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  • il y a 11 mois
Ce jeudi 23 octobre, Olivier de Royère, gérant actions chez Montpensier Arbevel, s'est penché sur la chute de Dassault Systèmes après la baisse de ses prévisions 2025, la hausse du cours du pétrole, et l'accélération de la croissance de Renault grâce à la performance de Dacia, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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00:01BFM Bourse, vos placements, nos conseils sur BFM Business.
00:06Antoine, donc énormément de publications aujourd'hui, une avalanche comme on aime à dire régulièrement.
00:11Le marché prend plutôt le verre à moitié plein, le CAC 40 est en hausse.
00:15Oui absolument, alors c'est vrai qu'en plus on a singulièrement le soutien de Total qui gagne 2% à 54,13€.
00:21Alors c'est pas un des top 3 des capitalisations boursières du CAC 40, on est redescendu bien loin,
00:26mais c'est une aide appréciable. Non, la plus forte hausse, elle est pour Kering qui gagne 9,14% à 346,30€.
00:34Des ventes en baisse encore, Gucci en baisse encore, mais sur une cadence qui est nettement moins élevée que les trimestres précédents.
00:40Et puis on a des signaux plutôt positifs du côté de plusieurs marchés clés.
00:45La marque Gucci retrouve un peu d'attrait, c'est ce que disent les responsables du groupe.
00:48Donc du coup, on rachète à nouveau le titre qui avait quand même pas mal grimpé.
00:53Donc là on a une petite prime supplémentaire qui s'inscrit.
00:55En revanche, en baisse, on a des arbitrages spectaculaires à la baisse, des baisses à deux chiffres pour deux grands noms de la tech,
01:02ce qui explique aussi le fait que l'Euronext Tech Leader sous-performe largement des résultats et des perspectives.
01:07Alors décevant pour Dassault Systèmes qui perd 13,2% à 26,13€,
01:12STMicroelectronics moins 12,6€ à 22,28€.
01:15Deux titres qui sont pourtant au cœur des problématiques et des dynamiques du moment,
01:19mais qui n'arrivent pas à surfer dessus.
01:20C'est un peu rageant, la tech française est un petit peu maudite sur ce coup-là.
01:24Et donc du coup, les performances ne sont pas au rendez-vous.
01:27A noter Eutelsat qui signe une hausse de 6,4% à 3,59€ sur le SBF 120.
01:32Là c'est un peu spécial, mais regroupement entre Airbus Thales et Leonardo dans les satellites,
01:37ça stimule évidemment et ça donne de la valorisation en plus à toutes les activités satellites.
01:42Et Eutelsat en profite au passage.
01:45Olivier Droyer nous accompagne en fil rouge, mon pensier Arbevel.
01:48Olivier, vous êtes avec nous depuis une vingtaine de minutes.
01:50C'est vrai que cette séance, elle se passe bien, mais alors il y a des arbitrages gigantesques.
01:54Comme depuis le début de cette saison de publication, on voit régulièrement des hausses à 10, 15%,
01:58puis des baisses aussi à 10, 15, 20%.
02:00C'est un peu blanc ou noir sur le marché.
02:02Aujourd'hui, la sanction, c'est Dassault Systèmes.
02:04Pour ceux qui nous suivent à la radio, on est aussi à la télé.
02:06Vous allez découvrir ce type d' Dassault Systèmes.
02:08Il est en repli de 13%.
02:09C'est la troisième plus forte baisse historique de Dassault Systèmes.
02:16Le titre se retrouve d'ailleurs, Olivier, à un plus bas de 2019, à 26,15 euros.
02:20Qu'est-ce qui cloche ?
02:21Est-ce que c'est le modèle ?
02:22Est-ce qu'ils sont complètement largués ?
02:24Qu'est-ce qui, du point de vue des marchés,
02:26pousse à penser que Dassault Systèmes n'est plus dans la course ?
02:28Non, il y a plusieurs éléments.
02:29Je pense que ce n'est pas tellement un problème technologique,
02:31mais globalement, il y a le problème de la santé.
02:35J'en parlais tout à l'heure.
02:36On est un peu dans le critique.
