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  • il y a 10 mois

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00:00On va avoir Jonas Haddad, porte-parole des Républicains en ligne.
00:04Bonjour Jonas Haddad.
00:06Et maintenant, que va-t-il se passer ?
00:09Bruno Rotailleau, ce matin, était l'invité de la grande interview Europe 1 C News.
00:13Il se dit prêt à un gouvernement de cohabitation avec Emmanuel Macron.
00:18Qu'est-ce que cela veut dire concrètement, la cohabitation ?
00:22Ce que cela veut dire, c'est que je pense que le président de la République n'avait pas compris qu'il fallait qu'il renonce à gouverner.
00:28Lorsque dimanche, on apprend la nomination d'un gouvernement qui est littéralement, et vous l'avez tous dit sur les plateaux,
00:36on prend les mêmes et on recommence.
00:38On a considéré qu'on se moquait de nous.
00:41Et la difficulté, c'est qu'en réalité, on a l'impression que Sébastien Lecornu ne tenait pas le stylo.
00:46Et on apprend que, par exemple, Bruno Le Maire a été poussé par Emmanuel Macron.
00:50Il faut fondamentalement que le président de la République comprenne, même s'il aime bien être le maître des horloges,
00:56que là, l'horloge est totalement déréglée, et qu'il n'a pas à dicter son tempo,
01:02parce qu'à côté de ça, c'est toute la société qui m'empathie.
01:05Je vous parle actuellement, je ne peux pas être sur le studio parce que je suis à Gournay-en-Bray.
01:09C'est où ça ?
01:10C'est dans le pays de Bray, je suis en forme de métier,
01:13et dans lequel les gens se disent, mais ces gens à Paris sont des malades mentaux.
01:18Mais tout le monde se dit ça, c'est pas qu'il n'y a pas, mais je suis d'accord.
01:20C'est-à-dire que les entreprises sont au ralenti,
01:23nos collectivités, je le dis en présence de certains élus,
01:27les maires n'ont pas de budget, je suis vice-président d'une région, nous n'avons pas de budget.
01:31Et on voit, pardon, le président de la République se balader sur les quais.
01:36C'est-à-dire qu'à un moment, moi je compare ça beaucoup à une entreprise,
01:39lorsqu'une entreprise est en difficulté,
01:41le temps joue contre cette entreprise-là,
01:43et on la met très rapidement sous la protection d'un tribunal.
01:45Il faut que le président de la République accepte de dire,
01:49je n'ai pas gagné les élections législatives,
01:51je renonce à mettre des gouvernants qui sont simplement des affidés,
01:56et je confie la responsabilité à des forces politiques qui aujourd'hui ne me soutiennent plus,
02:01parce que Macron n'est plus soutenu ni par Philippe, ni par Attal, ni par nous-mêmes.
02:06Nous avons dit que nous ne sommes pas macronistes.
02:08Il faut qu'il accepte de lâcher.
02:10Mais si, en revanche, comme l'autorise la Constitution,
02:15il veut conserver les compétences qui sont en matière d'affaires étrangères,
02:20peut-être de défense ou d'internationales,
02:23c'est assez légitime.
02:24Oui, c'est déjà un peu le cas, là.
02:25Voilà, c'est déjà un peu le cas.
02:27Mais il ne peut pas continuer à être président et premier ministre.
02:31Ça ne tiendra plus.
02:32Jonas Haddad, porte-parole des Républicains sur Europe.
02:35Vous lancez un appel à Emmanuel Macron
02:36qu'il nomme quelqu'un de votre famille politique à Matignon ?
02:40Non, mais vous avez bien...
02:41Non, pourquoi ?
02:42Parce que nous, on n'est pas comme la gauche,
02:43on n'est pas obsédé par les postes.
02:44On l'a démontré dimanche.
02:46Dimanche, on aurait pu rester au gouvernement
02:49en disant, bon, c'est pas grave,
02:51on avale une nouvelle couleuvre
02:52parce qu'on nous recolle des gens qui incarnent le macronisme.
02:55À un moment, nous, on dit,
02:57les postes, objectivement,
02:58et je pense que tout le monde le comprend aujourd'hui,
03:00les postes, on s'en fout.
03:02L'important, c'est de faire en sorte qu'on ait un budget,
03:04un gouvernement,
03:05et qu'on arrête deux choses.
03:07Et nous, on l'a dit, ça fait des mois et des mois qu'on le dit,
03:11un, la bouffée délirante de fiscalité
03:13qui s'est emparée de notre pays,
03:15quand même,
03:16que pendant des jours, des semaines, des mois,
03:19le service public n'a parlé que de taxe Zuckmann
03:21sans aucune contradiction
03:22et dans un délire total,
03:25alors qu'en fait, il fallait simplement réformer l'État,
03:27et deuxièmement, réduire l'immigration
03:29qui est une menace constante, quotidienne
03:32et permanente sur notre territoire
03:33et qui, en plus, nous coûte très cher.
