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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo
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00:00Il est 19h01, c'est grâce à l'info, nous sommes à 24h du réveillon de Noël, et si hier Mathieu Bocoté était déchaîné, ce soir c'est Gilbert Collard et Marc Menon, ça va être un peu compliqué.
00:15Il faut préparer pour demain soir.
00:17Mais on va y arriver.
00:18Il n'a pas une tête de père Noël, non ?
00:20Il a une tête de père Noël.
00:20Il manque que la barbe blanche, il serait beau.
00:24Il descendrait dans la cheminée.
00:26Vous voyez le plateau, on a Karim Albu, Karim Albu.
00:30Autre-toi de là que je m'y mette.
00:31Bien, merci, merci.
00:33Alors, on va commencer par le JT, au moins on a nos classiques.
00:36Je vais essayer.
00:37Adrien Fontenot, la tête sur les épaules.
00:40C'est parti pour l'info du soir.
00:41Bonsoir Christine, bonsoir à tous.
00:43Les agriculteurs toujours fermement opposés à la signature du traité du Mercosur.
00:47C'est ce que les syndicats agricoles ont rappelé à l'occasion d'un rendez-vous avec Emmanuel Macron à l'Elysée, au programme également, la politique agricole commune, la dermatose et plus généralement la crise agricole qui gronde.
00:57Les blocages se poursuivent, notamment sur la 63 au sud de Bordeaux.
01:01Même chose à carbone sur la 64.
01:03Une trentaine d'actions et environ 1200 agriculteurs sont toujours mobilisés.
01:07Ce drame pour le moment inexpliqué dans les Yvelines.
01:09Une explosion a soufflé ce matin un pavillon résidentiel à Manille et Hameau.
01:13Bilan 4 blessés graves.
01:14Il s'agit d'une femme de 39 ans et ses 3 enfants de 2, 4 et 5 ans.
01:18Une enquête est en cours.
01:19Près de 70 pompiers ont été déployés sur place.
01:21Et puis Greta Thunberg a arrêté ce mardi à Londres lors d'une manifestation en soutien au groupe proscrit Palestine Action.
01:27La militante suédoise a été interpellée en vertu de la loi antiterroriste britannique.
01:31Palestine Action a été ajoutée début juillet à la liste des organisations considérées comme terroristes au Royaume-Uni.
01:37Tout soutien à l'organisation est passible d'une peine allant jusqu'à 6 mois de prison.
01:40Merci beaucoup Adrien Fontenot.
01:44Et au sommaire ce soir, le député LFI Aurélien Taché est notre invité dans Face à l'info.
01:50Il réagira à l'actualité et participera à un débat avec notre chroniqueuse Charlotte Dornela sur le sens de Noël,
01:57sa dimension culturelle et spirituelle, la place du sacré dans nos sociétés laïques
02:02et ce que cette fête dit de nos identités collectives et individuelles.
02:06Noël est-il encore un moment de transcendance partagée ou une fiction culturelle en quête de sens ?
02:14Débat à suivre dans Face à l'info.
02:17La commission d'enquête parlementaire sur la neutralité, le fonctionnement, le financement de l'audiovisuel public
02:22a suspendu toutes ses convocations jusqu'au 6 janvier pour tenter de ramener l'apaisement
02:28et éviter d'envenimer le climat politique autour des auditions.
02:31Cette pause est-elle vraiment un moyen de favoriser un débat serein ou cache-t-elle une crise de confiance bien plus profonde ?
02:39Le regard de Marc Menon.
02:41Selon l'index mondial de persécution des chrétiens, plus de 380 millions de chrétiens dans 78 pays
02:48subissent des persécutions de forte discrimination en raison de leur foi,
02:53touchant tous les continents et formes de violence.
02:55A l'approche de Noël, on se demandera, face à cette réalité, est-ce qu'on peut se demander clairement
03:00qui est à l'origine de ces massacres ?
03:03Le décryptage de Karim Maloum ce soir.
03:06Et puis le spécialiste de la chanson française, Fabien Lecoeuvre, auteur du livre Les années bonheur,
03:11viendra nous parler de la signification de la chanson Mon beau sapin,
03:14en lien avec notre culture festive et notre mémoire collective,
03:18que nous apprend l'histoire de cette chanson populaire,
03:20sur nos rapports au sacré et à la tradition et à l'identité.
03:25On en parle ce soir avec Fabien Lecoeuvre.
03:27Une heure pour tout se dire et sans tabou, c'est parti.
03:43Oui, alors Mon beau sapin, sachez que c'est la plus ancienne chanson européenne,
03:48créée en 1550 et connue dans 195 pays du monde entier.
03:54On en parle...
03:54Moi aussi.
03:56Il reste on avait si le sapin ensemble, tu te rappelles ?
03:59On en parle avec Fabien Lecoeuvre dans un instant.
04:03Ce soir, autour de la table, alors que Mathieu Bocoté s'est envolé vers le Québec,
04:08avec 20 cm de neige, nous accueillons Karim Maloum.
04:12Je suis ravi de vous recevoir ce soir, puisque vous êtes directeur de la publication en ligne Rupture.
04:19Gilbert Collard, qu'on a vu hier, et notre invité spécial est Aurélien Taché.
04:24Vous êtes député de Sergi Pontoise, vous êtes notre invité pendant toute la soirée,
04:29toute l'émission, coordinateur LFI à la Commission des Affaires étrangères,
04:34président du groupe Amitié France-Sénégal.
04:36Dites-moi si je me trompe, avant votre débat avec Charlotte Nordellas dans un instant sur le sens de Noël,
04:41vous allez réagir effectivement aux différents éditos des chroniqueurs.
04:45Et d'un moment à l'autre, à partir de 19h30...
04:47Il est venu en traîneau ou pas ?
04:48On lui demandera.
04:49Il est venu en traîneau, je n'ai pas le permis de traîneau.
04:52L'alcoolisme, toujours.
04:55Et vers 19h30, nous aurons une intervention de Sébastien Lecornu.
05:01Donc on va voir à quel moment on fait le débat.
05:03On improvise tout ce soir.
05:05D'abord, ce que nous n'improvise pas, ça va être votre chronique déjà pour commencer, Karim Maloum.
05:11Du Mozambique à la République démocratique du Congo, en passant par le Nigéria,
05:16les violences contre les chrétiens se multiplient.
05:18Il y a 24 heures de Noël, on a envie de s'arrêter sur cette question.
05:22Église attaquée ? Fidèle massacrée ? Village vidé ?
05:27Au Nigéria, plus de 7000 chrétiens ont été tués depuis janvier.
05:30Au total, 380 millions de chrétiens persécutés dans le monde.
05:35Selon l'ONG, porte ouverte dans une différence internationale préoccupante.
05:39Question, qui est responsable de ces massacres chrétiens ?
05:44Effectivement, 380 millions de chrétiens sont exposés à des persécutions,
05:51à des discriminations dans le monde en raison de leur foi.
05:55soit un chrétien sur 7.
05:58Qui est responsable de ces crimes ?
05:59Aujourd'hui, la responsable des crimes des chrétiens à travers le monde,
06:04ce sont les islamistes.
06:07Certains, ils les appellent les terroristes.
06:10Des terroristes qui viennent de nulle part.
06:12Si, ils viennent de quelque part.
06:14Ils sont identifiés.
06:16C'est le terrorisme islamiste qui est responsable de tous ces crimes.
06:22Et le terrorisme islamiste a une matrice idéologique qui porte un nom.
06:26C'est l'islamisme.
06:27C'est l'islamisme qui tue les chrétiens à travers le monde.
06:32Je prends l'exemple du Nigéria.
06:34Selon l'index que vous venez de citer,
06:36Plus de 7000 chrétiens ont été assassinés entre janvier et juillet seulement 2025.
06:44Plus de 8000 d'entre eux ont été enlevés dans un pays peuplé de 107 millions de chrétiens.
06:52La question reste toujours qui les a enlevés et qui les a tués.
06:55Ce sont les djihadistes qui appartiennent à l'organisation criminelle barbare Boko Haram
07:00qui est iconique dans le monde entier,
07:02et qui savent la terreur au niveau de toutes ces régions du sub-saharien,
07:06au Mali, au Soudan, bien sûr au Niger, au Nigeria.
07:10Ils sont responsables de tous ces crimes.
07:12Pourquoi les islamistes détestent réellement les chrétiens ?
07:16En réalité, les islamistes détestent les juifs.
07:18Ils détestent les chrétiens.
07:20Ils détestent aussi les musulmans démocrates ouverts sur le monde.
07:23C'est eux qui sont responsables.
07:25Parce qu'un des islamistes, par nature et par définition,
07:28ils sont autoritaires et totalitaires.
07:31Ils n'aiment ni les contradictions, ni les critiques.
07:33Toute personne qui n'est pas d'accord avec eux,
07:36elle devient la cible privilégiée et peut-être liquidée.
07:40On peut parler aussi, il y a aussi à travers le monde,
07:44en verrant cela à notre ONG,
07:47qu'environ 5 000 églises ont été ciblées à travers le monde en 2024.
07:535 000 chrétiens sont en prison, effectivement, en Inde, au Rwanda.
07:58Mais ils ne les tuent pas.
08:00Il n'y a que les islamistes qui assassinent les chrétiens.
08:03Il faut le dire, il faut nommer la bête.
08:04La bête est portant l'islamisme.
08:07Là où il y a l'islamisme, il y a la mort.
08:09Soit au Nigeria.
08:11Même en France, partout, les islamistes sont toujours les mêmes.
08:14Ils sèment la terreur.
08:14Pourquoi ils sèment la terreur ?
08:15Parce qu'ils ne veulent pas que d'autres existent.
08:18S'ils ont un projet totalitaire, idéologique et politique,
08:22qu'ils veulent semer dans le monde.
08:23Et toute personne qui n'est pas d'accord avec eux,
08:25pratique la terreur.
08:27Et la terreur s'exprime par la mort.
08:29Les chrétiens sont-ils...
08:31Alors, vous nous avez dit, dans les différentes régions du monde,
08:33où sont commis ces massacres chrétiens.
08:36Mais dernière question,
08:36est-ce que les chrétiens sont persécutés uniquement par les islamistes ?
08:41J'ai parlé du Nigeria, de l'Afrique,
08:44mais j'ai obligé, il ne faut pas que j'oublie,
08:46une autre région du monde, le Moyen-Orient,
08:48où les chrétiens syriens et irakiens sont aussi la cible des islamistes.
08:53Souvent dans ces régions, il n'y a plus de pouvoir,
08:56ils sont libres, ils font ce qu'ils veulent,
08:58ils sont la cible aussi.
08:59Beaucoup d'entre eux n'ont pas d'autre choix que de s'exéler.
09:02D'autres résistent sur place, au prix de leur vie,
09:04mais ils résistent sur place.
09:06Donc n'oublions pas cette région du monde,
09:09qui est le bastion, qui est même l'origine du christianisme.
09:12C'est dans cette région.
09:13Et c'est pour cela aussi que les islamistes s'attaquent à eux.
09:16Ils veulent faire disparaître le christianisme
09:18dans toutes ces régions au Moyen-Orient.
09:20Maintenant, il y a des pays, effectivement,
09:22qui s'attaquent à des régions, à des chrétiens.
