18:22le bras de fer
00:18:23avec l'Algérie,
00:18:24ça ne fonctionne pas.
00:18:25Pourtant,
00:18:25c'est bien la seule solution.
00:18:26Donc non seulement
00:18:27on se couche
00:18:28mais on tend la joue.
00:18:29La France a délivré
00:18:30250 000 visas
00:18:31à des ressortissants
00:18:33algériens
00:18:33l'an passé.
00:18:34C'est un chiffre
00:18:35qui a explosé
00:18:35de 91%
00:18:36entre 2022
00:18:38et 2024.
00:18:39Il y a sur le sol français,
00:18:40pas seulement celui-là,
00:18:41le MADIS.
00:18:41Il y a 21 000
00:18:42OQTF algériens
00:18:44sur le sol français.
00:18:45Mais moi,
00:18:45je ne comprends pas.
00:18:46Le ministère de l'Intérieur
00:18:47fait un signalement
00:18:48à Pharos,
00:18:49mais Pharos,
00:18:49c'est le ministère de l'Intérieur.
00:18:50Donc en fait,
00:18:51il se signale à lui seul.
00:18:52Tout à fait.
00:18:53C'est surréaliste.
00:18:53C'est la DNPJ.
00:18:54Ça n'a pas de sens.
00:18:55Le site Pharos,
00:18:56quand vous vous connectez,
00:18:56quand vous tapez Pharos,
00:18:58vous tombez sur le site
00:18:59du ministère de l'Intérieur.
00:18:59Mais ça veut dire quoi
00:19:00donc qu'il fait
00:19:00un signalement à Pharos ?
00:19:01Il se fait un signalement
00:19:02à lui-même.
00:19:03C'est intéressant, oui.
00:19:04Le père,
00:19:04c'est que je le dise.
00:19:05Mais oui,
00:19:05mais c'est ça que je comprends.
00:19:06C'est le process administratif.
00:19:11Vous ne le dites pas.
00:19:11Ce qu'il faut comprendre,
00:19:12c'est que c'est le process administratif.
00:19:14Le ministère intérieur
00:19:15déclare à la DNPJ,
00:19:16donc c'est l'OFAC
00:19:17et Pharos,
00:19:18effectivement,
00:19:19ont fait un signalement.
00:19:20Mais je crois que,
00:19:20moi je vais être plus mesuré
00:19:21qu'en mourir
00:19:22parce que je pense que
00:19:23ce n'est pas la faute
00:19:24du ministère intérieur
00:19:25en direct
00:19:25parce que les policiers
00:19:26feront leur job,
00:19:27interpellent,
00:19:27présentent à la justice,
00:19:29etc.
00:19:29La justice,
00:19:30ça fait aussi ce qu'on peut,
00:19:31visiblement,
00:19:31être un peu muselé,
00:19:33voire...
00:19:33Quand vous voyez
00:19:33le ministère de l'Intérieur
00:19:34qui se signale tout seul un cas,
00:19:35excusez-moi,
00:19:36à un moment où vous dites
00:19:36on est chez les dingues.
00:19:39Il ne faut pas s'arrêter sur ça.
00:19:39Non, mais parce que c'est un signe.
00:19:41C'est le signe que ça ne va pas.
00:19:42Excusez-moi,
00:19:43dans cette histoire,
00:19:43il n'y a rien qui va.
00:19:44Ça ira mieux.
00:19:44Le mec,
00:19:45il a une OQTF.
00:19:46Le mec,
00:19:47il est condamné
00:19:47à huit mois de prison ferme.
00:19:49Il vient,
00:19:50il nargue la police.
00:19:51Il continue à être
00:19:51sur ses réseaux sociaux.
00:19:52Il a 1,4 million d'abonnés
00:19:53et il insulte les policiers.
00:19:56Et la réponse est quoi ?
00:19:56Le ministère de l'Intérieur
00:19:57s'appelle tout seul
00:19:58pour se dire
00:19:58attention,
00:19:59il n'est pas gentil ?
00:20:00Excusez-moi,
00:20:01à un moment,
00:20:02stop.
00:20:03Là,
00:20:03vous êtes tout dur
00:20:04avec le ministère intérieur
00:20:04comme on l'a avec la justice,
00:20:06très sincèrement.
00:20:07La réponse,
00:20:07elle vient des affaires étrangères.
00:20:11C'est un process
00:20:12qu'il faut régler
00:20:13entre l'Algérie
00:20:14et l'Afrique.
00:20:15Mais nous,
00:20:15qu'est-ce qu'on fait en attendant ?
00:20:18Laurent Dunez
00:20:18a fait des avancées.
00:20:19Il faut être...
00:20:21Mais je ne vous parle pas
00:20:21du deal avec la Vierge.
00:20:22Je vous parle de la France.
00:20:23Nous,
00:20:23qu'est-ce qu'on fait ?
00:20:24Il n'a pas fait du retaillot
00:20:26à brasser comme ça.
00:20:27Mais ce n'est pas le problème,
00:20:28Bruno Pommard.
00:20:28Moi,
00:20:29je vous dis
00:20:29qu'est-ce qu'on fait,
00:20:29nous,
00:20:30nous,
00:20:30en France.
00:20:30Qu'est-ce qu'on fait ?
00:20:31On appelle Faros ?
00:20:32Non.
00:20:33Oui.
00:20:34C'est le process administratif.
00:20:35C'est comme ça
00:20:36que fonctionne.
00:20:36Laurent Dunez
00:20:37ne veut pas dire
00:20:37que le bras de fer
00:20:38ne fonctionne pas
00:20:39alors qu'on ne l'a
00:20:39même pas essayé.
00:20:40Non,
00:20:41Laurent Dunez
00:20:42a une autre attitude
00:20:43que celle de...
00:20:44Bruno Rotaillot
00:20:45ça n'a pas marché plus.
00:20:46Moi,
00:20:47il y avait la volonté.
00:20:48Là,
00:20:48il n'y a même pas de volonté.
00:20:50Je vous rappelle
00:20:50que Laurent Dunez
00:20:51doit se ramener en Algérie.
00:20:52D'accord,
00:20:52mais on s'en fout.
00:20:52Je m'en fous de ça aujourd'hui.
00:20:54Non,
00:20:55mais attendez,
00:20:55excusez-moi.
00:20:55C'est pas à sa place.
00:20:56Non,
00:20:57je ne suis pas à sa place
00:20:57et ça,
00:20:58on va parler.
00:20:58Je vous dis,
00:20:58lui,
00:20:59qu'est-ce qu'on fait là ?
00:21:00Qu'est-ce qu'on fait là
00:21:01contre lui ?
00:21:02On appelle Faros.
00:21:03On se couche.
00:21:04Bravo.
00:21:05Mathias Lebeuf.
00:21:05C'est la loi.
00:21:06Alors,
00:21:06qu'est-ce qu'on fait contre lui ?
00:21:07Il y a au moins
00:21:08insultes
00:21:09contre la police.
00:21:11Donc déjà,
00:21:12je pense qu'il faut...
00:21:13Bien sûr qu'il s'en fout.
00:21:15Il y a deux problèmes.
00:21:15Il y a le problème de l'Algérie,
00:21:17mais donc,
00:21:18savoir s'il faut faire
00:21:19un bras de fer avec l'Algérie...
00:21:19D'accord,
00:21:20mais sans l'évoquer 200 fois.
00:21:21Moi,
00:21:21là,
00:21:22on a des cas précis.
00:21:23On a des cas présents.
00:21:23Qu'est-ce qu'on fait ?
00:21:24Il y a un autre problème
00:21:25parce que ce type
00:21:26est influenceur
00:21:27et son influence,
00:21:28comme vous l'avez dit,
00:21:29il la détient
00:21:30des 1,4 millions
00:21:31de personnes qui l'écoutent.
00:21:32Moi,
00:21:33je suis sidéré
00:21:34qu'on laisse
00:21:35ces gens s'exprimer.
00:21:37Il a fait une apologie
00:21:38du terrorisme quand même.
00:21:40Donc,
00:21:40ce gars parle
00:21:41à 1,4 millions de personnes
00:21:43et on ne peut rien faire.
00:21:45TikTok,
00:21:45aujourd'hui,
00:21:45c'est plus chinois.
00:21:46C'est détenu
00:21:48par les Américains.
00:21:49Donc,
00:21:50il faut que l'État français
00:21:51et l'ensemble des États
00:21:52passent des accords
00:21:53et qu'il y ait une régulation
00:21:54avec les réseaux sociaux
00:21:55parce que l'origine
00:21:56des problèmes
00:21:57vient aussi
00:21:58de la caisse de résonance
00:21:59qu'ont les réseaux sociaux.
00:22:00Coupons-lui les réseaux sociaux.
00:22:02Interdisons-le
00:22:03d'être sur les réseaux sociaux.
00:22:04Déjà,
00:22:04c'est la base.
00:22:05On devrait avoir le moyen
00:22:06de censurer ces gens-là
00:22:07et vous savez que moi,
00:22:08je suis un grand défenseur
00:22:09des libertés
00:22:10mais là,
00:22:10franchement...
00:22:11Vous faites rire
00:22:11avec l'affaire de l'Algérie.
00:22:12Vous me dites
00:22:12bras de fer avec l'Algérie.
00:22:14Retailleau n'a rien fait.
00:22:16On va voir ce qu'il va faire
00:22:16à Nunes.
00:22:17Arrêtez d'être là-dessus.
00:22:18Il ne sait pas
00:22:18ce qu'il est en train de vous dire.
00:22:20Vous êtes monomaniaque là.
00:22:21Mais l'Algérie,
00:22:22ça me fout complètement.
00:22:22Mais oui,
00:22:22parce que vous ne voulez pas
00:22:23voir que le problème
00:22:24il est en France là.
00:22:25Donc à présent,
00:22:25le problème il est en France.
00:22:26Il n'est pas avec l'Algérie.
00:22:27Qu'est-ce qu'on fait de lui ?
00:22:29Qu'est-ce qu'on fait de lui ?
00:22:30Est-ce qu'on le fout en prison ?
00:22:30Qu'est-ce qu'on fait ?
00:22:31Déjà,
00:22:31c'est casser son influence.
00:22:33Casser son influence
00:22:34parce que ce type-là,
00:22:35s'il parle à personne,
00:22:36il n'a aucune influence.
00:22:38Exactement.
00:22:38Non,
00:22:38mais très bien Thomas.
00:22:39Et faire en sorte aussi
00:22:40peut-être qu'il ait peur
00:22:41de la réaction
00:22:42des autorités françaises.
00:22:43Ce week-end,
00:22:44Emmanuel Macron a dit,
00:22:45c'est dans un autre dossier,
00:22:46il parlait de l'armée,
00:22:46il m'a dit
00:22:47pour être puissant,
00:22:48il faut être craint.
00:22:49Je crois que c'est pareil
00:22:49pour tout en fait.
00:22:50C'est-à-dire pour être puissant,
00:22:51il faut être craint.
00:22:52Est-ce que vous pensez vraiment
00:22:53qu'il nous craint
00:22:53cet influenceur algérien ?
00:22:54Pas du tout.
00:22:54Il se moque de nous.
00:22:55Il se fout de nous.
00:22:56Il est en prison.
00:22:56Il continue ses petites affaires.
00:22:58Donc en fait,
00:22:58il s'en fiche totalement.
00:22:59Ce qui est valable pour lui
00:23:00est valable pour le dossier algérien.
00:23:01Je pense qu'à un moment donné,
00:23:02la France doit taper du poing sur la table
00:23:03et dire,
00:23:03ça suffit.
00:23:04Les OQTF déjà,
00:23:05on n'arrive pas à les expulser,
00:23:06c'est un problème.
00:23:06Mais alors en plus,
00:23:07ceux qui sont là,
00:23:08vous ne la ramenez pas
00:23:09et sinon,
00:23:10on condamne sévèrement.
00:23:11C'est ça qu'il faudrait faire.
00:23:12Grégoire Perrault,
00:23:13on est impuissant ?
00:23:15On est impuissant
00:23:15parce que c'est le symbole
00:23:16de plein de choses
00:23:17qui ne fonctionnent plus
00:23:17dans notre pays.
00:23:19Déjà,
00:23:19vous l'avez dit tout à l'heure,
00:23:20il faudrait légiférer
00:23:21au niveau des réseaux sociaux
00:23:22mais encore plus,
00:23:30les gens qui sont sur TikTok,
00:23:31par exemple,
00:23:32c'est des gens qui vont
00:23:33de 15 ans à 21 ans.
00:23:36Donc,
00:23:37il y a toute une jeunesse
00:23:37comme ça
00:23:38qui peut être un peu endoctrinée
00:23:39par des propos
00:23:39et l'apologie du terrorisme.
00:23:41Ça,
00:23:41c'est le premier point.
00:23:42Il y a aussi un autre point
00:23:43et c'est ce que vous avez évoqué
00:23:44tout à l'heure,
00:23:45c'est qu'on est là
00:23:46sur un niveau
00:23:47qui nécessite
00:23:48des relations diplomatiques
00:23:49fortes,
00:23:49fermes
00:23:50et pour le moment,
00:23:51ce n'est pas le cas.
00:23:52Et le problème,
00:23:52c'est que les policiers
00:23:53sur le terrain,
00:23:54ils sont impuissants.
00:23:55Ils savent très bien
00:23:55que quand ils vont arrêter cet homme,
00:23:57derrière,
00:23:58ils ne pourront absolument
00:23:58rien faire
00:23:59parce que ça se négocie
00:24:00sur des strates
00:24:01qui sont beaucoup plus importantes
00:24:02que les leurs.
00:24:03Et c'est aussi le problème
00:24:04de la surpopulation carcérale.
00:24:06On a une surpopulation carcérale
00:24:07qui est massivement,
00:24:08actuellement,
00:24:09c'est malheureux,
00:24:09mais c'est le cas algérienne.
00:24:11Donc,
00:24:11il y a des rapports diplomatiques
00:24:12qui doivent absolument se faire
00:24:13parce que là,
00:24:13on est dans une situation intolérable.
