- il y a 2 jours
Nous approchons à grand pas de l’élection présidentielle de 2027 et pour ce zoom d’été nous allons nous concentrer sur la question européenne au sein de la campagne :
- Quelles questions se poser ?
- Quels sont les enjeux ?
- Quel point observer dans les programmes ?
Réponses avec Ghislain Benhessa, avocat, docteur en droit public, enseignant à l’Université de Strasbourg et l'auteur de "Nos vrais maîtres : Histoire secrète des hommes qui vendent la France à l’UE" aux éditions de L’Artilleur.
- Quelles questions se poser ?
- Quels sont les enjeux ?
- Quel point observer dans les programmes ?
Réponses avec Ghislain Benhessa, avocat, docteur en droit public, enseignant à l’Université de Strasbourg et l'auteur de "Nos vrais maîtres : Histoire secrète des hommes qui vendent la France à l’UE" aux éditions de L’Artilleur.
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00:03Générique
00:13Et bonjour à tous, nous approchons, vous le savez, à grands pas de l'élection présidentielle de 2027
00:19et aujourd'hui, pour cet été, nous allons nous concentrer sur la question européenne.
00:24Quelles questions se poser ? Quels sont les enjeux ?
00:26Quels points observer dans les programmes des candidats ?
00:30Nous allons répondre tout de suite aux côtés de Guylain Bénessa.
00:32Bonjour, monsieur.
00:33Bonjour, madame.
00:34Merci beaucoup d'être avec nous.
00:35Vous êtes avocat, docteur en droit public, vous enseignez à l'université de Strasbourg.
00:39Vous avez commis plein d'ouvrages, notamment le dernier,
00:42Nos vrais maîtres, histoire secrète des hommes qui vont de la France à l'UE,
00:46cette excellente édition de l'Artilleur.
00:49Alors, pour commencer, Guylain Bénessa, selon vous,
00:52quelle place la question européenne devrait prendre dans cette future élection présidentielle ?
00:58Est-ce que c'est l'un des principaux leviers à actionner pour redonner à la France sa grandeur
01:04pour paraphraser un président américain ?
01:07En fait, la question européenne, elle est centrale, mais elle n'est que…
01:10Pour moi, elle est simplement l'avatar d'une question beaucoup plus large.
01:13C'est ce que désormais, on pense la France de façon indépendante et autonome.
01:16Est-ce qu'elle existe encore ? Est-ce qu'elle se tient debout ?
01:18Ou est-ce qu'elle n'existe que par la tutelle fondamentale
01:22que toutes les institutions ont sur elle, en premier lieu, l'Union européenne ?
01:25Donc, en fait, le problème, c'est qu'on a…
01:27Je pense qu'on va rentrer dans le vif du sujet,
01:29mais on a un ensemble de pseudo-candidats, de néo-candidats, de nouveaux candidats,
01:34de tout ce qu'on veut, parce qu'il y a une galerie de prétendants,
01:36et qu'en fait, en réalité, on a des atlantistes, d'un côté,
01:39les Raphaël Luxemann et toute la clique, je dirais, ils sont très nombreux.
01:42On a aussi des atlantistes, plus ou moins à droite,
01:44qui s'appelle Michel Barnier, qui s'appelle ce que vous voulez,
01:47et qu'en fait, aucun ou presque…
01:49Michel Barnier n'est pas candidat ?
01:50Non, alors, Michel Barnier n'est pas candidat,
01:51mais je vous rappelle qu'il voulait l'être il y a cinq ans.
01:54Il avait d'ailleurs eu une espèce de velléité.
01:57Lui, l'ex-commissaire européen à la question du Brexit,
02:00il avait eu des velléités, notamment quant à penser
02:02un bouclier constitutionnel, à penser tout un tas de choses
02:05pour que la France se libère du carcan européen.
02:07Je veux dire, c'était, passez-moi l'expression,
02:09du foutage de gueule de la part de Michel Barnier,
02:11mais ça le plaçait dans un moment où il fallait être
02:14un petit peu souverainiste, ça faisait bien dans le paysage.
02:17Et à mon avis, la question centrale de 2027,
02:19c'est que ce souverainisme-là, ou ce patriotisme-là,
02:22peu importe les mots, il existe un peu dans le lexique.
02:25Glucksmann lui-même parle de patriotisme dans son livre,
02:28en couverture, je crois.
02:29Donc on voit que la question est à la mode,
02:31mais qu'à mon avis, l'europhilie,
02:33l'europhilie est tellement, mais tellement dans le sang même
02:37de ceux qui nous gouvernent depuis si longtemps,
02:38qu'aucun n'ose vraiment balancer le bébé avec l'eau du bain.
02:41Tout le monde est profondément européiste, à mon avis.
02:44Alors que la question est centrale,
02:45presque personne n'osera l'attaquer de front.
02:47C'est le jeu depuis longtemps,
02:48mais c'est de plus en plus problématique, voire suicidaire.
02:50– On a le sentiment que cette question européenne
02:53retranscrit aussi cette fracture dans notre pays,
02:56et que cette europhilie dont vous venez de parler
02:58est très propre à nos élites, avec de gros guillemets,
03:01alors que l'euroscepticisme a gagné
03:04les couches plus modestes de la population.
03:07– Mais vous savez, la différence entre un Français
03:10et ses élites, un Français au sens très large du terme,
03:13où qu'ils vivent ou à peu de choses près,
03:15c'est qu'il regarde le réel, il est obligé.
03:17Il paye ses impôts, il paye ses factures,
03:19il paye son URSAF, il paye, pour ceux qui sont indépendants,
03:21c'est mon cas, il paye sa facture d'électricité,
03:24sa facture de gaz, il comprend que la vie a des…
03:28comment dire, que le cheminement du monde actuel
03:30a des conséquences sur sa vie concrète tout le temps.
03:32Ne parlons pas de la question migratoire, je veux dire,
03:35à part trois enchanteurs de mauvaise qualité,
03:40personne n'imagine que la vie n'a pas changé
03:41et qu'il n'y a pas une question d'immigration
03:43qui se pose tous les jours.
