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  • il y a 6 semaines
Il a surpris tout le monde quand il a annoncé son départ de France Télévisions, après 36 ans, pour rejoindre le groupe M6. Ses nouvelles émissions, ses envies, sa vie entre Los Angeles et Paris... L'animateur Olivier Minne est l'invité de RTL Matin.
Regardez Face à Fogiel du 19 décembre 2025.

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Transcription
00:00Et un peu plus encore, RTL Matin, Thomas Soto.
00:07Il est 8h17, cet été il faisait ses adieux à Fort Boyard et au service public pour rejoindre notre groupe, le groupe M6.
00:12Et il s'apprête à nous piquer notre place, Marc-Olivier, puisqu'il sera à l'antenne sur RTL pendant les vacances de Noël.
00:19C'est donc Olivier Mine à qui l'on souhaite la bienvenue, qui répond à vos questions, Marc-Olivier.
00:23Merci Thomas.
00:23Bonjour Olivier.
00:24Bonjour Marco.
00:25Bienvenue donc sur RTL, chez vous, mais une maison que vous connaissez bien,
00:29puisqu'il y a combien, 25 ans déjà, vous animez un jeu estival, vous vous souvenez ?
00:34C'est vrai, oui, j'avais fait des remplacements pendant un été en 2001.
00:37C'était comme ça, écoutez.
00:39Détective de l'été, Olivier Mine.
00:43Bonjour à tous, je suis heureux, oui je le disais tout à l'heure à Jean-Luc, en effet heureux de vous retrouver sur RTL.
00:49Jean-Luc, c'était Jean-Luc Reichman, je crois, d'ailleurs à l'époque.
00:51Oui, exact.
00:52Pourquoi cette tête en vous écoutant ?
00:54La voix, j'ai l'impression, a changé, mais vous me direz en 25 ans, c'est logique aussi.
00:58Le physique aussi en fait.
00:59Bizarrement.
01:01En tout cas, vous êtes partout, vous faites la une de tous les magazines pour cette période de Noël très présente sur M6 et sur RTL.
01:10Vous qui avez connu des périodes de vaches maigres, même très maigres, on va y venir, ça doit vous changer Olivier Mine ?
01:15En tout cas, la maison est très étonnante à plus d'un titre, à la fois dans sa capacité d'accueil, clairement, depuis que je suis arrivé, mais également dans sa capacité à promouvoir les programmes.
01:25Mais vous, parce que pour le coup, d'un coup, vous redevenez bankable à un moment où ça a été beaucoup plus compliqué pour vous.
01:30A 58 ans, on vit ça avec de la distance, de l'amusement, ou alors on savoure chaque seconde.
01:36D'ailleurs, ce n'est pas incompatible.
01:37Non, mais totalement, c'est vrai que je le savoure chaque seconde, ce moment-là, parce que c'est vrai, vous avez raison, quand on approche de la soixantaine, ce sont des moments plutôt rares.
01:45Les mercatos se font plutôt sur des tranches d'âge beaucoup plus jeunes.
01:48Est-ce que vous pensiez que vous resteriez à France 2, vous faisiez, on va dire...
01:52J'allais m'éteindre à France 2, oui, en quelque sorte.
01:54Partie des meubles, d'une certaine.
01:55Oui, oui, c'est certain que je ne voyais pas trop pourquoi une autre chaîne viendrait me chercher, compte tenu du fait que pas grand-chose évoluait depuis ces dernières années au sein de France Télévisions.
02:04Quand je dis période de vache maigre, c'est vrai que depuis que vous êtes en promo, vous racontez que vous vivez à Los Angeles parce que, finalement, à un moment donné, quand ça s'est arrêté pour vous, alors que ça a marché, ça s'est arrêté plein de fois pour vous.
02:15La seule solution, vous alliez tellement mal, c'était de partir et de changer totalement d'univers.
02:20Je n'allais pas mal parce que je ne faisais plus d'antenne, je n'allais pas très bien parce que, tout simplement, je ne gagnais plus d'argent.
02:26Du tout.
