- il y a 7 mois
Avec Arlette Chabot, Régis Mailhot et Lionel Candelon (président de la chambre d'agriculture du Gers)
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
##LE_GRAND_DEBRIEF-2025-12-19##
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
##LE_GRAND_DEBRIEF-2025-12-19##
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, 7h-10h, Maxime Liedot.
00:070826 300 300 pour discuter en réalité jusqu'à 10h pour participer à la discussion, nous faire réagir, nous interpeller sur ces grandes questions.
00:15Bien sûr, est-ce que selon vous le report du Mercosur est suffisant pour apaiser la colère des agriculteurs ?
00:21Et aussi quand vous voyez les réactions du gouvernement, je cite la porte-parole à l'instant chez nos confrères de RTL,
00:25nous ne tolérons plus de nouveaux blocages. Qu'est-ce que ça veut dire ? Est-ce que vous encouragez en effet le gouvernement à poursuivre cette ligne ?
00:32Peut-être d'arrêter les blocages parce que bien sûr on arrive en fin d'année, c'est la période des fêtes, on a envie que chaque Français, c'est d'ailleurs ce qu'elle dit,
00:38rentre sereinement dans leur famille pour pouvoir fêter Noël et Nouvel An comme il se doit.
00:43Est-ce que vous pensez que c'est la bonne méthode, auditeur de Sud Radio ? 0826 300 300 Mercosur, le report est suffisant pour apaiser la colère des agriculteurs
00:51et la porte-parole du gouvernement. Le gouvernement a-t-il raison de ne plus tolérer le blocage des agriculteurs ? 0826 300 300.
01:00Arlette Chabot, sur la réaction et sur la déclaration de la porte-parole du gouvernement, mon invité Jean-Philippe Tanguy l'a découvert
01:06et disait que c'était de jeter de l'huile sur le feu.
01:09Alors la formulation n'est pas de nouveaux blocages.
01:12Plus de nouveaux blocages.
01:13Plus de nouveaux blocages. Ça ne veut pas dire pour l'instant que le gouvernement va dégager les autoroutes ou les points de blocage.
01:22Ce n'est pas de nouveaux blocages. C'est-à-dire qu'on ne permettra pas à des agriculteurs de s'installer sur des routes
01:28ou de bloquer encore une fois d'autres axes de circulation.
01:31Donc une fois qu'on a dit ça, on n'a pas compris.
01:35Moi je n'ai pas en tout cas la réponse.
01:36Est-ce que le gouvernement va faire lever par l'intervention des forces de l'ordre
01:41les blocages qui existent encore, qui sont maintenus sur un certain nombre d'autoroutes ?
01:48Ça, il faut avoir une petite précision.
01:50Parce que faire intervenir des forces de l'ordre pour disperser des agriculteurs
01:54qui sont sur des points de blocage bien installés, c'est difficile.
02:00Donc il y a les deux éléments.
02:01Il y a une petite ambiguïté dans ce que dit la porte-parole du gouvernement.
02:07En tout cas, s'il y a intervention des forces de police pour, j'allais dire,
02:14faire partir des agriculteurs qui auraient la tentation de s'installer,
02:18il faudra sans doute, comme le dit le préfet, faire preuve un peu du ministre de l'Intérieur
02:22et le préfet fait preuve de discernement.
02:25C'est ce qu'a dit d'ailleurs la porte-parole du gouvernement.
02:27Vous posez la question, mais qui participe hélas à l'ambiguïté du propos.
02:30On ne veut pas, dit-elle, opposer les policiers, les gendarmes et les agriculteurs.
02:34Mais pour autant, les Français doivent pouvoir rejoindre leur famille pour ces moments de fête.
02:37C'est aussi notre responsabilité.
02:39Est-ce que la porte-parole a raison de ne plus tolérer de nouveaux blocages ?
02:42Donc à travers elle, le gouvernement, vous nous appelez 0826 300 300.
02:46Bonjour Sophie.
02:49Oui.
02:50Bonjour Sophie, merci d'être avec nous.
02:51Vous nous entendez bien ?