03:44Et de l'autre côté, les élites, en fait,
03:46franchement le terme élite, à défaut, on dira cela,
03:50on continuera, mais il faudrait un moment quand même
03:52s'atteler aussi à cette question lexicale.
03:54– L'oligarchie peut-être.
03:54– L'oligarchie, mais même ça, vous savez,
03:56il y a une question de respect, c'est-à-dire,
03:58quand on entend le mot élite, on s'imagine que c'est au-dessus,
04:01il y a un rapport vertical tout de même.
04:03Quand on entend le terme oligarchie,
04:04même s'il charrie quand même ce qu'on n'aime pas,
04:06il y a tout de même aussi un sentiment
04:08qu'il y a une caste à part, avec une velléité à part,
04:10des intérêts à part et un intellect à part.
04:12En réalité, on ne peut pas dire franchement
04:14que l'intelligence suinte à tous les étages,
04:16tout en haut de soi-disant l'échiquier,
04:18que les gens se rendent compte largement
04:20et qu'en réalité, ce que je disais tout à l'heure,
04:22c'est que les élites vivent dans un monde si déconnecté
04:24qu'eux n'ont aucun intérêt à ce que quoi que ce soit change,
04:28à la fois parce qu'ils ont appris la leçon
04:30depuis le départ, l'ENA, etc.,
04:32je parle beaucoup dans mon livre,
04:33à la fois aussi parce qu'ils imaginent
04:35qu'on ne peut jamais changer de trajectoire,
04:37on est bien là où on est,
04:38et puis disons-le aussi,
04:40parce que les privilèges sont légions en haut
04:42qu'il n'y en a plus en bas.
04:43Donc d'un côté, vous vous dites,
04:45je suis bien dans cette espèce de repère orthonormé
04:48qui s'appelle l'Union européenne,
04:49lorsque j'en profite,
04:50mais 80% de la population, honnêtement,
04:52à vue de nez, soit en souffre,
04:54soit constate que ça dysfonctionne,
04:56soit se pose des questions fondamentales
04:57en se disant, on m'avait prévu la paix,
04:59la prospérité, je veux dire,
05:01le bien-être universel,
05:03c'était un projet cancien à l'Europe,
05:04et aujourd'hui, c'est exactement l'inverse.
05:06Je disais, y rester sous cette forme,
05:08c'est suicidaire,
05:09mais ceux qui tirent les manettes aujourd'hui
05:11ne rêvent franchement pas d'en sortir,
05:12et d'ailleurs agitent le Brexit tous les jours,
05:15histoire de nous dire qu'on n'a pas le droit d'en sortir,
05:17les résultats seraient trop mauvais.
05:19– Alors, dans cet ouvrage que vous avez commis,
05:22justement, le dernier, Nos vrais maîtres,
05:24l'avantage de ce livre,
05:25c'était qu'il y avait un motif d'espoir à la fin,
05:28puisque vous disiez que globalement,
05:29cette construction juridique,
05:31qui était l'Europe,
05:32pouvait tout simplement être réécrite.
05:34Selon vous, quelles seraient les priorités
05:36dans les institutions à revoir ?
05:39– Alors, vous me prêtez un motif d'espoir,
05:42Élise, je vous en remercie, mais…
05:44– J'aime bien agiter l'espoir.
05:45– Non, non, non, mais…
05:46– C'est mon travers.
05:47– Non, non, non, je suis plein d'espérance.
05:50Plus le temps passe, plus je suis plein d'espoir.
05:52Et d'ailleurs, souvent, je ne vous cache pas
05:54qu'on m'en fait un peu grief en disant
05:56« Toi, le trajet que tu es devenu un peu béni, oui, oui ».
05:58Ce n'est pas ça, c'est qu'en fait,
06:00j'imaginais, moi, juriste, un monticule,
06:02une espèce de montagne invraisemblable
06:05à abolir, à transgresser, à affronter, etc.
06:08Alors, elle est là, la montagne.
06:09L'Union européenne, les réseaux atlantistes,
06:12les réseaux mondialistes, je veux dire, 70 ans de…
06:14On part refaire le monde.
06:15Oui, il y a tout ça.
06:18Maintenant, la chose me paraît de plus en plus simple,
06:20en réalité.
06:22J'en parlais un petit peu avec vous,
06:24la dernière fois où vous avez eu la gentillesse
06:25de m'inviter, c'est que les réseaux sentent…
06:28Quand je parle de réseaux, c'est vraiment
06:29les réseaux de pouvoir sentent que les Français
06:31n'y croient plus.
06:32Or, ces réseaux de pouvoir tiennent
06:34parce qu'ils avaient une légitimité.
06:35Parce que jusqu'à présent, malgré Lisbonne,
06:38qui est une tâche absolue en 2007,
06:40la négation au référendum de 2005,
06:42ces réseaux pensaient quand même que la propagande
06:45avait suffisamment investi les consciences
06:47pour que ça ne change pas beaucoup.
06:49Or, je pense exactement l'inverse.
06:50D'une part, que ça commence à se voir tellement
06:52que ça se suive de partout.
06:54D'où les sondages.
06:55On sent quand même que la question européenne
06:57est au centre des inquiétudes,
06:58plus tellement de la confiance des Français
07:01à l'égard de la chose européenne,
07:02la construction européenne,
07:02de Jean Monnet à Macron,
07:04mais aussi parce que, je vous disais,
07:06motif d'espoir,
07:07si demain, 2027, peut-être,
07:112032, à mon avis, un peu plus,
07:13parce que 2027,
07:14je pense que le sabotage
07:16eu égard à la guerre en Ukraine, etc.,
07:18est massif,
07:18mais bon, peu importe,
07:19je pense qu'il suffira au président élu
07:23de liquider, en fait,
07:24l'appareil administratif
07:26ou l'État profond,
07:27c'est-à-dire de remplacer
07:28tous ceux qui, aujourd'hui, usinent
07:30les petits rouages qui nous empêchent,
07:33si le président élu décide de faire ça,
07:35un nettoyage de fond en comble,
07:37on peut repartir à l'endroit
07:38assez rapidement,
07:39parce qu'en réalité,
07:40le problème, c'est que
07:41tout ce qu'on envisage de faire,
07:44je veux dire, balancer par-dessus bord
07:45la jurisprudence des grandes cours,
07:48la Commission européenne,
07:49les normes des commissaires,
07:50les normes du Parlement européen,
07:51tout ce que vous voulez,
07:52si demain, vous avez une armée
07:54à votre service,
07:55vous pouvez commencer
07:56à faire quelque chose.
