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Jean-Marc Morandini et ses chroniqueurs décryptent l'actualité des médias dans #MorandiniLive

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00:00:00Mardi 23 décembre 2025, Morandini Live, numéro 1776 sur CNews, première chaîne d'info de France.
00:00:08Bonjour et bienvenue en direct à la Une, cette information de dernière minute.
00:00:13L'influenceur algérien sous OQTF, Madi Bé, qui avait insulté les policiers dans une vidéo
00:00:18et dont on vous parlait hier, a été interpellé et placé en garde à vue.
00:00:22On s'étonnait hier dans Morandini Live du profil de cet individu qui narguait à la fois les policiers,
00:00:27la justice et tous les Français, tout en étant sous OQTF.
00:00:31Et bien après cette vidéo que vous revoyez, le ministre de l'Intérieur avait fait un signalement sur la plateforme Pharos
00:00:38et on vient donc d'apprendre qu'il a été interpellé.
00:00:41On va y revenir dès le début de Morandini Live.
00:00:44Autre question ce matin, faut-il destituer le maire de Dordogne qui avait affirmé que la France était, je cite,
00:00:49trop youpine pour boycotter le concours Eurovision de la chanson en raison de la présence d'Israël.
00:00:55Des propos qui lui ont vahus l'exclusion du Parti Socialiste.
00:00:59Mais le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunes, envisage de prendre des sanctions
00:01:02qui peuvent aller jusqu'à la suspension, voire la révocation.
00:01:07Écoutez l'avis des habitants sur place, c'était ce matin chez nos confrères de RMC.
00:01:12C'est étonnant, venant de sa part, de dire qu'il ne doit plus être maire, moi je ne pense pas ça.
00:01:16Vous trouvez que c'est normal, c'est bien, que c'est super ?
00:01:19Au moins non.
00:01:20Et c'est navrant, au moins qu'il soit révoqué, c'est tout.
00:01:22Il faut assumer ses actes.
00:01:23Le nombre de régularisations a baissé de 42% au cours des 9 premiers mois de l'année en France.
00:01:30Un chiffre spectaculaire.
00:01:32Grâce au précédent ministre de l'Intérieur, Bruno Rotaillot,
00:01:35entre janvier et septembre, un peu plus de 11 000 titres de séjour ont été délivrés
00:01:40à des étrangers, contre plus de 19 000 sur la même période en 2024.
00:01:45Bruno Rotaillot, vous vous en souvenez peut-être, avait demandé en janvier au préfet
00:01:48de serrer la vie sur ses régularisations d'étrangers en situation irrégulière.
00:01:53Il demandait une régularisation pour des titres de séjour pour cause d'emplois ou de motifs familiaux.
00:02:00Un policier a tiré à deux reprises et blessé un homme qui le menaçait avec un couteau.
00:02:04Ça s'est passé hier matin dans une avenue du centre-ville de Grenoble.
00:02:07âgé de 34 ans, l'agresseur a été hospitalisé et son pronostic vital n'est pas engagé.
00:02:12Que sait-on de cette affaire ? Le rappel des faits.
00:02:19Alors, on a un petit problème, visiblement, on n'a pas le sujet, donc on va y revenir dans un instant.
00:02:26On va y revenir dans un instant, puisqu'on a un petit problème sur ce sujet.
00:02:30Il y a d'un côté un vrai succès de la part des forces de l'ordre,
00:02:33mais de l'autre de vraies questions qui interrogent.
00:02:35La bonne nouvelle, c'est ce réseau de trafic de drogue qui a été démantelé à Nice,
00:02:38un réseau qualifié de structuré et actif.
00:02:41Mais la question, c'est en découvrant que ce réseau était dirigé par un prisonnier.
00:02:45Il pilotait tout ça depuis sa cellule, qui visiblement était devenu un véritable bureau.
00:02:50Il s'agit d'un détenu de 39 ans, incarcéré au centre pénitentiaire du Ponté, près d'Avignon, dans le Vaucluse.
00:02:56Des liasses de billets et des sacs de drogue, dans les locaux de la police judiciaire de Nice,
00:03:02les enquêteurs ont frappé fort contre un trafic de stupéfiants piloté depuis une cellule de prison du Ponté, près d'Avignon.
00:03:11Le commanditaire et l'organisateur de ce trafic le faisaient depuis sa maison d'arrêt.
00:03:15Il avait pour céder un réseau de malfaiteurs, de narcotrafiquants des Alpes-Maritimes.
00:03:21Tout commence le 26 mars dernier sur le port de Marseille,
00:03:25avec l'interception d'un convoi en partance pour la Tunisie.
00:03:29L'enquête révèle un réseau structuré, actif, entre le sud de la France et l'étranger.
00:03:36Les saisies sont exceptionnelles.
00:03:38Plus de 500 kg de résine de cannabis, 251 kg d'ecstasy et plus de 921 000 euros en liquide, reversés aux caisses de l'État.
00:03:48L'ensemble des saisies d'argent qui sont faites par les services de police et de gendarmerie
00:03:52intègrent, via la caisse des dépôts de consignation, le budget de l'État.
00:03:55À la tête de ce réseau, un homme de 39 ans incarcéré qui continuait de diriger le trafic depuis sa cellule.
00:04:03Les syndicats de police réclament plus de moyens pour effectuer des fouilles lors des parloirs.
00:04:09L'Unité réclame un arsenal légal qui permette d'effectuer de réelles fouilles avant l'entrée des visiteurs dans la prison.
00:04:18Le 15 décembre, 9 personnes sont interpellées lors d'une opération d'envergure.
00:04:24Plusieurs suspects ont été mis en examen.
00:04:26Pour les policiers, ce dossier souligne le combat contre le trafic de drogue et l'urgence de renforcer les contrôles en prison.
00:04:34Ce drame hier soir aux Pays-Bas, sur un marché de Noël, 9 personnes ont été blessées, dont 3 grièvement,
00:04:40quand une voiture a foncé dans la foule à environ 70 kilomètres à l'est d'Amsterdam.
00:04:45La police estime qu'à première vue, cela ne ressemble pas à une attaque terroriste délibérée.
00:04:50La joie de la parade de Noël a fait place à l'effroi.
00:04:55A environ 70 kilomètres à l'est d'Amsterdam, dans la commune de Nundspit, une voiture a foncé sur la foule.
00:05:02Selon la police de la province de Geldre, la piste d'un attentat terroriste est écartée.
00:05:07Pour l'instant, il ne semble pas s'agir d'un acte intentionnel.
00:05:10Nous menons bien sûr une enquête.
00:05:12La conductrice de 56 ans, originaire de Nundspit, a été placée en garde à vue.
00:05:16Selon les médias locaux, d'importants moyens ont été déployés.
00:05:20Trois hélicoptères, plusieurs ambulances, des pompiers et des unités de police.
00:05:25Sur X, Rob Yéton, en passe de devenir le prochain premier ministre des Pays-Bas, apporte son soutien.
00:05:31Toutes mes pensées vont aux victimes et à leurs familles.
00:05:33Un immense merci et tout mon respect aux services d'urgence qui mettent tout en œuvre pour leur prodiguer les meilleurs soins possibles.
00:05:39Peu après l'incident à Nundspit, un défilé lumineux a été annulé dans la commune voisine d'Elbourg.
00:05:45Sur sa page Facebook, la municipalité déplore un moment de solidarité, terminé dans une grande inquiétude et une profonde tristesse.
00:05:54Retour en France et alors que le pays se cherche un budget, que les paysans clament leur colère s'inquiétant pour leur survie,
00:06:00Emmanuel Macron lui communique sur sa séance de sport avec nos militaires français et avec Thibaut InShape,
00:06:06séquence surréaliste mise en ligne hier soir sur les réseaux sociaux du président de la République aux Émirats Arabes Unis.
00:06:12En visite aux militaires français, on peut le voir réaliser plusieurs séances de pompes du gainage
00:06:16avec Thibaut InShape, premier YouTuber de France spécialisé dans la musculation.
00:06:21On va faire une petite série de pompes commando.
00:06:25Allez, on se rassemble à faire échauffement, montée de genoux, talons-fesses.
00:06:29Allez, on râle pas s'il vous plaît.
00:06:30J'arrive.
00:06:35Voilà, on peut se dire que parfois trop de com' tue la com'.
00:07:00Comme tous les jours, les tops et les flops d'audience des primes, c'est avec Mister Audience.
00:07:03Allez, Esquivine, batons !
00:07:05Hier soir, personne n'a dépassé la barre des 3 millions de téléspectateurs en prime time.
00:07:10Le match était très serré entre TF1 et France 2, mais c'est la 2 qui a décroché la place de leader.
00:07:15Avec sa série Meurtre au paradis qui est à 2 millions 6.
00:07:18TF1 est donc juste derrière avec sa fiction Super Papa, avec au casting Mickaël Youn, Jennifer et Virginie Hock.
00:07:24Sur France 3, le 47e festival international du cirque de Monte Carlo a bien résisté à 2 millions 3.
00:07:30Et c'est donc une déception pour M6 qui lançait son nouveau jeu Pandore, animé par Olivier Mine, qui se retrouve à la 4e place avec 1 800 000 téléspectateurs.
00:07:39Toutes les autres chaînes sont sous le million.
00:07:41Arte est à la 5e place avec le film Sabrina, suivi de France 5, qui a intéressé 869 000 personnes avec son doc Les Trésors des Grands Magasins.
00:07:50TMC est derrière à 710 000 avec Sherlock Holmes.
00:07:53Et c'est TF1 série-film qui firme ce classement avec Sissi face à son destin en rassemblant 403 000 personnes.
00:07:59Mister Audience vous dit à demain.
00:08:02Allez, je vous présente mes invités qui vont m'accompagner en direct jusqu'à midi.
00:08:05Mathioc, bonjour.
00:08:05Bonjour.
00:08:06Merci d'être avec nous, secrétaire général du millénaire.
00:08:08Amine Albaï, bonjour.
00:08:09Bonjour.
00:08:10Merci également d'être là.
00:08:11Franck Tapirot, communicant.
00:08:13Bonjour.
00:08:13Slimane Thirera, essayiste.
00:08:15Bonjour également.
00:08:16Et puis pour la rédaction de CNews et pour parler de politique, Thomas Bonnet est là, journaliste politique de CNews.
00:08:21Et puis Tanguy Amon, bonjour.
00:08:22Journaliste, police, justice.
00:08:24On va commencer donc avec cette information de dernière minute.
00:08:27C'est l'influenceur algérien Madi B, vous vous en souvenez, qui avait insulté les policiers.
00:08:32Eh bien, il a été interpellé.
00:08:34C'est cette vidéo qu'on vous a montrée hier.
00:08:36Cette vidéo dans laquelle il insultait des policiers.
00:08:39Eh bien, il a été interpellé dans la nuit de mardi au Lila, visiblement.
00:08:43Tanguy Amon, qu'est-ce qu'on sait sur cette interpellation ?
00:08:46Oui, exactement.
00:08:47Donc, une interpellation en région parisienne.
00:08:49Désormais, une enquête est ouverte, une enquête du chef d'outrage à personne dépositaire de l'autorité publique.
00:08:57Les investigations sont en cours.
00:09:00Ce qu'il faut savoir, c'est qu'il risque un an de prison et 15 000 euros d'amende.
00:09:05Maintenant, la chose qui nous intéresse le plus, c'est qu'est-ce qui va lui arriver ?
00:09:09Est-ce qu'il va être jugé en comparution immédiate ?
00:09:10Quelle peine il va recevoir ?
00:09:12Parce qu'on sait qu'il risque un an de prison.
00:09:14C'est rarement le cas, au final.
00:09:16Et surtout, est-ce qu'il va pouvoir aller en cras ?
00:09:17Je me suis renseigné auprès du ministère de la Justice,
00:09:20qui m'a indiqué qu'il y avait tout à fait la possibilité qu'il retourne en cras,
00:09:24même s'il y a déjà passé un bon paquet de temps.
00:09:26C'était cinq ou six mois.
00:09:28Il peut tout à fait y retourner après sa peine de prison,
00:09:31voire même tout de suite, si le jugement prend un peu plus de temps.
00:09:35Donc, il risque d'être incarcéré ou en rétention administrative.
00:09:39Reste à voir ensuite ce qui va devenir de sa peine de prison.
00:09:41Et si l'Algérie voudra bien le récupérer, il y a quand même peu de chance.
00:09:45Voilà, ça, on a à peu près la réponse déjà.
00:09:48On va revenir quand même sur ce qu'il a fait, ce Madi Bé,
00:09:51ce qu'il a fait ces derniers jours, c'est-à-dire à la fois dans le passé,
00:09:55avec ses gardes à vue qu'il a déjà vécu pour d'autres sujets,
00:09:58et puis également avec ses propos qu'il a tenus, regardez.
00:10:01Donc, Madi Bé et ses aventures.
00:10:03Des insultes en arabe à l'encontre de policiers en train d'effectuer un contrôle en pleine rue.
00:10:12Ces mots ont été prononcés par Madi Bé, un influenceur algérien sous obligation de quitter le territoire français.
00:10:19Déjà condamné à une reprise pour apologie du terrorisme, l'homme de 29 ans est pourtant toujours en France.
00:10:24On constate l'impuissance de l'État, d'un individu qui fait l'objet de reconduites frontières,
00:10:30qui est en situation irrégulière, qui menace le pays et qui reste malgré tout sur le territoire
00:10:34parce qu'on n'arrive pas à le faire expulser, à le reconduire dans son pays d'origine.
00:10:39Et ça démontre encore une fois, malheureusement, que notre pays, notre État n'est pas assez fort,
00:10:45ne se fait pas suffisamment entendre sur la scène internationale.
00:10:49Face à la gravité de ses propos, le ministère de l'Intérieur a réagi en signalant la vidéo sur Pharos,
00:10:55une plateforme de signalement des contenus illicites sur Internet.
00:10:58Le ministère de l'Intérieur est dans son rôle.
00:11:01Signalement Pharos, derrière une enquête judiciaire,
00:11:04et puis derrière il y a la problématique de l'exécution, de l'expulsion de la recondition des frontières de cet individu.
00:11:10Et ça, ça nous dépasse.
00:11:11Les policiers, on n'a aucun lien.
00:11:13C'est la politique étrangère, c'est la diplomatie, et c'est au plus haut niveau de l'État,
00:11:19en lien avec les autorités algériennes que ça se décide.
00:11:21La diffusion de cette vidéo intervient alors que les relations diplomatiques entre Paris et Alger sont tendues,
00:11:28et ce depuis des mois.
00:11:30Et je vous propose de regarder le tweet qu'a fait Laurent Nunes, justement, pour nous informer de cette interpellation.
00:11:36Il écrit, suite au signalement auquel j'ai fait procéder,
00:11:39qui a entraîné l'ouverture d'une enquête judiciaire,
00:11:41« L'individu a pu être interpellé cette nuit, merci aux policiers,
00:11:45laissons travailler les services de police et de justice. »
00:11:49Mathieu, heureusement qu'il a été interpellé, parce que ça devenait quand même totalement ridicule,
00:11:54d'avoir cet homme qui a déjà fait la prison ferme, qui est sous OQTF,
00:11:57qu'on ne veut pas en France, puisqu'il est sous OQTF,
00:11:59donc on lui demande de repartir chez lui,
00:12:01et qu'il se permet de faire une vidéo où il insulte les policiers.
00:12:03– Non, mais on voyait bien que dans cette affaire-là,
00:12:05on marche sur la tête et vous mettez à la place des Français.
00:12:07Vous êtes de plus en plus taxés, vous êtes de plus en plus prélevés.
