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  • il y a 3 mois
Béatrice Cossa-Dumurgier, directrice générale de Revolut pour l'Europe de l'Ouest, était l'invité de Laure Closier dans Good Morning Business, ce lundi 6 octobre. Elles sont revenues sur la création à Paris d'un deuxième hub européen pour la banque en ligne britannique, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:0040 pays désormais, 65 millions de clients avec un objectif de dépasser les 100 millions d'ici deux ans.
00:07Est-ce que vous êtes toujours une banque de jeunes globetrotters qui prenait ça parce que c'était facile,
00:12on transférait de l'argent facilement ou vous êtes normalisé, vous ressemblez aujourd'hui à n'importe quelle banque ?
00:17Merci beaucoup Laure de me recevoir aujourd'hui sur BFM Business.
00:21Donc oui, effectivement, on est en train, avec ce tournant qu'on a annoncé de la création d'un hub,
00:27d'un deuxième hub en Europe de l'Ouest, on est en train très clairement de consolider notre croissance
00:34avec des investissements très significatifs qu'on a annoncés puisqu'on a annoncé un investissement d'un milliard d'euros.
00:41On a annoncé qu'on créait ce hub pour l'Europe de l'Ouest en France, à Paris.
00:46On a aussi annoncé qu'on allait recruter jusqu'à 400 personnes, en plus des équipes qui existent déjà aujourd'hui en Europe de l'Ouest,
00:53avec un rationnel fondamentalement très business, qui est que la France, c'est le premier marché de révolut en Europe,
01:02c'est le deuxième au monde derrière le Royaume-Uni, mais c'est le premier en Europe, et c'est aussi celui qui croit le plus vite.
01:08Et donc le rationnel pour nous de nous implanter en France était juste évident à cause de ça,
01:12et le rationnel plus profond, le rationnel stratégique de créer cette deuxième, ce deuxième hub en fait,
01:18donc cette deuxième banque en Europe de l'Ouest, c'est de pouvoir créer beaucoup plus de proximité
01:23que ce qu'on a aujourd'hui déjà créé, avec les écosystèmes locaux, avec les régulateurs.
01:29Oui parce qu'il vous faut absolument une licence bancaire en bonne et due forme,
01:33aujourd'hui vous opérez depuis la Lituanie, c'est plus possible quoi.
01:36Non, il ne la faut pas du tout absolument, le rationnel, on opère en France aujourd'hui avec une licence
01:41qui est comme vous l'avez dit, donc octroyée par la Banque de Lituanie, à Révolut,
01:47et on opère en France à travers une succursale, il y a d'ailleurs 9 succursales déjà de Révolut en Europe,
01:53et on va en ouvrir d'autres, donc on a tout ce qu'il faut.
01:55Vous n'avez pas un besoin fondamental pour exister, alors pourquoi il la faut ?
01:59Alors le rationnel, c'est ce que je disais, c'est de renforcer notre présence locale,
02:03donc avec cette deuxième banque, d'avoir plus d'équipes, plus de gens,
02:07d'être plus en proximité encore avec les régulateurs locaux,
02:10et donc de pouvoir continuer à développer notre offre,
02:14qui est une offre aujourd'hui déjà très globale,
02:16qui couvre à peu près l'ensemble des segments traditionnels bancaires,
02:20mais de pouvoir la compléter avec des produits et des services encore plus en proximité
02:26et encore plus en résonance avec les besoins des clients.
02:30Anthony Morel, il y a une partie de tech qui est avec nous ce matin.
02:32C'est une boîte de tech, Revolut, clairement.
02:35Et alors il y a une notion qui revient souvent quand on parle de Revolut,
02:37c'est la notion de super app, c'est-à-dire l'idée,
02:40alors ce n'est pas que pour Revolut d'ailleurs,
02:41mais d'une application qui va regrouper plein plein plein de services
02:44et sur laquelle en fait on va avoir envie de revenir plusieurs fois par jour.