09:27J'ai pris l'exemple du Rwanda,
09:28l'exemple aussi de l'Inde,
09:30où il y a beaucoup de chrétiens,
09:32en raison de leur foi, se retrouvant en prison,
09:34mais on ne les tue pas.
09:36Il n'y a que les islamistes qui tuent les chrétiens
09:38au Moyen-Orient et en Afrique.
09:40Uniquement les islamistes, seulement les islamistes.
09:42Pas tous les islamistes, ce sont les ennemis de l'humanité
09:44et c'est le mal du siècle.
09:46Partout où il existe islam et la terreur,
09:48y compris en France.
09:49Aurélien Taché, est-ce que vous voulez réagir
09:51à cette chronique de Rémalov ?
09:55Effectivement,
09:56c'est les groupes djihadistes aujourd'hui
09:57qui mènent ces persécutions,
09:59qui commettent ces atrocités
10:01dans la plupart des cas.
10:03Et ma première phrase, ce sera évidemment
10:04d'avoir une pensée pour tous ceux
10:05qui sont persécutés en raison de leur religion.
10:07En l'occurrence, on parle des chrétiens.
10:09On pourrait parler aussi des musulmans en Inde
10:11ou en Birmanie.
10:12On pourrait parler de plein de choses,
10:13mais on va parler des chrétiens.
10:14Sur les groupes djihadistes que vous évoquez...
10:16À 24h de Noël, on a choisi de parler des chrétiens.
10:19Oui, mais il n'y a aucun problème.
10:21Comme vous, vous avez choisi le centre de Noël.
10:22Il n'y a aucun problème.
10:24Moi, je suis tout à fait d'accord
10:25avec ce qui vient d'être dit,
10:26à une exception importante près,
10:29c'est sur la motivation de ces groupes.
10:30Vous expliquez que ce serait uniquement
10:32une idéologie qui viendrait tout d'un coup
10:34faire que des tas de gens en Afrique,
10:37parce qu'il faut regarder comment
10:38Boko Haram recrute,
10:39ce qui se passe exactement,
10:40iraient s'engager dans les troupes du djihad
10:42pour massacrer des chrétiens
10:43parce que, depuis tout petit,
10:44c'était leur seul but dans la vie.
10:46Moi, je ne suis pas d'accord avec ça.
10:47Je pense que ces groupes recrutent
10:48sur la base essentiellement
10:50d'une misère extrême.
10:51On l'a vu dans la guerre au Mali,
10:53quand les troupes françaises
10:54ont essayé d'aller éradiquer le djihadisme,
10:55elles n'y sont pas arrivées
10:56parce que, précisément,
10:57elles ont utilisé le logiciel
10:58que vous êtes en train de déployer.
10:59C'est-à-dire lutter contre une idéologie.
11:01Je suis le député.
11:02Vous parlez du djihadisme,
11:02pas d'islamistes.
11:03Pourquoi vous ne parlez pas d'islamistes ?
11:04Parce que c'est le terrorisme qui tue.
11:06C'est le djihadisme.
11:06C'est l'action armée.
11:07Mais le terrorisme,
11:08la matrice idéologique,
11:09c'est l'action armée au nom d'Allah.
11:10Donc, effectivement,
11:13ces groupes la tuent,
11:14mais, encore une fois,
11:15les populations peules,
11:17par exemple,
11:19vous êtes incapables
11:20de relancer vos islamistes.
11:21Je voudrais terminer mon propos.
11:23Simplement,
11:23je vais terminer mon propos.
11:23Vous ne pouvez pas ramener
11:28toutes les horreurs du monde
11:31à la misère.
11:33Ah, c'est pas ce que je fais.
11:34Voilà.
11:34C'est pas ce que je fais.
11:35N'oubliez pas l'idéologie
11:36et l'éducation.
11:37Non, mais d'accord, j'entends.
11:37Mais ils ne peuvent pas non plus
11:39oublier le reste.
11:39C'est-à-dire que je pense
11:40que le principal facteur
11:42de recrutement de ces groupes djihadistes
11:43qui sèment la terreur au Nigeria
11:44et ailleurs,
11:45c'est effectivement
11:45une extrême misère
11:46à laquelle nous avons...
11:48Personne n'a su répondre.
11:49Leurs dirigeants en premier, bien sûr.
11:51Et nous,
11:51quand on a voulu avoir
11:52une réponse militaire
11:52pendant 10 ans,
11:53il s'est repassé
11:53à contre les terroristes.
11:54Vous êtes incapable
11:55de prononcer mon islamiste.
11:57Oh, je suis très capable.
11:58Je peux leur dire...
11:58Allez-y, islamistes, islamistes, islamistes.
12:00Voilà.
12:01Alors, on marque une pause.
12:02Attendez, attendez.
12:03Je vais quand même rappeler
12:04les consignes
12:04parce qu'il n'y a pas Mathieu Bocoté,
12:05il n'y a pas Gabriel Cusel
12:06et ça part dans tous les sens.
12:08On est dans Face à l'info.
12:09C'est l'un après l'autre,
12:10mais loulou.
12:10D'accord ?
12:11Et vous avez raison...
12:13Non, mais vous avez raison
12:13de souligner,
12:14mais c'est l'un après l'autre.
12:15Après, il dit ce qu'il veut,
12:17qu'on soit d'accord
12:17ou qu'on ne soit pas d'accord.
12:19Non, mais on va voir.
12:19Mais il dit ce qu'il veut.
12:21Oui, voilà.
12:22Donc, on va marquer une pause
12:23et parce qu'on n'a pas
12:24beaucoup de temps,
12:25je suis aussi gardienne du temps,
12:26mes chéris.
12:27On marque une pause,
12:28on revient pour le débat
12:29entre Charlotte Dornelas
12:32et Aurélien Taché
12:33sur le sens de Noël.
12:38Retourne sur le plateau
12:39de Face à l'info.
12:39Nous avons notre invité
12:41Aurélien Taché
12:42qui est notre invité spécial
12:43ce soir dans Face à l'info.
12:44Dans un instant,
12:45il fera un débat
12:46avec Charlotte Dornelas
12:48sur le sens de Noël.
12:49Merci beaucoup d'être là.
12:51Et dans un instant,
12:52on aura aussi Sébastien Lecornu
12:53qui parlera vers 19h30
12:55juste après son intervention.
12:57Nous ferons le débat.
12:58D'abord, Marc Menand,
13:01votre chronique,
13:01c'est sur la commission
13:02d'enquête parlementaire
13:03sur la neutralité,
13:04le fonctionnement,
13:05le financement
13:05de l'audiovisuel public
13:06qui a été suspendue
13:08jusqu'au 6 janvier 2026
13:10pour tenter de ramener
13:11l'apaisement,
13:12éviter d'envenimer
13:13le climat politique
13:14autour des auditions.
13:16Cette pause est-elle
13:17vraiment un moyen
13:18de favoriser le débat serein ?
13:20Ou bien cache-t-elle
13:21une certaine crise
13:22peut-être plus profonde
13:23ou bien quelque chose
13:24qu'on aurait voulu
13:25peut-être cacher
13:25ou bien une certaine faiblesse ?
13:27Je vais répondre
13:28à votre question.
13:29Néanmoins,
13:29je vais d'abord
13:30donner une information.
13:32C'est la mise en garde à vue
13:34de Madibé.
13:36On en va la parler hier,
13:37Madibé.
13:38L'influenceur.
13:38Celui, voilà,
13:39l'influenceur
13:40qui insultait la police
13:43et apparemment,
13:44ça ne dérangeait personne.
13:45Et ce garçon a quand même
13:46un casier judiciaire
13:48entre guillemets
13:48qui est assez chargé.
13:50Bien là,
13:50aujourd'hui,
13:51apparemment,
13:52il va passer 48 heures
13:53en détention
13:56de garde à vue.
13:57Merci,
13:58c'était votre chronique
13:58d'hier soir,
13:59comme depuis hier.
14:00Voilà,
14:00donc c'est mon petit feuilleton.
14:02Merci pour le feuilleton.
14:02C'est mon petit feuilleton de Noël.
14:03C'est un lien entre les deux.
14:04Voilà.
14:06Venons à cette commission.
14:07Alors,
14:08c'est très intéressant
14:09ce qui se passe.
14:10Une suspension.
14:11Alors,
14:12déjà,
14:12on a l'impression
14:13que l'on était dans
14:14une situation
14:16qui était insupportable
14:18où,
14:20d'après d'ailleurs
14:21celui qui a suggéré
14:24qu'il n'y ait plus
14:25de convocation
14:26dans l'immédiat,
14:27à savoir
14:28Jérémy Patrier-Lettus,
14:30qu'on était dans une situation
14:32où on débordait
14:34du sens civique,
14:36que l'on avait perdu
14:37la capacité
14:40à recevoir les gens,
14:42de les interroger
14:43de façon bonhomme
14:44et que c'était pratiquement
14:46un procès stalinien
14:48auquel on assistait
14:51et que c'était intolérable.
14:52D'ailleurs,
14:52il dit
14:53« Nous avions un engagement
14:55de ne pas transformer
14:57ce tribunal
14:58en tribunal politique,
15:00en procès individuel. »
15:02Or,
15:02nos principes
15:03semblent aujourd'hui
15:06ne pas être respectés.
15:08Or,
15:09je n'ai pas suivi
15:11au quotidien,
15:12mais néanmoins,
15:13ça m'intéressait
15:13ce qui était dit
15:14devant cette commission.
15:16Je n'ai pas eu
15:17le sentiment
15:17qu'il y avait là
15:19un abus,
15:21je dirais,
15:22agressif
15:23de la part
15:24aussi bien
15:24de Charles Aloncle,
15:26qui est le rapporteur
15:27de la commission,
15:28que de Jérémy Patrier-Lettus.
15:30Alors apparemment,
15:31c'est Charles Aloncle
15:32qui semble être montré
15:34du doigt.
15:35Il serait
15:35trop percutant
15:37face à ses interlocuteurs.
15:39Qu'a-t-il fait ?
15:40Que peut-on lui reprocher
15:42d'avoir à un moment donné
15:44été un peu virulent
15:46devant une des amies
15:49d'Aurélien,
15:51à savoir,
15:53j'ai oublié son nom ?
15:54Soudé.
15:55Voilà.
15:56Soudé, donc.
15:56Oui, oui.
15:57Bon, là,
15:58c'est un...
15:59Mais elle ne voulait pas répondre.
16:01Et celle qui était
16:02la plus vociférante,
16:03c'était bien elle.
16:05Et n'oublions pas,
16:06je ne veux pas faire
16:07le procès de LSI,
16:08et puis ce n'est pas moi
16:09qui veut encastrer le débat.
16:11Néanmoins,
16:12la commission précédente,
16:13c'était la commission
16:14de...
16:15dans TNT,
16:18qui avait été convoquée
16:19par LFI.
16:21Quand on se souvient
16:22de la manière
16:24dont ceux qui étaient
16:25les intervenants,
16:27que ce soit
16:27Vincent Bolloré,
16:28que ce soit
16:29Serge Neja,
16:30que ce soit
16:31Thomas Baudet,
16:32que ce soit
16:32Cyril Hanouna,
16:34on n'a pas l'impression
16:35qu'on était là,
16:37reçus,
16:38vous reprendrez bien
16:38un petit thé
16:39avec un biscuit.