00:12:11Il y a de plus en plus de fonctionnaires dans notre pays,
00:12:12la dépense publique explose, et pour autant l'État n'est pas en capacité
00:12:16d'expulser des gens dont on ne veut plus sur notre territoire national.
00:12:19C'est ça qui est aujourd'hui insupportable.
00:12:20– Et qui vous nargue.
00:12:21– Et qui vous nargue, et qui insupportent les forces de l'ordre
00:12:23que les Français apprécient et soutiennent à plus de 80%.
00:12:26Aujourd'hui, c'est ça le véritable problème.
00:12:28Pourquoi on n'arrive pas à expulser les OQTF,
00:12:31que ce soit à destination de l'Algérie ou d'autres ?
00:12:33C'est parce qu'on a un État, aujourd'hui une diplomatie,
00:12:35qui s'est couché par rapport au pays de départ
00:12:36et qui n'arrive plus à obtenir les fameux laissé-passer consulaires.
00:12:40Aujourd'hui, il y a 40% des OQTF qui sont de fait annulés
00:12:43parce qu'il manque ce fameux laissé-passer consulaires.
00:12:46Tout ça parce qu'aujourd'hui, on a appliqué notamment
00:12:48la doctrine d'un bon sentiment de Jean-Noël Barreau
00:12:50vis-à-vis de l'Algérie qui fait qu'un individu
00:12:52que les Français ne veulent plus, que l'État ne veut plus
00:12:55puisque l'État prononce une OQTF quand même,
00:12:57n'arrive pas à être expulsé parce qu'on n'arrive pas à obtenir ce fameux laissé-passer consulaires.
00:13:00– Franck Tapirot, elle est symbolique cette affaire quand même,
00:13:02symbolique parce que c'est quelqu'un qui a fait de la prison ferme,
00:13:05qui a été condamné à 8 mois de prison ferme,
00:13:07c'est quelqu'un qui est sous OQTF,
00:13:08c'est quelqu'un qui vient de narguer les policiers,
00:13:10ça veut dire qu'il n'a peur de rien, il ne craint rien.
00:13:12Et même là, moi je suis très curieux de savoir ce que ça va donner,
00:13:15il a été arrêté, donc les policiers ont fait leur travail parfaitement
00:13:18puisqu'il a arrêté dès le lendemain de cette affaire,
00:13:21il a arrêté, il est placé en garde-vue,
00:13:22et je suis très curieux de voir ce que ça va donner sur le plan judiciaire.
00:13:26– En fait, face à une absence de courage politique totale,
00:13:28c'est normal qu'il n'ait plus peur de rien.
00:13:30De quoi voulez-vous qu'il ait peur ? De quoi ?
00:13:31Qu'il retourne au CRA, au CRU, au CRAN ?
00:13:34On invente n'importe quoi et Laurent Nunez fait ce qu'il peut et il le fait bien.
00:13:39Heureusement, il essaie de récupérer les affres, pour ne pas dire les abîmes,
00:13:44de l'État français qui refusent toute forme de courage politique vis-à-vis de l'Algérie.
00:13:50On ne parle même pas de la renégociation des accords de 68
00:13:52parce que là, je pense qu'on est en PLS totale.
00:13:54Mais vous vous rendez compte, tous les jours, on est humilié.
00:13:57C'est l'État français, c'est les Français, c'est les citoyens français
00:14:00qui ont utilisé leur vote pour justement être protégés de ce genre de choses,
00:14:04qui sont humiliés chaque jour.
00:14:06Je ne parlais même pas des autres cas où les OQTF commettent des viols,
00:14:10commettent des crimes épouvantables.
00:14:12En fait, ils peuvent commettre tout ce qu'ils veulent,
00:14:14puisqu'in fine, personne dans l'État français ne prend une décision qui serait normale.
00:14:20Moi, je dis extrêmement courageuse pour essayer de les titiller un peu,
00:14:24de remettre non seulement en cause ces accords de 68,
00:14:26mais surtout pour faire en sorte que les citoyens français se sentent protégés
00:14:29par rapport à ce genre d'énergumènes qui ont 1,4 million de followers.
00:14:33Dans TikTok, pour vous dire, et après, certaines personnes ont encore du mal à dire,
00:14:38oh, il faudrait peut-être interdire TikTok aux jeunes.
00:14:40Vous vous rendez compte, 1,4 million de followers, pas que des Algériens,
00:14:44qui écoutent cet apprenti terroriste et ce gars qui...
00:14:47Apprenti terroriste, enfin...
00:14:49Non, mais il a été quand même condamné pour apologie.
00:14:52Apologie, voilà.
00:14:52Non, mais c'est apprenti terroriste.
00:14:53Oui, mais apologie terroriste, vous savez, il faut y aller quand même.
00:14:56Et surtout quand il revient nous narguer.
00:14:57Donc c'est un multirécidiviste.
00:14:59Donc encore une fois, cette problématique n'est que le symbole
00:15:02de notre déliquescence et notre absence de croix.
00:15:05Amin Elbaï, on va dire la vérité, il n'aura pas grand-chose
00:15:08pour avoir insulté des policiers, honnêtement.
00:15:10Mais vous savez...
00:15:12Je veux bien qu'on soit optimiste, mais...
00:15:13Moi, je ne fais pas confiance à la voie judiciaire.
00:15:16La meilleure...
00:15:17Vous qui êtes juriste, je le rappelle.
00:15:18Et vous ne faites pas confiance à la voie judiciaire.
00:15:20Non, la meilleure solution est administrative.
00:15:23C'est par principe l'expulsion.
00:15:25Mais il y a un malaise politique dans notre pays.
00:15:27C'est de ne jamais voir le problème avant.
00:15:30Le problème juste avant, c'est que plutôt que de regarder le problème
00:15:33sur l'inexécution des OQTF, regardons le problème à l'entrée.
00:15:37Vous savez, moi, je suis franco-algérien, cher Jean-Marc.
00:15:39Et je veux en Algérie une fois par an.
00:15:42Eh bien, vous savez, en Algérie, il y a un trafic de papiers,
00:15:44il y a un trafic du rendez-vous, le trafic du visa Schengen.
00:15:48C'est-à-dire que demain, vous pouvez renégocier l'accord franco-algérien de 1968.
00:15:52Ce n'est pas le problème.
00:15:53Revenons-en d'ailleurs.
00:15:55Abrogeons cet accord et revenons-en au début.
00:15:57Si vous abrogez cet accord, eh bien, il reste un précieux sésame.
00:16:01C'est le trafic du visa Schengen.
00:16:03Donc aujourd'hui, les jeunes algériens ont très bien compris
00:16:06qu'ils n'auront jamais de papiers en France.
00:16:08Qu'est-ce qu'ils font ?
00:16:09Ils vont au consulat d'Espagne, ils vont au consulat de Roumanie,
00:16:12la Bulgarie d'ailleurs, qui a aussi rejoint l'espace Schengen.
00:16:15Ils obtiennent ce précieux visa Schengen de 90 jours.
00:16:19Et une fois qu'ils ont ce visa Schengen, eh bien, ils ne repartent plus.
00:16:22Ils mettent leurs pieds en France et ils ne repartent plus.
00:16:26Et si vous les expulsez, si par extraordinaire, vous arrivez à les expulser en Algérie,
00:16:30ils reviendront, Jean-Marc.
00:16:32Le problème n'est pas dans l'accord franco-algérien.
00:16:34Le problème est le visa Schengen.
00:16:36Et ça, les Français l'ont très bien compris.
00:16:38Vous savez qu'en Algérie, pour obtenir un rendez-vous dans une ambassade,
00:16:42pour obtenir un visa Schengen, eh bien, vous devez payer 200 euros dans des agences de voyage.
00:16:46Il y a eu un super reportage, pour une fois, sur le service public, sur la question.
00:16:51Je m'étonne d'ailleurs qu'on ne parle pas suffisamment de la question du trafic du visa Schengen
00:16:55qui explose en Algérie et qui explose dans les pays du Maghreb.
00:16:59Mais il n'y a rien de plus facile, aujourd'hui, que d'obtenir des papiers
00:17:02pour pouvoir entrer et fouler le sol.
00:17:04La porte d'entrée, c'est n'importe quel pays européen.
00:17:06Et puis ensuite, on arrive en France sans problème.
00:17:08C'est pour ça qu'il faut aussi responsabiliser nos voisins.
00:17:11Et il faut agir de concerto avec l'Italie.
00:17:13Moi, je ne comprends pas comment l'Italie peut être ferme sur la question
00:17:16et comment notre pays peut devenir une passoire à la frontière.
00:17:20Simon Thirera, quand vous voyez quand même cet individu qui se fout de nous,
00:17:24il faut dire les choses, c'est ce que je disais déjà hier.
00:17:27Là, c'est très bien, je l'ai dit, il est en garde à vue depuis hier soir.
00:17:30Il va passer peut-être 48 heures en garde à vue.
00:17:32Et après, qu'est-ce qu'on peut faire avec quelqu'un comme ça ?
00:17:36Moi, j'ai confiance en la police et la justice de notre pays.
00:17:39Jusque-là, ça n'a pas beaucoup marché, parce qu'il est toujours là.
00:17:41Il fait penser à un mec bourré qui insulte les gens dans la rue.
00:17:46C'est un peu facile.
00:17:47Ce que je voulais dire, c'est...
00:17:48Pourquoi vous lui trouvez une excuse ?
00:17:50Juste, attendez, juste, il m'a dit, pourquoi vous lui trouvez une excuse tout de suite ?
00:17:52Je ne lui trouve pas une excuse.
00:17:53Vous dites, c'est un mec bourré, pourquoi un mec bourré ?
00:17:55Non, c'est un mec qui vient et qui insulte ses policiers.
00:17:57La justice fera son travail.
00:17:58Et les voies de recours, comme a dit Amine, vont être faites.
00:18:04Ça, il n'y a pas de sujet.
00:18:05C'est que je ne veux pas qu'on mélange tous les OQTF.
00:18:07La majeure partie des OQTF ne sont pas comme ce clown qui vient faire n'importe quoi dans notre pays.
00:18:12La majeure partie des OQTF ne doivent pas être en France, déjà.
00:18:15Les OQTF...
00:18:16C'est le principe.
00:18:16Et on en parlait hors plateau.
00:18:18C'est le principe.
00:18:18La plupart des OQTF sont cassés parce qu'ils sont illégaux.
00:18:22D'accord.
00:18:23Mais la plupart des OQTF ne doivent pas être en France, par principe.
00:18:25Et tous les OQTF ne doivent pas être en France.
00:18:27C'est ce que ça veut dire, OQTF.
00:18:28Obligation de quitter le territoire.
00:18:30Ça ne veut pas dire on va voir si vous quittez le territoire.
00:18:32Le haut, ça ne veut pas dire on va voir.
00:18:33Le haut, c'est obligation.
00:18:35La chance de notre France, c'est qu'il y a des recours en droit public.
00:18:37Et la majeure partie des OQTF sont...
00:18:42Amis de répondre.
00:18:43Ce n'est pas une chance Slimane.
00:18:45Tu sais pertinemment, cher Slimane.
00:18:47C'est une question de justice.
00:18:48Non, ce n'est pas une question de justice.
00:18:49À un moment donné, le recours contre...
00:18:50Tu es juriste public, tu sais très bien.
00:18:52Le recours contre le QTF est suspensif.
00:18:54Une fois que les associations de sans-papier et les associations de migrants font un recours contre le QTF...
00:18:59Il n'y a pas que les associations de migrants et de...
00:19:01Il y a des juristes...
00:19:02Et d'ailleurs, pour cet individu, il a déjà fait l'objet d'une OQTF.
00:19:06Et donc, il a déjà été ancré.
00:19:08Donc, qu'est-ce qu'il faut faire dans cette situation-là ?
00:19:10Il faut reprendre une nouvelle OQTF.
00:19:12Donc, nouveau recours.
00:19:13Le recours est suspensif.
00:19:14Et en fait, à la fin des fins, les associations de sans-papier le savent pertinemment.
00:19:19Il ne sera jamais expulsé.
00:19:20Il n'y a même pas besoin...
00:19:21Donc, à un moment donné, ce n'est pas notre chère France.
00:19:22Il n'y a même pas besoin d'un juriste.
00:19:25Il n'y a même pas besoin d'un juriste.
00:19:28Il n'y a même pas besoin d'un juriste.
00:19:29Attendez, laissez-le finir.
00:19:30C'est qu'à un moment donné, notre pays est beaucoup trop généreux.
00:19:33Et notre droit protège un peu trop.
00:19:36constitutionnel nous empêche aujourd'hui
00:19:38de pouvoir allonger la durée légale de rétention.
00:19:41Parce que c'est illégal, tout simplement.
00:19:43Tout simplement, il faut changer la constitution.
00:19:46En Allemagne, on peut aller jusqu'à plus de 18 mois.
00:19:49Vous voulez changer la constitution ?
00:19:50Et en France, au bout de 3 mois,
00:19:51vous voulez changer la constitution de la 5ème République ?
00:19:54Vous voulez changer la constitution de la 5ème République ?
00:19:57Mais les Allemands ne le font pas ?
00:19:58Ils ont une constitution.
00:20:02Vous voulez...
00:20:03Juste, Simon Thirara,
00:20:03Simon Thirara, vous voulez qu'on reste à 90 jours ?
00:20:07Moi, je suis pour les délais légaux imposés
00:20:09par la constitution de la 5ème République.
00:20:11Donc 90 jours, ça suffit ?
00:20:12Apprends le remédeur, quoi.
00:20:1490 jours ?
00:20:15C'est pas de la constitution, ça, a priori.
00:20:17Mathieu, c'est du domaine de la loi.
00:20:19Oui, c'est ça, c'est de la loi.
00:20:20Ça implique la loi, et c'est très bien.
00:20:21Que la loi immigration...
00:20:22On peut la changer, la loi, c'est fait pour ça.
00:20:23Non, ça se change.
00:20:24Et pour prolonger le raisonnement d'Amin,
00:20:26je terminerai dessus.
00:20:27Non, parce que lui, il dit qu'il faut changer la constitution.
00:20:28Vous, vous avez dit qu'il faut un projet de loi.
00:20:30Non, mais c'est pas la constitution,
00:20:31c'est pas dans la constitution, ça.
00:20:32Il y avait déjà une loi, la loi Marlex,
00:20:33qui avait été présentée,
00:20:34qui a été retoquée par le Conseil constitutionnel.
00:20:35Par le Conseil constitutionnel.
00:20:36Et c'est très bien.
00:20:37Il ne faut pas délégitimer le Conseil constitutionnel.
00:20:40C'est notre protecteur...
00:20:41Attendez, Slimane, écoutez, écoutez, Mathieu.
00:20:44Au-delà de la question juridique...
00:20:45Écoutez, Mathieu, Slimane, écoutez, Mathieu.
00:20:48Un autre véritable scandale dans ce sujet des OQTF,
00:20:51c'est la question des associations pro-migrants
00:20:54qui utilisent les voies de recours.
00:20:55Il n'y a pas que des associations pro-migrants
00:20:58qui attaquent les OQF.
00:20:58Les tribunaux administratifs,
00:21:00amène le sait pertinemment,
00:21:02et que ces associations sont en plus
00:21:04gavées d'argent public.
00:21:05Vous avez aujourd'hui un véritable sujet,
00:21:07c'est que vous avez 500 millions d'euros
00:21:08chaque année qui partent dans les associations.
00:21:11Il y a de moins en moins de subventions publiques
00:21:14aux associations tout court.
00:21:16Vous vous rendez compte, des associations
00:21:16comme France Terre d'Asile, etc.,
00:21:18qui touchent 90 millions d'euros par an,
00:21:19entravent l'action de l'Etat
00:21:22alors qu'elles sont subventionnées
00:21:23par les impôts des Français.