00:24:15Mais Tanguy,
00:24:15avant quand le ministère de l'Intérieur
00:24:16appelle Pharos,
00:24:17par exemple,
00:24:17ils vont faire quoi,
00:24:18Pharos ?
00:24:19Ils vont mener une enquête,
00:24:20savoir est-ce qu'il s'agit
00:24:22d'outrages agents.
00:24:23Manifestement,
00:24:24c'est le cas.
00:24:24Donc là,
00:24:24c'est un an de prison.
00:24:26Ce qu'ils vont faire,
00:24:26en fait,
00:24:26c'est monter le dossier
00:24:27pour pouvoir ensuite
00:24:28le judiciariser.
00:24:30Et après,
00:24:30ce sera entre les mains
00:24:31de la justice
00:24:31qui va devoir se débrouiller.
00:24:33Quand on sait que
00:24:33pour apologie du terrorisme,
00:24:35il a pris 8 mois fermes
00:24:38alors qu'on peut risquer
00:24:38quand même 5 ans,
00:24:40on voit que les peines
00:24:40ne sont pas toujours
00:24:41à la hauteur
00:24:42de ce que la loi prévoit.
00:24:42Un dernier mot d'action.
00:24:43Ce qui s'est passé,
00:24:43c'est qu'il a été incarcéré,
00:24:44donc condamné pour apologie du terrorisme,
00:24:46incarcéré,
00:24:47placé en cras.
00:24:48Il est arrivé à la date limite.
00:24:49L'Algérie l'a refusé,
00:24:50donc il a été libéré.
00:24:51Et ça se reproduira malheureusement.
00:24:53Voilà ce qu'on pouvait vous dire.
00:24:54On va continuer
00:24:54à suivre ce dossier,
00:24:55bien évidemment,
00:24:55savoir ce qui va lui arriver.
00:24:56Mais je ne suis pas sûr
00:24:57qu'il lui arrive grand-chose
00:24:58pour cette vidéo.
00:25:00Au bout d'un moment,
00:25:01on est un peu désespérés
00:25:04quand même,
00:25:05pour tout dire.
00:25:05Dans un instant,
00:25:06on va encore vous parler
00:25:06de gens qui se foutent
00:25:07un peu de nous.
00:25:08C'est des petites annonces
00:25:09pour les narcotrafiquants.
00:25:10J'ai vu ça ce week-end
00:25:11sur les réseaux sociaux,
00:25:12petites annonces
00:25:12où les narcotrafiquants
00:25:14sont en train de rechercher
00:25:14du personnel à l'approche de Noël.
00:25:16Il y a beaucoup plus de boulot,
00:25:16visiblement.
00:25:17On vous en parle dans un instant.
00:25:18Tout de suite,
00:25:19laissez nos infos.
00:25:19C'est avec Augustin Donadieu.
00:25:24Bonjour Jean-Marc,
00:25:24bonjour à tous.
00:25:26Attention,
00:25:26si vous habitez
00:25:27dans le sud du Tarn
00:25:28ou le Var,
00:25:30votre département
00:25:31pourrait se trouver
00:25:32parmi les cinq placés
00:25:33en vigilance orange
00:25:34pour crues ou pluies,
00:25:35inondations.
00:25:35De fortes précipitations
00:25:37sont attendues
00:25:37à cause de remontées
00:25:38méditerranéennes.
00:25:40L'Aveyron et le Tarn
00:25:41sont également
00:25:41en vigilance orange.
00:25:42Mais pour neige et verglas,
00:25:44la limite pluie neige
00:25:45pourrait s'abaisser
00:25:45jusqu'à 400 mètres
00:25:47et entraînerait
00:25:48de grosses difficultés
00:25:49de circulation.
00:25:51Les deux assaillants
00:25:52de Sydney
00:25:53que l'on voit
00:25:53sur ces photos
00:25:54s'étaient entraînés
00:25:55en Australie
00:25:56selon les premiers éléments
00:25:58de l'enquête.
00:25:59Le père et son fils
00:26:00qui ont tué 15 personnes
00:26:02sur la plage de Bondi
00:26:03s'étaient filmés
00:26:04auparavant
00:26:04devant un drapeau
00:26:05de l'État islamique
00:26:05en dénonçant
00:26:06les sionistes
00:26:07selon la police australienne.
00:26:09Toujours selon
00:26:09les documents judiciaires
00:26:10révélés par les enquêteurs,
00:26:11les deux terroristes
00:26:12avaient effectué
00:26:13des repérages
00:26:14sur la plage
00:26:15quelques jours
00:26:15avant leur attentat.
00:26:17Et toujours à l'étranger,
00:26:19les délégations américaines
00:26:20et ukrainiennes
00:26:20ont salué hier
00:26:21la tenue d'échange
00:26:22productif et constructif
00:26:23lors de négociations
00:26:24organisées à Miami.
00:26:25Volodymyr Zelensky
00:26:27qui a déclaré
00:26:27que les travaux
00:26:28se poursuivaient
00:26:29sur des documents
00:26:29relatifs à la fin de la guerre,
00:26:31aux garanties de sécurité
00:26:32et à la reconstruction.
00:26:34Merci beaucoup Augustin.
00:26:36On vous retrouve tout à l'heure
00:26:37à 11h30
00:26:38pour faire un nouveau point
00:26:38sur l'actualité.
00:26:39Alors on vous parlait
00:26:40de cette OQTF
00:26:40qui se fout de nous
00:26:41depuis quelques heures
00:26:43sur les réseaux sociaux.
00:26:44Alors les narcotrafiquants
00:26:45c'est pas mal non plus,
00:26:46c'est le moins qu'on puisse dire.
00:26:47Je voudrais vous montrer
00:26:47cette petite annonce
00:26:49que j'ai vue ce week-end.
00:26:50Petite annonce,
00:26:51c'est une vidéo
00:26:52qui a circulé
00:26:52sur les réseaux sociaux.
00:26:55La voici,
00:26:56c'est le Maga Recruit.
00:26:58Alors le Maga à Marseille,
00:26:59c'est un groupe de trafiquants
00:27:00qui est identifié
00:27:01dans des conflits
00:27:02entre gangs,
00:27:02particulièrement dans des violences
00:27:04contre le gang Yoda.
00:27:06Et il a publié
00:27:06cette petite annonce.
00:27:07Alors vous voyez,
00:27:08c'est écrit en petit
00:27:09en bas à gauche.
00:27:10Il recherche des personnes
00:27:11motivées, ponctuelles,
00:27:13respectueuses
00:27:14avec nos clients
00:27:15et les habitants.
00:27:16Il y a l'adresse également
00:27:17et on explique
00:27:18qu'ils sont nourris,
00:27:19logés à nos frais.
00:27:21C'est du rouleur,
00:27:21pas les miens.
00:27:22Logés, nourris à nos frais.
00:27:23C'est dans les Oliviers,
00:27:25c'est dans le 13e arrondissement
00:27:26de Marseille.
00:27:28Et l'annonce,
00:27:28elle est totalement surréaliste.
00:27:31Même si c'est vrai
00:27:31que ce n'est pas la première fois.
00:27:32Mais là, on se dit
00:27:33qu'à l'approche de Noël,
00:27:34ils ont peut-être un peu plus
00:27:34de boulot que d'habitude
00:27:36pour les Ubercheats.
00:27:37Et ils ont besoin de ça.
00:27:38Bruno Pommard,
00:27:39enfin,
00:27:40qu'est-ce qui se passe
00:27:41dans notre pays ?
00:27:42Honnêtement,
00:27:42qu'est-ce qui se passe là ?
00:27:43Là, les deux affaires
00:27:44qu'on évoque
00:27:45depuis le début
00:27:45de cette émission,
00:27:47franchement,
00:27:48les gens qui nous regardent,
00:27:48ils doivent se dire
00:27:49que ce pays n'est plus tenu.
00:27:51D'abord, ça,
00:27:51ce n'est pas nouveau.
00:27:52Non, je l'ai dit.
00:27:52J'étais encore à Marseille
00:27:53il y a quelques jours.
00:27:54Je suis allé dans le 14e.
00:27:55C'est vrai que c'est catastrophique
00:27:57dans beaucoup d'arrondissements.
00:27:58Oui, effectivement,
00:27:59là, ils utilisent
00:27:59les réseaux sociaux
00:28:00parce que c'est le meilleur
00:28:01vecteur pour recruter,
00:28:02évidemment.
00:28:03Donc, encore une fois,
00:28:04il y a du travail à faire
00:28:05sur le contrôle
00:28:07des réseaux sociaux
00:28:07avec justement
00:28:08Pharos, Lofac, etc.,
00:28:10avec la DNPJ
00:28:11pour travailler
00:28:12sur ces gens-là,
00:28:13évidemment.
00:28:13Et ensuite,
00:28:14travailler sur...
00:28:15Encore une fois,
00:28:16vous savez,
00:28:16moi, je suis très branché
00:28:17sur la prévention.
00:28:18Excusez-moi,
00:28:18je vais planter un peu
00:28:19l'ambiance.
00:28:19Mais c'est le travail
00:28:20auquel j'ai rencontré
00:28:22les préfets.
00:28:22Pourquoi vous rigolez ?
00:28:23Non, non, c'est bon,
00:28:24allez-y.
00:28:25Je suis rencontré la préfète
00:28:26il y a quelques jours
00:28:26à Marseille,
00:28:27je lui ai dit,
00:28:28il faut travailler
00:28:28sur le fond,
00:28:29à un moment donné.
00:28:30Travailler sur le fond
00:28:31à travers l'OFAS
00:28:32et tous les trafics de droits
00:28:33qui se passent
00:28:34et là,
00:28:34il y a un gros travail à mener
00:28:35comme on l'a fait
00:28:36d'autres pays,
00:28:36je pense à l'Italie
00:28:37avec la mafia.
00:28:39Mais il y a aussi
00:28:40ce travail de société
00:28:41à mener
00:28:42dans ces quartiers
00:28:43parce que ces quartiers
00:28:44sont totalement abandonnés.
00:28:45Récupèrent tous ces jeunes
00:28:46qu'on voit
00:28:46à travers ces annonces,
00:28:47il ne faut pas
00:28:48que ça marche.
00:28:49Comment on peut les laisser
00:28:49passer des annonces comme ça ?
00:28:51Parce que c'est les réseaux sociaux.
00:28:52Comment on peut laisser
00:28:53faire tout ça ?
00:28:54Parce qu'ils savent utiliser
00:28:55les réseaux sociaux,
00:28:56ils le font avec
00:28:56beaucoup d'efficacité,
00:28:57TikTok et tout ce qu'on peut imaginer.
00:28:58Parce que c'est une façon
00:29:00de légaliser en fait.
00:29:01Non, non,
00:29:02mais ça légalise le boulot
00:29:03à partir du moment
00:29:03où les petites annonces
00:29:04circulent sur les réseaux sociaux.
00:29:05À partir du moment
00:29:06où il y a une impunité totale,
00:29:07ça équivaut à légaliser
00:29:09ou à autoriser.
00:29:10Il y en a qui se font taper
00:29:11quand même.
00:29:12Quand on passe une annonce comme ça,
00:29:18c'est qu'on a un sentiment
00:29:20d'impunité.
00:29:20Ne dites pas
00:29:21que rien n'est fait.
00:29:23Je ne dis pas que rien n'est fait.
00:29:25On dit qu'il y a des éléments clés
00:29:26qui sont des éléments symboliques
00:29:28comme le fait de laisser
00:29:28ces petites annonces circuler
00:29:30qui sont dramatiques.
00:29:32Parce que le message
00:29:33que ça envoie,
00:29:34c'est venez bosser avec nous,
00:29:35vous serez nourris,
00:29:36vous serez logés,
00:29:37ça légalise tout.
00:29:38C'est le même problème
00:29:38encore une fois
00:29:39sur les réseaux sociaux.
00:29:40C'est-à-dire comment se fait-il
00:29:41qu'un poste comme ça
00:29:43ne soit pas censuré.
00:29:44Ça devrait même être
00:29:46algorithmiquement censuré.
00:29:49Ça ne devrait même pas passer.
00:29:50Ça va être fait.
00:29:51Ça va être fait
00:29:52une fois que l'annonce est passée.
00:29:53C'est important.
00:29:54Non, mais on s'attarde
00:29:55sur les réseaux sociaux,
00:29:56ce n'est pas le sujet.
00:29:57Il faut s'attaquer au narco.
00:29:57C'est ça, c'est ça.
00:29:58C'est ça.
00:29:59Il y a deux ans,
00:30:00Sokaina, à 24 ans,
00:30:01a été tuée d'une balle dans la tête
00:30:02alors qu'elle révisait ses cours
00:30:03dans sa chambre.
00:30:04Qu'est-ce qui s'est passé depuis ?
00:30:05Rien.
00:30:06Aussi, l'an passé,
00:30:07des magistrats de Marseille
00:30:08ont témoigné sous serment
00:30:09devant une commission d'enquête
00:30:10du Sénat.
00:30:11Ils ont dit
00:30:11« Nous étions en train de perdre
00:30:13la guerre contre le narcotrafic ».
00:30:15Qu'est-ce qu'a dit ?
00:30:15Qu'est-ce qu'a répondu
00:30:16le ministre de la Justice
00:30:17et du Sentiment d'insécurité
00:30:19Éric Dupond-Moretti ?
00:30:20Il a dit
00:30:20« Il les a morigénés.
00:30:22Il les a sanctionnés.
00:30:23Il les a réprimandés
00:30:24pour avoir dit la vérité ».
00:30:26Donc la vérité,
00:30:26c'est que malheureusement,
00:30:27on est là à dire
00:30:28« On fait la guerre au narcotrafic
00:30:29sans les moyens d'une guerre ».
00:30:30À Marseille,
00:30:31qui est la capitale
00:30:31du narcotrafic en France,
00:30:33les effectifs de police
00:30:34ont diminué
00:30:35de 4,5%
00:30:37entre 2017 et 2024.
