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  • il y a 9 mois
Shein débarque en magasin physique à Paris et en province, une première mondiale qui fait polémique ! Avec 23 millions de clients en France et des prix 20 à 40 % moins chers que Zara ou H&M, le géant chinois menace les marques françaises déjà en crise (IKKS, Jennyfer, Camaïeu en redressement judiciaire). Mais à quel prix ? Qualité médiocre, empreinte carbone 6 fois supérieure, conditions de travail opaques… Les consommateurs sont divisés : 52 % rejettent Shein, tandis que les jeunes restent séduits par ses tarifs. Enquête judiciaire en cours pour vente de produits controversés, boycott des enseignes françaises… Faut-il réguler la fast-fashion ? Décryptage exclusif !

La taxe Zucman, ce projet d’impôt plancher sur les ultra-riches, promet de faire payer 2 % minimum sur les patrimoines de plus de 100 millions d’euros. Pourtant, les milliardaires paient aujourd’hui seulement 26 % d’impôts (contre 50 % pour les Français moyens), grâce à des montages fiscaux. 20 milliards d’euros de recettes potentielles, mais le projet est rejeté par l’Assemblée nationale. Pendant ce temps, les multinationales profitent de taux d’imposition deux fois moins élevés que les PME. Justice fiscale ou risque d’exil des fortunes ? Décryptage des enjeux et des blocages politiques. Certains veulent exonérer les milliardaires, d’autres les super taxer, et vous ?

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Transcription
00:00Bonjour à tous, nouvelle émission de Tête à Clash. Alors on a deux sujets fantastiques.
00:16On a un sujet sur Chine, marque chinoise qui s'implante en France avec un aspect poupée
00:21pédopornographique qui fait quand même un peu mal. Et puis on a un deuxième sujet,
00:26c'est la taxe Zuckman, l'imposition des super-riches, l'imposition des très grosses multinationales.
00:32Et tout ça, c'est le menu de notre émission avec quatre invités, un économiste, Philippe Murer.
00:38Bonjour. Bonjour. Philippe Pascault, l'homme au chapeau. Bonjour. Bonjour Philippe.
00:43Eric Richermoz. Bonjour. Qui a force d'être un nouveau dans l'émission, on en est quand même à ça.
00:48Troisième, je crois. Mon rang de serviettes est en cours de création. C'est tout à fait ça, exactement.
00:53Et Patrick Ivar. Bonjour Patrick. Bonjour Franck Tanguy.
00:57Très bien. Alors, rendez-vous dans quelques secondes pour cette belle émission.
01:00Ah oui, avant que je n'oublie. S'il vous plaît, le pouce en haut, c'est très important.
01:06Si vous êtes content de l'émission, d'appuyer sur le pouce, ça nous augmente très fortement le référencement.
01:12Et donc ça fait monter l'émission dans les possibilités de la regarder sur YouTube.
01:16Et puis les commentaires. Allez-y, n'ayez pas peur. D'ailleurs, vous ne vous retenez pas beaucoup de nous dire ce que vous pensez des intervenants, des sujets et de l'animateur.
01:27Tout est lu. Parfois, parfois, ça fince. Mais voilà, c'est le sujet. C'est amusant comme ça aussi. Allez, à tout de suite.
01:37Chine s'installe au BHV, en plein Paris, alors que le prêt-à-porter français suffoque.
01:46Je ne vais pas vous faire la liste. On en parlera sans doute au cours de l'émission des boîtes de prêt-à-porter qui sont en redressement ou qui ont fait faillite.
01:54Donc, ce n'est pas forcément une bonne nouvelle.
01:55Donc, entre le dumping chinois, les scandales de poupées pédopornographiques, il y a une grosse polémique qui s'installe.
02:02Donc, le sujet, c'est est-ce qu'il faut réguler ces boîtes ? Est-ce qu'il faut même, d'ailleurs, les interdire ?
02:10Parce que, finalement, elles nous font du mal d'un point de vue économique. Elles sont peut-être également contraires à nos valeurs.
02:18Patrick, il va...
02:20Alors, il y a beaucoup de choses à dire sur l'ouverture de ces magasins à Chine, à Paris.
02:25Fast fashion. C'est même l'ultra fast fashion, mais pas que.
02:28Alors, il y a deux choses. Vous en avez parlé. C'est le problème de la pornographie avec ces poupées sexualisées qui représentent des petites filles.
02:37Moi, j'ai vu ça sur les réseaux sociaux. C'est quand même atterrant de voir ces poupées gonflables de nouvelle génération, j'allais dire, avec des petites filles qui sont sexualisées comme ça.
02:46Moi, je trouve que c'est en dilant quand même sur l'évolution de notre société, sur la mauvaise évolution de notre société.
02:50Et je crois que là, il faut qu'on réagisse parce que c'est pas normal.
02:54Alors, il y a... Je pense que le parquet devrait pouvoir agir en application de l'article 227-23 du code pénal.
03:01Parce que c'est une représentation pornographique de mineurs et que c'est interdit par la loi.
03:06Donc, ça, voilà. Je pense qu'il y a une solution qui doit être prise par le parquet.
03:11Mais une solution qui pourrait amener à quoi ? Parce que je rappelle qu'on parle de Chine, mais en réalité, il y a d'autres sites chinois, tous, AliExpress, Temu, qui sont dans le coup.
03:21C'est-à-dire qu'en gros, selon le mode de référencement, selon ce que l'on fouille plus ou moins dans leur catalogue, on réussit tous à trouver des poupées de ce type.
03:30Alors, la pédopornographie, c'est quand même une ligne rouge à ne pas franchir.
03:35Je crois que là, il faut que le parquet réagisse très vite parce qu'on ne peut pas avoir des poupées gonflables de petites filles de 7-8 ans qui tiennent un ours à la main.
03:46Non, ça, ce n'est pas possible. Ce n'est pas envisageable.
03:48Mais concrètement, est-ce que ça peut amener à une interdiction de ces sites ?
03:51Alors, ça peut amener à une incrimination de ceux qui les vendent et de ceux qui les achètent.
03:55Ça, oui. Parce que l'article que je citais, 227-23 du code pénal, prévoit ce genre de choses.
04:00C'est-à-dire, c'est un petit peu tiré par les cheveux parce que, normalement, c'est un article qui est censé lutter contre la diffusion de vidéos et de photos pornographiques de mineurs.
04:10Mais là, il prévoit aussi la représentation pédopornographique de mineurs.
04:14Et on peut l'interpréter l'article.
04:15Et on peut l'interpréter.
04:16Philippe Pasco ?
04:17Je pense que notre camarade a dit la bonne chose. C'est-à-dire qu'il y a deux facettes.
04:22Il faut aussi choper les gens qui achètent.
04:23Oui.
04:24Parce qu'on arrive bien à le faire, de choper les adresses IP, choper les gens qui font du hyperharcèlement.
04:27C'est facile.
04:28Du hyperharcèlement contre une femme de président.
04:31Pourquoi on ne pourrait pas le faire pour des gens qui achètent ?
04:33Ça n'est pas si simple parce que, parfois, les sites refusent de donner leur...
04:38Eh bien, les sites qui refusent, on peut aussi les attaquer.
04:40Il y a un article de loi, maintenant, qui est passé sur ce sujet.
04:42Bien sûr.
04:42On peut le faire. C'est juste une volonté politique.
04:45Une volonté, surtout, basée sur le non-profit.
04:48Parce que là, c'était cette affaire-là.
04:49Et quand on regarde bien, ce n'est pas une histoire de pédopo...
04:51Si, c'en est une.
04:52Mais c'est surtout une affaire de pognon.
04:54Ça rapporte de l'argent.
04:55Oui, bien sûr. Mais, Franck, quand même, cette histoire-là, c'est quand même assez symptomatique de l'évolution d'une société.
05:00On est d'accord.
05:01Je me souviens, vous vous souvenez aussi, Eric, non, parce qu'il est trop jeune, mais en 1994, on a eu l'affaire Dutroux,
05:07qui a quand même complètement changé la manière de voir la pédophilie.
05:12Parce qu'en Belgique, on s'est rendu compte que la pédocriminalité, il y avait des petites filles qui étaient mortes du fait de ces trafics pédocriminels.
05:22Mais avant, moi, je pense que ça, parce que j'ai travaillé à la brigade des mineurs de Paris à cette époque-là,
05:27je peux vous dire qu'on avait des hommes politiques, on avait des écrivains, je ne citerai pas les noms, mais vous les avez en tête,
05:33qui trouvaient que la pédophilie, c'était un peu tendance, parce que ça rappelait l'Antiquité grecque, ça rappelait l'Antiquité romaine,
05:40et puis que de toutes les façons...
05:42On se souvient de conversations, même à Apostrophe, grande émission respectable, très respectable,
05:48où il y avait Mats Neff, entre autres, parce qu'on peut le citer, ou Cohn-Bendit, qui à un moment,
05:54alors après, il a fait bien marche arrière, très largement marche arrière, il n'empêche que...
05:59Beaucoup d'autres, on peut le faire.
05:59Oui, oui, non, mais bien sûr.
06:01Ou beaucoup d'autres, Franck, mais là, j'ai l'impression qu'aujourd'hui, en 2025, l'affaire Dutroux, elle est enterrée, quoi.
06:06C'est-à-dire qu'on a complètement oublié l'affaire Dutroux, 1994, et puis que maintenant, la pédophilie est peut-être un peu...
06:10Pas la Belgique, la Belgique n'a pas oublié du tout.
06:12Moi, je parle de la France, et j'ai l'impression qu'en France, c'est en train de redevenir tendance, et ça, ce n'est pas acceptable.
06:17Alors, il y a ce problème de pédocriminalité et de pédophilie, mais il y a aussi un énorme problème économique.
06:22Bien sûr.
06:22Parce que, en fait, ces entreprises chinoises, Shine, vendent, soit par Internet, soit en direct,
06:31à prix complètement cassé, c'est en train de détruire des industries.
06:36C'est ce que je disais au lancement.
06:38Et le commerce.
06:39Et le commerce, parce que, en fait, comme tu le disais, Franck, moi, je peux citer la liste des entreprises d'habillement français détruites
06:45et de salariés qui ont perdu leur emploi.
06:47Jennifer, Camailleux, Sanmarina, Minelli, Nafnaf, et il y en a 20 autres qui ont perdu.
06:53Nafnaf en est, je crois, à son troisième redressement judiciaire.
06:56Je crois qu'elle est au bord de la liquidation.
06:58Ces entreprises sont même en liquidation.
07:01Le deuxième point très important, c'est que l'UFC Que Choisir a fait une étude sur tous les produits Shine.
07:06Enfin, pas tous les produits, pardon, 160 produits Shine, donc un large échantillon.
07:10Et en fait, ce qu'il en est sorti, c'est que 70% des produits ne respectent pas les réglementations françaises européennes,
07:17alors qu'elles sont en concurrence, donc déloyales avec des entreprises françaises qui produisent avec nos normes.
07:22Et le deuxième point, encore plus important, la moitié des produits Shine sont dangereux pour la santé.
