00:00Le Grand Matin Sud Radio, 7h10h, Patrick Roger.
00:06Il est 7h42 Sud Radio vous explique pourquoi Donald Trump et l'administration américaine
00:13a pondu cette stratégie de sécurité américaine en évoquant un effacement civilisationnel de l'Europe.
00:22L'Europe qui lui a répondu hier en disant attention pas d'ingérence chez nous.
00:28Évidemment, donc on se pose un certain nombre de questions derrière ça.
00:33C'est vrai que l'Europe est en pleine difficulté aujourd'hui à tous les niveaux,
00:39notamment économiques, entre le marteau et l'enclume, si je puis dire d'un côté les Etats-Unis,
00:43de l'autre la Chine et puis il y a le conflit avec la Russie.
00:46Nous sommes avec Denis Jacquet qui est entrepreneur français installé aux Etats-Unis
00:50pour essayer de comprendre ce qu'a dit Donald Trump et décrypté.
00:54Pourquoi ? Bonjour Denis Jacquet.
00:56Bonjour Patrick.
00:59Désolé, j'ai été victime du trafic, donc je ne suis pas avec vous.
01:03Vous deviez être en studio avec nous.
01:05Pourquoi l'administration Trump attaque aussi frontalement aujourd'hui l'Europe ?
01:12Je pense que fondamentalement, aujourd'hui, on demande aux Etats-Unis
01:17de gérer un conflit qui pratiquement se situe sur notre territoire.
01:21Pourquoi ? Parce que, que ce soit au Moyen-Orient ou que ce soit aujourd'hui en Russie face à l'Ukraine,
01:28il n'y a pas un seul dirigeant digne de ce nom dans le monde qui va demander à quelqu'un d'autre que les Etats-Unis de régler le problème.
01:36Donc finalement, l'Europe n'existe pas.
01:38Elle n'est pas écoutée.
01:39Elle n'est pas crédible.
01:40Elle n'a pas de voix.
01:41Elle n'a pas de poids.
01:42Elle n'a pas de volume.
01:43Donc finalement, Trump fait deux choses.
01:45La première, comme disait mon grand-père, il y a des coups de pied aux fesses qui sont salutaires.
01:50C'est-à-dire un bon coup de pied pour lui dire, comme sur la défense.
01:52Vous vous rappelez, il y a quelques mois, en disant, les gars, si vous n'êtes pas capable d'assurer votre propre défense,
01:57réinvestissez, consacrez du budget dessus et ça m'évitera d'avoir à tout faire pour vous.
02:02Et si vous voulez exister, dotez-vous de ce qui est nécessaire.
02:05Donc je pense qu'il s'ingère parce que de toute façon, il est dedans
02:09et c'est le seul vers qui les regards se tournent pour régler le conflit.
02:12Et encore, malgré la toute-puissance des États-Unis, on voit bien que Poutine prend son temps,
02:19fait ce qu'il veut, mais il n'y a que les États-Unis qui font.
02:21Donc finalement, moi, je ne trouve pas qu'il s'ingère.
02:24Il est déjà le seul à s'occuper de ce conflit.
02:27Les autres gesticulent, montent les bras.
02:30Macron va à Londres.
02:31Personne ne l'attend, personne ne l'écoute, personne ne l'entend.
02:34Enfin, pas plus que le chancelier allemand ou les Anglais, etc.
02:37Aujourd'hui, Poutine veut régler ce conflit éventuellement avec les États-Unis.
02:41L'Europe n'existe pas, pas plus qu'elle n'a existé à Gaza et en Israël.
02:46Voilà.
02:47Mais il va même plus loin quand même, Donald Trump.
02:51Il ne nomme pas la France, mais il parle de l'Europe en disant que,
02:57grosso modo, notre civilisation est menacée.
03:01Qu'est-ce qui lui fait dire ça ?
03:02Alors évidemment, des statistiques qui montrent qu'il y a des changements de population progressivement en Europe.
03:08Mais là, quand même, il sonne l'alerte, quoi, le président américain.
03:13Pourquoi, selon vous ?
03:15Parce qu'il voit bien et dit tout eux ce qu'on sait tous tout bas depuis très longtemps.
03:21Enfin, je rappelle que la dérive islamique a été dénoncée dans un rapport qui a été remis à deux villepins sous le temps de Chirac.
03:31Ça nous remonte quand même quelques années en arrière.
03:34Qu'est-ce que nous avons fait depuis ? La réponse n'est rien.
