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  • il y a 2 mois
Ce mardi 16 décembre, dans sa chronique, Annalisa Cappellini a évoqué les pourparlers sur les garanties de sécurité en Ukraine. Cette chronique est à voir ou écouter du lundi au vendredi dans Good Morning Business, présentée par Laure Closier sur BFM Business.

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Transcription
00:00Annalise et Capilini, les pourparlers sur la paix en Ukraine avancent.
00:04Hier, Ukrainien, Américain et Européen étaient réunis à Berlin.
00:07Il y a un point sur lequel tout le monde semble s'entendre.
00:09Kiev ne rentrera pas dans l'OTAN.
00:11Il va y avoir des garanties de sécurité fournies par les alliés.
00:14Oui, ce sont des garanties de sécurité très fortes selon les Américains.
00:17C'est d'ailleurs ce qui fait dire au président américain Donald Trump
00:19que la paix en Ukraine n'a jamais été aussi proche.
00:23Alors ces garanties de sécurité, elles sont doubles.
00:25Il y a d'un côté celles proposées par les Etats-Unis
00:27et de l'autre côté celles des Européens.
00:30Donc les Américaines, ce sont des garanties basées sur l'article 5 du traité de l'OTAN.
00:35Donc cet article qui prévoit une assistance mutuelle
00:37dans le cas où l'un des membres de l'Alliance Atlantique serait attaqué.
00:42En gros, ces garanties-là placent l'Ukraine sous protection militaire américaine
00:46y compris protection nucléaire.
00:49Donc ce sont de très bonnes conditions justement selon les Américains.
00:53Des conditions en platine selon l'un des négociateurs américains.
00:56Et d'ailleurs, ces conditions-là ne seront pas sur la table indéfiniment.
00:59C'est un peu à prendre ou à laisser.
01:00C'est une manière comme une autre pour les Américains
01:02de mettre la pression encore plus sur l'Ukraine.
01:04L'Europe parle d'une force multinationale. Qu'est-ce que c'est ?
01:06Exactement. Alors c'est une déclaration qui a été signée
01:08par les dirigeants des principaux pays européens.
01:10Il y a la France, il y a l'Allemagne, il y a la Grande-Bretagne.
01:13Et ça serait une force multinationale composée donc des nations volontaires
01:17soutenues par les Etats-Unis
01:18dont le but ne serait pas de se substituer à une force armée de Kiev
01:22mais de soutenir les Ukrainiens avec 800 000 soldats ukrainiens.
01:27En gros, c'est le prolongement logique de la coalition des volontaires
01:30qui soutient l'Ukraine depuis des mois
01:31et qui fournit à l'Ukraine des armes et du financement.
01:34Et bien là, ça serait la même chose.
01:36Sur la question des territoires, on en est où ?
01:38Alors c'est la question sur laquelle il reste le plus de divergences.
01:41On sait que la Russie exige tout le Donbass,
01:44donc ces territoires à l'est de l'Ukraine,
01:46même les parties qui sont encore sous le contrôle militaire de Kiev.
01:50L'Ukraine, en revanche, propose plutôt le gel de la ligne de front
01:53pour garder encore quelques petites parties du Donbass.
01:56On sait que sur ce point, il n'y a vraiment pas d'entente
01:59mais on a l'impression en tout cas que les Etats-Unis
02:01ont lâché les Ukrainiens sur ce point particulier.
02:04Donald Trump l'a dit, selon lui, en fait,
02:06Kiev a déjà perdu les territoires.
02:08Donc les céder à la Russie ne seraient pas vraiment un échec.
02:10Ça serait plutôt juste une reconnaissance
02:12de ce qui se passe réellement sur le terrain.
02:15On sait que c'est ça le vrai point de blocage.
02:16Même Zelensky l'a dit.
02:17Zelensky, qui est toujours assez optimiste,
02:20assez positif, en tout cas en public.
02:22Là, il a dit, nous avons des positions différentes.
02:24On n'arrive pas à se mettre d'accord.
02:25Dans le Donbass, il y a des sites industriels stratégiques.
02:27Effectivement, et c'est ce qui intéresse Vladimir Poutine.
02:30On sait que cette région de l'est de l'Ukraine
02:32est hyper riche en minerais.
02:34Donc il y a un secteur minier, un secteur chimique très très fort.
02:37Et donc pour Poutine, c'est absolument stratégique
02:39de mettre la main sur ses usines.
02:41D'un côté, pour bloquer l'Ukraine.
02:42Et de l'autre côté, évidemment, pour enrichir la capacité militaire russe.
02:46Il y a un exemple à Pokrovsk.
02:49C'est une ville révendiquée par les Russes,
02:51défendue encore par les Ukrainiens.
02:53C'est là qu'il y a la plus grande mine à charbon à coke du pays.
02:56Elle appartient aux Ukrainiens encore.
02:58Et on sait que le charbon à coke est nécessaire
02:59pour fabriquer de l'acier.
03:01Donc c'est absolument nécessaire pour Kiev
03:03pour poursuivre l'effort militaire.
03:05Et ça serait très très précieux pour les Russes
03:07pour augmenter la capacité de leurs machines de guerre.
03:10L'usine a dû s'arrêter ces derniers mois,
03:13justement parce que la ville est au cœur des combats.
03:15Mais la question, c'est de savoir
03:16qui va récupérer cette ville,
03:17qui va récupérer cette usine.
03:19Au-delà du symbole du Donbass,
03:20évidemment, les Ukrainiens se battent depuis près de 4 ans
03:22pour récupérer ces territoires-là.
03:24Eh bien, il y a la question de l'économie.
03:27C'est la reconstruction de l'économie ukrainienne
03:29et l'indépendance industrielle de Kiev
03:31que s'y joue dans le Donbass.
03:32Le Monde qui Bouge, c'est à retrouver en replay
03:33et en podcast sur l'application BFM Business.
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