07:28C'est-à-dire, c'est des bijoux avec du cadmium et des métaux lourds, c'est des jouets dont 98% sont pas aux normes et sont toxiques,
07:35c'est des vêtements toxiques, c'est des chargeurs qui sont en fait...
07:38Suscites de s'enflammer.
07:40La conclusion, en fait, dans un pays qui se respecte, déjà, ces sites devraient être interdits pour vendre des produits dangereux et non conformes aux normes.
07:49Et dans un pays qui respecte ses entreprises, ses salariés et ses producteurs, eh bien, on devrait taxer les produits chinois.
07:57Sans parler...
07:57Arrêter l'invasion de produits de mauvaise qualité.
08:00Taxer, ça sert à rien.
08:01Par contre, ce que j'aimerais bien qu'on fasse, c'est qu'aucun gouvernement, quel qu'il soit le fait, c'est de renforcer les contrôles sur ces produits.
08:07Comment ça se fait que ces produits peuvent rentrer en France sans être contrôlés ?
08:10Comment ça se fait que ces produits qui sont dangereux, et je suis entièrement d'accord avec toi, puissent être mis sur le marché ?
08:14Parce qu'il y a des frontières économiques au niveau de l'Union Européenne aussi.
08:17C'est parce que ça rapporte de l'argent, qu'il y a des gens qui ferment les yeux, et qu'on préfère rien dire, et laisser mourir des gens parce qu'ils avalent un jouet.
08:23Oui, mais il y a un gros problème de souveraineté. On n'est pas en mesure, on n'est pas aujourd'hui en mesure, on n'est pas en mesure de mettre des barrières tarifaires et non tarifaires vis-à-vis de ces entreprises.
08:31Arrête un contrôle sur les produits.
08:33Il y a des milliers, tous les jours, il y a des milliers de...
08:36Il y a tout ce qu'il faut en France.
08:37Attendez, vous parlez des insurances, pourquoi vous vous opposez, finalement ? Il y en a un qui dit des barrières douanières, et l'autre qui dit des contrôles.
08:44Parce qu'en quoi il se passe ?
08:45Quand tu parles, on n'est pas en dérégé.
08:47À chaque fois que quelqu'un se rend compte qu'il y a des produits dangereux non certifiés, ça ne dit pas de problème, on le retire.
08:55Et on remet un nouveau produit dangereux.
08:57Il y a des milliers de produits sur le catalogue Chine, et c'est comparable sur AliExpress, c'est comparable sur TEMU.
09:03Tous les jours, ils mettent, je crois qu'il y a 10 000 produits par semaine, nouveaux produits qui sont mis dessus.
09:09Donc en fait, même eux ne contrôlent pas tout.
09:11Structurellement, ça veut dire que ça laisse la porte ouverte à des poupées horribles,
09:15ou des produits qui ne sont pas du tout respectueux, de nos renormes ultra polluants, etc.
09:19qui ne respectent pas le code du travail, etc.
09:21Donc là, c'est manifestement et très évidemment un dumping social, environnemental, tout ce qu'on veut.
09:28Mais il faut qu'on ait notre souveraineté au niveau commercial,
09:31parce que tant qu'on reste dans l'Union européenne, on ne peut pas bloquer la Chine.
09:34T'es adorable, mais l'excuse...
09:35Mais toi aussi, t'es adorable.
09:37Pardon, pardon, je ne comprends pas pourquoi vous allez vous opposer.
09:40Parce que finalement...
09:40La barrière, la barrière, qui parle, de TEMU est mise en place par les politiques qui ne le font pas.
09:46Alors qu'un contrôle, je veux dire, ce n'est pas dur à mettre en place.
09:49On arrive bien à avoir des contrôleurs sur le code du travail.
09:53Pour là, on parle de centaines de milliers de colis par semaine.
09:58Mais aujourd'hui, on est incapable de les contrôler.
10:01Un site, quand il y a un certain nombre de produits qui ne respectent pas nos règles,
10:06on peut se mettre d'accord sur un nombre donné,
10:08ce chiffre, ce site, il ferme pendant un mois.
10:11S'il réitère, il ferme pendant six mois et après, il ne peut pas réouvrir.
10:13Il y a à la fois des trucs sur les entreprises, donc les sites.
10:15Ils ne sont pas contrôlés.
10:17Ben oui, mais je ne dis pas qu'il ne faut pas les contrôler.
10:19Entendez le fait qu'il y a un milliard de colis qui circulent.
10:22On n'est pas capable de les contrôler.
10:23Dans une entreprise, parce que ces sites-là te donnent,
10:26on envoie en France, par conteneur, un produit.
10:29C'est 100 produits dans 15 conteneurs.
10:32Tu contrôles un conteneur, il y a quelque chose qui...
10:35Eh bien, tout le reste ne rentre pas en France.
10:37Et ça, c'est facile à faire.
10:38Et on le fait déjà pour certaines choses.
10:40Pourquoi on ne le fait pas pour les produits carriques de Chine ?
10:41On n'arrive pas à contrôler l'entrée de la drogue.
10:43Chacun sait ce qu'il y a, et Ivar va pouvoir nous en parler,
10:48qu'il y a de la drogue qui va...
10:49On manque de policiers, on manque de contrôleurs.
10:52Et ça serait, en plus, rentable d'avoir plus de contrôleurs.
10:55Mais on ne le fait pas.
10:57Patrick Ivar, il y en a un qui a peu parlé, Patrick Ivar.
10:59On fait le parallèle avec la drogue.
11:01Je pense que si on parle des conteneurs qui viennent en Amérique du Sud,
11:04il n'y en a pas plus de 2% qui sont contrôlés par les douanes et la police,
11:06sans qu'il y en a 98% qui ne sont pas contrôlés.
11:08C'est pour ça que ça marche.
11:10Mais non, moi, je vous écoute parler là.
11:11Et vraiment, j'ai l'impression qu'on est foutus,
11:15parce qu'on a un discours de perdant.
11:16C'est-à-dire que ça y est, comment on fait pour se défendre,
11:18étant donné que finalement, les Chinois vont nous envahir économiquement,
11:22et qu'on a perdu.
11:24J'aimerais qu'on revienne peut-être sur le temps long,
11:29et qu'on voit un petit peu ce qui se passe,
11:30et qu'on a un petit peu peut-être le point de vue chinois.
11:32J'aimerais qu'on revienne au 19e siècle en Chine.
11:34Qu'est-ce qui se passe au 19e siècle en Chine ?
11:36C'est la guerre de l'opium.
11:37La guerre de l'opium, c'est quoi ?
11:39C'est les Anglais qui achètent du thé,
11:40et qui l'achètent en vendant de l'opium aux Chinois,
11:42qui n'en veulent pas.
11:43Mais il est force à l'acheter.
11:44Alors, ce que disait Philippe Murat, c'est exact.
11:46Effectivement, ce que nous vends en Chine aujourd'hui,
11:49c'est des produits qui sont parfois toxiques.
11:50Mais l'opium, c'est pas toxique.
11:52Ils se sont retrouvés des Chinois.
11:53Il n'y a pas dans quel rapport.
11:54Parce qu'on leur a fait du mal.
11:56C'est ça.
11:57C'est la revanche des Chinois.
12:02Les Chinois ont été humiliés au 19e siècle.
12:05Ils ont été humiliés par les puissances occidentales.
12:08Et aujourd'hui, en 2025, la Chine prend sa revanche sur le monde des barbares.
12:13Autant se défendre nous-mêmes.
12:14Parce que les Chinois, on dénonce l'impérialisme militaire américain.
12:18Mais l'impérialisme industriel et économique chinois.
12:20En fait, on avait 100 milliards d'excédents commerciaux chinois en 2001.
12:24On est à 1100 milliards.
12:25Ça augmente de 100 milliards par an.
12:27Comment ils font ?
12:28Leur monnaie vaut deux fois moins cher qu'elles devraient.
12:31Donc, les produits à l'export sont deux fois moins chers.
12:32Est-ce qu'on fait quelque chose face à ça ?
12:34Ou est-ce qu'on est passif ?
12:35Ils ont des salaires extrêmement faibles.
12:37De moins en moins faibles.
12:38C'est vrai sur la côte chinoise, c'est vrai.
12:41Ils montent en gamme.
12:41Mais la monnaie reste divisée par deux.
12:43Donc, les prix sont deux fois moins chers qu'ils devraient.
12:44Et donc, ils sont en train de détruire l'industrie du monde entier.
12:48Et c'est pour ça que Donald Trump a eu raison de faire des droits de douane de 35% avec la Chine.
12:53Et que la France doit faire des droits de douane de 35% avec la Chine.
12:56Ce qui signifie le Frexit.
12:58Parce que l'Union Européenne ne mettra jamais de droits de douane avec la Chine.
13:01Et ça sera la destruction de notre industrie.
13:02On est en train de supporter les conséquences d'une mauvaise décision.
13:08On a désindustrialisé la France en se disant, on va construire des usines en Chine.
13:14Ça nous coûtera moins cher.
13:15Puis après, on revendra les produits en Chine.
13:17Mais oui, c'est formidable.
13:19La vie est belle.
13:20On va vers un avenir radio.
13:22Et puis finalement, les Chinois, ils ont des usines.
13:23Puis ils ont aussi tout le commerce.
13:24Parce que maintenant, ils nous vendent leur camelote.
13:26On est au premier commerce.
13:27Et les brevets, puisqu'ils nous ont pris les brevets pendant des années et des années.
13:31On a même fait des transferts de technologies en donnant les brevets sans avoir besoin de se les faire voler pour fabriquer sur place.
13:40Il ne fallait pas désindustrialiser la France.
13:42Il ne faut rien industrialiser la France.
13:45On va faire un petit tour ici de savoir qui a sur soi des vêtements qui viendraient de Chine ou d'Extrême-Orient.
13:55Est-ce que vous êtes capable de me le dire ?
13:57Non seulement je ne suis pas capable, mais en plus je me suis fait rouler il n'y a pas longtemps.
14:00Parce que j'ai acheté un produit sur Internet.
14:03Nulle part, et c'était marqué que ça venait de Chine.
14:06Je dis bien nulle part, j'ai vérifié après.
14:08Nulle part, on m'a dit que c'était expédié de Chine.
14:11Et je me suis aperçu que c'était expédié de Chine pour arriver chez moi.
14:14Moi je ne pense pas qu'il y a de Chine, mais le sont peut-être.
14:16Donc il y a un problème.
14:17Mais autrement dit, on est en partie responsable.
14:20Mais non, parce qu'il n'y a plus de marquage made in France, made in China.
14:26Il y a plein de produits qu'on a.
14:27Non, il n'y a aucune obligation.
14:29Donc les marques, regarde d'où ça vient, tu le sais même plus.
14:33Excuse-moi Philippe, on ne peut pas être responsable.
14:34Ça dépend du niveau économique aussi.
14:36Quand quelqu'un est au SMIC, on ne peut pas lui en vouloir de mettre énormément de choses fabriquées en Chine.
14:39Il y a aussi effectivement ce sujet-là sur Chine.
14:41Il y a tout ce qu'on dit pour critiquer très légitimement l'industrie chinoise qui nous balance toutes ces bêtises, etc.
