00:01BFM Bourse, vos placements, nos conseils sur BFM Business.
00:06Antoine, donc énormément de publications aujourd'hui, une avalanche comme on aime à dire régulièrement.
00:11Le marché prend plutôt le verre à moitié plein, le CAC 40 est en hausse.
00:15Oui absolument, alors c'est vrai qu'en plus on a singulièrement le soutien de Total qui gagne 2% à 54,13€.
00:21Alors c'est pas un des top 3 des capitalisations boursières du CAC 40, on est redescendu bien loin,
00:26mais c'est une aide appréciable. Non, la plus forte hausse, elle est pour Kering qui gagne 9,14% à 346,30€.
00:34Des ventes en baisse encore, Gucci en baisse encore, mais sur une cadence qui est nettement moins élevée que les trimestres précédents.
00:40Et puis on a des signaux plutôt positifs du côté de plusieurs marchés clés.
00:45La marque Gucci retrouve un peu d'attrait, c'est ce que disent les responsables du groupe.
00:48Donc du coup, on rachète à nouveau le titre qui avait quand même pas mal grimpé.
00:53Donc là on a une petite prime supplémentaire qui s'inscrit.
00:55En revanche, en baisse, on a des arbitrages spectaculaires à la baisse, des baisses à deux chiffres pour deux grands noms de la tech,
01:02ce qui explique aussi le fait que l'Euronext Tech Leader sous-performe largement des résultats et des perspectives.
01:07Alors décevant pour Dassault Systèmes qui perd 13,2% à 26,13€,
01:12STMicroelectronics moins 12,6€ à 22,28€.
01:15Deux titres qui sont pourtant au cœur des problématiques et des dynamiques du moment,
01:19mais qui n'arrivent pas à surfer dessus.
01:20C'est un peu rageant, la tech française est un petit peu maudite sur ce coup-là.
01:24Et donc du coup, les performances ne sont pas au rendez-vous.
01:27A noter Eutelsat qui signe une hausse de 6,4% à 3,59€ sur le SBF 120.
01:32Là c'est un peu spécial, mais regroupement entre Airbus Thales et Leonardo dans les satellites,
01:37ça stimule évidemment et ça donne de la valorisation en plus à toutes les activités satellites.
01:42Et Eutelsat en profite au passage.
01:45Olivier Droyer nous accompagne en fil rouge, mon pensier Arbevel.
01:48Olivier, vous êtes avec nous depuis une vingtaine de minutes.
01:50C'est vrai que cette séance, elle se passe bien, mais alors il y a des arbitrages gigantesques.
01:54Comme depuis le début de cette saison de publication, on voit régulièrement des hausses à 10, 15%,
01:58puis des baisses aussi à 10, 15, 20%.
02:00C'est un peu blanc ou noir sur le marché.
02:02Aujourd'hui, la sanction, c'est Dassault Systèmes.
02:04Pour ceux qui nous suivent à la radio, on est aussi à la télé.
02:06Vous allez découvrir ce type d' Dassault Systèmes.
02:08Il est en repli de 13%.
02:09C'est la troisième plus forte baisse historique de Dassault Systèmes.
02:16Le titre se retrouve d'ailleurs, Olivier, à un plus bas de 2019, à 26,15 euros.
02:20Qu'est-ce qui cloche ?
02:21Est-ce que c'est le modèle ?
02:22Est-ce qu'ils sont complètement largués ?
02:24Qu'est-ce qui, du point de vue des marchés,
02:26pousse à penser que Dassault Systèmes n'est plus dans la course ?
02:28Non, il y a plusieurs éléments.
02:29Je pense que ce n'est pas tellement un problème technologique,
02:31mais globalement, il y a le problème de la santé.
02:35J'en parlais tout à l'heure.
02:36On est un peu dans le critique.
02:37Donc ça, c'est peut-être un peu encourageant
02:38parce qu'en fait, ils souffrent de leur activité MediData
02:40qu'ils avaient rachetée à l'époque,
02:42qui finalement est utilisée dans les études cliniques.
02:46Et là, on est sur un chiffre d'affaires de moins 3,
02:48alors qu'on attendait quelque chose de stable, légèrement positif.