16:41Il y avait quand même
16:41quelque chose
16:42de relativement
16:43agressif.
16:46Eh bien ça,
16:48c'est oublié,
16:49et aujourd'hui,
16:50il faudrait se montrer
16:51plus civil.
16:53C'est quoi être civil
16:54quand, par exemple,
16:55Mme Ernotte
16:56refuse,
16:58refuse de transmettre
16:59des documents,
17:00des documents
17:01qu'elle juge personnels.
17:03Or aujourd'hui,
17:03la grande question,
17:05c'est que fait-on
17:05des finances publiques ?
17:08Vous savez,
17:08il y a un système
17:09qui a été mis en place
17:10il y a très longtemps,
17:11c'était,
17:12j'étais encore jeune journaliste,
17:13vous imaginez,
17:14c'est au moment
17:15où Jean-Pierre Elkabach
17:17avait pris
17:18la présidence
17:19de France 2.
17:21Et à l'époque,
17:21pour permettre
17:22de garder
17:23certaines stars
17:24dans le giron
17:24du service public,
17:26on a fait en sorte
17:28que ces stars
17:28créent leur boîte
17:29de production,
17:31et ce qui fait
17:31qu'on ne signait
17:32plus un contrat
17:33avec une personne
17:35en lui donnant
17:35un très fort salaire,
17:36on signait
17:37avec une boîte
17:38de production
17:38qui avait donc
17:40un budget
17:40et qui en plus
17:41après pouvait répartir
17:42l'argent
17:43comme elle le souhaitait.
17:46Alors aujourd'hui,
17:47peut-être qu'apparemment,
17:49on doit atteindre
17:50des sommes
17:51trop importantes
17:52puisqu'on ne veut plus
17:53que ça apparaisse.
17:55Et pour autant,
17:55il y a une loi,
17:57la loi de 1958,
18:00qui oblige
18:00la présidence,
18:01madame Arnott,
18:02de donner
18:04tous les dossiers
18:06que l'on puisse
18:07les consulter.
18:08Donc,
18:09si la commission
18:10aujourd'hui
18:11est suspendue,
18:12petite trêve de Noël,
18:13peut-être qu'on a envie
18:14de pouvoir
18:15goûter
18:17la bûche
18:18tout à fait
18:19tranquillement
18:20et en famille
18:21et avec amour,
18:22c'est sans doute
18:23parce qu'il y a
18:24des choses à cacher.
18:25Reste que
18:25Jérémy Patrier-Laitus
18:27dit que
18:28les convocations
18:29repartiront,
18:30que si les dossiers
18:31ne sont pas transmis
18:32comme ils le souhaitent,
18:34il se présentera
18:35sur place
18:35et fera en sorte
18:37d'obtenir
18:38tout ce qu'il souhaite
18:39pour qu'on connaisse
18:40enfin la vérité
18:41sur cet argent public.
18:43Réaction
18:44Aurélien Taché.
18:45Bon, écoutez,
18:46cette commission d'enquête
18:47ne m'a pas passionné.
18:48Il y a une question
18:49que j'ai trouvée intéressante,
18:50c'était celle
18:50du rapporteur Laloncle
18:51à la PDG de France Inter.
18:54Vous avez perdu
18:55400 000 auditeurs
18:55ou ils sont partis ?
18:56Ils sont partis
18:57chez Guillaume Maurice
18:58à Radio Nova.
18:59Il y a longtemps
18:59que les gens de gauche
19:00ne sont plus accrochés
19:00à France Inter.
19:01Merci pour votre réaction.
19:04On est bien en tout cas.
19:05Net, clair et net.
19:07Gardez votre temps de parole
19:08pour le débat
19:08sur le sens de Noël
19:09avec Charlotte Dornelas.
19:11Dans un instant,
19:11avant que n'intervienne
19:13Sébastien Lecornu,
19:14je vais demander
19:15à Fabien Lecornu
19:15de rentrer.
19:16Karim Maloum,
19:17on fait tout en direct
19:18parce que vous sortez
19:19juste un instant
19:20parce qu'on n'a pas
19:21assez de place
19:21et puis vous revenez après.
19:23D'accord ?
19:23Juste après la chronique.
19:24C'est marqué d'accord.
19:25Je ne sais pas.
19:26Juste après la chronique.
19:27Je vous fais
19:27un bon de sortie
19:28et vous revenez après.
19:29Parce que voilà,
19:30l'intervention de...
19:32Venez mon cher Fabien,
19:33l'intervention de Sébastien Lecornu
19:34nous change un petit peu
19:35les adhommes.
19:36Installez-vous mon cher Fabien.
19:38Fabien,
19:39vous venez tous les soirs
19:40et vous êtes là aussi
19:41demain soir
19:42pour nous parler
19:43puisque vous êtes
19:44un grand spécialiste
19:45de la chanson française
19:47et auteur
19:47d'une soixantaine d'ouvrages.
19:50Vous avez votre dernier livre
19:51Nos années bonheurs
19:53en chansons
19:53chez Fayard.
19:55Vous vouliez nous parler
19:56de...
19:56Chaque soir,
19:57vous nous parlez
19:57d'une chanson dans l'inconscient
19:59qui a imprimé
20:01la mémoire collective française
20:02comme Mon beau sapin.
20:03Et Mon beau sapin,
20:04une chanson,
20:04peut-être la plus vieille
20:05chanson européenne
20:08puisqu'elle est née
20:09en 1550,
20:10en pleine période
20:11renaissance,
20:12on va dire,
20:12germanique.
20:13C'est une chanson
20:14allemande au départ,
20:16on va dire,
20:16Hôtel & Baum,
20:17elle s'appelait.
20:18Et puis,
20:19il faut savoir
20:19que c'est une poésie
20:20qui avait été composée
20:21pour saluer
20:22le solstice d'hiver,
20:23vous savez,
20:24qui a lieu entre le 21
20:25et le 24 décembre
20:26généralement de chaque année
20:27où à ce moment-là,
20:28c'est une fête païenne
20:29au départ,
20:30le sapin de Noël,
20:31enfin le sapin,
20:31le sapin tout court.
20:32Et donc en Allemagne,
20:33on dressait des sapins partout
20:34et cette fête païenne
20:36a été adoptée
20:37par toutes les religions
20:38à l'époque en Allemagne,
20:39c'est-à-dire
20:39les protestants
20:40et les catholiques.
20:42Et le sapin
20:43est devenu
20:44à partir du 19ème
20:45un truc
20:46où on mettait ça
20:47dans toutes les familles,
20:47toutes les familles religieuses.
20:49Donc du païen,
20:50on est passé au religieux
20:51et puis évidemment,
20:53on a modifié la mélodie
20:54Hertz,
20:56Hans,
20:57un Allemand justement,
20:58il a refait une mélodie
20:59d'après des chansons
21:00de folklore,
21:01on va dire,
21:02il a remanié la mélodie
21:03et elle est arrivée
21:04à partir de 1827
21:06dans toutes les familles,
21:07dans toutes les...
21:08les enfants adoraient
21:09cette chanson finalement,
21:10les enfants
21:10et les familles.
21:11Et il faudra attendre,
21:12tenez-vous bien,
21:131943
21:14pour que
21:16un Delcasso,
21:17un certain Delcasso,
21:18refasse des paroles françaises,
21:20mon beau sapin
21:21qui deviendra
21:22un hymne
21:22immensément populaire
21:23chanté par Nana Mouskori,
21:25par Céline Dion,
21:25pas en 1943.
21:27Ah non,
21:28alors,
21:29c'était Tino Rossi
21:30qui l'a faite en 1943.
21:31Mais pas Nana Mouskori.
21:32Ah non,
21:33elle n'a pas commencé
21:34sa carré,
21:34elle la commence quand
21:35c'est en 1958.
21:35Donc la plus ancienne
21:37chanson européenne.
21:38Européenne,
21:39qui est devenue
21:39une chanson mondiale
21:40à travers les religions,
21:41évidemment,
21:42et le sapin
21:43est devenu un vrai symbole
21:44en matière de religion
21:46et de foi
21:47et voilà,
21:48c'est important
21:49de le rappeler.
21:49Ces racines-là,
21:51elles sont importantes.
21:51C'est important de le rappeler.
21:52On parlera de Noël
21:53avec vous
21:54dans un instant
21:55après l'intervention
21:56de Sébastien Lecornu
21:58d'une minute à l'autre.
21:59Mais Aurélien Taché,
22:00mon beau sapin,
22:01ça vous parle ?
22:02Bien sûr,
22:02bien sûr,
22:03c'est une chanson magnifique
22:04et comme tous les chants de Noël,
22:06vous savez,
22:06on va en débattre après,
22:07j'aime beaucoup cette fête
22:07donc c'est une chanson
22:08qui me parle beaucoup.
22:09Bon alors,
22:09on en dit pas trop bien
22:10qui a fait introduire le sapin de Noël
22:15à Versailles.
22:16Oui.
22:17Elle tenait ça d'une tradition
22:19qui exignait effectivement.
22:20Absolument.
22:21Gilles Béancola.
22:22Oui, oui, oui.
22:23C'est...
22:24L'histoire du sapin,
22:26elle est liée essentiellement
22:28à l'histoire des forêts.
22:31C'est toute la magie de la forêt.
22:34Et quand on voit un sapin de Noël,
22:36on doit normalement se dire
22:37que c'est le respect
22:39de toutes les forêts du monde.
22:41C'est ce que disait le chant initial du reste.
22:43Absolument.
22:44Hôtel Mbom.
22:45Excellent.
22:45C'est le respect des forêts
22:46et c'est une fête païenne.
22:48Oui.
22:48Mais les païens étaient écolos.
22:50C'est les écolos.
22:51C'est pas païens.
22:52Oui.
22:52Le fondement même du paganisme,
22:57c'est d'être en osant
23:00avec les esprits.
23:02Il y a le sapin,
23:03mais il y a la crèche.
23:03Cette fois,
23:04j'ai enfin emmené la crèche
23:05que je n'avais pas emmenée
23:06les autres jours.
23:06Ça, c'est juste parce
23:07qu'Aurélien Taché est là.
23:09Et vous connaissez
23:11l'origine des petits centons ?
23:13Pourquoi il y a des petits centons ?
23:14Et là, c'est la crèche
23:15des légionnaires.
23:19Quelle est l'origine des centons ?
23:20Dites-nous.
23:21Les petits centons ont été créés
23:22sous la révolution française
23:23parce que les révolutionnaires
23:24avaient interdit
23:26les crèches
23:27dans les églises.
23:29Et les Français,
23:31qui sont restés religieux,
23:32pour avoir des centons,
23:34ont créé ces tout petits centons.
23:35Et les plus beaux,
23:36paraît-il,
23:37étaient fabriqués
23:38en Provence.
23:39s'il vous plaît.
23:40Merci, en tout cas.
23:42Merci beaucoup.
23:43Maintenant, l'intervention
23:44de Sébastien Lecornu.
23:46À peu près 10, 15 minutes.
23:47Ça semble ça, peut-être.
23:47Et on revient en direct
23:49pour le débat.
23:49Bonsoir à toutes et à tous.
23:53Je voulais prendre quelques instants
23:56pour vous rendre compte
23:57de l'action du gouvernement
23:59de ces dernières semaines.
24:00Depuis le mois de septembre,
24:02nous avons suivi
24:03une ligne simple et constante,
24:05repousser le désordre.