00:21:25C'est insupportable.
00:21:26Et vous avez, au-delà des questions d'associations,
00:21:28vous avez aussi des avocats...
00:21:29Parlez pas en même temps !
00:21:30Je vous interdis d'attaquer France Terre d'Asile.
00:21:34Il a tous les droits,
00:21:34ce n'est pas vous qui interdisez sur ce plateau.
00:21:36Vous n'interdisez rien du tout sur ce plateau.
00:21:37S'il a envie d'attaquer France Terre d'Asile,
00:21:38il attaque France Terre d'Asile.
00:21:40C'est ma liberté,
00:21:41Mouradinez-vous.
00:21:42C'est votre liberté,
00:21:43c'est votre liberté de l'interdire.
00:21:44Vous n'avez pas la liberté d'interdire.
00:21:47Vous avez la liberté de parler.
00:21:48Je vous répondrai.
00:21:49Mais en plus de la question de l'association,
00:21:52vous avez raison,
00:21:52il y a la question des juristes
00:21:53et d'avocats aussi
00:21:54qui se font de l'argent sur le dos
00:21:56de l'aide juridictionnelle,
00:21:57c'est-à-dire de l'argent
00:21:58que donne encore l'Etat
00:22:00pour saturer les...
00:22:01Bon, on reparle de tout ça dans un instant.
00:22:02On va vous parler de ce qui se passe dans l'Oise
00:22:04où il est en train d'ouvrir une maison
00:22:05pour mineurs isolés dans le village.
00:22:07On n'en veut pas,
00:22:08mais elle est ouverte de force.
00:22:09Voilà, il y en a déjà 15,
00:22:10il y en a 50 au total qui vont arriver.
00:22:12On en parle dans un instant.
00:22:13Tout de suite,
00:22:13Augustin Donadieu,
00:22:14le CNews Info.
00:22:18Bonjour Jean-Marc,
00:22:19bonjour à tous.
00:22:20L'Assemblée nationale et le Sénat
00:22:21devraient voter à tour à tour.
00:22:23Aujourd'hui, la loi spéciale,
00:22:25elle a été présentée hier par le gouvernement
00:22:27lors d'un conseil des ministres exceptionnels
00:22:28pour continuer de financer provisoirement
00:22:31l'Etat et ses administrations.
00:22:32Les votes des deux assemblées ponctuent
00:22:34deux mois et demi de débats budgétaires.
00:22:37Nous devrons au plus vite en janvier
00:22:38donner un budget à la nation,
00:22:40a déclaré le président de la République.
00:22:42Le département de l'Hérault,
00:22:44toujours en vigilance rouge
00:22:45face au risque de crues.
00:22:47Aujourd'hui,
00:22:47trois autres départements
00:22:48sont placés en vigilance orange
00:22:49durant toute la journée.
00:22:51La Véron,
00:22:51la Lauserre
00:22:52et le Tarn.
00:22:53À Agde,
00:22:54le pic de crues a été atteint vers 20h.
00:22:56Hier soir,
00:22:56les promenades au bord de l'Hérault
00:22:58étaient partiellement inondées.
00:23:00Depuis hier,
00:23:01Météo France a observé des cumuls
00:23:02allant de 70 à 120 millimètres de pluie
00:23:05sur le secteur de Montpellier.
00:23:07Et à l'étranger,
00:23:08lance-roquettes,
00:23:09missiles anti-chars
00:23:10et autres armes occidentales,
00:23:12plus d'un demi-million 600 mille
00:23:14exactement se sont volatilisés
00:23:16depuis le début de l'invasion russe en Ukraine.
00:23:18Des disparitions qui inquiètent les autorités
00:23:19alors que l'Europe continue d'aider massivement
00:23:22financièrement, militairement Kiev.
00:23:2490 milliards d'euros
00:23:26leur ont été prêtés par l'UE
00:23:27à taux zéro.
00:23:28Certains équipements disposent de traceurs
00:23:30mais cela ne concerne que
00:23:31les équipements très coûteux.
00:23:33Merci beaucoup,
00:23:34Gustin.
00:23:35Restez dans le coin,
00:23:35je vous sens chaud pour venir mettre de l'ordre
00:23:36sur le plateau et rétablir l'ordre.
00:23:38Vous allez peut-être me faire une place.
00:23:39J'ai senti ça en vous voyant
00:23:41piétiner sur votre place.
00:23:44Merci.
00:23:44À tout à l'heure,
00:23:4511h30.
00:23:45On va parler de ce qui se passe dans l'Oise
00:23:46donc maintenant,
00:23:47dans l'Oise où 50 mineurs isolés
00:23:49sont attendus
00:23:49et la colère gronde.
00:23:50C'est un collectif qui a été monté.
00:23:52On sera d'ailleurs dans un instant
00:23:53avec le fondateur de ce collectif
00:23:54contre ce foyer
00:23:56pour les mineurs isolés.
00:23:57On est à Magneulay-Montigny.
00:23:5923 jeunes affirment être mineurs,
00:24:01majoritairement des garçons.
00:24:03Ils sont déjà arrivés.
00:24:04Ils seront 50 allogés
00:24:05dans cette ancienne maison
00:24:06de retraite réhabilité.
00:24:07Tout de suite,
00:24:08le rappel des faits.
00:24:10Dans ce quartier résidentiel
00:24:12de Magneulay-Montigny,
00:24:13dans l'Oise,
00:24:14une ancienne maison de retraite
00:24:15accueille depuis deux semaines
00:24:17une vingtaine de jeunes migrants
00:24:19présentés comme mineurs non accompagnés.
00:24:21Parmi les habitants,
00:24:22les réactions sont contrastées.
00:24:24Certains ne cachent
00:24:25ni leur incompréhension,
00:24:27ni leur inquiétude.
00:24:28C'est des jeunes,
00:24:29on ne sait pas comment ils sont.
00:24:31Maintenant,
00:24:31avec tout ce qui se passe,
00:24:33on a un peu peur quand même.
00:24:36Il y a tellement de vols,
00:24:37tellement de tout ça,
00:24:38que ça fait peur.
00:24:40On nous a dit qu'il n'y avait pas d'argent
00:24:42pour rénover la résidence
00:24:43pour les personnes âgées.
00:24:45Et là, en fait,
00:24:46on trouve de l'argent
00:24:46pour des gens
00:24:47qui ne sont même pas du pays.
00:24:49Dès le lancement des travaux,
00:24:50il y a quelques mois,
00:24:51un collectif d'habitants
00:24:52opposés au projet s'est mobilisé.
00:24:54L'un de ses membres
00:24:55a saisi la chambre régionale des comptes
00:24:57et écrit au procureur de la République.
00:24:59Il affirme que le critère de minorité
00:25:01des jeunes accueillis au sein du foyer
00:25:03ne serait pas respecté.
00:25:04A l'inverse,
00:25:05d'autres riverains
00:25:06ne partagent pas ce sentiment d'insécurité.
00:25:08Bon, écoutez,
00:25:10au niveau du village,
00:25:11on discute tranquillement dehors.
00:25:13Pas de problème, quoi ?
00:25:14Non, pour moi, il n'y en a pas.
00:25:16Sincèrement, je trouve que c'est une bonne chose.
00:25:18Ça leur donne une chance à eux
00:25:19et puis ça ne nous pose aucun problème.
00:25:21Contacté, le maire assure
00:25:23ne pas être décisionnaire sur ce dossier
00:25:25et appelle les habitants au calme.
00:25:28À terme, le foyer pourrait accueillir
00:25:29jusqu'à 50 jeunes âgés de 15 à 21 ans.
00:25:32Une structure gérée par une association
00:25:35pour le compte du Conseil départemental
00:25:37au titre de l'aide sociale à l'enfance.
00:25:40Alors, on est en direct avec Cédric Roger,
00:25:42fondateur du collectif Non au foyer.
00:25:44Bonjour, merci beaucoup d'être en direct avec nous.
00:25:46D'abord, pourquoi Non au foyer ?
00:25:47Pourquoi vous ne voulez pas de ce foyer ?
00:25:50Alors, on ne veut pas du foyer.
00:25:52Ce n'est pas qu'on ne veut pas du foyer,
00:25:53c'est surtout qu'on ne veut pas de cette injustice, en fait.
00:25:56Pourquoi avoir transformé cette résidence
00:25:58de personnes âgées en foyer mineur ?
00:26:01On a délocalisé nos anciens,
00:26:03donc les anciens autochtones,
00:26:04que je peux qualifier,
00:26:06dans des maisons de retraite à travers toutes loisines.
00:26:09Pourquoi ?
00:26:10Pourquoi ?
00:26:10Et pourquoi accueillir des migrants
00:26:12à la place de nos personnes âgées ?
00:26:15C'est surtout ça la question, en fait.
00:26:17Mais ces mineurs isolés,
00:26:19en fait, vous en voulez ou vous n'en voulez pas ?
00:26:20Parce que l'association s'appelle quand même
00:26:21Non au foyer sur les mineurs isolés.
00:26:24Donc, ça veut quand même dire que vous n'en voulez pas.
00:26:27Ce qu'on ne veut pas, c'est de l'injustice.
00:26:29En fait, là, le collectif, en fait,
00:26:31tous les retours que j'ai des habitants,
00:26:33en fait, c'est l'injustice.
00:26:34Pourquoi ces jeunes bénéficient notamment de navettes
00:26:37pour les amener sur leur lieu de travail
00:26:39ou leur lieu éducatif ?
00:26:42Alors que nous, nos jeunes,
00:26:44n'ont déjà pas de navettes.
00:26:45En fait, c'est cette injustice qui ressort énormément.
00:26:48Oui, alors ça, c'est important ce que vous dites.
00:26:49Parce que moi, en travaillant sur ce dossier,
00:26:51en prévoir la mission,
00:26:52je me suis aperçu qu'en fait,
00:26:53il n'y a quasiment pas de navettes
00:26:54dans le village où vous êtes.
00:26:56Ça veut dire que vous vous demandez
00:26:57ce que vont faire ces jeunes toute la journée.
00:26:59Et vous avez appris
00:26:59qu'il y aurait des navettes spécialement pour eux
00:27:01qui vont être mises en place,
00:27:02alors que pour les habitants,
00:27:04pour les gens qui habitent dans ce village,
00:27:06il n'y a pas de navettes.
00:27:06Mais pour eux,
00:27:07il va y avoir des navettes
00:27:08qui vont être mises en place.
00:27:09C'est bien ça.
00:27:10C'est exactement ça, oui.
00:27:11Et c'est pour ça qu'on se bat, en fait.
00:27:14C'est cette forme d'injustice
00:27:15qui ressort, comme je vous dis.
00:27:17Pour nous, c'est complètement injuste
00:27:18que nos enfants soient obligés
00:27:19d'aller sur la gare de Saint-Ju,
00:27:23par exemple, en vélo,
00:27:24alors qu'eux, ils bénéficient de navettes
00:27:26qui sont financées en partie par l'État, quand même.
00:27:28Il faut savoir que Coalia est financée
00:27:30à hauteur de 170 millions d'euros,
00:27:32si je ne me trompe pas, par l'État.
00:27:35Donc, il y a ce qu'il faut pour les migrants,
00:27:38il n'y a pas ce qu'il faut pour nos jeunes
00:27:39et pour nos personnes âgées.
00:27:41Mais ce que vous nous dites
00:27:42paraît totalement dingue, quand même.
00:27:43C'est-à-dire, je résume ce que vous nous dites
00:27:45depuis tout à l'heure.
00:27:46Vous nous expliquez que c'était un foyer
00:27:48pour personnes âgées.
00:27:49On a dit qu'il n'y a pas d'argent
00:27:50pour rénover ce foyer pour les personnes âgées.
00:27:52Il va falloir les mettre ailleurs.
00:27:53Mais en revanche, on a de l'argent
00:27:54pour en faire un foyer pour migrants.
00:27:56Vous nous expliquez ensuite
00:27:57qu'il n'y a pas de navettes
00:27:58pour tous les gens qui habitent dans ce village.
00:28:01En revanche, pour les migrants,
00:28:02on met en place des navettes.
00:28:04Mais c'est complètement dingue comme histoire.
00:28:07Vous avez tout résumé, en fait.
00:28:08C'est complètement dingue.
00:28:09Alors, nous, on se bat contre ça
00:28:10depuis plus d'un an.
00:28:13On attend maintenant.
00:28:14Donc, il faut savoir une chose.
00:28:15C'est quand même la présente
00:28:16du conseil départemental
00:28:17a accepté de faire ce qu'on a qualifié
00:28:20de comité de suivi.
00:28:22Alors, moi, je le qualifierais plutôt
00:28:23de comité de vigilance.
00:28:26Parce que là, à l'heure actuelle,
00:28:27on est spectateur attentif
00:28:29de ce qui se passe et on attend.
00:28:31On attend.
00:28:31Il faut savoir une chose.
00:28:32C'est que depuis 15 jours,
00:28:35il y a eu ce que je qualifierais
00:28:37d'un presque accident.
00:28:38Donc, c'est-à-dire qu'une éducatrice
00:28:42a laissé sa voiture
00:28:43à un jeune migrant.
00:28:45Donc, il était censé,
00:28:47je ne sais pas ce qu'il devait faire
00:28:47avec ce véhicule.
00:28:49Toujours est-il qu'il a quand même
00:28:52franchi les grilles du foyer
00:28:54et s'est retrouvé sur le trottoir.
00:28:57Mais c'était un vrai mineur ?
00:28:59Enfin, c'était un mineur
00:29:00qui conduisait ?
00:29:01Oui, oui, c'était un mineur
00:29:02qui conduisait, oui.
00:29:04D'accord.
00:29:05Ça n'a aucun sens aussi.
00:29:06Enfin, toute cette histoire
00:29:07n'en a aucun sens
00:29:08du début à la fin quand même.
00:29:10Mais je pense à une chose,
00:29:11par exemple,
00:29:11quand on dit que des navettes
00:29:13vont être mises en place,
00:29:14est-ce que ces navettes,
00:29:15les gens du village,
00:29:16vont pouvoir en profiter ?
00:29:18Bonne question.
00:29:20Alors là, je ne peux pas
00:29:20vous répondre.
00:29:22Ça fera l'objet d'une question
00:29:23que je poserai
00:29:24au prochain comité de suivi
00:29:25qui a lieu le 19 janvier.
00:29:28Mais effectivement,
00:29:29ça serait une bonne chose également.
00:29:31Donc, si je comprends bien,
00:29:32en fait, vous,
00:29:33le problème,
00:29:33ce n'est pas que ce soit
00:29:34des étrangers,
00:29:35ce n'est pas que ce soit
00:29:36des mineurs sans papier.
00:29:38Le problème,
00:29:39c'est l'injustice.
00:29:40D'ailleurs,
00:29:40pas d'argent pour nos personnes âgées,
00:29:42pas de navettes
00:29:43pour les gens chez nous,
00:29:43mais en revanche,
00:29:44de l'argent et des moyens
00:29:45pour eux.
00:29:46C'est ça, en fait,
00:29:46le problème.
00:29:47C'est exactement ça.
00:29:49C'est exactement ça.
00:29:50Merci beaucoup.
00:29:50En tout cas,
00:29:51merci d'avoir été en direct
00:29:52avec nous,
00:29:52Cédric Roger,
00:29:53fondateur du collectif
00:29:54Non au foyer MNA.
00:29:56Thomas Bonnet,
00:29:56enfin, l'histoire...