07:57Le problème, c'est qu'on a
07:58une armée de comploteurs,
07:59ce qui a comme conséquence
08:00qu'un président élu demain
08:02ne pourra rien faire
08:03s'il ne vire pas absolument
08:04tout l'appareil,
08:05parce qu'en fait,
08:06il aura des couteaux dans le dos.
08:07Brutus fait le travail
08:08pour tuer César
08:09aussi vite que César
08:10sera assis sur le trône.
08:12– Et selon vous,
08:13comment le président français,
08:15en 2032,
08:16si j'ai bien compris,
08:18pourrait réussir aussi
08:19à réformer non pas seulement
08:20l'appareil d'État français,
08:22mais aussi les institutions européennes ?
08:23Parce que c'est deux choses différentes,
08:24on imagine qu'il n'aura pas prise
08:25sur tout l'appareil européen.
08:27– Alors, si vous permettez,
08:30moi, président de la République,
08:31pour oser un aphorisme
08:32à la France ou à Hollande,
08:33en fait, je pense qu'il faut
08:35voir ça en deux temps.
08:37Voir ça en deux temps.
08:38Et d'ailleurs, à mon sens,
08:39c'est une erreur
08:40que commettent certains souverainistes
08:41ou de la cause nationale.
08:43Je le dis tout de suite ici,
08:44je me fous de savoir
08:45si on est nationaliste,
08:46souverainiste, identitaire, etc.
08:47Tout ce qui est la France
08:48me va très bien.
08:49Je prends tout.
08:50J'ouvre tous les tiroirs,
08:51on embarque tout le monde ensemble.
08:52L'aventure est belle
08:53lorsque l'Union fonctionne.
08:54Bref, je dis ça parce que plan de temps,
08:58premièrement, le président de la République,
09:01au sens, je veux dire, son gouvernement,
09:03ont les leviers pour reprendre en main
09:05l'administration française.
09:07Là, faisons, soyons clairs,
09:09on peut revoir les agences
09:10de fond en comble.
09:11Là, il y a quand même,
09:12on commence à se rendre compte
09:13depuis quelques temps
09:14du nettoyage des écuries d'eau,
09:15j'ai assez à faire,
09:16les agences qui ne servent à rien,
09:18je veux dire, le gavage absolu,
09:19les normes,
09:20l'implémentation de règles,
09:22en fait, à tous les niveaux.
09:22On est en plein milieu du mois d'été,
09:24je veux dire,
09:25on a vécu la canicule récente,
09:28je veux dire,
09:29on a bien vu qu'on est capable
09:30d'avoir des agences
09:31qui nous pondent des mémos,
09:33des affiches et de la propagande
09:34sur comment boire de l'eau.
09:36Je veux dire, on en est là.
09:37Donc, si déjà,
09:38vous liquidez tout ce qui pompe
09:40une énergie et un fric de dingue
09:41à l'échelle de France,
09:42comme dirait Macron,
09:43ce fameux fric de dingue,
09:44ça veut dire que,
09:45premièrement,
09:45vous commencez par ça.
09:47Deuxièmement,
09:47toujours en question française,
09:49vous poursuivez en,
09:50je veux dire,
09:51en remplaçant nos pseudo-élites
09:53ou plutôt l'État profond
09:55par des gens qui pensent
09:55que France.
09:56Je m'explique.
09:58Nous avons,
09:58on nous dit tous les jours
09:59qu'on ne peut rien faire
10:00parce que les juges nous empêchent.
10:02L'affaire Liana
10:03est un révélateur
10:04des dysfonctionnements
10:05de la justice,
10:05mais la justice,
10:07ce n'est pas juste
10:08des questions de personnes,
10:09c'est des questions structurelles.
10:11Pourquoi je dis ça ?
10:12Parce que,
10:12si vous remplacez
10:13tout l'appareil
10:15de la Cour de cassation,
10:16du Conseil d'État,
10:17du Conseil constitutionnel,
10:18d'accord,
10:19Richard Ferrand,
10:19là encore,
10:20n'est que l'avatar
10:20de tous les gens
10:21qui se cachent derrière,
10:22demain,
10:23vous pouvez refaire
10:24une politique en France
10:24avec des gens
10:25qui considèrent
10:26que la Constitution française,
10:27le peuple français
10:28et notre souveraineté
10:29veulent plus que l'Europe.
10:31Je rappelle que,
10:32juridiquement,
10:32ce que je dis est juste.
10:33C'est toujours supérieur
10:35à l'Europe,
10:35sauf qu'on a implémenté
10:36dans les consciences
10:37notamment des élites
10:38qu'on n'avait plus le droit
10:39de penser comme ça.
10:40Donc,
10:40premièrement,
10:41vous mettez d'équerre
10:42la machine française
10:44de fond en compte.
10:46Je pense qu'il y aura
10:47quelques levées de bouclier,
10:49quelques frictions
10:50et je pense qu'il y a intérêt
10:51à avoir un goûteur
10:52près de vous
10:52pour éviter que ça ne finisse mal.
10:57Restons polis,
10:57restons courtois.
10:59Et dans un deuxième temps,
11:00une fois que vous avez ça,
11:02vous n'allez pas à Bruxelles
11:03pour négocier des restes.
11:05Vous n'y allez pas
11:06parce que subsiste l'idée
11:08d'obtenir 10% d'autonomie
11:10sur un vague sujet.
11:10Vous y allez avec une armée
11:12en rang qui sur chaque sujet
11:14va rappeler les priorités,
11:16la primauté,
11:16la supériorité de la France
11:17sur l'Europe.
11:18Ça veut dire que l'idée pour moi
11:19n'est pas de réformer
11:20les institutions européennes.