00:30:39C'est un chiffre
00:30:39de la Cour des comptes
00:30:40au lieu d'augmenter de 10%.
00:30:41Donc la guerre,
00:30:42on ne l'amène pas.
00:30:42À Mauri,
00:30:43la tristère du pauvreté
00:30:44est passée.
00:30:45Il faut dire quand même
00:30:46que Darmanet a fait quelque chose.
00:30:47Oui, mais les moyens financiers
00:30:48ne sont pas là.
00:30:48Oui, mais enfin,
00:30:49moi pour moi,
00:30:50le départ des présidents
00:30:51de haute sécurité,
00:30:52c'était très courageux
00:30:53de la part des ministres.
00:30:53L'État dépense
00:30:541,8 milliard d'euros par an
00:30:56pour la lutte de narcotrafic
00:30:57qui gère 7 milliards
00:30:58de chiffre d'affaires.
00:30:59Mais Thomas Bonnet,
00:30:59il y a un truc
00:31:00que je ne comprends pas quand même.
00:31:01On a Emmanuel Macron
00:31:02qui vient à Marseille
00:31:02mercredi dernier
00:31:03qui dit attention,
00:31:05vous allez voir
00:31:05ce que vous allez voir
00:31:06et on va mettre de l'argent,
00:31:07etc.
00:31:07Trois jours après,
00:31:08il y a cette annonce
00:31:08qui circule sur les réseaux sociaux.
00:31:10Pour moi,
00:31:11c'est symptomatique
00:31:12de l'impuissance
00:31:13et ça rejoint effectivement
00:31:14la première affaire.
00:31:15C'est-à-dire qu'effectivement,
00:31:16on peut s'étarder
00:31:17sur les réseaux sociaux,
00:31:18dire qu'ils sont vecteurs,
00:31:19etc.
00:31:19Je crois que le problème,
00:31:20il est plus profond,
00:31:20c'est que si vous avez
00:31:22des gens qui se disent
00:31:23qu'on peut diffuser
00:31:24sur les réseaux sociaux
00:31:25sans risquer grand-chose,
00:31:26c'est qu'on a manqué
00:31:27quelque chose
00:31:27et indéniablement,
00:31:28il y a quelque chose
00:31:28qui manque dans la réponse
00:31:30de l'État
00:31:30et Amaury l'a très bien rappelé,
00:31:31les moyens ne sont pas
00:31:32à la hauteur.
00:31:33Alors, on nous parle
00:31:33de la loi narcotrafic
00:31:34qui déjà met du temps
00:31:35à se mettre en place.
00:31:36Tout ça est quand même très lourd.
00:31:38Ça va dans le bon sens.
00:31:39C'est quand même très lourd.
00:31:40Quand on voit que face à nous,
00:31:41nous avons des gens
00:31:42qui sont très habiles
00:31:43et qui justement sont très capables
00:31:45vraiment d'agir
00:31:46et rapidement
00:31:47et de publier
00:31:48même des petites annonces.
00:31:49Oui, mais ce qui est fort,
00:31:50c'est la différence
00:31:51entre les discours
00:31:54qu'on a sur les plateaux télé
00:31:56et la réalité.
00:31:57Moi, ce que je vous montre
00:31:57depuis tout à l'heure,
00:31:58c'est la réalité.
00:31:58C'est cet OQTF
00:31:59qui insulte les policiers.
00:32:01C'est ces petites annonces
00:32:02sur les réseaux sociaux.
00:32:02La réalité du terrain,
00:32:03c'est ça.
00:32:04C'est ce qu'on ne montre pas.
00:32:05C'est pas immédiat.
00:32:06On a perdu tellement de temps.
00:32:07Regardez le placo.
00:32:08Il y a une femme
00:32:09qui a été...
00:32:09Parfois, on ne découvre pas
00:32:10aujourd'hui le narcotrafic.
00:32:11Excusez-moi.
00:32:11Je sais bien.
00:32:12Ils n'ont même pas
00:32:12encore trouvé leur bureau.
00:32:13Là, il y a une juge
00:32:15qui a été recrutée
00:32:16par Gérald Darmanin.
00:32:18Ils n'ont même pas encore
00:32:18trouvé leur bureau.
00:32:20On va écouter Gérald Darmanin
00:32:21justement parce qu'il a présenté
00:32:23son projet de loi.
00:32:23Il a expliqué ce qu'il voulait faire
00:32:24contre le narcotrafic.
00:32:25C'est bien ce qu'il veut faire.
00:32:27Mais quand on voit la situation,
00:32:29on se dit qu'on ne va jamais
00:32:30s'en sortir.
00:32:31On est avec une petite cuillère
00:32:32pour vider la mer.
00:32:33Regardez Gérald Darmanin.
00:32:36Un projet de loi
00:32:37intitulé Sûr
00:32:38et qui sera présenté
00:32:39par le garde des Sceaux
00:32:40Gérald Darmanin.
00:32:41Au programme,
00:32:42l'alignement des réductions
00:32:43de peine et du régime
00:32:45de la libération conditionnelle
00:32:46des narcotrafiquants
00:32:47sur celui des terroristes.
00:32:50Permission de sortie interdite
00:32:51pour les détenus
00:32:52en quartier de haute sécurité.
00:32:54Ils ne pourront bénéficier
00:32:55d'un aménagement de peine
00:32:56qu'après avoir effectué
00:32:57les deux tiers
00:32:58de leur condamnation
00:32:59et les réductions de peine
00:33:01ne pourront pas excéder
00:33:02un tiers de celles prononcées.
00:33:04Objectif,
00:33:05assurer une sanction utile,
00:33:07rapide et effective.
00:33:09Le garde des Sceaux
00:33:10a indiqué la parution
00:33:11tout début 2026.
00:33:12d'un décret
00:33:13sur le statut de repenti.
00:33:17Tanguy Hamon,
00:33:17en fait,
00:33:18dans les idées,
00:33:19c'est bien.
00:33:19Forcément,
00:33:20tout ce qui est fait,
00:33:20c'est bien,
00:33:21mais on est tellement en retard.
00:33:22On est tellement en retard.
00:33:23C'est ça, le drame.
00:33:24C'est vrai qu'on a l'impression
00:33:25qu'on a toujours
00:33:26un coup de retard,
00:33:27là, typiquement,
00:33:28sur cette vidéo.
00:33:29le temps qu'on s'en rende compte
00:33:30qu'une enquête
00:33:31va être diligentée
00:33:33s'il y en a une.
00:33:33On appelle Faros.
00:33:34Voilà,
00:33:34si on appelle Faros.
00:33:35Mais combien de temps
00:33:36ça va mettre
00:33:36avant de retrouver
00:33:37cette personne-là ?
00:33:38Et même si on la retrouve,
00:33:39qu'est-ce qu'elle va risquer après ?
00:33:41Parce que, mine de rien,
00:33:41c'est dramatique
00:33:42sur le plan du symbole.
00:33:44Mais c'est vrai que,
00:33:45concrètement,
00:33:46je ne pense pas
00:33:46que la justice
00:33:47va se montrer très ferme
00:33:48avec une vidéo
00:33:49qu'on a diffusée
00:33:50sur les réseaux sociaux.
00:33:51C'est vrai qu'on a vraiment
00:33:52ce sentiment
00:33:52d'être toujours
00:33:53un peu en retard
00:33:54par rapport
00:33:55à ces dealers,
00:33:56à ces narcotrafiquants
00:33:57qui, eux,
00:33:58ont bien plus de moyens
00:33:59que la justice
00:34:00ou qu'elle est.
00:34:00Et vous avez raison
00:34:01de dire que la symbolique
00:34:02est Fort Grégoire.
00:34:04En fait,
00:34:04dans toute guerre,
00:34:05quelle que soit la guerre,
00:34:06vous avez aussi
00:34:06une guerre de communication.
00:34:08Ça va toujours de pair.
00:34:09Celle-là,
00:34:09on l'a perdue.
00:34:10Et celle-là,
00:34:10on la perd manifestement.
00:34:12Moi, je trouve
00:34:12qu'on la perd manifestement
00:34:13parce qu'on ne fait pas
00:34:15quelque chose
00:34:16qu'eux font,
00:34:17c'est la maîtrise
00:34:17des réseaux sociaux.
00:34:18Et donc,
00:34:19quand vous avez
00:34:19cette maîtrise
00:34:21de votre image
00:34:21à ce point-là
00:34:22et que vous faites passer
00:34:23presque pour des enfants de cœur,
00:34:25pour de grands entrepreneurs,
00:34:26pour dire
00:34:26venez chez nous,
00:34:27de toute façon,
00:34:27il y a du travail,
00:34:28vous allez bien gagner votre vie
00:34:29dans des bonnes conditions de travail.
00:34:30Remarquez le poste,
00:34:31il n'y a pas de faute d'orthographe.
00:34:32C'est quand même rare,
00:34:33on a toujours l'impression
00:34:34que ce sont des gens
00:34:34complètement illettrés,
00:34:35complètement bêtes.
00:34:36Là, on a vraiment
00:34:36le symbole
00:34:37d'une communication
00:34:38parfaitement maîtrisée
00:34:39et c'est ça
00:34:40qui est encore plus dangereux
00:34:41notamment envers notre jeunesse.
00:34:42Mathias ?
00:34:43Et concernant Emmanuel Macron,
00:34:44le problème
00:34:45de la communication
00:34:45d'Emmanuel Macron,
00:34:46c'est qu'elle est complètement
00:34:52sauf qu'il ne maîtrise pas
00:34:53du tout le réel
00:34:53et il y a un vrai problème
00:34:55politique là-dessus.
00:34:56Moi, j'en ai un peu ras-le-bol
00:34:57qu'Emmanuel Macron
00:34:58se paye de mots
00:34:59et qu'on ait l'impression
00:35:00que derrière,
00:35:01finalement,
00:35:02tout part à volo.
00:35:03Et c'est vraiment,
00:35:04pour moi,
00:35:05la marque du quinquennat ça.
00:35:06Ah oui.
00:35:07Juste un rappel
00:35:07sur la loi de narcotrafic
00:35:08qui est une formidable avancée.
00:35:10L'une des rares d'ailleurs
00:35:10au cours des 8 ans
00:35:11de la présidence d'Emmanuel Macron,
00:35:13seulement 5 décrets
00:35:14sur les 37
00:35:15ont été publiés
00:35:15et donc elle est totalement
00:35:16inopérante aujourd'hui.
00:35:17Ce qui est terrible,
00:35:18c'est qu'en fait,
00:35:19sur le terrain,
00:35:20les policiers font ce qu'ils peuvent.
00:35:21C'est-à-dire qu'ils font
00:35:22des opérations.
00:35:23On va suivre une opération
00:35:24à Carpentras.
00:35:24Vous allez voir,
00:35:25une équipe de CNews
00:35:26était avec cette opération
00:35:28à Carpentras.
00:35:28Vous allez voir,
00:35:29ils sont sur le terrain,
00:35:30ils travaillent,
00:35:30mais c'est tellement infime,
00:35:32tellement infime.
00:35:33C'est qu'en fait,
00:35:34au partir du moment
00:35:35où ils ont quitté les lieux,
00:35:36ça recommence.
00:35:37Et ça recommence
00:35:38en plus grand, presque.
00:35:39Le sujet est vaste,
00:35:40on le sait,
00:35:41on a perdu beaucoup de temps.
00:35:42On est en train de faire
00:35:43exactement ce qu'a fait
00:35:44l'Italie des années 80.
00:35:45Rappelez-vous, malheureusement,
00:35:46les années 80,
00:35:47c'était il y a 40 ans.
00:35:47Falcon ont laissé leur vie.
00:35:49Oui, oui, mais ils ont réussi
00:35:50quand même,
00:35:51parce qu'ils sont allés.
00:35:51Mais c'était il y a 40 ans.
00:35:52Darmanin est en train de faire,
00:35:53excusez-moi,
00:35:54je ne suis pas l'ambassadeur
00:35:55de Darmanin pro.
00:35:56Non, mais j'ai dit que c'était bien.
00:35:56Vous voyez qu'il y a des choses
00:35:57qui avancent ?
00:35:57Je trouve que c'est bien, ça avance.
00:35:58Tout le monde tourne la table
00:35:59à l'air hyper pressé
00:36:00pour dire qu'il faudrait quand même
00:36:01qu'il y ait des résultats.
00:36:02Il va y en avoir.
00:36:03Moi, j'y crois totalement
00:36:04parce qu'il y a une volonté,
00:36:06je pense,
00:36:06du ministre intérieur
00:36:07comme Darmanin et de Nunes
00:36:09qui sont quand même des vrais pros.
00:36:10On n'a jamais eu
00:36:11des ministres de ce niveau
00:36:12en termes techniques.
00:36:13Des vrais mecs de terrain.
00:36:14Excusez-moi de le dire
00:36:15pour connaître la maison
00:36:16depuis 36 ans.
00:36:17Et je crois que c'est important
00:36:18de le signaler.
00:36:19Maintenant, il leur faut
00:36:19des moyens, ça c'est certain,
00:36:21mais des moyens d'agir
00:36:22pour effectivement répondre
00:36:24à cette problématique.
00:36:25Alors, sur le terrain.
00:36:25On va y arriver.
00:36:26On va y arriver.
00:36:27Voyons le terrain
00:36:28et voyons comment ça se passe
00:36:29sur le terrain
00:36:29puisqu'une équipe de CNews
00:36:30a pu suivre une opération
00:36:32à Carpentras
00:36:33justement pour essayer
00:36:34de casser ce narcotrafic.
00:36:36Regardez.
00:36:39À l'heure où les points de deal
00:36:40sont les plus fréquentés,
00:36:42ils s'équipent lourdement
00:36:43et prennent la direction
00:36:45des quartiers sensibles
00:36:46de Carpentras.
00:36:47PM10 pour le départ
00:36:49du VL Rangers
00:36:51direction Bois-du-Bac.
00:36:53Ces policiers municipaux
00:36:54font partie
00:36:55de la brigade mobile
00:36:56d'intervention.
