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  • il y a 3 mois
Le politologue Jean-Christophe Gallien a estimé qu'avec la démission de Sébastien Lecornu, la France dépassait la simple crise politique pour s'enfoncer dans une crise de régime. 

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Transcription
00:00Alors il faut espérer que non, dans l'hypothèse d'une dissolution.
00:03Moi je pense qu'effectivement vous avez raison d'insister sur un moment très particulier.
00:07Je pense qu'on a dépassé ce qui était une crise politique qui peut exister.
00:11Alors on n'a pas beaucoup connu parce qu'on avait habitude, nous vous savez,
00:14si on regarde la stabilité des régimes politiques dans l'Europe occidentale,
00:17les 27 on va dire aujourd'hui, rajoutons la Grande-Bretagne,
00:20c'est à peu près deux ans en moyenne sur les dix dernières années ou quinze dernières années on va dire.
00:25La France était au-dessus.
00:26Aujourd'hui on est bien en dessous puisque nous on tient quelques heures,
00:28alors si vous voulez c'est quand même terrible, on tient quelques heures.
00:30Donc l'image que vous avez raison de projeter est terrible.
00:32Maintenant on est dans un contexte parce que si on revient en France,
00:35parce qu'évidemment ça c'est encore nos partenaires internationaux,
00:37mais quelque part certains vont être heureux,
00:39même les investisseurs vont être contents parce que si les taux sont plus élevés ça va rapporter plus d'argent.
00:42Donc on est dans un contexte un peu compliqué,
00:44mais à l'intérieur du pays on est dans une crise de régime.
00:47Maintenant on est dans une crise de régime,
00:48on ne peut plus regarder ça comme une crise politique.
00:51Je regarde M. Lecornu, il ne peut pas avoir ce sourire ce matin en commentant l'actualité de cette manière-là.
00:57Il y avait une forme de détachement qui n'était pas du tout de bonne loi.
01:01Alors il faut le dire à un moment donné, qu'est-ce qui s'est passé hier soir ?
01:04C'est une provocation politique.
01:06Pas simplement à l'adresse des Républicains,
01:08pas simplement à l'adresse du Parti Socialiste,
01:11pas simplement à l'adresse de la France Insoumise,
01:12pas simplement à l'adresse du Rassemblement National ou du Parti Communiste ou des Verts,
01:16mais des Français.
01:18En nommant Bruno Le Maire.
01:19On ne peut pas prendre ni Bruno Le Maire, ça c'est un premier point.
01:22Éric Woerth, pas parce qu'il vient d'être éliminé du corpège,
01:26mais quelque part malgré tout.
01:27Monsieur Lesquieu, à Jean-Pierre, c'est des meilleurs.
01:28Et surtout de faire un gouvernement Macron.
01:32Parce qu'il est rabougri, le casting il se réduit.
01:34Si vous regardez le casting, c'est à bord de Macron.
01:35Donc ça veut dire qu'en gros, qui a décidé ?
01:37Je doute fort, vous avez deux portraits.
01:39Alors il y a un portrait derrière Johan,
01:41ce n'est pas Johan qui a décidé,
01:42il y a un portrait derrière l'économie éthérique qui est là,
01:44et c'est plutôt Emmanuel Macron.
01:46Soyons clairs, soyons clairs.
01:48C'est un acte politique qui fait que vous provoquez.
01:50Si vous provoquez, il faut en assumer les conséquences,
01:52ou en tout cas la réverbération.
01:54Et aujourd'hui au niveau français, vous avez raison,
01:56au niveau de la population, c'est qui ?
01:58C'est quoi ? De qui on parle ?
01:59On ne parle pas de Sébastien Lecornu,
02:00on ne parle pas de Bruno Le Maire,
02:01on ne parle pas de Bruno Retailleau,
02:03on ne parle pas de Marine Le Pen,
02:04on parle d'Emmanuel Macron.
02:05Effectivement.
02:05Merci.
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