03:35Si demain,
03:36si demain,
03:37un Premier ministre,
03:39il peut s'appeler Lecornu,
03:40il peut s'appeler Christine Kelly,
03:42il peut s'appeler Technère,
03:43il peut s'appeler Cluzel,
03:44et nous dit,
03:45Banco, pour au moins,
03:47c'est de priorité,
03:48on soutiendra,
03:49et je vais vous dire,
03:49on n'est même pas...
03:50Même Nébou le chien d'Emmanuel Macron,
03:51du moment,
03:52je comprends ce que vous dites.
03:53Vous voyez ce que je veux dire.
03:55Vous voyez ce que je veux dire.
03:56Oui, oui,
03:56peu importe,
03:57l'essentiel,
03:57c'est qu'il ne soit pas le bras armé,
03:59l'envoyé spécial d'Emmanuel Macron
04:00à Matignon.
04:02Donc, vous ne réclamez pas non plus
04:03le départ d'Emmanuel Macron ce matin ?
04:06Non, parce qu'objectivement,
04:07il reste maintenant,
04:09allez, un an et plus...
04:11Vous pensez qu'on peut tenir encore un an ?
04:13Emmanuel Macron peut encore tenir ?
04:14Les Français peuvent encore tenir ?
04:15Vous qui êtes sur le terrain,
04:16là en ce moment,
04:17Jonas Sadan porte-parole des Républicains,
04:19vous êtes en direct avec nous sur Europe 1,
04:21les pieds sur le terrain.
04:22Vous pensez que les Français autour de vous,
04:24les entreprises dont vous parlez,
04:25peuvent tenir encore
04:26avec ce chaos politique ?
04:28Alors, moi,
04:29je pense qu'ils ne pourront pas tenir longtemps
04:31avec ce chaos politique,
04:32vous avez raison,
04:33mais ils peuvent très bien tenir
04:34avec Emmanuel Macron
04:35qui est un président,
04:36j'allais dire,
04:37en suspens.
04:38Ça ne changera pas la vie
04:39de mes entrepreneurs
04:40ou de mes employés
04:41si on leur dit
04:42qu'Emmanuel Macron
04:43va s'occuper de l'international.
04:45En revanche,
04:45si demain,
04:46on nous dit,
04:47bon, voilà,
04:47j'accepte,
04:48je suis Emmanuel Macron,
04:50j'accepte de renoncer à gouverner,
04:52je vous laisse,
04:52vous les forces politiques,
04:53vous organisez,
04:54notamment au Parlement,
04:55pour faire en sorte
04:56de trouver un compromis
04:58et je n'ai pas envie
05:00de vous recaser
05:00des copains,
05:02eh bien,
05:03peut-être que là,
05:03la machine repartira.
05:05Alors, Jonas Haddad...
05:05Dans la tête des gens,
05:06ils sont déjà projetés
05:08vers autre chose,
05:09ils savent déjà
05:09que le macronisme
05:10s'est terminé.
05:11On a besoin
05:12d'avoir un manager
05:13de transition.
05:13C'est ça,
05:14Jonas Haddad,
05:15porte-parole des Républicains
05:16en direct
05:16sur Europe 1.
05:18Gabriel Cluzel,
05:19peut-être,
05:20Premier ministre,
05:21pour reprendre vos propos
05:22tout à l'heure,
05:22en vue de vous poser une question.
05:23Je suis très touchée,
05:25mais mon téléphone,
05:26malheureusement,
05:26ne sonne pas.
05:29Non,
05:29je voulais vous poser
05:30simplement une question.
05:32Ce matin,
05:33je crois,
05:34Jordan Bardella a dit
05:35qu'il proposerait
05:36un accord de gouvernement
05:37RN-LR
05:38aux prochaines élections.
05:39Imaginons qu'il y ait
05:40une dissolution,
05:40ça fait partie des hypothèses.
05:42Est-ce que vous accepteriez
05:45cette main tendue,
05:46finalement ?
05:46Est-ce que c'est quelque chose
05:47que vous pourriez envisager ?
05:49Je ne comprends pas trop
05:52la ligne du RN,
05:53pour tout vous dire.
05:53Jordan Bardella
05:54propose ça ce matin
05:55et il y a quelques jours,
05:56lorsqu'on proposait des choses
05:57qui se relèvent
05:58de notre programme,
06:00Marine Le Pen disait
06:00« Ah, ça,
06:01c'est des choses de droite. »
06:02Donc, je ne sais pas.
06:03Il faut qu'ils accordent
06:05leur violon
06:05au niveau du couple exécutif
06:06du Rassemblement National.