02:51Donc ça, c'est une source de déception
02:52qui est probablement relativement conjoncturelle
02:54et donc qui aujourd'hui,
02:57compte tenu du sous-jacent qui s'améliore,
02:59ne devrait pas inquiéter tant que ça.
03:00Mais les marchés sont devenus très court terme,
03:01très momentum et ne regardent que le trimestre d'après.
03:03Donc ne tiennent peut-être pas compte
03:05de l'amélioration de ces perspectives.
03:06Après, il y a des sujets plus structurels.
03:08C'est la transition vers le SaaS.
03:10C'est-à-dire le fait de payer un abonnement
03:12plutôt que de payer une licence de logiciel.
03:14Beaucoup de sociétés, elles,
03:15ont fait un marche forcée.
03:16SAP, par exemple,
03:17a eu des années de traverser le désert
03:18où ils ont vraiment fait ça à marche forcée.
03:20Et Dassault a un peu laissé le choix à ses clients
03:22de le faire, de ne pas le faire.
03:24Mais du coup, ils le font beaucoup plus tardivement que les autres.
03:26Et donc, cette migration, en fait,
03:27à la fin, ça fait souvent plus de chiffre d'affaires.
03:30Sauf que quand vous faites cette transition,
03:31ça l'étale sur plusieurs années.
03:33Donc à court terme, ce n'est pas bon.
03:34Donc il y a un mélange de sujets comme ça,
03:36un peu conjoncturel et structurel.
03:37Et alors, après ça, au-delà de ça,
03:39il y a quand même le sujet de l'IA.
03:41Et en fait, l'IA, finalement,
03:42est considérée comme une menace
03:44pour l'activité de logiciel.
03:45Et depuis cet été, l'ensemble des logiciels,
03:46mais même les Américains,
03:47même Salesforce, etc.,
03:50souffrent du fait qu'on se dit
03:51c'est facile avec du logiciel,
03:53avec des IA,
03:53on peut coder du logiciel très facilement.
03:55Et n'importe qui peut faire un logiciel
03:57en le corrigeant un peu derrière.
03:58Alors quand vous avez des logiciels
03:59qui sont quand même des vraies marques,
04:00des institutions,
04:01comme peuvent être l'SAP ou Dassault,
04:03ça prendra beaucoup de temps
04:03avant que ce soit le cas.
04:04Mais c'est une crainte du marché
04:05qui a rajouté de la pression.
04:07Mais ce qu'on peut dire quand même globalement,
04:08c'est qu'à ce niveau-là,
04:09vente d'Assault Systèmes
04:10serait quand même probablement une erreur.
04:12On est quand même sur des PE,
04:13aujourd'hui, 2026, de 18 fois.
04:15À la moyenne des cinq dernières années,
04:17et ce n'est pas le plus haut,
04:18c'est 26 fois.
04:19Le sous-jacent santé, quand même, s'améliore.
04:22Donc les marchés sont devenus...
04:23On est devenus un peu plus anglo-saxons qu'avant.
04:25C'est-à-dire, en regard,
04:25le bénéfice, c'est très beaucoup d'algo.
04:27Donc c'est le bénéfice du trimestre prochain qui compte.
04:29Mais le jour où ça s'inverse,
04:31ça peut aller aussi vite.
04:32Tu regardes Kering et après, on ne comprend pas.
04:33On se dit, pourquoi ça remonte ?
04:35Alors que finalement, bon...
04:36Pareil les banques.
04:37Pareil les banques.
04:38Donc il faut essayer de prendre du recul.
04:40Évidemment, il ne faut pas être tout le temps contrariant
04:41par rapport à ces phénomènes-là.
04:43Il faut commencer à devenir contrariant
04:45quand les sous-jacents s'améliorent
04:47et trouver le bon timing pour ça.
04:48Mais ils ne s'améliorent pas encore.
04:50On n'est peut-être pas si loin sur d'assosystème.
04:52Je n'ai pas envie d'être trop négatif sur d'assosystème.
04:56Pas quand même la malédiction,
04:57vous le disiez Antoine,
04:58la malédiction de la tech française.