02:26Et que même le chômage ne m'était plus autorisé parce que je n'avais pas mes heures aux assédiques, comme généralement les intermittents ont besoin d'en avoir.
02:35Et donc, l'idée de partir comme étudiant en art dramatique là-bas, c'était plus pour essayer de trouver un moyen de me remettre en selle avec moi-même, plus que dans une optique professionnelle.
02:48Mais ce que les gens ne savent pas, parce que Los Angeles, ça fait rêver, les palmiers, le soleil, vous partiez ici, malgré tout, les gens vous voyaient à la télé, donc imaginez que vous étiez un privilégié.
02:57Quand vous êtes parti là-bas, vous étiez dans une auberge de jeunesse et vous dormiez au milieu des autres.
03:04Il y avait une sorte de décalage total entre quand même votre statut en France et ce que vous avez vécu là-bas.
03:09Je n'étais pas une star, une grande vedette de la télévision à l'époque, mais c'est certain qu'évidemment la différence était notoire.
03:16Mais ce qu'il y a de bien, c'est que j'ai été élevé de telle sorte qu'on m'avait toujours appris depuis l'enfance que les choses pouvaient s'arrêter et que rien n'était grave tant qu'on pouvait être debout et qu'on pouvait agir.
03:26C'est vrai mais là-bas, racontez ça, cette période-là où malgré tout vous n'étiez pas une énorme vedette ici, mais une vedette quand même.
03:31Et vous partez là-bas et là, vous redémarrez vraiment à zéro sans le sou en poche.
03:37J'en ai un peu, mais pas beaucoup, contrairement à ce que d'autres de mes camarades avaient réussi à faire dans l'intervalle.
03:43J'avais fait 12 ans de télévision et finalement, c'est un accident heureux la télévision.
03:47Ce n'était pas quelque chose qui avait été prévu par moi.
03:50Donc finalement, chaque fois qu'on me proposait quelque chose, je ne dilais pas particulièrement mes contrats.
03:54C'est anecdotique.
03:56Ce que je veux dire par là, c'est qu'arrivant là-bas, c'est certain que c'était une terre inconnue pour moi.
04:00Et je n'avais pas Frédéric Lopez auprès de moi pour m'aider.
04:03Donc je me suis débrouillé comme j'ai pu.
04:05Et ce qui est très étonnant quand on traverse la mer, c'est qu'en fait, le processus de renaissance opère quasiment pendant ce voyage-là déjà.
04:14Et il a continué pendant le temps où j'y suis resté.
04:17Parce que très étrangement, cet endroit qui pourtant...
04:20Ce n'est pas qu'il est hostile, mais Los Angeles, le comté, c'est grand comme quasiment l'Île-de-France.
04:23On est 12 millions là-bas et on est très vite perdu.
04:26Et je n'ai jamais eu le sentiment d'avoir été perdu.
04:28Comme accueilli par un endroit qui pourtant était à l'opposé de moi.
04:32Toujours aujourd'hui, puisque vous y vivez toujours, et vous faites des allers-retours pour vos émissions de M6 et la semaine prochaine sur RTL.
04:38Toujours avec l'administration Trump, vous avez l'impression toujours d'un pays qui accueille comme ça les étrangers ?
04:45Alors c'est certain que la donne a quand même bien changé depuis l'époque où j'ai pris mon visa étudiant.
04:53Alors Los Angeles et la Californie, c'est un peu différent malgré tout de certains autres états magas, des états rouges des Etats-Unis.
05:02Mais on oublie souvent que la Californie est de plus en plus pro-Trump sur une grande part de son territoire.
05:09Los Angeles est atypique de ce point de vue-là.
05:12Oui, c'est certain que l'accueil n'est plus le même, c'est évident.
05:15Mais vous savez, l'Amérique c'est complexe, c'est grand comme un continent.
05:19Ce n'est pas pour rien d'ailleurs qu'on l'appelle le continent de l'Amérique du Nord.
05:22Et les tendances qui opèrent aujourd'hui ne sont pas contradictoires.