02:52Oui, très bien, merci.
02:53Bonjour.
02:54Merci beaucoup d'être avec nous ce matin sur Sud Radio.
02:56Comment vous regardez, vous, cette actualité, ma chère Sophie, cette déclaration naturellement
03:01de la porte-parole du gouvernement et plus largement ce report du Mercosur
03:04qui pourrait peut-être apaiser un peu les colères à des agriculteurs ?
03:08Qu'est-ce que vous en pensez ?
03:09Alors, aujourd'hui, je pense que le report du Mercosur, c'est pour calmer un petit peu
03:14la façade de cette crise agricole, mais absolument pas le fond.
03:19Voilà, aujourd'hui, c'est un petit peu pour endormir tout le monde.
03:22C'est comme ça que je le ressens.
03:24Aujourd'hui, bien évidemment que le sanitaire restera de toute façon à surveiller par rapport
03:31à ce Mercosur.
03:33Aujourd'hui, le sanitaire étant, enfin, c'est en partie, j'ai bien compris, c'est en partie
03:37aussi la question sanitaire qui se pose pour les produits qui arriveraient de ces pays.
03:42Mais aujourd'hui, déjà en Europe, pourquoi est-ce que l'Europe n'est pas déjà une seule
03:48entité par rapport à ça ? Aujourd'hui, les produits sont autorisés en Italie, mais
03:53pas en France.
03:53Les produits sont autorisés en Espagne, mais pas en France.
03:55Donc déjà, aujourd'hui, on n'a même pas une Europe agricole, de mon point de vue.
03:59Et sur cette...
04:01En fait, cette réciprocité attendue entre le Mercosur et l'Europe, déjà aussi, on devrait
04:08la vouloir et on devrait l'exiger, déjà entre les pays européens, cette réciprocité
04:13d'utiliser les mêmes produits qu'en Italie, qu'en Espagne pour faire l'agriculture
04:16en France.
04:17Et sur cette déclaration, par exemple, de la porte-parole du gouvernement, ma chère
04:21Sophie, quand elle dit ne plus tolérer de nouveaux blocages, comment vous regardez
04:24cette question ?
04:27Bon, c'est un peu nous prendre pour des enfants.
04:31En fait, aujourd'hui, voilà, tolérer, d'accord, ok, mais qui met le flot aux poudres ?
04:36Qui envenime les situations ? Qui vient abattre tout un troupeau entier alors qu'une seule
04:41vache est malade ? Moi, aujourd'hui, les agriculteurs ont raison de défendre leurs
04:46positions. Ils ne sont pas les seuls, malheureusement, en France à ne pas vivre de leur travail.
04:51Et c'est ça qui est dramatique aujourd'hui. On n'arrive pas à vivre de notre travail.
04:55Oui, mais ça, c'est sûr. Et c'est ce que disait à l'instant aussi Jean-Philippe Tanguy, qui était mon invité politique, au micro de Sud Radio.
04:59Merci beaucoup, ma chère Sophie, d'avoir été avec nous ce matin. Le report du Mercosur est une blague. Vous nous l'avez bien dit ce matin.
05:060-826-300-300 pour réagir. Et on ira dans pas longtemps du côté des bons de blocage, justement, pour avoir des réactions, précisément, à ce que vient de dire la porte-parole du gouvernement.
05:15Qu'est-ce qu'ils ont compris ? Est-ce que, malheureusement, on va devoir assister à des scènes, comme on a pu le voir, du côté de l'Ariège la semaine dernière, à avoir des affrontements entre les forces de l'ordre, hélas, et les agriculteurs ?
05:250-826-300-300. Vous êtes peut-être en train de nous écouter sur un point de blocage. Vous nous passez un coup de fil. Vous avez le bon numéro. Vous le faites également sur l'application Sud Radio, le site sudradio.fr et les réseaux sociaux. 0-826-300-300. Bonjour Mireille.
05:41Oui, bonjour.
05:43Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
05:46Merci, bonjour à tout le monde.
05:48Comment vous regardez cette actualité, ma chère Mireille ?
