- il y a 5 mois
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00:00:00Et nous sommes en édition spéciale sur BFM TV après l'annonce surprise de Sébastien Lecornu.
00:00:07Ce coup de théâtre à 9h moins le quart, il a annoncé qu'il renonçait au 49.3 pour laisser la main aux parlementaires sur notamment la question du budget.
00:00:16Les réactions politiques, elles se multiplient depuis un peu plus d'une heure.
00:00:19Maintenant, on va en entendre un certain nombre sur ce plateau avec Diana Badiop, député PS Desilines, Charles Rodouel pour Ensemble, pour la République,
00:00:27député lui aussi Desilines, Andréa Cotarac pour le Rassemblement national et puis également une réaction du côté de LR tout à l'heure.
00:00:36Après donc cette annonce qui a surpris tout le monde, on va aller justement à Matignon parce qu'il a dit ça, Hugo Capilli, vous qui êtes sur place,
00:00:42juste avant de recevoir des délégations évidemment importantes vu le contexte actuel, notamment en ce moment même, la délégation du Rassemblement national.
00:00:51Comment ça se passe ?
00:00:52Oui exactement, prise de parole surprise ce matin de Sébastien Lecornu à 8h45 ici à l'hôtel de Matignon.
00:01:00Prise de parole surprise parce qu'elle a été annoncée dans les toutes dernières minutes avant que ça ait lieu.
00:01:07Sébastien Lecornu qui est donc revenu sur les consultations qu'il a menées ici à Matignon depuis trois semaines
00:01:12et qui se poursuivent en ce moment avec le Rassemblement national puis ensuite avec d'autres partis politiques d'opposition.
00:01:17Il a acté, Sébastien Lecornu, qu'il n'arriverait pas à former un gouvernement de coalition avec la gauche.
00:01:22En revanche, il continue d'envoyer des signaux au Parti socialiste en voulant travailler sur le sujet de la retraite des femmes,
00:01:27sur le sujet de la pénibilité au travail.
00:01:30Et puis il y a eu cette annonce, il renonce à l'article 49.3 de la Constitution.
00:01:35Plus de passage en force à l'Assemblée nationale.
00:01:37On va justement écouter à ce sujet Sébastien Lecornu.
00:01:40Il faut que chaque député puisse avoir du pouvoir, puisse avoir de la responsabilité, puisse prendre ses responsabilités.
00:01:50Au fond, c'est ça qui nous empêche d'avancer, c'est la capacité à ce que le débat démarre.
00:01:55Et donc j'ai décidé de renoncer à l'article 49 à l'INA3 de la Constitution
00:02:00puisque cet article, au fond, permet au gouvernement d'interrompre les débats,
00:02:05d'engager la responsabilité du gouvernement et au gouvernement d'écrire la copie.
00:02:10Évidemment, renoncer au 49.3, ça ne suffira pas pour les socialistes
00:02:15qui seront méfiants de la copie budgétaire finale.
00:02:18On voit en tout cas ce matin la nouvelle stratégie du Premier ministre,
00:02:21c'est de responsabiliser l'Assemblée nationale avec un objectif qui a été fixé,
00:02:25que la France se dote d'un budget d'ici le 31 décembre.
00:02:29Merci beaucoup Hugo.
00:02:30On vous retrouve évidemment dès que ça bouge à Matignon.
00:02:33Et ça va pas mal bouger de ce côté-là tout au long de cette matinée.
00:02:36C'est vrai Marie Chantret qu'au moins il aura réussi une chose ce matin le Premier ministre,
00:02:39c'est de prendre tout le monde par surprise.
00:02:41Ça, personne n'avait vu venir.
00:02:42Non, effectivement, et même dans son propre camp,
00:02:44on n'était pas au courant de cette prise de parole très matinale.
00:02:48On a eu l'annonce vers 8h15 à peu près.
00:02:50Absolument, une demi-heure avant cette prise de parole,
00:02:52où lui-même confesse qu'il n'a que très peu parlé.
00:02:54C'est la deuxième fois qu'on entend le Premier ministre Sébastien Lecornu prendre la parole.
00:02:59La dernière fois, c'était sur ce même perron,
00:03:01à l'occasion de la passation de pouvoir avec son prédécesseur François Bayrou.
00:03:05On apprend ce matin que le chef de l'État a été averti de cette initiative,
00:03:10évidemment avant cette prise de parole, renoncé au 49-3.
00:03:14Il a averti le président de la République qui enchaîne les déplacements à l'étranger.
00:03:18Mais en Allemagne aujourd'hui.
00:03:19En Allemagne aujourd'hui, il était au Danemark hier, il est rentré tard dans la soirée.
00:03:23Il enchaînera avec le Luxembourg, le Premier ministre qui évoque aussi la future composition de son gouvernement.
00:03:29On va faire un atterrissage à Matignon d'ici ce week-end,
00:03:32avant un discours de politique générale la semaine prochaine.
00:03:34Il y a une habileté aujourd'hui du Premier ministre.
00:03:37Maintenant, dans la forme et la méthode, c'est vrai que cela pose question.
00:03:40Hier, vous le savez, et on l'a beaucoup commenté ici,
00:03:43on était en pleine journée de mobilisation, qui n'a pas forcément fonctionné.
00:03:47Et il y a eu ces annonces sur le pouvoir d'achat.
00:03:48Vous savez, la défiscalisation des heures supplémentaires,
00:03:51l'impôt sur le revenu qui baisserait pour les couples gagnant le SMIC,
00:03:56en pleine journée de mobilisation.
00:03:57Là, on est juste quasiment à Gilles plus un de cette mobilisation,
00:04:02et juste avant de rencontrer les oppositions,
00:04:04notamment le Parti Socialiste à 10h30.
00:04:06Et c'est une demande du Parti Socialiste et de son patron Olivier Faure de renoncer au 49-3.
00:04:12Donc, effectivement, il les met aussi face à leur responsabilité.
00:04:15Il leur coupe l'herbe sous le pied, il n'a la trousse.
00:04:17Quelles sont les toutes premières réactions ?
00:04:19Ça fait un peu plus d'une heure maintenant,
00:04:20et on sent que, dans chaque camp, on ne sait pas trop quoi répondre, pour l'instant.
00:04:24Oui, parce qu'il y a d'abord l'effet de surprise,
00:04:26mais ce qui était attendu, c'était évidemment la réaction du Parti Socialiste.
00:04:29Parce que cette décision de ne pas utiliser le 49-3,
00:04:32c'était notamment, et c'est essentiellement en réalité,
00:04:35pour convaincre les députés du Parti Socialiste.
00:04:38Hier, un proche de Sébastien Lecornu me disait en off,
00:04:43pour essayer de pousser un peu cette décision-là,
00:04:46ce serait quand même un atout majeur que Sébastien Lecornu annonce renoncer au 49-3.
00:04:50C'est difficile de censurer un gouvernement qui s'engage à accepter le travail du Parlement.
00:04:56Raté ce matin, les premières réactions sont nues par Boris Vallaud,
00:04:59président du groupe PS à l'Assemblée, qui dit, très bien, mais le 49-3, ça ne suffit pas.
00:05:03Il y a d'autres moyens, en réalité, de ne pas tenir compte du travail du Parlement.
00:05:06Et ce matin, de caporaliser l'entourage de députés PS,
00:05:11en se licitant, en disant, mais à quoi ils pensent très exactement ?
00:05:14On me cite deux articles de la Constitution, article 40 et article 45,
00:05:18qui empêchent, en réalité, par exemple, des députés de déposer des amendements
00:05:22au nom de la recevabilité de certaines dépenses.
00:05:25Si on me dit, très bien, mais auquel cas, sur les retraites, par exemple,
00:05:28on pourrait nous opposer que nos propositions ne sont pas recevables à ce titre-là,
00:05:32et ça voudrait dire qu'en réalité, le Parlement n'a pas vraiment les mains libres.
00:05:35– Alors, justement, ce sont des procédures que vous connaissez bien.
00:05:37Diana Badiob, vous qui êtes donc députée socialiste des Ivelines,
00:05:40vous avez réagi comment en entendant ça ?
00:05:42Est-ce que vous avez un petit peu vacillé en vous disant,
00:05:45oui, ils nous coupent l'herbe sous le pied,
00:05:46parce que c'est une demande qu'on fait depuis longtemps,
00:05:48et maintenant, on se retrouve un peu pris dans les cordes ?
00:05:50– Non, c'est surtout qu'en fait, le fonds ne peut pas se substituer à la forme.
00:05:54Comme l'a rappelé votre collègue, le problème qu'on a aujourd'hui,
00:05:58c'est qu'effectivement, c'est peut-être un premier pas de renoncer au 49-3,
00:06:01mais s'ils ne renoncent pas à toute une série d'articles
00:06:03qui vont justement, le 40, le 45,
00:06:07ou encore d'autres qui nous empêchent justement de déposer des amendements,
00:06:12celui aussi qui permet de stopper les discussions à l'Assemblée nationale
00:06:17au bout de 40 jours, parce que c'est aussi une des prérogatives,
00:06:22tout ça, en fait, ce n'est qu'un leurre, en fait,
00:06:24c'est juste une jolie façade pour dire,
00:06:26bon, écoutez, je renonce au 49-3,
00:06:28mais qu'est-ce qui nous garantit que notre travail parlementaire ira au bout ?
00:06:35Moi, pour moi, aujourd'hui, il n'y a aucune garantie.
00:06:37Il n'a accepté aucune de nos propositions sur le fonds.
00:06:41Il fait justement ce coup d'éclat sur la forme…
00:06:44– Il tend la main, c'est une façon de tendre la main,
00:06:45une heure avant le rendez-vous.
00:06:46– Excusez-moi, tendre la main,
00:06:48lorsque nous avons eu pendant 24 heures
00:06:51des accords avec, entre le socle commun et le Rassemblement national
00:06:56pour faire élire des représentants à l'Assemblée nationale dans le bureau,
00:07:00qu'ensuite, le socle commun a récupéré
00:07:03toutes les présidences de commissions.
00:07:06Ce faisant, d'ailleurs, il n'y a plus qu'une seule part…
00:07:07– Alors là, vous parlez du bureau de l'Assemblée nationale,
00:07:10on est sur autre chose.
00:07:11– Je suis désolée, non, mais je suis désolée.
00:07:12Mais quand on est dans un moment de négociation,
00:07:14il faut donner des gages,
00:07:16et aujourd'hui, nous n'en avons aucun.
00:07:17– Charles Odouel.
00:07:18– Vous voyez la difficulté que c'est d'être Premier ministre
00:07:21en l'état actuel, c'est-à-dire que lorsqu'on négocie
00:07:24avec les socialistes, dans le projet de rupture
00:07:27qu'incarne Sébastien Lecornu,
00:07:29la première condition des socialistes,
00:07:32c'est de dire « renoncez au 49.3 ».
00:07:34Sébastien Lecornu vient de renoncer au 49.3
00:07:36et les socialistes ne sont pas contents.
00:07:38C'est-à-dire qu'on a, je crois, l'exemple parfait
00:07:40de la difficulté qu'est la nôtre aujourd'hui
00:07:43de mettre en cohérence notre propre discours,
00:07:45parce qu'on a une responsabilité lourde dans la situation
00:07:47mais aussi celle de nos oppositions.
00:07:50Sur la question, j'évoquerai rapidement ce sujet,
00:07:53on a tendu la main aux socialistes pour nous organiser
00:07:55au sein d'une coalition assez large
00:07:58avec des gens qui ne sont pas d'accord,
00:07:59y compris à l'Assemblée.
00:08:00Les socialistes ont préféré faire le choix
00:08:02de l'alliance avec la France insoumise,
00:08:03on en a pris acte.
00:08:04Et donc là, on leur retend la main.
00:08:06– Quelle proposition ?
00:08:06– Dans le cadre du budget,
00:08:08nous renonçons au 49.3.
00:08:09Ça veut dire quoi ?
00:08:10Ça veut dire que chaque groupe politique
00:08:11du Rassemblement national jusqu'à la gauche
00:08:13va être responsabilisé dans les choix qu'il fait
00:08:16et dans les choix qu'il propose à l'Assemblée nationale
00:08:18en toute transparence.
00:08:20Et ce sera le fruit de ces négociations
00:08:22qui formera le budget.
00:08:23– Alors, autre réaction politique,
00:08:24celle de Anne-Laure Blain,
00:08:25qui est également députée droite républicaine pour LR,
00:08:28députée du Maine-et-Loire.
00:08:29Comment réagissez-vous à cette annonce ?
00:08:32Est-ce que c'est une bonne idée ?
00:08:33Ou au contraire, ça risque fort de bloquer les débats
00:08:36et les orienter dans une direction
00:08:37que vous ne souhaiteriez pas ?
00:08:38– Écoutez, le 49.3, c'est un instrument de procédure.
00:08:43Mais ça ne résout absolument pas la question
00:08:45de pourquoi faire ?
00:08:47Ce qui sont aujourd'hui les priorités des Français,
00:08:50c'est de savoir quelle va être la vision,
00:08:52quel va être le cap que nous allons mettre en œuvre
00:08:54dans les prochains jours, les prochaines semaines.
00:08:57Nous, les Républicains, nous avons posé les choses sur la table.
00:09:00Il y a deux volets très importants pour nous
00:09:02que nous ne devons pas lâcher
00:09:03et que donc doit aussi porter le Premier ministre
00:09:05à la tête du gouvernement.
00:09:07Le volet régalien, l'autorité,
00:09:10la sécurité du quotidien,
00:09:11la régulation nécessaire de l'immigration
00:09:14parce que les Français n'en peuvent plus.
00:09:16Il y a aussi une nécessaire priorisation
00:09:20sur un volet économique.
00:09:21Les Français, aujourd'hui, payent énormément d'impôts,
00:09:24ne voient pas les services publics
00:09:26dans leur village prospérer
00:09:28et pour autant, ils continuent à travailler.
00:09:31Et donc, nous, ce que nous voulons,
00:09:33c'est véritablement créer des écarts
00:09:34entre les revenus du travail
00:09:36et les revenus de l'assistance
00:09:37et donc mettre en place notamment
00:09:39une allocation sociale unique
00:09:41qui serait plafonnée à 70% du SMIC.
00:09:44Donc, nous, notre priorité,
00:09:46elle est de savoir quels sont les moyens
00:09:48qui vont être mis en œuvre
00:09:49pour répondre aux attentes
00:09:51et aux priorités des Français.
00:09:52Est-ce que cette annonce de ce matin,
00:09:53elle peut faire vaciller le socle commun ?
00:09:56Est-ce qu'elle peut instiller
00:09:57un doute supplémentaire
00:09:59sur le fait de vouloir travailler
00:10:00main dans la main avec les macronistes ?
00:10:03En gros, est-ce que c'est une façon
00:10:05de vous éloigner du gouvernement ou pas ?
00:10:07Au lendemain d'une réunion hier soir
00:10:09à l'Assemblée avec les députés
00:10:10qui étaient un petit peu tendus
00:10:11sur cette question.
00:10:13Nous l'avons dit très clairement
00:10:15depuis le départ au Premier ministre
00:10:17et la ligne que nous avons défendue
00:10:19depuis l'après-dissolution, je dirais,
00:10:22c'est que nous voulons faire œuvre utile
00:10:24pour les Français et pour la France.
00:10:25Mais cela, pas à tout prix.
00:10:28Nous avons encore une fois
00:10:29mis des choses sur la table
00:10:30et il faut que le gouvernement
00:10:31les reprenne à son compte.
00:10:33Et donc, ça veut dire
00:10:34qu'il faut écouter
00:10:36ce que les Français nous demandent.
00:10:37Ils veulent gagner des revenus
00:10:41du fruit de leur travail
00:10:43et pouvoir faire vivre
00:10:44leur famille du fruit de leur travail.
00:10:46Est-ce qu'aujourd'hui, c'est le cas ?
00:10:47Bien sûr que non.
00:10:49En revanche, on nous répond
00:10:50augmentons les impôts.
00:10:51Il y a une solution très simple.
00:10:52Si nous voulons faire des économies,
00:10:54c'est qu'il faut s'atteler
00:10:55aux dépenses de l'État.
00:10:57Ça veut dire s'attaquer
00:10:58aux trains de vie de l'État.
00:11:00S'attaquer comme je l'ai fait
00:11:01aux agences, aux comités
00:11:03qui sont source aujourd'hui
00:11:04d'un grand gaspillage d'argent public.
00:11:06Et nous verrons que nous dégagerons
00:11:08des marges de manœuvre
00:11:09pour mettre en place des politiques
00:11:10qui sont aujourd'hui demandées
00:11:11par les Français.
00:11:12Il y a encore un point
00:11:13très important sur les régaliens
00:11:15parce que la régulation de l'immigration
00:11:17est un point nécessaire.
00:11:19Deux millions de signataires
00:11:20d'une pétition de Français
00:11:22qui demande un coup d'arrêt net
00:11:24à l'immigration en France.
00:11:26Que répond à cela le Premier ministre ?
00:11:28Nous lui avons reposé la question.
00:11:30Nous attendons sa réponse.
00:11:31Mais quoi qu'il en soit,
00:11:32le 49.3 est encore
00:11:33un instrument de procédure
00:11:34mais n'est pas source
00:11:36de la compréhension
00:11:37que vont avoir les Français
00:11:38sur les prochaines perspectives
00:11:39qui sont portées
00:11:40par le gouvernement et le Parlement.
00:11:42Le débat de fonds
00:11:43sur tous ces sujets,
00:11:43il va s'ouvrir.
00:11:44On voit Lucie Robquin
00:11:45qu'au-delà de la forme,
00:11:46c'est le fonds maintenant
00:11:47qui va arriver.
00:11:48On n'a pas l'impression
00:11:49que les choses
00:11:49soient en train de se clarifier.
00:11:51Oui, on le voit à l'instant.
00:11:52Les difficultés sont autant
00:11:53au sein du centre commun
00:11:54que dans les oppositions.
00:11:56Avec cette fin du 49.3,
00:11:59c'est finalement...
00:12:00On rentre enfin
00:12:02dans le régime parlementaire
00:12:03qui oblige toutes les forces politiques
00:12:04à oublier leurs lignes rouges.
00:12:06Et c'est le cas aussi
00:12:07des Républicains.
00:12:09Sébastien Lecornu,
00:12:10entre les lignes ce matin,
00:12:11a adressé un léger avertissement
00:12:12aux Républicains.
00:12:13Il a dit
00:12:14qu'il nous faut un gouvernement
00:12:15qui accepte les compromis.
00:12:16Et ça aussi, c'est nouveau.
00:12:17C'est un message
00:12:18à tout le monde, ça.
00:12:19Oui, y compris à LR.
00:12:20Si vous voulez être
00:12:20dans le gouvernement,
00:12:21il va falloir renoncer
00:12:22à vos lignes rouges.
00:12:22C'est quelque chose
00:12:23de très fort.
00:12:24Il y a quelque chose aussi
00:12:24qui a été dit entre les lignes
00:12:25par Sébastien Lecornu ce matin,
00:12:27c'est qu'il ne laissera pas
00:12:28un temps infini au débat.
00:12:30Il a dit
00:12:30qu'il nous faut un budget
00:12:32avant le 31 décembre.
00:12:33Et là, on a parlé
00:12:34de l'article 40,
00:12:35de l'article 45.
00:12:36Il y a l'article 47
00:12:37qui est absolument majeur,
00:12:38c'est que les parlementaires
00:12:39n'auront que 70 jours
00:12:40pour négocier.
00:12:40S'il n'y arrive pas,
00:12:44le gouvernement pourra
00:12:45adopter le budget
00:12:46tel qu'il était
00:12:47dans sa version initiale.
00:12:48Et ça, c'est une bombe
00:12:49pour toutes les oppositions.
00:12:50Vous allez devenir
00:12:51des experts de la Constitution.
00:12:52Vous pouvez nous regarder
00:12:53l'article par-ci.
00:12:54C'est sûr, c'est qu'on révise.
00:12:55C'est sûr.
00:12:56Oui, voilà, c'est ça.
00:12:57On a tous repris ce matin
00:12:58notre Constitution
00:12:59pour vérifier.
00:13:00Andréa Cotara,
00:13:01qui est Marine Le Pen,
00:13:02qui est en ce moment
00:13:02dans le bureau de Sébastien Lecornu.