24:06Car il n'y a pas de progrès social
24:08dans le désordre,
24:09qu'il n'y a pas de croissance économique
24:11dans le désordre,
24:12car il n'y a pas de rayonnement
24:13de la France à l'étranger
24:14dans le désordre.
24:15Gouverner dans ce contexte politique
24:18difficile que nous connaissons
24:20impose de tenir cette ligne
24:22sans céder ni à la facilité
24:24des postures,
24:25ni à la tentation
24:26du commentaire permanent.
24:29J'ai fait le choix
24:29avec les ministres
24:30de négocier
24:31et de rechercher
24:32des compromis utiles au pays.
24:36Le compromis n'est ni un renoncement,
24:39ni une confusion.
24:40La Ve République s'est d'ailleurs
24:42construite dans le dialogue
24:43entre le gouvernement
24:44et le Parlement
24:45de Michel Debray
24:46à Michel Rocard
24:47en passant par Jacques Chirac.
24:49Mes prédécesseurs
24:50ont montré
24:51qu'il était possible
24:51de parvenir
24:52à des compromis parlementaires
24:53sans disposer
24:54d'une majorité absolue.
24:56Ils ont tous montré
24:56que la clarté
24:57n'excluait jamais le compromis
25:00dès lors que le cap
25:01était tenu.
25:03Ce travail
25:03ne peut être crédible
25:05qu'à une condition,
25:06rester à distance
25:07des calculs partisans.
25:09Le gouvernement
25:10n'est pas là
25:10pour préparer une élection,
25:12mais pour faire avancer
25:13le pays dès maintenant,
25:15c'est un travail exigeant,
25:17parfois ingrat,
25:18mais nécessaire.
25:19C'est ainsi
25:20que le budget
25:20de la sécurité sociale
25:21a été définitivement adopté
25:23par le Parlement
25:24sans recours
25:25à l'article 49
25:26alinéat 3
25:26de notre Constitution.
25:28C'est une première
25:29depuis 2022.
25:30Le déficit est réduit
25:33grâce à des mesures
25:33d'économie
25:34encore plus importantes
25:35que dans les deux dernières
25:36lois de financement
25:37de la sécurité sociale.
25:39L'essentiel a été sauf.
25:41Notre modèle social
25:42est protégé.
25:43L'accès aux soins
25:44est garanti.
25:46Pour autant,
25:47et on le sait,
25:48ce texte
25:49n'épuise pas
25:49la question
25:50de la réduction
25:51des déficits
25:51qui sont encore
25:52trop élevés.
25:53D'autres décisions
25:54seront nécessaires.
25:55Mais le texte
25:57voté
25:57constitue une base
25:58solide et responsable,
25:59quoi qu'en disent certains.
26:01Concernant
26:02le projet
26:03de loi de finance,
26:04la situation
26:04est différente.
26:06L'Assemblée nationale
26:06n'a pas discuté
26:08des dépenses
26:08de l'État
26:09et la commission
26:10mixte paritaire
26:11a échoué
26:11au bout de seulement
26:1230 minutes
26:13à rapprocher
26:14les positions
26:15de l'Assemblée nationale
26:16et du Sénat.
26:17Prendre le temps
26:18de bâtir
26:19un bon budget
26:19dans une démocratie
26:20comme la France
26:21n'est pas une faiblesse.
26:23En attendant,
26:24une loi spéciale
26:25est en cours
26:26des discussions
26:26au Parlement.
26:27Elle permettra
26:28au 1er janvier
26:29de lever l'impôt
26:30et de faire fonctionner
26:31les services publics.
26:32Ce n'est pas pour autant
26:33un budget
26:34et beaucoup d'effets négatifs
26:35sont à attendre
26:36si la situation perdurait.
26:38Il faut donc
26:39un budget
26:39en janvier
26:40et notre déficit
26:42doit être réduit
26:43à moins de 5%
26:44du PIB
26:45en 2026.
26:47Je reste persuadé
26:48que cela est possible
26:49si les calculs politiques
26:50sont mis de côté.
26:51Le Parlement
26:52prendra ses responsabilités,
26:54le gouvernement aussi.
26:56Avec les différents ministres,
26:57nous allons tenter
26:57de faire converger,
26:58y compris pendant les fêtes,
27:00tous les groupes politiques
27:01afin de définir
27:02les grandes thématiques
27:03qui nous permettront
27:04de trouver une solution.
27:06Je vois 5 grandes familles
27:07de sujets
27:08sur lesquels
27:09nous devons parvenir
27:10à un accord.
27:11En premier lieu,
27:12évidemment,
27:13l'agriculture.
27:14Car l'ensemble
27:15des dispositifs d'aide
27:16au secteur agricole
27:17et viticole
27:17sont dans le budget
27:19et nous ne pouvons pas
27:20faire défaut
27:20à ces hommes
27:21et à ces femmes
27:21qui travaillent dur
27:23et font la fierté
27:24de notre pays.
27:25Ensuite,
27:26alors que les Français
27:27éliront leur maire
27:28en mars prochain,
27:29il nous faut aboutir
27:30sur le financement
27:31de nos collectivités locales.
27:33Elles participent
27:33à l'activité économique
27:34de nos territoires,
27:36à l'accompagnement
27:36de nos concitoyens
27:37et sont une force essentielle
27:39pour la transition écologique
27:40à travers des dispositifs
27:42comme le Fonds Vert.
27:43À l'heure où je vous parle,
27:45le consensus
27:45n'est pas au rendez-vous.
27:47Ce budget
27:47doit aussi permettre
27:48d'améliorer l'offre
27:49de logements
27:49dans le pays.
27:50La situation actuelle
27:52n'est pas satisfaisante.
27:53C'est pourquoi
27:54nous devons converger
27:54vers des solutions
27:55dès 2026
27:56avec notamment
27:57la mise en place
27:58du statut
27:58du bailleur privé.
28:00Je pense aussi
28:01à l'ensemble
28:01des dispositifs
28:02pour nos concitoyens
28:03d'outre-mer
28:04et en particulier
28:05au plan de refondation
28:05économique
28:06pour la Nouvelle-Calédonie.
28:08Enfin,
28:09ce budget pour 2026
28:10doit nous permettre
28:11de continuer
28:11à préparer l'avenir
28:12de notre pays.
28:13Cela passe par
28:14les investissements
28:15dans la recherche,
28:16dans les universités
28:17et dans la formation
28:18pour les jeunes.
28:18Ces cinq grands thèmes
28:20doivent nous permettre
28:21de nous rassembler
28:22et je veux être très clair,
28:24nous devons y arriver.
28:26Je veux maintenant
28:26m'adresser
28:27plus particulièrement
28:28à ceux
28:29parmi les Français
28:29qui en cette période
28:30expriment une grande inquiétude.
28:33Au monde de l'entreprise
28:34et aux travailleurs d'abord.
28:37Grâce à vous,
28:38aujourd'hui,
28:38notre croissance tient.
28:40Elle est même supérieure
28:41à la moyenne européenne.
28:43Le taux d'emploi
28:43le plus haut
28:44de ces 40 dernières années.
28:46Quant à l'inflation,
28:47elle a été ramenée
28:47à moins de 1%,
28:48ce qui est bon
28:49pour le pouvoir d'achat.
28:51Mais le gouvernement
28:51a conscience
28:52que l'absence durable
28:53de budget
28:53et le manque de visibilité
28:54sont un danger
28:55pour l'investissement,
28:56pour l'emploi
28:56et pour la croissance.
28:58Elle se construit
28:58par des décisions
28:59cohérentes et durables.
29:01Elle nécessite donc
29:02de la stabilité politique
29:04et des choix
29:04en matière de fiscalité.
29:07Je veux aussi
29:07m'adresser
29:09aux agriculteurs.
29:11Votre situation
29:12exige du respect
29:13et de la détermination.
29:16Sur le traité
29:16du Mercosur,
29:18la position
29:18de la France
29:19est ferme.
29:20Aucun accord
29:21ne sera accepté
29:22s'il fragilise
29:23nos filières
29:24ou impose
29:25une concurrence déloyale.
29:26Le texte a évolué
29:27mais le compte
29:28n'y est toujours pas.
29:29Par ailleurs,
29:30sur la politique
29:31agricole commune,
29:32la France mène
29:33une négociation offensive
29:34pour garantir
29:35le revenu
29:35des agriculteurs
29:36et notre souveraineté alimentaire.
29:38Les semaines à venir
29:39seront absolument décisives.
29:40Enfin,
29:42face à l'épisodique
29:43qui menace
29:43le cheptel bovin français,
29:45l'État,
29:46avec l'aide
29:46des vétérinaires,
29:47des éleveurs,
29:48a vacciné
29:49plus du tiers
29:50des 750 000 bovins
29:51des 10 départements
29:52du Sud-Ouest
29:53en moins d'une semaine.
29:55J'ai demandé
29:55à la ministre
29:56de l'Agriculture
29:56de travailler
29:57avec la communauté scientifique
29:58pour mettre au point
29:59un test fiable
30:00pour détecter la maladie.
30:03Je recevrai de nouveau
30:03les organisations
30:04professionnelles agricoles
30:05dès le 5 janvier.
30:08Budget,
30:09économie,
30:09agriculture,
30:11au-delà de ces trois sujets,
30:13je veux aussi vous présenter
30:14les priorités du gouvernement
30:15pour la rentrée.
30:17Plusieurs textes
30:18seront présentés
30:19au Conseil des ministres,
30:20d'autres seront débattus
30:21au Parlement.
30:22Nous agirons
30:23pour améliorer
30:24le fonctionnement
30:24de nos services publics
30:25par le projet
30:26de décentralisation
30:27et la réforme de l'État
30:28qui seront présentés
30:29dans les toutes prochaines semaines.
30:31Nous agirons
30:32pour votre sécurité
30:33en actualisant
30:34la loi de programmation militaire
30:35pour accélérer
30:36le réarmement
30:36de notre pays,
30:37en renforçant
30:38les polices municipales
30:39pour mieux lutter
30:40contre les incivilités
30:41du quotidien
30:42et en mobilisant
30:43tous les services de l'État
30:44contre le narcotrafic.
30:46Nous agirons aussi
30:47pour la vie quotidienne
30:48des Français
30:49en poursuivant
30:50le déploiement
30:51des maisons France Santé
30:52pour lutter
30:52contre les déserts médicaux,
30:54en adoptant
30:54une stratégie énergétique
30:55claire et souveraine
30:57en défendant
30:58notre autonomie
30:58et nos engagements
30:59climatiques,
31:00en particulier
31:01dans nos outre-mer.
31:02en créant
31:03l'allocation sociale
31:04unique
31:05pour faciliter
31:06l'accès
31:06aux droits,
31:07pour lutter
31:07contre la fraude
31:08et garantir
31:09que les revenus
31:10du travail
31:10soient toujours
31:11plus importants
31:12que ceux
31:13de la solidarité.
31:15En cette veille
31:17de Noël,
31:18je veux vous dire
31:18une chose simple.
31:19Notre pays
31:20connaît des difficultés
31:21mais il connaît
31:22aussi des succès
31:23dans les secteurs
31:24économiques,
31:24environnementaux,
31:25scientifiques,
31:26industriels et culturels
31:27à l'intérieur du pays
31:28comme à l'international
31:29et nous devons
31:31les amplifier.