11:22L'idée,
11:23c'est de démonter
11:23les institutions de l'intérieur,
11:25de les démonter,
11:26d'avoir une armée
11:26qui est là pour rappeler
11:27que la plupart des normes
11:29qu'on applique tous les jours
11:29n'ont aucune validité,
11:31que les jurisprudences
11:31d'un cours de justice
11:32de l'Union européenne
11:33sont prises par des gens
11:34qui n'auraient jamais dû être là,
11:34qu'un ensemble
11:35des choses que nous appliquons
11:36ont été faites
11:37de façon illégale.
11:38Je l'explique dans mon livre
11:40en noir sur blanc,
11:42en long et en large.
11:44Si on y va
11:45avec une mentalité
11:46de cette nature,
11:47on ne va pas se lancer
11:48dans des grandes procédures
11:49de 12 ans
11:49pour reprendre
11:50l'alénéa terre
11:51de l'article 137 bis.
11:52D'accord ?
11:53On n'y arrivera jamais.
11:54Il faut y aller
11:55en pensant que l'Europe
11:56dans notre tête
11:57n'existe plus telle qu'elle existe.
11:59Il faut se libérer
12:00complètement
12:01de la doxa,
12:02des implications,
12:03des obligations
12:05qui sont un tissu
12:06de conneries
12:07la plupart du temps.
12:08D'accord ?
12:09Il y a tout un tas
12:10de choses pratiques
12:10qu'on pourrait également penser.
12:11On n'a pas le temps
12:12de l'aborder aujourd'hui
12:13mais il y a énormément de choses.
12:14Une fois que vous allez
12:15dans cette idée,
12:18vous faites exactement
12:19comme de Gaulle
12:19à l'époque de la chaise vide.
12:20Lorsqu'il a fait ça de Gaulle,
12:22il n'en avait strictement
12:22rien à foutre
12:23des implications
12:24du traité de Rome.
12:25Il a juste dit
12:25demain je ne viens plus.
12:27C'est terminé.
12:28On s'arrête là.
12:29Si ça continue,
12:30on divorce eux-mêmes.
12:31C'est toute une histoire
12:32très longue
12:32parce que je raconte
12:33dans mon bouquin
12:34que le Quai d'Orsay
12:35lui-même envisage
12:35la question du Frexit
12:36en 1965-1969.
12:39C'est une longue histoire.
12:40Si on y va
12:41avec cette énergie,
12:42cette envie de faire,
12:43tout deviendra possible.
12:45On fait juste
12:46exactement l'inverse
12:46depuis 70 ans
12:47pour des privilèges,
12:48des petites places,
12:50une idéologie en place.
12:51Vous savez,
12:52lorsqu'on appartient
12:53au même monde
12:53qui sévit depuis 70 ans,
12:55pourquoi vouloir le changer ?
12:56– Bien sûr.
12:57On vous opposerait quand même
12:58qu'il y a eu
12:59quelques personnalités
13:00qui ont tenté
13:01d'en faire qu'à leur tête,
13:02j'allais dire,
13:03face à l'appareil européen.
13:04On pense bien sûr
13:05à Victor Orban,
13:05même si tout n'a pas été réussi.
13:08On a bien vu
13:09qu'il avait reçu
13:11des mesures de rétorsion
13:12incroyables
13:12de la part de l'appareil d'État,
13:14de l'appareil européen,
13:15pardon,
13:15l'absurde révélateur.
13:16Et à la finale,
13:18ils auront eu sa peau.
13:19– Alors, vous avez raison,
13:20mais il y a quand même
13:22une différence majeure.
13:23– C'est l'Hongrie
13:24et ce n'est pas la France.
13:25– Alors, disons-le rapidement,
13:27mais également en longueur,
13:29Victor Orban n'aura jamais,
13:31je veux dire,
13:32ce qu'il revienne
13:33ou qu'il ne revienne pas,
13:33peu importe,
13:34je veux dire,
13:34et les histoires hongroises
13:35sont du domaine de la Hongrie.
13:37Et on pourrait dire
13:38la même chose en Pologne,
13:39en Moldavie,
13:40je veux dire,
13:40les questions sont longues
13:41ou en Italie avec Mélanie
13:42pour d'autres motifs
13:44et d'une autre manière.
13:45Mais chaque pays l'aborde
13:46de la façon qui est la sienne.
13:47Moi, ce qui m'intéresse,
13:48c'est qu'on est là depuis le début,
13:50le traité de Rome,
13:51c'est partiellement nous,
13:52c'est largement nous.
13:53Notre administration française
13:54ne trahit pas depuis quelques années.
13:56Elle trahit depuis 75 ans.
13:57D'accord ?
13:58Ce que j'indique dans mon bouquin,
13:59c'est que le premier jour
14:00dans le bureau de Jean Monnet,
14:01j'ai la preuve,
14:02je veux dire,
14:02je commence à me faire agresser
14:03par deux, trois juristes,
14:05pour moi, de pacotis,
14:06mais qui ont le bon ton
14:07d'être nommés
14:07dans les endroits qu'il faut
14:08et qui me disent
14:09ton truc c'est du complotisme.
14:14Ça veut dire qu'ils sont là
14:15depuis 76 ans.
14:1776 ans.
14:18Ça veut dire que
14:18quand nous entrons en conflit
14:20avec l'Europe
14:20ou notre administration,
14:22contrairement à Orban
14:23et à d'autres pays,
14:24ils n'ont pas quelques années
14:25à gérer.
14:25Ils n'ont pas une entrée tardive
14:26dans l'Union européenne.
14:27Ils n'ont pas, vous voyez,
14:28la conversion des années 2000
14:30à gérer.
14:32Ils ont la conversion
14:33des années 2000 à gérer.
14:34Nous avons 75 ans
14:35de traîtrise à gérer.
14:38Le renversement est d'autant plus lourd.
14:40Mais surtout,
14:41dans le rapport
14:42que la France entretient
14:42avec l'Europe,
14:43vous savez,
14:43le cas d'école pour moi,
14:45je l'ai esquissé tout à l'heure,
14:46pour moi,
14:47c'est vraiment le cas d'école,
14:48c'est que
14:49lorsque de Gaulle
14:50fait la chaise vide,
14:52j'ai découvert
14:53une note,
14:54alors je le dis
14:55parce que j'ai eu
14:56quelques fans
14:57de François Asselineau
14:58qui m'expliquent
14:59que je pique des idées,
15:00alors je serais juste ravi
15:02de rappeler que non,
15:03c'est parce que cette note
15:03n'a jamais été publiée nulle part
15:05et que je l'ai publiée.