02:37Donc ça, c'est peut-être un peu encourageant
02:38parce qu'en fait, ils souffrent de leur activité MediData
02:40qu'ils avaient rachetée à l'époque,
02:42qui finalement est utilisée dans les études cliniques.
02:46Et là, on est sur un chiffre d'affaires de moins 3,
02:48alors qu'on attendait quelque chose de stable, légèrement positif.
02:51Donc ça, c'est une source de déception
02:52qui est probablement relativement conjoncturelle
02:54et donc qui aujourd'hui,
02:57compte tenu du sous-jacent qui s'améliore,
02:59ne devrait pas inquiéter tant que ça.
03:00Mais les marchés sont devenus très court terme,
03:01très momentum et ne regardent que le trimestre d'après.
03:03Donc ne tiennent peut-être pas compte
03:05de l'amélioration de ces perspectives.
03:06Après, il y a des sujets plus structurels.
03:08C'est la transition vers le SaaS.
03:10C'est-à-dire le fait de payer un abonnement
03:12plutôt que de payer une licence de logiciel.
03:14Beaucoup de sociétés, elles,
03:15ont fait un marche forcée.
03:16SAP, par exemple,
03:17a eu des années de traverser le désert
03:18où ils ont vraiment fait ça à marche forcée.
03:20Et Dassault a un peu laissé le choix à ses clients
03:22de le faire, de ne pas le faire.
03:24Mais du coup, ils le font beaucoup plus tardivement que les autres.
03:26Et donc, cette migration, en fait,
03:27à la fin, ça fait souvent plus de chiffre d'affaires.
03:30Sauf que quand vous faites cette transition,
03:31ça l'étale sur plusieurs années.
03:33Donc à court terme, ce n'est pas bon.
03:34Donc il y a un mélange de sujets comme ça,
03:36un peu conjoncturel et structurel.
03:37Et alors, après ça, au-delà de ça,
03:39il y a quand même le sujet de l'IA.
03:41Et en fait, l'IA, finalement,
03:42est considérée comme une menace
03:44pour l'activité de logiciel.
03:45Et depuis cet été, l'ensemble des logiciels,
03:46mais même les Américains,
03:47même Salesforce, etc.,
03:50souffrent du fait qu'on se dit
03:51c'est facile avec du logiciel,
03:53avec des IA,
03:53on peut coder du logiciel très facilement.
03:55Et n'importe qui peut faire un logiciel
03:57en le corrigeant un peu derrière.
03:58Alors quand vous avez des logiciels
03:59qui sont quand même des vraies marques,
04:00des institutions,
04:01comme peuvent être l'SAP ou Dassault,
04:03ça prendra beaucoup de temps
04:03avant que ce soit le cas.
04:04Mais c'est une crainte du marché
04:05qui a rajouté de la pression.
04:07Mais ce qu'on peut dire quand même globalement,
04:08c'est qu'à ce niveau-là,
04:09vente d'Assault Systèmes
04:10serait quand même probablement une erreur.
04:12On est quand même sur des PE,
04:13aujourd'hui, 2026, de 18 fois.
04:15À la moyenne des cinq dernières années,
04:17et ce n'est pas le plus haut,
04:18c'est 26 fois.
04:19Le sous-jacent santé, quand même, s'améliore.
04:22Donc les marchés sont devenus...
04:23On est devenus un peu plus anglo-saxons qu'avant.
04:25C'est-à-dire, en regard,
04:25le bénéfice, c'est très beaucoup d'algo.
04:27Donc c'est le bénéfice du trimestre prochain qui compte.
04:29Mais le jour où ça s'inverse,
04:31ça peut aller aussi vite.
04:32Tu regardes Kering et après, on ne comprend pas.
04:33On se dit, pourquoi ça remonte ?
04:35Alors que finalement, bon...
04:36Pareil les banques.
04:37Pareil les banques.
04:38Donc il faut essayer de prendre du recul.
04:40Évidemment, il ne faut pas être tout le temps contrariant
04:41par rapport à ces phénomènes-là.
04:43Il faut commencer à devenir contrariant
04:45quand les sous-jacents s'améliorent
04:47et trouver le bon timing pour ça.
04:48Mais ils ne s'améliorent pas encore.
04:50On n'est peut-être pas si loin sur d'assosystème.