31:31Tout ne se réduit
31:33pas aux discussions
31:34budgétaires
31:35même si elles sont
31:36très importantes.
31:37Le cap est clair,
31:39nous n'avons pas
31:39le droit de nous résigner
31:40à l'impuissance,
31:42nous irons au bout
31:43avec sérieux,
31:44patience
31:45et détermination.
31:47Je vous souhaite
31:47à toutes et à tous
31:48de belles fêtes
31:50de Noël
31:50avec une pensée
31:51particulière
31:52pour celles et ceux
31:52qui les passeront
31:53seuls
31:54et aussi pour celles
31:55et ceux qui travaillent
31:56dont les agents
31:57du service public
31:57pendant les fêtes.
31:59Joyeux Noël
31:59et bonne fin d'année.
32:01Voilà, vous avez pu
32:07entendre en direct
32:08le texte,
32:10le discours
32:11de Sébastien Lecornu.
32:13En fait, c'était enregistré
32:14pour être très précise.
32:16Rappelons que la loi
32:16spéciale sur le budget
32:17a été adoptée
32:18à la Sourbet nationale
32:19vers 17h.
32:20l'État peut donc
32:21continuer à fonctionner
32:23même si le budget annuel
32:24n'a pas été voté à temps.
32:25Vous l'avez entendu,
32:26les débats reprendront
32:27en janvier.
32:28Sébastien Lecornu
32:29s'est exprimé ce soir.
32:31Vous l'avez entendu.
32:32Venons-en maintenant
32:33à Face à l'info
32:35et au sens de Noël.
32:36Je vous avais dit
32:37que nous avions
32:37Aurélie Attaché
32:39qui est notre invité
32:40ce soir,
32:41député LFI
32:42qui vient débattre
32:44avec Charlotte Dornelas.
32:45Mais vous avez aussi
32:46le droit de prendre la parole
32:47de façon mesurée.
32:48Oui, oui,
32:49mais on est mesuré.
32:50Voilà.
32:50On est mesuré.
32:52Voilà, d'accord.
32:53Donc, partons de ce sondage.
32:55J'ai bien collé.
32:55Partons de ce sondage.
32:57À Corélie, on va être mesuré.
32:5789% des Français
33:00jugent cette fête chrétienne
33:03comme un moment essentiel
33:06pour la culture
33:07et les traditions françaises.
33:08C'est un sondage IFOP
33:10pour l'Observatoire du Catholicisme.
33:12Première question,
33:13je commence avec vous
33:13puisque notre invité
33:15Aurélien Attaché Noël
33:15a-t-il encore aujourd'hui
33:17un sens commun en France ?
33:20Je crois que l'étude
33:21que vous publiez le démontre
33:23et c'est pour ça
33:24que moi je suis toujours
33:24un petit peu effaré
33:25quand chaque année
33:26on a ces débats
33:27qui reprennent
33:28sur le sens de la fête de Noël.
33:30Vous savez, pour moi
33:31cette fête a un sens très particulier
33:33parce que ma maman
33:34disparue aujourd'hui
33:35s'appelait Ève Noël
33:36et était née à 25 décembre.
33:38Donc pour nous
33:38qui n'étions pas chrétiens
33:39c'était déjà un jour
33:40un peu sacré
33:41et si on remonte
33:42à l'origine du 25 décembre
33:43c'est un empereur romain
33:45qui s'appelait Aurélien
33:46il y en a eu un
33:46qui avait instauré
33:48le culte de Soline Victus
33:49un dieu solaire
33:50qui était un dieu solaire
33:51aspiré de Mitra
33:52le 25 décembre
33:53en hommage à sa mère
33:54qui était prêtresse de Sol.
33:56Donc ce que je vais vous dire
33:57par là
33:57au-delà de l'histoire personnelle
33:58que je vous raconte
33:58c'est que
33:59personne n'a le monopole
34:01de Noël
34:02du sacré
34:03de ce moment finalement important
34:04où on doit se retrouver
34:05en famille
34:06si on le peut
34:07si on en a
34:07entre amis
34:08pour partager des moments
34:10qu'on ne partage pas
34:11le reste de l'année
34:12parce qu'on est
34:13contraint dans autre chose
34:14il y a une magie de Noël
34:15qui existe
34:15et je considère
34:17que cette magie
34:17est celle qui
34:18appartient à tous ceux
34:20qui veulent se l'approprier
34:21finalement
34:21et moi dans ma famille
34:22je vous le redis
34:23le seul baptême que j'ai fait
34:24c'est à la mairie
34:24et pour autant
34:25la fête de Noël
34:26je pense qu'elle est aussi
34:26importante pour moi
34:27que pour par exemple
34:28vous Christine
34:29qui faites une crèche
34:30voilà
34:30moi il n'y en a pas chez moi
34:31mais on a d'autres rites
34:32on a d'autres rituels
34:33et je crois que c'est ça
34:34la magie de Noël
34:35alors chez moi
34:37je ne suis pas catholique
34:38pour autant
34:38mais je suis française
34:39donc j'ai une crèche
34:40et là j'ai aussi une crèche
34:42juste pour info
34:43crétienne
34:44oui bien sûr
34:44et ici
34:45ça c'est une crèche
34:46ici à voilà
34:47c'est une crèche
34:48qui est faite
34:48par la légion étrangère
34:50faite aux invalides
34:52pour information
34:53juste mon cher Aurélien Taché
34:54comment ?
34:56c'est la crèche
34:57c'est la crèche
34:58c'est la crèche
34:58c'est la crèche
34:59pardon
34:59ah oui
35:00elle est très bien
35:01on va mieux comme ça
35:03Charlotte Dornelas
35:04je vous laisse réagir
35:05aux propos d'Aurélien Taché
35:07pour qui il dit que voilà
35:09que tout le monde pourrait
35:10en fait
35:10tout le monde a le droit
35:11de s'approprier un peu Noël
35:12à sa façon
35:13ça c'est une certitude
35:14évidemment
35:14chacun fête Noël
35:15comme il le veut
35:16et s'attache à ce qu'il veut
35:18le soir de Noël
35:19en revanche
35:20je réagis plus au mot
35:21monopole
35:22personne n'a le monopole
35:23de Noël
35:24alors j'aime bien
35:25parce que depuis quelques jours
35:26on voit
35:26c'est vrai
35:27beaucoup cette année
35:28on voit en effet
35:29la résurgence
35:30de l'attachement
35:31à l'Empire Romain
35:32il y avait une guerre
35:33déjà au début
35:34du christianisme
35:36il y a aussi
35:37des fêtes païennes
35:38remises à jour
35:40on va dire
35:40par les Romains
35:41précisément
35:42pour combattre
35:43la fête de Noël
35:44qui était
35:45fêtée par les chrétiens
35:47tout ça est vrai
35:49il n'y a aucun problème
35:50cette bataille existait
35:51maintenant nous sommes en France
35:52et les longs siècles
35:54qui ont fait de Noël
35:55une fête aussi importante
35:57je pense qu'il n'y a pas
35:57d'autre fête
35:58honnêtement en France
36:00à laquelle nous sommes
36:01aussi attachés
36:02à laquelle tout le monde
36:04prend des vacances
36:04c'est impossible de joindre
36:05personne le 26 décembre
36:06en France
36:07quel que soit le métier
36:08que vous exercez
36:09sauf évidemment
36:09les métiers dans le médical
36:12enfin les métiers
36:12dont nous ne pouvons pas
36:13nous passer
36:13et il se trouve
36:15que cette fête
36:16est chrétienne
36:16si en 14-18
36:18les soldats
36:19observent une trêve
36:21entre les soldats allemands
36:22et les soldats français
36:24c'est parce que Noël
36:25est une fête chrétienne
36:26si pendant des décennies
36:28vous en êtes sûr de ça ?
36:29que c'est parce qu'elle était chrétienne
36:30que les soldats
36:30ont arrêté
36:31c'est-à-dire qu'ils avaient
36:32Jeanne d'Arc
36:32sur leur
36:32vous savez la pucelle
36:33des soldats
36:34ils avaient le drapeau
36:36et par ailleurs
36:37la messe était dite
36:37je suis d'accord avec vous
36:38la messe était dite
36:39dans les tranchées aussi
36:40mais parce que ça relevait
36:42de l'évidence
36:43en fait ce que je veux dire
36:44c'est que la religion
36:46qui irrigue la culture
36:47ne détermine en rien
36:49la conscience
36:50des uns et des autres
36:51il y avait en 1914
36:52probablement des soldats
36:53qui ont assisté à la messe
36:54qui ont observé cette trêve
36:55parce que c'est une nuit particulière
36:57qui est moins magique
36:58que sainte
36:59en l'occurrence
36:59pour ces soldats
37:00et que simplement
37:02je ne sais pas
37:03ce qu'il y avait dans leur cœur
37:03je ne sais pas
37:04s'ils croyaient
37:05que le ciel était plein
37:05ou vide
37:06celui qui croyait au ciel
37:07celui qui n'y croyait pas
37:08c'est pas nouveau
37:09évidemment
37:09cette liberté de conscience
37:10simplement le poids
37:12et la charge
37:13que représente Noël
37:14cette fête du partage
37:15cette fête où on fait attention
37:16aux autres
37:17pendant des décennies
37:18les familles qui laissaient
37:19une place
37:19la place du pauvre
37:20elle est née la nuit de Noël
37:21pourquoi ?