02:47Donc qu'est-ce que ça recouvre cette notion de super app aujourd'hui ?
02:50Et où est-ce que vous allez aller dans les 3-5 ans qui viennent
02:53en termes de couverture de services financiers pour les particuliers ?
02:58Alors j'ai envie de dire, il n'y a rien qui va nous arrêter,
03:00parce qu'effectivement notre mission, très fondamentalement,
03:04c'est de simplifier tout ce qui a trait à l'argent.
03:07Et de simplifier ça, donc de proposer en fait des produits
03:10et des services financiers et non financiers d'ailleurs,
03:14qui soient toujours très innovants,
03:16avec une expérience client extrêmement fluide,
03:19extrêmement poussée, extrêmement simplifiée,
03:22et évidemment à des prix et à des conditions très abordables.
03:25Donc ça c'est quelque part les principes directeurs.
03:27Donc une fois que vous suivez ces principes directeurs-là,
03:30après il n'y a plus rien qui vous arrête.
03:31Et donc on le propose aujourd'hui à des clients principalement particuliers,
03:35mais à des clients entreprises, small business.
03:38On l'a annoncé la semaine dernière lors de l'inauguration de notre siège social à Londres.
03:43La ligne business, la ligne small business a dépassé le milliard de dollars de revenus.
03:48Et demain, on ira vers des clients plus fortunés,
03:51vers des offres plus de banques privées.
03:52Et donc aujourd'hui, évidemment, quand on regarde,
03:56on se compare principalement aux apps du secteur financier.
03:59Je tiens à dire qu'on est aujourd'hui en Europe la première app téléchargée
04:03dans 19 des pays européens.
04:05On est dans le top 3 dans 26 pays européens.
04:07Mais en fait, on se compare aussi à toutes les autres apps grand public,
04:11on va dire en dehors de la verticale finance.
04:14Et là, on est déjà devant certaines apps qui sont quand même très connues
04:18en téléchargement en Europe, Instagram, Uber, Snapchat.
04:22Et on est en train de rattraper des apps qui sont des WhatsApp, des Facebook, etc.
04:28Et avec quelle démographie, justement ?
04:29Est-ce que c'est des jeunes utilisateurs qui arrivent justement vers la finance
04:33et qui vont, je ne sais pas, commencer à acheter des cryptos,
04:36à faire un peu de trading sur des actions ou acheter des ETF ?
04:41Ou est-ce que c'est des clients plus traditionnels
04:43qui s'en servent comme d'un compte bancaire, tout simplement ?
04:45Alors, on a de fait absolument de tout.
04:47Donc, les gens qui téléchargent l'app Révolut,
04:50ils la téléchargent en général pour un besoin particulier.
04:53Et puis après, à l'intérieur de l'app, ils trouvent leur bonheur et ça continue.
04:57Et c'est vraiment ça qui a fait le succès à l'origine de Révolut.
05:01Révolut s'est lancé…
05:0250% de vos clients ont moins de 35 ans quand même.
05:0350% des clients ont moins de 35 ans, mais c'est le cas aujourd'hui.
05:06Demain, voilà, c'est des choses…
05:09Ils vont vieillir avec vous.
05:10Ils vont vieillir avec nous, évidemment.
05:11On va continuer à attirer des jeunes.
05:13On a une offre pour les en dessous de 18 ans qui est très attractive,
05:16qui permet aussi de faire de l'éducation.
05:18Et ça, on pense que c'est très important.
05:20Voilà.
05:20Et puis, petit à petit, quand on va compléter l'offre,
05:22on va de fait trouver des clients qui ont des besoins un peu plus sophistiqués,
05:28qui ne sont aujourd'hui pas forcément couverts et qui le seront demain.
05:30Donc, comme je vous le disais, il n'y a pas de limite, en fait.
05:32Pour vous rapprocher du régulateur, comme vous l'avez dit,
05:35vous avez recruté Frédéric Oudéen, qui travaille désormais avec vous.