14:47Mais il y a aussi un gros mépris de classe qui crève les yeux à la télévision, etc.
14:51Avec des gens qui sont moralisateurs et qui font la leçon aux pauvres, font la leçon au peuple.
14:56Alors qu'en fait, c'est aussi un symptôme malheureusement de l'appauvrissement total de la population.
15:01Les grandes marques qui sont au BHV habituellement, elles sont complètement inaccessibles pour 80% de la population, sauf exception.
15:07Je vais vous citer ce qu'a dit le patron du BHV, M. Merlin, qui, entre parenthèses, je trouve, se défend plutôt pas mal.
15:15Il a dit une chose, mais si vous n'êtes pas content de Chine, interdisez-le.
15:20Moi, je suis un commerçant.
15:22Mon devoir, c'est de générer du flux.
15:24Ce flux des gens qui vont monter au cinquième étage du BHV, ils vont aller acheter d'autres marques en même temps.
15:31C'est de la moraline, effectivement.
15:32Cette opération contre le BHV, c'est à l'État d'interdire le C-Chine et de mettre des droits de douane sur les produits chinois, clairement.
15:39C'est justement pas moral.
15:41Pourquoi n'est-ce pas moral ?
15:42Parce qu'il sait pertinemment ce qu'il est en train de faire, ce monsieur-là.
15:44Alors moi, je vais...
15:46Mais il le dit de manière tout à fait.
15:47Il dit, moi, je fais venir Chine parce que c'est bon pour mon chiffre d'affaires.
15:50Il est juste dans les règles actuelles, en fait.
15:51Les règles sont mauvaises, les règles sont à changer.
15:53En quoi est-il répréhensible ?
15:54Mais je ne dis pas qu'il est répréhensible.
15:56Je ne dis pas qu'il n'est pas répréhensible.
15:57Il dit qu'il est immoral.
15:59Comment un chef d'entreprise peut accepter que dans sa boîte, dans son entreprise,
16:03il y a des mannequins de pédophonite qui se soient vendus ?
16:07Moi, j'ai ça dans mon entreprise.
16:09Mais là, vous confondez le patron de Chine avec celui du BHV.
16:12Mais où sont vendus les...
16:13Ils sont vendus pareil.
16:14Non, non, ils vont vendre un tout petit échantillon.
16:16Mais je ne travaillerai pas avec cette personne-là.
16:18Moi, j'étais dans un dîner il y a 20 ans.
16:19Il y avait un fabricant d'armes.
16:22J'ai refusé de me déjeuner à côté de lui, c'est tout.
16:24Il faut changer les règles.
16:25Et j'ai perdu plein de choses à cause de ça.
16:28C'est juste une question de morale.
16:29Non, ce n'est pas suffisant, la morale.
16:30Moi, je refuse au maximum d'acheter chinois.
16:36Autrement dit, ce que vous dites, contrairement à Richard Mauss,
16:39Richard Mauss, il parle du pouvoir d'achat.
16:41Il parle aussi, d'une certaine manière, de la baisse du pouvoir d'achat des Français.
16:45Mais vous êtes en train de juger moralement
16:48ceux qui n'ayant pas les moyens d'acheter des articles français
16:51achètent des articles chinois.
16:52C'est ça que vous faites, Philippe Pasquot ?
16:53Je ne les juge pas, parce que je sais que les gens n'ont pas forcément le choix.
16:56Mais il y a un moment donné, il faut qu'aussi la morale individuelle prenne le dessus.
17:00Parce que c'est trop facile à chaque fois d'accuser les autres.
17:02Je veux dire, les escrocs fonctionnent pourquoi ?
17:04Parce qu'il y a aussi des gens qui achètent derrière l'escroquerie.
17:07Mais les classes populaires sont tellement égorgées au niveau du pouvoir d'achat
17:11qu'à la fin, elles vont toutes chez Schein ou dans des zones de discount.
17:18Donc ce qu'il faut faire, c'est arrêter la mondialisation, fixer des règles.
17:22Arrêter la mondialisation.
17:23Tu ne pourras pas arrêter, Philippe Pasquot.
17:24Mais bien sûr que l'industrie s'en sort beaucoup mieux aux Etats-Unis qu'en Allemagne
17:35et qu'il est en train d'arrêter les produits chinois, bien sûr.
17:38Cher Mose.
17:38Une entreprise en France qui produirait en faisant de l'esclavage de ses employés,
17:43qui balancerait des produits chimiques complètement dégueulasses partout dans l'environnement,
17:50qui aurait 7 produits sur 10 qui ne respectent pas les normes.
17:53Le chef d'entreprise, il aurait des problèmes au niveau pénal.
17:56L'entreprise, elle fermerait extrêmement rapidement parce qu'elle est en France,
18:00parce qu'on a des règles et que c'est des règles qui, pour une bonne partie d'entre elles,
18:03sont bien et nous permettent de vivre dans une société à peu près humaine.
18:06Donc, les entreprises qui vendent trop de produits comme ça, elles doivent fermer.
18:12Donc, c'est un problème politique, cette histoire de Chinois.
18:14On est d'accord.
18:15Bien sûr.
18:16Ne serait-ce que la réciprocité politique.
18:18Moi, je veux bien acheter des voitures chinoises, à condition que les Chinois acceptent,
18:21je prends une image, acceptent que nos voitures françaises puissent être vendues là-bas.
18:25Il n'y a pas de réciprocité avec ces pays-là.
18:26Comme il n'y avait pas de réciprocité avec la Russie.
18:29C'est-à-dire que la Russie peut nous envoyer plein de voitures vendues, mais nous, on n'avait pas le droit.
18:32Alors, vous faites bien amener le sujet là-dessus.
18:33Parce que moi, finalement, en réfléchissant à cette histoire de Chine et de tout le cycle de l'ultrafagène,
18:39je me suis demandé si on devait s'arrêter là ou si on devait interdire, par exemple, l'exportation des voitures chinoises.
18:45Les voitures chinoises sont en train de tuer l'industrie française et européenne de l'automobile.
18:51Est-ce qu'on doit se laisser faire ?
18:52Oui, c'est le cœur de l'industrie.
18:53Et derrière, il y a toute la sous-trescence industrielle, tous les produits.
18:56Si on laisse détruire l'industrie automobile, ça va être une catastrophe pour toute l'industrie.
19:00Si on ne met pas de droits de douane, on va s'effondrer.
19:04L'Allemagne a perdu un quart de son industrie depuis 2007.
19:07Un quart.
19:08Donc, c'est l'effondrement, l'appauvrissement.
19:10Et les gens seront obligés d'acheter des produits Chine.
19:12Et donc, la boucle sera bouclée.
19:14C'est une spirale mortifère.
19:15Il faut faire du protectionnisme, comme le fait Trump.
19:17Et là, on aura une spirale vertueuse.
19:19Est-ce que vous êtes en accord avec ça, Pasco, sur le protectionnisme ?
19:23Oui, et en plus, c'est des Français.
19:25Parce qu'il ne faut pas se faire d'illusions.
19:26Si quelqu'un vend une voiture chinoise en France,
19:28ce n'est pas le Chinois qui vient les vendre.
19:29C'est un concessionnaire français.
19:31Qui, lui, achète des voitures chinoises pas chères
19:33et qui a des restaurants parce qu'il en achète plein à temps.
19:35Et qui fait son bénéfice pour le revendre à des Français.
19:37Les barrières douanières, elles doivent pouvoir financer le fait de produire en France
19:40des produits de meilleure qualité.
19:41Et aussi, la seconde main aussi.
19:43Parce que vous posez la question de qui met des vêtements pas faits en Asie.
19:47Sur moi, j'en ai très peu.
19:49Notamment parce que je suis de la génération qui va beaucoup sur Vinted,
19:51au Fripp, etc.
19:52Et que ma génération met moins de choses asiatiques que la vôtre.
19:55En plus, j'ai du mal à comprendre.
19:56Parce qu'il y a certains pays où les normes, entre guillemets, du pays,
20:00si jamais tu rentres un produit qui n'est pas aux normes,
20:03ils ne le mettent, tu ne l'acceptes pas.
20:04Donc si eux, ils arrivent...
20:05Et je prends des pays du Nord, comme la Suède, etc.
20:07Va rentrer un pays qui n'est pas aux normes.
20:08Moi, j'aimerais bien être certain qui ne commande pas sur...
20:12Mais il y a toujours, je parle que les normes.
20:14En tout cas, les contrôles sont beaucoup plus rigoureux.
20:17Ce n'est pas compliqué, je veux dire.
20:20Ça m'a l'air très compliqué.
20:22Tu es très naïf.
20:23Mais non, je ne suis pas naïf.
20:24Comme on n'arrive pas à contrôler l'entrée de la drogue,
20:27je serais étonné que par miracle...
20:29On n'arrive pas à contrôler de la drogue
20:30parce qu'il n'y a pas assez de moyens en France pour la contrôler.
20:33Non, c'est parce qu'il y a des gens qui l'achètent.
20:34C'est pas la même chose.
20:36Moi, je fais le parallèle.
20:38Qui la vendent.
20:38C'est mon tropisme d'anciens policiers, quand même.
20:41Et moi, je fais le parallèle avec les magasins de CBD,
20:45de Cannabis, Diol, qui est l'autre principe actif
20:47à côté du THC qu'on trouve dans le Cannabis.
20:51J'étais encore dans la police.
20:52Quand le parquet de Paris nous disait
20:53« Ah, il y a des magasins qui vendent du CBD.
20:55Il faut vite arrêter les gens, etc. »
20:58Donc, les gars, arrêtez tout.
20:59Maintenant, il faut attaquer les magasins qui vendent du CBD.
21:01On les a attaqués, on les a arrêtés.
21:02On les a placés en garde à eux,
21:04les gérants de ces magasins.
21:06Et puis ensuite, quand il a fallu les présenter au parquet,
21:08le parquet nous dit « Ah, non, finalement, vous ne nous les présentez pas
21:11parce qu'on ne saura pas quoi en faire. »
21:13Et puis, bon, le CBD, la partie est perdue d'avance.
21:16Et là, c'est un petit peu la même chose.
21:18C'est-à-dire qu'on nous dit « Ah, oui, ce n'est pas moral. »
21:19Et puis, au bout du compte...
21:20C'était légal à l'époque ou pas le CBD ?
21:21Justement, c'était toute la question.
21:22Est-ce que c'est légal ou pas légal ?
21:23Le THC, c'était légal.
21:25Il y en a partout, mais le CBD...
21:25Et maintenant, il y en a partout.
21:27Et maintenant, il y en a partout.
21:28Il y a des magasins qui vendent du CBD absolument partout.
21:30C'est-à-dire que c'est une drogue.
21:33Alors, les gens qui nous regardent, qui en prennent,
21:34ils vont dire « Ah, ben non, ce n'est pas vrai, ce n'est pas une drogue. »
21:35« Ah oui, pourquoi ils en prennent et pourquoi ils ne peuvent pas s'en passer ? »
21:37Alors, il y a des magasins qui vendent du CBD partout.
21:42Maintenant, on va se retrouver à des magasins-chênes partout
21:44parce qu'on n'a pas les moyens.