37:23parce que c'est Jésus
37:23qui naît ce jour-là
37:25Dieu se fait homme
37:26donc c'est la question
37:27de l'incarnation
37:28il se fait petit
37:28parmi les petits
37:29et l'histoire veut
37:31que Marie et Joseph
37:32qui cherchaient un endroit
37:33pour que Marie accouche
37:35ne trouvaient personne
37:36pour les accueillir
37:37donc c'est bien
37:39de la fête religieuse
37:41que naît cette charité
37:43ce partage
37:44et cette joie
37:44qu'il y a entre les français
37:46je ne veux absolument pas
37:47dénéguer une quelconque
37:49influence de la religion chrétienne
37:52sur tout ce que vous venez de dire
37:53sur la fête de Noël
37:54mais je crois vraiment
37:54que quand on a 90% de français
37:56qui se disent aujourd'hui
37:58très attachés à Noël
37:58qui finalement
37:59ce que vous évoquez
38:00dans les grandes lignes
38:01sur les moments de partage
38:02sur les moments finalement
38:03de penser à celui
38:05qui est seul ou autre
38:05tout le monde fait ça à Noël
38:07et il n'y a pas 90%
38:08de chrétiens
38:09ou de chrétiens pratiquants
38:10donc je crois vraiment
38:11qu'il faut se rappeler
38:12on l'a dit au début
38:13qu'avant d'être le jour du Seigneur
38:15c'était le jour du soleil
38:16Noël
38:17et que en fait
38:18c'était pour célébrer
38:18tout simplement le fait
38:19que les jours allaient se mettre
38:20à rallonger
38:22tout le monde se retrouvait pour ça
38:23c'est un moment qui a été pris
38:24et finalement
38:25c'est devenu un moment familial
38:26convivial
38:26aujourd'hui vous avez
38:27des chrétiens qu'ils célèbrent
38:28comme ils veulent le célébrer
38:29on ne va pas enlever aux chrétiens
38:31la possibilité
38:32alors qu'ils ont décidé
38:33d'en faire le jour de naissance
38:35du Seigneur
38:35de célébrer Noël
38:36comme ils le souhaitent
38:37mais moi je connais aussi
38:38des musulmans
38:39je connais aussi des juifs
38:39qui fêtent Noël
38:40j'en connais aussi
38:41qui ne le fêtent pas d'ailleurs
38:42mais qui sont très heureux pour nous
38:43quand on fête Noël
38:44quelle que soit notre religion
38:46si on en a une
38:46et donc je pense vraiment
38:48que c'est
38:48voilà
38:49quand j'entends tous les débats
38:50si vous voulez
38:50sur est-ce que Noël
38:53serait en danger
38:54est-ce que finalement
38:55on va s'excuser
38:55de souhaiter joyeux Noël
38:56bon je suis un petit peu effaré
38:58mais je suis aussi effaré
38:59quand parfois
39:00j'ai le sentiment
39:01que certains
39:02je ne dis pas du tout
39:03que ce n'est certainement
39:04pas le cas autour de ce plateau
39:05mais que certains
39:06par exemple
39:06sont maintenant très heureux
39:08de pouvoir mettre en avant
39:09la crèche
39:10qui le confectionne
39:11si c'est à chaque fois
39:12parfois
39:12et pour rendre hommage
39:13à Jésus-Christ
39:14très bien
39:14si c'est pour exclure
39:16d'autres gens
39:16de la fête de Noël
39:17parce que eux
39:18ne pourront pas mettre la crèche
39:19comme moi d'ailleurs
39:19qui ne suis pas musulman
39:20pour ne pas les nommer
39:21je trouve que là
39:23c'est regrettable
39:23et particulièrement contraire
39:24à l'esprit de Noël
39:25en quoi une crèche
39:25peut être excluante
39:26pardon
39:27allez-y
39:27non mais justement
39:28parce que pendant
39:30des années
39:31le débat autour de la crèche
39:32et la crèche
39:33notamment dans les lieux publics
39:34s'est fait autour de la laïcité
39:35maintenant le mot qui est cité
39:37c'est l'inclusivité
39:38donc vous voyez
39:38on change en fonction
39:39des années
39:40et de l'évolution
39:41de notre débat public
39:42or
39:43la question
39:44que ce soit la laïcité
39:45ou l'inclusivité
39:46prenons les deux
39:46c'est la question
39:47du trouble éventuel
39:49que pourrait représenter
39:50le spectacle de la crèche
39:51envers quelqu'un
39:52qui n'a pas la foi
39:53si je comprends bien
39:54ce que vous me dites
39:54parce que vous me dites
39:54moi je ne peux pas la mettre
39:55vous pouvez très bien
39:56et je peux vous assurer
39:57que les centonniers en province
39:58c'est devenu beaucoup plus culturel
40:00sur la vie
40:00du village provençal
40:02du 19ème
40:02que une
40:03comment dire
40:04une preuve de foi
40:06que d'installer la crèche
40:08ou que d'ajouter
40:09des centons en centons
40:10puisque certains sont créés
40:11désormais chaque année
40:12donc qu'est-ce qu'il y a
40:14de choquant
40:15dans le spectacle
40:16qu'offre la crèche
40:17à savoir
40:18c'est parce que je dis
40:19je dis que certains
40:20instrumentalisent politiquement
40:21la crèche
40:21vous avez dit
40:22que vous
40:23votre limite
40:24c'était peut-être
40:25effectivement
40:25que la crèche
40:26ne puisse pas être excluante
40:27moi j'ai l'impression
40:28qu'elle n'est jamais excluante
40:29je ne sais pas
40:30non je ne veux pas dire
40:31que la crèche est excluante
40:31je veux juste dire
40:32que certains
40:33à mon sens
40:34font beaucoup de zèle
40:35sur le fait
40:35qu'ils installent des crèches
40:36pour des raisons politiques
40:37je ne peux pas le dire autrement
40:38non mais la raison
40:39pardon
40:40non non allez-y charme
40:41mais la raison politique
40:42c'est intéressant
40:42parce que le débat
40:43autour de la crèche
40:44c'est quoi
40:44c'est en fait
40:45la réaffirmation
40:46c'est pas la crèche
40:46qui est excluante
40:47ni l'histoire de Noël
40:48qu'on ait la foi ou pas
40:49un dieu qui s'incarne
40:51qui se fait pauvre
40:51parmi les pauvres
40:52et qui dit à travers
40:53en envoyant son fils
40:54sur la terre
40:55parce que c'est ça
40:55le vrai sens de Noël
40:56qui dit à travers son fils
40:58je ne vous oublie pas
40:59je viens à vous
41:00et je m'incarne parmi vous
41:01je ne suis pas sûre
41:02que qui que ce soit
41:03dans le monde
41:03puisse être choqué
41:04par un message pareil
41:05qu'on le croit
41:06ou pas
41:06simplement la question
41:07de la guerre culturelle
41:09politique
41:10autour de la crèche
41:11là en l'occurrence
41:12c'est la question
41:13de est-ce que
41:13la culture française
41:15dans laquelle on trouve Noël
41:19évidemment
41:19à une place importante
41:21est-ce que
41:22la culture française
41:24a le droit
41:24de s'imposer en France
41:26c'est ça le débat
41:27auquel vous faites allusion
41:27derrière celui de la crèche
41:29donc ce n'est pas
41:29le message de la crèche
41:30c'est ce qu'on fait
41:31de la culture française
41:31en France
41:32oui mais
41:32la question c'est
41:34qu'est-ce que la culture française
41:35quand vous dites que Noël
41:36est une des fêtes
41:38qui est la plus célébrée
41:39je suis d'accord à vous
41:39d'ailleurs pour moi
41:40Noël c'est même pas
41:40simplement une fête française
41:41c'est une fête quasiment
41:42universelle aujourd'hui
41:43elle a une vocation
41:44universelle
41:45et évidemment
41:46que Noël fait partie
41:47de la culture française
41:48mais pour moi
41:50plein de fêtes
41:51qui d'ailleurs ressemblent
41:51à Noël
41:52pourraient être considérées
41:53aujourd'hui
41:53comme faisant partie
41:53de la culture française
41:54Ranuka
41:55la fête de l'Aïd
41:56c'est des moments
41:57où on se fait beau
41:57on s'habille bien
41:58on va en famille
41:59on s'offre des cadeaux
41:59on partage un repas
42:01pour moi ça fait aussi
42:02partie de la culture française
42:03Noël a une place particulière
42:05je le redis
42:05et j'assume
42:06parce que c'est une fête
42:07qui effectivement
42:07rassemble absolument tout le monde
42:09et qui a une portée universelle
42:10de par son histoire
42:11maintenant la culture française
42:12elle est riche et variée
42:14J'aime bien parce que
42:14vous parlez de tout
42:16sauf du sacré
42:17mais vous avez parlé du sacré
42:18au moment où vous avez parlé
42:19de votre mère
42:20c'est intéressant
42:21est-ce qu'il n'y a pas
42:22des moments quand même
42:23où
42:23c'est une question
42:24que je pose à vous deux
42:25où une société
42:26même laïque
42:27n'a pas besoin
42:28justement de moments
42:29de sacrés
42:30une question à vous deux
42:31Oui mais si vous me permettez
42:32je considère que le sacré
42:34peut aussi s'incarner
42:35dans le laïc
42:36c'est un grand débat
42:36mais moi je vous ai parlé
42:38effectivement de cette histoire
42:38parce qu'elle est singulière
42:39et qu'elle me touche beaucoup
42:41mais je pense que
42:42plein de familles
42:42qui sont athées
42:43peuvent avoir des moments sacrés
42:44au moment des repas de Noël
42:46et je vous l'ai dit tout à l'heure
42:48moi je suis baptisé à la mairie
42:50pas à l'église
42:51et par exemple
42:52je veux saluer d'ailleurs
42:53cette proposition
42:53que fait ma collègue Clémence Guettet
42:55elle fait une proposition de loi
42:56pour célébrer l'amitié
42:57pour donner des droits
42:58aux parents républicains
42:59et à la marraine républicaine
43:00pour considérer que finalement
43:01cet espace du sacré
43:02il peut aussi être
43:03dans l'espace laïque
43:05dans l'espace
43:06qui n'est pas réservé
43:07aux croyants
43:07Voilà ce que je veux vous dire
43:08C'est l'éternel
43:12d'abord sur le plan historique
43:14l'éternel en l'occurrence
43:15c'est pas mal
43:15sur le plan historique
43:18n'oubliez pas quand même
43:19la reconnaissance du christianisme
43:21par l'empereur Constantin
43:22D'accord
43:23Un siècle après
43:24Oui mais ça remet les choses en place
43:25quand même
43:26Et puis
43:27c'est l'éternelle récupération
43:30de l'idéologie laïque
43:33qui est une orpheline
43:34du sacré
43:36Les républicains révolutionnaires
43:39étaient des orphelins
43:40Robespierre l'a bien montré
43:42avec l'être suprême
43:43des orphelins du sacré
43:45Voilà
43:45Le problème il est là
43:46c'est que sans sacré
43:47vous n'êtes rien
43:48Nous ne sommes rien
43:49Mais les chrétiens
43:49n'ont-ils pas récupéré
43:50aux païens ?
43:51Mais non c'est pas vrai
43:52Alors vous savez
43:53comment ça s'appelle
43:54en théologie ça ?