05:27Elles peuvent l'être parfois, mais elles montrent en tout cas que rien n'est jamais définitif en Amérique.
05:32Vous avez passé 36 ans sur le service public avant de partir, on va en dire deux mots dans un instant.
05:38Le service public qui est au cœur de toutes les polémiques depuis la rentrée.
05:41Il y a une commission parlementaire aujourd'hui.
05:43En gros, pour faire simple, on l'accuse d'une mauvaise gestion, de gabegie.
05:48Et puis d'un autre côté, d'une partialité éditoriale.
05:53Vous qui avez vécu ça de l'intérieur, qui en êtes parti.
05:57Vous trouvez que ces accusations sont justes, notamment la gabegie financière ?
06:01Alors, je ne sais pas si le terme gabegie réellement peut s'appliquer.
06:05Vous savez, moi là-dessus, je marcherais avec beaucoup plus d'humilité dans l'avis que je pourrais avoir.
06:11J'ai été en production interne dans le service public dans les années 90.
06:15Donc, j'ai bien connu les modes de fonctionnement qui ne sont plus totalement les mêmes aujourd'hui.
06:19Mais de France Télévisions, qui ne s'appelait pas encore comme ça réellement à l'époque.
06:23Ce qu'il y a de certain, c'est qu'il y a certainement encore des choses à faire.
06:26Oui, accabler aujourd'hui la présidence de France Télévisions, je ne dirais pas que c'est facile.
06:30Mais c'est sans doute un raccourci qui, pour moi, est trop évident.
06:35Dans la mesure où, est-ce qu'aujourd'hui, la présidente de France Télévisions a totalement la main,
06:39comme elle l'entendrait d'ailleurs, pour changer les choses comme on le lui demande ?
06:44Je ne suis pas convaincu de ça non plus.
06:46Soyons plus précis.
06:47Ce que vous êtes en train de dire, c'est qu'il faudrait réformer, mais ce n'est pas facile pour elle.
06:52Elle hérite d'un modèle.
06:55Elle hérite de quelque chose qui, en plus, remonte à loin.
06:58N'oublions jamais que France Télévisions, c'est la fusion, au départ, de deux chaînes seulement,
07:02France 2 et Antenne 2 et FR3, parce que c'était comme ça qu'elles s'appelaient,
07:05sur un modèle qui était hérité de l'ORTF.
07:08Et comment change-t-on aujourd'hui si facilement la structure d'un groupe
07:13qui est basé sur un maillage local, territorial,
07:18qui, sans doute, n'est plus adapté au temps présent,
07:21mais qui reste, pour le moment, l'héritage du passé ?
07:23Vous voulez dire qu'il faudrait un peu une révolution là-dedans,
07:27mais c'est compliqué, en fait.
07:28Mais vous avez vécu de l'intérieur une boîte pléthorique.
07:31C'est certain que la maison est grande.
07:33Mais, encore une fois, compte tenu du fait que le fonctionnement se base sur du local,
07:40et que le local s'est organisé de la sorte pendant des années,
07:43aller après expliquer en région qu'il va falloir dégraisser,
07:46qu'il va falloir renoncer à la fois des moyens techniques,
07:50mais moyens humains aussi,
07:51tout ça n'est pas facile, surtout quand le politique s'immisce là-dedans,
07:56et surtout quand, en plus, on est toujours cerné par une élection qui approche,
08:00que ce soit une élection municipale, législative ou présidentielle.
08:04En s'occupant de tout ça, en tout cas, manifestement,
08:06la direction de France Télévisions s'est peu occupée de vous,
08:08et c'est de ça dont vous avez souffert.
08:10Alors, souffert est un bien grand mot également, sincèrement.
08:13Il y a des choses quand même plus graves dans l'existence.
08:15Mais c'est certain que, quand on est au sein d'une entreprise,
08:18même si je n'avais pas de contrat avec France Télévisions,
08:20je travaillais uniquement pour des sociétés de production privées,
08:24c'est certain que de se sentir porté par l'énergie d'un groupe,
08:27c'est mieux, malgré tout, surtout pour se projeter.