21:45Et surtout, on n'a pas l'envie.
21:47On n'a pas la décision politique pour se défendre.
21:49C'est là où vous parlez de décadence, en fait.
21:50Et la décadence, elle est là.
21:52Je veux comprendre la drogue parce qu'il y a des gens qui se droguent.
21:54Pourquoi est-ce qu'on vend des poupées d'enfants sexualisés ?
21:57C'est parce qu'il y a des gens qui recherchent des poupées d'enfants sexualisés
22:00à défaut d'avoir de vrais enfants,
22:03comme à l'époque des années 70 dont on parlait au début de l'émission.
22:06Donc, c'est ça.
22:07Il y a un problème moral dans ce pays.
22:09Je veux dire, on ne se défend pas.
22:10Pourquoi ? Parce que les gens n'ont pas envie de se défendre.
22:12Les gens ont envie de prendre de la drogue.
22:13Les gens se disent « Bah oui, la sexualité des enfants, pourquoi pas ? »
22:15C'est-à-dire qu'on en revient aux années 60-70
22:18avec une décadence qui s'affirme
22:21et qui va nous mener à notre perte.
22:23Parce qu'il n'y a pas que nous sur Terre.
22:26Vous êtes très des Chinois.
22:27Oui, je suis pessimiste parce que je vois les Chinois qui débarquent.
22:30Je vois une immigration de masse aussi
22:31parce que c'est un autre sujet qui débarque
22:33et qui va dans d'autres magasins dont on ne parle pas
22:34du genre Action et d'autres magasins de ce genre.
22:37Et puis finalement, la France est en train de s'appauvrir moralement
22:40parce qu'on a une population qui, moralement, a baissé les bras.
22:44Il faut se battre.
22:45Alors nous, autour de cette table, on se bat.
22:47Maintenant, en France, on est quoi ? 70 millions plus les clandestins ?
22:51Tout le monde ne se voit pas.
22:52C'est une évidence.
22:53Donc battons-nous.
22:54Je veux bien.
22:55Mais attention, soyons réalistes.
22:56La Chine prend sa revanche économiquement.
22:58Et puis nous, on n'a pas envie de se défendre.
23:00Mais on a aussi un problème.
23:02Politiquement, quelque part, c'est que de plus en plus,
23:05les gens sont de moins en moins éduqués.
23:06Il faut le savoir.
23:07Il faut que les gens de plus en plus sont...
23:09Ils ne regardent pas assez, ils ne regardent pas assez.
23:11Ils ne regardent pas assez.
23:11Ils ne regardent pas assez.
23:11Ils ne regardent pas assez.
23:11Ils ne regardent pas assez.
23:11Ils ne regardent pas assez.
23:12Ils ne regardent pas assez.
23:12Attendez, à l'éduquer, ça veut dire quoi ?
23:14Ça veut dire que c'est l'école qui fait mal son boulot ?
23:15C'est clair, j'en ai déjà parlé ici.
23:19Aujourd'hui, on produit, entre guillemets, des professeurs des écoles
23:21qui savent moins lire et écrire que les gosses à la maternelle
23:23à qui doivent l'apprendre.
23:25Et ça, ce n'est pas un mensonge.
23:26C'est une réalité.
23:27Moi, je ne fais que dans le factuel.
23:28Donc, à partir du moment où tu prépares des générations,
23:30entre guillemets, d'abrutis, qui ne fréquentent que des abrutis,
23:33et on ne leur demande pas autre chose,
23:34qu'est-ce qu'on veut que la population fasse aujourd'hui ?
23:36Qu'elles ne regardent pas ce qu'elles consomment,
23:37qu'elles ne regardent pas pour qui elles votent,
23:39qu'elles ne regardent pas la loi sur les riches qui ne passent pas
23:43et la loi qui passe bien pour les pauvres.
23:45Et c'est tout ce que, entre guillemets,
23:46certaines classes dirigeantes veulent par rapport au peuple.
23:49Et je ne suis pas dans le complotisme.
23:50Je ne fais que dans le factuel.
23:52Très bien.
23:52Écoutez, vous m'avez fait ma belle transition vers la taxe de Huckmann,
23:55qui est le sujet suivant.
23:57A tout de suite.
24:11La taxe de Huckmann, maintenant,
24:13elle veut faire payer les milliardaires français et les multinationales
24:17pour quelque chose qui semble juste.
24:20La question, c'est, faut-il réformer la fiscalité en profondeur ?
24:24Faire des lois d'exception ?
24:26Ou accepter que les riches,
24:28on parle de 0,0 quelque chose de la population,
24:32que les multinationales et que les géants du numérique
24:35échappent à la taxe ?
24:38Est-ce que ça vous semble un sujet important ?
24:41Philippe Murer.
24:43Alors, je fais la transition avec tout à l'heure.
24:45Le niveau du débat économique est absolument nul.
24:48Parce qu'avant de parler...
24:49On ne parlait pas de nous.
24:50On devrait normalement parler...
24:52Oui, je ne parle pas de nous.
24:53Je dis, on ne devrait pas dans les grands médias.
24:55On devrait parler, en fait, de la cause de notre appauvrissement et de comment y remédier.
25:01C'est-à-dire, la France ne produit plus rien.
25:02Comment est-ce qu'on relance une production en France ?
25:05Or, on passe notre temps à parler des conséquences de l'appauvrissement
25:08et de quel bouc émissaire doit payer ?
25:10Les retraités avec Bayrou, les riches avec la taxe Zuckmann,
25:12les fonctionnaires, les jeunes, etc.
25:15Donc, la taxe Zuckmann, c'est quoi la problématique de la taxe Zuckmann ?
25:18En fait, c'est qu'il y a un vrai sujet dessus.
25:21C'est que les milliardaires, en fait, en France, ne payent pas d'impôts sur le revenu.
25:25Comment font-ils ?
25:26Ils ont des holdings.
25:28Par exemple, prenons Bernard Arnault.
25:29Il a une holding qui détient des titres LVMH.
25:32LVMH lui verse 3 milliards d'euros de dividendes.
25:35Il ne paye aucun impôt sur le revenu sur les dividendes
25:38parce qu'il reste dans la holding de Bernard Arnault.
25:41Il n'en sort jamais.
25:43Bernard Arnault réinvestit derrière pour acheter des maisons, des yachts,
25:46à partir de sa holding ou d'autres participations.
25:49Alors qu'aux Etats-Unis, en fait, ces sociétés holding,
25:52la loi fait que Bernard Arnault devrait payer 20% d'impôts sur le revenu
25:57dans sa société holding.
25:58Donc, la chose est très simple.
25:59C'est ça qu'on devrait faire.
26:01Faire comme les Etats-Unis, tout simplement.
26:02Ce n'est pas être communiste de taxer l'impôt sur les dividendes des milliards d'euros.
26:07Et pourquoi on n'y arrive pas en France ?
26:08Alors ça, pourquoi on n'y arrive pas, je ne comprends pas.
26:12Et ce qu'on fait, c'est absolument absurde.
26:14C'est la taxe Zuckman, qui est un ISF sur la fortune professionnelle.
26:19C'est-à-dire que Bernard Arnault a 150 milliards d'euros de patrimoine.
26:21Ses actions LVMH ont dit qu'on va prendre 2% de ces 150 milliards, 3 milliards.
26:25Contre 3 milliards de dividendes, donc zéro revenu.
26:28Zuckman.
26:29Je conclue, zéro revenu.
26:31Donc finalement, on se polie complètement Bernard Arnault.
26:34Donc tous les Bernard Arnault de France partiront à ce moment-là.
26:37Parce que le problème, c'est qu'on ne fait pas des taxes sur le capital des gens.
26:41On fait des taxes sur le revenu du capital.
26:43Et là, il n'y a plus aucun problème.
26:45Mais je ne comprends pas pourquoi les politiques ne le proposent pas.
26:47Zuckman, je vais me faire un tout petit peu son porte-parole quand je l'ai écouté défendre sa taxe.
26:52Il disait en gros, le patrimoine accru chaque année des super-riches de 8-10% par an.
26:59Et si en gros, je leur en prends 2% tous les ans, globalement, il en restera toujours beaucoup plus.
27:05Il parle de 8% d'évaluation du patrimoine, mais en bourse et pas des revenus de son patrimoine.
27:11Alors qu'on voit bien que la taxe Zuckman, c'est prendre 3 milliards d'euros à Bernard Arnault,
27:15alors qu'il a 3 milliards d'euros de dividendes, donc 100% de ses dividendes.
27:17C'est absurde. On ne taxe pas le capital, mais les revenus.
27:20Et pourtant, pardon, moi, ça me semble assez juste d'essayer de remettre au même niveau d'imposition que vous et moi,
27:29qui nous n'arrivons pas à échapper à l'imposition.
27:32Mais par quelle méthode ? Pourquoi la taxe Zuckman ? Et pas une taxe sur les revenus.
27:36Alors, on fait le tour.
27:37Je ne suis pas d'accord.
27:39Il faut repartir du début.
27:42Puis après, je défendrai Bernard Arnault, c'est quand même incroyable, mais je vais devoir le défendre.
27:45Mais Zuckman, c'est qui ? C'est un économiste d'extrême gauche qui a l'impression que pour qu'il y ait moins de pauvres, il faut qu'il y ait moins de riches.
27:51À mon avis, ça ne marche pas.
27:52Bernard Arnault, c'est bien de dire qu'il est extrêmement riche et qu'il a des yachts et puis des maisons, machin.
27:57Probablement, mais moi, si on ne veut pas avoir des yachts, mais je constate simplement que Bernard Arnault, il donne du travail à des dizaines de milliers de gens en France et ailleurs.
28:07Si c'est important.
28:09Donc, on ne peut pas payer d'impression sur le revenu.
28:10C'est pas ça. Bernard Arnault donne du travail à des gens.
28:13Si Bernard Arnault s'en va, il y a des dizaines de milliers de gens qui n'ont plus de travail.
28:16Il faut bien voir ça comme ça.
28:17C'est pas si Bernard Arnault s'en va, c'est si les entreprises de Bernard Arnault.
28:21On ne tue pas la poule aux oeufs d'or.
28:22La poule aux oeufs d'or, elle est peut-être agaçante
28:25parce qu'elle est très riche, elle a beaucoup de fric.
28:27Maintenant, si la poule aux oeufs d'or, on la tue,
28:29il n'y a plus d'eau aux oeufs d'or.
28:30Et les gens ont moins de travail.
28:32Et ce n'est pas parce qu'il y a moins de riche, il y aura moins de pauvres.
28:34C'est Grichermoz.
28:35Là, on a un discours typique de droitard un peu...
28:39Éculé.
28:39Un peu anti-fiscaliste qui est prêt à payer plus de...
28:42Je découvre que je suis un droitard anti-quoi ?
28:45En fait, anti-fiscaliste.
28:46Tu préfères être plus imposé que Bernard Arnault.
28:50Parce qu'en fait, Bernard Arnault, il est deux fois moins imposé que toi.
28:53Les chiffres sont très frappants.
28:54En fait, quand on passe au-dessus de 10 000 euros de revenus en moyenne,
28:59en général, ça va avec le patrimoine.