43:55Le fait de
43:56Non mais
43:56ça a été étudié
43:57C'est pertinent
43:59ce que vous dites
43:59mais ça a été étudié
44:00ça s'appelle
44:01les prolégomènes
44:02c'est-à-dire
44:03la démultiplication
44:04des signes
44:05alors il faut avoir
44:06l'esprit un peu mystique
44:06bien sûr
44:07la démultiplication
44:08des signes dans le temps
44:09qui annonce
44:10la venue du Christ
44:11ça s'appelle
44:12les prolégomènes
44:13les signes avant-coureurs
44:14Et ensuite
44:15Charlotte D'Organ
44:15Ça se discute
44:16on l'étudie
44:16moi je ne suis pas
44:17Tu me rangerais presque
44:18dans le camp
44:19d'Aurélien Taché
44:20Non
44:21Si
44:22Si si
44:22C'est-à-dire que
44:23pour moi
44:24il n'y a pas
44:25il n'y a pas
44:26une assignation
44:27au sacré
44:28Le sacré
44:29c'est une révélation
44:30on l'a ou on ne l'a pas
44:31moi je ne l'ai jamais eu
44:32je respecte
44:33ceux qui l'ont
44:34mais j'affirme
44:35haut et fort
44:36que l'on peut vivre
44:37en dehors
44:38d'une spiritualité
44:40d'une certitude
44:41d'un au-delà
44:43de quelque chose
44:43voilà
44:44on peut croire
44:45au grand créateur
44:47horloger
44:47d'Einstein
44:48ou de Voltaire
44:49Mais Dieu te pardonne
44:49Charlotte Dornel
44:51Non mais la question là
44:52encore une fois
44:53c'est pas la question
44:54du sacré
44:55de la place du sacré
44:56est-ce qu'il y a des choses
44:56qui sont sacrées
44:57collectivement ou pas
44:59est-ce que nous nous reconnaissons
45:00des sacrés communs
45:01on va dire
45:02toutes ces questions-là
45:03ne regardent pas
45:04encore une fois
45:04la conscience
45:05des uns et des autres
45:06je ne vais pas imposer
45:06je peux le souhaiter
45:08de tout mon cœur pour vous
45:09c'est un tel trésor
45:10dans ma vie
45:11que je peux le souhaiter
45:11de tout mon cœur
45:12pour vous
45:13mais je ne peux pas
45:13beaucoup plus que ça
45:14et je ne veux pas
45:15d'ailleurs plus que ça
45:16puisque c'est d'abord
45:17une question évidemment
45:17de liberté
45:18et ça vous regarde
45:19autant que ça regarde
45:20le ciel
45:21donc ce n'est pas du tout
45:21une question d'imposition
45:22aux uns et aux autres
45:24de la même manière
45:25que chacun a des fêtes
45:26qui sont liées à ses religions
45:27vous évoquiez tout à l'heure
45:28des fêtes qui sont aujourd'hui
45:29présentes en France
45:30et fêtées aujourd'hui
45:31par des Français en France
45:32il n'empêche qu'elles n'ont pas
45:33la même place
45:34dans la longue culture de France
45:35vous dire
45:36on est bien d'accord
45:36sur Nouvelle je l'ai dit
45:37on est bien d'accord
45:38avec ça
45:39maintenant la question
45:40je souriais
45:40parce que vous parliez du baptême
45:42on a parlé du
45:43enfin on a aussi
45:44le mariage civil
45:45vous disiez maintenant
45:46que vous voulez des droits
45:47pour les parrains
45:48des baptêmes laïcs
45:50ce qui est marrant
45:50c'est que vous disiez
45:51les chrétiens l'ont fait
45:52avec le paganisme
45:53l'histoire n'est pas du tout
45:54la même
45:54le catéchisme entre guillemets
45:55n'est pas exactement le même
45:56l'anthropologie
45:58la conception de l'être humain
45:59est absolument incomparable
46:00simplement en effet
46:01il y a une bataille
46:02sur le terrain culturel
46:04mais là en l'occurrence
46:05c'est vous singez
46:06ce que l'église catholique
46:08a fait pendant des années
46:09pour le baptême
46:10d'accord
46:10mais il peut y avoir
46:11plein d'autres manières
46:12de confectionner ses rites
46:15de faire valoir son sacré
46:17sans forcément singer
46:19à chaque fois
46:19la religion chrétienne
46:20et puis on l'a dit avant
46:21il faudrait être
46:23assez précis
46:24dans l'histoire des religions
46:25pour savoir exactement
46:26ce qui relève
46:26de la singularité
46:27qui existe
46:27de la religion chrétienne
46:28c'est juste une question
46:30justement sur ce terrain laïc
46:31parce que là
46:32vous dites finalement
46:33le baptême républicain
46:35que vous avez eu
46:36est sur un terrain laïc
46:37donc les droits
46:38accordés aux parrains
46:39et à la marraine
46:40la laïcité initialement
46:41en France
46:41c'est précisément
46:42l'imposition
46:44d'un cadre
46:44dans lequel chacun
46:45peut trouver sa place
46:46donc il y a la séparation
46:48des ordres temporels
46:49et spirituels
46:49ça très bien
46:50mais ça faisait bien longtemps
46:51que c'était déjà fait
46:51en France
46:52et il y a la question
46:53d'un cadre
46:54dans lequel chacun
46:55peut trouver sa place
46:56vous ce que vous nous expliquez
46:58c'est que la laïcité
46:58est devenue pour beaucoup de gens
46:59un contenu
47:01et non plus seulement
47:01un contenant
47:02alors moi je vous dis
47:03c'est une religion de plus
47:04non moi je vous disais
47:05plutôt que
47:06alors l'occurrence
47:06je vous ai donné
47:07cet exemple du baptême
47:08parce que je trouve
47:09qu'il est significatif
47:10mais que par exemple
47:11d'autres valeurs
47:13qui sont parfois
47:14je vous parlais
47:15cette proposition de nous
47:16en l'occurrence
47:16par exemple
47:16elle porte sur l'amitié
47:17comment on la reconnaît
47:18dans une société
47:19comment finalement
47:19les amis peuvent
47:20peut-être aussi
47:21parfois être une famille choisie
47:23et que des droits
47:24peuvent en découler
47:24c'est un débat
47:25qu'on est en droit d'avoir
47:26après sur le contenu
47:27de la laïcité
47:28on va faire des lois
47:29pour les amis
47:29pourquoi pas
47:30moi je trouve que c'est super
47:32au contraire
47:32on manque de lois
47:33écoutez quand il y a
47:35des belles propositions
47:35et après par contre
47:37moi je reste sur l'idée
47:39qu'effectivement
47:39la laïcité est un principe
47:40pas une valeur
47:41et donc pas avec du contenu
47:43dans le sens
47:44où par exemple
47:44on aurait une sorte
47:45d'athéisme militant
47:46qui serait de la laïcité
47:46j'ai toujours combattu
47:47cette vision de la laïcité
47:48moi je m'inscris
47:49dans celle effectivement
47:50de Briand
47:50qui est une neutralité
47:52une séparation
47:53du temporel
47:53et du spirituel
47:54et la liberté absolue
47:55de conscience
47:56croire ou pas croire
47:56alors justement
47:57Aurélien Taché
47:58parler de fête
47:58de fin d'année
47:59plutôt que de Noël
48:00ça relève pour vous
48:01de la neutralité inclusive
48:03ou bien d'un effacement
48:04culturel
48:05écoutez
48:06moi je pense
48:07qu'il n'y a pas
48:08d'injonction
48:09finalement
48:10à souhaiter Noël
48:12mais qu'il serait un peu
48:12ridicule
48:13de faire une injonction
48:14contraire
48:14donc après tout
48:15chacun dit ce qu'il veut
48:15moi on n'empêchera jamais
48:16de souhaiter Noël aux gens
48:18de dire Joyeux Noël
48:19parce que j'y suis très attaché
48:20je pense que beaucoup
48:21de français sont comme moi
48:22vous dites Joyeux Noël
48:23oui oui bien sûr
48:24maintenant si d'autres
48:25veulent dire autre chose
48:26pourquoi pas
48:27mais je suis toujours
48:28un peu
48:28je suis toujours un peu
48:29attristé
48:31qu'on passe à côté
48:31de l'essentiel
48:32quand on a ces débats
48:32là je trouve que là
48:33ce qu'on est en train de dire
48:34c'est un peu plus important
48:35que de savoir finalement
48:36comment l'un ou l'autre
48:37veut nommer
48:38ces fêtes là
48:39je vous le redis
48:40moi
48:40ma crainte
48:42ce serait finalement
48:43qu'on essaye d'atteindre
48:44la portée universelle
48:45de Noël
48:46voilà
48:46et donc après
48:47si les gens veulent dire
48:48Joyeux fêtes
48:49Joyeux Noël
48:49ça les regarde
48:50moi mon souci sera toujours
48:52que Noël soit permis
48:52pour tout le monde
48:53Harry Maloum veut intervenir
48:54ensuite Charlotte Dornela
48:55rapidement on fait appel
48:58à la laïcité souvent
48:59pour s'opposer à des crèches
49:01pour s'opposer à un certain
49:01nombre de choses
49:02je pense
49:02vous avez cité
49:03Aristide Briand
49:04qui est un peu le père
49:05de la laïcité
49:05il a bien dit qu'en 1905
49:07la laïcité
49:08c'est pas de mettre
49:09un revolver
49:10sur la tombe du christianisme
49:12c'est à dire qu'en fait
49:12il y a un patrimoine
49:13de 15e siècle
49:14la laïcité
49:16c'est pas l'effacement
49:17de ce patrimoine
49:18c'est pas l'effacement
49:19de cette histoire
49:20le christianisme
49:21a forgé ce pays
49:23donc la culture
49:24effectivement
49:24la culture qui s'impose
49:26en nous
49:27effectivement
49:28surtout le christianisme
49:29est père aussi
49:30des libertés
49:30nous a ramené
49:31beaucoup de choses
49:31fêter Noël
49:34c'est une fierté
49:35et ça fait partie
49:36de notre patrimoine
49:37donc la laïcité
49:38n'a rien à voir
49:38n'a pas sa place
49:39Aurélien Tach
49:40vous répond
49:40que le christianisme
49:42est une part très importante
49:43dans l'histoire
49:44la culture
49:44le patrimoine de la France
49:45c'est certain
49:45mais la philosophie grecque aussi
49:47l'héritage romain aussi
49:49l'islam est présent
49:50depuis très longtemps
49:51le judaïsme aussi
49:52voilà
49:53moi je m'érige toujours
49:56un petit peu
49:56là aussi
49:57contre les tentations
49:58de vouloir instrumentaliser
49:59ce magnifique patrimoine
50:00par exemple
50:01quand on parle
50:01de civilisation judéo-chrétienne
50:03il faut voir comment
50:03les juifs étaient traités
50:04en France au Moyen-Âge
50:05tout ça me semble
50:06un petit peu
50:06de la récréation politique
50:08et donc ça m'inquiète
50:09Gilbert Collard veut réagir
50:12ensuite
50:13les juifs
50:14il ne faut pas dire
50:15n'importe quoi
50:15sur le plan historique
50:17il y avait un
50:19non non
50:20revenons
50:20prenons le 13ème siècle
50:22par exemple
50:22rapidement
50:22le siècle de Saint Louis
50:24Saint Louis est présenté
50:26comme un adversaire
50:27des juifs
50:28c'est faux
50:28il était un adversaire
50:29du judaïsme
50:31parce qu'il y avait
50:32des textes
50:33qui traitaient Marie
50:34de pute
50:35et Jésus
50:36fils d'un soldat romain
50:38et c'est contre
50:39ces théories là
50:40sans qu'il y ait de haine
50:41contre les juifs
50:42il y avait des ghettos
50:42quand même
50:43non c'était pas des ghettos
50:44c'était des cartes
50:44c'est la révolution
50:45si je peux me permettre
50:46c'est très différent
50:47n'oublions jamais quand même
50:49cette scène
50:50je veux la raconter
50:51après je me tais
50:51pendant l'occupation
50:53c'est à Bordeaux
50:56il y a
50:57le 24 décembre
50:58au moment de la messe
50:59de minuit
51:00des officiers allemands
51:01des responsables
51:05de la gestapo
51:05qui viennent à la messe