05:39Il est toujours au poste de président du conseil de Sanofi.
05:42Qu'est-ce qu'il fait ?
05:43Il fait un mi-temps entre Sanofi et Revolut.
05:45C'est quoi son rôle exactement ?
05:46Alors, Frédéric nous a rejoints comme président non-exécutif.
05:50Il a évidemment un rôle essentiel,
05:52parce qu'il connaît par cœur les modèles bancaires.
05:56Il connaît par cœur les modèles bancaires traditionnels.
05:58Il connaît par cœur les modèles bancaires digitaux.
06:00C'est lui qui a poussé la croissance de Boursorama et de Boursobanque
06:05chez Société Génale, aussi de SG Forge.
06:07Et il apporte évidemment toute sa connaissance.
06:12Et il est comme nous, assez convaincu que les modèles de banques technologiques
06:17apportent une valeur extrêmement différenciante pour nos clients.
06:21Donc, je pense qu'on a, grâce à lui...
06:24Mais c'est lui qui a tout à apprendre de vous, finalement.
06:25Parce que quand on regarde, je dis ça en plaisantant évidemment,
06:28mais les banques traditionnelles et surtout les applications,
06:31je reviens au côté technologique,
06:32les applications, elles sont encore...
06:34Enfin, je veux dire, l'expérience utilisateur,
06:36c'est souvent ni fait ni à faire, ou en tout cas,
06:38ce n'est pas incroyable.
06:39Et c'est vrai que c'est l'une des forces des fintechs
06:42et de Revolut, entre autres.
06:44C'est le côté...
06:45C'est hyper facile à utiliser.
06:46Et surtout, il y a de la gamification.
06:47On parlait des jeunes utilisateurs.
06:49Mais il y a ce truc, je regardais encore l'application tout à l'heure,
06:51il y a des quêtes à accomplir.
06:52Ça aussi, ça fait partie de...
06:54Mais ça veut dire qu'il y a aussi des centaines d'ingénieurs
06:56qui bossent là-dessus pour que ce soit...
06:58Il y a des milliers d'ingénieurs.
06:59Il y a encore une fois qu'il y ait des boucles d'engagement quotidien.
07:01C'est comme un réseau social, finalement.
07:02Mais oui, tout à fait.
07:03Tout à fait.
07:03C'est de fait ça qui fait toute la différence.
07:06Donc, le nerf de la guerre dans une banque digitale,
07:10il y en a deux, en pratique.
07:11Le premier, c'est le produit.
07:12Et le deuxième, c'est l'échelle.
07:13C'est l'effet d'échelle.
07:14Et donc, quand on prend un petit peu de recul,
07:16quand on essaye de comprendre ce qui fait vraiment
07:18la performance très, très fondamentale de Revolut,
07:21et on est sur une radio éco,
07:22donc la performance, elle va d'abord avec un modèle économique
07:25et un modèle financier très performant.
07:27Je rappelle que l'année dernière,
07:29on a publié nos performances les meilleures de notre histoire,
07:333,7 milliards d'euros de résultats,
07:361,2 milliard d'euros de bénéfices avant impôts.
07:39On n'avait jamais pu vivre des performances financières aussi bonnes.
07:42Donc, pour revenir à votre question,
07:44effectivement, quand on a un produit qui est comme ça,
07:47qui trouve aussi bien son marché,
07:51quand on a une marque qui est extrêmement puissante,
07:54de facto, économiquement,
07:55ça se traduit par des coûts d'acquisition clients
07:57qui sont extrêmement faibles.
07:59Quand vous avez par ailleurs un effet d'échelle,
08:01qui est celui de Revolut,
08:02vous l'avez dit, 65 millions de clients au monde.
08:05Et on a une seule plateforme.
08:07Donc, on a une seule plateforme technologique
08:09qui sert l'ensemble des clients.
08:11Donc, vous divisez beaucoup par 65 millions.
08:13Des banques traditionnelles, même très performantes,
08:16en Europe sont traditionnellement dans leur marché.