15:06D'ailleurs,
15:06Florian Philippot et d'autres
15:07ont eu la gentillesse
15:08de me citer en disant
15:08voilà, on a découvert un truc.
15:10Pourquoi est-ce que
15:11j'insiste là-dessus
15:11parce que cette découverte
15:12a ouvert mes yeux,
15:13vraiment,
15:14a changé mon regard
15:15sur le système européen ?
15:17C'est que lorsque de Gaulle
15:18fait la chaise vide
15:18qui aboutit
15:19à un compromis de Luxembourg,
15:21compromis qui,
15:22trois mois avant,
15:23aurait été impossible
15:24si on écoutait
15:25les gens d'aujourd'hui,
15:25vous voyez,
15:26parce qu'on n'a pas le droit,
15:27que c'est interdit,
15:28que c'est contraire à la norme,
15:29enfin bref,
15:29c'est contraire à la primauté européenne,
15:31de Gaulle l'a fait.
15:32Mais en sourdine,
15:34le Quai d'Orsay
15:34lui adresse
15:36une note,
15:37une note,
15:38dans laquelle
15:38il est indiqué noir sur blanc
15:40que le stratagème de de Gaulle
15:42n'est pas assez radical
15:43parce que si la France
15:44veut s'en sortir,
15:45elle doit envisager,
15:46je cite,
15:47une sortie des traités.
15:49Ça veut dire
15:50que le ministère
15:51des Affaires étrangères
15:52dit au président
15:52de la République,
15:53Charles de Gaulle,
15:54c'est bien ton compromis,
15:55c'est bien ta tentative,
15:56mais en réalité,
15:57il n'y aura pas de salut
15:58sans sortie des traités,
15:59c'est-à-dire Frexit.
16:02Pourquoi je dis ça ?
16:03Ça veut dire que,
16:04premièrement,
16:05si de Gaulle,
16:06on fait dire
16:07beaucoup de choses à de Gaulle,
16:08mais si de Gaulle,
16:09à mon avis,
16:10n'avait pas déjà géré
16:11tellement de choses
16:11en 12 ans,
16:13je pense qu'il aurait réfléchi
16:14à cette question
16:14encore plus clairement.
16:16Je pense qu'il n'a pas saisi
16:17tout à fait l'impact
16:18de plein de choses
16:18sur le droit européen,
16:20la primauté,
16:20la commission,
16:21c'était balbutiant.
16:22Et deuxièmement,
16:23ça veut dire que les patriotes
16:24que nous avions encore
16:25un petit peu
16:27dans les arcanes
16:28des ministères,
16:28de nos ministères,
16:30réfléchissaient encore
16:31dans un rapport de force
16:32et se demandaient
16:33quel serait l'avenir du pays.
16:35Imaginez une seule seconde
16:36aujourd'hui
16:37qu'un conseil juridique
16:38du ministère
16:39des Affaires étrangères
16:39ose écrire à Emmanuel Macron
16:41« Je te conseille
16:42de sortir de l'Union européenne
16:43sinon il n'y a plus
16:44d'avenir pour nous ».
16:45C'est impensable.
16:46Dans le système actuel,
16:48moi je dis,
16:49il faut juste refaire
16:50une France
16:50où nous n'avons que
16:51ce genre de conseillers
16:53en sourdine,
16:54nous n'avons que
16:55ce genre de stratège
16:56avec nous,
16:56avec une armée comme ça,
16:58imaginez ce que vous faites
16:59en quelques jours,
16:59c'est même délirant
17:01tellement on n'envisage
17:02pas la chose possible.
17:03Alors des conseils comme ça,
17:04évidemment,
17:04dans les institutions françaises,
17:06il y en a peu,
17:07pour autant on a aussi…
17:08Peu ou pas.
17:09Ou pas du tout peut-être,
17:10il y en a peu ou pas du tout
17:12aussi dans les médias français.
17:14Oui, alors vous avez raison.
17:17Vous savez, peu ou pas.
17:19Je vous trouve dur,
17:20Élise, vous me permettez,
17:21je vous trouve dur.
17:23Peu ou pas.
17:24La DOC, ça fait son trou,
17:25je suis d'accord
17:25et peut-être que je me réjouis
17:27de trop,
17:28mais vous savez,
17:29comme sur tout un réseau
17:31de questions,
17:33la question migratoire,
17:34mais également la question
17:35même de l'environnement
17:35et d'autres questions énergétiques,
17:37etc.
17:38La question pétrolière fondamentale,
17:40la guerre énergétique de demain,
17:41je veux dire,
17:41on a globalement
17:42un son de cloche principal,
17:45d'accord,
17:45on va dire,
17:45les médias mainstream,
17:46la plupart,
17:47on est d'accord,
17:48mais en même temps,
17:49regardez récemment,
17:50on a appris,
17:51ce qui est en lien direct
17:52avec la stratégie
17:53d'Emmanuel Macron,
17:54on a appris récemment
17:55que le point de passage
17:58était passé,
17:58puisque pour la première fois,
18:00les Français de moins de 35 ans,
18:02je crois,
18:02s'informent davantage
18:04via les réseaux sociaux
18:05que via les journaux
18:06et les médias mainstream.
18:08Ce qui veut dire
18:08que consciemment,
18:09inconsciemment,
18:09il y a des gens
18:10qui se disent,
18:11à mon sens fort légitimement,
18:12on nous ment,
18:14on nous raconte quelque chose
18:15qui ne correspond pas.
18:16J'entends dire des choses,
18:17mais ce n'est pas ce que je vois.
18:18Alors,
18:18on peut me dire
18:19qu'il y a de l'ignorance,
18:20on peut dire qu'il y a plein,
18:20mais il y a de l'ignorance
18:21partout,
18:21je veux dire,
18:22les gens ont besoin
18:23de s'informer différemment.