08:30Quand on ne se projette pas, mais là, vos éditeurs qui nous écoutent
08:33le comprendront très bien, quelle que soit la boîte d'ailleurs,
08:35si on ne peut pas se projeter au sein d'une boîte,
08:37dans ce cas-là, au bout d'un moment, on a l'impression, en effet,
08:39d'être méprisé, ou en tout cas, d'être mis sur le côté.
08:41Et donc, vous arrivez ici à M6, c'est ce qu'il faut raconter,
08:43puisqu'on aime bien raconter les coulisses ici aussi,
08:45parce qu'on a l'impression que c'est le mercato de l'été.
08:47En fait, vous êtes parti de France 2,
08:49où vous gagnez plutôt correctement votre vie,
08:51pour beaucoup moins ici, puisque c'est à la carte ce que vous faites.
08:53On verra.
08:54Vous avez fait confiance à une équipe,
08:56mais vous gagnez beaucoup moins d'argent que l'année dernière,
08:58en espérant gagner beaucoup plus plus tard.
09:00C'est-à-dire que je fais partie de ceux qui n'ont pas de contrat
09:03avec un montant fixe par mois,
09:06mais plein de gens vivent ainsi,
09:08surtout les intermittents, me direz-vous.
09:10Et il est évident qu'en effet,
09:11tout sera fonction de la collaboration qui s'installera.
09:15Donc vous avez pris un risque.
09:16Vous avez fait confiance, mais en prenant un risque.
09:18Un risque, encore une fois, les risques qui sont mesurés,
09:20parce que ce n'est pas ça qui est le plus dangereux.
09:22Vous savez, quand on est porté à ce point par une énergie et une envie
09:26qui se présentent à vous,
09:27il y a un moment où on n'a plus le choix, finalement.
09:29C'est-à-dire que le truc s'impose à vous.
09:31Et donc, en tout cas, ça commence par le maillon faible.
09:33Oui.
09:33Ça marche bien.
09:35Oui, parce que c'est vrai que reprendre un format
09:39qui avait beaucoup marqué les gens
09:40et qui est très à l'opposé de ce que j'étais,
09:42de ce que j'ai pu proposer, ce n'était pas évident.
09:44Lundi prochain à 21h10, Pandore,
09:47donc une sorte de grand jeu d'aventure.
09:49Et de stratégie, en milieu naturel.
09:51Parce que vous savez, le garçon est toujours en milieu naturel.
09:53Donc là, on est au sud de Séville.
09:56Et donc, je me retrouve avec tous candidats
09:58dans des scènes insensées,
10:00parce qu'on est tourné, entre autres,
10:01dans des endroits où Game of Thrones
10:02avait tourné certains de ses épisodes.
10:05Donc, j'ai été gâté là-dessus.
10:08Et puis, à partir de jeudi, sur RTL,
10:10La Bonne Touche.
10:11Oui, je reviens dans la maison
10:13pour La Bonne Touche, en effet.
10:15Jusqu'au 2 janvier,
10:16j'accompagnerai nos auditeurs
10:18de 10h à midi.
10:20Et qui vous remplace à Fort Boyard ?
10:21Alors, justement, c'est la grande question.
10:23Oui, mais c'est la réponse, maintenant.
10:25Je veux qu'on veut.
10:25La question, je sais, ça, c'est mon boulot.
10:27Vous ne connaissez pas Marc-Olivier ?
10:28Vous pensez que vous allez en sortir comme ça ?
10:30Mais je n'en sais rien.
10:32Très sincèrement, je pense même
10:33que la décision n'a toujours pas été prise.
10:34Il y a différents candidats.
10:35Ça, c'est clair.
10:37Après, encore une fois,
10:38quand on me demande mon avis,
10:39qu'est-ce que je vais aller mettre Pédouin là-dedans ?
10:41Je ne suis pas le diffuseur, mais le producteur.
10:42Avec Thomas, en tout cas,
10:43on va postuler pour être
10:44les personnes de petite taille.
10:45Oui !
10:46Vous ferez un job terrible.
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