05:51Avec tristesse. Tristesse, parce que, bon, j'ai ma fille qui a pris l'exploitation après le décès de son papa. Elle était une soignante.
05:59Et puis, bon, qu'est-ce que vous voulez ? Elle a dit qu'elle ne veut plus faire de légumes, parce que ça arrivait d'ailleurs.
06:04Elle a fait des noisettes. Il ne faut pas envoyer le produit.
06:08Les fraises, ce n'est pas moribolable.
06:12Bon, elle a fait de l'élevage aussi.
06:15Oui, ça marche mal.
06:17L'étable est à moitié remplie, parce que, bon, ça ne rentre pas. Voilà.
06:22C'est triste, mais bon, ils vont partir aujourd'hui manifester sur Agen.
06:28Je suis, voilà, par rapport au service de l'ordre,
06:32j'ai eu mon étable avec la tuberculose il y a quelques années de ça.
06:38Tout est parti.
06:39Voilà, c'est vraiment, je les plaime beaucoup.
06:41Et puis, je suis de tout cœur avec vous, avec tout le monde.
06:45C'est avec émotion que je vous le dis. Voilà.
06:48Mais on vous sent en effet ému, Mireille.
06:50Quand vous regardez, quand vous entendez, par exemple, la porte-parole du gouvernement
06:53qui dit qu'on ne tolérera plus les blocages,
06:55vous qui avez visiblement des proches qui partent dans les prochaines minutes
06:58en direction d'Agen pour manifester,
07:00comment vous observez cette réaction ?
07:02Vous êtes étonnée ? Vous êtes déçue ? Vous êtes en colère ?
07:04Je suis déçue parce que je pense que ça va se signer.
07:09Voilà, c'est ça, c'est ça le problème.
07:11Ils ont déjà des idées déjà en avant.
07:15Voilà, c'est ça le problème.
07:17Pour vous, c'est vraiment qu'ils veulent mettre fin au blocage le plus rapidement, c'est ça ?
07:20Voilà.
07:22Ils veulent que ça s'arrête.
07:23Je sais bien les pauvres, ceux qui veulent rejoindre leur famille pendant Noël,
07:27mais bon, nous, on n'est pas notre travail.
07:30Et puis, au fil des années, ils ne veulent plus de nous, apparemment.
07:34C'est ça le problème.
07:35Vous, vous trouvez que c'est ça qui est envoyé ?
07:37On ne veut plus des agriculteurs en France ?
07:39Mais je pense, je pense, ça arrive, vous voyez bien, tout est cher, tout est cher.
07:43Les légumes, nous, on n'arrive pas, par rapport aux autres, on n'arrive pas à vendre nos légumes,
07:48parce que les charges sont importantes, les salaires, bien sûr, il faut payer les saisonniers,
07:53mais bon, c'est normal.
07:55Mais bon, on n'est pas à égalité avec les autres pays.
07:59C'est le problème.
08:00Merci beaucoup, Mireille, de nous avoir appelé ce matin sur Sud Radio 0826 300 300.
08:05Je souhaite une belle journée, une très belle matinée.
08:07Dans un instant, on poursuit la conversation, toujours en compagnie d'Arlette Chabot, de Régis Maillot.
08:110826 300 300.
08:13Est-ce que vous comprenez, vous, la porte-parole du gouvernement qui assure qu'ils ne tolèreront plus de nouveaux blocages ?
08:19Qu'est-ce que ça veut dire ?
08:20N'est-ce pas un risque de voir à nouveau s'affronter les forces de l'ordre et les agriculteurs ?
08:24Et puis, plus largement, quand on voit ce qui s'est passé il y a quelques heures, le report du vote du Mercosur,
08:28est-ce que c'est suffisant, selon vous, pour apaiser la colère ?
08:31Vous nous appelez 0826 300 300.
08:33A tout de suite.
08:34Restez bien sur Sud Radio.
08:38Le grand matin Sud Radio, 7h-10h, Maxime Liedot.
08:43Et on est ensemble jusqu'à 10h.
08:44Un numéro 0826 300 300 pour participer à la conversation.