00:13:04Elle est arrivée
00:13:04quelques minutes seulement
00:13:05après cette annonce.
00:13:06Vous pensez que cette annonce,
00:13:07elle a tendu l'atmosphère
00:13:08ou au contraire,
00:13:09elle l'a détendu
00:13:09pour tout le monde ?
00:13:10Ça n'a rien changé.
00:13:11Non, mais c'est très bien
00:13:12de dialoguer,
00:13:13de faire en sorte
00:13:14que le Parlement
00:13:14puisse user de son pouvoir
00:13:16de dialogue,
00:13:17de débat et de proposition.
00:13:18Maintenant, on n'est pas dupe.
00:13:20Monsieur Lecornu
00:13:21est au gouvernement
00:13:22depuis 8 ans.
00:13:23En 8 ans,
00:13:24on a eu 28-49-3.
00:13:26Donc, il n'est pas devenu
00:13:27démocrate du jour au lendemain.
00:13:28Justement, il dit
00:13:28que c'est fini.
00:13:29Non, c'est fini, rien du tout.
00:13:30Parce qu'on n'a pas une page
00:13:31aujourd'hui,
00:13:31il n'y a pas une rupture
00:13:32pour reprendre son expression.
00:13:33Je vais vous dire une chose.
00:13:34Moi, monsieur Lecornu,
00:13:34ce n'est pas mon ennemi.
00:13:35Le PS n'est pas mon ennemi,
00:13:36même si vous m'avez attaqué.
00:13:38Notre ennemi
00:13:38au Rassemblement National,
00:13:39c'est notre ennemi
00:13:41au Rassemblement National.
00:13:43Notre ennemi
00:13:43au Rassemblement National,
00:13:44c'est la peur du lendemain
00:13:46qui règne dans les ménages,
00:13:48qui règne dans les entreprises.
00:13:49Vous pouvez changer
00:13:49de Premier ministre.
00:13:50La situation reste la même,
00:13:51à la fois de rapports de force
00:13:53au sein de l'Assemblée Nationale.
00:13:54L'URN est le premier parti
00:13:54de France, madame.
00:13:55Désolée.
00:13:56Et aussi budgétaire.
00:13:58On a eu un record
00:13:59de dettes sous le Macronisme.
00:14:00On a un record
00:14:01de taux de pauvreté
00:14:02sous le Macronisme
00:14:03jamais enregistré depuis 1996.
00:14:04On a un record
00:14:04de défaillance d'entreprise.
00:14:05On a un record
00:14:06de demande d'asile
00:14:07sous M. Rotaillot
00:14:10à l'intérieur.
00:14:10Un record de demande d'asile.
00:14:12La France est record mad mondial.
00:14:13Je le dis à la députée LR
00:14:14qui vient de parler à l'instant.
00:14:16Donc, si vous voulez,
00:14:17c'est ça qui m'intéresse.
00:14:18Qu'est-ce qu'on fait
00:14:18pour les entreprises ?
00:14:19Quelles sont les ruptures
00:14:20sur les politiques migratoires,
00:14:21sur les subventions
00:14:21de l'Union Européenne,
00:14:22sur le tarif énergétique ?
00:14:24Quelles sont les ruptures ?
00:14:24On va avoir un sommet
00:14:25de l'élevage
00:14:26à Cournon
00:14:27la semaine prochaine.
00:14:28Les filières ovines, ovines
00:14:29sont à genoux sur le Macronisme.
00:14:32Quelles sont les ruptures ?
00:14:33Non, non, mais vous parlez tous
00:14:34vous rappelez tous
00:14:34les positions des uns
00:14:35et des autres ici.
00:14:35Le message ce matin
00:14:36du Premier ministre,
00:14:37c'est de dire
00:14:37tendez la main
00:14:38les uns aux autres.
00:14:39Il dit, le Premier ministre,
00:14:40on va y arriver,
00:14:41à vous entendre.
00:14:42On n'est pas sûr
00:14:42qu'on y arrive
00:14:43aussi facilement que ça.
00:14:44On écoute Sébastien Lecornet.
00:14:47On va y arriver.
00:14:49Que pour y arriver,
00:14:49il faut qu'évidemment
00:14:50chacun ait envie d'y arriver.
00:14:54Il ne peut plus être en situation
00:14:55d'interrompre les débats.
00:14:57Il n'y a donc plus
00:14:57aucun prétexte
00:14:58pour que ces débats
00:14:59ne démarrent pas
00:15:00la semaine prochaine.
00:15:02On va peut-être y arriver
00:15:03mais ce ne sera pas simple.
00:15:03Marie-Chantere.
00:15:04Ce ne sera pas simple.
00:15:05Le Premier ministre,
00:15:05qui aussi,
00:15:06on n'a pas écouté ça
00:15:07dans cet extrait,
00:15:08mais dénonce aussi peut-être
00:15:09les jeux de posture
00:15:10des oppositions.
00:15:11Il parle dans le secret
00:15:12des bureaux.
00:15:13Voilà ce qu'il dit.
00:15:14Les compromis sont possibles.
00:15:16Il dit en gros
00:15:16quand ils sont avec moi
00:15:17dans le bureau,
00:15:18tout se passe bien
00:15:19et puis dès qu'ils sortent
00:15:19devant les caméras,
00:15:20on bombe le torse
00:15:24vous dites
00:15:25que ce n'est pas suffisant
00:15:26de renoncer au 49-3.
00:15:27C'est quand même
00:15:28une demande prioritaire
00:15:30de votre patron de parti
00:15:31depuis des mois et des mois
00:15:33et une réaction.
00:15:34Juste pardonnez-moi,
00:15:35après je vous laisse la parole.
00:15:36Mais sur notre plateau,
00:15:37Fabien Roussel,
00:15:37des communistes,
00:15:38était là il y a seulement
00:15:39quelques instants
00:15:39et disait,
00:15:40déclarait ici même
00:15:41qu'il serait raide
00:15:43de censurer
00:15:44le gouvernement
00:15:45de Sébastien Lecornu
00:15:47immédiatement
00:15:47après cette annonce.
00:15:49Il y a une forme
00:15:49de cohérence
00:15:50de la part de Fabien Roussel,
00:15:52même si la décision
00:15:52de son parti
00:15:53n'est pas prise.
00:15:54Une cohérence
00:15:54que vous ne retrouvez pas
00:15:55chez les socialistes.
00:15:56C'est-à-dire qu'il y a quand même
00:15:57le compromis,
00:15:59c'est ça.
00:15:59Alors effectivement,
00:16:00il y a besoin
00:16:00d'explication.
00:16:01Non mais attendez.
00:16:03La seule chose,
00:16:04c'est que ce qui n'est pas nouveau,
00:16:05c'est qu'effectivement,
00:16:06nous, on est clair
00:16:06sur ce qu'on voulait
00:16:07depuis le début.
00:16:08Alors, je rappelle quand même
00:16:10que nous avons été
00:16:11les seuls
00:16:11à discuter avec François Beyrou
00:16:13jusqu'au bout.
00:16:14Que nous avons été
00:16:15les seuls à gauche
00:16:16à ne pas censurer
00:16:17l'année dernière.
00:16:18D'accord ?
00:16:19Je veux redire aussi
00:16:20que nous avions eu
00:16:21des engagements
00:16:22qui n'ont pas été tenus.
00:16:23Donc, excusez-nous
00:16:24d'être un petit peu...
00:16:24Châchaudet, crâleau froide.
00:16:26Exactement.
00:16:26Autre chose.
00:16:27Très bien.
00:16:28Et renonce au 49.3 ?
00:16:29Eh bien, qu'il lève le gage,
00:16:31par exemple,
00:16:31sur la réforme des retraites.
00:16:32Et là, ce sera
00:16:33un vrai, justement,
00:16:35un vrai gage
00:16:36qu'il veut discuter
00:16:37et qu'il y a justement
00:16:38du compromis.
00:16:39Il a dit qu'il y aurait
00:16:39des choses sur la réforme
00:16:41des retraites.
00:16:41Eh bien, moi, je veux
00:16:42qu'il nous donne
00:16:43la possibilité...
00:16:44Moi, je veux qu'il nous donne
00:16:45la possibilité
00:16:46à l'Assemblée nationale
00:16:47de voter sur la réforme
00:16:52une rupture.
00:16:53La rupture, elle se fera
00:16:54sur la réforme des retraites.
00:16:55Alors, fiche, Charles Rondouel.
00:16:57Vous répondez quoi à ça ?
00:16:57Moi, je réponds deux choses.
00:16:58Ce qui est sûr,
00:16:59c'est que le budget
00:17:00de janvier dernier
00:17:00a montré qu'on était capable
00:17:02de trouver des compromis.
00:17:04Et vous reconnaissiez
00:17:05qu'on avait...
00:17:06Avec...
00:17:06Non, vous reconnaissez
00:17:08qu'on a su faire adopter
00:17:09un budget.
00:17:10Non, justement.
00:17:11Et je trouve que
00:17:11la rupture qu'incarne
00:17:13Sébastien Lecornu
00:17:14nous responsabilise, nous,
00:17:16mais responsabilise aussi
00:17:17les oppositions
00:17:18dans la cohérence
00:17:19de leur ligne politique.
00:17:20Je prends un exemple.
00:17:21la taxe Zuckmann.
00:17:23Vous avez Marine Le Pen
00:17:24qui explique
00:17:24qu'elle est défavorable
00:17:26à la taxe Zuckmann.
00:17:27Ce que j'ai du mal
00:17:27à comprendre,
00:17:28moi, je siège
00:17:28en commission des finances,
00:17:29c'est que le RN
00:17:30a laissé passer
00:17:31la taxe Zuckmann
00:17:31en refusant de s'y opposer
00:17:33lors du dernier budget.
00:17:34Peut-être parce qu'ils ont anticipé
00:17:35qu'il y avait un 49.3.
00:17:37J'ai du mal à comprendre
00:17:37cette ligne politique.
00:17:39Donc, là,
00:17:39ils vont être responsabilisés
00:17:40puisqu'il y aura
00:17:41un vote des parlementaires.
00:17:42Deuxième exemple,
00:17:43les retraites, justement.
00:17:44Vous avez le Rassemblement
00:17:45national qui,
00:17:46dans ses campagnes,
00:17:47explique qu'il souhaite
00:17:48revenir à 60 ou à 62 ans.
00:17:50Et ensuite,
00:17:50quand il a rendez-vous
00:17:50avec le MEDEF,
00:17:51il explique que ce sera 67.
00:17:52Voilà un projet,
00:17:53typiquement,
00:17:54le débat parlementaire
00:17:55où vous allez pouvoir
00:17:56écouter.
00:17:57Chacun d'entre nous
00:17:58va pouvoir voir
00:17:58quelle est la ligne politique
00:18:00réelle de chacune
00:18:01de nos oppositions
00:18:02au bien des postures.
00:18:03C'est incontestablement
00:18:04l'un des grands sujets
00:18:05des semaines qui viennent.
00:18:06C'est qu'on va sans doute
00:18:06voir des alliances
00:18:08à priori contraires.
00:18:09Mais sur certains points,
00:18:10je m'adresse à Anne Lorblain,
00:18:11est-ce que du côté
00:18:12des Républicains,
00:18:13vous ne craignez pas
00:18:13de voir le RN
00:18:17pour laisser passer des choses
00:18:19contre lesquelles
00:18:19vous seriez totalement
00:18:20en opposition ?
00:18:22Mais bien sûr,
00:18:22et on l'a déjà vu,
00:18:24le budget de l'an dernier
00:18:25a été une copie catastrophique
00:18:28pour la fiscalité
00:18:29des Français.
00:18:30La France insoumise,
00:18:31main dans la main
00:18:32avec le Rassemblement national,
00:18:33c'est toujours plus d'impôts,
00:18:35toujours plus d'assistanat,
00:18:37absolument aucune mesure
00:18:38pour soulager les Français
00:18:40de la pression
00:18:41qui est la leur aujourd'hui,
00:18:42du poids de la fiscalité
00:18:44sur le fruit de leur travail,
00:18:45bien sûr.
00:18:46Mais quand j'entends la gauche
00:18:47répondre « réforme des retraites »,
00:18:50c'est totalement faux.
00:18:51Après l'adoption de cette réforme,
00:18:53il y a eu plusieurs débats
00:18:54à plusieurs reprises
00:18:55dans l'hémicycle.
00:18:56À chaque fois,
00:18:57la gauche a été mise en échec.
00:18:59Simplement,
00:18:59ils veulent en permanence
00:19:01renforcer le poids
00:19:03de la fiscalité
00:19:04au profit d'une politique
00:19:06d'assistanat.
00:19:07Donc c'est la raison
00:19:07pour laquelle
00:19:08nous ne nous retrouvons
00:19:09absolument pas
00:19:10dans ces propos.
00:19:11Mais s'il faut aujourd'hui
00:19:13travailler main dans la main
00:19:14et que ce soit une nécessité,
00:19:16c'est un fait.
00:19:17Mais simplement,
00:19:18il faut ouvrir
00:19:18un petit peu ses horizons.
00:19:20La France est un des pays
00:19:21les plus fiscalisés
00:19:22au monde.
00:19:25Les Français paient
00:19:26beaucoup plus d'impôts
00:19:27que partout ailleurs
00:19:28dans l'Union européenne
00:19:29et dans le monde.
00:19:30Est-ce que véritablement,
00:19:31on veut continuer
00:19:32dans cette voie ?
00:19:33Nous nous répondons
00:19:33que non.
00:19:34Il faut alléger
00:19:35la fiscalité sur les Français.
00:19:37et ça, c'est nécessaire
00:19:38pour revaloriser
00:19:39le fruit de leur travail.
00:19:40Anne-Laure Blain,
00:19:41merci Andréa Cotara.
00:19:42Qu'est-ce qu'on va voir
00:19:42l'ERN se mettre
00:19:43effectivement peut-être
00:19:44d'accord avec LFI
00:19:45sur certains points
00:19:46pour faire passer
00:19:47des choses avec lesquelles
00:19:48le gouvernement
00:19:48ne serait pas forcément
00:19:48en accord.
00:19:49C'est une alliance objective.
00:19:50Mais je regardais
00:19:51les sondages même de fond.
00:19:52Les derniers sondages
00:19:53du CSA sur un référendum
00:19:54pour l'immigration,
00:19:55par exemple,
00:19:56l'électorat insoumis
00:19:58est majoritairement favorable.
00:20:00La priorité nationale
00:20:02dans les logements sociaux,
00:20:03priorité aux Français
00:20:03dans les logements sociaux,
00:20:04dernier sondage CSA
00:20:05la semaine dernière,
00:20:06la majorité des électeurs
00:20:08de Jean-Luc Mélenchon
00:20:09sont favorables
00:20:09à cette proposition
00:20:10de Marine Le Pen.
00:20:11Bon, maintenant,
00:20:12je réponds à Mme Blain.
00:20:14Le dernier gouvernement,
00:20:15chef de gouvernement LR
00:20:16qui a proposé un budget,
00:20:18il proposait 20 milliards
00:20:19d'impôts et de taxes
00:20:19supplémentaires,
00:20:20il s'appelait M. Barnier.
00:20:21On a attendu à l'instant
00:20:22faire un effort
00:20:23sur l'immigration.
00:20:24Le dernier ministre
00:20:25de l'Intérieur LR,
00:20:26c'est M. Rotaillot.
00:20:27Record de demandes d'asile.
00:20:29D'accord ?
00:20:30On proposait la dernière fois
00:20:31le dernier député
00:20:32à l'instant LR
00:20:33qui était à ma place
00:20:34expliquait qu'il fallait
00:20:35remplacer l'AME,
00:20:36l'aide médicale d'État,
00:20:37par l'aide médicale d'urgence
00:20:38pour les soins des clandestins.
00:20:40C'était déjà une condition
00:20:42qu'ils avaient posée
00:20:43la dernière fois.
00:20:43C'était déjà une condition
00:20:44qui n'avait été pas respectée
00:20:46par les macronistes.
00:20:47Merci infiniment.
00:20:47Le débat commence.
00:20:48Il va se poursuivre,
00:20:49évidemment, tout à l'heure
00:20:49dans BFM TV.
00:20:50Mais d'abord,
00:20:51on fera dans quelques instants
00:20:52un détour par Saint-Nazaire
00:20:53et par la Russie
00:20:54parce que le fameux bateau
00:20:55fantôme dont on vous parle
00:20:56depuis plusieurs jours maintenant,
00:20:57il a repris sa route ce matin
00:20:58après que le commandant de bord
00:20:59et son second ont été entendus,
00:21:01placés en garde à vue.
00:21:02Ils ont été libérés.
00:21:02Le bateau est reparti.
00:21:03Et vous allez entendre
00:21:04Vladimir Proutin
00:21:04qui s'en est pris
00:21:05à l'Europe en général
00:21:07et à la France en particulier
00:21:08avec des mots très durs
00:21:09visant Emmanuel Macron.
00:21:11A tout de suite.
00:21:12Alors qu'on va écouter
00:21:13Marine Le Pen
00:21:13à la sortie de son rendez-vous
00:21:14avec Sébastien Lecornu en direct.
00:21:18Bonjour.
00:21:18Bien, donc ultime rendez-vous
00:21:23avec le nouveau Premier ministre.
00:21:27Nous avons un peu le sentiment
00:21:28depuis quelques mois
00:21:29de vivre un jour sans fin.
00:21:34Bon, j'en ressors
00:21:35sans avoir une vision
00:21:38extrêmement précise
00:21:40de ce que M. Lecornu souhaite faire,
00:21:42ce qui est assez inquiétant
00:21:43à quelques jours
00:21:43du discours de politique générale.
00:21:46Donc on ne peut qu'espérer
00:21:46que le discours de politique générale
00:21:48soit plus clair
00:21:50et soit capable
00:21:51de marquer une vision.
00:21:53Nos exigences, vous le savez,
00:21:54sont toujours les mêmes.
00:21:57C'est arrêter
00:21:58avec la folie dépensière
00:22:00d'une immigration
00:22:02absolument dérégulée.
00:22:06C'est alléger,
00:22:08si c'est possible,
00:22:10la pression fiscale
00:22:12et notamment sur les classes moyennes
00:22:14qui depuis des années
00:22:16voient
00:22:17la pression fiscale
00:22:20sur eux
00:22:20s'aggraver.
00:22:23C'est évidemment
00:22:24commencer le combat
00:22:26contre la fraude,
00:22:28les fraudes
00:22:29qui sont un vol organisé
00:22:32des Français.
00:22:34C'est retrouver
00:22:35de la sagesse
00:22:36dans la contribution
00:22:37à l'Union européenne
00:22:39dont je rappelle
00:22:40que la contribution nette
00:22:41a augmenté
00:22:42dans des proportions
00:22:43qui sont inadmissibles
00:22:44puisqu'on a assisté
00:22:46à un doublement
00:22:47en l'espace
00:22:47de quelques années.
00:22:49Donc, j'ai réitéré
00:22:51au Premier ministre
00:22:52les exigences
00:22:54qui sont celles
00:22:55des électeurs
00:22:56du Rassemblement national
00:22:57et nous attendrons
00:22:59lundi
00:23:00pour voir
00:23:01s'il prend en considération
00:23:03ces éléments.
00:23:04J'ai pris connaissance
00:23:06de l'annonce
00:23:08de ne pas
00:23:08utiliser
00:23:10le 49-3
00:23:10ce que je trouve
00:23:11pour le coup
00:23:12plutôt respectueux
00:23:13de la Constitution
00:23:14car je rappelle
00:23:14que le 49-3
00:23:15a vocation
00:23:16à contraindre
00:23:16sa propre majorité
00:23:18et le Premier ministre
00:23:19n'a pas de majorité.
00:23:20Il semble quand même
00:23:21dans les derniers
00:23:22premiers ministres
00:23:22être celui
00:23:23qui en a conscience.
00:23:25On a fait un pas
00:23:26car manifestement
00:23:28tant M. Barnier
00:23:29que M. Bayrou
00:23:29n'avaient pas pris conscience
00:23:31qu'il n'avait pas
00:23:31de majorité.