08:19Je parle de banque digitale.
08:20Et donc, elles ont un marché principal.
08:22Donc, vous divisez leur coût de plateforme
08:23par le nombre de clients de ce marché principal.
08:26Les très grosses en ont 7, 8, 10, 12,
08:28mais pas 65 millions.
08:30Donc, c'est ça la force de l'effet d'échelle.
08:31Donc, avec ça, vous êtes en mesure de proposer à vos clients
08:34des produits en même temps très innovants,
08:36avec une expérience incroyable,
08:38mais aussi à un prix très abordable.
08:40Le tout en étant profitable.
08:42Et en étant profitable de façon récurrente,
08:44parce que c'est la quatrième année de suite
08:45que Revolut est profitable.
08:47Et quand ensuite, vous vous comparez
08:48à des banques traditionnelles,
08:49qui elles aussi sont très profitables,
08:51mais qui ont à investir énormément
08:53dans leur transformation de réseau,
08:55dans leur transformation de parcours client,
08:57nous, on n'a pas à investir tout ça.
08:58Donc, en pratique, on peut réinvestir
09:00l'intégralité de nos profits dans l'innovation.
09:03Et juste un dernier mot sur le modèle
09:05et la force du modèle,
09:07et qui est exactement lié à l'expérience
09:09que vous expliquez,
09:10avec la possibilité de rentrer dans l'app
09:12avec plein, plein, plein d'entrées possibles.
09:15Et c'est un élément de notre résilience,
09:16parce qu'on n'est pas dépendant
09:18à un produit principal.
09:19Il n'y a aucune de nos lignes de produits
09:21qui pèse plus de 30% de nos revenus.
09:23Et par ailleurs, il n'y a aucun de nos pays
09:25qui pèse plus de 30% de nos revenus.
09:27Et ça, c'est rarissime.
09:28Les banques traditionnelles,
09:30digitales ou pas digitales,
09:32elles ont en général un marché cœur,
09:34et elles sont en général très dépendantes
09:36aux revenus de taux d'intérêt,
09:38et donc très dépendantes
09:39aux fluctuations macroéconomiques.
09:40Ce n'est pas le cas pour nous.
09:41Au moment où on n'a pas de gouvernement en France,
09:44où on reçoit régulièrement des entreprises
09:45qui mettent quand même la pédale de frein
09:47sur les investissements,
09:48notamment dans notre pays,
09:49là, il y a un milliard d'euros prévus
09:50pour la France.
09:52Il y a eu des discussions
09:53pour mettre la pédale de frein là aussi,
09:56ou non, le fait qu'il y ait des consommateurs
09:58suffisamment puissants
10:00était suffisant pour convaincre ?
10:01Alors, en fait, l'attractivité de la France
10:04a conduit à ce que Révolute s'engage
10:06à créer ici, à Paris, son deuxième hub,
10:09à s'engager à investir,
10:11donc sur les trois ans qui viennent,
10:12un milliard.
10:13Cette attractivité,
10:14elle se complète aussi
10:16par un réservoir de talents
10:18absolument extraordinaire,
10:20et aussi par une solidité
10:22de l'écosystème financier
10:23et réglementaire particulièrement forte.
10:26Donc ça, ce sont des fondamentaux
10:27qui demeurent.
10:29Il n'y a pas eu de discussion
10:30avec Milan en disant zéro ?
10:32Zéro, zéro discussion.
10:33C'était la France directe ?
10:34Donc c'était la France,
10:35et là, ça va rester la France.
10:38Le milliard d'euros
10:38qu'on s'est engagé à investir,
10:40on va continuer à l'investir,
10:42et on va continuer à être là
10:43pour soutenir nos clients.
10:44Merci beaucoup, Béatrice Cossat,
10:45Dumurgier, directrice générale
10:46de Révolute
10:47pour l'Europe de l'Ouest.
10:48Merci beaucoup, Béatrice.
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