00:36:57Dès leur arrivée
00:36:58dans la cité,
00:36:58trois guetteurs
00:37:00donnent l'alerte.
00:37:01Un quatrième
00:37:01reste positionné
00:37:02en hauteur.
00:37:07On a un guetteur
00:37:08au-dessus du point
00:37:08qui attend un ravitaillement
00:37:09de produits stupéfiants.
00:37:12Quand on est là,
00:37:12notre but,
00:37:13c'est de traîner
00:37:14le commerce,
00:37:15le temps de notre présence
00:37:16au moins.
00:37:17Donc,
00:37:18ils ne s'arrêtent pas
00:37:19les clients.
00:37:20Donc,
00:37:20on les ennuie.
00:37:21Les individus
00:37:28s'éloignent
00:37:29mais ne partent pas.
00:37:30ça embête le client.
00:37:32La police est levée ?
00:37:33Non,
00:37:34pas du tout.
00:37:34Vous vous adaptez ?
00:37:35On adapte.
00:37:36Ici,
00:37:36c'est chez nous.
00:37:37Là,
00:37:38vous êtes chez nous.
00:37:38Vous mettez les pieds
00:37:39chez nous.
00:37:39Là,
00:37:40vous avez les pieds
00:37:40chez nous,
00:37:41madame.
00:37:42Vu qu'il reste à notre vue,
00:37:43ça veut dire
00:37:44qu'il y en a quelque part.
00:37:50Voilà.
00:37:52Voilà,
00:37:52c'est pour ça
00:37:53qu'il reste là.
00:37:54Le dupe.
00:37:55Le de la beuh.
00:37:55Ouais,
00:37:56voilà.
00:37:56Le de l'herbe.
00:37:58C'est pour ça
00:37:58que ça sentait fort.
00:37:59C'est rien,
00:38:00mais au fur et à mesure
00:38:00pour un petit quartier
00:38:01comme ça,
00:38:02ça leur fait mal.
00:38:04Depuis la création
00:38:05de la brigade
00:38:06en septembre dernier,
00:38:085 personnes
00:38:08ont été interpellées
00:38:09en flagrant délit.
00:38:102000 euros
00:38:11de stupéfiants
00:38:12et une quinzaine
00:38:13de chaises de guetteurs
00:38:14ont été saisies.
00:38:16Moi,
00:38:17je retiens une phrase
00:38:18qui a été dite
00:38:18dans ce reportage,
00:38:20c'est
00:38:20vous êtes chez nous.
00:38:21On est chez nous,
00:38:22vous êtes chez nous,
00:38:23donc vous venez,
00:38:23vous repartez,
00:38:24mais nous,
00:38:24on reste chez nous.
00:38:25Parce que le narcotrafic,
00:38:26c'est une guerre de territoire.
00:38:27Une guerre de territoire
00:38:28et une guerre de territoire
00:38:29entre un narcotrafiquant
00:38:31et l'État
00:38:31et ses représentants.
00:38:32Malheureusement,
00:38:33là,
00:38:33c'est parfaitement dérisoire.
00:38:34À Carpentras,
00:38:35le nombre de crimes
00:38:36et délits liés
00:38:36au trafic de stupéfiants
00:38:37a explosé de 185%
00:38:40depuis 2017.
00:38:41Entre 2017 et 2024,
00:38:42ce sont les chiffres
00:38:43du ministère de l'Intérieur.
00:38:44Donc,
00:38:44les moyens ne sont pas là.
00:38:45Il manque en France
00:38:46des milliers de postes
00:38:47d'enquêteurs
00:38:48pour démanteler les trafics.
00:38:49La filière d'investigation
00:38:50est sinistrée.
00:38:51La réforme de la police judiciaire
00:38:53n'a rien arrangé.
00:38:54Donc,
00:38:54il faut non seulement
00:38:55des moyens massifs,
00:38:56c'est-à-dire des milliards d'euros.
00:38:57Malheureusement,
00:38:58on ne les a pas.
00:38:59Et puis,
00:38:59il faut une stratégie globale,
00:39:00c'est-à-dire s'attaquer
00:39:00au narcotrafique
00:39:01depuis les pays producteurs
00:39:03jusqu'aux consommateurs.
00:39:04Il faut une réforme pénale,
00:39:05évidemment.
00:39:06Il faut aussi s'attaquer
00:39:06à l'immigration,
00:39:07à l'immigration massive
00:39:08et incontrôlée
00:39:09qui alimente
00:39:10toutes les petites manues du trafic.
00:39:11Et puis,
00:39:12il faut mener la guerre
00:39:12sur le long terme.
00:39:13C'est une guerre de 5,
00:39:1410, 15.
00:39:15C'est une guerre de génération,
00:39:16pas une guerre
00:39:17pour se faire plaisir,
00:39:18obtenir un semblant de résultat
00:39:25quand les jeunes disent
00:39:26« On est chez nous ».
00:39:26Ils ont raison.
00:39:27Moi, j'ai passé 10 ans
00:39:27dans le quartier de Corbeil-Essonne.
00:39:29C'était moi le patron
00:39:29sur le quartier des Tarterais
00:39:30pendant 10 ans.
00:39:31Du trafic de drogue ?
00:39:32Non, non.
00:39:34Non, de l'immigration.
00:39:35Non, mais je prends
00:39:35toujours cet exemple.
00:39:3695-2005.
00:39:37Je prends toujours cet exemple
00:39:38parce que c'est le cas.
00:39:39Et pour me balader
00:39:40dans un paquet de quartiers
00:39:41en QRR tout au long d'année,
00:39:42je le vois.
00:39:43Ces gens-là ont tout le temps,
00:39:44ils sont là en permanence,
00:39:45les guetteurs.
00:39:46Le policier,
00:39:46il n'est pas là en permanence.
00:39:47C'est pour ça d'ailleurs.
00:39:47Je suis favorable
00:39:48à de la sécurisation armée-police
00:39:50pour ces quartiers-là
00:39:51pour avoir des gens
00:39:52en permanence
00:39:52qui saturent le quartier.
00:39:53Après, il y a le travail
00:39:54de fonds comme tu disais.
00:39:55Ça, c'est essentiel.
00:39:56Mais il y a, encore une fois,
00:39:58un manque sur ces quartiers.
00:40:00Moi, pour les avoir vus
00:40:00encore ce week-end,
00:40:01les gens demandent
00:40:02la présence policière, etc.,
00:40:03pour éviter de voir
00:40:04tous ces gens
00:40:05postés en permanence
00:40:06là pour vendre leurs produits.
00:40:08Si on occupe le quartier,
00:40:09la nature du vide,
00:40:10ce que je dis souvent,
00:40:11si on occupe le quartier,
00:40:12moi, je vous dis
00:40:12à Corbeil-Essonne-les-Tarterais,
00:40:13c'était moi le patron,
00:40:14dans le bon sens du terme.
00:40:15Voilà.
00:40:16Merci de le préciser.
00:40:17Mathias ?
00:40:18Oui, c'est une guerre de territoire
00:40:19et c'est aussi
00:40:19une guerre économique
00:40:20et la guerre
00:40:22contre le narcotrafic,
00:40:24ça doit s'attacher
00:40:25à l'argent
00:40:25et aux flux financiers.
00:40:27Et on ne cassera pas
00:40:28ce trafic-là
00:40:29tant qu'on n'attaquera pas
00:40:31l'économie de la drogue
00:40:32avec tous les moyens
00:40:33dont on peut en voir.
00:40:34On peut déplacer
00:40:36trois, quatre pochons
00:40:38de shit ou de...
00:40:39Mais si on ne casse pas
00:40:41les flux...
00:40:41Le Maroc, la Colombie...
00:40:42Mais si on ne casse pas
00:40:43les flux financiers...
00:40:45Et Dubaï, oui, effectivement,
00:40:46on n'arrivera à rien.
00:40:48Oui.
00:40:49Mais quand vous voyez
00:40:50au Maroc,
00:40:51moi, je serais d'accord
00:40:51que M. Macron appelle
00:40:52le roi Mohamed VI,
00:40:54le RIF, vous savez,
00:40:54ça fait vivre
00:40:55un million de personnes.
00:40:56Ben, on n'a qu'à dire
00:40:57le shit,
00:40:58ce n'est pas fait
00:40:59pour faire de la thérapie
00:41:00ou je ne sais quoi, là.
00:41:01Non, c'est...
00:41:02Les trafics viennent de là-bas.
00:41:03De la Colombie, pareil,
00:41:043 500 tonnes de cocaïne
00:41:05qui transitent à travers le monde,
00:41:07à travers la Guyane,
00:41:07le Panama,
00:41:08tout ce qu'on peut imaginer.
00:41:09Ben, à un moment donné,
00:41:09allons voir les chefs d'État
00:41:11et dire, on rase le tout
00:41:12et puis il n'y aura plus de problème.
00:41:12C'est clair.
00:41:13Mais les enjeux sont plus importants
00:41:15et c'est pour ça
00:41:15que ça ne se fait pas non plus.
00:41:16C'est colossal.
00:41:17Bon, voilà ce qu'on pouvait dire
00:41:18sur ce trafic.
00:41:19Alors, on a vu cet OQTF
00:41:20qui nargue les Français.
00:41:22On voit ces dealers
00:41:24qui narguent la police
00:41:25avec leurs petites annonces.
00:41:27On va maintenant parler
00:41:27des camps de migrants.
00:41:29Les camps de migrants,
00:41:30en particulier,
00:41:30dans le 19e arrondissement.
00:41:31Regardez ces images
00:41:32qui ont été tournées
00:41:33sur les quais de Paris
00:41:35dans le 19e arrondissement,
00:41:37au milieu des poubelles
00:41:38et des détritus.
00:41:39On est dans ce camp de migrants
00:41:41avec une trentaine de tentes
00:41:43qui ont été installées.
00:41:45Il n'y a pas de sanitaire.
00:41:46Il n'y a pas de courante.
00:41:48C'est un enfer pour les migrants.
00:41:50C'est un enfer pour les familles également
00:41:51qui se baladent là le week-end
00:41:52avec les enfants.
00:41:54Et puis pour les migrants eux-mêmes,
00:41:55c'est l'hiver, le froid qui arrive
00:41:57et on se demande
00:41:57ce qui va se passer désormais.
00:41:59Sans parler des maladies également
00:42:00qui peuvent arriver,
00:42:01des rats, des animaux.
00:42:03Enfin, c'est assez terrible
00:42:04de voir ça en plein Paris.
00:42:06Là, c'est pareil.
00:42:07C'est-à-dire qu'on ne s'en sort pas,
00:42:08Thomas Bonnet.
00:42:09Il peut y avoir des tas de mesures,
00:42:10des tas de reportages
00:42:11et ça ne cesse d'augmenter.
00:42:13On va voir d'ailleurs
00:42:14dans un instant
00:42:15les chiffres qui augmentent à Paris.
00:42:17Mais face à ça, regardez,
00:42:18c'est quand même un dépotoir.
00:42:20Ces gens-là sont au milieu
00:42:20d'un dépotoir.
00:42:21Et pour les riverains,
00:42:23c'est un dépotoir également.
00:42:23Non, mais c'est terrible.
00:42:25Et en voyant ces images,
00:42:26je repensais à cette phrase
00:42:27de Bruno Rotailleau
00:42:28qui avait fait beaucoup réagir,
00:42:29qui a dit
00:42:29l'immigration n'est pas une chance
00:42:31pour la France.
00:42:33La deuxième partie de sa phrase
00:42:34n'était ni pour les immigrés
00:42:35parce qu'il parlait justement
00:42:36des conditions
00:42:37dans lesquelles ils arrivaient parfois.
00:42:38Et c'est vrai que quand on voit
00:42:39ces images à Paris,
00:42:40c'est terrifiant.
00:42:41Alors, évidemment,
00:42:42vous l'avez dit,
00:42:43ce n'est pas une mesure
00:42:44qui va pouvoir résorber ça.
00:42:46Je sais que les capacités d'accueil
00:42:47sont saturées.
00:42:48Ça, c'est important de le rappeler
00:42:49parce qu'il y a beaucoup de pays
00:42:50en Europe
00:42:50qui ont pris des décisions drastiques,
00:42:52par exemple la fin
00:42:52du regroupement familial,
00:42:54précisément parce que
00:42:55leurs capacités d'accueil
00:42:56sont saturées.
00:42:57Nous, c'est le cas,
00:42:57mais pour l'instant,
00:42:58on ne veut pas encore agir
00:42:59pour des raisons politiques,
00:43:00évidemment.
00:43:01Donc, la question
00:43:02qui se pose aussi,
00:43:04et moi, j'en veux beaucoup
00:43:04aux réseaux de passeurs,
00:43:05aux réseaux de trafiquants
00:43:06qui font miroiter
00:43:08à des gens
00:43:08l'Eldorado en Europe
00:43:10et voilà dans les conditions
00:43:11qu'elles se retrouvent.
00:43:11Mais là, on est en plein Paris
00:43:13à Mont-Ribrelet.
00:43:14Qu'est-ce qu'on préfère
00:43:15avec ces gens-là ?
00:43:15C'est-à-dire qu'en fait,
00:43:20on les laisse avec les détritus,
00:43:21on les laisse avec les poubelles,
00:43:22on les laisse avec les rats.
00:43:23Enfin, c'est...
00:43:24Là encore,
00:43:26ça ne va pour personne.
00:43:26C'est-à-dire que ça ne va pas
00:43:27pour les riverains,
00:43:28ça ne va pas pour les migrants,
00:43:29ça ne va pour personne.
00:43:30Alors, ça ne va pas non plus,
00:43:30évidemment, pour les migrants,
00:43:31mais il faut penser aussi
00:43:32aux habitants.
00:43:33Les riverains,
00:43:33c'est pour ça que je parlais
00:43:34des riverains.
00:43:34Ils vivent à longueur de journée
00:43:35depuis des années,
00:43:36les incivilités,
00:43:37les violences.