29:01Je ne vais pas finir, laisse-moi en parler deux secondes.
29:02Attendez, attendez, s'il vous plaît, oubliez jamais...
29:05Il n'est pas parti Bernard Arnault, il est parti.
29:06Oh, il est parti.
29:07Aux Etats-Unis, il y a tous les gens qui ont 20% d'impôt sur le revenu.
29:10Non, mais je ne peux pas se faire une phrase là.
29:13Aujourd'hui, je paye deux fois plus d'impôts que Bernard Arnault
29:16est-ce que c'est normal ?
29:18Toi, ce que tu proposes, c'est de ponctionner les classes moyennes
29:20pour ne pas que Bernard Arnault paye d'impôts.
29:23C'est lui ton vaudeur, Bernard Arnault.
29:24Tu es prêt à être cocu par Bernard Arnault.
29:26Tu fais travailler 15 000 personnes ?
29:27Combien tu fais travailler de personnes ?
29:29Il fait travailler en France parce qu'il gagne.
29:31Parce que ça a plus-value, le fait d'avoir du made in France sur son luxe,
29:33il en est très content.
29:34Il ne fait pas ça par gentillesse.
29:35Ce n'est pas un mec qui fait de la gentillesse.
29:38Il est déjà parti à l'étranger.
29:40On peut parler des chiffres.
29:42Philippe, juste une chose.
29:44Je vais recentrer le débat sur les chiffres.
29:45Le taux d'imposition des 75 foyers les plus riches de France.
29:51C'est-à-dire 0,00002%, c'est 26%.
29:57Alors que le taux moyen d'imposition des 0,1%, c'est 46%.
30:04Je me permets une chose.
30:05Ce n'est pas 26% d'impôt sur le revenu.
30:08On dit que c'est la taxe d'impôt sur les sociétés
30:11que paye LVMH, on le met pour sur Bernard Arnault.
30:14C'est globalisant tous les impôts que payent ces gens.
30:16Voilà, en prenant en compte les taxes que paye LVMH elle-même.
30:20Ok.
30:21Juste un truc bien simple.
30:23Excuse-moi Patrick, mais ton discours est un peu éculé, obsolète et suranné.
30:26On nous le resserre depuis des vingtaines d'années, si j'avais vous me taxer trop, je m'en vais.
30:31Il est déjà parti ?
30:32Non mais c'est pas vrai, ils partent pas.
30:35En 81, rappelez-vous, il y a eu le discours, dès que la gauche va arriver au pouvoir,
30:38mais tous les riches vont partir, ça a été la panique.
30:40Ils sont partis ? Non.
30:41Si certains sont partis, d'ailleurs Bernard Arnault est parti une première fois,
30:46à ce moment-là il est parti.
30:47Mais je veux dire, il y a des lois, je prends les Américains que j'aime pas forcément,
30:51qui ont une loi bien précise, même si tu as ton entreprise.
30:53C'est la fiscalité mondiale.
30:55C'est une fiscalité mondiale.
30:56C'est ce qu'on envisage de faire en France aussi.
30:58Mais faisons-le, et puis casse-toi, même si tu vas à Tombouctou, on te taxera quand même.
31:03Mais c'est simple à comprendre, la taxe Zuckmann c'est quoi ?
31:05Ça concerne, dans l'origine, ça concerne 1800 personnes qui ont plus de 100 millions d'euros de patrimoine.
31:14On ne parle pas de revenus.
31:16100 millions d'euros de patrimoine.
31:19On leur en prend deux, il en reste 98.
31:22Il y a un moment donné, il faut arrêter de déconner.
31:24Non, non, laisse-moi finir.
31:25Je suis Patrick, laisse-moi finir.
31:26Mais c'est normal que ce ne soit pas de mon avis.
31:28Tu as un droitard éculé.
31:29Oui, c'est ça, je vais découvrir que je suis un droitard éculé.
31:31Le discours que tu tiens, comme quoi ils vont tous se barrer, je suis dit, faire peur aux gens, ça ne sert à rien.
31:38Aujourd'hui, je suis d'accord avec Trump, le capital est moins taxé que les travailleurs.
31:43C'est un fait.
31:44Monsieur Saadé, dont je connais bien, et ce que je dis est factuel, qui est milliardaire.
31:51Il paye 2% d'impôts.
31:53Est-ce que je vais leur dire quelque chose ?
31:552% d'impôts.
31:56Toi, tu vas travailler pour gagner.
31:57Toi, tu vas travailler.
31:59Mais ce n'est pas le problème.
32:00Ce n'est pas le problème, ça.
32:02Je veux dire, quand tu as 100 milliards, tu peux te permettre d'en lâcher 2.
32:05Ce n'est pas pour ça que tu vas être moins riche.
32:07Ce n'est pas pour ça que tu vas être pauvre.
32:09Par contre, tu vas participer.
32:12Par contre, tu vas participer.
32:13Et alors ?
32:14Ils peuvent le planquer, leurs revenus d'André Holding.
32:15Ce n'est pas la même chose.
32:17Zuckman l'a bien expliqué.
32:19La question de la taxe Zuckman, elle vient d'être, justement, on vient d'en parler à l'instant.
32:25C'est faute de pouvoir taxer les revenus.
32:29Zuckman propose de taxer les revenus.
32:30On peut taxer les revenus qui sont dans la holding, comme le font les Etats-Unis.
32:36On ne voit pas pourquoi.
32:37Mais juste une chose.
32:38Pourquoi, Patrick, les chefs d'entreprise, l'entrepreneur français, lambda moyen,
32:43ils payent, quand ils se versent 50 000 euros de dividendes, ils payent 40% des 50 000 euros.
32:48C'est la flat tax.
32:49Et Bernard Arnault, il paye 0.
32:5030% de la taxe.
32:51Oui, c'est 30%, mais comme c'est pré-compté, ça fait 40%.
32:54Et pourquoi Bernard Arnault, paye 0 ?
32:56On m'autorise à me défendre parce que...
32:58Oui, c'est sûr, Patrick, c'est le petit lapin dans les phares.
33:02T'es indéfendable, t'es indéfendable.
33:04Patrick Yvart, Patrick Yvart, vas-y.
33:05Je suis parfaitement indéfendable parce que, pour l'instant, vous tenez tous un discours qui, moi, ne me plaît pas,
33:11parce que vous tenez pour acquis qu'il faut, sans arrêt, augmenter les impôts, augmenter les impôts.
33:15Non, non, on va baisser.
33:15Attendez, attendez, c'est moi qui parle maintenant.
33:16Le problème, c'est qu'on est comme dans une maison où il fait froid.
33:20Et les gens se disent, ah, on va monter le chauffage parce qu'il fait froid, on va monter de 1 degré, de 2 degrés.
33:25Le problème, c'est que toutes les fenêtres sont ouvertes.
33:27Moi, ce que je propose, c'est de diminuer les dépenses, c'est de fermer les fenêtres,
33:30parce que, pour l'instant, les fenêtres sont grandes ouvertes, on augmente le chauffage.
33:32Fermons les fenêtres, diminuons les dépenses du gouvernement,
33:35qui distribue généreusement notre argent à droite, à gauche.
33:39Vous parlez dans le milieu de droite.
33:40Il faut les réparer.
33:41Non, non, les vitres ne sont pas cassées, elles sont ouvertes parce qu'on a décidé...
33:44Attends, je suis en droitard, je ne sais plus comment, mais c'est...
33:47Éculé, éculé, éculé.
33:49Actuellement, on est dans une maison, on a les fenêtres qui sont ouvertes,
33:51on jette l'argent par les fenêtres.
33:53Commençons par fermer les fenêtres,
33:54commençons par arrêter de jeter l'argent par les fenêtres,
33:56et ensuite, on verra si on voit ou pas augmenter les impôts.
33:58Patrick, 2, c'est un sujet qu'on n'a pas abordé.
34:00Vous êtes pas tout d'accord pour augmenter les impôts.
34:022,11 milliards jetés par les fenêtres aux entreprises, sans contrôle.
34:06Je suis d'accord pour qu'on augmente les impôts alors qu'on n'a pas diminué les dépenses.
34:09Sans jeter par les fenêtres.
34:12Ça, c'est le crédit impôts recherche.
34:13Très intéressant.
34:14Crédit impôts recherche.
34:16Ce crédit est de plusieurs centaines de milliards.
34:19Non, 7 milliards d'euros.
34:217 ou 9 milliards d'euros.
34:22Parce que derrière, c'est les baisses de cotisations sociales.
34:24Le CIR, c'est...
34:24Oui, oui, 7 milliards d'euros.
34:26193 millions de baisses de cotisations.
34:28Il est capté à 45% par les grandes multinationales.
34:31Qui elles-mêmes ne reversent pas d'impôts en allant dans les paradis sociaux.
34:34Il y a un problème d'égalité de vendre impôts.
34:36Ça, c'est le deuxième sujet.
34:37C'est-à-dire qu'on a un sujet, impôts sur les revenus pour les super-riches.
34:40Mais on a aussi un sujet, différence d'imposition entre les multinationales et les PME.
34:46En gros, il y a plus de 10 points qui les séparent.
34:50Il y a quand même un souci.
34:51Et qui les séparent en disant que les multinationales payent beaucoup moins que les PME.
34:55Est-ce que là aussi, il n'y a pas un gros souci ?
34:57Quand le plombier paye plus cher que LVMH.
35:01Le plombier paye plus d'impôts parce que LVMH n'en paye pas.
35:04LVMH, je ne sais pas combien de filiales dans les paradis fiscaux.
35:07LVMH en paye.
35:09Non, on ne paye pas assez.
35:10Il n'a, je ne sais pas, comme BNP, je ne sais pas combien de filiales dans les paradis fiscaux.
35:14Donc effectivement, il faut réglementer ça, prendre des décisions politiques pour que Bernard Arnault paye ni plus ni moins, mais autant d'impôts que le plombier.
35:23Éric Richard-Moss.
35:24Parce que Bernard Arnault, si jamais...
35:27C'est un peu notre tête d'étude du jour, mais il y en a d'autres.
35:29S'il était fiscalisé autant que nous tous autour de cette table, il paierait beaucoup plus.
35:34Et pour autant, il ne partirait pas de France.
35:36Son champagne, Moët et Chandon, s'il se met à vouloir le délocaliser en Chine, je ne sais pas quoi, personne ne voudra l'acheter.
35:42S'il produit en France, c'est parce qu'il y a de la richesse qui est produite là.
35:45Je pense que tu serais prêt à laisser pourrir le service public pour qu'eux payent moins.
35:48Si tu pouvais faire en sorte que Bernard Arnault paye zéro, tu serais content.
35:51Tu es même prêt à payer pour lui.
35:53Ne parle pas pour moi.
35:54Si, je parle pour toi.
35:55Non, mais je pense.
35:56Je t'ai laissé parler tout le temps.
35:59Parlez tous dans les micros, s'il vous plaît.
36:00En fait, il y a bien quelqu'un qui doit payer pour la police, pour l'hôpital, pour tout le service public, pour les retraités, etc.
36:07Donc, il y a bien quelqu'un qui doit payer.