04:52Je n'ai pas envie d'être trop négatif sur d'assosystème.
04:56Pas quand même la malédiction,
04:57vous le disiez Antoine,
04:58la malédiction de la tech française.
04:59La tech, ça devrait être au contraire
05:01un relais de croissance.
05:02C'est supposé des valeurs de croissance
05:03et des valeurs de décroissance.
05:04Vous voyez, d'assosystème, on en parlait.
05:05Vous voyez aussi STM.
05:06Ils attendent quand même une croissance organique
05:08de 4 à 6, ce n'est pas négatif.
05:09En bourse, je parle pour l'investissement.
05:10Oui, bien sûr.
05:11STM moins 13 aujourd'hui.
05:13Ça, encore, ça va.
05:14Parce que le pire, c'est vraiment les small caps.
05:15Tout ce qui est French tech, etc.
05:17On ne compte pas les faillites cette année.
05:18Malheureusement, on n'en parle pas beaucoup.
05:20Mais ça, c'est un vrai problème.
05:22À la hausse, on en a beaucoup parlé tout à l'heure.
05:24Kering, bien sûr.
05:25Et on continuera d'en parler dans BFM Bourse.
05:27Plus 9%.
05:28On a aussi Total Energy,
05:29avec des cours du pétrole qui progressent.
05:31Alors, l'info du jour, c'est que,
05:32d'après Reuters,
05:33les géants du pétrole en Chine,
05:36les groupes pétroliers chinois étatiques
05:38suspendent leurs achats de pétrole russe
05:41pour éviter d'éventuelles sanctions américaines.
05:43C'est un énorme événement.
05:45Si, effectivement, la Chine renonce à,
05:48ou en tout cas, suspendre ses achats de pétrole russe.
05:50À confirmer, ce sont des sources Reuters qui nous le disent.
05:52Mais ça a un effet.
05:53Les cours du pétrole repartent à la hausse
05:55parce qu'on se dit que la Chine viendra peut-être davantage
05:56s'alimenter sur le marché classique
05:58plutôt que par la Russie.
05:59Et donc, plus de demandes.
06:00Le Brent est à 66 dollars
06:02et Total Energy en profite à plus de 2%.
06:04Déjà, c'est plutôt une bonne nouvelle.
06:06Ça veut dire que les Chinois sont quand même
06:07un peu sensibles aux pressions américaines
06:09et qu'on devrait finir par avoir un accord
06:10dans les semaines à venir.
06:12Ça prouve que malgré des rivalités de long terme
06:14qui vont rester,
06:15on devrait quand même échapper au pire
06:17de ce point de vue-là.
06:18Pour le reste, le pétrole est tombé très très bas.
06:20On voit bien que Donald Trump, maintenant,
06:21s'agace fortement contre Vladimir Poutine.
06:24Donc, dès que Donald Trump s'agace contre Poutine,
06:26les Européens suivent, etc.
06:27Et tout le monde remet la pression
06:28en espérant aboutir à quelque chose
06:31au niveau de la paix.
06:32Mais ça n'avance pas beaucoup.
06:33Sur le pétrole, on est quand même
06:35vraiment tombé à un point bas.
06:36Les Saoudiens surproduisent
06:37pour mettre la pression
06:38avec la bénédiction de Donald Trump.
06:40Maintenant, Total, il y a toujours
06:41une vraie décote par rapport
06:42au groupe américain.
06:42Donc, maintenant qu'ils sont cotés,
06:44ils devraient pouvoir en combler une partie,
06:45espérons.
06:46Oui.
06:46Un petit mot de Renault, quand même.
06:48Est-ce que...
06:49Alors, la publication de Renault
06:50n'est pas terrible.
06:50Le titre perd 2%,
06:51mais en revanche, dedans,
06:52Dacia brille.
06:53Dacia annonce des ventes
06:55en hausse de 16%.
06:56Le titre d'affaires Dacia
06:56en hausse de 16% sur le trimestre.
06:58Dacia, c'est des voitures
06:59sans électronique.
07:00C'est la voiture un peu à l'ancienne,
07:02mais alors sacrément costaud.