00:43:38Vous y ajoutez les craqueux,
00:43:39tous ceux qui trafiquent,
00:43:4147% des mises en cause
00:43:42pour trafic de craque
00:43:43en France l'an passé
00:43:50leur destination.
00:43:51C'est évidemment
00:43:51leur pays d'origine.
00:43:53Ils doivent être interpellés
00:43:54et renvoyés chez eux.
00:43:55C'est la seule solution.
00:43:56D'ailleurs, on l'a bien réussi
00:43:57lors des Jeux Olympiques
00:43:58puisque la mairie de Paris
00:44:00avec la préfecture de police
00:44:01de Paris
00:44:02avait demandé
00:44:03à tous ces migrants
00:44:04de quitter Paris,
00:44:05de quitter la capitale.
00:44:06On l'avait même...
00:44:06Ils ont un peu poussé.
00:44:07Ils n'ont pas juste demandé.
00:44:08De demander,
00:44:09c'est un peu sympathique.
00:44:10On les a expulsés, on va dire.
00:44:12On avait mobilisé
00:44:13des cas entiers
00:44:14et puis on les avait transportés
00:44:15à l'autre bout du pays.
00:44:16Donc, quand on veut,
00:44:17on peut.
00:44:17Seulement, aujourd'hui,
00:44:18il n'y a pas la volonté
00:44:19et il n'y a pas non plus
00:44:19les moyens.
00:44:19Et alors, regardez justement
00:44:20la situation à Paris
00:44:21parce qu'à Paris,
00:44:22on s'aperçoit qu'il y a
00:44:22de plus en plus
00:44:23de camps de migrants,
00:44:24des migrants qui se multiplient,
00:44:25des centaines de tentes,
00:44:26des milliers de personnes
00:44:27sont à la rue.
00:44:30Sous les ponts du métro,
00:44:31les tentes se multiplient
00:44:33dans le nord de Paris.
00:44:34Ici, à proximité
00:44:35de la station Jaurès
00:44:36dans le 19e arrondissement,
00:44:38la plupart de ces sans-abris
00:44:40sont issus de l'immigration.
00:44:41Selon les dernières estimations
00:44:42dont on dispose,
00:44:43il y a quelque chose
00:44:44comme 1 000 à 1 700 personnes
00:44:46qui vivent dans ces campements
00:44:47à Paris,
00:44:48dans un peu plus de 600 tentes.
00:44:50Et ce phénomène
00:44:51est très clairement
00:44:52lié à l'immigration.
00:44:53C'est-à-dire qu'il y a
00:44:53à la fois des étrangers
00:44:55en situation irrégulière,
00:44:56notamment des déboutés
00:44:57d'asile,
00:44:58des demandeurs d'asile
00:44:59en cours
00:45:00qui n'ont pas
00:45:01pour l'instant
00:45:01d'émergement,
00:45:03des étrangers à statut,
00:45:04soit avec un titre
00:45:05de séjour classique,
00:45:06soit un statut de réfugié.
00:45:08Des chiffres élevés
00:45:08parmi les plus hauts
00:45:09depuis 6 ans.
00:45:11Ces riverains ont bien constaté
00:45:12cette augmentation
00:45:13dans leur quartier.
00:45:14Effectivement,
00:45:15on voit un peu plus
00:45:16de sans-abris,
00:45:17surtout autour de Stalingrad,
00:45:18Jaurès.
00:45:19On sent que c'est quand même
00:45:20des populations
00:45:20qui sont étrangères.
00:45:22C'est plutôt des populations
00:45:23arrivées très récemment
00:45:26en France.
00:45:27Il y a énormément
00:45:27de migrants
00:45:28par rapport à avant.
00:45:29Sur toute l'avenue,
00:45:30vous pouvez voir
00:45:30jusqu'à Paris 10e.
00:45:31Aujourd'hui,
00:45:32environ 1700 personnes
00:45:33sont mises à l'abri
00:45:34par la ville de Paris
00:45:35dans des sites municipaux
00:45:36ou des gymnases.
00:45:38Mais l'hébergement d'urgence
00:45:39dans la capitale
00:45:39est saturé.
00:45:40Le dispositif national d'accueil
00:45:42a perdu 6500 places
00:45:44en 2025
00:45:45et 1500 suppressions
00:45:46supplémentaires
00:45:47sont prévues en 2026.
00:45:49Ce qui est terrible,
00:45:50c'est que cette semaine,
00:45:51on nous annonce
00:45:51l'un des hivers
00:45:52et l'un des Noëls
00:45:52les plus froids
00:45:53depuis 10 ou 15 ans,
00:45:55je crois.
00:45:56C'est terrible pour tout le monde
00:45:57et c'est vrai que peut-être
00:45:58si on avait des frontières,
00:45:59on n'en serait pas là,
00:46:00Mathias Leboeuf.
00:46:01Peut-être que s'il y avait
00:46:01des frontières en France,
00:46:03on ne laisserait pas rentrer
00:46:04ces centaines de personnes
00:46:05chez nous
00:46:06et qui se retrouveraient
00:46:06ensuite sous les ponts.
00:46:07Je ne sais pas
00:46:08si le rétablissement
00:46:10des frontières
00:46:10permettrait de solutionner
00:46:13la comment dire...
00:46:14Ils ne seraient pas là en tout cas.
00:46:15Ils ne seraient pas là.
00:46:16Vous savez,
00:46:16les frontières,
00:46:16on peut les franchir
00:46:17et se cadenasser,
00:46:19se barricader,
00:46:20pourquoi pas,
00:46:22mais j'y crois peu.
00:46:24Moi,
00:46:25ce que je vois surtout,
00:46:26c'est qu'il y a
00:46:26une absence totale
00:46:27de politiques structurelles
00:46:30coordonnées
00:46:31qui traitent ce problème-là.
00:46:34On a une politique
00:46:34d'hébergement d'urgence
00:46:35qui est complètement dépassée,
00:46:37mais on ne traite pas
00:46:39le problème structurellement.
00:46:41Après...
00:46:42Mais la solution,
00:46:43ce n'est pas juste
00:46:43d'avoir plus d'accueil.
00:46:45Ce n'est pas ça,
00:46:45la solution.
00:46:46La solution,
00:46:47c'est les empêcher de venir.
00:46:47Je ne parle même pas de...
00:46:49Ben oui.
00:46:50Le problème,
00:46:51à la base,
00:46:51c'est qu'ils arrivent en France
00:46:53et qu'ils sont
00:46:53de plus en plus nombreux
00:46:54à arriver.
00:46:55Très bien.
00:46:55Mais bien évidemment,
00:46:57on peut...
00:46:57Donc, c'est le point de départ.
00:46:58Le système est dépassé.
00:47:00On peut tarir le flux.
00:47:01Très bien.
00:47:02Mais on le tarit comment,
00:47:03alors ?
00:47:03On ferme les frontières ?
00:47:04Moi,
00:47:05je n'ai pas d'autre idée.
00:47:06Oui.
00:47:06Je ne suis pas politique,
00:47:07mais en tout cas,
00:47:08je ne vois pas d'autre idée.
00:47:08Mais le système d'accueil
00:47:09est complètement saturé.
00:47:11Le système d'accueil
00:47:11est complètement déstructuré.
00:47:15Il n'y a pas de politique globale.
00:47:16Et cette politique globale,
00:47:17indépendamment de fermer les frontières,
00:47:20permettrait que ces gens
00:47:21ne soient pas dans la rue déjà.
00:47:22C'est-à-dire que...
00:47:22Et avec tous les problèmes
00:47:23de sanitaire,
00:47:25de sécurité,
00:47:26le problème de riverains
00:47:27que ça peut poser.
00:47:29Donc déjà,
00:47:29réglons ce problème-là.
00:47:31Après,
00:47:31plus globalement,
00:47:32est-ce que fermer les frontières ?
00:47:33Vous pouvez fermer les frontières ?
00:47:34Non,
00:47:35on ne peut pas,
00:47:35il n'y en a pas.
00:47:36Oui,
00:47:36il n'y en a pas.
00:47:38On les a supprimées,
00:47:38les frontières.
00:47:39Il n'y a plus de frontières en France.
00:47:40Pas tant que ça,
00:47:41parce que si vous allez à Menton,
00:47:42par exemple,
00:47:42je peux vous dire
00:47:43qu'à Menton,
00:47:44il y a des contrôles très réguliers.
00:47:46Ah si,
00:47:47ça passe.
00:47:48Oui,
00:47:48ça passe.
00:47:49Est-ce que la solution,
00:47:50ça peut être à nouveau
00:47:51des frontières en France
00:47:52pour arrêter que ces gens-là rentrent ?
00:47:53Oui,
00:47:54le contrôle aux frontières,
00:47:55la remise en cause
00:47:56de l'Espagne Schengen
00:47:56et des lois Schengen.
00:47:57C'est-à-dire qu'en France,
00:47:58dès que vous entrez
00:47:59sur le sol européen légalement,
00:48:01vous circulez partout.
00:48:02Donc déjà,
00:48:02ça n'est pas normal.
00:48:03Les contrôles aux frontières,
00:48:04ça fonctionne.
00:48:05À la frontière mexicaine,
00:48:06l'administration...
00:48:07Oui,
00:48:07Trump,
00:48:08depuis des mois.
00:48:09Oui,
00:48:09mais il n'y a personne qui passe.
00:48:11On n'est pas du tout
00:48:11là le même...
00:48:12Rendez-vous compte
00:48:13que dans le 19e arrondissement,
00:48:14on parle des conditions sanitaires,
00:48:15mais parlons de l'insécurité.
00:48:17Non seulement les habitants,
00:48:19les salariés.
00:48:20Vous avez des entreprises
00:48:21qui sont obligées
00:48:21de quitter l'arrondissement
00:48:22pour aller s'installer ailleurs.
00:48:23Le ministère de la Justice,
00:48:25il y a une annexe.
00:48:26Il a recruté
00:48:27une société de sécurité privée
00:48:28pour protéger
00:48:30et sécuriser son annexe
00:48:32et ses propres salariés.
00:48:33Donc c'est un ministère français
00:48:34qui recrute une société privée
00:48:36pour se protéger
00:48:37au cœur de la capitale.
00:48:38C'est dément.
00:48:39Non,
00:48:39mais le système est tellement saturé
00:48:40que des grandes villes,
00:48:41puisque généralement,
00:48:42on retrouve beaucoup d'immigration
00:48:43dans les grandes villes,
00:48:43on le voit.
00:48:44Mais on le voit,
00:48:44nous,
00:48:45dans nos provinces,
00:48:46dans nos petits secteurs,
00:48:48évidemment,
00:48:48le gouvernement renvoie
00:48:50les émigrés
00:48:52dans les villages,
00:48:53etc.
00:48:54Et ça devient
00:48:54la chienlit totale.
00:48:56Il faut savoir quand même...
00:48:56Parce que les villes sont pleines.
00:48:59Et on les amène à l'État.
00:48:59C'est pour ça
00:49:00que la priorité,
00:49:02c'est de tarir.
00:49:03C'est d'arrêter
00:49:04les faire venir.
00:49:05Tu ne crois pas, Vincent ?
00:49:06Oui, mais apartement...
00:49:07Les mineurs isolés,
00:49:08c'est de la charge
00:49:09des départements.
00:49:11Moi, je le vois chez moi.
00:49:12Ça coûte un fric de folie.
00:49:13On n'arrive même plus à faire venir.
00:49:14D'accord,
00:49:15mais ça, c'est le constat.
00:49:15C'est le constat,
00:49:16mais Grégoire Perrault,
00:49:17est-ce qu'il faut refermer
00:49:18les frontières ?
00:49:19En fait, ça montre que...
00:49:20On va recréer, d'ailleurs,
00:49:21des frontières en France.
00:49:21Sur le point de vue,
00:49:22sur le plan européen,
00:49:23Frontex ne marche pas bien.
00:49:25Et c'est malheureux
00:49:26parce que l'initiative
00:49:27était intéressante,
00:49:28mais au final,
00:49:29ça ne marche pas
00:49:29parce qu'il n'y a sûrement
00:49:30pas assez de moyens
00:49:31ou la coopération
00:49:32entre les États
00:49:32est quand même difficile.
00:49:33Donc ça,
00:49:34c'est le premier échec.
00:49:35Mais je pense qu'on ne connaît
00:49:36pas bien les migrants.
00:49:37Moi, j'ai grandi à Dunkerque.
00:49:38Donc, je peux vous dire
00:49:39le camp de la Lisière
00:49:39à Grande-Synthe,
00:49:40le camp de migrants à Calais.
00:49:41J'y suis allé,
00:49:42j'ai distribué des repas.
00:49:43Je n'étais pas toujours
00:49:44en Bocostard, forcément.
00:49:46Donc, au final,
00:49:46j'y suis allé
00:49:47et j'ai rencontré des gens,
00:49:49majoritairement des hommes,
00:49:49mais aussi des enfants
00:49:50qui vivaient dans des conditions
00:49:51terribles,
00:49:52sanitaires terribles, etc.
00:49:54Ça ramène les bêtes,
00:49:55les riverains.
00:49:55Moi, je pense aux gens
00:49:56de Grande-Synthe
00:49:57que j'ai côtoyés
00:49:57qui me disaient
00:49:58mais nos baraques
00:49:59ne veulent plus rien,
00:50:00on ne peut plus rien vendre.
00:50:00Il n'y a plus personne
00:50:01qui veut habiter ici.
00:50:02C'est une catastrophe
00:50:02pour les riverains,
00:50:03c'est une catastrophe
00:50:04aussi pour les gens.
00:50:05Et quand je discutais
00:50:05avec les migrants
00:50:06en leur disant
00:50:07mais vous voulez faire quoi ?
00:50:08Mais nous,
00:50:09on veut aller en Angleterre.
00:50:10On n'a aucune vocation
00:50:11à rester en France,
00:50:12ça n'a aucun intérêt pour nous,
00:50:13on veut aller en Angleterre.
00:50:14Donc, ces gens,
00:50:15de toute façon,
00:50:15qui sont là
00:50:16dans des conditions catastrophiques,
00:50:17ne veulent pas être intégrés,
00:50:18ne veulent pas être assimilés
00:50:19ou que sais-je.