36:09Et pourquoi est-ce que les auto-entrepreneurs, toutes les classes moyennes se font assommer d'impôts en ce moment ?
36:14C'est justement parce qu'il y a eu des transferts de richesse massifs, des cadeaux énormes aux milliardaires.
36:19Et à 0,01% de la population, il y a jusqu'à 210 ou 213 milliards d'euros d'aide aux entreprises,
36:25ce qui va très majoritairement aux très très grosses entreprises.
36:27Donc, ces cadeaux-là qui ont été faits aux 1800 foyers fiscaux, ils ont été pris sur le dos de la classe moyenne et du peuple français en général.
36:35Ça, c'était le principe adopté par Emmanuel Macron, mais par d'autres nations, qui consistait à vouloir augmenter l'offre plutôt que la demande.
36:44Avec l'échec énorme.
36:45Alors, est-ce que ça a marché ?
36:471100 milliards d'euros de dettes et l'industrie qui continue à tomber.
36:51Oui, mais un taux de chômage qui a été sensiblement baisse.
36:53D'autant plus que la France est dans un état catastrophique.
36:56D'autant plus qu'on nous a menti.
36:57Le problème, ce n'est pas qu'il faille limiter les dépenses publiques qui sont des gaspillages.
37:03Genre, tous les communautés théodules.
37:05Oui, ça n'empêche pas qu'il y ait une égalité devant l'impôt, mais la question centrale de toute manière de l'appauvrissement et du fait qu'il n'y a plus de recettes fiscales, c'est qu'on ne produit plus rien.
37:13Quand les entreprises ne produisent plus en France, eh bien, il n'y a pas de recettes fiscales.
37:16Donc, ça, ça renvoie au sujet numéro un, en fait.
37:19Protectionnisme, à la trugne, pour avoir des recettes fiscales naturelles qui ne sont pas importantes en termes de taux d'argent.
37:23D'autant plus qu'il faudrait qu'on arrête de nous mentir.
37:28Parce que moi, je me rappelle, et mon principe, c'est que justement, j'ai un petit peu de mémoire.
37:31Je me souviens qu'il y a quelques années, on nous disait, mais si on arrête de taxer les riches, ils vont pouvoir embaucher.
37:38Si on arrête de nous inséminer d'impôts, et c'est encore un discours aujourd'hui, mais on va pouvoir créer de l'emploi.
37:42– Un million d'emplois. – Ouais, je me rappelle, justement, j'y repense, un million d'emplois avec des trucs qui venaient de Taïwan, d'ailleurs.
37:47– La Taz. – Qui venaient de Taïwan, les machins.
37:49Qu'est-ce qui s'en est passé ? Aujourd'hui, aujourd'hui, les chiffres sont officiels.
37:52Il y a 38 grandes entreprises qui viennent de fermer.
37:55Aujourd'hui, ils les localisent. Aujourd'hui, ils sont en train de licencier un petit peu partout.
37:58Et ces gens nous disaient que si on est... – Mais ça, c'est dû au coût du travail, Philippe.
38:01– Non, non, non, mais on l'a réduit. – Le coût du travail en France est bien plus élevé.
38:04– Non, non, mais oui. Mais on est d'accord. Le coût du travail est plus cher en France.
38:09Mais il y a plus de prestations qui sont offertes, même si ce n'est pas la panacée.
38:14Je veux dire, aujourd'hui, il y a des pays... – Mais on a une bonne productivité.
38:16– Il y a des pays où il n'y a pas de sécurité sociale. Il y a des pays où il n'y a pas de retraite.
38:19Il y a des pays où il n'y a pas d'assurance. Donc c'est vrai que les gens payent moins d'impôts.
38:21Mais est-ce qu'ils ont un retour un peu moins ? Même si ce n'est pas bien en France.
38:24Moi, je dis simplement que si les patrons, on les défiscalise, si on les...
38:28OK, vous promettez d'embaucher. Où sont les embauches ?
38:34Et retirer des impôts sur les riches et retirer des impôts sur la fortune,
38:39est-ce qu'ils ont embauché derrière ? Non.
38:41Donc ces gens-là sont des menteurs. Tout ce qu'ils veulent, c'est faire de plus en plus de profits.
38:44Et à un moment donné, il faut passer par le droit en disant « Tu fais du profit, d'accord.
38:46Mais t'en partages un petit peu avec les autres. »
38:48Parce que très honnêtement, il faut arrêter de déconner.
38:51Sur 100 milliards, quand on t'en prend deux, il t'en reste 98.
38:54Ne me dis pas que t'es pauvre.
38:55Et que les espèces, c'est pas 100 milliards, c'est à partir de 100 millions.
38:58– À partir de 100 milliards. – 100 millions. – 100 millions, pardon.
39:00100 millions, 2 millions en moins, qui sert à l'ensemble de la population,
39:05qui sert aux hôpitaux, qui sert aux écoles.
39:07Mais pourquoi vous ne voulez pas partager les enfants ?
39:09– Philippe Pascos, j'ai connu ces gens-là, ils ne savent même pas ce qu'ils ont sur leur compte en banque.
39:14Ils ne savent même plus combien ils ont d'argent.
39:16À un moment donné, ça suffit.
39:17– Mais ça ne marche pas, parce que ce n'est pas un impôt sur le revenu,
39:19c'est un impôt sur le patrimoine. Je crois qu'il faut arrêter d'un problème.
39:21– Que ça soit sur le patrimoine ou sur le revenu, je dis qu'il faut les taxer à 2%, point.
39:32– Eh bien moi, je dis le contraire.
39:33– 2% en l'espèce, sur le revenu, ce ne serait pas 2%,
39:36ce serait s'inscrire dans les tranches marginales de l'imposition.
39:40– Déjà, Franck, un peu plus que ce qu'ils payent aujourd'hui, je le redis, c'est factuel,
39:44ces gens-là payent beaucoup moins qu'un travailleur.
39:46– Franck, un impôt sur le revenu, bien sûr, on en paye tous, trop peut-être,
39:50mais on paye un impôt sur le revenu.
39:51– Non, on ne paye pas tous.
39:52– Un impôt sur le patrimoine, moi je suis désolé, ça me rappelle François Mitterrand en 1981,
39:56l'impôt sur la fortune et tout le reste,
39:58ce n'est pas un bon signal qu'on envoie aux gens qui sont riches,
40:00parce que le riche c'est le salaud, parce qu'il est riche, c'est les salauds.
40:03– C'est pas que c'est le salaud, c'est ce qui s'applique aujourd'hui.
40:05– Ah d'accord, je termine, c'est pas parce qu'il y a moins de riches qu'il y a moins de pauvres.
40:11– Et je ne dis pas ça, arrêtez d'avoir des faux discours, je n'ai pas dit ça,
40:14je dis que j'ai des preuves aujourd'hui, preuves, et je vais les sortir bientôt,
40:17qu'il y a des entreprises, à un certain niveau, qui versent plus d'argent à leurs actionnaires,
40:22écoute bien, sur la globalité, plus d'argent à leurs actionnaires qu'à leurs travailleurs.
40:27C'est-à-dire qu'ils ont plus de dividendes que de salaires ?
40:29– Plus d'argent, plus de dividendes que de salaires, ça paraît quand même un peu étonnant.
40:34– J'ai les preuves, je ne peux pas dire mieux, je ne fais que dans le factuel, est-ce que ça c'est normal ?
40:38– J'ai hâte de voir ça parce que… – 15 personnes sur une entreprise actionnaire
40:42touchent plus d'argent que l'ensemble, on est bien d'accord, que l'ensemble des travailleurs.
40:48Il y a amendé, ça ne devient même pas immoral, ça devient indécent.
40:52– On va clore là-dessus, je crois.
40:56– C'est factuel.
40:57– Très bien, c'est un livre qui s'annonce, c'est ça ?
40:59– C'est un livre que je prépare.
41:00– Très bien, parfait, et bien rendez-vous…
41:02– En espérant de ne pas me faire tuer avant.
41:04– Oui, pas ici en tout cas, vous êtes protégé ici.
41:07– Très bien, allez, on se retrouve dans quelques secondes pour les coups de gueule et les coups de cœur,
41:10en commençant par les coups de gueule, à tout de suite.
41:13– Retrouvez et achetez les livres des invités de TVL
41:16dans la boutique de votre chaîne sur tvl.fr
41:22– C'est Philippe Murer qui commence pour les coups de gueule, Philippe.
41:33– Le coup de gueule, c'est un coup de gueule qui je pense est partagé par les Français,
41:36c'est le niveau de mensonge hallucinant et le niveau de démagogie de la classe politique médiatique
41:42qui est devenu insupportable.
41:44– Alors, on commence à tout seigneur, tout honneur, commençant par le PS et LR
41:48qui laisse Macron gouverner en ayant une ultra-minorité, il a 160 députés avec lui,
41:54donc il n'y a pas de cas pour le pays alors que le pays a des problèmes majeurs.
41:58Macron continue à attiser le conflit avec la Russie, puissance nucléaire, on le laisse faire,
42:03et Macron a dit qu'il allait signer le traité Mercosur pour tuer nos éleveurs.
42:06– Mais il n'y a pas que le PS et LR, on a aussi toute la gauche qui prétend sauver la France
42:14en asphyxiant un coût de taxes et d'impôts, et la droite…
42:19– La créativité fiscale actuellement à l'Assemblée nationale est à son maximum.
42:22– Et la droite qui symétriquement ne fait que dire l'inverse en disant
42:26nous allons sauver la France en baissant le niveau des impôts,
42:29alors que le problème c'est un problème de production d'abord.
42:32Et parlons aussi de Zemmour, Zemmour nous dit le lundi,
42:35je veux l'union des droites avec LR et le RN.
42:40Et le mercredi Zemmour dit, depuis 15 ans je pense que le RN est comme le parti socialiste de gauche.
42:46En fait il veut l'union des droites avec la gauche, avec ce qu'il prétend être la gauche.
42:50Il faut arrêter de se moquer du monde.
42:52Et Bardella qui explique qu'il va récupérer toutes les souverainetés essentielles de la France,
42:55la capacité de gouverner s'il est Premier ministre,
42:57sans sortir de l'Union Européenne, alors que c'est l'Union Européenne qui en dispose par traité.
43:01Donc en fait la France se meurt et elle se meurt des mensonges d'une classe politique,
43:06en fait, qui embrouille complètement le débat.
43:10Et les électeurs qui n'y comprennent plus rien,
43:13et ils font un dégagisme gigantesque pour dégager tous ces menteurs.
43:16Ok, rendez-vous en 2017 ?
43:18Oui.
43:18Enfin 2027, pardon.
43:202017 on a donné.
43:21Oui c'est ça exactement.
43:22Philippe Pascot.
43:23Moi c'est un truc vachement simple et très terre à terre comme d'habitude.
43:26C'est la prime sport que le gouvernement vient de supprimer.
43:29Qu'est-ce que c'est que la prime sport ?
43:30C'était une prime que touchaient les gens pour pouvoir inscrire leurs gosses au sport.
43:34Il y a un type qui s'appelle Macron, qui a déclaré partout qu'il voulait faire deux heures de sport tous les jours pour les enfants, etc.