00:29:57Enfin, chaque jour,
00:29:58en fait,
00:29:59chaque jour,
00:29:59quand on plonge dans les histoires,
00:30:01on se dit
00:30:01c'est une histoire de fou
00:30:02parce que les premiers échos
00:30:03qu'il y a eu auteur de cette affaire,
00:30:04c'est de dire
00:30:05oui, mais attention,
00:30:06ils sont peut-être un peu racistes,
00:30:07ils ne veulent pas voir des biens.
00:30:08En fait,
00:30:08c'est un peu ça qui circulait.
00:30:10Mais quand on écoute,
00:30:10quand on prend le temps
00:30:11d'écouter ce monsieur
00:30:12qui est responsable de l'association,
00:30:14ce n'est pas du tout ça.
00:30:15Il dit pourquoi
00:30:15deux poids, deux mesures ?
00:30:16Ce qui est totalement différent.
00:30:18Oui,
00:30:18et on sort effectivement
00:30:19des clichés
00:30:20un peu plus véhiculés.
00:30:21En fait,
00:30:21vous pouvez prendre cette histoire,
00:30:23vous l'élargissez,
00:30:23c'est un peu la situation
00:30:24en France.
00:30:25c'est-à-dire que
00:30:26le contribuable
00:30:27paye malgré lui
00:30:29pour un tas de dispositifs.
00:30:31On parlait tout à l'heure
00:30:31des OQTF
00:30:32dans l'affaire de l'OQTF
00:30:33qui insulte les policiers.
00:30:34Le contribuable,
00:30:35il paye pour les policiers
00:30:36qui vont l'arrêter,
00:30:37il paye pour l'écrat,
00:30:38il paye pour la prison,
00:30:39il paye pour qu'on essaye
00:30:39de l'expulser.
00:30:40À chaque fois,
00:30:41on paye pour le...
00:30:42Donc ça fait un poids
00:30:43de l'immigration quand même
00:30:44sur les finances publiques.
00:30:44Et puis,
00:30:45ça pose quand même
00:30:46la question des mineurs isolés
00:30:47dont on sait que pour certains,
00:30:48ils ne sont pas mineurs,
00:30:49qui posent aussi
00:30:50un certain nombre
00:30:50de sujets de sécurité.
00:30:52En fait,
00:30:52il n'y a pas de bonne solution
00:30:53parce que quand ils s'installent
00:30:54par exemple au Val-Fouré
00:30:55à Mont-la-Jolie,
00:30:55on se dit
00:30:55bon bah là,
00:30:56c'est de la main d'oeuvre
00:30:57pour les réseaux trafiquants
00:30:58et quand on les met
00:30:59dans les zones rurales
00:30:59comme ça,
00:31:00on se rend compte
00:31:00que ça pose des problèmes
00:31:01parce que ce lieu
00:31:03était prévu pour autre chose
00:31:04initialement
00:31:04et donc,
00:31:05les habitants,
00:31:06je peux comprendre
00:31:06leur colère ce matin.
00:31:08Mathieu Oc,
00:31:08ce qui est dingue quand même,
00:31:10c'est la différence de traitement.
00:31:11Pas d'argent pour les personnes âgées
00:31:12mais de l'argent pour les migrants,
00:31:13pas d'argent pour faire des navettes
00:31:15et vous avez entendu,
00:31:16il nous expliquait,
00:31:17nous les jeunes du village,
00:31:18ils sont obligés
00:31:18de prendre leur vélo,
00:31:19d'aller en vélo jusqu'à la gare,
00:31:20etc.
00:31:21Mais les migrants,
00:31:22les mineurs isolés,
00:31:23eux,
00:31:23ils vont avoir des navettes.
00:31:24Enfin,
00:31:25on est chez les fous.
00:31:26C'est pour ça que Thomas a raison
00:31:27de dire qu'aujourd'hui,
00:31:27l'immigration a un coût
00:31:28qui est très important
00:31:29sur les finances publiques
00:31:30dans toute la chaîne
00:31:31de la politique migratoire
00:31:32et que le véritable sujet aussi
00:31:35est un sujet qui est au-delà
00:31:36de la question de budget-être,
00:31:37un sujet politique,
00:31:38c'est que ceux qui ne subissent pas
00:31:39les conséquences de l'immigration
00:31:41sont ceux qui sont
00:31:42pour plus d'immigration.
00:31:43Je vais donner un exemple.
00:31:45Dans les élus
00:31:45des grandes métropoles,
00:31:46par exemple,
00:31:47qui sont plutôt aisés,
00:31:50qui sont bobos,
00:31:50etc.,
00:31:51sont pour plus d'immigration,
00:31:52donc pour accueillir
00:31:53par exemple plus de mineurs isolés,
00:31:54notamment dans la ville de Paris.
00:31:56Et pour autant,
00:31:57comme après il y a
00:31:57un problème de saturation
00:31:58de tous les réseaux d'accueil
00:32:00à Paris,
00:32:01effectivement,
00:32:02l'État répartit
00:32:03l'immigration illégale
00:32:05ou les mineurs isolés
00:32:07sur le reste du territoire national.
00:32:09Et donc,
00:32:09vous vous retrouvez
00:32:09avec des régions
00:32:10dans les territoires ruraux
00:32:11où on subit
00:32:12la désertification
00:32:13des services publics,
00:32:14la poste à fermer,
00:32:15l'hôpital ferme
00:32:17ou la maternité ferme.
00:32:19Vous avez aussi
00:32:19un commissariat qui part,
00:32:20un commissariat de gendarmerie
00:32:21qui part, etc.
00:32:22Vous vous retrouvez aujourd'hui
00:32:23avec une désertification
00:32:24des services publics
00:32:25et pour autant,
00:32:26une immigration imposée
00:32:27dont vous payez aujourd'hui
00:32:28à la fois d'un point de vue budgétaire
00:32:30mais aussi les conséquences
00:32:31en termes de sécurité.
00:32:32Et ensuite,
00:32:32après,
00:32:33dernier point,
00:32:33c'est qu'ensuite,
00:32:34on va vous expliquer
00:32:34que vous êtes raciste
00:32:35alors que ce que dit ce monsieur-là,
00:32:36ce n'est pas d'être raciste
00:32:38ou pas d'être raciste,
00:32:39c'est qu'il dit justement
00:32:40je ne veux plus
00:32:41que mes impôts
00:32:42aujourd'hui,
00:32:43je veux que mes impôts
00:32:43soient utilisés
00:32:44de manière efficiente
00:32:45et notamment
00:32:46en priorité.
00:32:47Et c'est logique,
00:32:48tous les pays pensent comme ça
00:32:50pour les personnes âgées
00:32:51dans les territoires ruraux,
00:32:52pour les services publics
00:32:53dans les territoires ruraux
00:32:54et ensuite,
00:32:54après,
00:32:54on s'occupera du reste du monde.
00:32:56Il n'est pas dans le reste du monde.
00:32:57C'est ça,
00:32:58ce qui est important,
00:32:58c'est de dire
00:32:59qu'il n'est pas contre
00:32:59le reste du monde
00:33:00mais simplement,
00:33:01la priorité,
00:33:02c'est peut-être les Français,
00:33:04c'est peut-être les gens
00:33:04qui sont là,
00:33:05qui sont sur le territoire,
00:33:06c'est les personnes âgées.
00:33:07Ils sont les immigrations.
00:33:08Oui,
00:33:08je parle bien évidemment
00:33:09de façon générale,
00:33:10même ceux qui travaillent,
00:33:11même les étrangers qui travaillent,
00:33:12voilà,
00:33:13c'est ça la priorité
00:33:13et ensuite,
00:33:15on s'occupera des migrants,
00:33:17des mineurs isolés,
00:33:17il n'y a aucune raison
00:33:18en plus qu'ils aient
00:33:19plus de droits,
00:33:21plus d'avantages
00:33:21que les Français,
00:33:22c'est ça qui n'a aucun sens.
00:33:23C'est ce deux poids,
00:33:24deux mesures
00:33:24mais mettez-vous aussi
00:33:26à la place même
00:33:26de ces mineurs
00:33:27à supposer
00:33:28qu'ils soient réellement mineurs,
00:33:30vraiment,
00:33:32cette grande gauche du cœur,
00:33:34donneuse de leçons,
00:33:35cette gauche moraliste
00:33:36aujourd'hui
00:33:37n'a pas trouvé mieux
00:33:38que de proposer
00:33:39à ces mineurs
00:33:40de les invisibiliser,
00:33:42de les rendre invisibles,
00:33:43de les loger
00:33:45dans des territoires
00:33:45de repos,
00:33:46dans des territoires
00:33:47de résidence secondaire,
00:33:48dans des territoires
00:33:49qui permettent
00:33:50aux consagés
00:33:51de se reposer,
00:33:52où il n'y a pas
00:33:52de service public,
00:33:54et bien cette grande gauche
00:33:56qui veut faire culpabiliser
00:33:58tout le monde
00:33:58et en permanence
00:33:59veut envoyer ces gens
00:34:00là-bas.
00:34:01Mais franchement,
00:34:02Slimane,
00:34:03tu pourrais voler
00:34:03à mon secours
00:34:04et reconnaître
00:34:05que ce n'est pas normal.
00:34:06Ce n'est pas normal.
00:34:08C'est des gens
00:34:09ce n'est même pas
00:34:09un territoire de gauche
00:34:10déjà,
00:34:11donc ce n'est pas
00:34:12la gauche
00:34:12qui a mis ça en place,
00:34:14ce n'est pas eux
00:34:14qui ont...
00:34:14Mais ça s'est fait
00:34:15sous la pression
00:34:15des associations
00:34:16de sans-papier quand même.
00:34:17Pas du tout.
00:34:18Mais quoi il y a ?
00:34:19Est-ce que ça vous choque ?
00:34:20Slimane Thira...
00:34:21C'est assimilé à l'État.
00:34:22Slimane Thira...
00:34:23Vous le savez bien.
00:34:24Allô, Slimane,
00:34:24bonjour, c'est moi,
00:34:25je suis là.
00:34:27Je réponds de temps.
00:34:27Oui, tout à fait,
00:34:28mais est-ce que ça vous choque
00:34:30ce qu'a expliqué
00:34:31ce monsieur
00:34:32qui est un résident
00:34:33de l'association
00:34:34de dire en fait
00:34:34on va se retrouver
00:34:36avec des mineurs isolés
00:34:36qui vont avoir plus de droits
00:34:37que nos jeunes à nous.
00:34:39Ils vont avoir
00:34:39des moyens
00:34:40pour se déplacer,
00:34:41ils vont avoir
00:34:42également des logements.
00:34:44Est-ce que ça vous choque ?
00:34:46Moi, ça ne me choque pas
00:34:47tout ce qu'il dit.
00:34:48Il n'est pas raciste,
00:34:49déjà.
00:34:50Un, deux...
00:34:51Ça ne vous choque pas
00:34:51que les mineurs isolés
00:34:52aient plus de droits
00:34:53que les jeunes français là-bas ?
00:34:54Non, je parle à l'envers.
00:34:56Je parle comme lui.
00:34:56Ça veut dire que lui,
00:34:58ce qu'il n'a pas parlé,
00:34:59il a dit
00:35:00ça ne le dérange pas
00:35:01foncièrement
00:35:02ce type de communication.
00:35:04Du moment qu'il y a
00:35:04une égalité...
00:35:05Exactement, c'est ça.
00:35:06C'est ma question en fait.
00:35:07Entre les jeunes ruraux
00:35:08et les mineurs isolés.
00:35:10Et c'est pour ça
00:35:10qu'il est dans les comités de suivi.
00:35:11Donc, est-ce que ça vous choque
00:35:13que ces mineurs étrangers
00:35:14aient plus de droits
00:35:14que les français ?
00:35:15Je repose ma question
00:35:16qui est exactement la même.
00:35:16Pour moi,
00:35:17ils ont des droits
00:35:18que la République leur donne
00:35:20tout simplement
00:35:21et ce n'est pas eux
00:35:22qui ont choisi le lieu
00:35:23de réglage.
00:35:23Ce n'est pas ma question.
00:35:24Ce n'est pas ma question.
00:35:25Ce n'est pas ma question.
00:35:26Ma question,
00:35:26c'est est-ce que ça vous choque
00:35:27qu'ils aient plus de droits
00:35:28que les français ?
00:35:28Ils n'ont pas plus de droits.
00:35:29Oui, puisque par exemple
00:35:30ils vont avoir des navettes gratuites.
00:35:32Non, mais ce n'est pas...
00:35:32Parce que la question
00:35:33elle est mal posée.
00:35:34Ah, d'accord.
00:35:35Parce que vous allez me faire
00:35:35mes questions aussi.
00:35:36Allez-y, je vous en prie.
00:35:38Faites tes questions.
00:35:39Au moins, les réponses iront.
00:35:40Non, la question
00:35:42que je comprends,
00:35:43c'est que ces mineurs-là
00:35:44qui viennent,
00:35:45ils ont tout quitté
00:35:46et ils n'avaient rien.
00:35:47Non, mais tu dois le poisson,
00:35:48Slimane.
00:35:48Ce n'est pas vrai.
00:35:49L'État les a accompagnés
00:35:50et les finance
00:35:51pour s'installer.
00:35:57C'est qu'à un moment donné,
00:35:58on a dit à des personnes âgées,
00:36:00à des foyers résidus
00:36:02pour des personnes âgées,
00:36:03à des EHPAD
00:36:03qui n'ont plus de moyens,
00:36:05à des services publics
00:36:05de seconde zone
00:36:06où on se sent totalement abandonné,
00:36:08on leur a dit
00:36:08on n'a pas d'argent pour vous.
00:36:10Et tout à coup,
00:36:11on a trouvé de l'argent
00:36:12pour accueillir
00:36:13des mineurs isolés.
00:36:14Mais à un moment donné,
00:36:15les français qui payent
00:36:16trop d'impôts
00:36:17ont le droit aussi
00:36:18de se demander
00:36:18où va l'argent public.
00:36:20On a quand même le droit.
00:36:21Et toi qui es un grand
00:36:21droit de l'homiste,
00:36:22l'article 11
00:36:23de la Déclaration
00:36:24des droits de l'homme
00:36:24et du citoyen.
00:36:25Je prévois que la société
00:36:26a le droit de demander
00:36:27des comptes.
00:36:28Déjà l'article 1
00:36:29de la Constitution
00:36:30suffit à ce qu'on dit
00:36:32à la question.
00:36:33Mais c'est complètement dingue.
00:36:34Les droits de l'homme,
00:36:35c'est quand tu veux en fait.
00:36:35On est une république sociale,
00:36:37laïque et démocratique.
00:36:39Non.
00:36:40Ah oui,
00:36:40Franck Tapirot.
00:36:41Franck Tapirot.
00:36:42Norme supérieure,
00:36:43c'est on accueille
00:36:44les populations
00:36:46quelle que soit
00:36:47leur situation.
00:36:48Ok, Franck Tapirot.
00:36:49Ça me rappelle en fait
00:36:50les pompes polémiques
00:36:52d'une juriste
00:36:53qui a été invitée
00:36:54par France 5
00:36:54en février 2025
00:36:56et qui a dit,
00:36:56écoutez bien,
00:36:57je pensais vraiment
00:36:59qu'elle avait ripé,
00:37:00elle a dit
00:37:00il va falloir apprendre
00:37:02à s'intégrer
00:37:04aux migrants.
00:37:06Vous pouvez retrouver
00:37:06la séquence.
00:37:07Et en fait,
00:37:07elle expliquait
00:37:08qu'en fait,
00:37:08c'était à nous,
00:37:09Français,
00:37:10de nous adapter
00:37:11aux migrants.