00:50:20Ils veulent partir
00:50:21pour l'Eldorado
00:50:22que constitue la Grande-Bretagne.
00:50:24Et tant qu'on ne redéfinira pas
00:50:25que ce soit les accords
00:50:26du Québec ou autres,
00:50:27tant qu'on ne redéfinira pas
00:50:29les accords
00:50:29avec la Grande-Bretagne,
00:50:30on y arrive.
00:50:31Je ne suis pas sûr
00:50:31qu'ils veuillent tous
00:50:32aller en Grande-Bretagne.
00:50:32Je ne pense pas
00:50:33que ceux qui sont dans le 19e,
00:50:34ils veuillent aller
00:50:35en Grande-Bretagne.
00:50:36Justement,
00:50:37c'est quand même un point
00:50:37très important
00:50:38que vous avez noté.
00:50:39Il y a beaucoup de ces migrants
00:50:40qui sont dans des camps
00:50:41qui ne veulent pas être
00:50:42pris en charge.
00:50:42C'est-à-dire que
00:50:43quand la police intervient
00:50:44pour évacuer,
00:50:45vous en avez une moitié,
00:50:46par exemple,
00:50:47qui va partir
00:50:47et qui va se disséminer
00:50:48dans Paris ou ailleurs
00:50:49parce qu'ils veulent
00:50:50rester dans Paris,
00:50:51ne pas être pris en charge
00:50:52du tout.
00:50:52Et ça,
00:50:53c'est une vraie problématique.
00:50:54Et vu qu'en plus,
00:50:55il n'y a aucune loi
00:50:55qui pénalise le fait
00:50:57d'être clandestin en France,
00:51:00les policiers ne peuvent
00:51:01absolument pas intervenir.
00:51:02Il n'y a pas le délit
00:51:03de séjour irrégulier
00:51:04qui a été supprimé
00:51:06sous le quinquennat
00:51:06de François Hollande,
00:51:07qui aurait pu être réintroduit
00:51:08dans la loi immigration
00:51:09mais qui n'est pas passé.
00:51:10Effectivement,
00:51:11ça, ça permettrait par exemple
00:51:12de lancer des procédures.
00:51:13Alors là,
00:51:13on parle d'un camp de migrants,
00:51:14donc c'est difficile de dire
00:51:15on va dans l'absolu
00:51:16lancer des procédures
00:51:17contre quelqu'un
00:51:18qui se maintient illégalement
00:51:19sur un territoire
00:51:20où il n'était pas censé rentrer.
00:51:21Qu'est-ce que vous voulez faire
00:51:21comme procédure ?
00:51:22Non, mais si on avait eu
00:51:23le délit de séjour irrégulier.
00:51:23Oui, par exemple,
00:51:24mais on fait quoi comme procédure ?
00:51:25On peut au moins prononcer
00:51:26l'expression
00:51:26et après on appelle Faros.
00:51:27Voilà, on l'équite F,
00:51:28on appelle un Faros
00:51:29si ça ne va pas.
00:51:30Vous avez compris,
00:51:30je voulais en vous dire.
00:51:32Ce délit,
00:51:33il a été supprimé sous Hollande
00:51:34pour se mettre en conformité
00:51:35avec le droit européen.
00:51:37Il faut le rappeler.
00:51:38Mais le problème,
00:51:38ce n'est pas seulement
00:51:39l'immigration illégale
00:51:40avec les frontières
00:51:40qui sont des passoires,
00:51:41c'est aussi l'immigration légale.
00:51:43Vous avez 580 millions
00:51:45de personnes dans le monde
00:51:46qui sont potentiellement éligibles
00:51:48au droit d'asile français.
00:51:50Donc là aussi,
00:51:51il faut revoir
00:51:51de fond en compte
00:51:52notre système
00:51:53qui est totalement dévoyé.
00:51:54Bon allez,
00:51:55on va faire une pause.
00:51:55Dans un instant,
00:51:56on va vous parler
00:51:56des agriculteurs.
00:51:57On va essayer de comprendre
00:51:57où on en est
00:51:58parce qu'on ne sait plus trop
00:51:59si le mouvement continue ou pas.
00:52:00Donc on va en parler
00:52:01avec un agriculteur
00:52:02qui sera avec nous,
00:52:03représentante de la coordination rurale.
00:52:05Et puis on parlera également
00:52:06de cette affaire d'antisémitisme
00:52:07qui s'est déroulée cet été.
00:52:09Ça s'est passé à l'aéroport
00:52:10de Roissy.
00:52:10C'est un enfant de 7 ans
00:52:12qui a été totalement humilié
00:52:13par un homme
00:52:14qui lui a arraché
00:52:14sa manette de jeu,
00:52:16qui l'a obligé à danser,
00:52:17qui l'a traité de cochon.
00:52:18Cet homme vient d'être identifié.
00:52:20On va également vous en parler
00:52:21dans un instant.
00:52:21Reste avec nous sur CNews
00:52:23en direct,
00:52:2311h31.
00:52:24A tout de suite.
00:52:3211h32 sur CNews.
00:52:33Merci d'être en direct
00:52:34avec nous dans un instant.
00:52:35On va faire le point
00:52:35sur les agriculteurs,
00:52:36le conflit des agriculteurs
00:52:37en somme nous
00:52:38parce qu'on ne comprend plus
00:52:39si le mouvement continue
00:52:40ou s'il est arrêté.
00:52:41Et puis ensuite,
00:52:41on vous parlera donc
00:52:42de cette agression antisémite
00:52:44qui a eu lieu cet été
00:52:45à l'aéroport de Roissy.
00:52:46La victime,
00:52:47c'est un enfant de 7 ans
00:52:48et la personne
00:52:49qui a agressé
00:52:50ce jeune homme
00:52:51a été identifiée.
00:52:52On fait le point
00:52:53dans un instant.
00:52:54Tout de suite,
00:52:54le CNews Info
00:52:55et c'est avec Augustin Denadieu.
00:52:59Le gouvernement devrait présenter
00:53:00un projet de loi
00:53:02d'urgence spéciale
00:53:04ce soir lors d'un conseil
00:53:05des ministres exceptionnels.
00:53:06L'objectif,
00:53:07sortir de l'impasse budgétaire
00:53:09après l'échec
00:53:09de l'examen du budget
00:53:10par l'Assemblée nationale.
00:53:12Le principe de cette loi spéciale
00:53:13est de garantir
00:53:14le fonctionnement minimum
00:53:15des services publics,
00:53:16de financer les services votés
00:53:18jusqu'à l'adoption du budget.
00:53:20En 2026,
00:53:21les investissements
00:53:22déjà lancés
00:53:22seront honorés
00:53:23et les prestations
00:53:25seront versées.
00:53:27Emmanuel Macron
00:53:27et Catherine Vautrin
00:53:29ont assisté ce matin
00:53:30à un exercice
00:53:30des militaires français
00:53:31à Abu Dhabi.
00:53:32Le président de la République
00:53:34et la ministre des Armées
00:53:35ont passé également
00:53:37les fêtes
00:53:37aux côtés des 900 militaires
00:53:39sur cette base
00:53:39dans les Émirats arabes unis.
00:53:41Ils ont pu partager
00:53:41un repas de Noël
00:53:43avec un menu
00:53:43concocté par le chef
00:53:45de l'Elysée.
00:53:46Un moment convivial
00:53:47juste après l'annonce
00:53:48de la construction
00:53:49d'un nouveau porte-avions
00:53:50plus grand,
00:53:50plus puissant
00:53:51et plus moderne
00:53:52à l'horizon 2038.
00:53:54Et à l'étranger,
00:53:55un général de l'état-major russe
00:53:57a été tué
00:53:57dans une explosion
00:53:58à Moscou ce matin.
00:53:59Selon les enquêteurs,
00:54:00un engin explosif
00:54:01déposé sous une voiture
00:54:02a été déclenché.
00:54:03Le comité d'enquête russe
00:54:04étudierait une piste ukrainienne.
00:54:06Une enquête pour meurtre
00:54:07et un trafic d'explosifs
00:54:10a été ouverte.
00:54:11Pas très festif
00:54:12pour une semaine de Noël,
00:54:13vos infos là.
00:54:14Essayer de faire mieux.
00:54:15Essayer de faire mieux
00:54:16à midi avec Sonia.
00:54:17Merci beaucoup Augustin,
00:54:18on vous retrouve tout à l'heure.
00:54:19Donc, on va parler
00:54:20de la colère des agriculteurs
00:54:21parce que c'est vrai
00:54:22qu'on se demande en fait
00:54:23où on en est dans cette colère
00:54:24des agriculteurs.
00:54:24Est-ce que c'est fini ?
00:54:25Est-ce que le gouvernement
00:54:26a réussi à désamorcer cette colère
00:54:28ou est-ce que ça continue ?
00:54:30Alors, on sait qu'il y a encore
00:54:31quelques points de blocage
00:54:32mais visiblement,
00:54:33ça semble en recul.
00:54:35On a la FNSEA
00:54:36qui a plutôt décidé
00:54:37de lever le pied
00:54:38pendant ces 15 jours de fête
00:54:39alors que la coordination rurale,
00:54:42elle serait plutôt pour agir,
00:54:43a priori.
00:54:44On est en direct
00:54:44avec Amélie Rebière
00:54:45qui est représentante
00:54:46au Parlement européen
00:54:47de la coordination rurale.
00:54:48Bonjour, merci beaucoup
00:54:48d'être en direct avec nous.
00:54:50Je voulais simplement
00:54:51faire un point avec vous.
00:54:52Ça continue ?
00:54:53Ça s'arrête ?
00:54:53On en est où ?
00:54:55Alors, évidemment que ça continue
00:54:56parce qu'on n'a rien obtenu.
00:54:59On parle un peu du Mercosur
00:55:00mais c'est par rapport
00:55:01surtout à la crise sanitaire
00:55:02et à l'abattage total
00:55:03des cheptels
00:55:04qu'il faut comprendre
00:55:04que ça continue.
00:55:05Que la FNSEA arrête les blocages,
00:55:08c'est des céréaliers
00:55:08qui vont skier
00:55:09et qui prennent des vacances.
00:55:10Donc, évidemment qu'ils ne veulent pas
00:55:12maintenir les barrages
00:55:13pendant les fêtes.
00:55:14Nous, je vous rappelle
00:55:15que quand on est éleveur,
00:55:16on est d'astreinte tous les jours.
00:55:17Moi, je vais passer Noël,
00:55:18je vais passer les fêtes
00:55:19avec mes bêtes
00:55:19et si on m'en bat mes bêtes,
00:55:21c'est toute une vie
00:55:22qui part à l'écarissage.
00:55:24Donc, je peux vous dire
00:55:25que bon nombre d'éleveurs
00:55:26sont encore mobilisés
00:55:27sur le terrain.
00:55:28On a été délogés
00:55:29par les forces de l'ordre,
00:55:30nous, vendredi dernier,
00:55:31au bout de quatre jours
00:55:32de barrage.
00:55:33C'est pour ça
00:55:34qu'il y a moins de barrage
00:55:35en France.
00:55:36Mais il ne faut pas oublier
00:55:37que la mobilisation
00:55:38reste totale
00:55:39parce qu'on n'a pas
00:55:39de garantie d'arrêt
00:55:40de cet abattage total
00:55:42par rapport à la dermatose.
00:55:43Mais c'est vrai
00:55:44qu'on se demande
00:55:45s'il n'y a pas une forme
00:55:46de manipulation
00:55:46également de la part
00:55:47du gouvernement.
00:55:48C'est-à-dire,
00:55:48tout ce que vous nous avez dit
00:55:49sur le fait que vous bossez
00:55:5024 heures sur 24,
00:55:51vous bossez 7 jours sur 7,
00:55:53le gouvernement le sait ça
00:55:54et le gouvernement sait bien
00:55:55que sur la longueur,
00:55:56vous ne pouvez pas tenir
00:55:57parce que vous avez besoin
00:55:58d'être dans vos fermes,
00:55:58vous avez besoin
00:55:59d'être dans vos exploitations,
00:56:00vous avez besoin d'être là.
00:56:01Est-ce que le gouvernement
00:56:02ne joue pas un peu avec ça
00:56:03en disant
00:56:03plus on fait traîner les choses,
00:56:06moins il pourra y avoir
00:56:07d'agriculteurs
00:56:07sur les barrages ?
00:56:09Peut-être qu'ils ont pensé
00:56:10ça au début,
00:56:11mais ils se sont vite rendus compte
00:56:12qu'en fait,
00:56:13on était en train
00:56:13de s'organiser
00:56:14pour faire des roulements.
00:56:16Ce qu'il faut comprendre,
00:56:17c'est qu'il y a
00:56:18beaucoup, beaucoup
00:56:19de barrages en France
00:56:20pour que justement
00:56:20les barrages
00:56:21ne soient pas trop loin
00:56:22des exploitations.
00:56:23Ce n'est pas comme
00:56:23si on faisait
00:56:24une grosse manifestation
00:56:24à Paris
00:56:25où là, effectivement,
00:56:26on ne pourrait pas tenir
00:56:27un siège plusieurs jours.
00:56:28Là, il y a des points
00:56:29de blocage
00:56:30qui sont proches
00:56:31des exploitations
00:56:32sur le territoire,
00:56:33ce qui fait qu'on arrive
00:56:34à se relayer.
00:56:35Et nous, par exemple,
00:56:36en Haute-Corrèze,
00:56:36on a tenu deux points
00:56:37de blocage
00:56:38pendant quatre jours
00:56:39d'affilée,
00:56:39ce qui était complètement inédit
00:56:40et dans d'autres départements
00:56:42également.
00:56:42Donc, s'il faut ressortir,
00:56:44on ressortira
00:56:44parce que c'est ce que je vous dis.
00:56:46On ne peut pas laisser
00:56:47ce massacre continuer
00:56:48alors qu'il n'y a
00:56:50aucune, aucune raison
00:56:51scientifique
00:56:52de continuer là-dedans.