18:24Je pense que sur l'Europe,
18:25c'est pareil.
18:26Quand vous mettez
18:27dans la tête des bambins,
18:29depuis 70 ans,
18:30un peu de choses près,
18:31que l'Europe,
18:31c'est la paix.
18:32D'accord ?
18:33Je ne sais pas
18:34si vous avez des enfants,
18:35autour de moi,
18:36beaucoup de gens en ont,
18:37je constate que leurs enfants
18:38l'apprennent à l'école,
18:39encore maintenant,
18:40et qu'ils voient
18:41que l'Europe,
18:42c'est la paix,
18:42c'est la prospérité,
18:43c'est la paix perpétuelle,
18:44etc.
18:44Et ces mêmes enfants
18:45sortent de là,
18:47sortent de là,
18:48vont à la gare du Nord,
18:50d'accord ?
18:50Voient l'État
18:50de la gare du Nord,
18:52vont,
18:52traversent la France
18:53et voient une France périphérique,
18:55alors pour le coup propre,
18:56agréable,
18:56il fait parfois encore
18:57bon vivre dans la France
18:59qui est la nôtre,
18:59retourne en métropole
19:00et voit la diversité,
19:02cette merveilleuse diversité
19:03s'installer,
19:04voient les problèmes
19:04de migration que nous avons,
19:05mais voient également
19:06le choc économique,
19:07la crise des classes moyennes
19:09qui crève les yeux,
19:10il n'y a pas besoin
19:10de l'envisager autrement
19:12et ils se disent quand même,
19:13alors,
19:13les indicateurs économiques
19:15à écouter la France
19:15d'Emmanuel Macron,
19:16c'est la France incite
19:18à faire
19:19et Emmanuel Macron
19:21se gargarise
19:22d'une France
19:23qui a repris le flambeau
19:24de force de propulsion
19:27pour les investissements
19:28internationaux,
19:28une France hors sol
19:30qui existe quelque part
19:31entre les statistiques
19:32de l'INSEE
19:32et le grenier de l'Elysée,
19:34voilà cette France-là
19:35qui existe quelque part
19:36et eux regardent
19:37ce qui se passe,
19:38c'est fort logiquement
19:39qu'ils vont vers
19:40les chaînes alternatives,
19:42qu'ils demandent
19:43à s'informer autrement,
19:44qu'ils se disent
19:45que finalement,
19:46l'ARCOM est bien,
19:46c'est bien beau tout ça
19:47mais mon Dieu,
19:49manifestement il y a un problème
19:49et regardez le cas
19:50Charles-Henri est là
19:51à l'oncle récemment
19:52avec l'audiovisuel public,
19:54imaginez le français moyen,
19:55d'accord ?
19:56Moyen dans ma bouche
19:57n'a rien de péjoratif,
19:58je suis un français moyen,
19:59d'accord ?
19:59Le français qui regarde ça
20:00et qui s'aperçoit
20:01du système
20:03de facturation
20:05d'aimants
20:05et des privilèges
20:06de l'audiovisuel public.
20:07Ces gens veulent donc
20:08une autre information
20:10et ils veulent
20:10petit à petit
20:11qu'on fasse exploser
20:12ce système
20:13pour rendre l'argent
20:13aux Français.
20:14Sur le fond,
20:15je ne dis pas grand-chose
20:16d'autre sur l'Europe,
20:17la seule chose que je fais
20:18c'est que je le documente,
20:19je le démontre,
20:20preuve à la pluie
20:21pour essayer de trouver
20:22demain le cheminement
20:23d'une France qui se relève.
20:24Vous savez,
20:25si j'écrivais juste
20:26pour le plaisir d'écrire,
20:26je ne le ferais pas
20:27parce que précisément
20:28j'ai l'ambition tout de même
20:30qu'il existe encore un chemin,
20:31on est quand même nombreux
20:32à le croire,
20:32il faut écrire pour cela
20:33et essayer de dessiner
20:34des perspectives pour 2027
20:36ou peut-être 2032.
20:38Alors justement,
20:38il y a une forme
20:39de légende urbaine
20:40entre guillemets
20:40qui considère que Marine Le Pen
20:42en 2017 s'est effondrée
20:45précisément parce que
20:46Florian Philippot
20:46prenait une ligne
20:47extrêmement dure
20:48sur la question européenne
20:49puisqu'il prenait même
20:50le Frexit,
20:52la sortie de l'euro
20:54et d'autres institutions.
20:56Est-ce que ce n'est pas
20:57un peu contradictoire
20:58avec ce que vous nous expliquez
20:59de cette défiance populaire
21:01qui grimpe de plus en plus
21:02vis-à-vis de l'Union européenne
21:03et comment on explique
21:06ce silence assourdissant,
21:07allais-je dire,
21:09des gens qui parlent du Frexit
21:10dans les médias du système ?
21:12Alors déjà, premièrement,
21:13est-ce que j'ai parlé
21:13de Frexit personnellement ?
21:15Pas vraiment.
21:16Je vous dis qu'il y a
21:16un appareil d'État
21:17liquidé et qu'ensuite,
21:19on pourra faire des choses,
21:21quelles qu'elles soient.
21:22Deuxièmement,
21:23sur le cas Marine Le Pen
21:23en 2017…
21:24Si je peux me permettre
21:24que vous défendiez,
21:25vous ou non,
21:26le Frexit,
21:27on voit bien qu'il y a
21:27une critique puissante
21:28de l'Union européenne
21:29qui peut aller
21:30chez certains candidats
21:31jusqu'au Frexit
21:32et on voit bien
21:32que le Frexit
21:33est une critique
21:34de l'Union européenne
21:35qui a peu le droit
21:36de citer dans les médias
21:36du système.
21:37Je précise mon propos.
21:39Non, mais j'entends bien.
21:40Prenons parce que le Frexit
21:43souffre de la campagne
21:44désormais anti-Brexit.
21:47D'accord ?
21:47Campagne anti-Brexit
21:48d'origine,
21:49campagne anti-Brexit
21:49d'aujourd'hui.
21:50Ça se poursuit.