00:37:12Preuve,
00:37:13puisqu'on n'a pas trouvé
00:37:14d'argent
00:37:15pour rénover
00:37:16cette maison de retraite,
00:37:18mais on a trouvé
00:37:19tous les moyens possibles
00:37:20et on en a ajouté
00:37:21d'autres
00:37:21pour ces jeunes migrants.
00:37:23Donc encore une fois,
00:37:24et merci de nous permettre
00:37:25d'en parler,
00:37:26parce que quand on regarde
00:37:27rapidement l'information,
00:37:28on peut dire,
00:37:29tiens,
00:37:30encore des racistes.
00:37:31Exactement.
00:37:31On est même choqué
00:37:33d'une telle réaction.
00:37:34Et quand on entend
00:37:34le monsieur
00:37:34qui est juste,
00:37:36qui demande la justice,
00:37:37qui demande
00:37:37les mêmes droits
00:37:38que ces migrants,
00:37:40on se dit,
00:37:41encore une fois,
00:37:41on marche sur la tête.
00:37:42C'est-à-dire que,
00:37:43finalement,
00:37:44cette juriste,
00:37:44il y a un an,
00:37:45a peut-être des informations
00:37:46que nous n'avons pas,
00:37:47il y a peut-être aussi
00:37:48une volonté juridique
00:37:50de donner aux migrants
00:37:51plus de droits
00:37:53que les Français
00:37:53et de nous demander
00:37:54à nous de nous intégrer.
00:37:56Elle a dit,
00:37:56pas adapter,
00:37:57nous intégrer aux migrants.
00:37:58Encore une fois,
00:37:59c'est la preuve
00:38:00de tout ce qu'on raconte
00:38:01depuis tout à l'heure.
00:38:01On va continuer
00:38:02à parler d'immigration
00:38:03parce qu'on a eu
00:38:03des chiffres
00:38:04concernant l'immigration
00:38:06et la régularisation,
00:38:07justement.
00:38:08Et un an après
00:38:08la circulaire
00:38:09de Bruno Retailleau
00:38:09qui a pourtant été
00:38:10beaucoup critiqué,
00:38:11les chiffres montrent
00:38:12un net durcissement
00:38:14de la politique migratoire
00:38:15et il y a de moins en moins
00:38:16de régularisation
00:38:18de migrants.
00:38:19Regardez les chiffres
00:38:20détaillés.
00:38:22Presque un an
00:38:23après le tour de vis
00:38:24de Bruno Retailleau
00:38:25sur la régularisation
00:38:26des étrangers,
00:38:27les chiffres parlent
00:38:28et les effets
00:38:29sont immédiats.
00:38:31Sur les neuf premiers mois
00:38:32de l'année,
00:38:33les délivrances
00:38:33de titres de séjour
00:38:35aux titres d'admissions
00:38:36exceptionnelles
00:38:37chutent de 42%.
00:38:3911 012 titres
00:38:40ont été accordés
00:38:42contre plus de 19 000
00:38:43sur la même période
00:38:44l'an dernier.
00:38:46Les titres de séjour
00:38:47pour motifs économiques
00:38:48reculent de 54%.
00:38:50Ce pour la vie privée
00:38:52et familiale
00:38:53baisse de 58%.
00:38:55Et pour les métiers
00:38:56en tension,
00:38:57seulement 666 titres
00:38:59ont été délivrés.
00:39:01En un an
00:39:01et de manière globale,
00:39:03la part de l'admission
00:39:04exceptionnelle
00:39:05au séjour
00:39:06dans les premières
00:39:07délivrances
00:39:07passe de 10,9%
00:39:09à 6,5%.
00:39:12Preuve,
00:39:13malgré les critiques,
00:39:14que pour le ministère
00:39:15de l'Intérieur,
00:39:17la régularisation
00:39:18redevient une exception
00:39:19et non plus une règle.
00:39:21On va revenir peut-être.
00:39:26Merci.
00:39:28Moi, Jean-Marc,
00:39:29je pense qu'il faut
00:39:30prendre quand même
00:39:30ces chiffres avec des pincettes
00:39:31pour deux raisons.
00:39:32D'abord,
00:39:33parce que ce que le ministère
00:39:35de l'Intérieur ne fait pas,
00:39:35c'est le tribunal administratif
00:39:36qui va le faire.
00:39:37Vous avez de plus en plus
00:39:38de personnes
00:39:39qui ne sont pas régularisées
00:39:40qui vont saisir le juge.
00:39:41Et aujourd'hui,
00:39:41vous savez pertinemment
00:39:42que l'article 8
00:39:43de la Convention européenne
00:39:44et les droits de l'homme
00:39:44qui proclament
00:39:45le droit au respect
00:39:46de la vie privée et familiale
00:39:47oblige, d'une certaine façon
00:39:48et au bout d'un certain nombre
00:39:49d'années,
00:39:49à régulariser les personnes.
00:39:51grosso modo,
00:39:52c'est plus facile politiquement
00:39:53pour le ministre de l'Intérieur
00:39:54de dire
00:39:54ce n'est pas moi
00:39:55qui ai régularisé le sans-papier,
00:39:57c'est le tribunal.
00:39:57Et la deuxième chose,
00:39:59c'est qu'à un moment donné,
00:40:01il y a aussi un autre problème,
00:40:02c'est qu'on risque
00:40:03de créer un problème de nini.
00:40:04Des personnes qui ne sont
00:40:05ni régularisables,
00:40:07ni expulsables.
00:40:08L'exemple parfait tout à l'heure,
00:40:09c'était l'Algérie
00:40:10qui ne récupère pas
00:40:10ses ressortissants
00:40:11avec ses ambassades
00:40:13qui ne délivrent pas
00:40:14de laisser passer consulaires.
00:40:15Et donc si vous créez du nini,
00:40:16vous allez créer
00:40:17de la précarité et de l'errance
00:40:18avec des personnes,
00:40:20et j'en vois aussi dans la rue,
00:40:21il y a aussi des personnes
00:40:22qui peuvent apporter une utilité
00:40:24si elles ont une utilité
00:40:25à apporter d'un point de vue
00:40:26professionnel
00:40:27et d'autres qui ne peuvent pas
00:40:28et qu'il faut effectivement renvoyer.
00:40:30Ça suppose quoi tout cela ?
00:40:32Ça suppose un meilleur contrôle
00:40:33à la frontière
00:40:33et je persiste et je signe.
00:40:35Oui, aujourd'hui,
00:40:36la France est victime
00:40:37du droit européen
00:40:39avec notamment le visa Schengen
00:40:42qui permet en réalité
00:40:43de s'installer illégalement.
00:40:45On y revient parce que c'est lié.
00:40:46On a raison.
00:40:47Non, le problème n'est pas l'expulsion,
00:40:49le problème c'est l'entrée
00:40:50sur le territoire.
00:40:51Si personne ne pose le problème,
00:40:52le problème sur l'entrée en France
00:40:54et le contrôle aux frontières.
00:40:56Oui, on en parlait hier justement,
00:40:57moi je disais,
00:40:58à part rétablir des frontières
00:40:59autour de la France,
00:41:00je ne vois pas comment
00:41:00on peut contrôler ça de toute façon
00:41:02parce que c'est une passoire autrement.
00:41:03Thomas Bonnet,
00:41:04ils sont intéressants ces chiffres aussi
00:41:05parce que Bruno Rotaillou,
00:41:06il a beaucoup été critiqué quand même.
00:41:07On a beaucoup dit,
00:41:08il fait du vent,
00:41:09il fait de grandes annonces
00:41:10mais il n'y a pas de résultats concrets.
00:41:11Maintenant qu'il n'est plus là,
00:41:13on voit quand même
00:41:13de premiers résultats concrets
00:41:14même si ce n'est pas parfait
00:41:15comme le disait Amine
00:41:16mais en tout cas,
00:41:17c'est des premiers résultats concrets.
00:41:18Et ça montre en effet
00:41:19qu'il est possible d'agir
00:41:20et qu'il n'y a pas de fatalité
00:41:21et que ce n'est pas un fléau
00:41:22l'immigration qui nous tomberait dessus
00:41:24et sur lequel on ne pourrait pas agir.
00:41:25Il y a des moyens d'agir.
00:41:27Bruno Rotaillou a remplacé
00:41:28la circulaire Valls
00:41:29qui jusque-là régissait
00:41:31justement les régularisations
00:41:32et donc ça permet d'avoir des effets.
00:41:38des indicateurs.
00:41:39On est évidemment loin
00:41:40d'avoir réglé le problème
00:41:40mais ça montre qu'il n'y a pas de fatalité
00:41:42qu'on peut agir.
00:41:43Après, se pose quand même la question
00:41:44et Amine en a un peu parlé.
00:41:46Certes, ils ne sont pas régularisés
00:41:47ils ne sont pas expulsés pour autant.
00:41:49D'ailleurs, vous avez rappelé
00:41:49le débat qu'il y avait eu
00:41:51autour du nombre de clandestins en France.
00:41:53Laurent Nouniez au départ
00:41:54avait dit qu'il y en avait
00:41:54à peu près 400 000.
00:41:56Bon ben finalement
00:41:56au micro de Sonia Mabrou
00:41:57qu'il avait admis
00:41:58qu'il y en avait entre 700 et 900 000.
00:41:59Il avait fallu pousser.
00:42:00Sonia, il avait fallu qu'elle y aille
00:42:02pour avoir à suivre.
00:42:03En fait, toute la question est là.
00:42:05C'est-à-dire que la question
00:42:06c'est est-ce que la France
00:42:08peut encore choisir son immigration
00:42:09et choisir qui a le droit
00:42:10d'entrer ou non sur son territoire
00:42:12et en effet, la question des frontières
00:42:13à un moment donné
00:42:14se reposera d'une façon ou d'une autre.
00:42:16Alors on pourrait dire
00:42:16frontières aux frontières de la France
00:42:19frontières à l'Union Européenne
00:42:20peu importe
00:42:20mais il faudra à un moment donné
00:42:21rétablir les contrôles.
00:42:22Mais le problème Mathieu
00:42:23c'est que j'ai le sentiment
00:42:23qu'on est toujours au milieu du guet
00:42:25c'est-à-dire que là par exemple
00:42:25on dit bon ces gens-là
00:42:26ne sont pas régularisés
00:42:27mais c'est vrai ce que dit Amine
00:42:33Alors on a fait un pas
00:42:34ce qui est déjà bien
00:42:35on ne va pas se plaindre de faire un pas
00:42:36mais on a fait juste un pas
00:42:38mais on n'est pas encore
00:42:38sur la ligne d'arrivée.
00:42:40C'est pour ça qu'il faut
00:42:40une nouvelle doctrine
00:42:41notamment sur la question
00:42:42des expulsions
00:42:43et c'est pour ça que
00:42:44quand il faut regarder
00:42:45nous on avait sorti un rapport
00:42:46en 2022 dessus
00:42:47sur pourquoi les OQTF
00:42:49ne sont pas exécutés.
00:42:50Il y a deux gros motifs
00:42:51le premier motif
00:42:52c'est ce que je vous en ai parlé
00:42:53tout à l'heure
00:42:53c'est la question de l'obtention
00:42:55des laissés-passés consulaires
00:42:56et le deuxième
00:42:57c'est les entraves
00:42:58que l'administration
00:42:59se fait elle-même
00:42:59à cause justement
00:43:00des voies de recours etc
00:43:01de la saturation
00:43:02des voies de recours
00:43:03etc
00:43:04et donc des juristes
00:43:06et des associations
00:43:07donc déjà si vous libérez
00:43:08et vous déverrouillez
00:43:09ces deux verrous
00:43:10alors là déjà
00:43:10les OQTF
00:43:12pourront être exécutés
00:43:13avec un chiffre qui est marquant
00:43:14on est à moins de 10%
00:43:16en France structurellement
00:43:17depuis le quinquennat
00:43:18de François Hollande
00:43:18les autres pays européens
00:43:20sont à 30%
00:43:20on peut se dire que 30%
00:43:21c'est pas suffisant
00:43:22mais c'est déjà
00:43:23trois fois plus
00:43:24que ce que nous on a en France
00:43:26donc déjà il y a un problème
00:43:27qui est franco-français
00:43:28avant de parler du droit etc
00:43:29ensuite après pour revenir
00:43:30sur Bruno Retailleau
00:43:31Bruno Retailleau
00:43:32de toute façon
00:43:32il n'avait pas la main
00:43:33sur le domaine de la loi
00:43:34puisqu'il n'a pas de majorité
00:43:36à l'Assemblée
00:43:36donc il a fait ce qu'il a pu
00:43:38sur la question
00:43:38du domaine réglementaire
00:43:40on en voit quand même
00:43:40quelques premiers effets
00:43:41mais le véritable problème
00:43:42et Thomas l'a dit
00:43:43c'est que la France
00:43:44depuis trop longtemps
00:43:45n'a plus d'immigration choisie
00:43:47on a toujours dit
00:43:48l'immigration
00:43:48ça doit rapporter plus au pays
00:43:50que ça doit causer
00:43:52en termes de dommages
00:43:53ou en termes de coûts
00:43:54le problème c'est que
00:43:55ce n'est pas le cas
00:43:55puisque aujourd'hui
00:43:56moins de 1 titre de séjour
00:44:00par an
00:44:00enfin moins de 1 titre
00:44:02de séjour sur 5 par an
00:44:03est délivré
00:44:04pour un motif professionnel
00:44:05donc c'est à dire
00:44:06qu'on n'a plus du tout
00:44:07d'immigration de travail
00:44:0780% des gens
00:44:09ont un titre de séjour
00:44:10en France
00:44:11pour ne pas travailler
00:44:12qui n'est pas lié
00:44:13à un travail
00:44:14c'est soit pour étudier
00:44:15soit pour le motif familial
00:44:16soit pour l'asile
00:44:17c'est un véritable problème
00:44:18parce que ce sont à chaque fois
00:44:19des gens qui vont contribuer
00:44:20qui vont plus coûter
00:44:22à l'État
00:44:22qu'ils ne vont rapporter
00:44:24véritable problème
00:44:24Oui je précise juste
00:44:26qu'en plus
00:44:26ce qu'a demandé
00:44:27Bruno Retailleau
00:44:27dans sa circulaire
00:44:28n'a rien d'extraordinaire
00:44:29lui demander
00:44:30juste qu'il y ait
00:44:31une maîtrise du français
00:44:327 ans de présence
00:44:33sur le territoire
00:44:34absence d'OQTF
00:44:35dans le dossier
00:44:36absence de menaces
00:44:37à l'ordre public
00:44:39ça montre bien
00:44:40qu'il n'y a pas besoin
00:44:40d'aller non plus
00:44:41très très loin
00:44:42pour lutter
00:44:42contre l'immigration
00:44:43Autre sujet
00:44:44que je voulais aborder
00:44:45ça a été une des priorités
00:44:46également de Bruno Retailleau
00:44:47c'est la lutte contre la drogue
00:44:48et on a appris
00:44:49qu'il y avait un vaste réseau
00:44:50de drogue
00:44:50qui avait été démantelé
00:44:51mais on va s'arrêter
00:44:52sur un point précis
00:44:53dans ce réseau
00:44:54et vous allez l'entendre
00:44:55dans le reportage
00:44:56qui va suivre
00:44:56c'est qu'on a découvert
00:44:57que ce réseau de drogue
00:44:58a été dirigé par un détenu
00:44:59il faisait ça depuis sa prison
00:45:01il détenait
00:45:02il ne détenait pas
00:45:04il était détenu normalement
00:45:05il était au centre pénitentiaire
00:45:06du Pontet
00:45:06près d'Avignon
00:45:07dans le Beaucluse
00:45:08et c'est lui qui dirigeait
00:45:08son réseau
00:45:09tout tranquillement
00:45:10c'est complètement dingue
00:45:11regardez
00:45:11des liasses de billets
00:45:14et des sacs de drogue
00:45:16dans les locaux
00:45:17de la police judiciaire de Nice
00:45:19les enquêteurs
00:45:20ont frappé fort
00:45:21contre un trafic
00:45:22de stupéfiants
00:45:23piloté
00:45:24depuis une cellule
00:45:25de prison du Pontet
00:45:26près d'Avignon