04:59La tech, ça devrait être au contraire
05:01un relais de croissance.
05:02C'est supposé des valeurs de croissance
05:03et des valeurs de décroissance.
05:04Vous voyez, d'assosystème, on en parlait.
05:05Vous voyez aussi STM.
05:06Ils attendent quand même une croissance organique
05:08de 4 à 6, ce n'est pas négatif.
05:09En bourse, je parle pour l'investissement.
05:10Oui, bien sûr.
05:11STM moins 13 aujourd'hui.
05:13Ça, encore, ça va.
05:14Parce que le pire, c'est vraiment les small caps.
05:15Tout ce qui est French tech, etc.
05:17On ne compte pas les faillites cette année.
05:18Malheureusement, on n'en parle pas beaucoup.
05:20Mais ça, c'est un vrai problème.
05:22À la hausse, on en a beaucoup parlé tout à l'heure.
05:24Kering, bien sûr.
05:25Et on continuera d'en parler dans BFM Bourse.
05:27Plus 9%.
05:28On a aussi Total Energy,
05:29avec des cours du pétrole qui progressent.
05:31Alors, l'info du jour, c'est que,
05:32d'après Reuters,
05:33les géants du pétrole en Chine,
05:36les groupes pétroliers chinois étatiques
05:38suspendent leurs achats de pétrole russe
05:41pour éviter d'éventuelles sanctions américaines.
05:43C'est un énorme événement.
05:45Si, effectivement, la Chine renonce à,
05:48ou en tout cas, suspendre ses achats de pétrole russe.
05:50À confirmer, ce sont des sources Reuters qui nous le disent.
05:52Mais ça a un effet.
05:53Les cours du pétrole repartent à la hausse
05:55parce qu'on se dit que la Chine viendra peut-être davantage
05:56s'alimenter sur le marché classique
05:58plutôt que par la Russie.
05:59Et donc, plus de demandes.
06:00Le Brent est à 66 dollars
06:02et Total Energy en profite à plus de 2%.
06:04Déjà, c'est plutôt une bonne nouvelle.
06:06Ça veut dire que les Chinois sont quand même
06:07un peu sensibles aux pressions américaines
06:09et qu'on devrait finir par avoir un accord
06:10dans les semaines à venir.
06:12Ça prouve que malgré des rivalités de long terme
06:14qui vont rester,
06:15on devrait quand même échapper au pire
06:17de ce point de vue-là.
06:18Pour le reste, le pétrole est tombé très très bas.
06:20On voit bien que Donald Trump, maintenant,
06:21s'agace fortement contre Vladimir Poutine.
06:24Donc, dès que Donald Trump s'agace contre Poutine,
06:26les Européens suivent, etc.
06:27Et tout le monde remet la pression
06:28en espérant aboutir à quelque chose
06:31au niveau de la paix.
06:32Mais ça n'avance pas beaucoup.
06:33Sur le pétrole, on est quand même
06:35vraiment tombé à un point bas.
06:36Les Saoudiens surproduisent
06:37pour mettre la pression
06:38avec la bénédiction de Donald Trump.
06:40Maintenant, Total, il y a toujours
06:41une vraie décote par rapport
06:42au groupe américain.
06:42Donc, maintenant qu'ils sont cotés,
06:44ils devraient pouvoir en combler une partie,
06:45espérons.
06:46Oui.
06:46Un petit mot de Renault, quand même.
06:48Est-ce que...
06:49Alors, la publication de Renault
06:50n'est pas terrible.
06:50Le titre perd 2%,
06:51mais en revanche, dedans,
06:52Dacia brille.
06:53Dacia annonce des ventes
06:55en hausse de 16%.
06:56Le titre d'affaires Dacia
06:56en hausse de 16% sur le trimestre.
06:58Dacia, c'est des voitures
06:59sans électronique.
07:00C'est la voiture un peu à l'ancienne,
07:02mais alors sacrément costaud.
07:03Dacia n'a jamais subi
07:04de rappel technique encore,
07:05alors que les voitures
07:07dotées d'électronique
07:08subissent énormément de rappels.
