00:00Bonjour Péricolégas, la chronique, on ne lâche rien avec notre invité aujourd'hui, Olivier Praud, président des charcuteries Issaules-du-Noise que vous connaissez, je crois.
00:08Bien sûr, à Issaules-du-Noise, sous préfecture de l'Indre, en cœur du Béry, je connais cette ville parce qu'il y a un restaurant connu et la rue de la République est sinistrée.
00:18Il n'y a que des commerces qui sont à vendre, vendus ou fermés, mais il y a les charcuteries Issaules-du-Noise, Issaules-du-Noise-y-Soudain, et les traditions culinaires du Béry sont préservées par cette société, c'est un artisan à grande échelle.
00:38Racontez-nous, racontez-nous comment vous avez sauvé ou comment vous êtes en train de porter haut les couleurs de la charcuterie Issaules-du-Noise.
00:45Bonjour M. Légas, j'ai repris la société il y a un an et demi, une société qui a 25 ans d'antériorité, qui comportait 17 salariés, qui aujourd'hui en comporte une trentaine,
01:01et on essaie de travailler tous les jours pour commercialiser et vendre le plus loin possible nos produits bérichons, nos galettes de pommes de terre, nos pâtées de pommes de terre, nos andouillettes au reuille,
01:13enfin tout ce qu'on peut fabriquer avec des AOP, des AOC locales, et puis bien sûr le pâté bérichon, qu'on appelle également le pâté de Pâques.
01:22Olivier Prohn, vous êtes charcutier artisan vous-même ou non ?
01:27Je ne suis pas artisan, je n'ai pas un CAP, malheureusement.
01:30Mais vous avez des artisans chez vous, je suppose ?
01:32On a des artisans, on a des gens formés à ce métier-là.
01:35Et donc vous préservez le patrimoine culinaire traditionnel, même paysan, parce qu'il y a certains plats qui sont d'origine paysanne.
01:44Ça suppose quoi ? De la matière première de qualité ? Une agriculture qui vous fournit les produits de qualité ?
01:51Oui, on s'approvisionne principalement aux alentours du site, on ne trouve pas tout, notamment sur le port où on va un peu plus loin.
01:57Mais c'est d'essayer de faire bien, du beau, du bon, avec des ingrédients simples.
02:02Il n'y a pas besoin d'aller mettre des artifices partout, il n'y a pas besoin d'aller trafiquer les matières premières.
02:06Quelque chose de bien, de façon grand-mère, j'allais dire.
02:10On peut fabriquer à grande échelle des produits bien faits.
02:12Et vous avez dans votre équipe des apprentis, des artisans qualifiés ?
02:17Vous trouvez du personnel ? Parce qu'on sait qu'aujourd'hui dans l'agroalimentaire, il y a un petit problème de vocation.
02:21Vous, vous avez l'équipe nécessaire ?
02:24Alors, on a presque l'équipe nécessaire.
02:27C'est notamment compliqué de trouver des jeunes qui n'ont pas de vocation, qui n'ont pas l'envie.
02:32Donc, on essaie d'ouvrir, on essaie de parler de nous, on essaie de communiquer pour montrer ce qu'on fait.
02:38Au final, voilà, tout le monde en a besoin.
02:41Ça peut être attrayant, ça peut être très intéressant, ça peut permettre de développer des carrières ou d'avancer très vite.
02:47Parce que c'est les métiers qui sont simples.
02:49Il faut juste avoir envie de travailler, juste envie d'avancer, de s'intéresser à ce qu'on fait.
02:54Et on peut aller très loin.
02:55Par contre, il faut en effet des jeunes qui viennent intégrer nos structures pour pouvoir avancer.
03:02Bien, merci Olivier Répoux pour ce témoignage.
03:04Et puis, on n'hésitera pas à goûter les spécialités des charcuteries et soldes d'une oise.
03:09Vous restez avec nous.
03:09Sous-titrage Société Radio-Canada
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