43:39On a eu les Jeux Olympiques, on a mis le sport en avant.
43:42Et là ils viennent de supprimer la prime de sport qui n'était pas grand-chose 50 euros par enfant, entre guillemets,
43:48pour les gens qui ne pouvaient pas payer, entre les gosses.
43:51C'était sous condition de ressources j'imagine que c'est la prime sport.
43:53C'était quand même assez élevé et les gens qui ont une classe moyenne pouvaient la toucher, entre guillemets.
43:57Ils viennent de la supprimer pour les enfants de 6 à 13 ans.
44:00C'est-à-dire que maintenant elle existe toujours mais pour à partir de 14 ans.
44:04Pas de sport avant 13 ans.
44:06Alors qu'aujourd'hui on a besoin justement que le sport sur les gosses entre 6 et 13 ans c'est hyper important,
44:11de savoir nager, le vivre ensemble, la vie en communauté.
44:14Eh bien ces gens intelligents qui font des économies, ils ne vont pas faire des économies sur les riches,
44:19ils vont les faire des économies sur les pauvres encore une fois.
44:21Supprimer la prime de sport pour les gosses de 6 à 13 ans est une aberration de plus de nos politiques
44:28et je regrette qu'il y ait des mecs que comme moi pour soulever son tapis et le dénoncer
44:32parce que personne n'en parle.
44:33Donc aujourd'hui les gosses entre 6 et 13 ans qui ne peuvent déjà pas payer,
44:37si on leur file une prime c'est qu'ils ne peuvent pas,
44:39eh bien ne peuvent plus aller faire du judo, ne peuvent plus aller à la natation,
44:41parce que le gouvernement dans sa grande sollicitude pour faire des économies
44:47et trouver du pognon là où il ne faut pas le trouver, taxe les gosses de 6 à 13 ans.
44:51Merci. Et en plus parfaitement dans les temps.
44:54Magnifiquement, je ne sais pas comment vous avez fait.
44:56Eric Richermoz.
44:57Je vais faire mon coup de gueule sur le projet de loi macroniste
45:00qui concerne une obligation vaccinale dans les EHPAD,
45:04que ce soit des personnels soignants, que ce soit des personnels tout court d'ailleurs.
45:09Il n'y a pas déjà d'obligation vaccinale ?
45:11Non, non, ils viennent de l'instituer.
45:14Enfin là, il y a un projet de loi qui est...
45:16Là, c'est l'ARN encore.
45:17La Haute Autorité de la Santé a donné son avis positif
45:21pour que ce soit en application à partir du deuxième trimestre 2026.
45:25On n'en parle pas assez, malheureusement.
45:28Avec en plus, effectivement, l'ARN messager qui est de plus en plus présent,
45:32développé par un certain nombre de laboratoires dans les vaccins contre la grippe.
45:37Avec là, d'ailleurs, on a vu dans le canard enchaîner les liens de la Macronie,
45:40de nouveaux liens de la Macronie liés à l'industrie pharmaceutique
45:42avec la ministre Stéphanie Riste,
45:44qui en plus a un certain nombre de liens d'intérêt avec cette industrie.
45:48Donc, c'est un scandale énorme.
45:50On a eu des soignants qui ont été suspendus pendant...
45:54Un nombre incalculable de mois et absolument scandaleux.
45:58On pensait en être sortis.
45:59Là, ils veulent nous remettre.
46:01Et en plus, c'est une porte d'entrée vers...
46:02D'abord, on commence les EHPAD.
46:04Ensuite, ça sera peut-être les crèches, les écoles, etc.
46:07Et à la fin, ça sera tout le monde.
46:08Il y a déjà dans les écoles des obligations vaccinales,
46:10puisque les enfants ont l'obligation d'avoir des vaccins...
46:13On parle de nouveaux vaccins.
46:16D'accord.
46:17Donc, on fait une manifestation avec les Patriotes.
46:18On fait une manifestation devant le ministère de la Santé.
46:21Mercredi prochain, le 12 à 18h,
46:23place Pierre Larocque dans le ministère de la Santé.
46:25Dans le septième arrondissement.
46:27Juste un point, Eric.
46:28En fait, 90% des soignants,
46:29on dit qu'ils ne voulaient pas se faire vacciner contre la grippe tous les ans.
46:32Et donc, on risque de ne plus avoir de soignants dans les EHPAD, tout simplement.
46:35C'est comme les élus qui ne se sont pas fait vacciner sur le vaccin.
46:37Ok.
46:38Ok, ok.
46:39Merci.
46:40Patrick Ibar, coup de gueule.
46:42Coup de gueule.
46:43Mon coup de gueule à moi, ça va être, bien évidemment, sur le 13 novembre 2015.
46:48On est à quelques jours du dixième anniversaire de cette série d'attentats
46:51qui ont frappé le Stade de France, les terrasses et le Bataclan.
46:57C'était une nuit d'horreur.
47:00Vous étiez en première ligne, vous étiez policier ?
47:02Première ligne, je ne sais pas, mais j'étais policier et le service que je dirigeais
47:05était engagé sur l'une des terrasses au cours de la nuit, sur le 11e arrondissement.
47:11Ça a été très dur.
47:13On a relevé 210 étuis de Kalachnikov au sol.
47:20Il y avait cinq tués, il y avait 19 blessés.
47:23Il y avait des cadavres avec les yeux ouverts.
47:24C'était un silence de mort.
47:29Il y avait des voitures, le pare-brise rafalé avec les feux de détresse qui clignotaient.
47:34Silence total.
47:35On ne savait pas ce qui nous tombait dessus.
47:38Au Bataclan, l'assaut n'était peut-être pas encore donné
47:41quand on était nous sur la terrasse à la Bonne Bière et puis à Casernostra.
47:46Donc, c'est un souvenir qui est très, très marquant chez les policiers
47:48qui ont vécu ces événements.
47:50Très, très choquant.
47:53Et là, aujourd'hui, on est dix ans plus tard.
47:55On est au dixième anniversaire.
47:56Et finalement, qu'est-ce qui s'est passé en dix ans ?
48:00Est-ce que l'état d'esprit a changé ?
48:02Moi, j'ai peur que non.
48:03J'ai peur qu'on soit toujours dans une ambiance
48:05chanson de John Elan,
48:08Petit nounours et puis
48:09Manifestation
48:10Place de la République.
48:14Et j'ai peur
48:16de ce qui va nous tomber dessus
48:17parce qu'il n'y a pas de raison que ça ne recommence pas.
48:20Il n'y a pas de raison.
48:21Alors, j'ai vécu ces attentats-là, de l'intérieur, de la police.
48:25C'était très marquant, comme je l'ai dit.
48:28Tous les policiers qui ont vécu ces événements-là
48:30s'en souviennent parfaitement
48:31parce qu'il y a un avant, il y a un après.
48:33Ce sont des choses qui vous marquent à jamais.
48:39Mais j'ai peur, j'ai vraiment peur que ça recommence
48:42parce que rien n'est fait.
48:44C'est-à-dire que notre ennemi n'est toujours pas identifié.
48:46Pourtant, les services
48:48arrêtent des tentatives ou des projets
48:50d'attentats
48:51plusieurs fois dans l'année.
48:53Oui, mais avant 2015, on en a arrêté aussi
48:55plusieurs fois dans l'année.
48:56Et puis 2015, le 13 novembre,
48:58on n'a rien vu venir.
49:00Rien, rien, rien.
49:01Alors, ça peut très bien se reproduire
49:04parce qu'on ne veut pas nommer notre ennemi.
49:09Et quand on ne nomme pas l'ennemi,
49:11on a peu de chances de le battre.
49:12Ça, c'est certain.
49:14On voit les émissions qui passent à la télévision et autres.
49:17Tout le monde est dans le
49:18« Vous n'aurez pas ma haine ».
49:19Moi, je tiens à dire une chose,
49:20c'est que ma haine, ils l'ont.
49:21Ils en pleine gueule.
49:22Ma haine, ils l'ont.
49:23Ils en pleine gueule.
49:24Moi, j'ai vu les cadavres.
49:25J'ai vu les flaques de sang.
49:26J'ai vu les études Kalachnikov.
49:28Ils ont toute ma haine.
49:29Voilà mon coup de gueule.
49:30Écoutez, je vais juste ajouter mon petit grain de sel.
49:33Il me semble que nous savons tous
49:35où nous étions
49:37quand nous avons appris la nouvelle.
49:39C'est vrai.
49:40Et que c'est un peu notre attentat de Kennedy à nous.
49:42C'est un traumatisme, en fait.
49:43C'est un traumatisme pour toute la France.
49:46Personnellement, pendant des années,
49:47quand j'allais à un concert,
49:49je pensais au Bataclan.
49:51Ça s'est un petit peu levé.
49:53En fait, non.
49:53Je me rends compte que j'étais,
49:55il n'y a pas longtemps,
49:55à la Philharmonie pour voir du classique.
49:58J'y ai quand même pensé.
49:58Je me suis dit.
49:59Et s'il y avait un type qui surgissait du fond de la salle
50:02avec une Kalachnikov,
50:03qu'est-ce que je fais ?
50:04Comment je peux me protéger ?
50:05Je me mets toujours d'eau.
50:06Il y a un restaurant maintenant.
50:10Bien.
50:11Alors, à part ça,
50:13on va essayer d'aller vers le plaisant.
50:15Vos coups de cœur.
50:16Vos coups de cœur.
50:17Alors, imaginez-vous, Franck,
50:18que ça a été quand même très, très dur de trouver.
50:20Parce que dans cette France,
50:21dans l'état de tristesse qui ressemble à l'URSS,
50:24des années 80, on est là-dedans.
50:26D'accord.
50:26J'ai trouvé ça très difficile.
50:27Alors, je fais un coup de cœur pour la mère de Lola,
50:3112 ans, vous savez,
50:32dont la petite fille, il y a deux ans,
50:35a été torturée, puis tuée.
50:37On a eu le procès il y a très peu de temps,
50:39il y a une semaine.
50:39Pour la mère de Matisse,
50:41dont le fils vient d'être tué
50:42par un délinquant multirécidiviste et polymorphe,
50:45qui avait refusé d'obtempérer.
50:47Et donc, je fais un coup de cœur
50:48pour toutes ces mères courage, en fait,
50:50qui sont effondrées
50:51parce qu'ils ont perdu leur fils et leur fille
50:53et qui ont le courage de se lever,
50:55qui ont le courage d'aller dans les médias,
50:57aujourd'hui,
50:58et de ne pas dire,
50:59vous n'aurez pas ma haine de dire,
51:00de pointer le pouvoir du doigt
51:02en donnant sa responsabilité.
51:04C'est-à-dire un pouvoir
51:05qui a laissé, en fait,
51:06une justice devenir complètement laxiste,
51:08qui a verrouillé le laxisme,
51:10le système laxiste,
51:12en ne construisant pas de place de prison,
51:15qui a laissé des lois
51:16de procédures pénales
51:17qui défendent beaucoup plus
51:18le coupable que la victime.
51:19Voilà, donc tout ce pouvoir.