08:48Bien sûr, nous interpeller, réagir à ce que vous entendez naturellement sur l'antenne
08:53et à ces questions qu'on vous pose ce matin.
08:55Est-ce que vous pensez que l'accord du Mercosur est suffisant pour apaiser la colère de nos agriculteurs
08:59qui sont, pour la plupart, montés hier à Bruxelles pour mettre la pression sur la Commission européenne ?
09:04Ce qui a marché.
09:05Est-ce que, selon vous, c'est une raison suffisante pour calmer tout doucement les mobilisations ?
09:09Et en parlant des mobilisations, c'est la porte-parole du gouvernement qui est montée au créneau ce matin,
09:13Maud Bréjon, et qui a dit qu'à partir de maintenant,
09:15le gouvernement ne tolérera pas de nouveaux blocages.
09:19Qu'est-ce que ça veut dire ?
09:20Est-ce la bonne réaction dans une période où vous encouragez, en réalité, le gouvernement à aller dans cette voie ?
09:25Parce qu'avant les fêtes, il est hors de question qu'on se retrouve avec des bouts d'autoroutes bloqués ici et là.
09:30Parce qu'en effet, les blocages sont toujours en cours.
09:32Toujours du côté de la 64, toujours du côté de la 20, fermé au nord de Cahors.
09:36Il y a toujours des mobilisations sur l'A10.
09:38Et depuis ce matin, également, sur l'A7, au sud d'Avignon.
09:41Et toujours une menace sur l'accès aux stations de ski des Pyrénées.
09:44Vous écoutez naturellement Sud Radio.
09:46Vous vous tenez au courant.
09:470,826, 300, 300.
09:48Bonjour Lionel.
09:50Oui, bonjour.
09:51Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
09:52Vous nous avez appelé précisément parce que vous êtes sur des points de blocage.
09:55Vous, du côté de la 64, c'est ça ?
09:57Alors, j'étais ce matin sur la 64 pour un duplex avec la ministre
10:01qui n'a absolument pas répondu favorablement à notre demande initiale,
10:04c'est-à-dire la suspension des abattages pour la dermatose non-duire bovine.
10:08Donc, on va maintenir les blocages.
10:10Moi, je retourne dans le Gers.
10:12On a paralysé quasiment tout le réseau routier principal et secondaire du département.
10:17Et puis, on va continuer.
10:18On va faire une mini-trêve pour le marché des producteurs en centre-ville de Hoche demain matin.
10:24Mais dès que le marché des producteurs est terminé,
10:26on va relivrer une centaine de bennes sur la ville d'Hoche s'il faut.
10:29Mais en tout cas, on va continuer.
10:30On va paralyser le pays entier.
10:33J'invite tous les départements en coordination rurale à maintenir les blocages.
10:36Et de toute façon, c'est ce qui est déjà prévu.
10:38Parce qu'elle ne veut rien lâcher sur la dermatose.
10:40Et il est hors de question aujourd'hui, en pleine vaccination,
10:43maintenant qu'on a rassemblé tous nos troupeaux dans les fermes pour vacciner dans les plus brefs délais,
10:47qu'elle vienne nous annoncer qu'il y a un cas de dermatose dans le département
10:50et qu'on doit abattre deux ou trois cent bovins d'un coup.
10:53C'est hors de question.
10:54Mais Lionel Candelon, je rappelle, vous êtes le président de la Chambre d'agriculture du Gers.
10:58Vous faites aussi partie de la coordination rurale.
11:00Qu'est-ce que vous répondez à la porte-parole du gouvernement
11:02qui disait ce matin chez nos confrères,
11:06à taper du poing sur la table pour dire
11:07nous ne tolérons plus de nouveaux blocages ?
11:10Qu'est-ce que vous lui répondez ?
11:11Je lui réponds que moi je ne tolère plus qu'on gaze des paysans
11:14et qu'on leur tape sur la gueule gratuitement
11:16comme ça s'est fait en arrière il y a une semaine
11:17et qu'on se permette de ne pas s'excuser.
11:20Je rappelle quand même que...