07:09Ça coûte moins cher
07:10d'acheter une Dacia
07:11qu'un véhicule électronique.
07:12Ça se répare facilement
07:13dans n'importe quel garage,
07:14contrairement aux voitures dotées
07:16blindées d'électronique.
07:17Enfin bref,
07:18est-ce que l'avenir, finalement,
07:19de la voiture,
07:19ce n'est pas Dacia ?
07:20L'avenir, c'est sans doute les deux.
07:21On sait que, finalement,
07:22c'est le marché du milieu
07:24qui souffle le plus.
07:25Donc, on risque d'avoir
07:26une grosse base de Dacia
07:28parce qu'effectivement,
07:28on en a pour son argent
07:29quand on achète une Dacia.
07:30Ça marche bien,
07:31il n'y a pas de panne.
07:32C'est l'un des rares points positifs
07:33de la publication de Renault,
07:34Dacia.
07:34Après, la publication de Renault
07:36n'est pas catastrophique.
07:37Simplement,
07:38elle est même légèrement meilleure
07:39que ce qu'attendent les analystes.
07:40La seule chose,
07:41c'est qu'aujourd'hui,
07:42en fait, tout le monde se dit
07:42qu'on vit sur ce qu'a fait
07:43Lucas Demeo
07:44et qu'aujourd'hui,
07:45on ne sait pas très bien
07:45où on va aller
07:46et il n'y a pas un président
07:47qui arrive à incarner quelque chose
07:50dans un secteur
07:50qui ne reste quand même pas simple
07:51et donc, on se dit
07:52avec cette concurrence chinoise,
07:54on n'est pas sûr
07:55qu'il y ait une stratégie à venir
07:56chez Renault
07:56aussi convaincante qu'avant
07:58mais les résultats
07:58ne sont pas mauvais.
07:59Ils sont même
08:00un peu meilleurs prévus.
08:01Retour vers le futur
08:02ou pas Dacia,
08:03c'est l'avenir du véhicule ?
08:04Parce que là, évidemment,
08:05on est en pleine émulation.
08:06Les véhicules électriques,
08:07on les achète du coup
08:08extrêmement chers
08:09sauf qu'ils sont plus fragiles.
08:10Il y a plein de rappels,
08:10c'est compliqué à réparer, etc.
08:12Finalement, l'avenir,
08:13est-ce que ce n'est pas Dacia ?
08:14Antoine ?
08:14Je ne dirais pas l'avenir,
08:15je dis que c'est le quotidien de Renault
08:17parce que si Renault
08:18développe des voitures électriques
08:19qui en plus sont plutôt réputées
08:21et connaissent du succès
08:23comme, alors ça a commencé
08:24avec la Zoé
08:25qui a quand même changé
08:26un peu la vie
08:26de milliers et de milliers
08:28d'automobilistes
08:29mais ça continuait
08:29avec la R5,
08:30avec la R4, etc.
08:32Si Renault peut se permettre
08:33de faire de la recherche
08:35et du développement
08:35et de développer des véhicules
08:37tels que ceux-ci,
08:38c'est parce que parallèlement
08:39il assure le quotidien
08:40par du flux
08:40et le flux, ça s'appelle la Clio,
08:42ça s'appelle Dacia
08:43et c'est des voitures
08:44qui sont peut-être moins rutilantes
08:45moins au cœur de l'actualité
08:46mais qui font le job
08:47que généralement
08:49notre...
08:50la clientèle dans notre pays
08:53veut et dont elle a besoin
08:54et qui assure le flux nécessaire
08:57pour pouvoir ensuite
08:58développer le futur.
08:59Oui, c'est comme dans une tour à Dubaï,
09:01vous ne le voyez pas
09:01mais celui qui fait le job
09:02sans que personne ne se rende compte,
09:03c'est le pilier.
09:04Exactement.
09:05Bon, écoutez, Renault recule
09:06quand même aujourd'hui de 2%.
09:07Merci à toute la team,
09:08merci Olivier de nous avoir accompagné.
09:09Merci.
09:10Olivier de Royère,
09:11Montpensier, Arbevel.