00:56:53Mais cette trêve
00:56:54des fêtes,
00:56:55cette trêve de Noël,
00:56:56cette trêve du Nouvel An,
00:56:57il va se passer des choses
00:56:58dans les négociations
00:56:59avec le gouvernement
00:56:59pendant cette trêve
00:57:00ou alors c'est vraiment
00:57:01une parenthèse
00:57:02et rien ne va bouger ?
00:57:03Rien du tout.
00:57:04On nous balade
00:57:05comme d'habitude.
00:57:06Alors, Mme Genevard
00:57:07veut aller manger sa dinde
00:57:08et son foie gras
00:57:08que nous, on aura fait
00:57:09en bossant 7 jours sur 7
00:57:11tous les jours de l'année
00:57:12parce qu'il ne faut pas oublier
00:57:13que ce que vous aurez
00:57:14sur votre table à Noël,
00:57:15ce sera grâce
00:57:15aux agriculteurs quand même.
00:57:17Donc, les ministres,
00:57:19les autres élus
00:57:22et les dirigeants
00:57:23du gouvernement
00:57:24vont vouloir partir en vacances,
00:57:25fêter Noël tranquillement
00:57:26en fermant bien les yeux
00:57:28et en détournant le regard
00:57:29surtout de ce qu'ils vont avoir
00:57:29sur la table.
00:57:31Et en attendant,
00:57:31nous, on est en train
00:57:32de crever à petit feu
00:57:33et on est en train
00:57:33de nous massacrer
00:57:34notre outil de travail.
00:57:36Mais vous avez l'air
00:57:37un peu dépité, Amélie.
00:57:39Je me trompe
00:57:39ou c'est quand même
00:57:41un peu le sentiment
00:57:42de votre côté ?
00:57:44Alors, je ne suis pas dépité,
00:57:45je suis très en colère.
00:57:46Je suis à l'image
00:57:48de tous les éleveurs,
00:57:50en fait,
00:57:50de tous les éleveurs de France
00:57:51parce qu'il n'y a pas
00:57:52un éleveur
00:57:53qui peut supporter
00:57:54cette situation.
00:57:55Et c'est pour ça
00:57:56que, en fait,
00:57:57le gouvernement
00:57:59a essayé de jouer la montre
00:58:01mais ça ne fonctionne pas
00:58:02parce qu'il y a un consensus.
00:58:03Vous parliez de la FNSEA
00:58:04tout à l'heure.
00:58:06Même la base
00:58:06ne comprend pas
00:58:07les décisions
00:58:08des hauts dirigeants
00:58:09de la FNSEA
00:58:10parce qu'il y a un consensus
00:58:11entre tous les syndicats
00:58:13et les non-syndiqués.
00:58:14C'est-à-dire que
00:58:15que ce soit
00:58:15la coordination rurale,
00:58:17le MoDef,
00:58:17la confédération paysanne,
00:58:18la FDSEA et les GR,
00:58:19nous retrouvons tous,
00:58:20tous sur les blocages
00:58:22avec des non-syndiqués,
00:58:23avec la population
00:58:24qui nous soutient
00:58:25parce qu'on ne comprend pas
00:58:27qu'on s'en prenne à nous
00:58:28et à la famille des éleveurs
00:58:29parce que c'est une grande famille,
00:58:31c'est des agriculteurs
00:58:33mais c'est aussi des enfants
00:58:34qui bossent avec nous
00:58:36sur les fermes.
00:58:37Moi, mes enfants,
00:58:37ils sont à l'étape
00:58:38tous les soirs avec moi.
00:58:39Si on n'a pas notre cheptel,
00:58:41ça sera un crève-cœur
00:58:42aussi pour toute la famille.
00:58:45Merci beaucoup Amélie Robillard.
00:58:46Merci.
00:58:46On va continuer à vous suivre,
00:58:47bien évidemment,
00:58:48à suivre ce mouvement
00:58:49le plus possible
00:58:50et voir comment les choses évoluent
00:58:52en espérant que vous puissiez
00:58:54avoir ce que vous souhaitez,
00:58:55bien évidemment,
00:58:55et qu'il n'y ait pas
00:58:56cette fameuse manipulation
00:58:57qui fait que le gouvernement
00:58:58espère sans doute
00:58:59que les choses traînent
00:58:59et que vous vous fatiguiez,
00:59:01que vous soyez usés par tout ça.
00:59:03Merci beaucoup Amélie
00:59:03d'avoir été en direct avec tout.
00:59:05Thomas Bonnet,
00:59:05c'est vrai que c'est ça le risque,
00:59:06c'est que le gouvernement
00:59:07joue la montre.
00:59:08Oui, en reportant en un mois
00:59:09la ratification du Mercosur,
00:59:11on a compris que c'était
00:59:12un peu l'idée quand même.
00:59:13Alors, peut-être qu'on aura
00:59:14de bonnes surprises
00:59:14et que le traité sera très différent
00:59:16de ce qui nous était proposé jusque-là.
00:59:18Je n'y crois pas honnêtement.
00:59:18Je pense simplement
00:59:19que c'est en effet,
00:59:20l'idée c'est de compter
00:59:21sur les soufflements
00:59:23parce qu'on comprend bien
00:59:23que les agriculteurs
00:59:24ne peuvent pas rester un mois dehors
00:59:26même s'ils se relaient,
00:59:27il viendra un moment
00:59:27où ça deviendra trop compliqué.
00:59:29Et puis, ils sont aussi parents,
00:59:31j'imagine qu'ils ont de la famille,
00:59:32c'est les fêtes de Noël,
00:59:32ils vont aussi passer les fêtes
00:59:34sans doute en famille
00:59:35même s'ils ont un combat à mener.
00:59:36Moi, je suis très touché
00:59:37par ce combat
00:59:38parce qu'on constate
00:59:39que ce n'est pas simplement
00:59:40la question du Mercosur,
00:59:41ce n'est pas simplement
00:59:42la question de la crise sanitaire.
00:59:43C'est bien plus profond que ça,
00:59:44c'est un modèle en fait
00:59:45qui est sans doute
00:59:46remis en question aujourd'hui
00:59:47par les institutions européennes,
00:59:48par le gouvernement.
00:59:49Ils n'ont pas envie de crever,
00:59:50ils n'ont pas envie de mourir,
00:59:51ils ont envie de continuer
00:59:51à élever leurs bêtes
00:59:52comme le faisaient leurs anciens
00:59:54et pouvoir transmettre ça
00:59:55à de nouvelles générations.
00:59:56Ce n'est pas le modèle
00:59:57qu'on leur propose
00:59:57et moi, je trouve ça assez terrifiant
00:59:59parce que c'est finalement
01:00:00la fin de quelque chose
01:00:01qu'on nous propose
01:00:02et eux, ils ont envie de se battre
01:00:03et je pense que c'est important
01:00:04de les soutenir.
01:00:05Et Grégoire Perrault,
01:00:06il y a quand même
01:00:06les Français qui sont avec
01:00:08les agriculteurs,
01:00:08on le sent globalement,
01:00:10y compris ceux qui sont
01:00:10dans les embouteillages
01:00:11qu'on voit être interrogés,
01:00:13etc.
01:00:13Ils disent, bon,
01:00:14ce n'est pas grave,
01:00:15ce n'est pas grave
01:00:15parce qu'on aime les agriculteurs
01:00:16et c'est vrai que c'est
01:00:17le grenier de la France.
01:00:19Bien sûr, moi, je suis du Nord
01:00:20et dans le Nord,
01:00:20la mobilisation est encore importante
01:00:22et bien sûr que,
01:00:23même à titre personnel,
01:00:24j'ai envie de soutenir
01:00:25les agriculteurs.
01:00:26Je parle aussi beaucoup
01:00:27avec les forces de l'ordre.
01:00:28Il n'y a aucun représentant
01:00:29des forces de l'ordre
01:00:30qui est content
01:00:30d'aller déloger des agriculteurs,
01:00:33de lever les blocus,
01:00:34etc.
01:00:35On devrait être tous ensemble
01:00:37pour défendre
01:00:39l'agriculture française.
01:00:40Malheureusement,
01:00:41je pense qu'il y a
01:00:42une certaine forme de cynisme
01:00:43aussi de certains membres,
01:00:44pas tous,
01:00:45mais certains membres
01:00:45du gouvernement
01:00:46qui jouent la montre.
01:00:49On a quand même
01:00:50une situation
01:00:50de notre agriculture
01:00:51qui est catastrophique
01:00:52dans le sens où,
01:00:53par exemple,
01:00:53les agriculteurs bovins
01:00:54font partie des plus pauvres
01:00:56agriculteurs de France
01:00:57il y a une situation
01:00:58qui est catastrophique
01:00:58aussi au niveau
01:00:59des suicides des agriculteurs.
01:01:00On a un ras-le-bol
01:01:01et je pense que cette manifestation
01:01:03c'est l'expression aussi
01:01:04de ce ras-le-bol
01:01:04parce qu'on leur tape dessus
01:01:06depuis des années et des années
01:01:07et je pense aussi
01:01:08aux indemnisations
01:01:09parce que quand on vient
01:01:11et qu'on tue vos bêtes,
01:01:12oui mais après,
01:01:13comment on fait pour manger,
01:01:13comment on fait pour vivre
01:01:14et faire vivre sa famille ?
01:01:15Donc j'espère qu'il y ait prévu
01:01:17une indemnisation spéciale
01:01:18qui se débloque très vite
01:01:19pour les agriculteurs
01:01:20mais je n'en ai pas entendu parler.
01:01:21En tout cas,
01:01:22on va continuer à suivre ça
01:01:23bien évidemment,
01:01:23à suivre ce mouvement
01:01:24et à suivre cette mobilisation.
01:01:26Autre sujet dans l'actualité aujourd'hui,
01:01:27je voulais qu'on s'arrête
01:01:28sur cet acte antisémite insupportable
01:01:30qui a été révélé ce week-end
01:01:31mais qui s'est produit
01:01:32à l'aéroport de Roissy
01:01:33au mois de juin dernier.
01:01:35Nous sommes au terminal 2B,
01:01:37un enfant de 7 ans
01:01:38est en train de jouer
01:01:38à la console de jeu
01:01:39avec une kippa
01:01:40et vous allez voir,
01:01:41il va être humilié
01:01:42par un homme
01:01:42qui lui prend des mains
01:01:43sa manette de jeu
01:01:44qui lui ordonne
01:01:45de libérer la Palestine.
01:01:47Enfin, c'est dans la série...
01:01:48Bref.
01:01:49Faute de quoi,
01:01:51il lui arrachera sa kippa,
01:01:52c'est ce qu'il dit,
01:01:52mais ce n'est pas tout.
01:01:53Il va le traiter
01:01:53à plusieurs reprises de cochon
01:01:55et il va même l'obliger
01:01:55à danser devant la caméra.
01:01:59Humiliation totale
01:02:00et si on vous en parle,
01:02:00c'est parce que l'homme
01:02:01a été identifié justement
01:02:03avec ses différentes vidéos
01:02:04qui ont circulé.
01:02:05Alors, regardez tout d'abord
01:02:06ce qu'il s'est passé.
01:02:09Ayo, bro.
01:02:10Are you gonna free Palestine, bro?
01:02:13Bro, bro, bro, bro, bro,
01:02:14let me have a go.
01:02:15You gonna free Palestine?
01:02:17Bro, if you don't free them,
01:02:18I'll snatch your hat, bro.
01:02:20Bro, give me that, bro.
01:02:21Give me that.
01:02:22It's my time, bro.
01:02:23Bro, cut, cut, cut.
01:02:25Dance, dance, kashou.
01:02:26Dance.
01:02:27Dance, dance, dance.
01:02:29Dance, kashou, dance, dance,
01:02:30dance, dance, dance, dance.
01:02:31Dance, dance, kashou.
01:02:33Kashou, kashou, kashou, kashou, dance.
01:02:34Dance, kashou.
01:02:36Voilà, c'est absolument insupportable
01:02:40de voir qu'on s'en prend comme ça
01:02:43à un enfant de 7 ans à Maury-Brelay.
01:02:45C'est vrai que l'homme a été identifié.
01:02:47C'est un Britannique
01:02:47qui habite dans l'ouest de Londres.
01:02:51Mais enfin, qu'est-ce qui peut se passer
01:02:52dans la tête de ces gens
01:02:53pour aller s'attaquer à un gamin ?
01:02:54Je précise parce qu'on s'est beaucoup
01:02:55posé des questions sur la famille de ce gamin.
01:02:58En fait, le papa est allé faire quelques courses
01:03:00laissant ses gamins jouer.
01:03:01Et quand il est revenu,
01:03:02il s'est aperçu que c'était en train de se passer.
01:03:03Il est intervenu immédiatement, bien évidemment.
01:03:05Mais enfin, il faut être taré.
01:03:07La dernière fois qu'on s'en prenait comme ça
01:03:09à des enfants juifs
01:03:10avec une telle violence,
01:03:12c'était il y a 80 ans en France.
01:03:14C'est absolument insupportable
01:03:15de voir ces images.
01:03:16Voir un enfant comme ça
01:03:17filmé, humilié,
01:03:20livré à la vindicte des réseaux sociaux
01:03:21par un type,
01:03:22par un antisémite carabiné.
01:03:25C'est une honte.
01:03:26Et ce qui ajoute au scandale
01:03:27de cette vague d'antisémitisme
01:03:28que subissent nos compatriotes juifs
01:03:30depuis le 7 octobre notamment,
01:03:32c'est finalement l'indifférence générale
01:03:34et l'impunité.
01:03:35Combien des antisémites en France
01:03:37qui sont passés à l'acte,
01:03:38qui ont insulté, menacé, agressé,
01:03:40ont véritablement fini en prison ?
01:03:42Que fait le gouvernement ?
01:03:43Que fait Emmanuel Macron ?
01:03:44Qui nous répète à longueur de journée
01:03:46que la lutte contre l'antisémitisme
01:03:47est une cause nationale.