11:21Vous attendez des excuses du gouvernement ?
11:23Non mais je n'attends pas que des excuses.
11:24J'attends qu'ils suspendent les abattages.
11:26Ça n'a rien à voir.
11:27Moi les excuses, elles n'engagent que ceux qui y croient.
11:30Je ne croirai pas aux excuses d'Annie Genevard
11:32sur ce qui s'est passé en Ariège.
11:33J'y étais pendant trois jours.
11:35J'ai fait partie des manifestants
11:36qui avaient les mains dans les poches
11:37et qui ont pris un millier de grenades sur la figure.
11:40On a pris des grenades assourdissantes.
11:42On a pris un déluge de feu en fait.
11:43C'est simple et net.
11:44Moi quand j'apprends qu'il y a sept gendarmes
11:46qui sont menacés d'être radiés,
11:47qu'ils ont refusé au bout d'un moment
11:49de continuer ce qui se passait,
11:50c'est-à-dire le massacre d'agriculteurs
11:51sur une exploitation agricole,
11:53moi je dirais qu'il faut les féliciter
11:55et leur remettre une légion d'honneur.
11:56Parce que c'est des vrais militaires
11:58qui ont désobéi à des ordres
12:00parce que les ordres étaient illégaux.
12:02Et aujourd'hui, j'invite le gouvernement
12:04à faire machine arrière toute
12:05sur l'abattage des bovins pour la dermatose
12:08parce que sans ça, on va continuer.
12:10C'est la seule chose qu'on demande.
12:12On ne demande pas d'argent.
12:13On ne demande pas l'impossible.
12:15On demande juste à arrêter le massacre
12:17de nos bovins
12:18avec lesquels ça fait plus de 15 ans
12:21qu'on passe nos vies
12:22que ce soit nos jeunes, nos parents,
12:24nos grands-parents.
12:24Et aujourd'hui, il faut arrêter
12:25de massacrer les générations entières.
12:290826 300 300.
12:30Merci beaucoup Lionel Candelon
12:31d'avoir été avec nous ce matin.
12:32Je rappelle que vous faites partie
12:33de la direction de la coordination rurale
12:35et que vous êtes président
12:36de la chambre d'agriculture du Gers
12:37et on vous a bien entendu
12:38la volonté, si ce n'est
12:40non pas dans des coups,
12:41le terme serait exagéré,
12:42mais en tout cas de rester
12:43sur vos positions de blocage
12:45et de visiblement quand même
12:46prévenir la porte-parole du gouvernement
12:48que les consignes
12:50ne seront pas forcément respectées.
12:51à l'air de chabot,
12:52c'est vrai qu'il y a un terreau
12:54totalement brûlant en ce moment
12:55et il y a un peu d'incompréhension
12:58quand même quant à la déclaration
12:59de la porte-parole à l'instant, non ?
13:00Forcément, de toute façon,
13:02la coordination rurale
13:04avait déjà annoncé
13:05avant même la déclaration
13:06de la porte-parole du gouvernement
13:07qu'il resterait mobilisé
13:09pendant toute la période des fêtes
13:11et au contraire,
13:12on a entendu avec l'un de ses dirigeants,
13:14au contraire,
13:15il faut amplifier un peu le mouvement.
13:17Donc ça va être extrêmement compliqué
13:19pour Sébastien Lecornu
13:20qui reçoit aujourd'hui
13:21les organisations syndicales.
13:23On voit bien que,
13:24pour l'instant,
13:25ce qui est lié au Mercosur
13:26est considéré comme secondaire
13:28et on est toujours
13:29sur le problème
13:30de la gestion de la maladie
13:33et l'abattage,
13:34la suspension de l'abattage
13:36demandée effectivement
13:37par au moins deux syndicats agricoles.
13:40Il faut quand même revenir
13:41vraiment sur l'arriège,
13:42c'est-à-dire que
13:42la manière dont les forces de police
13:44sont intervenues
13:45il y a une semaine,
13:46c'est vraiment,
13:47j'allais dire,
13:48une circonstance aggravante,
13:49c'est-à-dire que
13:51ça a enflammé effectivement
13:53non seulement le département
13:54mais aussi ça a ravivé
13:55la colère de tous les éleveurs.