51:07la crèche est couverte
51:09le prêtre vient
51:11dévoile la crèche
51:13Jésus avait l'étoile jaune
51:15Joseph avait l'étoile jaune
51:18Marie avait l'étoile jaune
51:19les officiers SS sont partis
51:22le prêtre a été arrêté
51:24déporté
51:25il est mort à Buchenwald
51:27voilà
51:29il y a des moments
51:29où la crèche
51:30elle veut dire quelque chose
51:31qui nous dépasse
51:32j'entends
51:33mais pour
51:35pour revenir à ce que vous disiez
51:37vous voulez que tout le monde
51:38puisse fêter Noël
51:39ou ne pas le fêter
51:40que ce soit individuel
51:40etc
51:41vous reconnaissez quand même
51:42que sur le terrain
51:43en fait la crèche
51:44Noël de manière générale
51:45la bataille contre Noël
51:47est une bataille
51:47c'est intéressant
51:48vous parliez tout à l'heure
51:49de encore une fois
51:50l'Empire romain
51:51ou les chrétiens
51:52l'Empire romain aurélien
51:53je vérifie là justement
51:54c'est 274
51:55ça fait 274 ans
51:56que Noël est fêté
51:57si vous voyez ce que je veux dire
51:58donc la guerre
51:59Sol Invictus
52:00c'est pas importé par hasard
52:01donc vous voyez ce que je veux dire
52:03c'est 150 ans plus tard
52:04que ça devient chrétien
52:05vous êtes d'accord
52:05la guerre
52:06non
52:06ça c'est constantin
52:07enfin bon bref
52:08on va pas rentrer
52:08dans un débat technique
52:09sur les débuts de l'Empire romain
52:10mais au début
52:12pardon
52:13sur Noël en particulier
52:15la guerre
52:16c'est qui va s'imposer
52:17dans la culture commune
52:19est-ce que c'est un vide
52:20qui s'impose
52:21pour que tout le monde
52:21puisse exister
52:22ou est-ce que
52:23la culture française
52:24a le droit de continuer
52:26à être première
52:27en France
52:28c'est ça le débat
52:30qu'il y a autour de Noël
52:30et vous m'enlèverez pas de l'idée
52:31que c'est plutôt
52:33de votre côté
52:33de l'échec qui est politique
52:34que des gens refusent
52:35de prononcer le mot Noël
52:37que les marchés de Noël
52:38deviennent des marchés d'hiver
52:39que les sapins sont remplacés
52:41et que la crèche est combattue
52:43écoutez
52:43Charlotte
52:44je vais pas vous dire
52:44que c'est de votre côté politique
52:45que vous ne voulez pas
52:47prononcer
52:48Joyeux Noël
52:48mais je vous ai fait part
52:49de mes inquiétudes
52:50sur le fait
52:50qu'aujourd'hui
52:51j'ai plus le sentiment
52:52que finalement
52:52ce sont certains
52:54qui voudraient
52:55plutôt de votre côté politique
52:57faire de Noël
52:58un sujet de polémique
52:58en voulant absolument
52:59montrer qu'ils installent
53:01les crèches
53:01depuis toujours
53:02moi je suis à peu près certain
53:03qu'un certain nombre
53:04de parlementaires
53:05qui mettent en avant
53:06sans arrêt
53:07le côté politique
53:08enfin
53:08Charles de Mérès
53:09n'a pas dit
53:10mon côté politique
53:10alors je lui ai répondu
53:12en partant du principe
53:13qu'on n'était pas du même
53:14elle est journaliste
53:15elle n'a pas de côté politique
53:16elle est journaliste
53:17je ferme la parenthèse
53:18alors voilà
53:19je voulais pas absolument
53:20dire ça
53:21je voulais répondre
53:21et donc non
53:23moi je ne crois pas
53:24qu'il y ait de sujet
53:25en réalité
53:26de gens qui voudraient
53:27exclure Noël
53:28du patrimoine français
53:29et ce que vous avez dit
53:30juste avant
53:31ce que vous avez dit
53:31juste avant
53:31en revanche très important
53:32la culture française
53:34c'est peut-être ça
53:35le vrai débat
53:35la culture française
53:36effectivement
53:37Noël est un élément
53:38important de la culture française
53:40mais à partir du moment
53:41où on accepte
53:42que dans cette culture française
53:43d'autres religions
53:44d'autres finalement
53:45réalités culturelles
53:47que celle qui est peut-être
53:49la plus ancienne
53:50sur la France hexagonale
53:52existe
53:52et bien
53:53on a déjà
53:53beaucoup moins de problèmes
53:54si on considère
53:55que la culture française
53:56c'est forcément
53:56uniquement des fêtes chrétiennes
53:57là on a un problème
53:58je ne décide pas
54:02je suis héritière
54:03d'une culture
54:04c'est pas moi
54:05qui l'a définie
54:06là ce matin
54:06aujourd'hui avec vous
54:07tiens ça va être quoi
54:08la culture française
54:09moi je trouve
54:09qu'elle se construit
54:10jour après jour
54:11elle évolue bien sûr
54:12mais là ce que vous dites
54:14c'est pas une évolution
54:15de la culture française
54:16la culture française
54:17elle évolue
54:17quand le peuple
54:18de manière générale
54:19le peuple français
54:20dans son entièreté
54:21décide que telle ou telle chose évolue
54:23là ce sont des additions
54:25dont vous nous parlez
54:26des additions culturelles
54:27importées
54:28et donc c'est un modèle
54:29multiculturel
54:30je suis pas du tout d'accord
54:31avec ça
54:31c'est un
54:31bah si
54:32non il n'y a pas d'importation
54:34ou alors à ce moment là
54:35à ce moment là
54:35on a importé le christianisme aussi
54:37parce qu'il n'est pas allé
54:37dans les volcans d'Auvergne
54:38comme vous le savez
54:38donc finalement
54:39non mais je veux dire
54:40à ce moment là
54:41ce qu'on met la limite
54:42c'est toujours à quel moment
54:43on ferme la porte
54:43en général quand on ne veut pas voir
54:44le sudan qui toque à la porte
54:451500 ans d'histoire
54:46et moi je refuse ça
54:471500 ans d'histoire c'est pareil
54:48que les 20 dernières années
54:50avec que vous le voulez
54:51que vous le voulez
54:5250 si vous voulez
54:53non non non
54:53je pense pas du tout ça
54:54que vous le vouliez ou non
54:55Aurélien Taché
54:56les cultures dont vous parlez
54:57les algériens musulmans
54:58c'est dès le début du 19ème
54:59qui sont attachés
55:00qui sont attachés
55:02à une religion
55:04ils viennent bien
55:05par le biais de l'immigration
55:07oui ou alors
55:08dans les tranchés
55:09on fêtait pas l'Aïd
55:09il y a une époque
55:10où c'est nous
55:10qui avons décidé
55:11de faire de certaines terres d'islam
55:12des terres françaises
55:13donc vous voyez
55:13on peut retourner les choses
55:15à l'infini si vous voulez
55:16donc non pour moi
55:17l'Algérie n'était pas
55:18une terre d'islam
55:19non non
55:21à l'époque où les Français
55:21ont été
55:22elle était quand même
55:24assez musulmane
55:25mais
55:25Aurélien
55:26c'était une conquête
55:27d'en soi
55:28Aurélien
55:29l'islam c'est quel siècle
55:30Mahomet
55:30c'est le 6ème
55:32ou 7ème
55:326ème c'est ça
55:337ème
55:33je ne suis pas musulmane
55:346ème
55:366 siècles après
55:37le socialisme
55:37il nous reste 2 minutes
55:41il nous reste 2 minutes
55:41c'est pas raisonnable
55:42c'est passionnant
55:43je sais que tout le monde
55:44a envie de discuter
55:44malheureusement
55:45on ne peut pas
55:45je vous donnerai le mot
55:46de la fin Gilbert Collard
55:47mais j'ai une question
55:48pour 1 minute 30
55:49pour vous deux
55:50est-ce qu'il faut peut-être
55:51pour terminer peut-être
55:52sur notre positive
55:53est-ce que Noël
55:54c'est pas peut-être
55:55le moment où
55:56on fait la paix
55:57on parle de paix
55:58on parle de communion
55:59alors que c'est le moment
56:00peut-être même
56:01où on voit que
56:03qui Donald Trump
56:04qui Emmanuel Macron
56:05parle de guerre
56:06moi ça m'interpelle
56:08et est-ce que vous
56:09ça ne vous interpelle pas
56:10juste pour terminer
56:111 minute
56:11moi j'ai été très choqué
56:13qu'au moment où
56:14il va voir nos soldats
56:15le président de la République
56:16et il a bien raison
56:16on profite
56:18de ce moment de Noël
56:19pour annoncer
56:20un porte-avions
56:21et dire en creux
56:22que finalement
56:22il faut qu'on se prépare
56:24à la guerre
56:25donc oui je pense
56:26qu'on ferait bien
56:26de célébrer un peu plus Noël
56:28avec ses valeurs de paix
56:29et d'amour
56:30le président de la République
56:31a dit qu'il était prêt
56:31à reparler à Vladimir Poutine
56:33tant mieux
56:34si ça permet
56:35d'avancer vers la paix
56:36j'espère qu'il dira
56:36parce qu'il est au Danemark
56:37au Groenland en ce moment
56:38aussi à Donald Trump
56:39qu'il faut laisser
56:40les Groenlandais tranquilles
56:41qu'il faut laisser
56:42les Vénézuéliens tranquilles
56:44qu'il faut laisser
56:44nos amis québécois tranquilles
56:46Mathieu s'en chargera
56:47Charlotte Dordel
56:4830 secondes
56:49et ensuite Gilbert
56:50Collard le mot de la fin
56:51non mais en effet
56:52parler de guerre
56:52à la veille de Noël
56:53bon ben c'est toujours
56:53un peu choquant
56:54tellement c'est antinomique
56:55mais je reviens
56:57à des choses
56:58parce que vous savez
56:58voir la guerre et le mal
57:00toujours ailleurs
57:00et toujours loin
57:01c'est facile
57:02simplement on peut le voir
57:03chacun dans nos cœurs
57:04et je note simplement
57:05une chose
57:05et je retiens une chose
57:06c'est que sur le terrain
57:08je reviens sur la question
57:08de la crèche
57:09mais ça pourrait être
57:09n'importe quoi
57:10autour de Noël
57:11vous jugez
57:12qu'il y a certaines personnes
57:13en installant une crèche
57:14qui font de la provocation
57:15mais vous jugez
57:16qu'effacer le mot Noël
57:17des marchés
57:17ou des villes entières
57:18ça n'est pas de la provocation
57:20c'est la liberté de chacun
57:21c'est une manière
57:22de se dire son point
57:23moi si j'étais maire
57:23je ne passerais pas
57:24le nom de Noël
57:24non mais pas vous
57:25mais vous ne soulignez pas
57:27que certains le font
57:27merci beaucoup Aurélien Taché
57:30d'avoir été avec nous
57:31Gilbert Collard
57:31veut donner le mot de la fin
57:32on a 5 secondes
57:34paix sur la terre
57:34aux hommes de bonne volonté
57:35c'est ce qui a été dit
57:37au-dessus du Christ
57:37quand il vint au monde
57:39que cette phrase
57:40retentisse partout
57:41merci Gilbert Collard
57:43merci Marc Menand
57:43Marc Menand
57:44on va se retrouver demain
57:45avec un débat spécial
57:47justement sur le sens de Noël
57:48de 19h à 20h
57:49tenez-vous bien
57:50face à l'info spéciale
57:51avec un imam
57:52un prêtre
57:53un pasteur
57:54un rabbin
57:55nous allons parler
57:56demain
57:57de 19h à 20h
57:58du sens de Noël
57:59Aurélien Taché
58:00j'espère qu'au moins
58:01vous nous appellerez
58:02pour pouvoir participer
58:03même à distance
58:04je vais regarder l'émission
58:05merci infiniment Aurélien Taché
58:07merci Karine Maloum
58:07d'avoir été avec nous
58:08l'heure des pros de Pascal Praud
58:10merci à tous
58:11merci à tous
58:12merci à tous
58:13merci à tous
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