01:03:49Le même Emmanuel Macron
01:03:50qui a refusé d'aller manifester
01:03:51contre l'antisémitisme.
01:03:52Il a préféré à l'époque suivre les conseils
01:03:55de son conseiller officieux
01:03:57Yacine Bellatar,
01:03:58islamo-gauchiste,
01:03:59qui a animé le gala du CCIF,
01:04:01une officine islamiste
01:04:02qui a été dissoute
01:04:02par le propre gouvernement
01:04:04d'Emmanuel Macron,
01:04:05au lieu de suivre les conseils
01:04:06de Serge Klarsfeld,
01:04:08qui est un militant humaniste
01:04:09de la lutte contre l'antisémitisme
01:04:11français, mondial,
01:04:12qui est un chasseur de nazis.
01:04:14C'est hallucinant.
01:04:14On a un ministre de l'enseignement supérieur
01:04:16qui a enterré une enquête
01:04:17il y a quelques semaines
01:04:18sur l'antisémitisme à l'université.
01:04:20On a un ministre des Affaires étrangères
01:04:21qui a fait venir
01:04:22ces derniers mois
01:04:23sur le sol français
01:04:24des centaines de Palestiniens
01:04:25de Gaza
01:04:26sans criblage
01:04:27dont il s'est avéré
01:04:29a posteriori
01:04:29que plusieurs d'entre eux
01:04:30étaient des antisémites
01:04:31adorateurs d'Adolf Hitler.
01:04:33C'est hallucinant.
01:04:34Vous avez raison,
01:04:35c'est de dire que c'est grave
01:04:36ce qui s'est passé.
01:04:36C'est grave de s'en prendre
01:04:37un enfant de 7 ans
01:04:38parce que je précise
01:04:39que bien évidemment
01:04:40vous voyez l'image floutée
01:04:41et c'est nous
01:04:42qui l'avons floutée
01:04:43mais elle a été diffusée
01:04:44sans floutage
01:04:45par cet homme
01:04:46parce qu'en plus
01:04:46c'est lui,
01:04:47cet abruti
01:04:48qui met ça
01:04:49sur les réseaux sociaux,
01:04:50sur son compte Instagram.
01:04:52Je suis allé voir
01:04:52son compte Instagram.
01:04:53Il y a l'image
01:04:53qui est sur son compte Instagram
01:04:54et sans floutage
01:04:56et qui laisse ça.
01:04:57Et qui le traite
01:04:58de cochon.
01:04:58Cochon,
01:04:59c'est l'une des antisémites
01:05:00les plus vieilles qui existent.
01:05:01Elle existe depuis le Moyen-Âge
01:05:02qui a été reprise,
01:05:03véhiculée par les nazis
01:05:04jusqu'à aujourd'hui.
01:05:05C'est scandaleux.
01:05:06Thomas Bonnet,
01:05:07c'est à vomir
01:05:07une image comme ça
01:05:08bien évidemment
01:05:09et puis on imagine
01:05:10ce gamin.
01:05:12Qu'est-ce qui se passe
01:05:12dans la tête de ce gamin ?
01:05:13J'espère qu'il ne s'est pas
01:05:14rendu compte de tout,
01:05:14qu'il n'a pas percuté
01:05:15sur tout
01:05:17parce que voilà,
01:05:18j'espère,
01:05:18j'espère,
01:05:19mais rien que le fait
01:05:20d'avoir diffusé son image,
01:05:21rien que ça,
01:05:21c'est odieux
01:05:22de l'avoir diffusé
01:05:23non flouté,
01:05:24de l'avoir montré
01:05:24pour se vanter
01:05:25par rapport à ses amis,
01:05:27par rapport à ses potes
01:05:27de ce qu'il avait fait
01:05:28cet abruti.
01:05:29Moi j'en veux beaucoup
01:05:30à ceux qui ont préparé
01:05:32le terrain
01:05:33à cet acte-là.
01:05:34C'est-à-dire que vous avez
01:05:35des discours
01:05:36politiques,
01:05:37médiatiques.
01:05:38Alors là,
01:05:38c'est un britannique
01:05:39mais ce qui se passe
01:05:40au Royaume-Uni,
01:05:40on le sait,
01:05:41parfois est assez proche
01:05:42de ce qui peut se passer
01:05:43dans notre gauche à nous.
01:05:44Là-bas,
01:05:44ils ont Jérémy Corbyn
01:05:45qui était un élu de gauche
01:05:46qui était notoirement antisémite.
01:05:48Nous,
01:05:48on a d'autres visages
01:05:50mais c'est le même mal
01:05:51qui frappe nos deux pays,
01:05:52qui frappe l'Europe
01:05:53généralement.
01:05:54Donc j'en veux beaucoup
01:05:54d'abord à ses responsables politiques
01:05:55et ensuite,
01:05:57je me demande
01:05:57comment ça se fait
01:05:58qu'il n'y ait pas un sursaut
01:05:59par rapport à ces images-là.
01:06:01Ces images-là,
01:06:01je ne les ai pas vues
01:06:02ailleurs diffusées.
01:06:04Je n'ai pas l'impression
01:06:04que ça crée un élan.
01:06:05Alors tout le monde,
01:06:06quand il les voit,
01:06:06évidemment,
01:06:06j'imagine,
01:06:07on ressent de la solidarité.
01:06:09Vous dites tout le monde ?
01:06:09J'espère tout le monde.
01:06:10J'espère vraiment.
01:06:11J'espère tout le monde
01:06:11mais je ne suis pas sûr
01:06:12hélas que ce soit tout le monde.
01:06:12Et même ça devrait
01:06:13tous nous mobiliser.
01:06:15C'est une cause
01:06:15qui devrait tous nous mobiliser
01:06:16et je constate
01:06:17qu'il y a des absents.
01:06:18Il y a des absents
01:06:18à la marche contre l'antisémitisme.
01:06:20Il y a des absents
01:06:20dans ce combat.
01:06:21On ne peut pas compter
01:06:21sur tout le monde.
01:06:22Quand il s'agit simplement
01:06:23de se tenir
01:06:24contre l'antisémitisme,
01:06:25il y a des voix qui manquent.
01:06:26Mathias ?
01:06:27Oui,
01:06:27je trouve ça atroce.
01:06:30Effectivement,
01:06:30on se demande
01:06:30ce qui se passe
01:06:31dans la tête de ce type
01:06:32qui est manifestement...
01:06:35Il faut être vraiment dérangé
01:06:37pour faire ça.
01:06:38C'est à humilier
01:06:39un enfant de 7 ans.
01:06:40Il faut vraiment...
01:06:41Mais quel courage !
01:06:42Quel courage
01:06:42nous en prend
01:06:43d'un enfant de 7 ans en plus ?
01:06:44Quel courage !
01:06:45Il ne faut vraiment
01:06:45avoir aucune humanité.
01:06:47Et je suis assez d'accord
01:06:48avec ce que dit Thomas.
01:06:49C'est-à-dire que
01:06:50sur ce volet
01:06:51de l'antisémitisme,
01:06:53tout ce qui peut nourrir...
01:06:54Il y a un continuum
01:06:54de l'antisémitisme.
01:06:56Il n'y a pas
01:06:56de petits actes.
01:06:58La moindre insulte,
01:07:00le moindre geste
01:07:02qui va dans ce sens-là
01:07:04peut nourrir
01:07:05les actes les plus graves
01:07:06qui peuvent être
01:07:07perpétrés par des types
01:07:08qui sont complètement dérangés
01:07:10et qui n'ont
01:07:10aucune humanité.
01:07:12Et je veux juste redire
01:07:12que ça,
01:07:13ce n'est pas un petit acte.
01:07:14Ce n'est pas ce que vous avez dit.
01:07:15Mais je veux insister là-dessus.
01:07:17Sans prendre un enfant de 7 ans
01:07:19et l'humilier comme ça,
01:07:20ce n'est pas un petit acte.
01:07:21Ce n'est pas un petit acte.
01:07:22C'est très grave.
01:07:22Le traité de cochon,
01:07:24c'est extrêmement grave.
01:07:25Alors,
01:07:26autre affaire d'antisémitisme
01:07:27au Crous de Pessac.
01:07:28Cette fois,
01:07:28c'est des messages antisémites
01:07:29qui ont été publiés
01:07:30sur le groupe WhatsApp
01:07:31d'une résidence universitaire
01:07:32à Pessac
01:07:33et qui ont conduit
01:07:34à l'exclusion
01:07:34de deux étudiants.
01:07:35Regardez.
01:07:37C'est via une conversation
01:07:38WhatsApp entre étudiants
01:07:40d'une cité universitaire
01:07:41du Crous à Pessac
01:07:42que deux d'entre eux
01:07:43ont diffusé
01:07:44des messages
01:07:45à caractère antisémite.
01:07:47Des propos
01:07:47envoyés début novembre
01:07:49et très explicites
01:07:50selon cette étudiante.
01:07:51On a appris
01:07:52que ces étudiants-là
01:07:53s'étaient permis
01:07:54de tenir des propos
01:07:55à caractère
01:07:56très antisémite
01:07:57comme,
01:07:58pour citer leurs propos,
01:08:00j'espère devenir président,
01:08:02je ferai le double
01:08:02du génocide
01:08:03de 39-45
01:08:04ou encore,
01:08:06il n'y aura plus de juifs,
01:08:07je vais tous les culbuter,
01:08:09je vais exterminer
01:08:10tous les juifs
01:08:10et j'ai la motivation
01:08:11et la haine
01:08:12avant de déclarer
01:08:13avoir l'intention
01:08:14d'acheter le livre
01:08:16Mein Kampf
01:08:17d'Adolf Hitler.
01:08:18Face à la gravité
01:08:19des faits,
01:08:20l'université de Bordeaux
01:08:21s'est exprimée
01:08:22via un communiqué.
01:08:23Le président
01:08:23de l'université de Bordeaux
01:08:25a d'ores et déjà
01:08:26décidé d'engager
01:08:27une procédure
01:08:27contre ses étudiants
01:08:28devant la section
01:08:29disciplinaire compétente
01:08:31à l'égard des usagers.
01:08:33Il appartiendra
01:08:33à cette instance
01:08:34d'examiner ce dossier
01:08:35et de statuer.
01:08:37Deux étudiants
01:08:37ont clairement été identifiés
01:08:39comme étant
01:08:39les auteurs des messages
01:08:41et exclus
01:08:41de la résidence universitaire.
01:08:43La direction
01:08:44de l'université
01:08:45a également annoncé
01:08:46avoir signalé
01:08:47ses propos
01:08:47au procureur
01:08:48de la République.
01:08:49Le parquet de Bordeaux
01:08:50quant à lui
01:08:51a ouvert une enquête
01:08:52pour menace de mort
01:08:53et provocation
01:08:54à la discrimination.
01:08:57Ce qui est bien
01:08:57là au moins
01:08:58c'est qu'il y a une réaction
01:08:59Grégoire Perrault
01:08:59c'est-à-dire que
01:09:00c'est allé quand même
01:09:01assez vite
01:09:02à partir du moment
01:09:02où on s'est aperçu
01:09:03qu'il y avait ces messages
01:09:04généralement dans les universités
01:09:05ça traîne
01:09:06ça grand chose
01:09:06là il faut reconnaître
01:09:07que c'est allé assez vite
01:09:09mais c'est pareil
01:09:10le contenu des messages
01:09:11et puis dire
01:09:11je vais aller acheter
01:09:12Mein Kampf
01:09:12En fait
01:09:14il n'y a que la bêtise
01:09:16humaine
01:09:16qui nous donne
01:09:17une idée
01:09:17de ce qu'est l'infini
01:09:18et là
01:09:19franchement
01:09:20c'est débile
01:09:22pardon
01:09:23je suis un peu vulgaire
01:09:24mais c'est complètement débile
01:09:25c'est déconnecté
01:09:26de la réalité
01:09:27ce sont des propos
01:09:28en plus
01:09:28les gens pensent
01:09:29que parce qu'ils postent
01:09:30sur des messageries cryptées
01:09:31en fait
01:09:32il y a toute impunité
01:09:33il n'y a pas de problème
01:09:34moi je suis très content
01:09:35que l'université
01:09:36réagit très vite
01:09:37je pense qu'il faut
01:09:37sanctionner très durement
01:09:39ce qui a été fait
01:09:40on ne peut pas tenir
01:09:41si on est entre guillemets
01:09:42sain d'esprit
01:09:42on ne peut pas tenir
01:09:43ce type de propos
01:09:44donc moi je pense
01:09:45que ces personnes là
01:09:46doivent comprendre
01:09:47ce qu'elles ont fait
01:09:48la gravité des actes
01:09:49et qu'elles doivent être
01:09:50très lourdement sanctionnées
01:09:51il faut rappeler une chose
01:09:53c'est que l'antisémitisme
01:09:54ce n'est pas une opinion
01:09:55on a l'impression
01:09:57qu'aujourd'hui
01:09:57être antisémite
01:09:59c'est devenu quasiment
01:09:59une opinion
01:10:00c'est un délit
01:10:01c'est un délit
01:10:02qui peut amener
01:10:03à des crimes
01:10:03rappeler que l'antisémitisme
01:10:05n'est pas une opinion
01:10:06c'est fondamental
01:10:07et on ne doit avoir
01:10:07aucune tolérance avec ça
01:10:08bon merci à tous
01:10:09en tout cas
01:10:10il y avait pas mal
01:10:10de sujets lourds
01:10:11en cette période
01:10:12de fête
01:10:12mais c'était important
01:10:13d'en parler
01:10:14on sera là demain
01:10:15encore
01:10:15on sera là mercredi
01:10:16également
01:10:17donc merci pour votre féminité
01:10:18Sonia Mabroux
01:10:19dans un instant
01:10:19on se retrouve demain
01:10:20en direct à 10h35
01:10:21à demain
01:10:21et d'ici là
01:10:21suivez plus
01:10:22à l'heure
01:10:22et d'ici là
01:10:24on se retrouve demain
01:10:24et d'ici là
01:10:25on se retrouve demain
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