00:23:34Donc cette annonce
00:23:35que le Premier ministre
00:23:36n'utilisera pas
00:23:37le 49-3
00:23:38m'apparaît
00:23:40plus respectueux
00:23:41de la démocratie
00:23:43que ce qui a pu être fait
00:23:44dans les années précédentes.
00:23:47Maintenant
00:23:47nous restons dans l'attente
00:23:48encore une fois
00:23:49de ce discours
00:23:50de politique générale
00:23:51qui devra être
00:23:53beaucoup plus clair
00:23:54que ce que j'ai pu entendre
00:23:55ce matin
00:23:55pour convaincre
00:23:58le Rassemblement national
00:23:59de participer
00:24:01à tout le moins
00:24:02aux travaux du budget.
00:24:03Est-ce qu'à ce stade
00:24:04vous allez vers la censure
00:24:05Marine Le Pen ?
00:24:07Donc en fait
00:24:07vous aviez prévu
00:24:08votre question
00:24:08vous n'avez pas écouté
00:24:09ce que j'ai dit
00:24:10et donc vous posez
00:24:10la question
00:24:11à laquelle je viens de répondre.
00:24:12Mais avec les échos
00:24:12fondamentalement les choses
00:24:13en 193.
00:24:15Non ça ne change pas
00:24:16fondamentalement les choses
00:24:17mais ça veut dire
00:24:18qu'en réalité
00:24:19le Premier ministre
00:24:20accepte l'idée
00:24:21qu'il doit
00:24:23trouver
00:24:24dans les différents
00:24:26secteurs du budget
00:24:27une majorité
00:24:29à l'Assemblée nationale.
00:24:30Donc je suis obligé
00:24:32évidemment
00:24:33d'en conclure
00:24:33que le Rassemblement national
00:24:36aurait ainsi
00:24:38un pouvoir supplémentaire
00:24:40à celui qu'il aurait
00:24:40si le 49-3
00:24:42était utilisé
00:24:43puisque par définition
00:24:44nous sommes
00:24:44je le rappelle
00:24:45le premier groupe
00:24:46de l'Assemblée nationale.
00:24:47Et pour l'instant
00:24:47on est quand même
00:24:48au moment de la rupture
00:24:48qui a été promise
00:24:49il évoque beaucoup
00:24:51la rupture
00:24:51Ah oui
00:24:52merci
00:24:53on pense donc
00:24:56la même chose
00:24:56je ne vois pas bien
00:24:57la rupture
00:24:58avec le macronisme
00:24:59mais encore une fois
00:25:00comme je suis
00:25:01d'un naturel optimiste
00:25:02j'attends
00:25:03le début
00:25:04de la semaine prochaine
00:25:05où semble-t-il
00:25:06se déroulera
00:25:07le discours
00:25:08de politique générale
00:25:09car c'est celui
00:25:09en réalité
00:25:10qui est attendu
00:25:11il ne vous a pas échappé
00:25:13que personne
00:25:13n'attend les ministres
00:25:14ce qui est d'ailleurs
00:25:15un véritable problème
00:25:17dans une démocratie
00:25:18on se dit
00:25:18qu'il y a une sorte
00:25:19d'intérêt
00:25:20il faut savoir
00:25:21qui va être ministre
00:25:21là
00:25:22personne
00:25:23n'a aucun intérêt
00:25:24et personne
00:25:26ne ressent
00:25:27le moindre suspense
00:25:29sur la nomination
00:25:30potentielle
00:25:31des ministres
00:25:32donc c'est ce discours
00:25:32de politique générale
00:25:33qui évidemment
00:25:34permettra de voir
00:25:36s'il existe
00:25:37une rupture ou pas
00:25:38étant entendu
00:25:39et vous le savez
00:25:39je le répète
00:25:40que pour le Rassemblement
00:25:41National
00:25:41c'est la rupture
00:25:42ou la censure
00:25:43En contrepartie
00:25:44du non-usage du 49-3
00:25:45le Premier ministre
00:25:46rappelle à des compromis
00:25:47est-ce qu'il peut y avoir
00:25:47aujourd'hui
00:25:48des compromis
00:25:48entre le gouvernement
00:25:49et le Rassemblement National
00:25:50par définition
00:25:52le Rassemblement National
00:25:54s'il n'y a pas
00:25:55de 49-3
00:25:55va soit
00:25:58à l'issue
00:25:59du discours
00:25:59de politique générale
00:26:00décider de censurer
00:26:01parce que
00:26:01véritablement
00:26:02il n'y aura
00:26:03aucun élément
00:26:04qui pourra sauver
00:26:06ce gouvernement
00:26:07ou alors
00:26:09prendra la décision
00:26:10de participer
00:26:11aux travaux
00:26:11parlementaires
00:26:13c'est-à-dire
00:26:13avancer
00:26:14les options
00:26:16qui sont importantes
00:26:17pour nos électeurs
00:26:19en cherchant
00:26:20à les faire
00:26:21voter
00:26:22car je rappelle
00:26:23quand même
00:26:23que dans les dernières
00:26:24semaines
00:26:25c'est le Rassemblement
00:26:26National
00:26:26qui a fait voter
00:26:27la loi du plan
00:26:28c'est le Rassemblement
00:26:29National
00:26:29qui a fait voter
00:26:30le texte
00:26:32modifiant
00:26:33très profondément
00:26:34la programmation
00:26:36pluriannuelle
00:26:37de l'énergie
00:26:37c'est le Rassemblement
00:26:39National
00:26:39qui a permis
00:26:40le vote
00:26:40de la loi
00:26:41simplification
00:26:42donc
00:26:42nous avons eu
00:26:45un rôle
00:26:45absolument essentiel
00:26:46dans l'amélioration
00:26:47de l'avenir
00:26:49des Français
00:26:50dans les dernières
00:26:50semaines
00:26:51donc nous verrons
00:26:52si nous avons
00:26:53la possibilité
00:26:54de faire cela
00:26:55mais encore faut-il
00:26:56encore une fois
00:26:56que le discours
00:26:57de politique générale
00:26:58marque une véritable rupture
00:26:59et permettez-moi
00:27:00au moment où
00:27:02on se parle
00:27:02d'en douter
00:27:03ça veut dire que ce matin
00:27:04le Premier ministre
00:27:04n'a rien évoqué
00:27:06en termes de pistes
00:27:07il a sorti
00:27:08plusieurs éléments
00:27:09cette semaine
00:27:09des baisses d'impôts
00:27:10pour les personnes
00:27:11les plus modestes
00:27:11on a aussi reparlé
00:27:12de la CSG
00:27:13vous êtes dans le flou
00:27:14à l'issue de cet entretien
00:27:15ce matin
00:27:15avec Sébastien Lecornu
00:27:16oui
00:27:17j'avoue que
00:27:18les éléments
00:27:19qui ont été fournis
00:27:21par M. Lecornu
00:27:23m'apparaissent encore
00:27:24extrêmement vagues
00:27:25quand ils ne sont pas
00:27:27mal calibrés
00:27:28il n'a eu plus
00:27:29aucune concession
00:27:30il n'a fait aucune concession
00:27:32à votre parti
00:27:33à votre programme
00:27:34non mais
00:27:35je n'étais pas venue
00:27:36pour réclamer des concessions
00:27:38je suis venue
00:27:39pour exprimer la voix
00:27:40des 11 millions
00:27:41d'électeurs
00:27:41du Rassemblement National
00:27:42après
00:27:43soit il en tient compte
00:27:44dans son discours
00:27:46de politique générale
00:27:46soit il n'en tient pas compte
00:27:47voilà
00:27:48il n'y a pas d'accords
00:27:50qui peuvent se dérouler
00:27:52dans le secret
00:27:54des bureaux
00:27:54ce n'est pas comme ça
00:27:55que ça se passe
00:27:56en démocratie
00:27:56Mme Le Pen
00:27:57justement
00:27:57on voit une meilleure représentation
00:27:59du Rassemblement National
00:28:00au bureau
00:28:00de l'Assemblée Nationale
00:28:01hier
00:28:01la gauche a dénoncé
00:28:03un pacte de secret
00:28:05de non-censure
00:28:05entre le RN
00:28:06et la Macronie
00:28:07qu'est-ce que vous répondez à ça ?
00:28:08qu'il faut qu'ils arrêtent
00:28:10le complotisme
00:28:10voilà
00:28:11je trouve que c'est
00:28:12un peu grave
00:28:13je rappelle que
00:28:14les vice-présidents
00:28:15de LFI
00:28:17ont été aussi élus
00:28:19en quelque sorte
00:28:19avec les voix
00:28:21du Rassemblement National
00:28:22ils n'ont pas pour autant
00:28:23démissionné
00:28:23c'est-à-dire qu'il y avait
00:28:25une liste de 6 vice-présidents
00:28:272 du socle commun
00:28:292 de LFI
00:28:312 du Rassemblement National
00:28:32et c'est normal
00:28:33parce que le Règlement
00:28:34intérieur de l'Assemblée Nationale
00:28:36exige
00:28:37que le bureau
00:28:38soit constitué
00:28:39en se rapprochant
00:28:41le plus
00:28:42des différentes
00:28:44des poids
00:28:46des différentes formations politiques
00:28:47donc on voit d'ailleurs
00:28:49que la gauche
00:28:50s'éloigne de plus en plus
00:28:51du fonctionnement démocratique
00:28:53puisqu'ils contestent cela
00:28:55ils le contestent
00:28:55mais enfin
00:28:56quand c'est à leur avantage
00:28:57tout de même
00:28:57ils oublient
00:28:59d'en tirer les conséquences
00:29:01bon
00:29:01donc c'est normal
00:29:02nous sommes revenus
00:29:03à une normalité
00:29:04nous n'avons rien obtenu
00:29:06rien d'ailleurs demandé
00:29:08je pense que le socle commun
00:29:10s'est rendu compte
00:29:11de lui-même
00:29:12que l'année
00:29:13où il avait
00:29:14dans des conditions scandaleuses
00:29:16écartées
00:29:17avec la gauche
00:29:19leur Assemblée Nationale
00:29:20de toute représentation
00:29:22et bien
00:29:23leur avait coûté cher
00:29:24et donc
00:29:24ils sont revenus
00:29:25au respect
00:29:26du règlement
00:29:27de l'Assemblée Nationale
00:29:28je ne vais pas leur dire merci
00:29:29vous voyez
00:29:29je ne vais pas dire merci
00:29:31pour ce qui m'apparaît
00:29:33être la normalité
00:29:35du fonctionnement démocratique
00:29:36de notre Assemblée
00:29:37je vous l'ai dit
00:29:42il n'y a pas grand chose
00:29:42bonne journée
00:29:45merci
00:29:45elle reste optimiste
00:29:49parce que c'est sa nature
00:29:50Marine Le Pen
00:29:52mais Marie Chantret
00:29:53on sent bien que
00:29:53sur le fond
00:29:55la position n'a pas changé
00:29:56alors elle ne braque pas
00:29:58le pistolet sur la tempe
00:29:59de Sébastien Lecornu
00:30:00la censure
00:30:01est sur la table éventuellement
00:30:02mais après le discours
00:30:03de politique générale
00:30:04elle l'attend pour voir
00:30:05elle attend d'avoir la copie finale
00:30:07Marine Le Pen
00:30:08qui n'a pas franchement
00:30:09été visiblement convaincue
00:30:10parce que lui a dit
00:30:11Sébastien
00:30:12il ne lui a pas dit
00:30:12grand chose
00:30:13visiblement
00:30:13exactement sur ses arbitrages
00:30:15et ce que serait
00:30:17finalement
00:30:17la position
00:30:18rendue par
00:30:20le Premier ministre
00:30:21néanmoins
00:30:21notons cette phrase
00:30:23l'annonce
00:30:23sur le renoncement
00:30:25au 49-3
00:30:25est plus respectueuse
00:30:27de la démocratie
00:30:28d'elle
00:30:28que ce qui s'est fait
00:30:29par le passé
00:30:30donc salut quand même
00:30:32cette démarche
00:30:33et initiative
00:30:33dont on apprend à l'instant
00:30:35qu'elle s'est nouée
00:30:37notamment hier soir
00:30:38à l'occasion d'un dîner
00:30:39entre le chef de l'état
00:30:40Emmanuel Macron
00:30:41du retour du Danemark
00:30:42et le Premier ministre
00:30:42où Sébastien Lecornu
00:30:43a averti le président
00:30:45de son initiative
00:30:46de ce matin
00:30:46très matinale même
00:30:48à la surprise générale
00:30:49et qui a un peu
00:30:50surpris tout le monde
00:30:51Marine Le Pen
00:30:52qui attend donc
00:30:53les mots
00:30:54du Premier ministre
00:30:55à la tribune
00:30:56dans l'hémicycle
00:30:57à l'occasion
00:30:58de son discours
00:30:58de politique des générales
00:30:59dont on ignore encore
00:31:00la date précise
00:31:02elle parle de lundi
00:31:03elle parle de lundi
00:31:04dans un deuxième temps
00:31:05elle a dit début de semaine prochaine
00:31:06exactement
00:31:07parce que ce n'est pas
00:31:08complètement stabilisé
00:31:09et arbitré
00:31:10du côté de Matignon
00:31:12alors il reste flou
00:31:13né il a la trousse
00:31:14le Premier ministre
00:31:15sur la date du discours
00:31:15de politique générale
00:31:16il reste flou
00:31:17en général
00:31:17semble-t-il
00:31:18il refuse vraiment
00:31:19désespérément
00:31:19de sortir du bois
00:31:20sur le fond
00:31:21puisqu'on ne sort de l'ambiguïté
00:31:22qu'à son détriment
00:31:23le propos du cardinal
00:31:24de Red
00:31:25oui il reste flou
00:31:28il est dans une situation
00:31:29un peu compliquée
00:31:30c'est-à-dire que dans les faits
00:31:32il doit
00:31:32et s'assurer
00:31:34d'une non-censure
00:31:35d'emblée
00:31:36à l'entrée des débats budgétaires
00:31:37et de l'autre
00:31:38avoir la garantie
00:31:40qu'il a réussi
00:31:41à consolider
00:31:41son bloc central
00:31:42et qu'il arrivera donc
00:31:44à former un gouvernement
00:31:45qui ressemble
00:31:46à l'ensemble
00:31:48de ses soutiens
00:31:49or il y a d'un côté
00:31:50la pression
00:31:52du parti socialiste
00:31:53qui lui
00:31:54a la possibilité
00:31:55de censurer
00:31:55et de faire basculer le vote
00:31:56dès le début
00:31:58de semaine prochaine
00:31:59parti socialiste
00:32:00qui dit
00:32:01il n'y en a pas assez
00:32:01dans la corbeille
00:32:02et il a
00:32:03de l'autre
00:32:04la pression
00:32:05des républicains
00:32:06qui eux ne menacent pas
00:32:07de censurer
00:32:07mais qui disent
00:32:08s'il n'y en a pas assez
00:32:09dans la corbeille
00:32:09pour nous non plus
00:32:10on sort du socle commun
00:32:11on sortira du socle commun
00:32:12et donc il se retrouve
00:32:13dans une situation
00:32:15où
00:32:15si on se réfère
00:32:16à la lettre de mission
00:32:17que lui avait confié
00:32:18le président de la république
00:32:19il l'avait chargé
00:32:20d'abord de trouver
00:32:21les voies de compromis
00:32:22pour entamer
00:32:23la discussion budgétaire
00:32:24puis de former
00:32:24un gouvernement
00:32:25il n'y a pas de compromis
00:32:27sur l'aspect budgétaire
00:32:28il n'y a pas de compromis
00:32:29non plus
00:32:29pour l'instant
00:32:30sur la formation
00:32:30du gouvernement
00:32:31donc c'est vrai
00:32:32que
00:32:33on va dire
00:32:34le trou de souris
00:32:35dans lequel
00:32:36il pouvait se filer
00:32:37jusqu'ici
00:32:38ressemble de plus en plus
00:32:39à un trou de fourmi
00:32:39malgré cette annonce
00:32:41donc
00:32:42sur le 49.3
00:32:43auquel il renonce
00:32:44on vous rappelle
00:32:45qu'il vous l'a dit
00:32:46à 8h45
00:32:47le Premier ministre
00:32:48et que vous l'avez entendu
00:32:48sur l'antenne
00:32:49de BFM TV
00:32:50une annonce
00:32:51qu'il a faite
00:32:51juste avant
00:32:52de recevoir
00:32:53dans cette ultime
00:32:54présentée en tout cas
00:32:55comme telle
00:32:55l'ultime journée
00:32:56de discussion
00:32:56avant le discours
00:32:57de politique générale
00:32:58il a donc reçu
00:32:59pour commencer
00:33:00le rassemblement national
00:33:01vous venez d'entendre
00:33:02Marine Le Pen
00:33:03et dans quelques minutes
00:33:04maintenant
00:33:05il va recevoir
00:33:06une autre délégation
00:33:07très attendue
00:33:08qui est la délégation
00:33:08socialiste
00:33:09Marie
00:33:10que faut-il attendre
00:33:11de cette rencontre
00:33:13on voit ici
00:33:13l'arrivée
00:33:14classique
00:33:15ils font toujours comme ça
00:33:16ils arrivent à pied
00:33:17Olivier Faure
00:33:18le patron
00:33:18Boris Vallaud
00:33:19le patron des députés
00:33:21qui est ici au milieu
00:33:22et Patrick Cannaire
00:33:23le patron des sénateurs
00:33:25socialistes
00:33:26et ils vont parler
00:33:26et absolument
00:33:27ils vont parler
00:33:27avant le rendez-vous
00:33:29information
00:33:30qu'on a eue
00:33:31il y a seulement
00:33:32quelques instants
00:33:32normalement
00:33:33ils parlent après
00:33:34là visiblement
00:33:35il y a la volonté
00:33:35de clarifier
00:33:36la position du parti
00:33:37socialiste
00:33:37quant à cette annonce
00:33:38de renoncer
00:33:39au 49-3
00:33:40qui semble
00:33:42et on l'a entendu
00:33:43sur nos antennes
00:33:44ne pas complètement
00:33:45satisfaire
00:33:46le parti socialiste
00:33:47alors qu'on le rappelle
00:33:48c'est quand même
00:33:49l'une des demandes
00:33:50d'Olivier Faure
00:33:50depuis de très nombreux mois
00:33:52l'abandon
00:33:53de ce passage
00:33:54en force
00:33:55au parlement
00:33:56il avait même dit
00:33:56nous on est prêt
00:33:57à prendre en matignon
00:33:58et on s'engage
00:33:59justement
00:33:59c'était le point fort
00:34:00de ses intentions
00:34:02à ne pas utiliser
00:34:03le 49-3
00:34:04ça faisait partie
00:34:05en effet
00:34:05de demandes répétées
00:34:07du patron
00:34:07du parti socialiste
00:34:09désormais
00:34:09ce que demandent
00:34:11aujourd'hui
00:34:11les socialistes
00:34:12c'est d'avoir
00:34:12une copie plus claire
00:34:14de la part
00:34:14de Sébastien Lecornu
00:34:16qu'il ne semble pas
00:34:17on l'entend
00:34:18dans la bouche
00:34:19de Marine Le Pen
00:34:20prêt à complètement
00:34:21dévoiler son jeu
00:34:22quant à ce que seront
00:34:23les arbitrages
00:34:24de la copie finale
00:34:27de ce que sera
00:34:27ce budget
00:34:282026
00:34:29ce sera fait
00:34:31à l'occasion
00:34:31de son discours
00:34:33de politique générale
00:34:34mais là
00:34:34les socialistes
00:34:35attendent des gages
00:34:36pas de taxe Zuckman
00:34:37pas de retour
00:34:38à l'ISF
00:34:39mais quels seront
00:34:39des gestes
00:34:40pour le pouvoir d'achat
00:34:42quels seront
00:34:43les gestes
00:34:44en faveur
00:34:44d'une taxation
00:34:45des plus hauts patrimoines
00:34:46là le parti socialiste
00:34:48attend de voir
00:34:49Olivier Vore
00:34:50qui va donc s'exprimer
00:34:51et être tout de suite
00:34:52interrogé sur cette annonce
00:34:53de la matinée
00:34:53qui a pris quand même
00:34:54tout le monde de court
00:34:56il faut le dire
00:34:56oui c'est vrai
00:34:56Boris Vallot était en pleine
00:34:58interview
00:34:58il a dû réécher en direct
00:34:59est-ce qu'on a précisé le discours
00:35:01on va le savoir tout de suite
00:35:02nous voulions peut-être
00:35:09avant de rentrer
00:35:10à Matignon
00:35:11rencontrer le Premier Ministre
00:35:12vous dire notre état d'esprit
00:35:14au moment où ce matin
00:35:15il fait des déclarations
00:35:17qui actent
00:35:19à un changement de méthode
00:35:20l'abandon du 49-3
00:35:22et donc nous voulons vous dire
00:35:24à ce moment précis
00:35:25ce que nous en pensons
00:35:26c'est évidemment
00:35:28une revendication
00:35:29que nous avons posée
00:35:29depuis longtemps
00:35:30et qui correspond
00:35:31à une vraie évolution
00:35:33de la pratique institutionnelle
00:35:34renoncer au 49-3
00:35:36c'est accepter l'idée
00:35:37que désormais
00:35:38c'est le Parlement
00:35:40et lui seul
00:35:40qui aura
00:35:42le dernier mot
00:35:43simplement
00:35:45nous savons aussi
00:35:46que derrière cette proposition
00:35:47se cachent
00:35:48les détails
00:35:49qui permettent
00:35:51au gouvernement
00:35:51de continuer
00:35:52à cornaquer
00:35:53à caporaliser
00:35:54le débat parlementaire
00:35:55et c'est la raison
00:35:56pour laquelle
00:35:57nous allons lui demander
00:35:58dans les minutes
00:35:59qui vont venir
00:35:59s'il est prêt
00:36:00dans la séquence
00:36:02qui s'ouvre
00:36:03à permettre
00:36:04un débat
00:36:05notamment
00:36:06sur la question
00:36:08de la réforme
00:36:09borne
00:36:09est-ce qu'il est prêt
00:36:10à ce que d'ici
00:36:11au mois de décembre
00:36:13les députés
00:36:14les sénateurs
00:36:15aient la possibilité
00:36:16de voter
00:36:16pour la première fois
00:36:17sur une réforme
00:36:18qui précisément
00:36:19n'a été adoptée
00:36:20que grâce au 49-3
00:36:22c'est une volonté
00:36:23exprimée depuis longtemps
00:36:24par les françaises
00:36:25et les français
00:36:25qui ne se dément pas
00:36:26et donc nous allons
00:36:27vérifier ce matin
00:36:29que l'intention
00:36:30qu'il affiche
00:36:31est une intention
00:36:31qui va jusqu'au bout
00:36:33et qui n'est pas
00:36:33simplement
00:36:34une facilité
00:36:36une habileté
00:36:37une habileté
00:36:39qui pourrait se révéler
00:36:40redoutable
00:36:41si par ailleurs
00:36:42il ne s'engageait pas
00:36:43à respecter
00:36:44le front républicain
00:36:45tel que nous
00:36:46nous l'avons
00:36:46toujours conçu
00:36:47et qu'il n'y avait pas
00:36:49ce cordon sanitaire
00:36:50qui était maintenu
00:36:51vis-à-vis de l'extrême droite
00:36:52nous avons
00:36:53malheureusement
00:36:54hier
00:36:55eu
00:36:56la désagréable
00:36:58impression
00:36:59que
00:37:00les parties
00:37:01du socle commun
00:37:02tournaient le dos
00:37:04aux engagements
00:37:05qui avaient été pris
00:37:05devant les français
00:37:06au mois de juillet
00:37:082024
00:37:09comme vous le savez
00:37:12hier
00:37:13à l'assemblée
00:37:13les parlementaires
00:37:16de la droite
00:37:17et de l'extrême droite
00:37:18ont joint leur voix
00:37:19pour
00:37:20et se sont associés
00:37:23pour permettre
00:37:23donc
00:37:24de retrouver
00:37:25une majorité
00:37:26à la fois
00:37:27au bureau de l'assemblée
00:37:27et dans les commissions
00:37:29donc nous allons
00:37:30vérifier tous ces éléments
00:37:32nous allons aussi
00:37:33poser des questions
00:37:34très concrètes
00:37:35nous ne sommes pas
00:37:35uniquement
00:37:36à la recherche
00:37:38d'éléments de procédure
00:37:39ce que nous voulons
00:37:40c'est que la vie
00:37:40des français
00:37:41puisse changer
00:37:41c'est la raison
00:37:43pour laquelle
00:37:43nous avons posé
00:37:44avec les groupes parlementaires
00:37:46un contre-projet
00:37:47à la fin du mois d'août
00:37:50qui permettait
00:37:51à la fois
00:37:52des économies
00:37:52mais qui les prenait
00:37:54sur les ultra-riches
00:37:56qui permettait aussi
00:37:57une relance
00:37:57et qui permettait
00:37:58une augmentation
00:37:59du pouvoir d'achat
00:37:59sensible
00:38:00pour les salariés
00:38:01donc nous allons vérifier
00:38:03que ce matin
00:38:04derrière
00:38:05ce qui pourrait apparaître
00:38:06comme un écran de fumée
00:38:08nous avons bien
00:38:09une intention gouvernementale
00:38:11qui est
00:38:11de faire évoluer
00:38:13sa copie
00:38:13et de ne pas pénaliser
00:38:15les français
00:38:15tel que François Béroux
00:38:17l'avait imaginé
00:38:18ce pourquoi
00:38:19il a été licencié
00:38:21il y a quelques jours
00:38:22à peine
00:38:22voilà l'état d'esprit
00:38:24dans lequel nous rentrons
00:38:24et nous vous tiendrons
00:38:25au courant
00:38:26effectivement
00:38:26de ce que nous avons
00:38:27compris
00:38:28de ce que le premier ministre
00:38:29nous répondait
00:38:30dans l'heure qui vient
00:38:32après cette annonce
00:38:33y a-t-il une censure
00:38:33a priori ?