00:45:27le commanditaire
00:45:28et l'organisateur
00:45:29de ce trafic
00:45:30le faisait
00:45:30depuis sa maison d'arrêt
00:45:31il avait
00:45:32pour s'aider
00:45:34un réseau
00:45:34de malfaiteurs
00:45:35de narcotrafiquants
00:45:37des Alpes-Maritimes
00:45:38tout commence
00:45:38le 26 mars dernier
00:45:40sur le port de Marseille
00:45:41avec l'interception
00:45:43d'un convoi
00:45:43en partance
00:45:44pour la Tunisie
00:45:45l'enquête révèle
00:45:46un réseau structuré
00:45:48actif
00:45:49entre le sud
00:45:50de la France
00:45:51et l'étranger
00:45:52les saisies
00:45:53sont exceptionnelles
00:45:54plus de 500 kilos
00:45:55de résine de cannabis
00:45:56251 kilos
00:45:58d'ecstasy
00:45:59et plus de
00:46:00921 000 euros
00:46:01en liquide
00:46:02reversés
00:46:03aux caisses
00:46:04de l'Etat
00:46:04l'ensemble
00:46:05des saisies
00:46:05d'argent
00:46:06qui sont faites
00:46:07par les services
00:46:07de police
00:46:08et de gendarmerie
00:46:08intègrent
00:46:09via la caisse
00:46:10des dépôts
00:46:10de consignation
00:46:11le budget
00:46:11de l'Etat
00:46:11à la tête
00:46:12de ce réseau
00:46:13un homme
00:46:14de 39 ans
00:46:15incarcéré
00:46:15qui continuait
00:46:16de diriger
00:46:17le trafic
00:46:18depuis sa cellule
00:46:19les syndicats
00:46:20de police
00:46:20réclament
00:46:21plus de moyens
00:46:22pour effectuer
00:46:23des fouilles
00:46:24lors des parloirs
00:46:25l'Université
00:46:26réclament
00:46:26un arsenal
00:46:28légal
00:46:28qui permettent
00:46:29d'effectuer
00:46:30de réelles fouilles
00:46:31avant l'entrée
00:46:33des visiteurs
00:46:33dans la prison
00:46:34le 15 décembre
00:46:369 personnes
00:46:37sont interpellées
00:46:38lors d'une opération
00:46:39d'envergure
00:46:40plusieurs suspects
00:46:41ont été mis en examen
00:46:42pour les policiers
00:46:43ce dossier souligne
00:46:45le combat
00:46:45contre le trafic
00:46:46de drogue
00:46:47et l'urgence
00:46:48de renforcer
00:46:49les contrôles
00:46:50en prison
00:46:51Tanguy Hamon
00:46:52on ne va pas jouer
00:46:52les naïfs
00:46:53on sait bien évidemment
00:46:54qu'il y a des téléphones
00:46:55dans les prisons
00:46:55on en a beaucoup parlé
00:46:56mais là ça va quand même
00:46:57plus loin
00:46:57c'est à dire que
00:46:57non seulement
00:46:58il y a un téléphone
00:46:58mais il s'en sert
00:46:59pour diriger
00:47:00son réseau de drogue
00:47:02il a 39 ans
00:47:02il est au pontet
00:47:04et il dirige ça
00:47:05depuis sa cellule
00:47:05c'est complètement dingue
00:47:06et il dirige ça
00:47:07même pas avec des personnes
00:47:08qui sont juste à côté
00:47:09de sa prison
00:47:10c'est dans un département
00:47:11voisin
00:47:11c'est même à l'étranger
00:47:13ça montre vraiment
00:47:14bel et bien
00:47:15que ce qu'a voulu
00:47:16Gérald Darmanna
00:47:17avec ses prisons
00:47:18haute sécurité
00:47:19va peut-être essayer
00:47:20de gérer le problème
00:47:21on ne sait pas
00:47:21mais ça montre bien
00:47:22que les prisons
00:47:23on va dire de base
00:47:24ne sont pas du tout
00:47:25aux normes
00:47:26pour contrer tout ça
00:47:27parce qu'il suffit
00:47:28d'un seul téléphone
00:47:29d'une seule connexion wifi
00:47:31et vous pouvez continuer
00:47:32à faire exactement
00:47:33tout ce que vous faites
00:47:34avant d'être en prison
00:47:35parce que moi
00:47:35quand on me dit
00:47:36il y a des téléphones
00:47:36dans la cellule
00:47:36je me dis bon allez
00:47:37ils s'en servent une fois
00:47:38de temps en temps
00:47:39rarement
00:47:40pour passer un petit coup de fil
00:47:41mais non là
00:47:41il dirige son réseau avec
00:47:43donc ça veut dire
00:47:43que c'est régulier
00:47:44forcément Amine
00:47:45ça vous fait râgir
00:47:46il y a deux choses l'une
00:47:46d'abord nos policiers
00:47:48pour échanger avec énormément
00:47:50de syndicalistes policiers
00:47:51et beaucoup d'officiers
00:47:52de police judiciaire
00:47:53sont totalement à l'affût
00:47:55et savent pertinemment
00:47:56où a lieu le trafic de drogue
00:47:57sauf qu'aujourd'hui
00:47:58la réforme de la police judiciaire
00:48:00a fait qu'on a
00:48:01on n'a pas aidé
00:48:04le volet investigation
00:48:06et donc aujourd'hui
00:48:07on a des enquêteurs
00:48:08qui doivent prioriser
00:48:09les enquêtes
00:48:10les plus urgentes
00:48:11aux moins urgentes
00:48:12et donc les policiers
00:48:13savent pertinemment
00:48:13qu'il y a du trafic de drogue
00:48:14ils savent où se déroule
00:48:15le trafic de drogue
00:48:16mais ils doivent sélectionner
00:48:17parce que la justice
00:48:18n'a pas assez de moyens
00:48:19parce qu'il n'y a pas assez
00:48:19d'enquêteurs
00:48:20parce que les office
00:48:22anti-stupéfiants
00:48:22ont été vidés
00:48:24de leur substance
00:48:24à Lille par exemple
00:48:26dans une région
00:48:27assez frontalière
00:48:28avec la Belgique
00:48:29et les Pays-Bas
00:48:29on a perdu deux OPJ
00:48:30depuis 2016
00:48:31on a perdu beaucoup
00:48:33de moyens à Marseille
00:48:34donc à un moment donné
00:48:34moi je les vois
00:48:35ces politiques venir
00:48:36sur les plateaux de télévision
00:48:37y compris ici
00:48:38et sur le vote
00:48:38cher Jean-Marc
00:48:39mais le problème
00:48:40est le même
00:48:41c'est le serpent
00:48:41qui se mord la queue
00:48:42et parfois ça fait très mal
00:48:43vous avez raison
00:48:43cher Jean-Marc
00:48:44c'était hors antenne
00:48:45donc vous n'êtes pas obligé
00:48:46de balancer à l'antenne
00:48:47mais je disais simplement
00:48:51que là où il y a un problème
00:48:53c'est effectivement
00:48:54sur le fait
00:48:55que les policiers
00:48:56n'ont pas assez de moyens
00:48:57les policiers
00:48:58n'ont pas assez de moyens
00:48:59et on ne fait rien
00:49:00pour aider ces policiers
00:49:02alors qu'ils sont
00:49:03totalement au courant
00:49:04ils ont toutes les informations
00:49:05et il n'y a plus
00:49:07qu'à agir
00:49:08alors donner plus d'enquêteurs
00:49:09et plus de policiers
00:49:11sur le terrain
00:49:11pour aller faire des coups
00:49:13Franck Tapirot
00:49:14on parlait d'un téléphone
00:49:16mais ce n'est pas du tout ça
00:49:17ce qui se passe en vérité
00:49:19il y en a beaucoup plus que ça
00:49:20on a retrouvé parfois
00:49:224, 5, 6, 7 téléphones
00:49:23pour un détenu
00:49:24donc à quoi sert
00:49:25d'arrêter
00:49:26comme on dit
00:49:27les gros bonnets de la drogue
00:49:28si on leur offre finalement
00:49:29une cellule
00:49:29qui est en fait
00:49:30un bureau bis
00:49:31c'est ça
00:49:31c'est un bureau en fait
00:49:32ils avaient transformé
00:49:33la cellule en bureau
00:49:33ils envoient
00:49:34ils donnent des ordres
00:49:35ils organisent le trafic
00:49:36donc on voit bien
00:49:37qu'il y a un décalage
00:49:38est-ce que c'est la fouille
00:49:39ou est-ce que d'autres
00:49:41d'autres biais
00:49:42parce qu'à un moment
00:49:43il ne faut pas être naïf non plus
00:49:44on sait très bien
00:49:45qu'il passe
00:49:46pas seulement par la fouille
00:49:47pas seulement par le parloir
00:49:48mais qu'il y a des complicités internes
00:49:50donc là aussi
00:49:51mais il y a des complicités
00:49:52parce qu'il y a des menaces
00:49:52parce qu'il y a beaucoup
00:49:53de surveillants aussi
00:49:54il faut le dire
00:49:55qui sont menacés
00:49:56leurs familles sont menacées
00:49:57et ils ont peur
00:49:58et ils ont peur
00:49:59depuis l'argent
00:49:59quand on connait le salaire
00:50:00d'un gardien de prison
00:50:02quand on voit ce qu'il leur offre
00:50:03on peut
00:50:04voilà
00:50:04on est humain
00:50:05on peut se dire
00:50:05entre la pression
00:50:07la pression financière
00:50:08la pression sécuritaire
00:50:11mais en fait on a l'impression
00:50:12qu'on vit
00:50:13et c'est toujours sur ce plateau
00:50:15pratiquement la même histoire
00:50:16on change juste les villes
00:50:17et les noms
00:50:17et on a l'impression
00:50:18que ça continue
00:50:19et que ça continue
00:50:20que faudra-t-il
00:50:21pour que ça s'arrête
00:50:22c'est la question que je pose
00:50:23le problème c'est qu'il y a le feu partout
00:50:24vous le voyez bien
00:50:25depuis le début de cette émission
00:50:26on le voit tous les jours
00:50:27il y a le feu partout
00:50:28partout partout
00:50:29donc je ne sais même pas
00:50:31ce qu'il faut prioriser
00:50:31je serais bien curieux
00:50:32d'avoir l'avis de Slimane
00:50:33parce que souvent en face
00:50:35vous avez envie de vous engueuler
00:50:35avec lui vous encore
00:50:36je le sens
00:50:37je le sens
00:50:37il est remonté
00:50:41ce qui est vrai
00:50:42il faut plus de médiateurs
00:50:43on en parlera tout à l'heure
00:50:46on va faire une pause
00:50:46dans un instant
00:50:47on va vous parler
00:50:47de cette affaire d'antisémitisme
00:50:48avec le maire d'Eugéniac
00:50:49qui a trouvé
00:50:51qu'il y avait trop de youpin
00:50:53c'est ça
00:50:53c'est ce qu'il a dit
00:50:54la France est trop youpin
00:50:56c'est ce qu'il a dit
00:50:56pour boycotter le concours Eurovision
00:50:58on vous parlera également
00:50:59de la commission sur France Télé
00:51:00qui a été suspendue
00:51:01tiens comme par hasard
00:51:02et puis Emmanuel Macron
00:51:03qui lui pendant ce temps
00:51:04fait du sport
00:51:04voilà avec Thibaut Hitchaip
00:51:06donc tout va bien
00:51:07la vie est belle
00:51:08à tout de suite
00:51:08en direct sur CNews
00:51:0911h33 sur CNews
00:51:16merci d'être en direct
00:51:17avec nous
00:51:17dans un instant
00:51:18on va se demander
00:51:18s'il faut destituer
00:51:19le maire d'Eugéniac
00:51:20le ministre de l'Intérieur
00:51:21devrait prendre une décision
00:51:22dans la journée
00:51:23on va vous expliquer
00:51:24ce qui se passe
00:51:24après ces propos antisémites
00:51:26qui lui ont déjà valu
00:51:27d'être exclus
00:51:28du parti socialiste
00:51:28d'ailleurs
00:51:29tout de suite
00:51:29le CNews
00:51:30info
00:51:31et c'est avec Augustin Donadieu
00:51:32la cyberattaque
00:51:36qui a touché
00:51:37la poste
00:51:37continue
00:51:38mais a baissé
00:51:39en intensité
00:51:40selon Roland Lescure
00:51:41le ministre de l'économie
00:51:43la poste a
00:51:43elle confirmé
00:51:44que l'attaque
00:51:44est toujours en cours
00:51:45mais aucune donnée personnelle
00:51:46n'a été aspirée
00:51:47cette cyberattaque
00:51:48tombe mal
00:51:49des millions de français
00:51:50ne peuvent suivre
00:51:51leurs colis
00:51:51sur la plateforme
00:51:52180 millions de paquets
00:51:54doivent être livrés
00:51:55par l'entreprise publique
00:51:56durant les fêtes
00:51:57à quelques jours de Noël
00:52:00la mobilisation agricole
00:52:01s'essouffle
00:52:01mais ne s'éteint pas
00:52:02pour autant
00:52:03les agriculteurs
00:52:03sont encore mobilisés
00:52:05dans le sud-ouest
00:52:05hier plusieurs vaches
00:52:07ont été abattues
00:52:07dans les Pyrénées-Orientales
00:52:09après la contamination
00:52:09d'une des leurs
00:52:11par la dermatose
00:52:12alors qu'elle avait été vaccinée
00:52:14ce qui a relancé
00:52:15la colère
00:52:16de certains agriculteurs
00:52:17qui ont organisé
00:52:18plusieurs barrages
00:52:19et blocages
00:52:19et à l'étranger
00:52:21avertissement clair
00:52:22de Donald Trump
00:52:22le président américain
00:52:24a dit qu'il serait sage
00:52:24que le président vénézuélien
00:52:26Maduro quitte son poste
00:52:28s'il joue les durs
00:52:28ce sera la dernière fois
00:52:29qu'il pourra jouer les durs
00:52:30a annoncé le locataire
00:52:31de la Maison Blanche
00:52:32Nicolas Maduro
00:52:33a lui dit
00:52:34que Donald Trump
00:52:35s'en sortirait mieux
00:52:36s'il s'occupait
00:52:37des affaires de son pays
00:52:38Merci beaucoup
00:52:39Guston
00:52:40on vous retrouve tout à l'heure
00:52:41à midi
00:52:41pour faire un nouveau point
00:52:42et ce sera avec Sonia Mabrouk
00:52:44on va donc se demander
00:52:45s'il faut destituer
00:52:46le maire d'Augignac
00:52:48et pourquoi on vous pose
00:52:49cette question
00:52:49sur ce maire de Dordogne
00:52:50et bien simplement
00:52:51parce qu'il a fait un tweet
00:52:52on avait eu l'occasion
00:52:53de vous en parler déjà
00:52:54oui au boycott
00:52:56la France est trop youpin
00:52:57pour boycotter
00:52:57il parle de l'eurovision
00:52:59de la chanson
00:52:59puisque Israël a été confirmé
00:53:02à ce moment-là
00:53:02quand il a fait le tweet
00:53:03pour participer
00:53:04à l'eurovision
00:53:05de la chanson
00:53:06certains pays ont annoncé
00:53:07qu'il boycottait
00:53:08pas la France
00:53:09et c'est ce qui a mis en colère
00:53:09visiblement ce maire
00:53:10qui dit donc
00:53:11oui au boycott
00:53:12la France est trop youpin
00:53:13pour boycotter
00:53:14Franck Tapirot
00:53:14vous nous donnerez votre avis
00:53:15dans un instant
00:53:16faut-il destituer ce maire
00:53:17écouter l'avis d'Arnaud Clasfeld
00:53:19avocat qui en parlait
00:53:21ce matin sur CNews
00:53:22Ce maire de Dordogne
00:53:24a tenu des propos
00:53:26qui sont inqualifiables
00:53:27si on considère
00:53:28que l'antisémitisme
00:53:29est un mal
00:53:30qui ronge la France
00:53:32et bien
00:53:33il doit y avoir
00:53:34des sanctions exemplaires
00:53:35prises par l'exécutif
00:53:37ce matin
00:53:38et la communauté juive
00:53:39s'attend
00:53:40à ce que le ministre
00:53:41de l'intérieur
00:53:42prenne des mesures
00:53:43appropriées
00:53:44qui peuvent aller
00:53:45de la suspension
00:53:46à la révocation
00:53:48de l'élu municipal
00:53:50Franck Tapirot
00:53:52est-ce qu'il faut
00:53:53révoquer ce maire ?