51:21Donc, bravo à ces mères courage,
51:23mais maintenant,
51:23pour passer des paroles aux actes,
51:25ça ne passera que par l'élection
51:27et par la politique,
51:28donc à chaque Français
51:29de réfléchir à ce qu'il peut faire
51:31au niveau,
51:32à sa part de responsabilité,
51:34ce qu'il peut faire au niveau politique
51:35pour qu'on n'ait plus jamais
51:37ces familles endeuillées.
51:38Merci beaucoup.
51:40Philippe Pascault,
51:40alors votre coup de cœur.
51:41Oui, mon coup de cœur,
51:42je suis assez content
51:44qu'une grosse entreprise
51:46comme Total Energy
51:47a pris une grosse claque judiciaire
51:50le 17 octobre 2025.
51:52Oui.
51:52Oui, je sais,
51:53c'est encore des informations.
51:54C'est quoi,
51:54cet octobre 2025 ?
51:55C'est le tribunal administratif
51:57de Rouen
51:57qui a déclaré
51:59inacceptable
52:00que Total Energy
52:02installe un métanier géant
52:03il y a deux ans
52:04dans le port du Havre.
52:06Métanier qui ne servait à rien,
52:07c'est ce qui a été
52:08maintenant le jugement,
52:09qui était en plus
52:09de ceux qui existaient déjà
52:11et qui était uniquement là
52:12pour faire du profit
52:12plus important
52:13pour Total.
52:15Un établier, c'est un navire ?
52:16Un établier, c'est un navire.
52:17Il était dans le port de Havre.
52:18Il faisait 283 mètres de long
52:20sur 43 mètres de large.
52:21Donc, c'est un navire
52:22pour du stockage ?
52:23De transformation
52:25de gaz liquide naturel.
52:26Ah, ok.
52:27C'est une sorte d'usine, en fait.
52:28Un terminal ?
52:29C'est un terminal
52:30où les gens viennent,
52:31les bateaux viennent
52:31avec du gaz,
52:32nos machins,
52:33qui liquifient, etc.
52:34C'était d'accord.
52:34Mais ce n'était pas utile.
52:36Ça ne servait à rien.
52:37C'était en plus.
52:38Et toutes les preuves
52:39sont sur la table.
52:40C'était uniquement
52:40pour faire du profit
52:41plus rapide.
52:43Et pour une fois,
52:44le tribunal...
52:45Et en plus,
52:45ils étaient servis
52:46de l'excuse
52:47de la guerre de l'Ukraine
52:48pour pouvoir l'installer au Havre.
52:49C'est aussi pour ça
52:50que ça s'était installé.
52:51Il y a des gens
52:51qui ne se sont pas laissés faire,
52:52qui ont porté plainte.
52:53Et je ne suis pas un écolo
52:54qu'on se met d'accord.
52:55Et le tribunal administratif
52:56a reconnu
52:57que Total Energy
52:58avait outrepassé ses droits,
53:00que Total Energy,
53:01le méthanier
53:02qu'ils avaient installé
53:02n'était pas utile
53:03là où il était,
53:07ordonné à Total Energy
53:09dans les deux mois
53:10de se barrer
53:11avec ce méthanier.
53:12Très bien.
53:12Et je suis assez content
53:13que pour une fois,
53:14la justice ne s'est pas laissée faire
53:16par le profit.
53:17Alors, est-ce que je peux
53:17vous donner une mission ?
53:19Oui.
53:19C'est de nous tenir au courant
53:20de ce qui va se passer
53:22puisqu'ils ont deux mois.
53:23J'imagine qu'au-delà de deux mois,
53:24il va y avoir des astreintes,
53:25des pénalités.
53:26Ils ne vont pas faire appel.
53:27Apparemment.
53:28OK.
53:28Encore faut-il qu'ils déplacent.
53:29Parce que le jugement
53:30est tellement flagrant
53:31sur le fait que c'était inutile,
53:33que ça ne servait à rien,
53:33que ça coûtait trop cher
53:34et que ça ne servait uniquement
53:36qu'à faire du profit pour Total.
53:37OK.
53:38Ça foutait un bordel monstre
53:38dans la ville.
53:39Très bien.
53:39Mission, vous m'avez entendu,
53:41s'il vous plaît.
53:41Très bien.
53:42Éric Richermoz,
53:43votre coup de cœur.
53:44Coup de cœur
53:44sur le nouveau gouvernement tchèque.
53:47Oui.
53:48Nouveau gouvernement tchèque
53:49qui met un braquet
53:52complètement différent
53:52par rapport à ce qu'il y avait
53:53jusqu'à présent.
53:54Tchèque qui est donc
53:55dans l'Union Européenne,
53:56même si je souhaite
53:56évidemment en sortir.
53:59Ils poussent quand même
53:59plutôt dans la bonne direction.
54:01Ils sont contre le fait
54:02de soutenir
54:03comme on le fait
54:04jusqu'à présent
54:04financièrement l'Ukraine
54:06qui nous coûte
54:07un fric de dingue
54:07pour absolument aucun résultat.
54:10Ils sont absolument contre.
54:11Ils l'ont rappelé
54:12le fait de rentrer
54:13dans la monnaie euro.
54:14Ils sont pour garder
54:15leur couronne tchèque.
54:18Ils sont contre
54:18le passage
54:19de l'interdiction
54:21des véhicules thermiques
54:22à horizon 2035.
54:24Contre tout un tas
54:25de mesures
54:25absolument honteuses.
54:28Donc, ça ne sera pas suffisant.
54:29Il nous faudra
54:29quoi qu'il arrive
54:30sortir de l'Union Européenne
54:31parce qu'on a besoin
54:32pour pouvoir décider
54:33pour chez nous.
54:34On a besoin de reprendre
54:35notre liberté.
54:36Mais malgré tout,
54:37c'est quand même intéressant
54:38d'avoir un joueur de plus
54:41au sein de cette Union Européenne
54:42qu'il faut fuir,
54:43qui ne va pas
54:45dans toutes les dingueries
54:45de Bruxelles,
54:46dans toutes les dingueries
54:47des Allemands,
54:48d'Ursula von der Leyen,
54:49etc.
54:49C'est une élection récente
54:50parce que je dois vous dire
54:51qu'elle n'est pas
54:52dans le radar.
54:54Il y a eu
54:54l'attente de formation,
54:56de négociation,
54:56etc.
54:57La Tchèquie.
54:57Après, il faudra l'usage.
54:58Oui, absolument.
54:59Dans l'opposition,
55:00ils disent des trucs
55:00mais dès qu'ils sont
55:01dans la majorité,
55:02regardez en Italie.
55:03Je vous tiendrai au courant
55:04sur la Tchèquie.
55:05Oui, absolument.
55:06C'est assez intéressant.
55:06Merci, Eric.
55:08Patrick Ivar,
55:09votre coup de cœur.
55:10Alors, mon coup de cœur
55:11à moi,
55:11ça a été le vote
55:13à l'Assemblée nationale
55:14il y a quelques jours
55:15à l'initiative
55:16du Rassemblement national
55:17de la résolution
55:19visant à faire abroger
55:21les accords de 1968
55:23avec l'Algérie FLN.
55:25Alors ça,
55:25c'est un sacré coup de cœur
55:26parce que la France
55:26est en train de devenir
55:27tout doucement
55:28une colonie de l'Algérie FLN
55:29et il était temps
55:30qu'on s'arrête.
55:30Et le vote
55:33de cette résolution-là
55:34m'a vraiment donné
55:35un petit peu d'espoir
55:36parce qu'on se rend compte
55:37que finalement
55:38quand on veut,
55:38on peut.
55:39C'est ce qu'on dit
55:39depuis un certain temps.
55:42On manque de courage politique,
55:43on manque de volonté politique
55:45pour faire bouger les choses.
55:46Et bien là,
55:47ça s'est fait à très peu,
55:48185 voix contre 184.
55:50Mais il y a quand même
55:51l'Assemblée nationale
55:52qui a voté
55:53une résolution
55:54demandant
55:55l'abrogation de l'accord.
55:56Alors,
55:56ça n'est qu'une demande.
55:58C'était une victoire politique
55:59du RN
55:59puisque c'était sur sa niche.
56:01Mais en réalité,
56:02c'est aussi une victoire
56:02qui est très symbolique.
56:04C'est très symbolique
56:04parce que le Parlement
56:06n'a pas le pouvoir
56:06d'abroger des accords internationaux.
56:08Ça n'appartient pas
56:09au pouvoir du Parlement
56:10en France
56:10d'abroger ces accords.
56:12Mais ça oblige
56:13le gouvernement Lecornu,
56:15si tant est qu'il existe
56:16encore dans quelques jours,
56:17on ne sait pas,
56:17parce que ça ne va peut-être
56:18pas durer.
56:19Mais ça oblige
56:19le gouvernement Lecornu,
56:21ça oblige
56:21le président de la République
56:22Macron
56:24à prendre...
56:25Je crois que vous alliez
56:26oublier son nom.
56:27souïe,
56:28on va le dire très vite
56:29parce qu'on ne va pas laisser
56:30une grande trace
56:30dans l'histoire de France.
56:31Oui, c'est ça,
56:32on va passer à autre chose.
56:33Mais ça va obliger
56:35le pouvoir exécutif
56:36à agir
56:38face à l'Algérie
56:39qui nous méprise,
56:41qui construit
56:42toute son identité nationale
56:44sur la haine de la France.
56:46Et quand je parle de l'Algérie,
56:47je parle de l'Algérie
56:48du FLN,
56:48c'est-à-dire
56:48celle à qui
56:50les accords d'Evian
56:51ont donné le pouvoir
56:52en 1962,
56:53qui a construit
56:55toute l'identité
56:56d'un pays
56:56sur la haine de la France
56:57et qui aujourd'hui
56:58se retrouve
56:59à diriger
57:00un pays
57:00qui est en passe
57:01et détruit
57:02parce qu'en Algérie,
57:02il n'y a rien qui marche.
57:04Et c'est tout le temps
57:05la faute de la France.
57:06Pourquoi ?
57:06Alors que le pays
57:06est très riche.
57:07Donc je suis très heureux,
57:08ça c'est mon coup de cœur,
57:10je suis très heureux
57:11qu'enfin,
57:12on ait demandé
57:13officiellement
57:14à l'Assemblée nationale,
57:15enfin que l'Assemblée nationale
57:16ait demandé,
57:16de revoir cet accord
57:18qui n'a plus lieu d'être.
57:21Il faut qu'on abroge.
57:23Parfait.
57:23Écoutez, messieurs,
57:24merci pour ces coups de gueule,
57:25merci pour ces coups de cœur.
57:27Merci à vous
57:27qui avez écouté cette émission.
57:29N'oubliez pas
57:29le pouce
57:30et les commentaires
57:31et rendez-vous
57:32dans 15 jours
57:33pour un nouveau
57:33Tête à Clash.
57:46Sous-titrage Société Radio-Canada
57:48Sous-titrage Société Radio-Canada
57:49Sous-titrage Société Radio-Canada
57:51Sous-titrage Société Radio-Canada
57:53Sous-titrage Société Radio-Canada
57:54Sous-titrage Société Radio-Canada
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