00:38:34mais je viens de vous dire
00:38:36l'état d'esprit
00:38:36dans lequel nous rentrions
00:38:37et nous vous dirons
00:38:38en sentant
00:38:39ce que nous en pensons
00:38:40et quelles sont
00:38:41les réponses
00:38:41que le premier ministre
00:38:42a apportées
00:38:42aux interrogations
00:38:43que nous formulons
00:38:44s'il répond oui
00:38:45il n'y aura pas de censure ?
00:38:46je vous répondrai
00:38:46tout à l'heure
00:38:47avec mes camarades
00:38:48merci beaucoup
00:38:49voilà donc
00:38:51l'état d'esprit
00:38:51de la délégation
00:38:52socialiste
00:38:53Olivier Faure
00:38:55Boris Vallot
00:38:55Patrick Cannaire
00:38:56reçu par
00:38:57le premier ministre
00:38:59avec cette réaction
00:39:00donc
00:39:00deux heures
00:39:02après l'annonce
00:39:02de Sébastien Lecornu
00:39:03de renoncer
00:39:04au gouvernement
00:39:05on reste sur ce thème
00:39:06maréchanteret
00:39:07de caporalisation
00:39:08il y a des doutes
00:39:09que le parti socialiste
00:39:12veut voir lever
00:39:12dans un premier temps
00:39:13oui
00:39:13mais il salue quand même
00:39:15l'annonce du premier ministre
00:39:17changement de méthode
00:39:17changement de méthode
00:39:18une vraie évolution
00:39:19ce sont ces mots
00:39:20de la pratique institutionnelle
00:39:22en écho à ce qu'a dit
00:39:23la patronne du RN
00:39:24Marine Le Pen
00:39:25un peu plus tôt
00:39:26elle disait
00:39:26que cette annonce
00:39:27était plus respectueuse
00:39:28de la démocratie
00:39:29que ce qui a été fait
00:39:29par le passé
00:39:30donc ça l'est satisfait
00:39:31quand même
00:39:32en partie
00:39:33rappelons
00:39:33et vous le rappeliez
00:39:34à juste titre
00:39:34Olivier Faure le répète
00:39:35depuis de très nombreux mois
00:39:37comme une exigence
00:39:39de la pratique
00:39:40aujourd'hui au parlement
00:39:41et que le parlement
00:39:42puisse amender le texte
00:39:43après il demande en effet
00:39:44des précisions
00:39:45et vous le voyez aussi
00:39:46à la question
00:39:47de la censure a priori
00:39:49il ne souhaite pas
00:39:50s'exprimer
00:39:51et s'avancer
00:39:51argant
00:39:53du fait que
00:39:54la réunion
00:39:55avec le premier ministre
00:39:56doit se passer
00:39:57quelles seront
00:39:58les cartes dévoilées
00:39:59par Sébastien Lecornu
00:40:01à l'occasion
00:40:01de ce nouveau rendez-vous
00:40:03avec le parti socialiste
00:40:05est-ce qu'il va aller
00:40:06plus loin
00:40:07est-ce qu'il va donner
00:40:07des garanties
00:40:08là sur la censure
00:40:10la question de la censure
00:40:11il ne veut pas aller
00:40:12plus loin
00:40:13en écho à ce que
00:40:14disait Fabien Roussel
00:40:15lui disait
00:40:16le patron des communistes
00:40:17ce serait raide
00:40:18de censurer tout de suite
00:40:19parce qu'il voit quand même
00:40:21dans cette annonce
00:40:21de Sébastien Lecornu
00:40:22sur le 49.3
00:40:24un geste
00:40:25quand même
00:40:25à l'intention
00:40:27de la gauche
00:40:28notamment
00:40:28c'est une demande répétée
00:40:29depuis encore une fois
00:40:30je le répète
00:40:31de très nombreuses semaines
00:40:32contrairement à Naila Latrousse
00:40:33à LFI
00:40:34qui a réinfirmé
00:40:35il y a quelques instants
00:40:36que cette annonce
00:40:36ne changeait rien
00:40:37et que LFI avait bien
00:40:38l'intention
00:40:39c'est Manuel Bompard
00:40:40qui l'a dit
00:40:40de déposer malgré tout
00:40:42la motion de censure
00:40:42ils étaient même prêts
00:40:43à déposer dès lundi
00:40:45la motion de censure
00:40:46du côté de la France Insoumise
00:40:48mais il faut attendre
00:40:49que le gouvernement
00:40:49soit nommé
00:40:50pour la déposer
00:40:51donc effectivement
00:40:52la France Insoumise
00:40:53considère
00:40:54qu'il n'y a pas lieu
00:40:55de laisser
00:40:57ces débats
00:40:59se tenir
00:41:00la France Insoumise
00:41:02avait fait exactement
00:41:02la même chose
00:41:02avec François Bayrou
00:41:03d'ailleurs
00:41:04à l'époque
00:41:05considérant que le conclave
00:41:06n'était qu'une manœuvre
00:41:07pour gagner du temps
00:41:08avait fait valoir
00:41:09à posteriori
00:41:09que l'échec du conclave
00:41:11tendait à prouver
00:41:12leur thèse
00:41:13et aujourd'hui
00:41:13il duplique
00:41:14en quelque sorte
00:41:15la même réflexion
00:41:16en disant
00:41:17que Sébastien Lecornu
00:41:18cherchera à garder du temps
00:41:20qu'il n'y aura pas
00:41:20de rupture réelle
00:41:21avec le projet
00:41:22d'Emmanuel Macron
00:41:24ou avec ce qu'il porte
00:41:25se retrouvant
00:41:26dans ce qu'a dit Marine Le Pen
00:41:27il y a quelques instants
00:41:27sur notre antenne
00:41:29et donc
00:41:30il y aura effectivement
00:41:31une censure
00:41:32dès le début
00:41:33des débats budgétaires
00:41:35avec cette interrogation
00:41:36qui pour la voter
00:41:37en dehors du socle insoumis
00:41:38avec également Marie
00:41:40un point intéressant
00:41:41dans ce que dit
00:41:42Olivier Faure
00:41:43au moment où
00:41:44évidemment
00:41:44on imagine
00:41:44qu'il se retrouvait
00:41:45un petit peu avant
00:41:45qu'est-ce qu'on dit
00:41:46qu'est-ce qu'on répond
00:41:47il faut à la fois
00:41:48montrer qu'on entend
00:41:49le message
00:41:50changement de méthode
00:41:51mais qu'on reste ferme
00:41:52sur nos appuis
00:41:52et de ce qu'on croit comprendre
00:41:54il va demander
00:41:54une sorte de renoncement
00:41:56au 49-3
00:41:57rétroactif
00:41:57en disant
00:41:58la réforme des retraites
00:42:00elle est passée
00:42:00sur le 49-3
00:42:02donc on fait comme s'il n'y avait pas
00:42:04comme si la décision
00:42:05elle était déjà prise
00:42:05et on veut maintenant un vote
00:42:06dans le rapport
00:42:07dans le rapport de force
00:42:09instauré par le parti socialiste
00:42:11parce qu'ils ont conscience
00:42:12que le pacte de non-censure
00:42:15pour ne pas censurer
00:42:15le gouvernement Lecornu
00:42:17à venir
00:42:17tient les mains
00:42:19du parti socialiste
00:42:20et ce qu'il demande
00:42:20à l'instant
00:42:21en effet
00:42:22il faudra clarifier
00:42:23les positions
00:42:23de comment cela
00:42:24se met en place
00:42:25Olivier Faure demande
00:42:27à ce que
00:42:28Sébastien Lecornu
00:42:29organise un vote
00:42:30au Parlement
00:42:30sur la réforme
00:42:32des retraites
00:42:32est-ce qu'il faut comprendre
00:42:33et je parle sous le contrôle
00:42:35de Neila Latrousse
00:42:36ou en tout cas
00:42:37comment cela pourrait
00:42:38s'opérer
00:42:39est-ce que ce sont
00:42:40des mesures
00:42:41dans le budget
00:42:422026
00:42:43ou est-ce que
00:42:45c'est une abrogation
00:42:46ou une demande
00:42:47de vote d'abrogation
00:42:48de la réforme
00:42:49des retraites
00:42:50ad hoc
00:42:50j'ai envie de dire
00:42:51finalement hors
00:42:52budget 2026
00:42:54là encore
00:42:55ça demande précision
00:42:56parce que dans
00:42:57l'examen du budget
00:42:58Neila est beaucoup
00:42:59plus spécialiste que moi
00:43:00mais vous ne pouvez pas
00:43:01rajouter des mesures
00:43:03qui coûtent plus
00:43:04des mesures supplémentaires
00:43:07qui coûtent plus
00:43:07les amendements
00:43:09sont recevables
00:43:09et vous ne pouvez pas
00:43:10créer de nouvelles charges
00:43:11dans le budget
00:43:14la réforme des retraites
00:43:15sur la forme
00:43:16peut passer par un projet
00:43:17de loi de financement
00:43:17de la sécurité sociale
00:43:18c'est ce qui avait été fait
00:43:19à l'époque d'Elisabeth Borne
00:43:21qui d'ailleurs
00:43:21je vous le lis
00:43:23parce que c'est savoureux
00:43:24se félicite
00:43:25sur Twitter
00:43:26que le Premier ministre
00:43:27Sébastien Lecornu
00:43:28ait choisi le chemin
00:43:29du dialogue au Parlement
00:43:30en renonçant en 49-3
00:43:31elle qui l'a utilisé
00:43:32et qui avait été surnommée
00:43:33Madame 49-3
00:43:34mais effectivement
00:43:35vous pouvez par exemple
00:43:36décider de supprimer
00:43:37des crédits
00:43:37et c'est la crainte
00:43:38du parti socialiste
00:43:39c'est de dire
00:43:39LR et RN
00:43:41pourront supprimer
00:43:42les crédits à l'AME
00:43:42nous nous ne pourrons pas
00:43:43à l'inverse
00:43:44créer de nouvelles dépenses
00:43:45et donc de fait
00:43:46s'il fallait passer
00:43:47par le projet
00:43:48de loi de financement
00:43:48de la sécurité sociale
00:43:49pour retoucher
00:43:50à la réforme des retraites
00:43:51on nous opposerait
00:43:52que les améliorations
00:43:53que l'on introduit
00:43:54coûtent trop cher
00:43:54et donc que c'est irrecevable
00:43:56et le débat politique
00:43:57il se poursuit évidemment
00:43:58sur BFM TV
00:43:59plusieurs députés
00:44:01personnalités
00:44:02des différents partis
00:44:03vont nous rejoindre
00:44:03dans quelques instants
00:44:04pour nous donner
00:44:05leur réaction
00:44:06après cette annonce
00:44:06donc coup de théâtre
00:44:07à 8h45
00:44:08de Sébastien Lecornu
00:44:09qui décide de renoncer
00:44:10au 49.3
00:44:10on voit bien
00:44:11que depuis 2h
00:44:12maintenant chacun
00:44:13essaie de se positionner
00:44:14d'une façon ou d'une autre
00:44:15vous avez entendu
00:44:16Marine Le Pen
00:44:16vous avez entendu
00:44:17Olivier Faure à l'entrée
00:44:18vous l'entendrez
00:44:19également à la sortie
00:44:21évidemment pour voir
00:44:22s'il a été convaincu
00:44:23qui sait et pourquoi pas
00:44:24allez le débat politique
00:44:25se poursuit
00:44:26dans quelques minutes
00:44:26à tout de suite
00:44:27il est pratiquement 11h
00:44:29regardez ce qui nous attend
00:44:30pour l'heure qui vient
00:44:31dans Arnaud Direct
00:44:32l'actualité politique
00:44:34évidemment
00:44:34elle est très forte ce matin
00:44:35vous avez suivi en direct
00:44:37les réactions
00:44:38à la sortie
00:44:39des consultations
00:44:40avec Sébastien Lecornu
00:44:42Marine Le Pen
00:44:42s'est exprimée
00:44:43elle a salué
00:44:45un respect
00:44:45de la constitution
00:44:46après l'annonce
00:44:47sur le 49.3
00:44:48mais en revanche
00:44:48elle dénonce le fait
00:44:49qu'il n'y ait pas
00:44:49de rupture avec le macronisme
00:44:51pas assez en tout cas
00:44:52à son goût
00:44:52on verra ce que disent
00:44:53les socialistes
00:44:53à la sortie de ces consultations
00:44:55consultations qui interviennent
00:44:57donc après cette annonce
00:44:57choc
00:44:58un coup de théâtre
00:44:58à 8h45
00:44:59le Premier ministre
00:45:00qui a expliqué
00:45:01qu'il n'y aurait pas
00:45:02de 49.3
00:45:03il renvoie la balle
00:45:04aux parlementaires
00:45:05pour les débats
00:45:06et notamment évidemment
00:45:07le président de l'autre
00:45:08le débat budgétaire
00:45:10sa déclaration de politique générale
00:45:11interviendra en début
00:45:12de semaine prochaine
00:45:13a dit Marine Le Pen
00:45:14dans l'actualité également
00:45:15le bateau suspecté
00:45:17d'appartenir
00:45:18à la flottille fantôme
00:45:19à la flotte fantôme
00:45:20de Vladimir Poutine
00:45:21ce bateau
00:45:22avait été arrêté
00:45:23au large de Saint-Nazaire
00:45:24et bien il est reparti
00:45:25ce matin
00:45:25le commandant de bord
00:45:26et son second
00:45:26avaient été interpellés
00:45:28ils ont pu retourner à bord
00:45:29sur cette affaire
00:45:30Vladimir Poutine a réagi
00:45:31il accuse la France
00:45:32de piraterie
00:45:33il ironise
00:45:33sur Emmanuel Macron
00:45:35et sa situation politique
00:45:36vous l'entendez
00:45:37Et avant d'entendre
00:45:45notre débat politique
00:45:46sur BFM TV
00:45:47les dernières infos
00:45:48avec vous
00:45:48Pauline Pioche
00:45:50et notamment
00:45:51bien sûr
00:45:51ces consultations
00:45:52qui se poursuivent
00:45:53depuis 9h ce matin
00:45:54le Premier ministre
00:45:55poursuit sa course
00:45:56contre la censure
00:45:57Oui alors ce sont
00:45:58les socialistes
00:45:59qui sont en ce moment
00:45:59à Matignon
00:46:00Marine Le Pen
00:46:01vous le disiez
00:46:01qui s'est reçue ce matin
00:46:03puis ce sera autour
00:46:03des écologistes
00:46:04et des communistes
00:46:06mais avant cela
00:46:07Sébastien Lecornu
00:46:07a pris la parole
00:46:09Bonjour Hugo Capeli
00:46:10vous êtes à Matignon
00:46:10pour BFM TV
00:46:12le Premier ministre
00:46:13qui a annoncé
00:46:13renoncer
00:46:14donc à l'article 49.3
00:46:15Oui tout à fait
00:46:19Sébastien Lecornu
00:46:19qui poursuit
00:46:20ses consultations
00:46:21en ce moment
00:46:22ça fait 10 minutes
00:46:22qu'il est avec
00:46:23les socialistes
00:46:25cette rencontre
00:46:26qui intervient
00:46:26alors que Sébastien Lecornu
00:46:28a en effet
00:46:28pris la parole
00:46:29ce matin
00:46:30à 8h45 à Matignon
00:46:31ça a été annoncé
00:46:32au tout dernier moment
00:46:34et il a fait cette annonce
00:46:35il compte renoncer
00:46:36à l'article 49.3
00:46:37à l'Assemblée nationale
00:46:39donner plus de pouvoir
00:46:40donc aux députés
00:46:42tout ça s'est fait
00:46:43avec l'accord
00:46:44du Président de la République
00:46:45puisqu'il y a eu
00:46:46hier soir
00:46:46un dîner
00:46:47entre Sébastien Lecornu
00:46:48et Emmanuel Macron
00:46:51Marine Le Pen
00:46:52qui a vu
00:46:52Sébastien Lecornu
00:46:53la première
00:46:54ce matin
00:46:55elle a salué
00:46:55un geste respectueux
00:46:56pour la démocratie
00:46:57on va justement
00:46:58écouter ce qu'a dit
00:46:58le Premier ministre
00:46:59au propos du 49.3
00:47:00il faut que chaque député
00:47:02puisse avoir du pouvoir
00:47:05puisse avoir
00:47:06de la responsabilité
00:47:08puisse prendre
00:47:08ses responsabilités
00:47:10et au fond
00:47:10c'est ça qui nous empêche
00:47:11d'avancer
00:47:12c'est la capacité
00:47:13à ce que le débat
00:47:13démarre
00:47:15et donc j'ai décidé
00:47:16de renoncer
00:47:17à l'article 49
00:47:18à l'énateur 3
00:47:18de la Constitution
00:47:20puisque
00:47:20cet article
00:47:21au fond
00:47:22permet au gouvernement
00:47:23d'interrompre
00:47:24les débats
00:47:25d'engager la responsabilité
00:47:26du gouvernement
00:47:27et au gouvernement
00:47:28d'écrire la copie
00:47:29cette proposition
00:47:32de Sébastien Lecornu
00:47:34qui a surpris
00:47:34y compris
00:47:35dans son propre camp
00:47:37Sébastien Lecornu
00:47:38qui doit encore
00:47:38annoncer son gouvernement
00:47:40la question
00:47:40qu'on peut se poser
00:47:41désormais
00:47:41c'est est-ce que la droite
00:47:42va participer
00:47:43à ce gouvernement
00:47:44sont-ils d'accord
00:47:45avec ce renoncement
00:47:46à l'article 49
00:47:47alinéa 3
00:47:48on sait que
00:47:49Bruno Rotaillot
00:47:49hier soir
00:47:50a fait monter
00:47:51les enchères