03:37Donc la gauche, et maintenant surtout l'extrême gauche continue, et je suis désolé du terme,
03:41être la prostituée des frères musulmans en France.
03:44Ah oui, là c'est un peu fort, on ne peut pas dire ça, évidemment.
03:48Mais bon, vous êtes responsable de vos propos.
03:51Bien sûr, mais grosso modo, on sait très bien que l'antrisme se fait par les forces d'extrême gauche et de gauche depuis très longtemps.
03:58Vous savez très bien que le vote aujourd'hui s'exprime à 62% sur cette population à gauche et à l'extrême gauche.
04:05Et aujourd'hui, personne n'a été convaincu, j'imagine, par le discours de Mélenchon à l'Assemblée nationale.
04:13Donc on le sait tous. Je pense qu'aujourd'hui, pour moi, et tous ceux qui connaissent ma vie personnelle savent qu'on ne peut pas me soupçonner d'un quelconque racisme.
04:21Mais aujourd'hui, on est obligé de constater aux États-Unis, déjà, Trump le fait pour l'immigration,
04:29qui est une immigration d'Amérique du Sud, qui est chrétienne, qui ne pose pas de problèmes vraiment culturels et religieux.
04:36Même s'il y a des problèmes aux États-Unis aussi.
04:39Il y a des problèmes aussi, mais pas aussi profonds.
04:42Enfin, je veux dire, quand on voit ce qui se passe dans toutes les mairies, aujourd'hui, musulmanes en Angleterre,
04:50il n'y a pas besoin d'être xénophobe pour s'apercevoir qu'il y a quand même un petit problème.
04:53Quand il y a des juges payés par le contribuable pour appliquer la charia, il y a quand même un problème d'effacement culturel.
05:00Et je pense que quelqu'un, c'est bien que quelqu'un de l'extérieur le dise pour que là aussi on se travaille.
05:04Est-ce qu'on en parle beaucoup aux États-Unis ?
05:07Parce que je n'ai pas l'impression que ça fasse la une vraiment des médias américains, ça, si, Denis Jacquet ?
05:13Ça dépend des médias.
05:15C'est-à-dire les médias dits de gauche, pseudo-intellectuels, parce que vous savez, là, c'est toujours les intelligents,
05:21et puis les autres sont les émessibles.
05:22Donc, du coup, le New York Times, le Washington Post, ce sont des gens qui ont beaucoup d'ouverture sur ce qui se passe sur l'Europe,
05:30et ils en parlent.
05:31En fait, la raison fondamentale, c'est que les États-Unis savent très bien, et c'est ça qu'on devrait voir positivement,
05:39savent très bien, et vous le rappeliez tout à l'heure, aujourd'hui, le grand ennemi économique, et pas politique, économique, c'est la Chine.
05:45Et en fait, les États-Unis ont compris que même eux, avec leur toute puissance, dans les 20 prochaines années,
05:51ils ne seront pas suffisamment forts pour résister à la Chine qui croît tous les jours.
05:55Donc, ils ont besoin d'une Europe forte.
05:57En réalité, ce n'est pas pour taper sur l'Europe, c'est pour leur dire, les gars, réveillez-vous,
06:01culturellement, politiquement, économiquement, sinon, parce qu'on aura besoin d'être au moins à deux
06:07pour pouvoir lutter contre la Chine.
06:08Contre la Chine.
06:10Merci.
06:10Et Patrick, juste un petit mot, juste pour que vos éditeurs le sachent,
06:15mais en termes d'investissement, aujourd'hui, pour revenir à la politique et revenir à l'économie,
06:20l'Europe investit trois fois et demi moins que la Chine, et six fois moins que les États-Unis,
06:25en termes d'innovation, donc ça ne peut pas tenir.
06:27Oui, absolument.
06:28Merci beaucoup, Denis Jaquet, entrepreneur français, donc installé aux États-Unis.
06:33Et j'ajoute qu'Emmanuel Macron a repris ce qu'il avait condamné sur les droits de douane.
06:38C'est-à-dire qu'il a dit exactement la même chose.
06:40Il dit, bah oui, il faut imposer des droits de douane sur les produits chinois,
06:46alors qu'il avait dénoncé ça quand Trump l'avait fait,
06:49en disant, non, non, mais on ne peut pas prendre de décisions si brutales, soudaines, etc.
06:54On ne peut pas organiser ça pour corriger les déséquilibres.
06:57Et finalement, Emmanuel Macron se rend compte, à son retour de Chine,
07:00que, bah, on est obligé de le faire, sinon il y a un effacement économique.
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