21:51On nous dit,
21:51si les Anglais avaient su,
21:54si vous lisez le Monde,
21:55ce que je fais de temps en temps,
21:56il m'arrive malheureusement
21:57de m'informer aussi,
21:58un peu comme tout le monde,
22:00d'accord ?
22:00Sans mauvais jeu de mots.
22:02Si vous écoutez le Monde,
22:03les Anglais,
22:03s'ils avaient su,
22:04n'auraient pas quitté
22:05l'Union européenne.
22:06Les Britanniques
22:07ne seraient pas partis.
22:08C'est les catastrophes,
22:09les plaies d'Égypte
22:10se sont abattues,
22:11etc.
22:12Bref,
22:12on nous promettait
22:13les plaies d'Égypte,
22:13elles ne sont pas arrivées
22:14et on les promet encore.
22:16Bref,
22:17ça veut dire que le Brexit
22:18joue comme le dernier
22:19chiffon rouge ultime
22:21de regarder,
22:21on a tenté le coup,
22:22enfin les Anglais ont tenté le coup,
22:23ils ont filé à l'anglaise
22:24et finalement ça n'a donné
22:25aucun résultat
22:26ou pas les résultats escomptés.
22:28Or,
22:28ce que moi je défends
22:29et je pense que le réel
22:30me donne de plus en plus raison,
22:32c'est que l'Angleterre
22:33n'a pas souffert du Brexit
22:34parce que le Brexit
22:35est une mauvaise option.
22:37L'Angleterre souffre
22:38parce que les élites
22:38ont décidé d'annuler le Brexit.
22:40Parce que depuis
22:41que le Brexit a eu lieu,
22:42tout a été fait
22:43pour rester sans dire
22:44dans l'Union européenne
22:45tout en profitant
22:46des largesses
22:47de la sortie de l'Union.
22:48Au fond,
22:49vous savez quoi ?
22:49Les Anglais sont restés,
22:50les Anglais.
22:52De l'époque de De Gaulle,
22:53De Gaulle n'en voulait pas
22:54parce qu'il disait
22:54non mais attendez,
22:55on fait rentrer
22:55la Grande-Bretagne,
22:56ce sera le cheval de Troie
22:57des États-Unis
22:58dans l'Union européenne,
23:00dans la construction européenne.
23:03a quitté
23:03mais voudrait profiter
23:04un morceau
23:05en étant à moitié dedans
23:06tout en étant
23:07totalement de haut.
23:08D'ailleurs,
23:09même les travaillistes
23:10pro-retour dans l'Union
23:12ne le disent pas
23:13et disent,
23:13il y a trois chiffons rouges,
23:14ils le disent souvent,
23:15on ne veut pas du droit européen.
23:16En fait,
23:16ils ne veulent pas de l'Europe.
23:18Ils ne veulent pas
23:18la libre circulation,
23:19c'est-à-dire qu'ils ne veulent
23:20pas vraiment y retourner
23:21et ils ne veulent pas
23:22de l'Union douanière.
23:23Et ils n'avaient pas l'euro.
23:24Et ils n'avaient pas l'euro
23:25et ils ne le voudront toujours pas.
23:26Donc en réalité,
23:27on est toujours
23:27dans ce détricotage
23:28d'une relation spécifique
23:30Grande-Bretagne-Union européenne.
23:33Nous,
23:33dans le cas du Frexit,
23:34c'est différent.
23:35C'est fondamentalement différent.
23:37D'une part,
23:37parce que n'étant pas sortis,
23:39on joue,
23:40comment dire,
23:42on est tributaire
23:43du cas anglais,
23:44je disais,
23:44qui fait des dégâts
23:46auprès de la population
23:47et dans les médias
23:47qui s'en servent.
23:49Et deuxièmement,
23:49parce que le cas de la France,
23:51c'est qu'elle ne quitte pas
23:53ou elle ne quitterait pas
23:54l'Union européenne.
23:54Elle l'a démontré.
23:56Parce que vu que la France
23:57est créatrice de l'Union européenne,
23:58que le couple franco-allemand
23:59est fondateur,
24:00qu'on le veuille ou non,
24:01que depuis le départ,
24:02ce que lui,
24:03le traître Jean Monnet,
24:05d'accord,
24:05je n'arriverai jamais
24:05à l'appeler désormais autrement,
24:07d'accord,
24:07le traître Jean Monnet
24:08et tous ces petits sbires d'époque
24:09ayant tellement soigneusement
24:10mis en place
24:11Robert Schumann et les autres,
24:13mis en place
24:14cette espèce de lavage de cerveau,
24:15on ne s'imagine pas
24:16pouvoir sortir
24:17sans tout casser.
24:19Et moi,
24:19ce que je dis,
24:20c'est que,
24:20en fait,
24:21la question n'est pas
24:21de casser l'Union européenne,
24:27on va entrer dans une procédure
24:27de séparation
24:28qui va durer 20 ans.
24:30La question,
24:30c'est de considérer demain,
24:32parce que quand on fait le boulot,
24:34on comprend
24:34que depuis 50 ans,
24:35on nous enfume
24:36à partir d'une machine
24:37qui est depuis le départ
24:39illégale.
24:40Les décisions rendues
24:41par la Cour de justice
24:41dans les années 60,
24:42qui sont soi-disant fondatrices,
24:44elles sont illégales.
24:45Les compétences
24:45de la Commission européenne
24:46sur tout un tas de sujets,
24:49santé, économie,
24:50immigration,
24:50elles sont illégales.
24:52Si vous voyez la machine
24:53comme ça,
24:53vous n'avez pas besoin
24:54de la quitter,
24:56vous la faites imploser.
24:57Vous prenez votre distance
24:59vous-même,
24:59parce que seul votre pays compte.
25:02Arrêtons d'être servile.
25:03Vous n'allez pas à la table
25:05d'un homme qui rêve
25:06de vous mettre une balle
25:06dans la tête.
25:07Vous décidez vous-même
25:08de prendre l'arme
25:09pour le tirer dessus.
25:10La question est réglée
25:11de cette façon-là.