00:47:51il attend de connaître
00:47:52la feuille de route
00:47:53de Sébastien Lecornu
00:47:54avant d'officialiser
00:47:55donc la présence
00:47:56de la droite
00:47:57au sein de ce gouvernement
00:47:58qui est attendu
00:47:59pour ce week-end
00:47:59Merci beaucoup
00:48:01Hugo Capelli
00:48:02on vous retrouve
00:48:02évidemment tout au long
00:48:03de cette matière
00:48:03dans la cour
00:48:04de Matignon
00:48:05et on le disait
00:48:06Julien
00:48:07à partir de 9h
00:48:08c'était Marine Le Pen
00:48:09qui était reçue
00:48:09par le Premier ministre
00:48:11elle a réagi
00:48:12justement
00:48:12à la sortie
00:48:13de cette réunion
00:48:14ce que je trouve
00:48:16pour le coup
00:48:16plutôt respectueux
00:48:17de la Constitution
00:48:18car je rappelle
00:48:18que le 49.3
00:48:19a vocation
00:48:20à contraindre
00:48:21sa propre majorité
00:48:22et le Premier ministre
00:48:23n'a pas de majorité
00:48:24il semble quand même
00:48:25dans les derniers
00:48:26premiers ministres
00:48:27être celui
00:48:27qui en a conscience
00:48:28on a fait un pas
00:48:30donc cette annonce
00:48:32que le Premier ministre
00:48:33n'utilisera pas
00:48:34le 49.3
00:48:35m'apparaît
00:48:37plus respectueux
00:48:38de la démocratie
00:48:39que ce qui a pu être fait
00:48:41dans les années
00:48:42précédentes
00:48:44Voilà
00:48:44ça c'était à la sortie
00:48:45de la consultation
00:48:46avec Sébastien Lecornu
00:48:47en ce moment
00:48:47la délégation socialiste
00:48:49est en train d'échanger
00:48:49avec le Premier ministre
00:48:50et on entendra
00:48:51les commentaires
00:48:51à la sortie
00:48:52on les a entendus
00:48:52à l'entrée
00:48:52on verra
00:48:53si le discours
00:48:54a changé ou pas
00:48:55dans l'actualité
00:48:55également ce matin
00:48:56Pauline
00:48:56le pétrolier
00:48:57qui avait été arrêté
00:48:59au large de Saint-Nazaire
00:49:00il a finalement pu
00:49:00reprendre sa route ce matin
00:49:01Oui c'est ce fameux navire
00:49:03qui est soupçonné
00:49:04de faire partie
00:49:05de ce qu'on appelle
00:49:06la flotte fantôme russe
00:49:07qui permettrait en fait
00:49:08à Moscou
00:49:08d'exporter son pétrole
00:49:10en contournant
00:49:11les sanctions occidentales
00:49:12on sait aussi
00:49:13que le commandant
00:49:14et son second
00:49:14qui avait été placé
00:49:15en garde à vue
00:49:16mardi
00:49:16ont finalement été
00:49:17ramené sur le navire
00:49:18de son côté
00:49:18Vladimir Poutine
00:49:19a affirmé
00:49:20ne pas savoir
00:49:21si ce navire
00:49:22était lié à son pays
00:49:23Le pétrolier
00:49:26a été saisi
00:49:27dans des eaux neutres
00:49:27sans aucun fondement
00:49:29probablement
00:49:30Il cherchait
00:49:31des cargaisons militaires
00:49:32comme les UAV
00:49:33ou d'autres articles
00:49:35Compte tenu
00:49:36de la situation
00:49:37politique intérieure
00:49:38très difficile
00:49:41des français
00:49:41la direction politique
00:49:44ne peut
00:49:44d'aucune autre manière
00:49:46détourner l'attention
00:49:47des gens
00:49:47des défis difficiles
00:49:49à résoudre
00:49:49et disions au peuple français
00:49:51rejoignez-moi
00:49:52et unissez-vous
00:49:53autour de moi
00:49:53je vous mènerai
00:49:54à la victoire
00:49:55comme Napoléon
00:49:56Issue à l'actualité française
00:49:58, manifestement
00:49:59Vladimir Poutine
00:50:00de près
00:50:00il connaît bien
00:50:01la situation politique
00:50:03chez nous
00:50:04un peu de musique
00:50:04un peu de musique
00:50:05Pauline
00:50:05ça fait toujours bien
00:50:06dans cette actualité
00:50:08dense
00:50:09parfois dure
00:50:10un peu de musique
00:50:10pourquoi ?
00:50:11Parce que ce matin
00:50:11on est le 3 octobre
00:50:12et c'est une date
00:50:13que la moitié de la planète
00:50:14attend avec impatience
00:50:14pourquoi ça ?
00:50:15Mais oui alors
00:50:16Juliane ne se connaît pas bien
00:50:17en revanche
00:50:17je peux affirmer
00:50:18une chose
00:50:18aujourd'hui
00:50:19vous êtes amoureux
00:50:21vous êtes très amoureux
00:50:21même passionné
00:50:22d'une voix
00:50:23c'est celle de Taylor Swift
00:50:24c'est vrai
00:50:25vous faites partie des Swifties
00:50:26c'est comme ça
00:50:26qu'on appelle les fans
00:50:27de Taylor Swift
00:50:28son 12ème album
00:50:28qui est sorti ce matin
00:50:29à 6h
00:50:30c'est un énorme événement
00:50:31l'album
00:50:32s'appelle
00:50:32The Life of a Showgirl
00:50:34c'est un album très pop
00:50:35que vous avez
00:50:35j'imagine déjà
00:50:36et j'arrive pas encore
00:50:37pas encore
00:50:37mais je le ferai juste
00:50:38après l'antenne
00:50:39c'est pour mes
00:50:39Life of a Showgirl
00:50:40en attendant
00:50:41le show
00:50:41c'est plutôt un show politique
00:50:43qui se déroule sous nos yeux
00:50:44merci beaucoup Pauline
00:50:45depuis ce matin
00:50:46en tout cas
00:50:46sur BFM TV
00:50:48avec l'annonce
00:50:49donc de Sébastien Lecorni
00:50:50à 8h45
00:50:51avec ensuite
00:50:51les consultations
00:50:52vous allez entendre
00:50:53Marine Le Pen à la sortie
00:50:54et Olivier Faure
00:50:54à l'entrée
00:50:55cette annonce
00:50:58que le Premier ministre
00:50:59n'utilisera pas
00:51:00le 49.3
00:51:01m'apparaît
00:51:03plus respectueux
00:51:04de la démocratie
00:51:06que ce qui a pu être fait
00:51:07dans les années précédentes
00:51:10prononcer au 49.3
00:51:11c'est accepter l'idée
00:51:12que désormais
00:51:13c'est le Parlement
00:51:14et lui seul
00:51:15qui aura
00:51:16le dernier mot
00:51:18simplement
00:51:19nous savons aussi
00:51:20que derrière cette proposition
00:51:22se cachent
00:51:23les détails
00:51:24qui permettent
00:51:25au gouvernement
00:51:26de continuer
00:51:27à cornaquer
00:51:28à caporaliser
00:51:29le débat parlementaire
00:51:30et on sent bien
00:51:31que depuis cette annonce
00:51:32qu'a pris un petit peu
00:51:33tout le monde de court
00:51:33chacun cherche
00:51:35comment répondre
00:51:37que dire
00:51:37comment réagir
00:51:38parce que personne
00:51:39n'a véritablement conscience
00:51:42des conséquences
00:51:43de cette décision
00:51:43qu'est-ce que ça va changer
00:51:44concrètement
00:51:45d'ailleurs le 49.3
00:51:46c'est un mot
00:51:46qu'on répète à l'envie
00:51:47depuis ce matin
00:51:48on va vous expliquer
00:51:49concrètement
00:51:49ce que ça veut dire
00:51:50ce renoncement au 49.3
00:51:51avec nos éclaireurs
00:51:52et c'est Elisa Trannin
00:51:57qui nous rejoint
00:51:58sachant quoi
00:51:59Elisa
00:51:59de dire
00:52:00je renonce
00:52:01au 49.3
00:52:02alors peut-être
00:52:03que Sébastien Lecornu
00:52:04s'engage à ne pas
00:52:04utiliser le 49.3
00:52:06parce que ses prédécesseurs
00:52:08ont pris l'habitude
00:52:09d'user de cet article
00:52:11et qu'ils souhaitent
00:52:11marquer
00:52:12une rupture
00:52:13on va peut-être
00:52:13d'abord rappeler
00:52:14ce qu'est
00:52:15le 49.3
00:52:16la constitution
00:52:18permet donc
00:52:18au gouvernement
00:52:19de faire adopter
00:52:21un texte
00:52:21sans vote
00:52:22par l'Assemblée nationale
00:52:23le Premier ministre
00:52:25engage la responsabilité
00:52:26de son gouvernement
00:52:27comment ça fonctionne
00:52:28si une motion de censure
00:52:30contre le gouvernement
00:52:31n'est pas votée
00:52:32par l'Assemblée nationale
00:52:33alors le texte
00:52:34est adopté
00:52:35et à l'inverse
00:52:36si une motion de censure
00:52:37est votée
00:52:38le gouvernement
00:52:39est renversé
00:52:41et le texte
00:52:41rejeté
00:52:42il y a quand même
00:52:43quelques limites
00:52:44Julien
00:52:45hors projet
00:52:45de loi de finance
00:52:46ou financement
00:52:47de la sécurité sociale
00:52:49le 49.3
00:52:50ne peut être utilisé
00:52:51que sur un seul texte
00:52:53au cours d'une même
00:52:54session parlementaire
00:52:55c'est vrai qu'on s'est habitué
00:52:56à ce terme
00:52:58de 49.3
00:52:59cet article constitutionnel
00:53:00il a été utilisé
00:53:01souvent par le passé
00:53:01oui récemment
00:53:03alors François Bayrou
00:53:04a enclenché
00:53:04l'article 49.3
00:53:06à trois reprises
00:53:07en février 2025
00:53:09sur le projet
00:53:09de loi de finance
00:53:10pour 2025
00:53:11et sur les deux parties
00:53:13du projet
00:53:13de loi de financement
00:53:15de la sécurité sociale
00:53:16avant lui
00:53:17Michel Barnier
00:53:18l'avait enclenché
00:53:19en décembre 2024
00:53:20là aussi
00:53:21pour le projet
00:53:22de loi de financement
00:53:22de la sécurité sociale
00:53:23pour 2025
00:53:24on sait ce que ça a donné
00:53:26ça va entraîner
00:53:26la chute
00:53:27de son gouvernement
00:53:28puisqu'une motion de censure
00:53:30avait été adoptée
00:53:31par l'Assemblée nationale
00:53:32et puis on remonte
00:53:33encore un petit peu
00:53:34dans le temps
00:53:34lorsqu'Elisabeth Borne
00:53:36était à Matignon
00:53:37elle avait eu recours
00:53:3823 fois
00:53:39à l'article 49.3
00:53:41entre 2022
00:53:42et 2023
00:53:43pour terminer
00:53:44je vais vous montrer
00:53:44un petit graphique
00:53:46des recours
00:53:47au 49.3
00:53:48jusqu'au gouvernement
00:53:49Barnier
00:53:50pour vous donner une idée
00:53:51Elisabeth Borne
00:53:52je vous ai dit
00:53:5323 fois
00:53:54mais elle ne détient pas
00:53:55le record
00:53:56c'est Michel Rocard
00:53:57qui détient le record
00:53:59avec 28 utilisations
00:54:01de l'article 49
00:54:02alinéa 3
00:54:03au total
00:54:04il a été utilisé
00:54:05119 fois
00:54:06depuis 1958
00:54:07merci pour ce rappel
00:54:09qui nous aide
00:54:09à avoir les idées claires
00:54:11avant de lancer
00:54:11notre débat politique
00:54:13avec Agnès Séverin
00:54:13pour LR
00:54:14Paul Vannier
00:54:14pour LFI
00:54:15Mathieu Lefebvre
00:54:16ensemble pour
00:54:17La République
00:54:18et Stéphane Manigol
00:54:19qui est également
00:54:20avec nous
00:54:20chef d'entreprise
00:54:21qui regarde tout ça
00:54:23avec son oeil
00:54:24d'entrepreneur
00:54:25parce qu'il y a aussi
00:54:25la discussion du budget
00:54:26qui se déroule
00:54:27en même temps
00:54:27évidemment
00:54:28ce sont des sujets
00:54:29très très importants
00:54:29pour vous
00:54:30vous nous direz
00:54:30si vous avez l'impression
00:54:31que ce matin
00:54:32les choses se sont débloquées
00:54:33ou au contraire
00:54:33que ça risque de compliquer
00:54:34encore les choses
00:54:35du côté du socle commun
00:54:36tient d'ailleurs
00:54:36Agnès Séverin
00:54:37est-ce que cette annonce
00:54:38de ce matin
00:54:39elle le fait plutôt
00:54:41elle le fragilise
00:54:41ou elle le renforce ?
00:54:43c'est difficile à dire
00:54:44pour l'instant
00:54:44moi je trouve que ça a été
00:54:46plutôt malin finalement
00:54:47de proposer le retrait
00:54:49du 49-3
00:54:50parce qu'il met
00:54:50les parlementaires
00:54:52face à leur responsabilité
00:54:53vous dites bien joué
00:54:54en disant
00:54:55moi plutôt bien joué
00:54:56et après
00:54:57je suis très lucide
00:54:58ça va être très très compliqué
00:54:59parce qu'on l'a vu
00:55:00dans le précédent budget
00:55:01il y a une coalition
00:55:02des démagogues
00:55:03LFI et RN
00:55:04ça a été la foire aux impôts
00:55:06et le 49-3
00:55:07a permis de faire voter
00:55:07un budget qui était raisonnable
00:55:09et dans l'intérêt
00:55:09des français
00:55:11et de l'intérêt supérieur
00:55:12de la France
00:55:12donc moi je dis
00:55:13bien joué
00:55:14mais à condition
00:55:15là encore
00:55:16que chacun des parlementaires
00:55:17prenne leur responsabilité
00:55:18parce qu'aujourd'hui
00:55:19la France a besoin
00:55:20d'un budget
00:55:20et la France a besoin
00:55:21de stabilité
00:55:22donc on verra
00:55:22ce que ça va donner
00:55:23Mathieu Lefebvre
00:55:24est-ce que vous entendez
00:55:24vous rassurent plutôt
00:55:25sur la solidité
00:55:26du socle commun
00:55:26dans un premier temps
00:55:27parce qu'elle n'est pas gagnée
00:55:29cette solidité
00:55:30on a entendu Bruno Rotaillu
00:55:31encore hier soir le dire
00:55:32ça n'est pas acquis
00:55:32je trouve d'abord
00:55:33que c'est un choix
00:55:34de rupture courageux
00:55:36et décisif
00:55:36objectivement
00:55:37c'est une nouvelle méthode
00:55:38décisif
00:55:39c'est décisif
00:55:40oui ça n'a pas été tenté
00:55:42ça n'a pas été inventé
00:55:43par le passé
00:55:43il n'y a désormais
00:55:44aucune raison
00:55:45pour que les débats
00:55:46ne puissent pas s'engager
00:55:48il n'y a aucun prétexte
00:55:49possible désormais
00:55:49pour que nous ne puissions
00:55:50pas échanger
00:55:50avec mes collègues
00:55:52sur la base de nos propositions
00:55:54sur la base également
00:55:55de la copie de départ
00:55:55qui sera celle
00:55:56du gouvernement
00:55:57le rôle du Parlement
00:55:58c'est de débattre
00:55:59d'amender
00:56:00de proposer
00:56:01il est vrai qu'avec le 49-3
00:56:02on pouvait être parfois
00:56:03déresponsabilisé
00:56:05là que nous disent
00:56:05les oppositions depuis un mois
00:56:07ils nous disent
00:56:07renoncez à cet outil
00:56:08pour voir si vous êtes
00:56:09vraiment capable du débat
00:56:10si vous êtes vraiment
00:56:11ouvert au compromis
00:56:12le Premier ministre a montré
00:56:13qu'il était véritablement
00:56:14ouvert au compromis
00:56:15et il a surtout dit
00:56:16aux parlementaires
00:56:17prenez le pouvoir
00:56:17qui est le vôtre
00:56:18ne vous dérobez pas
00:56:19devant vos responsabilités
00:56:20comme l'a dit Agnès Évren
00:56:21proposez, échangez
00:56:22et trouvez un budget
00:56:23pour le pays
00:56:24parce que je le dis
00:56:25devant le chef d'entreprise
00:56:26qui est là aujourd'hui
00:56:26la stabilité
00:56:28a une grande valeur
00:56:28pour notre pays
00:56:29surtout à un moment
00:56:30où le contexte international
00:56:31est extrêmement difficile
00:56:32donc soyons à la hauteur
00:56:33de nos responsabilités
00:56:34débattons, échangeons
00:56:35et parvenons à un compromis
00:56:37et vous avez entendu
00:56:37à la sortie Marine Le Pen
00:56:38qui dit pas de censure a priori
00:56:40on attend de voir
00:56:41ce que dira Sébastien Lecornu
00:56:42dans le discours
00:56:42de politique générale
00:56:43sans doute en début
00:56:44de semaine prochaine
00:56:45pas de censure a priori
00:56:46non plus pour le parti socialiste
00:56:48qui venait d'arriver
00:56:49qui est en train d'échanger
00:56:50avec le Premier ministre
00:56:50en revanche du côté de LFI
00:56:51Paul Vagné
00:56:52ça ne change rien pour vous
00:56:54vous dites
00:56:54on va déposer une motion de censure
00:56:55quoi qu'il arrive
00:56:56pourquoi ?
