Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 3 mois

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00On va justement poser la question à Thomas Ménager, député RN du Loiret.
00:05Bonsoir Thomas Ménager.
00:07Bonsoir.
00:08Je venais d'entendre votre chef de parti Marine Le Pen au Mans.
00:12C'est vrai que c'est une plutôt bonne séquence pour vous.
00:15En tout cas, que vous ont inspiré ces derniers développements cet après-midi ?
00:20Je partage les propos de Marine Le Pen.
00:22C'est vrai que c'est pathétique.
00:23On a face à nous un parti unique qui s'était constitué en 2024,
00:27qui s'est retrouvé cet après-midi.
00:31En fait, ils n'ont qu'un seul objectif,
00:32c'est d'éviter l'arrivée au pouvoir du Rassemblement National.
00:35L'an dernier, ils l'ont fait.
00:37Là encore, ils se retrouvent autour d'Emmanuel Macron,
00:40qui est une sorte de preneur d'otages,
00:42totalement reclus, acculé de toutes parts,
00:44mais qui résiste, qui résiste, qui résiste
00:46avec tous ses amis du PS à LR,
00:51tous main dans la main, avec un seul objectif.
00:54Évitons le peuple, évitons de retourner devant les Français.
00:56Ce sont des personnes qui ont peur de la némocratie,
00:59qui ont peur de perdre leur poste.
01:01Et malheureusement, c'est du temps perdu pour les Français,
01:05pour la France.
01:06Et les Français, je suis dans ma circonscription ce soir,
01:08je peux vous le dire,
01:09ils sont dégoûtés face à cette classe politique,
01:12où ils se rendent bien compte que personne ne pense à eux,
01:15ne pense à leur intérêt, si ce n'est le Rassemblement National,
01:17et que chacun pense qu'à sa gueule.
01:19Pour vous dire clairement, c'est le sentiment,
01:20et c'est les mots que les Français
01:22et les habitants de ma circonscription ont utilisés
01:24quand je les ai vus aujourd'hui.
01:25Véronique Jacquier.
01:27Oui, c'est vrai que Marine Le Pen est la seule
01:29qui sort grande gagnante de cette séquence,
01:31parce qu'elle a adopté vraiment une posture gaullienne.
01:34Sortir par le haut, c'est-à-dire
01:35je respecte l'esprit des institutions,
01:38je respecte donc le peuple.
01:39Finalement, le Président de la République
01:41lui a rendu service,
01:42en ne vous invitant pas à cette réunion cet après-midi.
01:45Thomas Ménager.
01:47Rendu service, oui,
01:49ça permet une clarification.
01:50C'est-à-dire que devant tous les Français,
01:52on voit déjà une vision peu respectueuse de la démocratie,
01:56parce qu'en excluant le premier groupe,
01:58déjà, ils ne seraient pas allés.
02:00Oui, les Français n'y seraient pas allés,
02:01vous avez toujours dit que vous vouliez une dissolution,
02:03donc c'est peut-être de bonne guerre,
02:04Thomas Ménager.
02:05On n'y serait pas allés,
02:08mais par principe, déjà,
02:09d'exclure, comme régulièrement on l'a fait
02:10au poste à l'Assemblée nationale,
02:13ça a été régulièrement une vision,
02:15alors c'est la géométrie variable,
02:16ça dépend des mois,
02:17il y a des semaines ou des semaines,
02:19semaine paire, impaire,
02:20parfois on est dans la République,
02:21parfois on n'y est pas.
02:22Dans tous les cas,
02:22ça a permis une clarification.
02:24Il y a d'à côté tous ceux
02:25qui sont main dans la main
02:26pour penser à eux,
02:27et il y avait Marine Le Pen
02:29qui, elle, était sur le terrain
02:30auprès des pompiers,
02:32auprès de ceux qui travaillent,
02:33auprès des Français,
02:35et donc je trouve que le contrat
02:36cet après-midi
02:37a été très violent aussi pour eux.
02:38Certains vous diront
02:39que vous aviez aussi censuré
02:41Michel Barnier,
02:43que ce n'était pas forcément
02:44dans l'intérêt de la France
02:45de jouer une forme d'instabilité.
02:47Il y a aussi cette version-là.
02:49Thomas Ménager,
02:49est-ce que vous l'entendez ?
02:51Censurer un Premier ministre
02:53qui se disait de droite,
02:55mais qui promettait 40 milliards
02:57d'impôts et de taxes supplémentaires,
03:00je considérais,
03:01et nous considérions
03:02que c'était dans l'intérêt des Français.
03:04Et on l'a vu,
03:04grâce à cette censure,
03:05il y avait eu la réindexation des retraites,
03:07il y avait eu le fait d'éviter
03:09qu'il y ait des hausses de charges
03:11pour nos entreprises,
03:13il y a eu une baisse de l'électricité,
03:15donc non, on ne regrette pas.
03:16Et on a bien vu que ce n'était pas
03:17la catastrophe annoncée,
03:18de la même manière que certains
03:20veulent mettre le couteau
03:21sur la gorge des oppositions
03:23en disant qu'il faut accepter
03:24n'importe quel gouvernement
03:25parce qu'il faut un budget.
03:27Non, on peut prolonger
03:28le budget de cette année,
03:30un mois,
03:30s'il y a des nouvelles élections,
03:32qu'il y a une nouvelle majorité,
03:34le budget ne sera peut-être pas voté
03:35avant le 31 décembre,
03:36ce sera voté au mois de janvier
03:37ou début février,
03:39ça ne sera pas la catastrophe.
03:40La catastrophe,
03:41c'est aujourd'hui,
03:42l'instabilité,
03:43elle est aujourd'hui
03:43et le budget qui est proposé,
03:45qui était proposé,
03:46notamment aussi par M. Bayrou,
03:47aurait été une catastrophe.
03:49Il faut avoir une vision
03:49de long terme.
03:50Thomas Ménager,
03:51en attendant,
03:52tout de même,
03:52la situation économique,
03:55vous la connaissez comme moi,
03:57est dans le rouge,
03:58les taux d'intérêt augmentent,
04:00donc vous dites que ce n'est pas une catastrophe.
04:03Je ne pense pas que les entreprises
04:04pensent la même chose que vous,
04:06ça crée une énorme instabilité.
04:07Vous avez vu ce matin,
04:08peut-être,
04:08la lune du Parisien,
04:10les Français ne consomment plus,
04:11les Français épargnent
04:13près de 19% de leurs revenus.
04:15Ce ne sont pas des bons signaux
04:17pour l'économie française,
04:18ça, Thomas Ménager.
04:19Mais vous avez raison,
04:21vous avez raison
04:21et on ne s'en satisfait pas.
04:22Mais c'est pour cette raison
04:23qu'il y a nécessité,
04:25pour notre pays,
04:26d'avoir une nouvelle majorité,
04:28qu'on arrête d'attendre,
04:29de repousser
04:30et qu'on retourne aux urnes.
04:32Ça fait un mois, là,
04:33qu'on a le même sketch.
04:35Là, on nous a promis 48 heures.
04:37Voilà,
04:38on décale toujours.
04:40Donc, vous avez raison
04:41et tout le monde a raison
04:41et je comprends les chefs d'entreprise
04:43et les Français qui en ont marre
04:44et aussi la nécessité
04:45d'aller vite pour notre économie.
04:47Mais pour aller vite,
04:48il faut retourner aux urnes
04:49et qu'il y ait une majorité,
04:50allons à la dissolution.
Écris le tout premier commentaire
Ajoute ton commentaire

Recommandations