25:12Or, vu qu'on ne l'a jamais vu ainsi,
25:14en fait depuis De Gaulle,
25:15et depuis cette note,
25:17cette fameuse note
25:17des années 60,
25:18on est rentré
25:19dans un discours servile
25:20et vu que la France
25:21est construite,
25:23le père spirituel
25:24de la construction européenne
25:25avec quelques autres évidemment,
25:26on en est là,
25:27pied et poing lié,
25:28à dépendre des élites
25:30ultra pro-européennes,
25:32Macron et tous les autres
25:33d'ailleurs qui suivent,
25:34et on n'arrive pas
25:35à penser en dehors
25:36d'une matrice
25:37sans être,
25:37pour moi, caricatural,
25:39c'est-à-dire soit on gobe tout,
25:40soit on gobe rien,
25:42je veux dire,
25:42à mon sens,
25:43il y a tout un travail à faire
25:44parce qu'on peut tout seul
25:45déjà largement faire le travail,
25:47mais pour ça,
25:48il faut un commencement absolu,
25:49c'est le courage
25:50et c'est la sortie totale
25:52des repères orthonormés
25:53sous lesquels nous vivons
25:54depuis 1969,
25:55c'est-à-dire le départ
25:56du général de Gaulle.
25:57– Toute dernière question,
25:58question Guylain Benassa,
26:00est-ce qu'il y aurait
26:02un critère
26:03sur lequel les Français
26:04devraient être
26:05particulièrement vigilants
26:07quand ils lisent
26:07les programmes des candidats
26:09en 2027,
26:10même si on a compris
26:11que vous n'aviez pas
26:12énormément d'espoir
26:13pour 2027,
26:13mais davantage pour 2032 ?
26:15– Alors si,
26:15sur la question européenne,
26:16je présume ?
26:17– Bien sûr.
26:17Alors, moi j'aurais plutôt
26:19une recommandation
26:20à mon maigre niveau,
26:21parce que la recommandation
26:22vaut ce qu'elle vaut,
26:23c'est que ce que j'ai découvert,
26:25même moi j'étais un peu sidéré
26:26de le voir aussi nettement,
26:29c'est que depuis 1950,
26:30à nos jours,
26:31l'Europe s'est exclusivement fondée
26:32sur le rêve fédéral,
26:33il n'y a jamais eu
26:34de sortie possible,
26:35premier discours de Jean Monnet,
26:37père de la construction européenne
26:37lorsqu'il est à la tête
26:38de la Commission,
26:39premier discours,
26:40il dit,
26:40on pourra tout modifier,
26:42sauf deux éléments,
26:43la supranationalité
26:44et le fédéralisme.
26:45Il va être depuis
26:47le rêve fédéral
26:47et le seul rêve.
26:49Pourquoi je dis ça ?
26:50Ça veut dire que
26:51lorsque les Français
26:51regardent le programme
26:52des candidats
26:53et qu'il est indiqué
26:54un truc du genre,
26:56on va réformer
26:57de l'intérieur
26:57l'Union européenne
26:58ou il faut mieux
26:59organiser l'Union européenne
27:01ou comme disait
27:02Jacques Chirac à l'époque,
27:03Jacques Chirac disait
27:04oui,
27:06il faut lutter
27:07pour une Europe
27:07mieux organisée.
27:09Il osait dire
27:09ce genre de phrase
27:10un peu creuse
27:10dès que la promesse
27:12est lancée
27:13d'une petite touchette,
27:15d'une petite réformette,
27:16d'une petite révision
27:17de l'intérieur,
27:17on va un petit peu
27:18changer le système,
27:19on est plus forts ensemble
27:20mais tout de même
27:20il faut rester dedans.
27:21Tout ça
27:23doit être revêtu
27:24d'un seul tampon,
27:25ça s'appelle
27:26le fédéralisme.
27:27Donc soit
27:28on décode le logiciel,
27:30on comprend que c'est
27:30le fédéralisme
27:31toujours plus,
27:32soit c'est la mort,
27:33vous savez le vieux mot
27:34« liberta or muerte »
27:36je veux dire
27:36la liberté ou la mort.
27:37Si on comprend
27:38ce décodeur,
27:39si on a ce décodeur
27:40fédéraliste en tête,
27:41on comprend vers quoi on va,
27:43que les candidats
27:44s'appellent Raphaël Glucksmann,
27:45François Bayrou,
27:45il ne sera jamais candidat,
27:46j'espère pas en tout cas,
27:48ou peut-être,
27:49il est parti de peau,
27:49il va peut-être revenir
27:50sur la dernière ligne droite,
27:51je ne pense pas,
27:52Édouard Philippe,
27:53etc.
27:54pour 2032,
27:54pour 2037,
27:55c'est quand même
27:56le survivant de tout,
27:57enfin bref,
27:58quel que soit,
27:59Gabriel Attal,
27:59tous les autres,
28:00quelle que soit la façon
28:01de l'aborder,
28:02tous ces gens
28:02ne proposent des mots,
28:03des pansements
28:04qui sont exclusivement
28:05des caches-sexes
28:08sur un seul terme fondamental,
28:09ça s'appelle
28:09le fédéralisme,
28:10il faut que les Français
28:14aura compris la mort programmée
28:15et le suicide programmé,
28:17tout ce qui viendra
28:17en su de ça
28:18s'appelle autrement,
28:20mais en réalité,
28:20c'est le seul
28:21et maître mot
28:21de tout leur programme,
28:22le fédéralisme,
28:23j'entends simplement
28:24moins qu'on en revienne,
28:25vous savez,
28:26malheureusement à la France,
28:27et la France dans
28:27un fédéralisme européen,
28:29c'est suicidaire pour elle
28:30et c'est suicidaire
28:31pour les Français.
28:32– Merci beaucoup,
28:33Guylain Bénessa,
28:34d'être venu,
28:35je rappelle à nos téléspectateurs,
28:36on peut retrouver
28:37sur la boutique de TVL
28:38votre dernier ouvrage
28:38Nos vrais maîtres,
28:39histoire secrète
28:40des hommes
28:41qui vendent la France à l'UE,
28:42c'est aux éditions
28:43de l'Artilleur.
28:44A bientôt et bon été.
28:46– Sous-titrage Société Radio-Canada
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