00:56:57Si ça change
00:56:58nous sommes en train
00:56:59d'assister à l'émergence
00:57:01d'une majorité
00:57:02Macron-Le Peniste
00:57:03de fait
00:57:04et nous allons
00:57:05vers un débat budgétaire
00:57:07à l'issue duquel
00:57:08c'est le budget
00:57:09de Madame Le Pen
00:57:10qui risque
00:57:11d'être adopté
00:57:12par cette nouvelle majorité
00:57:14ce budget
00:57:14je veux l'esquisser
00:57:15car les points d'accord
00:57:16entre Macroniste
00:57:17et Le Peniste
00:57:17sont nombreux
00:57:18sur le terrain économique
00:57:19c'est des suppressions
00:57:20de postes de fonctionnaires
00:57:21c'est l'allongement
00:57:22des jours de carence
00:57:24c'est pas de taxe Zuckman
00:57:25c'est pas d'augmentation
00:57:26du SMIC
00:57:27par exemple
00:57:27et nous allons
00:57:28dans cette direction
00:57:29nous voyons bien
00:57:30que la combine
00:57:31elle a commencé hier
00:57:32à l'Assemblée Nationale
00:57:33avec des répartitions
00:57:34de postes
00:57:35Madame Le Pen
00:57:35était seule
00:57:36dans le bureau
00:57:37de Monsieur Le Cornu
00:57:38aujourd'hui
00:57:38Monsieur Le Cornu
00:57:38nous le savons
00:57:39il entretient depuis
00:57:40des années maintenant
00:57:41des liens étroits
00:57:42avec les dirigeants
00:57:43de l'extrême droite française
00:57:44elle a dit tout à l'heure
00:57:45Marine Le Pen
00:57:45dire ça
00:57:45c'est être complotiste
00:57:46nous verrons très rapidement
00:57:48ce que je constate
00:57:49c'est qu'en acte
00:57:50dans les votes
00:57:50hier à l'Assemblée Nationale
00:57:51Macroniste et Le Peniste
00:57:53se sont retrouvés
00:57:53pour purger
00:57:54l'ensemble
00:57:55des postes à responsabilité
00:57:56et empêcher
00:57:57que la gauche
00:57:58ne les exerce
00:57:59et je constate
00:58:00à les entendre ce matin
00:58:01des points d'accord
00:58:02et des convergences
00:58:03qui se font acte
00:58:03c'est important
00:58:04pour notre pays
00:58:05parce qu'il y a un an
00:58:06il y a eu une élection
00:58:07législative
00:58:07qui a défait l'extrême droite
00:58:08il y a eu un front républicain
00:58:10et il y a là
00:58:11une bascule
00:58:11un changement
00:58:12qui se fait à nouveau
00:58:12dans le dos des électeurs
00:58:13donc je veux juste dire
00:58:14pour répondre à votre question
00:58:15bien sûr il y aura
00:58:16une motion de censure
00:58:17de France Insoumise
00:58:17mais la seule solution
00:58:19à la crise
00:58:19qui se prolonge
00:58:20sous une autre forme
00:58:21aujourd'hui
00:58:21ce sont de nouvelles élections
00:58:23il faut redonner la parole
00:58:24au peuple français
00:58:25pour lui permettre
00:58:26de décider
00:58:27de l'avenir
00:58:28qu'il veut donner
00:58:28au pays
00:58:29Ce que vous dites
00:58:29mérite une explication de texte
00:58:30Marie Chantrey
00:58:31il y a eu hier
00:58:31l'élection du bureau
00:58:33de l'Assemblée Nationale
00:58:34c'est pas forcément
00:58:34le sujet qui va intéresser
00:58:35au premier chef
00:58:36nos téléspectateurs
00:58:37mais c'est le fond
00:58:39qui explique
00:58:40ce que vient de dire
00:58:41Paul Vannier
00:58:41dites-nous pourquoi
00:58:42il y a cette accusation
00:58:43d'une alliance
00:58:44Macrono-lepéniste
00:58:45et à la veille
00:58:46l'élection aussi
00:58:47des vice-présidents
00:58:48à l'Assemblée Nationale
00:58:49et contrairement
00:58:50à la précédente élection
00:58:52deux nouveaux vice-présidents
00:58:54du RN
00:58:54ont été élus
00:58:55avec près de 340 voix
00:58:57je crois
00:58:58et le lendemain
00:58:59en effet
00:59:00l'élection
00:59:00des présidents
00:59:01des commissions
00:59:02et de fait
00:59:03effectivement
00:59:04avec le retrait
00:59:05des candidats
00:59:06Rassemblement National
00:59:07il n'y a plus
00:59:08à l'exception
00:59:10du président
00:59:11de la commission
00:59:12des finances
00:59:12Eric Coquerel
00:59:13deux présidents
00:59:15de commissions
00:59:15de gauche
00:59:16socialiste
00:59:17notamment
00:59:18d'où ces accusations
00:59:19d'accord
00:59:20de deal
00:59:21entre le socle commun
00:59:23et le parti
00:59:24de Marine Le Pen
00:59:25alors réponse
00:59:26à ces accusations
00:59:27Mathieu Lefeu
00:59:27et puis Stéphane Ménigol
00:59:28oui non
00:59:29c'est évidemment
00:59:29absolument n'importe quoi
00:59:31il faut que toutes
00:59:31les formations politiques
00:59:32puissent être représentées
00:59:33ça ne veut pas dire
00:59:34que nous soyons en accord
00:59:35avec ces formations politiques
00:59:36mais simplement
00:59:36monsieur Vanier
00:59:37pendant des mois
00:59:38nous a dit
00:59:38le 49.3
00:59:39est un déni de démocratie
00:59:40c'est horrible
00:59:41c'est affreux
00:59:42l'Assemblée Nationale
00:59:43est muselée par le gouvernement
00:59:44et là
00:59:45Sébastien Lecornu
00:59:46dit je renonce
00:59:46au 49.3
00:59:47j'engage un débat parlementaire
00:59:49et monsieur Vanier
00:59:50ça ne lui va toujours pas
00:59:51la vérité c'est que monsieur Vanier
00:59:52a peur du débat parlementaire
00:59:53et il n'a aucune envie
00:59:54de rentrer dans le terrain
00:59:55des compromis
00:59:56il n'a aucune envie
00:59:57de trouver un budget
00:59:58pour le pays
00:59:58il a envie de destituer
00:59:59le président de la république
01:00:00voilà
01:00:01il y a deux types de parlementaires
01:00:02il y a madame Evren
01:00:03le parti socialiste
01:00:05des gens qui de bonne foi
01:00:06veulent travailler
01:00:06pour l'intérêt du pays
01:00:07et monsieur Vanier
01:00:08qui s'enferme dans une posture
01:00:09d'abord je suis content
01:00:12de Stéphane Manigol
01:00:13qui écoute ce débat
01:00:16qui compte les points
01:00:16si j'ose dire
01:00:17et qui bouillonne
01:00:17oui parce que
01:00:19au fond moi
01:00:20ce qui m'intéresse
01:00:21c'est le concret
01:00:22et le concret
01:00:23je l'ai relevé
01:00:24j'écoute avec attention
01:00:25ce que vous devriez faire
01:00:27monsieur le député LFI
01:00:28pour les couples de serveurs
01:00:30par exemple
01:00:30chacun qui gagne
01:00:311500 euros brut
01:00:32c'est une baisse de l'IR
01:00:33sont environ
01:00:3425 euros net par mois
01:00:35c'est du pouvoir
01:00:36ça c'est la mesure annoncée hier
01:00:37voilà
01:00:37pour un ouvrier du BTP
01:00:3920 heures supplémentaires
01:00:40par mois
01:00:41c'est plus 250 euros
01:00:42au lieu de 190 euros
01:00:44actuellement
01:00:44les employés
01:00:46PME
01:00:46prime Macron
01:00:471500 euros
01:00:48intégralement net
01:00:49sur les investisseurs
01:00:51les taxes
01:00:52là
01:00:52Zuckman voulait
01:00:53plumer les riches
01:00:54dividendes
01:00:5510 000 euros
01:00:56la taxation
01:00:57c'est plus 300 euros
01:00:58siffle la taxe à 33%
01:00:59voilà les mesures
01:01:00de pouvoir d'achat
01:01:01qui ont été proposées
01:01:02moi je suis sensible
01:01:03vous je sais que non
01:01:03vous vous savez
01:01:05la démocratie
01:01:05c'est pas la rue
01:01:07c'est pas vos tweets
01:01:08en continu
01:01:08c'est pas les flottis
01:01:09c'est pas Gaza
01:01:10c'est la France
01:01:11et les français
01:01:12et il serait temps
01:01:13que vous comprenez
01:01:13que pour régler ces problèmes
01:01:15ça se passe à l'Assemblée Nationale
01:01:16quand un premier ministre
01:01:18engage un 49.3
01:01:19vous criez
01:01:20et vous hurlez
01:01:21au scandale démocratique
01:01:22maintenant vous avez
01:01:23un premier ministre
01:01:23qui dit
01:01:24il n'y aura pas de 49.3
01:01:26mettez-vous d'accord
01:01:27mettez-vous face
01:01:28à vos responsabilités
01:01:29et bien cher monsieur
01:01:30c'est un peu pour ça
01:01:31que les français vous payent
01:01:32et c'est un peu pour ça
01:01:34qu'on attend
01:01:34que vous réglez
01:01:35nos problèmes
01:01:36pas que vous générez
01:01:37des problèmes
01:01:38en réalité monsieur
01:01:39vous êtes payé
01:01:41vous êtes payé
01:01:42avec l'argent des français
01:01:43pour entretenir
01:01:44des problèmes
01:01:45vous êtes devenu
01:01:45des businessmen
01:01:46de la misère
01:01:47alors il vous répond
01:01:48Paul Veignet
01:01:49puis Annie Séverine
01:01:50je réponds
01:01:50au militant
01:01:51qui s'est présenté
01:01:52il y a peu de temps
01:01:52à une élection législative
01:01:53c'est vrai que vous avez fait
01:01:54zéro voix monsieur Manigol
01:01:55mais je vais vous répondre
01:01:55c'est une attaque minable
01:01:57de l'entrepreneur
01:01:58aujourd'hui
01:01:58pour vous faire le porte-parole
01:01:59au fond
01:02:00oui je voulais affronter
01:02:01du sarkozisme
01:02:02du sarkozisme
01:02:02un antisémite
01:02:03c'est bien que vous le disiez
01:02:04ça dévoile un peu
01:02:05la réalité de votre statut
01:02:06mais je me suis retiré
01:02:06je ne me suis pas présenté
01:02:07parce que je suis un patron
01:02:09je suis un patron
01:02:09est-ce qu'on peut vous répondre
01:02:09sur le fond
01:02:10l'ensemble des mesures
01:02:13qui viennent d'être rappelées
01:02:14annoncées hier
01:02:15par monsieur Lecornu
01:02:15s'inscrivent parfaitement
01:02:17dans la continuité
01:02:17du macronisme
01:02:18même du sarkozisme
01:02:19budgétaire
01:02:21puisque au fond
01:02:21ce sont des mesures
01:02:22qui visent à plumer
01:02:23les cotisations sociales
01:02:25les ressources
01:02:26de la sécurité sociale
01:02:27de nos régimes
01:02:27de retraite
01:02:28à aggraver leurs déficits
01:02:30la défiscalisation
01:02:31des heures supplémentaires
01:02:32est un exemple de cela
01:02:33mais je veux répondre
01:02:34à monsieur Lefebvre
01:02:35à propos des entourloupes
01:02:36que la Macronie prépare
01:02:37parce qu'il y a le 49-3
01:02:38oui ça fait 3 ans
01:02:39que nous demandons
01:02:40qu'il ne soit pas mobilisé
01:02:41vous l'avez défendu
01:02:42pendant 3 années
01:02:42mais il y a bien d'autres
01:02:43artifices parlementaires
01:02:45de l'exécutif
01:02:46qui peuvent être utilisés
01:02:47contre le débat parlementaire
01:02:48il y a au bout de 50 jours
01:02:50un délai
01:02:51qui si il est dépassé
01:02:52peut conduire
01:02:53à l'adoption du budget
01:02:54par ordonnance
01:02:55c'est à dire
01:02:55par l'exécutif
01:02:56et de ce point de vue là
01:02:57nous voyons l'entourloupe
01:02:58arriver
01:02:59nous voyons le pouvoir exécutif
01:03:01à nouveau s'imposer
01:03:02au Parlement
01:03:03à l'Assemblée nationale
01:03:04donc je ne crois absolument pas
01:03:05que nous puissions aller
01:03:09au terme d'un débat
01:03:09parlementaire
01:03:10je ne suis pas sûre
01:03:10que ce soit clair
01:03:11pour les français
01:03:11qui nous regardent
01:03:11mais vous dites
01:03:12qu'ils vont faire traîner
01:03:13les débats exprès
01:03:14pour dépasser les 50 jours
01:03:15c'est une possibilité
01:03:16il n'y a pas d'engagement
01:03:17de la part du Premier ministre
01:03:17sur ce point
01:03:18vous avez entendu
01:03:18Olivier Faure tout à l'heure
01:03:19dire il faut revenir
01:03:20sur le vote
01:03:20de la réforme des retraites
01:03:21parce que justement
01:03:22il y a eu le 49-3
01:03:23elle a été adoptée
01:03:24par 49-3 cette réforme
01:03:26vous dites pourquoi pas
01:03:26mais je dis absolument non
01:03:28alors là pour le coup
01:03:29c'est très clair
01:03:29les républicains
01:03:30ne participeraient pas
01:03:31c'est un saut dans le vide
01:03:32sans élastique
01:03:33aujourd'hui la note
01:03:34de la France a été dégradée
01:03:35et on va revenir
01:03:36sur la seule réforme structurelle
01:03:38qui a permis
01:03:38de réduire le point
01:03:39de nos dépenses publiques
01:03:40vous savez que le versement
01:03:41des pensions
01:03:42c'est 14% de notre PIB
01:03:44et dans les autres pays
01:03:45voisins de la France
01:03:46c'est entre 10 et 12%
01:03:48donc il n'est pas question
01:03:49vous savez
01:03:49il n'y a pas 36 solutions
01:03:51en fait
01:03:51aujourd'hui
01:03:52la survie de notre système
01:03:53de retraite est en jeu
01:03:55où on augmente
01:03:56les cotisations
01:03:57et ça aubert
01:03:57la compétitivité
01:03:58vous ne me direz pas
01:03:59le contraire
01:04:00où on diminue
01:04:01les pensions
01:04:02et ce n'est pas bon
01:04:03pour le pouvoir d'achat
01:04:03ou alors on touche
01:04:04à l'âge de départ
01:04:05moi je voudrais quand même
01:04:06vous dire monsieur
01:04:06que vous êtes totalement irresponsable
01:04:08le Premier ministre
01:04:09a dit ce matin
01:04:09le centre de gravité
01:04:11est déplacé désormais
01:04:12vers le Parlement
01:04:13vous devriez
01:04:14prendre la main
01:04:15qui vous est tendue
01:04:15et de dire
01:04:16on veut défendre les Français
01:04:18le pouvoir d'achat des Français
01:04:19proposer des amendements
01:04:20et débattre de façon mature
01:04:21et c'est ça
01:04:22une démocratie aujourd'hui
01:04:23mature
01:04:24comme dans tous les pays européens
01:04:25où on arrive à se mettre
01:04:26autour de la table
01:04:27dans l'intérêt supérieur
01:04:28de la France
01:04:28tout simplement
01:04:29écoutez moi
01:04:30en tant que patron
01:04:30j'essaie simplement
01:04:31d'avoir une vision pragmatique
01:04:32et pas politique
01:04:33et quand vous parlez
01:04:34d'artifice parlementaire
01:04:35pardon
01:04:36ça s'appelle la constitution
01:04:37voilà
01:04:38si vous n'êtes pas content
01:04:39vous la changez
01:04:39ensuite
01:04:40oui il faut une certaine république
01:04:41vous avez raison
01:04:42pardon
01:04:42là encore
01:04:43c'est en bon élève
01:04:44j'avais compris
01:04:47qu'on parlait du budget
01:04:47et vous en fait
01:04:49qu'est-ce que vous faites
01:04:49vous voulez parler des retraites
01:04:51mais on parle du budget là
01:04:53alors ça c'était
01:04:54une demande d'Olivier Fort
01:04:55c'était le parti socialiste
01:04:57mais j'imagine
01:04:57elle était d'accord
01:04:58oui mais d'accord
01:04:59mais vous êtes systématiquement
01:05:00hors sujet
01:05:01il y a une question qui est posée
01:05:02vous répondez à côté
01:05:03comme d'habitude
01:05:04merci beaucoup
01:05:04le débat
01:05:04il va se déplacer évidemment
01:05:06au parlement
01:05:06et ça sera passionnant
01:05:07de voir si les députés
01:05:09et les sénateurs
01:05:10arrivent à se mettre d'accord
01:05:11sur les propositions
01:05:13du gouvernement
01:05:13il va se poursuivre évidemment
01:05:14ce débat
01:05:15sur l'antenne de BFM TV
01:05:16mais d'abord
01:05:17on fera un détour
01:05:17dans quelques instants
01:05:18par Saint-Nazaire
01:05:19et par la Russie
01:05:20parce que le bateau
01:05:20suspecté d'appartenir
01:05:22à la flotte fantôme russe
01:05:23est reparti ce matin
01:05:24après avoir été arrêté
01:05:26pendant en gros 48 heures
01:05:28il y a eu une garde à vue
01:05:28et Vladimir Poutine
01:05:29il a commenté ces événements
01:05:31il accuse la France
01:05:31de piraterie
01:05:32et ironise
01:05:33sur la situation politique
01:05:34d'Emmanuel Macron
01:05:34vous l'entendrez
01:05:35le président russe
01:05:36à tout de suite
01:05:36il a repris sa route
01:05:40le bateau suspecté
01:05:41d'appartenir à la flotte
01:05:43fantôme russe
01:05:44est reparti
01:05:44après avoir été bloqué
01:05:46quelques jours
01:05:47le commandant
01:05:47et son second
01:05:48ont été entendus
01:05:50ils avaient été placés
01:05:50en garde à vue
01:05:51ils ont été ensuite libérés
01:05:52ils sont retournés à bord
01:05:53avant donc de repartir
01:05:55à bord de leur pétrolier
01:05:56tout ça s'est passé
01:05:56au large de Saint-Nazaire
01:05:57Saint-Nazaire
01:05:58on retrouve Angie Luata
01:05:59dites nous
01:06:00quelles sont les dernières infos
01:06:01sur place
01:06:01sur cette affaire
01:06:03Angie
01:06:03écoutez
01:06:07on sait que ce bateau
01:06:08approche désormais
01:06:09des côtes espagnoles
01:06:10il va les contourner
01:06:12pour aller rejoindre
01:06:13ensuite le canal de Suez
01:06:14et reprendre la route
01:06:15qui était annoncée
01:06:16de globalement
01:06:17autour de Saint-Pétersbourg
01:06:19jusqu'à l'Inde
01:06:21où il doit déverser
01:06:22son pétrole
01:06:23voilà donc
01:06:24une course
01:06:25qui reprend
01:06:25de manière assez classique
01:06:27pour ce pétrolier
01:06:28pétrolier
01:06:29qui était suspect
01:06:30parce qu'il l'avait
01:06:31viré de bord
01:06:32et il s'était rapproché
01:06:33des côtes
01:06:34de Saint-Nazaire
01:06:35il y a quelques jours
01:06:36maintenant
01:06:37vous vous souvenez
01:06:37donc de ces images
01:06:38ce commando
01:06:39de la marine nationale
01:06:40qui a abordé
01:06:41ce bateau
01:06:42qui a exercé
01:06:43un droit de visite
01:06:44et donc
01:06:44ces deux gardes à vue
01:06:46qui ont eu lieu
01:06:47et au bout de 48 heures
01:06:48on a appris
01:06:49que le commandant
01:06:49de ce navire
01:06:50allait être convoqué
01:06:51par la justice française
01:06:53en l'occurrence
01:06:53au tribunal de Brest
01:06:55en février prochain
01:06:57ce que l'on ne sait pas
01:06:57désormais
01:06:58c'est les conclusions
01:06:58qui ont été tirées
01:06:59autour de cette garde à vue
01:07:01les éventuelles informations
01:07:02que la France a pu avoir
01:07:03notamment sur ses activités
01:07:05au large du Danemark
01:07:06il y a quelques jours
01:07:07lorsqu'il y avait justement
01:07:08des drones
01:07:09qui survolaient
01:07:10le ciel danois
01:07:11et puis ce que l'on ne sait pas
01:07:12tout simplement
01:07:13c'est est-ce que
01:07:14ce commandant
01:07:15qui est de nationalité chinoise
01:07:16se rendra bel et bien
01:07:17à la convocation
01:07:18de la justice française
01:07:19Merci beaucoup
01:07:20Angie
01:07:21c'est arrivé
01:07:21dans un contexte
01:07:23évidemment de tensions
01:07:24et d'inquiétudes
01:07:26avec les survols
01:07:27de drones
01:07:27au-dessus des aéroports
01:07:29du Danemark
01:07:30on se demandait
01:07:31si les drones
01:07:32n'étaient pas
01:07:33envoyés par ce bateau
01:07:34parce qu'il a longé
01:07:35les côtes du Danemark
01:07:37au moment où
01:07:37ça s'est passé
01:07:38depuis il y a eu
01:07:39d'autres survols de drones
01:07:40d'ailleurs
01:07:40on a encore eu
01:07:41la nuit dernière
01:07:42à Munich
01:07:42avec un certain nombre
01:07:43d'avions
01:07:43qui sont restés
01:07:44cloués au sol
01:07:45avant de voir
01:07:46les déclarations
01:07:47les réactions
01:07:48de Vladimir Poutine
01:07:50sur cette histoire
01:07:50d'abord le général Duttart
01:07:51qui est avec nous
01:07:52ces drones
01:07:53qui sont apparus
01:07:55maintenant du côté
01:07:55de l'Allemagne
01:07:56on se dit
01:07:56pourquoi est-ce qu'ils
01:07:57n'apparaîtraient pas
01:07:57en France
01:07:58c'est un scénario
01:07:59qui vous semble crédible
01:07:59ou pas ?