13:57C'est la raison pour laquelle
13:58effectivement on a jugé
14:00à la fois que l'intervention
14:01était par l'utilisation
14:03des matériels disproportionnés,
14:05elle a choqué les éleveurs,
14:07les agriculteurs,
14:08une grande majorité de Français
14:10aujourd'hui,
14:11c'est pour ça que je vous disais
14:11tout à l'heure,
14:12intervenir pour obtenir
14:14la levée des barrages,
14:16ça va être extrêmement difficile
14:18et délicat
14:19pour les forces de l'ordre
14:21et de prendre ces décisions
14:22quand on est ministre de l'Intérieur.
14:24Et puis il y a bien sûr
14:26ces images-là
14:27qui ont interpellé,
14:28est-ce que ce n'est pas ça
14:29au fond qui a décanché
14:30peut-être la mobilisation
14:31presque épidermique en réalité ?
14:35Est-ce que s'il n'y avait pas eu
14:36cet affrontement,
14:36est-ce que la mobilisation
14:37aurait été si émotionnelle,
14:39si violente,
14:40si instantanée ?
14:41Je pense qu'il y a effectivement
14:42l'opposition à une mesure
14:44d'abattage
14:44qui est,
14:46comment dirais-je,
14:47totalement assumée
14:47par le gouvernement,
14:49soutenue par les vétérinaires,
14:50par tous les scientifiques
14:51et contestée
14:52par une partie
14:53effectivement des éleveurs.
14:55Mais l'intervention
14:56des forces de l'ordre,
14:57incontestablement,
14:58je vais les dire
14:59au sens propre
15:00et figuré du terme,
15:01à jeter de l'huile
15:02sur le feu,
15:03c'est le moins
15:03qu'on puisse dire.
15:040826-300-300,
15:06on poursuit la conversation.
15:07Merci beaucoup
15:07Arlette Chabot
15:08d'avoir été avec nous
15:09et merci beaucoup
15:09mon cher Régis Maillot
15:11d'avoir été avec nous.
15:12Et puis je rappelle
15:13que pour ceux
15:13qui veulent se détendre,
15:14peut-être on peut
15:15toujours vous voir sur scène,
15:16au théâtre et partout en France.
15:17Partout en France.
15:18En tout cas,
15:19j'espère qu'il n'y aura
15:20pas de blocage
15:21de la crèche de Noël
15:22parce que cette année,
15:23le bœuf,
15:24Lui,
15:25il n'a pas la dermatose,
15:26le bœuf de la crèche.
15:27S'il n'est pas vacciné,
15:28le bœuf,
15:28il va passer un mauvais Noël.
15:30On embrasse les agriculteurs.
15:32Ça c'est sûr.
15:330826-300-300,
15:34on est ensemble
15:35jusqu'à le 10h,
15:35vous le savez,
15:36et on poursuit cette conversation.
15:38La déclaration
15:38de la porte-parole
15:40du gouvernement
15:40qui forcément met
15:41un peu plus d'huile
15:42sur le feu
15:43d'une mobilisation
15:43qui semblait déjà
15:44bien engagée
15:46et qui semblait déjà
15:46se poursuivre
15:47alors que d'ici 45 minutes,
15:49c'est le Premier ministre
15:50qui recevra
15:51les principaux syndicats agricoles
15:52quand la porte-parole
15:54du gouvernement assure
15:55que, je cite,
15:56nous ne tolérons plus
15:57de nouveaux blocages
15:58qui dit nous,
15:59dit le gouvernement.
16:00Est-ce qu'elle a raison ?
16:01N'est-ce pas trop dangereux ?
16:02N'est-ce pas un risque
16:03à nouveau d'affrontement
16:03entre les forces de l'ordre
16:04et les agriculteurs ?
16:05Venez participer à la conversation.
16:070826-300-300.
16:08A tout de suite
16:09sur Sud Radio.
Commentaires