00:00La France dans tous ses états, ne lâchons rien.
00:03En partenariat avec les chambres de commerce et d'industrie, les réussites du quotidien.
00:09Bonjour Nicolas Salzard.
00:11Vous êtes à Poinçonner dans l'Inde, dans le Béry.
00:15J'adore ce département, près du Rueilly et près du Croton de Chavignol qui est dans le Cher.
00:21Vous êtes un territoire de patrimoine, un territoire de transmission et avec des très beaux paysages.
00:27Donc vous êtes à Poinçonner, je dis.
00:29Alors vous, vous êtes patron de Béry, Sellerie.
00:33J'ai pensé que c'était des sels de cheval et non.
00:36Vous faites entre autres des sels de moto.
00:38On est une deuxième fabricant en français, sels de moto.
00:41Alors, sels de moto, ça veut dire c'est du cuir, c'est un travail à la main ?
00:45Alors non, c'est du simili-cuir en fait.
00:47Vous ne le voyez pas, mais en fait on travaille les gabarits, on dessine sur la sels de moto
00:51et on va l'expédier partout en France et à l'étranger.
00:55Vous formez vous-même vos salariés, si je comprends bien.
00:59On forme nous-mêmes nos salariés, on forme à peu près aussi 60 stagiaires par an.
01:03C'est un savoir-faire très particulier ou non ?
01:06Oui.
01:07Oui.
01:08Ça veut dire...
01:09Il faut avoir les bonnes marques.
01:10Vous pouvez travailler le cuir.
01:12Là, vous dites que vous êtes dans du simili-cuir, vous pouvez travailler le cuir aussi s'il faut.
01:16Ça, c'est pas grave.
01:16On travaille aussi bien le cuir, tout à fait.
01:18Mais on ne travaille pas que ça dans la sels de vie, on travaille aussi la bâche.
01:21Quelle est la spécificité d'une sels de moto ? C'est de la précision ? C'est de la finesse ?
01:25C'est du confort, en fait.
01:27Les gens dans leur sels de moto veulent du confort et de l'esthétique.
01:30Donc on est capable de réaliser des sels de moto confort et esthétique.
01:33Ça veut dire que grâce à vous, ceux qui font de la moto posent leurs fesses sur de la sels française.
01:37On peut penser que ça fait partie aussi des produits importés.
01:40qu'on peut poser son cul sur la moto, sur la sels française.
01:44C'est du français et on l'envoie aussi à l'étranger.
01:47On en envoie une il n'y a pas longtemps.
01:48À San Francisco, on en envoie des sels un peu partout.
01:51Je vais peut-être passer comment ?
01:52Moi, parce que j'ai une moto, vous faites pour toutes les marques ?
01:55Toutes les marques, tous les modèles, tous les types.
01:57Donc Honda, ça passe ?
01:59Tant de problème.
01:59Allez, c'est parti.
02:01Oui, j'en ai même une là.
02:03Vous étiez enseignant à Issoudun.
02:06J'ai été deux ans enseignant.
02:07Deux enseignants à Issoudun.
02:08Qu'est-ce qui vous a piqué ?
02:11Quelle mouche vous a piqué ?
02:12Quelle mouche bérichonne vous a piqué pour que vous passiez à la fabrication de sels ?
02:15Ce n'est pas du tout la même activité.
02:17Non, en fait, dans la région, il y avait déjà cinq celliers.
02:20Et il manquait cruellement de demain d'heure.
02:24Donc j'ai postulé au lycée.
02:27J'ai été embauché.
02:29Et en fait, il y avait trop de référentiels.
02:31C'est trop dans les règles, trop dans les choses.
02:33Et quand on travaille dans l'artisanat,
02:35il n'y a pas vraiment de référentiel.
02:38Il faut y aller au client.
02:40Il y a la demande.
02:41Vous êtes des artisans français.
02:44Aujourd'hui, la situation est difficile.
02:45Je pense que vous devez aussi rencontrer quelques épreuves, quelques contraintes.
02:48Vous ne lâchez rien.
02:49C'est le thème de notre rendez-vous.
02:51En quoi vous ne lâchez rien ?
02:54En tout.
02:55En tout.
02:56On est toujours dans la tête à chercher comment faire pour se développer.
02:59Qu'est-ce qu'on peut faire pour améliorer ?
03:01Quels sont les axes où on s'est trompé ?
03:03On fait beaucoup de vidéos aujourd'hui.
03:04Les réseaux sociaux nous aident.
03:06On a fait des vidéos sur TikTok.
03:08On fait 2 millions de vues pour montrer notre savoir-faire.
03:10Parce que les gens pensent qu'on ne fait que de la selle de moto.
03:12Et au final, on ne fait pas que de la selle de moto.
03:14On va faire de la céleri de voiture.
03:15On va faire un peu de tapisserie.
03:16On va faire de la bâche.
03:18On va séparer des entreprises.
03:20On va faire les bâches pour les mobilhomes.
03:22On va faire tout ça.
03:23Et c'est vraiment important de tout développer.
03:25Et on s'est trompé.
03:25Parce qu'on a voulu développer que de la céleri moto.
03:28Et en fait, c'est une erreur qu'on a fait.
03:29Nicolas Salzar, quelle est la contrainte administrative ou normative
03:33qui vous exaspère le plus aujourd'hui ?
03:34Vous bossez ?
03:35Vous avez des salariés ?
03:38Vous tournez bien ?
03:38Les charges.
03:40On est 8 salariés.
03:41Et en fait, là demain on est le 16.
03:43C'est le prélèvement des charges.
03:44Le 24, c'est la TVA.
03:46C'est que ça tout le temps.
03:48Ça veut dire que si on vous baissait vos charges de 20%,
03:51vous pourriez embaucher d'autres collaborateurs ?
03:55On a beau essayer de recruter, c'est difficile de recruter en ce moment.
04:00On n'y arrive pas.
04:01Personne ne se présente.
04:02Écoutez, on vous souhaite bon courage.
04:04Si je passe par là, je viendrai vous voir.
04:06Et puis voilà, vous savez qu'on peut acheter des sels maintenant dans le Berry
04:10à Nicolas Salzar.
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