01:08:00Oui mais surtout
01:08:01que c'est déjà arrivé
01:08:01mais en fait
01:08:03ce qui est très important
01:08:03Avec des drones
01:08:04aussi suspects
01:08:04que ceux-là
01:08:04au-dessus d'aéroports
01:08:05des zones critiques ?
01:08:06Pour ceux de Munich
01:08:07à mon avis oui
01:08:07pas ceux du Danemark
01:08:09c'est-à-dire qu'il faut
01:08:10bien faire le distinguo
01:08:11entre des petits drones
01:08:12qui sont la taille d'une main
01:08:13et ceux qui font
01:08:1515 mètres d'envergure
01:08:17donc il y a vraiment
01:08:17toute une échelle
01:08:18et s'agissant de Munich
01:08:20je pense que ce sont
01:08:21des petits drones locaux
01:08:22comme ceux
01:08:23qu'on peut acheter
01:08:23au supermarché
01:08:24et qu'on utilise
01:08:25au voisinage d'un aéroport
01:08:27il faut savoir
01:08:27qu'en Allemagne
01:08:28il y a eu 270
01:08:29alertes drones
01:08:31sur les aéroports
01:08:32depuis le début de l'année
01:08:33d'accord
01:08:33donc il y a 300 000 drones
01:08:35en France
01:08:3514 000 opérateurs
01:08:38officiels
01:08:39enfin vous voyez
01:08:39ils ne travaillent pas tous
01:08:41pour la Russie
01:08:41alors c'est exactement ça
01:08:43il faut faire
01:08:44des discernements
01:08:44et de moyens
01:08:46autour des aéroports
01:08:47pour savoir qui
01:08:48entre guillemets
01:08:49joue
01:08:49si c'est possible
01:08:50ou est soit malveillant
01:08:52soit inconscient
01:08:53donc c'est un vrai travail
01:08:55pour chaque aéroport
01:08:56on a un travail
01:08:57nous en France
01:08:57de Roissy-Orly
01:08:58qui est assez efficace
01:08:59qui a eu des alertes
01:09:01à Londres
01:09:02mais même aux Etats-Unis
01:09:02il y a eu des aérodromes
01:09:04militaires
01:09:04qui ont été survolés
01:09:05par des drones
01:09:06donc c'est un problème
01:09:08un peu partout
01:09:09il faut que chaque pays
01:09:10mette en oeuvre
01:09:11une politique
01:09:12si vous voulez
01:09:13adaptée à ce type
01:09:14de menace
01:09:15entre guillemets
01:09:15Vladimir Poutine
01:09:17a participé à un forum
01:09:18il y a quelques heures
01:09:19il a été interrogé
01:09:20sur cette question
01:09:21l'animateur du forum
01:09:23lui demande
01:09:24si c'était un acte
01:09:25de piraterie
01:09:25de la part des français
01:09:26de monter à bord
01:09:27de ce bateau
01:09:28et d'interroger ensuite
01:09:29le commandant
01:09:30et son second
01:09:30et bah écoutez
01:09:31sa réponse
01:09:32le pétrolier
01:09:34a été saisi
01:09:35dans des eaux neutres
01:09:36sans aucun fondement
01:09:38probablement
01:09:39il cherchait
01:09:40des cargaisons militaires
01:09:41comme les UAV
01:09:42ou d'autres articles
01:09:43compte tenu
01:09:44de la situation
01:09:45politique intérieure
01:09:46très difficile
01:09:49des français
01:09:50la direction politique
01:09:52ne peut
01:09:53d'aucune autre manière
01:09:54détourner l'attention
01:09:55des gens
01:09:56des défis difficiles
01:09:57à résoudre
01:09:58et disions
01:09:59au peuple français
01:09:59rejoignez-moi
01:10:00et unissez-vous
01:10:01autour de moi
01:10:02je vous mènerai
01:10:03à la victoire
01:10:03comme Napoléon
01:10:05alors il y a deux choses
01:10:06dans ce qu'il dit
01:10:06d'abord il se moque
01:10:07évidemment clairement
01:10:08d'Emmanuel Macron
01:10:09et puis il dit aussi
01:10:10avec un petit sourire
01:10:11Paul Gogo
01:10:11vous qui êtes consultant
01:10:12en Russie pour BFM TV
01:10:13et qui connaissait bien
01:10:14Vladimir Poutine
01:10:15et sa façon de s'exprimer
01:10:17et son petit sourire
01:10:17au début
01:10:18il dit
01:10:18il cherchait des drones
01:10:19mais c'est sûr
01:10:20qu'ils allaient rien trouver
01:10:21comme si
01:10:21il rigolait en disant
01:10:24c'est un leurre
01:10:25c'est un joujou
01:10:26qu'on leur envoyait
01:10:26oui exactement
01:10:27c'est très bien
01:10:27que vous arrêtiez
01:10:30rire entre guillemets
01:10:31on va dire que c'est de l'humour
01:10:32d'ancien du KGB
01:10:33parce qu'il y a un côté
01:10:34lui-même sait
01:10:36ce qu'il y avait
01:10:37ou ce qu'il n'y avait pas
01:10:38dans ce bateau
01:10:38et là maintenant
01:10:40il peut en rire
01:10:40regardez ils ont fait
01:10:41tout un cirque
01:10:41avec ce bateau
01:10:42évidemment qu'il n'y avait
01:10:43rien dedans
01:10:44et moi en gros
01:10:45je sais ce qu'on a fait
01:10:47ou ce qu'on n'a pas fait
01:10:48à vous d'imaginer
01:10:49ce que vous voulez
01:10:50les français
01:10:50donc ça c'est du Vladimir Poutine
01:10:52tout craché
01:10:52après qu'après
01:10:53dans le reste de son intervention
01:10:54comme d'habitude
01:10:55un renversement en miroir
01:10:57de la réalité
01:10:58parce qu'en fait par exemple
01:10:59il parle de notre situation
01:11:01nationale en France
01:11:03et c'est quelque chose
01:11:04qu'on retrouve beaucoup
01:11:04dans la presse russe
01:11:05qui essaye d'expliquer
01:11:07que c'est l'horreur totale
01:11:08de vivre en France
01:11:09et qu'en fait
01:11:10au lieu de s'occuper
01:11:10de ses citoyens
01:11:11Emmanuel Macron
01:11:12se développe
01:11:14la guerre en Ukraine
01:11:15contribue à la guerre en Ukraine
01:11:16c'est quelque chose
01:11:17qu'on entend beaucoup
01:11:17qu'on pourrait renverser
01:11:19pour la Russie
01:11:20à Vladimir Poutine
01:11:21et il y a eu plusieurs termes
01:11:22comme ça
01:11:23la piraterie aussi
01:11:24on peut considérer
01:11:25que ce que les navires
01:11:26du président russe font
01:11:27c'est un équivalent
01:11:28de piraterie
01:11:29c'est la comparaison
01:11:31avec Napoléon aussi
01:11:32on revient à la fascination
01:11:34du président russe
01:11:34avec Napoléon
01:11:36et cette accusation
01:11:37en gros
01:11:37que l'Occident
01:11:39viendrait attaquer la Russie
01:11:40et que la Russie
01:11:41serait victime
01:11:42de cette situation
01:11:42et que ça pourrait pousser
01:11:44la Russie
01:11:44à répondre à tout ça
01:11:46ce qui a été
01:11:46la justification
01:11:47de la guerre en 2014
01:11:48et en 2022
01:11:49en Ukraine
01:11:49donc là on est sur
01:11:50du Vladimir Poutine
01:11:51tout craché
01:11:51exactement
01:11:52avec cette évocation
01:11:53des mythes russes
01:11:54générales du Tartre
01:11:56il parle souvent
01:11:56de la grande guerre patriotique
01:11:58c'était la seconde guerre mondiale
01:11:59mais il parle aussi
01:12:00très souvent
01:12:00de Napoléon
01:12:01et il fait souvent
01:12:03la comparaison historique
01:12:04entre la situation actuelle
01:12:05et la situation de l'époque
01:12:06oui alors moi
01:12:07il y a deux choses
01:12:08qui m'interpellent
01:12:08à la fois cette référence
01:12:09Napoléon
01:12:09va y revenir
01:12:10mais surtout
01:12:11la précision
01:12:12avec laquelle
01:12:12il suit l'actualité française
01:12:13il suit ce que dit
01:12:14le président Macron
01:12:15il réagit quasiment
01:12:16du tac au tac
01:12:17sur le suivi du bateau
01:12:18sur ce que dit
01:12:19le président Macron
01:12:19donc c'est intéressant
01:12:21de voir ça
01:12:21c'est vrai c'est pas une évidence
01:12:22de la part de Vladimir Poutine
01:12:23mais exactement
01:12:24et s'agissant du
01:12:25il a une certaine fascination
01:12:27pour Napoléon
01:12:28et en même temps
01:12:29je rappelle que Napoléon
01:12:30il est allé en Russie
01:12:31en six mois
01:12:32alors que le président Poutine
01:12:33avec trois ans et demi
01:12:34et des moyens modernes
01:12:35et des trains et des avions
01:12:36il a fait que
01:12:37quelques kilomètres
01:12:38en Ukraine
01:12:39alors il dit aussi
01:12:40dans un autre passage
01:12:41général
01:12:42qu'il dit
01:12:43moi j'observe
01:12:43la militarisation
01:12:44de l'Europe
01:12:45et il dit
01:12:46ça ne restera pas
01:12:46sans réponse
01:12:47et ça aussi
01:12:48c'est du Vladimir Poutine
01:12:49tout craché
01:12:50laisser comme ça
01:12:51la menace traîner dans l'air
01:12:52sans réponse
01:12:53et sans réponse forte
01:12:54elle peut prendre quelle forme
01:12:55cette réponse de la Russie
01:12:57à cette militarisation
01:12:57de l'Europe
01:12:58qui est réelle
01:12:59mais pour réagir justement
01:13:00à la posture de la Russie
01:13:00oui moi je crois
01:13:01qu'il ne faut pas s'inquiéter
01:13:02parce que
01:13:03les dirigeants russes
01:13:05ont l'habitude
01:13:05de ce genre de diatribe
01:13:06il n'empêche
01:13:07qu'il faut rester vigilant
01:13:08de toute manière
01:13:09on n'a pas 36 solutions
01:13:10nous l'Europe
01:13:11il faut qu'on ait les moyens
01:13:12de nous défendre
01:13:13de manière autonome
01:13:14au sein de l'OTAN
01:13:15avec ou sans les américains
01:13:17et aider l'Ukraine aujourd'hui
01:13:18parce que c'est notre meilleur bouclier
01:13:19Paul ?
01:13:20Oui surtout qu'il y a eu
01:13:21quelque chose
01:13:22qui n'est pas si inaperçu
01:13:23aussi dans ces dernières heures
01:13:24c'est que Vladimir Poutine
01:13:26ressecoue la menace nucléaire
01:13:28quelque chose
01:13:28qu'il nous parlait beaucoup avant
01:13:30et nous on s'est concentré
01:13:30sur ce navire
01:13:31et il y a eu des menaces
01:13:33sur la centrale de Zaporugia
01:13:34la centrale de Tchernobyl
01:13:35dont un des réacteurs
01:13:36est privé d'électricité
01:13:37et puis hier
01:13:38il a beaucoup reparlé
01:13:39de ses armes nucléaires
01:13:40il a dit
01:13:40d'une façon assez mystérieuse
01:13:42je sais que quelqu'un
01:13:43s'apprête
01:13:44à réaliser des exercices
01:13:45de ce type là
01:13:47avec ses bombes nucléaires
01:13:48et nous aussi
01:13:49nous répondrons
01:13:50à ces exercices
01:13:51s'ils ont lieu
01:13:52en parlant derrière
01:13:52des Etats-Unis
01:13:53donc on comprend
01:13:54qu'il visait plus ou moins
01:13:55les Etats-Unis
01:13:55et donc le président russe
01:13:57a vraiment
01:13:57et ensuite il a déclaré
01:13:59que ses armes nucléaires
01:14:00étaient les plus fortes
01:14:01du monde
01:14:01donc il a resecoué
01:14:03cette menace nucléaire
01:14:04parce qu'il sait aussi
01:14:05que dans les démocraties
01:14:05ça marche
01:14:06puisqu'on en débat
01:14:06ce qui est normal
01:14:07pour évaluer le risque
01:14:09et vous nous dites
01:14:09qu'il suit l'actualité française
01:14:11mais il suit l'ensemble
01:14:12de l'actualité
01:14:12il est revenu d'ailleurs
01:14:13sans qu'on lui demande
01:14:13sur l'expression
01:14:14tigre de papier
01:14:15il dit le tigre de papier
01:14:16c'est l'OTAN
01:14:17en réalité
01:14:19là aussi
01:14:19il répond coup pour coup
01:14:21général
01:14:21ah oui absolument
01:14:22absolument
01:14:22mais je vous dis
01:14:23moi ce qui m'a le plus interpellé
01:14:24c'est qu'il est au courant
01:14:25de tout ce qui se fait
01:14:26donc en ce moment
01:14:26c'était pas son habitude
01:14:28il suit vraiment les médias
01:14:29il suit l'actualité
01:14:30ou en tout cas
01:14:31ses services
01:14:32lui font des fiches
01:14:33extrêmement précises
01:14:33et il répond entre guillemets
01:14:35coup pour coup
01:14:35est-ce qu'il n'est pas
01:14:36jouer le jeu de la com politique
01:14:38Vladimir Poutine
01:14:38que ce soit en interne
01:14:40ça arrive très peu
01:14:41mais en tout cas
01:14:41l'international
01:14:42être poussé à répondre
01:14:43à des propos d'un président
01:14:45ou des actions
01:14:46d'un président à l'étranger
01:14:47c'est quelque chose
01:14:48qu'il ne fait pas
01:14:48donc je suis entièrement d'accord
01:14:50c'est une surprise
01:14:51de le voir répondre du tac au tac
01:14:52comme ça
01:14:53à tous ces événements
01:14:54toutes ces choses
01:14:55avec aussi
01:14:57vraiment
01:14:58comment dire
01:14:59une volonté
01:15:01de paraître
01:15:02presque amusant
01:15:03et de
01:15:04enfin voilà quoi
01:15:05de toujours rappeler
01:15:05ces causes profondes
01:15:06de la guerre en Ukraine
01:15:07c'est vraiment
01:15:08une vénure Poutine classique
01:15:09mais étonnant
01:15:10pour ce détour
01:15:11par Saint-Nazaire
01:15:11et par Moscou
01:15:13alors que le débat politique
01:15:14en France
01:15:15et on voit donc
01:15:15que Vladimir Poutine
01:15:16le suit à plein
01:15:17ce débat
01:15:18il s'enflamme
01:15:19depuis ce matin
01:15:19et cette annonce
01:15:20de Sébastien Lecornu
01:15:22de renoncer
01:15:22au 49.3
01:15:24on reçoit maintenant
01:15:24sur ce sujet
01:15:25l'invité d'Arnaud Directe
01:15:27et notre invité
01:15:30c'est une députée
01:15:32du Rassemblement National
01:15:33Edwige Diaz
01:15:34députée de la Gironde
01:15:36vice-présidente
01:15:37du parti
01:15:38de Marine Le Pen
01:15:39bonjour à vous
01:15:40bonjour
01:15:40Marine Le Pen
01:15:41qui a été reçue
01:15:42à Matignon
01:15:43tout à l'heure
01:15:44par Sébastien Lecornu
01:15:45en ce moment
01:15:46ce sont les socialistes
01:15:47qui sont entendus
01:15:48par le Premier ministre
01:15:49et on va retrouver
01:15:49Hugo Capilli
01:15:50du côté de Matignon
01:15:51les socialistes
01:15:52qui se sont exprimés
01:15:53en arrivant
01:15:53juste après
01:15:54qu'on a entendu
01:15:55Marine Le Pen
01:15:56s'exprimer en sortant
01:15:57Oui tout à fait
01:16:00les socialistes
01:16:01qui sont à Matignon
01:16:02depuis près
01:16:03d'une heure maintenant
01:16:04c'est un rendez-vous
01:16:05capital
01:16:06pour l'avenir
01:16:07notamment Sébastien Lecornu
01:16:08à Matignon
01:16:08s'il ne veut pas
01:16:09se faire censurer
01:16:10les socialistes
01:16:10qui avaient fait
01:16:11un certain nombre
01:16:11de demandes
01:16:12concernant la taxation
01:16:13des plus riches
01:16:14concernant la réforme
01:16:15des retraites
01:16:16Olivier Faure l'a dit
01:16:17tout à l'heure
01:16:17il veut qu'il y ait
01:16:18un vote sur la dernière
01:16:19réforme des retraites
01:16:20qui prévoit de relever
01:16:20l'âge de départ
01:16:21à 64 ans
01:16:23on verra
01:16:24pardon s'ils arrivent
01:16:25à obtenir gain de cause
01:16:26on le saura
01:16:27dans quelques instants
01:16:27il va venir une nouvelle fois
01:16:28s'exprimer devant les médias
01:16:30les consultations
01:16:31qui vont se poursuivre ce matin
01:16:32puisqu'ensuite
01:16:33ce sont les écologistes
01:16:34qui vont arriver
01:16:34du côté de Matignon
01:16:35et puis ensuite
01:16:36ce sera autour
01:16:37du parti communiste
01:16:39on le rappelle
01:16:39Sébastien Lecornu
01:16:40qui a donc pris la parole
01:16:41ce matin
01:16:42à 8h45
01:16:43une prise de parole
01:16:44qui n'avait absolument
01:16:45pas été annoncée
01:16:46et donc il a fait
01:16:47cette annonce
01:16:47il décide de ne plus
01:16:49recourir à l'article
01:16:5049.3
01:16:51et donc de redonner
01:16:52du pouvoir au Parlement
01:16:53à l'Assemblée Nationale
01:16:54et là ce sont donc
01:16:55les écologistes
01:16:56qui vont arriver
01:16:56dans quelques instants
01:16:57ici qui vont faire
01:16:58un point de presse
01:16:59également avant d'entrer
01:17:00à Matignon
01:17:00On va surveiller
01:17:01l'arrivée des écologistes
01:17:02comme vous le faites
01:17:03on va repérer
01:17:03forcément la veste verte
01:17:06de Marine Trondelier
01:17:07dans la grisaille parisienne
01:17:09figurez-vous
01:17:10que les consultations
01:17:11des socialistes
01:17:12elles se déroulent
01:17:13en ce moment
01:17:13et en réalité
01:17:14on est pratiquement
01:17:15à l'intérieur du bureau
01:17:16il y a une petite souris
01:17:17de BFM TV
01:17:18qui vous envoie des infos
01:17:19Néhéla Latroux
01:17:19et il y a notamment
01:17:20une info importante
01:17:21qui vient de tomber
01:17:21Oui c'est que
01:17:22vraisemblablement
01:17:23Sébastien Lecornu
01:17:24s'il continue
01:17:25à s'opposer
01:17:26à la taxe Zuckman
01:17:27est prêt à faire
01:17:27un geste
01:17:29sur la taxation
01:17:29du patrimoine
01:17:32de créer
01:17:32un nouvel impôt
01:17:33ce qu'on nous dit
01:17:35vraisemblablement
01:17:36des échanges qui ont lieu
01:17:36c'est que le Premier ministre
01:17:37propose au Parti Socialiste
01:17:39je cite
01:17:39la création d'une taxe
01:17:41sur le patrimoine
01:17:42financier
01:17:43sur les holdings
01:17:44qui ne touche pas
01:17:45le patrimoine
01:17:47professionnel
01:17:48donc ça c'est la différence
01:17:49avec Zuckman
01:17:50autre concession
01:17:52que Sébastien Lecornu
01:17:53est prêt à faire
01:17:54aux socialistes
01:17:55l'EPS
01:17:56pourra proposer
01:17:57au vote
01:17:57la taxe Zuckman
01:17:58c'est ce qui semble
01:17:59se décanter
01:18:00dans l'entourage
01:18:00de Sébastien Lecornu
01:18:02on nous précise
01:18:03tout de même
01:18:03du côté
01:18:04de l'entourage
01:18:06du Premier ministre
01:18:06que Lecornu
01:18:08ne soutiendra pas
01:18:09cette taxe Zuckman
01:18:11mais qu'il laisse
01:18:12la possibilité
01:18:12au PS
01:18:12de la proposer
01:18:13et alors qu'on voit
01:18:14arriver Marine Tondelier
01:18:15on va voir
01:18:15si elle dit quelques mots
01:18:16avant de se rendre
01:18:17dans le bureau
01:18:18du Premier ministre
01:18:19peut-être commentera-t-elle
01:18:21cette information
01:18:22sur cette taxe
01:18:23sur le patrimoine
01:18:25financier
01:18:26c'est quoi exactement
01:18:27quand on parle
01:18:27du patrimoine financier
01:18:28ça concerne qui Lucie ?