00:53:54Bien sûr
00:53:55il faut le révoquer
00:53:56pour deux raisons
00:53:56d'abord exemplarité
00:53:57et jurisprudence
00:53:59exemplarité
00:54:00quand on est maire
00:54:00et qu'on sait que
00:54:01l'importance que les Français
00:54:02portent au maire
00:54:03donc leurs actes
00:54:04leurs propos
00:54:04sont extrêmement importants
00:54:06et portent la conséquence
00:54:07et d'ailleurs jurisprudence
00:54:08si on ne condamne pas cela
00:54:09vous êtes sûr
00:54:11que vous savez
00:54:12ce que je pense
00:54:12depuis deux ans
00:54:13que la haine des juifs
00:54:13est devenue
00:54:14un phénomène de mode
00:54:15mondial
00:54:16donc Youpin
00:54:17va devenir
00:54:17un nouveau mot à la mode
00:54:18et donc tout le monde
00:54:19va pouvoir le dire
00:54:20en totale impunité
00:54:21il faut vraiment
00:54:22et merci à Laurent Nunez
00:54:23d'avoir continué
00:54:24ce combat
00:54:25pour le destituer
00:54:27totalement surtout
00:54:28il n'a pas pris
00:54:29des décisions encore
00:54:29il n'a pas pris
00:54:30des décisions
00:54:30mais la volonté
00:54:31il faut un conseil
00:54:32des ministres
00:54:32je crois
00:54:33pour la révocation
00:54:34mais surtout
00:54:35à l'aune
00:54:35des municipales
00:54:36vous imaginez
00:54:37le signe qu'on enverra
00:54:38visiblement il va s'excuser
00:54:39le maire
00:54:40visiblement il est en train
00:54:40de préparer une lettre
00:54:41pour s'excuser
00:54:42oui comme tous les anti-juifs
00:54:43qui s'excusent depuis toujours
00:54:44mais le mot Youpin
00:54:45Youpin
00:54:45il faut le sortir
00:54:46il est ancré dans votre culture
00:54:48et votre éducation
00:54:49c'est un mot qui est là profond
00:54:50donc il faut
00:54:51éradiquer ce mot
00:54:52et pour éradiquer ce mot
00:54:53il faut révoquer ce maire
00:54:54et pour donner un exemple
00:54:56vous imaginez
00:54:56ce serait la grandeur
00:54:57de la France
00:54:58avec ses 36 000 communes
00:54:59de dire à l'aune
00:55:00encore une fin des municipales
00:55:01nous ne tolérons
00:55:03aucun
00:55:03n'acte aucun propos
00:55:04antisémite et raciste
00:55:06Tanguyama en fait
00:55:06il risque la révocation
00:55:08ou ça peut être juste
00:55:08une suspension
00:55:09c'est vrai qu'on parle
00:55:10la révocation
00:55:11c'est la mesure la plus forte
00:55:12il n'y a eu que 6 maires
00:55:13depuis le début de la 5ème république
00:55:14qui ont été révoqués
00:55:15on parle plutôt d'une suspension
00:55:17une suspension d'un mois
00:55:18il a été convoqué
00:55:19par la préfète de Dordogne
00:55:21à l'appel du ministre de l'Intérieur
00:55:23il va devoir s'expliquer
00:55:24ils vont faire remonter
00:55:25les informations
00:55:26à Laurent Nunez
00:55:27qui va ensuite
00:55:28décider certainement
00:55:29avec le gouvernement
00:55:30d'une suspension
00:55:31ou d'une révocation
00:55:32je vous ajoute juste aussi
00:55:34sur le côté pénal
00:55:35il devrait recevoir
00:55:36une amende
00:55:37de 500 euros seulement
00:55:38500 euros
00:55:39c'est tout ?
00:55:39le mur des cons
00:55:41c'était 500 euros
00:55:41et il encourait
00:55:42un an de prison
00:55:43et 45 000 euros d'amende
00:55:44mais vu qu'il a reconnu
00:55:46les faits
00:55:46et bien il a une alternative
00:55:48au procès
00:55:48donc seulement
00:55:49500 euros
00:55:50surréaliste
00:55:51500 euros
00:55:52c'est complètement surréaliste
00:55:54mais là où il faut
00:55:55anticiper
00:55:56là où il faut soutenir
00:55:57c'est la réponse
00:55:58administrative
00:55:59et oui c'est vrai
00:56:00une suspension
00:56:01du ministre de l'Intérieur
00:56:03en application de la loi
00:56:04c'est le code général
00:56:05des collectivités territoriales
00:56:06qui le permet
00:56:07permettrait aussi
00:56:08de passer un message clair
00:56:09d'abord une suspension
00:56:10ça a du sens
00:56:11avant les élections municipales
00:56:12mais aussi parce que
00:56:14et Franck Tapirot
00:56:16l'a parfaitement rappelé
00:56:18si on laisse passer
00:56:19Youpin Youpin
00:56:20c'est le publicitaire
00:56:21qui parle
00:56:22mais il a totalement raison
00:56:23Franck
00:56:25et bien demain
00:56:25ce propos sera repris
00:56:27par les antisémites
00:56:28de la pire espèce
00:56:29que l'on voit tous les jours
00:56:30sur les réseaux sociaux
00:56:31et on précise quand même
00:56:32que le parti socialiste
00:56:33l'a exclu
00:56:33ils ont été nickels là-dessus
00:56:37il faut le dire aussi
00:56:39quand le parti socialiste
00:56:40se détache
00:56:41de Jean-Luc Mélenchon
00:56:41il est exemplaire
00:56:42et quand il s'allie
00:56:44à Jean-Luc Mélenchon
00:56:45et bien on le voit
00:56:46et on voit aujourd'hui
00:56:47ces dérapages
00:56:48qui se développent
00:56:49de plus en plus
00:56:50sur les réseaux sociaux
00:56:50Thomas Bonnet-Tanguillamont
00:56:51nous le disait
00:56:52c'est très rare quand même
00:56:53que sur un maire
00:56:54il y ait une telle sanction
00:56:55et qu'il soit démis
00:56:56de ses fonctions
00:56:56généralement c'est pour des faits
00:56:57très graves
00:56:58là aussi c'est grave
00:56:59mais je ne suis pas sûr
00:57:00non plus
00:57:00qu'on aille jusqu'à la révocation
00:57:02suspension d'un mois
00:57:04500 euros d'amende
00:57:04ça ne serait pas cher payé
00:57:05du tout
00:57:06pour des propos pareils
00:57:07alors effectivement
00:57:08on peut s'arrêter
00:57:09sur la sanction
00:57:10moi je m'intéresserais
00:57:11quand même aussi
00:57:11un peu au contexte
00:57:12qui amène un maire
00:57:13à publier tout tranquillement
00:57:14sur Facebook
00:57:15ce genre de message
00:57:15parce que finalement
00:57:16vous avez un climat
00:57:17qui a été alimenté
00:57:18par des discours politiques
00:57:19qui ont participé
00:57:20à rendre quasi
00:57:21acceptable
00:57:23dans une partie
00:57:23des réseaux sociaux
00:57:24en tout cas
00:57:25des propos comme cela
00:57:26et qu'un maire
00:57:27avec l'image
00:57:28que c'est censé représenter
00:57:30puisse se permettre
00:57:31d'avoir de tels propos
00:57:32je trouve ça
00:57:32en dit long
00:57:33sur l'état d'esprit
00:57:34aujourd'hui
00:57:34et alors ce qui est dingue
00:57:35c'est que tout ça
00:57:35c'est pour l'Eurovision
00:57:36en plus
00:57:36le point de départ
00:57:37c'est l'Eurovision
00:57:38alors on va vous rappeler
00:57:38ce qui se passe à l'Eurovision
00:57:39dans un sujet
00:57:40parce que c'est important
00:57:41également de se souvenir
00:57:42parce que certains pays
00:57:42voulaient que l'Eurovision
00:57:43soit exclue
00:57:44enfin qu'Israël
00:57:44soit exclue de l'Eurovision
00:57:45finalement Israël
00:57:47a été maintenu
00:57:47et certains pays boycottent
00:57:49et ce maire donc
00:57:49était furieux
00:57:50en disant
00:57:50mais la France
00:57:51n'a pas le courage
00:57:52avec les mots
00:57:52qu'on ne va pas répéter
00:57:53une et une fois
00:57:54regardez le sujet
00:57:55sur l'Eurovision
00:57:55La 70ème édition
00:57:58de l'Eurovision
00:57:59ne comptera
00:58:00que 35 participants
00:58:02l'Espagne
00:58:03l'Irlande
00:58:03les Pays-Bas
00:58:04la Slovénie
00:58:04et l'Islande
00:58:05ont annoncé
00:58:06qu'ils boycotteraient
00:58:07le concours
00:58:07la raison
00:58:08la participation d'Israël
00:58:10les représentants
00:58:11de l'ORF
00:58:12le diffuseur officiel
00:58:13autrichien
00:58:14regrette ce boycott
00:58:15au nom de la liberté
00:58:16d'expression
00:58:17ils ont annoncé
00:58:18autoriser les mouvements
00:58:19de soutien
00:58:20ou de protestation
00:58:21lors du passage
00:58:22des artistes israéliens
00:58:23Nous autoriserons
00:58:25tous les drapeaux officiels
00:58:26qui existent dans le monde
00:58:27à condition
00:58:28qu'ils soient conformes
00:58:29à la loi
00:58:29et présentés
00:58:30sous une certaine
00:58:31forme et taille
00:58:31en tenant compte
00:58:32des risques
00:58:33pour la sécurité
00:58:34Nous n'embellirons
00:58:36ni ne cacherons
00:58:37rien de ce qui se passe
00:58:38car notre rôle
00:58:39consiste à montrer
00:58:40ce qui se passe réellement
00:58:41c'est ma position ferme
00:58:43Pour certaines personnalités
00:58:45ces déclarations relèvent
00:58:47du non-sens
00:58:47L'Eurovision va autoriser
00:58:49la présence d'activistes
00:58:50pro-Hamas
00:58:51dans la salle
00:58:52qui vont hurler
00:58:53brandissant évidemment
00:58:54un drapeau palestinien
00:58:56qui vont peut-être lancer
00:58:57des fumigènes
00:58:58ça dit tout
00:58:59de l'Eurovision
00:58:59aujourd'hui
00:59:00ça dit tout
00:59:01de l'Europe
00:59:02qui abdique
00:59:03et qui cède
00:59:04au chantage
00:59:05de ceux qui sont en train
00:59:06tout simplement
00:59:06de lyncher
00:59:07la seule démocratie
00:59:08du Proche-Orient
00:59:09ce jeudi 11 décembre
00:59:10le dernier gagnant
00:59:11de l'Eurovision
00:59:12a déclaré
00:59:13qu'il rendait son trophée
00:59:14en signe de protestation
00:59:16en signe de protestation
00:59:18parce qu'Israël est présent
00:59:19juste pour qu'on comprenne bien
00:59:20pourquoi il a rendu son trophée
00:59:21il rend son trophée
00:59:22parce qu'Israël est présent
00:59:23à la prochaine
00:59:24Je voulais rajouter
00:59:25sur ce que dit Paul Lamarre
00:59:26c'est que non seulement
00:59:27les hurlements
00:59:28les cris seront autorisés
00:59:29mais vous savez
00:59:29d'habitude en technique
00:59:31en régie
00:59:31on arrive à les amoindrir
00:59:33et donc le public
00:59:34devant sa télé
00:59:36ne les entend pas
00:59:37là il n'y aura
00:59:38aucune correction
00:59:39pour que le public
00:59:40soit en live
00:59:41avec ce qui se passe
00:59:42donc ça veut dire que
00:59:43quand le ou la chanteuse
00:59:44israélienne
00:59:44va commencer à chanter
00:59:45ça va être sûrement couvert
00:59:47par les hurlements
00:59:48Plus les drapeaux
00:59:49plus les drapeaux palestiniens
00:59:50alors que normalement
00:59:51c'était seuls
00:59:52les drapeaux des pays
00:59:52présents à la compétition
00:59:54qui pouvaient rentrer
00:59:55dans la salle
00:59:55là vous avez entendu
00:59:56ce qu'il a dit
00:59:56tous les drapeaux du monde
00:59:57pourront être là
00:59:58vous avez bien compris le message
00:59:59Exactement
01:00:00et puis une dernière petite chose
01:00:01formidable
01:00:01c'est que si encore
01:00:02ce maire d'Eugénia
01:00:03qui avait dit
01:00:04la France est trop sioniste
01:00:06on aurait pu imaginer
01:00:08vous savez le lien
01:00:08Mais ne lui donnez pas des idées
01:00:09parce qu'il y en a d'autres
01:00:10qui vont faire ça
01:00:10à partir du moment
01:00:11où vous donnez une solution
01:00:12anti-sionisme et haine des juifs
01:00:13c'est clair
01:00:14il n'a pas anti-sioniste
01:00:15il a dit youpin
01:00:16donc s'il montre
01:00:17à quel point
01:00:18qu'il n'y a pas
01:00:19de gens qui se prétendent
01:00:21vous savez anti-sionistes
01:00:22qui ne soient pas anti-sionistes
01:00:23Allez un mot rapide Mathieu
01:00:24Je suis tout à fait d'accord
01:00:25avec ce que vous venez de dire
01:00:26et notamment
01:00:26il faut rajouter un point
01:00:27sur le contexte
01:00:27c'est justement
01:00:28cette question
01:00:28de la culture d'impunité
01:00:30vous savez aujourd'hui
01:00:31depuis le 7 octobre
01:00:32il y a eu plus de 3000
01:00:33actes antisémites en France
01:00:34savez-vous combien
01:00:35d'enquêtes de la justice
01:00:37ont été ouvertes
01:00:37pour des actes antisémites
01:00:39il n'y en a eu que 260
01:00:40selon un article
01:00:41de vos confrères de La Croix
01:00:42dans moins de 10% des cas
01:00:43l'antisémitisme
01:00:45n'est même pas traqué
01:00:47au niveau des tribunaux judiciaires
01:00:48c'est un véritable problème
01:00:50on le sait parce que
01:00:51parfois c'est compliqué
01:00:52d'identifier des gens
01:00:53qui ont tagué etc
01:00:54mais là on a un maire
01:00:55qui de manière non anonyme
01:00:57écrit des propos antisémites
01:00:59il faut effectivement
01:01:00que la décision
01:01:01la plus lourde possible
01:01:02suspension ou révocation
01:01:04soit appliquée justement
01:01:06Autre sujet dans l'actualité
01:01:07la commission sur France Télé
01:01:09et ça c'est assez suraffiche
01:01:10c'est aussi la commission
01:01:10qui a été suspendue
01:01:12c'est le président
01:01:13de cette commission
01:01:14qui a annoncé
01:01:14que les séances
01:01:15pendant les 15 premiers jours
01:01:17étaient annulées
01:01:18pour retrouver plus de sérénité
01:01:19a-t-il dit
01:01:21la sérénité nécessaire
01:01:22et la bonne tenue
01:01:23de la commission
01:01:23consacrée à la neutralité
01:01:26alors bien sûr
01:01:26celui qui pose problème
01:01:27c'est le rapporteur
01:01:29le rapporteur qui s'appelle
01:01:30Charles Aloncle
01:01:30on vous en a beaucoup parlé
01:01:32Charles Aloncle
01:01:34qui pose problème
01:01:35parce qu'il est très précis
01:01:37dans ce qu'il fait
01:01:37parce qu'il a des dossiers
01:01:38qui ont été très bien faits
01:01:39parce qu'il connaît parfaitement
01:01:40ses dossiers
01:01:41et en plus
01:01:42alors ce week-end
01:01:43si vous avez peut-être vu ça
01:01:45il était chez notre ami
01:01:46Eric Moriot
01:01:47et à ce moment-là
01:01:48qu'est-ce qu'il a dit ?