06:07Non, mais sur l'immigration,
06:08par exemple,
06:09pourriez tomber d'accord
06:09qu'il y ait un problème majeur
06:11pour vous et pour eux ?
06:12Il y a quand même
06:13des points majeurs
06:14pour y avoir
06:14un socle commun.
06:16Mais non seulement nous,
06:18vous parlez du RN,
06:19oui,
06:20et on pourrait même
06:21aller jusqu'aux socialistes.
06:23Pourquoi je parle
06:23des socialistes ?
06:24Ça va vous étonner.
06:26Mais parce que dans les sondages,
06:2770% des électeurs socialistes
06:29sont pour le déjurcissement
06:30de l'immigration.
06:31Donc, en fait,
06:32il y a une petite caste,
06:34une élite socialiste,
06:35des élus socialistes
06:36qui veulent confisquer
06:37la parole de leurs électeurs
06:39pour parler
06:40de la taxe Zuckman,
06:41de la réforme des retraites
06:42à 60 ans.
06:43Donc, objectivement,
06:44la taxe Zuckman,
06:44personne ne savait
06:45ce que c'était jusqu'à peu.
06:46C'est des débats
06:47dans le théâtre
06:47à la Sorbonne, ça.
06:48Et en fait,
06:4970% même des électeurs socialistes
06:51sont prêts à nous rejoindre
06:52sur le déjurcissement
06:53de l'immigration.
06:54Donc, en fait,
06:55oui, on peut avoir
06:55une large majorité,
06:57c'est ce que nous,
06:58on a appelé
06:58la majorité nationale,
06:59sur le fait de dire
07:00qu'il faut réduire
07:01l'immigration,
07:02qu'il faut améliorer
07:03la sécurité dans ce pays
07:04et qu'il faut réduire
07:04le train de vie de l'État.
07:05Alors, Jonas Haddad,
07:06Jonas Haddad,
07:07porte-parole des Républicains,
07:08toujours en direct
07:09avec nous sur Europe 1.
07:12Éric Tegner a une question
07:13à vous poser.
07:14Oui, bonjour Jonas Haddad.
07:15Bruno Retailleau expliquait
07:16qu'il fallait d'abord
07:17considérer que l'ennemi,
07:18c'était la gauche.
07:19Moi, j'ai une question.
07:20Hier, vous étiez
07:21sur un plateau de télévision
07:22et vous avez finalement
07:23tergiversé pour choisir
07:25entre un candidat PS
07:26et un candidat RN
07:27dans le cadre
07:28d'une second tour
07:29d'une élection législative.
07:31Quelle est votre position
07:32à ce sujet
07:32entre un socialiste
07:34et un candidat
07:35du Rassemblement National
07:36s'il y avait des élections demain ?
07:38Éric Tegner,
07:39vous êtes un fin observateur
07:40et il faut dire
07:40l'intégralité aux auditeurs.
07:42C'est que la séquence
07:43a continué
07:44et lorsqu'on m'a expliqué
07:45très clairement
07:46que ces personnes-là
07:47avaient envisagé
07:48de s'allier avec LFI,
07:50j'ai dit la même chose
07:50que ce qu'a dit Bruno Retailleau,
07:51c'est-à-dire que nous ne voulons
07:53aucune voix
07:54qui va à la gauche
07:55mélanchonisée.
07:56Donc, on nous a demandé
07:57de faire appel
07:58à voter
07:59pour tel ou candidat socialiste.
08:01Aujourd'hui,
08:02les socialistes
08:02sont sous la main
08:03de Mélenchon.
08:04Ils ont passé
08:05un accord scélérat.
08:06Je redis ce que j'ai dit hier,
08:07donc je peux le redire
08:08ce matin.
08:09Ils ont passé
08:09un accord scélérat
08:10avec LFI.
08:11Ils se sont soumis
08:13à des gens
08:13qui sont une menace grave
08:15pour la République.
08:16On n'appellera pas
08:17à voter pour des gens
08:18qui sont dans ce camp-là
08:19et qui d'ailleurs
08:20sont en train de discuter
08:21ce matin même
08:22pour reconstituer
08:23une alliance scélérate.
08:25Donc nous,
08:25on n'appellera pas
08:26à voter pour eux.
08:26Et c'est vrai
08:27que Bruno Rotaillot
08:28et LR n'est pas
08:30à la Réunion
08:31ce matin
08:32avec Sébastien Lecornu,
08:34Yalbonne Privé
08:35ou encore Gérard Larcher.
08:37Merci beaucoup
08:37Jonas Haddad,
08:39porte-parole des Républicains
08:40pour cette intervention
08:42sur Europe 1.
08:43sur Europe 1.
08:44Sous-titrage ST' 501.
08:45Sous-titrage ST' 501.
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