01:18:29ça concerne beaucoup d'actifs
01:18:30alors le patrimoine financier
01:18:31c'est très large
01:18:32tous les Français en ont
01:18:33mais là j'imagine
01:18:34que l'on parle
01:18:35des personnes
01:18:36les plus fortunées
01:18:37de France
01:18:37l'idée
01:18:38Naïla vient d'en parler
01:18:39c'est de taxer
01:18:39certains actifs
01:18:40qui sont logés
01:18:41dans les holdings
01:18:42donc là on parle vraiment
01:18:43de quelques milliers
01:18:44de personnes
01:18:45qui plongent
01:18:47leurs dividendes
01:18:47dans les holdings
01:18:48et l'idée
01:18:49c'est qu'on ne puisse plus
01:18:49défiscaliser
01:18:50certains biens
01:18:51non professionnels
01:18:52vous les connaissez
01:18:53ce sont les biens immobiliers
01:18:54ce sont les tableaux
01:18:55ce sont les yachts
01:18:56qui aujourd'hui
01:18:57peuvent être défiscalisés
01:18:58il y a donc un vrai geste
01:19:00pour la gauche
01:19:00pour le parti socialiste
01:19:01et la volonté
01:19:02d'échapper à la taxe Zuckman
01:19:04on serait sur des montants
01:19:05bien inférieurs
01:19:06de quelques milliards d'euros
01:19:07tout de même
01:19:07mais on n'est pas du tout
01:19:09aux 15 milliards
01:19:09de la taxe Zuckman
01:19:11et alors que Marine Tondelier
01:19:12va prononcer quelques mots
01:19:13on l'écoute
01:19:13il commence à faire un peu froid
01:19:16quand même
01:19:16pour attendre
01:19:17comme ça dehors
01:19:17et bien écoutez
01:19:21on est venu
01:19:22s'expliquer
01:19:24avec monsieur Lecornu
01:19:25et cette explication de texte
01:19:27on va la voir
01:19:27au nom des écologistes
01:19:28mais je pense aussi
01:19:29un peu au nom des français
01:19:31on a observé
01:19:32depuis 22 jours
01:19:34qu'il est maintenant
01:19:34premier ministre
01:19:35sa stratégie
01:19:35qui est une stratégie
01:19:36du chloroforme
01:19:37c'est à dire qu'il cherche
01:19:38à tous nous endormir
01:19:39en ne faisant rien
01:19:41en ne disant rien
01:19:42en bougeant le moins possible
01:19:44toujours aucun gouvernement
01:19:45d'ailleurs au bout de 22 jours
01:19:47alors qu'il y a eu
01:19:47trois grands mouvements
01:19:48de manifestation
01:19:49en à peine trois semaines
01:19:50ce qui est historique
01:19:51et il y a un côté
01:19:52un peu vertigineux
01:19:53de voir que
01:19:54et de constater
01:19:55que dans une 5ème république
01:19:56où jamais un gouvernement
01:19:57n'avait été renversé
01:19:58comme ça
01:19:58en demandant la confiance
01:20:00des parlementaires
01:20:01et en ne l'obtenant pas
01:20:02ça n'était jamais arrivé
01:20:03de la 5ème république
01:20:03donc normalement
01:20:04quand un truc comme ça
01:20:05historique arrive
01:20:06vous vous posez
01:20:07vous arrêtez tout
01:20:08vous dites
01:20:08attendez là
01:20:09il y a une urgence
01:20:10c'est à tout reconsidérer
01:20:11on va tout changer
01:20:12on va faire des choses
01:20:12qu'on n'a jamais faites
01:20:13et vous faites
01:20:15une vraie rupture
01:20:16pour le coup
01:20:17ce matin en nous réveillant
01:20:18comme vous toutes et tous
01:20:19ou alors vous étiez au courant
01:20:20et vous ne nous avez pas prévenus
01:20:21on a appris
01:20:22que monsieur Lecornu
01:20:23faisait une allocution
01:20:24dans la cour de Matignon
01:20:25à 8h45
01:20:26donc on a attendu
01:20:26en se disant que peut-être
01:20:27nous aurions des réponses
01:20:29à nos questions
01:20:30et finalement
01:20:31on a retenu une chose
01:20:32l'abandon
01:20:33enfin le renoncement
01:20:34au 49.3
01:20:35on ne va pas vous mentir
01:20:37c'est une des demandes
01:20:38que nous avions faites
01:20:39et depuis longtemps
01:20:39donc si je veux être positive
01:20:41je vous dis
01:20:42au nom des écologistes
01:20:43qu'on note
01:20:43un petit début
01:20:45d'inflexion des Macronis
01:20:47sur un sujet
01:20:48mais
01:20:49je suis aussi
01:20:50une citoyenne française
01:20:51et je me dis
01:20:52en tant que française
01:20:53est-ce que des français
01:20:54vont être convaincus
01:20:55en disant
01:20:55ah bah alors là
01:20:55ma vie a changé
01:20:57parce que monsieur Lecornu
01:20:58a renoncé au 49.3
01:20:59évidemment que vous voyez
01:21:00la limite de l'exercice
01:21:01les français
01:21:02ils attendent des mesures concrètes
01:21:03de justice fiscale
01:21:04je rappelle que
01:21:05sur la taxe du Kman
01:21:0592% des électeurs
01:21:07macronistes sont pour
01:21:08que 86% des chefs d'entreprise
01:21:10sont pour
01:21:10ils n'ont aucune excuse
01:21:11au gouvernement
01:21:11pour ne pas le faire
01:21:12donc nous on est venu
01:21:13voilà
01:21:14s'expliquer là-dessus
01:21:15pourquoi ça n'avance pas
01:21:16on est venu s'expliquer
01:21:18sur la justice sociale
01:21:19qui comprend des mesures
01:21:20de pouvoir d'achat
01:21:21des mesures de services publics
01:21:23des mesures de rétablissement
01:21:24d'aides directes aux français
01:21:25comme sur l'isolation
01:21:26de leur logement
01:21:27pour aussi alléger
01:21:28leur facture d'électricité
01:21:29ou d'aides pour changer de voiture
01:21:31parce que quand vous êtes
01:21:32dépendant aujourd'hui
01:21:33des pleins d'essence
01:21:34ça devient quand même
01:21:34très compliqué
01:21:35et donc on attend
01:21:37des choses sur la justice sociale
01:21:38et évidemment aussi
01:21:38sur l'écologie
01:21:39sur l'environnement
01:21:40vous savez qu'on est en 2025
01:21:42qu'aujourd'hui
01:21:43personne ne peut dire
01:21:44je ne sais pas
01:21:45tout le monde sait
01:21:45même ceux qui disent l'inverse
01:21:47savent au fond d'eux
01:21:48qu'on a un problème
01:21:49cette semaine
01:21:50la 7ème limite planétaire
01:21:52a été franchie
01:21:53les limites planétaires
01:21:54c'est des limites
01:21:55qui si elles sont franchies
01:21:56perturbent l'habitabilité
01:21:57même de la planète
01:21:58cette semaine
01:21:58c'est l'acidification
01:21:59des océans
01:21:59qui a été franchie
01:22:00je précise que
01:22:01les limites planétaires
01:22:02ce n'est pas comme la dette
01:22:03c'est qu'elles ne se remboursent pas
01:22:04la dette environnementale
01:22:05donc quand vous franchisez
01:22:06les limites planétaires
01:22:07c'est foutu
01:22:08donc c'est la 7ème
01:22:09sur les 9 qui existe
01:22:10qui a été franchie
01:22:11et donc c'est extrêmement préoccupant
01:22:13et là aussi
01:22:15des politiques tout parti confondu
01:22:17qui posent les silents
01:22:18en disant attendez
01:22:19on est en train d'envoyer
01:22:20nos enfants dans le mur
01:22:21c'est pas juste le sujet
01:22:22de quelle planète
01:22:23on laissera à nos enfants
01:22:24c'est y compris
01:22:24quels enfants on laissera à la planète
01:22:25comment on les prépare à tout ça
01:22:26et on n'en parle
01:22:27jamais
01:22:28monsieur Lecornu
01:22:29fait une grande interview
01:22:29dans le Parisien
01:22:30en citant 5 priorités
01:22:31il ne parle de l'environnement
01:22:33et de l'écologie
01:22:34à aucun moment
01:22:35depuis 22 jours
01:22:36depuis 22 jours
01:22:37donc on vient s'expliquer avec lui
01:22:40on attend des réponses fermes
01:22:41au moins sur ces 3 sujets
01:22:42on a d'autres questions
01:22:43j'en avais parlé à la fois d'aner
01:22:44le Mercosur etc
01:22:45je ne vais pas vous faire toute la liste
01:22:47mais ça va être une explication de texte
01:22:48je pense
01:22:48un peu salée
01:22:49et si on ressort
01:22:51sans aucune réponse sur rien
01:22:52vous savez bien
01:22:53ce qui va se passer
01:22:54on sait Marine Tondelier
01:22:54qu'il est en train d'envoyer
01:22:55pour cette déclaration
01:22:58de Marine Tondelier
01:22:59que vous avez écouté
01:23:00Edwige Diaz
01:23:01et c'est vrai qu'on a entendu
01:23:02oui il y a un début de mouvement
01:23:04on le note un peu
01:23:04c'est la tonalité générale
01:23:05c'est ce qu'a dit Marine Le Pen
01:23:06aussi en sortant
01:23:07est-ce que vous donnez quittus
01:23:08et vous dites
01:23:09bah oui il y a un bougé
01:23:10de la part du gouvernement
01:23:10et nous on est prêt maintenant
01:23:11à changer d'attitude
01:23:12alors juste dire
01:23:13nous nous avons toujours eu
01:23:14une attitude extrêmement responsable
01:23:16c'est-à-dire que nous n'avons jamais
01:23:18pratiqué l'obstruction parlementaire
01:23:19c'est-à-dire que nous avons
01:23:21toujours voté les textes
01:23:22quand ils allaient dans le bon sens
01:23:23et donc nous n'entendons pas
01:23:25changer de comportement
01:23:26mais par contre
01:23:27nous sommes garants
01:23:29de la volonté
01:23:30de nos 11 millions d'électeurs
01:23:32qui entendent
01:23:33d'une part se faire respecter
01:23:34mais d'autre part
01:23:35voir leur vision politique
01:23:37pour le pays
01:23:38être appliquée
01:23:39et donc là
01:23:40Marine Le Pen
01:23:40l'a très bien expliqué
01:23:41tout à l'heure
01:23:42quand elle est sortie
01:23:42de son rendez-vous
01:23:43avec monsieur Lecornu
01:23:44elle a dit
01:23:45pour l'instant
01:23:46c'est flou
01:23:48pour l'instant c'est flou
01:23:49on va attendre
01:23:49ce qu'il dit
01:23:50dans la déclaration
01:23:50de politique générale
01:23:51plus précisément
01:23:52qu'est-ce que vous attendez
01:23:53comme marqueur très fort
01:23:55pour ne pas censurer
01:23:56ne pas censurer
01:23:57vraiment
01:23:57bah écoutez
01:23:58nous c'est toujours
01:23:59la même chose
01:24:00enfin je veux dire
01:24:00voilà
01:24:00au Rassemblement National
01:24:02bah oui on a de la constance
01:24:03on a de la cohérence
01:24:04quand le Premier ministre
01:24:05dit nous on tend la main
01:24:05on veut que chacun avance
01:24:07est-ce que vous
01:24:08vous êtes prêt aussi
01:24:09à renoncer à certaines choses
01:24:09c'est-à-dire broqué
01:24:10d'accord pour ça
01:24:11et pas pour ça
01:24:12c'est ce qu'on a toujours fait
01:24:14voilà
01:24:14depuis trois ans
01:24:15vous pouvez
01:24:16peut-être me faire agir
01:24:17sur le 49-3 là
01:24:18parce qu'on parle
01:24:19c'est ce dont on parle
01:24:20depuis tout à l'heure
01:24:20voilà c'est ça
01:24:21sur son annonce
01:24:22de renoncer au 49-3
01:24:24bon
01:24:24c'est une très bonne chose
01:24:26dans le sens
01:24:27où moi je suis
01:24:28c'est le sujet
01:24:28de la question
01:24:29que je vous ai posée
01:24:29bah oui c'est ça
01:24:30en fait moi je suis
01:24:30comme l'immense majorité
01:24:31des français
01:24:32j'ai toujours détesté
01:24:34entendre madame Borne
01:24:35monter à la tribune
01:24:36pour nous dire
01:24:37qu'elle allait appliquer
01:24:38l'article 49-3
01:24:39de la constitution
01:24:40par contre
01:24:41je me dis que quand même
01:24:42monsieur Lecornu
01:24:43est un fin politique
01:24:44et qu'il a peut-être
01:24:45une idée derrière la tête
01:24:46tête tout macroniste
01:24:48qu'il est
01:24:48il y a quelque chose
01:24:50en fait qui se passe
01:24:51à l'assemblée
01:24:51parce qu'il voit bien
01:24:52comment ça se passe
01:24:53en fait il peut peut-être
01:24:55laisser le débat
01:24:57s'enliser
01:24:58et pour cela
01:24:59il peut faire confiance
01:25:00au nouveau front populaire
01:25:01qui est vraiment
01:25:01devenu expert
01:25:03en matière d'obstruction
01:25:04parlementaire
01:25:05c'est à dire que
01:25:06si les débats
01:25:06ne se tiennent pas
01:25:07pendant le temps
01:25:09du débat parlementaire
01:25:10prévu par la constitution
01:25:11on peut arriver
01:25:12à la fin de ce temps
01:25:14de débat parlementaire
01:25:15et monsieur Lecornu
01:25:17peut dire
01:25:17et bien
01:25:18j'active
01:25:19l'article 47
01:25:20de la constitution
01:25:21qui revient
01:25:22à faire passer
01:25:22le texte budgétaire
01:25:24gouvernemental
01:25:25par ordonnance
01:25:26ce qui reviendrait
01:25:26à la même chose
01:25:27que 49-3
01:25:28d'un mot Lucie
01:25:28il y a donc cette annonce
01:25:29d'une taxe
01:25:30sur le patrimoine financier
01:25:33mais pas professionnel
01:25:34oui c'est ça
01:25:35et on sent que les oppositions
01:25:36veulent aller beaucoup plus loin
01:25:37la taxation des plus fortunés
01:25:38va être au coeur
01:25:39du débat parlementaire
01:25:40la position du RN
01:25:42n'est pas totalement limpide
01:25:44de ce point de vue là
01:25:44lorsque la taxe
01:25:45Zuckman a été adoptée
01:25:47en février dernier
01:25:47vous vous êtes abstenu
01:25:48et on sait que 75%
01:25:50de votre électorat
01:25:51est favorable
01:25:52à une taxation
01:25:53accrue des plus fortunés
01:25:54quelle position
01:25:55allez-vous tenir
01:25:56sur ce dossier
01:25:57pendant le débat parlementaire
01:25:58déjà j'attends de voir le texte
01:26:00parce que là en fait
01:26:00vous venez de l'apprendre
01:26:01par texto
01:26:02donc j'imagine que vous n'avez pas
01:26:03l'amendement
01:26:04qui est totalement rédigé
01:26:07nous nous souhaitons
01:26:08établir de la justice fiscale
01:26:11et ça passe aussi
01:26:11par un rééquilibrage
01:26:13de la fiscalité
01:26:14et donc moi je veux bien
01:26:16étudier les taxes
01:26:17si on en enlève une autre
01:26:18et si cette taxe
01:26:20sert à apporter
01:26:21à rendre du pouvoir d'achat
01:26:22notamment aux familles modestes
01:26:24je n'ai pas l'impression
01:26:25que ça soit dans la philosophie
01:26:27des socialistes
01:26:27qui eux
01:26:28ne souhaitent qu'une seule chose
01:26:29c'est aggraver
01:26:30la pression fiscale
01:26:31que ça soit sur les ménages
01:26:32ou sur les entreprises
01:26:33c'est pour ça
01:26:34qu'avec Marine Le Pen
01:26:34nous avons proposé
01:26:36que l'impôt sur la fortune financière
01:26:38remplace
01:26:38l'impôt sur la fortune immobilière
01:26:41Neila vous avez 10 secondes
01:26:42pour nous donner une dernière minute
01:26:43info
01:26:44Hugo Capelli
01:26:45qui est devant Matignon
01:26:46vraisemblablement
01:26:47le Premier ministre
01:26:48annonce aussi
01:26:48au parti socialiste
01:26:49qu'il y aura une mesure
01:26:50de pouvoir d'achat
01:26:51dans le budget
01:26:52sur cette mesure
01:26:52je cite
01:26:53le gouvernement est ouvert
01:26:54tous les scénarios
01:26:55sont sur la table
01:26:56d'autres détails évidemment
01:26:57avec Roselyne Dubois
01:26:59et Christophe Delay
01:27:00dans quelques instants
01:27:01merci beaucoup
01:27:02Edwige Diaz
01:27:03à très vite sur BFM TV
01:27:04Sous-titrage Société Radio-Canada
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