01:01:49Il a dit
01:01:49mais la présidente de France Télé
01:01:50il y a certains dossiers
01:01:51qu'elle ne veut pas nous communiquer
01:01:52elle ne veut pas nous communiquer
01:01:54certains contrats
01:01:54qu'elle veut cacher
01:01:55donc qu'est-ce qu'on va faire ?
01:01:57On va faire peut-être
01:01:58une descente là-bas
01:01:58puisqu'on a le droit
01:01:59et on va faire une perquisition
01:02:00pour aller les saisir
01:02:01bien évidemment
01:02:02il y a le feu partout
01:02:03depuis qu'il a dit ça
01:02:04on est avec Eric Moriot
01:02:06justement
01:02:06qui était avec Charles Aloncle
01:02:08ce week-end
01:02:09bonjour Eric
01:02:09merci d'être en direct avec nous
01:02:11c'est vrai qu'il a mis le feu
01:02:12en prononçant cette phrase
01:02:14sur votre plateau
01:02:15en expliquant que
01:02:16à partir du moment
01:02:17où la directrice de France Télé
01:02:21ne voulait pas lui communiquer
01:02:22des dossiers
01:02:22elle irait les chercher
01:02:23qu'est-ce qu'il vous a dit exactement ?
01:02:26Alors d'abord
01:02:27avant de vous répondre
01:02:27Jean-Marc
01:02:28je suis comme vous
01:02:29assez stupéfait
01:02:30de ce que j'ai appris hier
01:02:31en effet de cette suspension
01:02:32enfin en tout cas
01:02:33annulation de convocations
01:02:35donc de prochaines auditions
01:02:37donc ça c'est le premier point
01:02:38qui m'a en effet
01:02:39comme vous stupéfait
01:02:41et puis par ailleurs
01:02:42moi je suis assez étonné
01:02:44du prétexte donné
01:02:45à savoir donc
01:02:46qu'il faudrait remettre
01:02:46un peu d'apaisement
01:02:47et de sérénité
01:02:48parce que j'aurais plutôt
01:02:49une question à poser
01:02:50à ce président
01:02:51et de manière générale
01:02:52au milieu
01:02:52du microcosme médiatique parisien
01:02:55qui n'est pas serein
01:02:57à l'heure où on parle
01:02:58moi Charles Aloncle
01:02:59il m'a paru très serein
01:03:00déterminé en effet
01:03:01comme vous l'avez rappelé
01:03:02à peut-être même
01:03:03en effet
01:03:03brandir la menace
01:03:06de la perquisition
01:03:07s'il n'obtenait pas
01:03:07les mails
01:03:08et les pièces
01:03:09qu'il demandait
01:03:09mais qui n'est pas serein
01:03:10moi c'est la question
01:03:11que je veux poser
01:03:12qui n'est pas serein
01:03:13est-ce que ce sont
01:03:14les dirigeants actuels
01:03:15du service public
01:03:16qui auraient peut-être
01:03:17favorisé certains producteurs
01:03:19est-ce que ce sont
01:03:21les dirigeants passés
01:03:22du service public
01:03:23qui avaient donc
01:03:23peut-être favorisé
01:03:25certains producteurs
01:03:26et qui ont pantouflé
01:03:27pour retrouver des places
01:03:28aujourd'hui
01:03:29chez ces mêmes producteurs
01:03:30pour être à la tête
01:03:31des émissions
01:03:31qu'ils ont donc lancées
01:03:34est-ce que ce sont
01:03:35ces producteurs actuels
01:03:36qui auraient peut-être
01:03:37bénéficié
01:03:38de favoritisme
01:03:40de la part
01:03:40du service public
01:03:41ou alors est-ce que ce sont
01:03:42peut-être
01:03:43ces producteurs
01:03:44animateurs
01:03:44voilà donc j'aimerais poser
01:03:45la question
01:03:46qui n'est pas serein
01:03:47moi j'ai l'impression
01:03:48surtout
01:03:48qu'on a l'impression
01:03:50qu'on veut nous cacher
01:03:51des choses
01:03:51si tout le monde
01:03:52est serein
01:03:53et apaisé
01:03:54si les faits
01:03:55qui sont soulevés
01:03:56par Charles à l'oncle
01:03:57sont exacts
01:03:58il n'y a aucune raison
01:03:59de ne pas être serein
01:04:00moi j'ai plutôt l'impression
01:04:01qu'on veut nous cacher
01:04:02des choses
01:04:03et j'ai aussi l'impression
01:04:04que c'est plutôt une caste
01:04:05qui est plutôt apparentée
01:04:07nous ne voulons pas la face
01:04:08à la gauche
01:04:09qui aurait fait
01:04:10d'une certaine manière
01:04:11à travers certains producteurs
01:04:13qui ne font pas
01:04:14mystère
01:04:15de leurs engagements politiques
01:04:16donc main base
01:04:17sur le service public
01:04:18puisqu'on le rappelle
01:04:19encore une fois
01:04:19si ces affaires
01:04:21concernaient TF1
01:04:22ou MC
01:04:22il n'y aurait absolument
01:04:23pas de sujet
01:04:23ce serait du privé
01:04:25mais là on parle
01:04:26d'argent public
01:04:27à savoir donc
01:04:28l'argent qui nous concerne tous
01:04:29Eric Morieux
01:04:30il vous a paru serein
01:04:31Charles à l'oncle
01:04:32parce que c'est vrai
01:04:32qu'aujourd'hui
01:04:33il fait peur
01:04:33on va dire les choses
01:04:34il fait peur
01:04:34il est en train de donner
01:04:35un énorme coup de pied
01:04:36dans la fourmilière
01:04:37du service public
01:04:37que ce soit à France Télé
01:04:39ou que ce soit à Radio France
01:04:40il vous a paru serein
01:04:42parce que
01:04:42vu de l'extérieur en tout cas
01:04:43comme je le disais
01:04:46c'est l'impression
01:04:48qu'il vous a donné aussi
01:04:49vous qui avez passé un moment
01:04:49avec lui pour cette interview
01:04:50ah bah oui tout à fait
01:04:52j'ai passé un très long moment
01:04:53avec lui
01:04:54je peux vous dire en effet
01:04:55qu'il m'a paru plus que serein
01:04:57il m'a paru extrêmement déterminé
01:04:58comme vous l'avez rappelé
01:04:59il connait extrêmement bien
01:05:00ses dossiers
01:05:01je peux d'autant plus le dire
01:05:03que vous comme moi
01:05:04bon c'est notre métier
01:05:05on évolue dans ce marécage
01:05:07des médias
01:05:07donc c'est normal
01:05:08qu'on connaisse tout ça
01:05:10mais en tout cas
01:05:10lui m'a paru époustouflant
01:05:13dans sa connaissance des dossiers
01:05:15alors qu'il ne les connait
01:05:16enfin les travails
01:05:17que depuis deux mois
01:05:18trois mois
01:05:19m'a-t-il dit
01:05:19dans le souci justement
01:05:20d'organiser au mieux
01:05:22cette commission
01:05:23il travaille du matin au soir
01:05:24il n'est qu'à ça
01:05:25en ce moment
01:05:26donc en tant que député
01:05:28donc non non
01:05:28il m'a paru très serein
01:05:29déterminé
01:05:30l'impression en effet
01:05:31que rien ne lui fait peur
01:05:32et je pense que c'est plutôt
01:05:34à noter
01:05:35je suis même étonné
01:05:36que
01:05:37par exemple
01:05:38l'effet que vous avez
01:05:40soulevé
01:05:40ou qu'on soulève beaucoup
01:05:41concernant
01:05:42d'hypothétiques
01:05:43peut-être suspicions
01:05:45concernant le montant
01:05:46de rémunération
01:05:47de certains animateurs
01:05:48producteurs
01:05:49comme Nagui
01:05:50c'est amusant
01:05:50en 2020
01:05:51Mediapart
01:05:52soulevé la question
01:05:53et là c'est étonnant
01:05:54ça passe et crème
01:05:55personne ne s'indignait
01:05:56donc
01:05:56il y aurait donc
01:05:57une géométrie variable
01:05:58d'indignation
01:05:59quand c'est Charles Aloncle
01:06:00député UDR
01:06:01qui le dit
01:06:01alors là
01:06:02c'est forcément
01:06:03très suspect
01:06:04mais quand c'est Mediapart
01:06:05là a priori
01:06:06ça ne choquait personne
01:06:07non il y a des choses
01:06:07qu'on a envie de savoir
01:06:09qu'on est légitime
01:06:09à demander
01:06:10connaître le budget
01:06:11de production
01:06:12de quelle époque
01:06:14connaître le montant
01:06:15en effet
01:06:15de la rémunération
01:06:16par exemple
01:06:16de Patrick Cohen
01:06:17qui s'est caché
01:06:18lors de l'audition
01:06:18derrière le fait
01:06:19qu'il était payé
01:06:20par une boîte
01:06:20en effet privée
01:06:21Media One
01:06:22mais qui en l'occurrence
01:06:23le paye
01:06:24dans le cadre
01:06:25justement
01:06:25de sa mission
01:06:26de chroniqueur
01:06:26dans une émission
01:06:27de service public
01:06:28non non
01:06:28je pense qu'on va
01:06:29peut-être
01:06:30tomber de haut
01:06:31mais si on arrive
01:06:32à connaître
01:06:33ces informations
01:06:33et en ce moment
01:06:34on a l'impression
01:06:34qu'il y a une omerta
01:06:36en tout cas non
01:06:36pour répondre à votre question
01:06:37et finir là-dessus
01:06:38il est très déterminé
01:06:40et je pense
01:06:41qu'il a même
01:06:42des dossiers
01:06:43je pense qu'il m'a
01:06:44surtout
01:06:44ce que vous l'avez
01:06:45peut-être souligné
01:06:45relevé
01:06:46il m'a laissé entendre
01:06:47que beaucoup de gens
01:06:48venaient à lui
01:06:48donc ils venaient
01:06:50lui soumettre
01:06:51des informations
01:06:52sous couvert d'anonymat
01:06:53donc je pense
01:06:54que potentiellement
01:06:55il détient
01:06:55des bombes
01:06:56donc je pense
01:06:57qu'à trop vouloir
01:06:57le chatouiller
01:06:58certains pourraient
01:07:00tomber de haut
01:07:02donc moi en tout cas
01:07:03je suis plus que
01:07:04déterminé aussi
01:07:06à le soutenir
01:07:07dans ce combat
01:07:08pour connaître
01:07:09les infos
01:07:10qu'on est en droit
01:07:11de connaître
01:07:12en tant que citoyen
01:07:13et membre
01:07:14on va dire
01:07:15d'une communauté
01:07:16qui paye des impôts
01:07:17pour payer un service public
01:07:18qui n'a de public
01:07:19que le nom
01:07:20merci beaucoup Eric Moriot
01:07:21merci d'avoir été avec nous
01:07:22c'était vraiment très intéressant
01:07:23parce que c'est vrai
01:07:24qu'on se rend compte
01:07:24qu'il fait peur
01:07:25aujourd'hui
01:07:26Charles Lalong
01:07:26il fait peur
01:07:27et comme on n'arrive pas
01:07:28à l'arrêter
01:07:28on suspend la commission
01:07:29c'est un peu
01:07:30Thomas
01:07:30c'est un peu ce qui est fait
01:07:31c'est-à-dire qu'on a essayé
01:07:32de l'arrêter
01:07:33en essayant de lui trouver
01:07:34des casseroles
01:07:34on n'en a pas trouvé
01:07:35comme ils n'ont pas trouvé
01:07:35de casseroles
01:07:36ils ont essayé de dire
01:07:37oui il est de parti pris
01:07:37on a vu que ça ne prenait pas
01:07:38donc là on fait
01:07:39stop stop
01:07:40on arrête tout
01:07:40on arrête tout
01:07:41on va essayer de trouver
01:07:50c'est que lorsqu'il y a eu
01:07:50des commissions d'enquête
01:07:51précédentes dans d'autres sujets
01:07:52voire commissions d'enquête
01:07:54par exemple sur l'attribution
01:07:55des fréquences pour la TNT
01:07:56où des membres de notre rédaction
01:07:57avaient été auditionnés
01:07:58j'ai le souvenir
01:07:59d'un rapporteur
01:08:00Aurélien Saint-Toul
01:08:01de la France Insoumise
01:08:01en l'occurrence
01:08:02particulièrement véhément
01:08:03et là je n'avais pas vu
01:08:04de suspension
01:08:05pour ramener de la sérénité
01:08:06je vois quand même
01:08:06un traitement
01:08:07à la géométrie variable
01:08:08selon qui est auditionné
01:08:10etc.
01:08:11donc moi ça m'intéresse
01:08:12c'est suspendu
01:08:13il faut le dire
01:08:13il n'y avait pas de convocation
01:08:14de toute façon
01:08:14pendant les fêtes
01:08:15ça reprendra
01:08:16moi j'espère
01:08:16il n'y a pas de date de reprise
01:08:18pour l'instant
01:08:18on dit c'est suspendu 15 jours
01:08:21il y a une réunion du bureau
01:08:22et on verra après
01:08:22je pense que ça reprendra
01:08:23Jérémy Patrier-Lettus
01:08:24qui est le président
01:08:25qui a suspendu
01:08:25et quand même quelqu'un
01:08:26qui est très investi
01:08:27sur ce sujet
01:08:27je pense qu'il reprendra
01:08:28et j'attends beaucoup
01:08:30Justement il a précisé
01:08:31ce matin sur les réseaux sociaux
01:08:32que le 6 janvier
01:08:34ils se réuniront
01:08:35en vue d'établir
01:08:36les convocations
01:08:36pour janvier
01:08:37on va suivre ça
01:08:38avec attention
01:08:39merci beaucoup
01:08:39je voulais vous montrer
01:08:40Emmanuel Macron
01:08:40qui fait du sport
01:08:41mais tant pis
01:08:41avec Thibaut Hichel
01:08:42c'était la note positive du jour
01:08:43on l'a raté
01:08:44on se retrouve demain
01:08:45en direct
01:08:45à demain et d'ici là
01:08:46savez prudents
01:08:47j'adore
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