07:03Dacia n'a jamais subi
07:04de rappel technique encore,
07:05alors que les voitures
07:07dotées d'électronique
07:08subissent énormément de rappels.
07:09Ça coûte moins cher
07:10d'acheter une Dacia
07:11qu'un véhicule électronique.
07:12Ça se répare facilement
07:13dans n'importe quel garage,
07:14contrairement aux voitures dotées
07:16blindées d'électronique.
07:17Enfin bref,
07:18est-ce que l'avenir, finalement,
07:19de la voiture,
07:19ce n'est pas Dacia ?
07:20L'avenir, c'est sans doute les deux.
07:21On sait que, finalement,
07:22c'est le marché du milieu
07:24qui souffle le plus.
07:25Donc, on risque d'avoir
07:26une grosse base de Dacia
07:28parce qu'effectivement,
07:28on en a pour son argent
07:29quand on achète une Dacia.
07:30Ça marche bien,
07:31il n'y a pas de panne.
07:32C'est l'un des rares points positifs
07:33de la publication de Renault,
07:34Dacia.
07:34Après, la publication de Renault
07:36n'est pas catastrophique.
07:37Simplement,
07:38elle est même légèrement meilleure
07:39que ce qu'attendent les analystes.
07:40La seule chose,
07:41c'est qu'aujourd'hui,
07:42en fait, tout le monde se dit
07:42qu'on vit sur ce qu'a fait
07:43Lucas Demeo
07:44et qu'aujourd'hui,
07:45on ne sait pas très bien
07:45où on va aller
07:46et il n'y a pas un président
07:47qui arrive à incarner quelque chose
07:50dans un secteur
07:50qui ne reste quand même pas simple
07:51et donc, on se dit
07:52avec cette concurrence chinoise,
07:54on n'est pas sûr
07:55qu'il y ait une stratégie à venir
07:56chez Renault
07:56aussi convaincante qu'avant
07:58mais les résultats
07:58ne sont pas mauvais.
07:59Ils sont même
08:00un peu meilleurs prévus.
08:01Retour vers le futur
08:02ou pas Dacia,
08:03c'est l'avenir du véhicule ?
08:04Parce que là, évidemment,
08:05on est en pleine émulation.
08:06Les véhicules électriques,
08:07on les achète du coup
08:08extrêmement chers
08:09sauf qu'ils sont plus fragiles.
08:10Il y a plein de rappels,
08:10c'est compliqué à réparer, etc.
08:12Finalement, l'avenir,
08:13est-ce que ce n'est pas Dacia ?
08:14Antoine ?
08:14Je ne dirais pas l'avenir,
08:15je dis que c'est le quotidien de Renault
08:17parce que si Renault
08:18développe des voitures électriques
08:19qui en plus sont plutôt réputées
08:21et connaissent du succès
08:23comme, alors ça a commencé
08:24avec la Zoé
08:25qui a quand même changé
08:26un peu la vie
08:26de milliers et de milliers
08:28d'automobilistes
08:29mais ça continuait
08:29avec la R5,
08:30avec la R4, etc.
08:32Si Renault peut se permettre
08:33de faire de la recherche
08:35et du développement
08:35et de développer des véhicules
08:37tels que ceux-ci,
08:38c'est parce que parallèlement
08:39il assure le quotidien
08:40par du flux
08:40et le flux, ça s'appelle la Clio,
08:42ça s'appelle Dacia
08:43et c'est des voitures
08:44qui sont peut-être moins rutilantes
08:45moins au cœur de l'actualité
08:46mais qui font le job
08:47que généralement
08:49notre...
08:50la clientèle dans notre pays
08:53veut et dont elle a besoin
08:54et qui assure le flux nécessaire
08:57pour pouvoir ensuite
08:58développer le futur.
08:59Oui, c'est comme dans une tour à Dubaï,
09:01vous ne le voyez pas
09:01mais celui qui fait le job
09:02sans que personne ne se rende compte,
09:03c'est le pilier.
09:04Exactement.
09:05Bon, écoutez, Renault recule
09:06quand même aujourd'hui de 2%.
09:07Merci à toute la team,
09:08merci Olivier de nous avoir accompagné.
09:09Merci.
09:10Olivier de Royère,
09:11Montpensier, Arbevel.

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