Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 mois
Chaque jour, Arnaud Direct vous accompagne de 10h à 12h dans Arnaud Direct sur BFMTV.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00:00Dans 30 secondes, il sera 10 heures. Bonjour à vous si vous nous rejoignez dans Arnaud Direct.
00:00:05On vous accompagne et on vous informe en ce lendemain de Noël, en espérant que vous avez passé évidemment de très très belles fêtes.
00:00:12Le programme de l'actualité ce matin, c'est d'abord un refus d'obtempérer dans les Vosges.
00:00:16Deux gendarmes ont été percutés par un chauffard. Alors par miracle, ils ne sont pas blessés grièvement.
00:00:22Le conducteur est en fuite. Nous irons sur place pour voir où en est cette traque.
00:00:26L'alerte aux pluies et aux inondations, principalement dans les Pyrénées-Orientales.
00:00:31Vous allez voir que les cours d'eau sont en train de monter très très rapidement.
00:00:35Et qu'il y a une conjonction d'éléments météo qui font qu'on s'inquiète sur place sur l'évolution des choses.
00:00:41Parce que les Pyrénées-Orientales ont connu évidemment des mois, voire des années de sécheresse et qu'on craint un ruissellement important.
00:00:47Et puis des dizaines de brebis qui ont été tués dans un élevage.
00:00:50Ça s'est passé dans la Haut-de-Marne et tout le monde pensait évidemment que c'est un loup qui s'est rendu au sein de cet élevage.
00:00:57Et nous serons avec un éleveur qui a vu les bêtes juste après l'attaque.
00:01:01Voilà donc pour le sommaire. C'est parti jusqu'à vous.
00:01:04Et on commence donc par cette chasse à l'homme qui a été lancée hier dans le département des Vosges.
00:01:22C'était en fin de journée après qu'un chauffard a percuté deux gendarmes à la suite d'un refus d'obtempérer.
00:01:29Alors leur état de santé n'inspire pas d'inquiétude.
00:01:31On voit ici sur la carte précisément où ça s'est passé à Chaveleau où nous serons dans quelques instants.
00:01:37D'abord le message posté par le ministre de l'Intérieur qui se veut rassurant sur l'état de santé des gendarmes
00:01:44qui ont été percutés par cette automobiliste le jour de Noël.
00:01:47Ils ont été pris en charge.
00:01:49Évidemment le ministre condamne fermement cet acte grave qui met en danger volontairement dit-il.
00:01:55Et c'est là où effectivement les choses se jouent parce que vous allez voir que ça n'est pas un refus d'obtempérer habituel.
00:02:00Et habituel si j'ose dire le fuyard qui est donc pourchassé.
00:02:04Et on va se rendre au bord de cette route nationale 57 à hauteur de Chaveleau parce que Nicolas Rodier s'est rendu sur place.
00:02:10Montrez-nous là où ça s'est passé Nicolas.
00:02:11Alors effectivement là je suis aux abords de la nationale 57 qui relie Jarmenil à Nancy.
00:02:20Et c'est une info de toute dernière minute qui vient de nous parvenir de la part du maire de Chaveleau justement.
00:02:25Maire d'une des communes avoisinantes qui se demandait si ce refus d'obtempérer s'était véritablement passé sur sa commune.
00:02:32Et la gendarmerie et la section de recherche l'a informé que c'est effectivement, c'est plutôt pas dans sa commune mais c'est ici sur l'aire des neuf lieux.
00:02:40Donc que ce refus d'obtempérer a débuté.
00:02:44Et je peux vous dire qu'avec Thomas et Rigaud on comprend un peu mieux parce qu'on se demandait comment un véhicule pouvait faire demi-tour sur la nationale pour venir percuter un policier.
00:02:53Disons que sur cette aire il y a quand même beaucoup plus de place pour manœuvrer.
00:02:57Et ce qu'on a aussi appris, et vous venez de le dire, c'est que l'homme après avoir percuté un premier motard puis le deuxième, il a pris la fuite à pied.
00:03:05Et on sait qu'il est passé à travers les champs.
00:03:07Donc c'est possiblement par-dessus ce grillage, à travers les champs et à travers cette forêt que le suspect principal a disparu et dont on a pour l'instant pas encore retrouvé la trace.
00:03:18– Merci beaucoup Nicolas, ça nous permet de voir exactement précisément comment les choses se sont passées et dans quelles conditions cette chasse à l'homme a été lancée très très rapidement par les gendarmes.
00:03:28Vincent Vantiguem, quelles sont les autres infos que vous avez pu récolter au service pour les justices ?
00:03:33– Déjà faire un retour sur les faits parce qu'effectivement vous le disiez tout à l'heure, Julien, c'est pas un refus d'obtempérer classique ce qui se passe hier soir sur cette aire d'autoroute,
00:03:42c'est un contrôle routier somme toute classique, deux motards qui demandent à un automobiliste de se mettre sur le côté.
00:03:50Dans un premier temps il obtempère mais quand l'un des motards descend de son engin, il recule et il l'écrase.
00:03:56Et puis cet individu va tenter de partir et au lieu de fuir alors qu'il a un petit peu d'avance, il va faire demi-tour pour venir percuter le deuxième motard.
00:04:03Vous l'avez dit, les deux gendarmes sont blessés légèrement, leur état n'inspire pas d'inquiétude, leur pronostic vital n'est pas engagé.
00:04:09Et cet homme a abandonné son véhicule pour prendre la fuite à pied et on le voit, ça vient illustrer les refus d'obtempérer dont on parle régulièrement sur cette antenne
00:04:18avec des chiffres qui explosent parce que rien que sur les premiers mois de 2025, on avait déjà noté une augmentation quasiment de 9% par rapport à l'année précédente, ce qui est assez énorme.
00:04:28Alors évidemment, on ne sait pas pourquoi cet homme a refusé d'obtempérer mais ça intervient cet après-midi du 25 décembre.
00:04:34Donc évidemment, on peut mettre quelques hypothèses sur la table.
00:04:36Oui, et puis c'est toujours la même chose avec les refus d'obtempérer et c'est ce que déplorent les forces de l'ordre.
00:04:41Est-ce que c'est plus dangereux finalement de perdre son permis, d'avoir peut-être une amende parce qu'on a pris de l'alcool au déjeuner ?
00:04:48Est-ce qu'on craint cette suspension de permis que d'écraser des motards ?
00:04:53Là, on va basculer sur une qualification de tentative d'homicide sur personne dépositaire de l'autorité publique.
00:04:58Là, sur des dizaines d'années de prison.
00:04:59Le parquet d'Épinal n'a pas encore communiqué et devrait le faire, mais c'est vrai qu'avec ce refus d'obtempérer, ce délit de fuite et puis cette tentative d'homicide, on bascule sur complètement autre chose.
00:05:08Et c'est aussi ce que déplorent les forces de l'ordre en disant, nous maintenant, à chaque fois qu'on doit effectuer un contrôle, on est toujours en danger.
00:05:14Juste un chiffre, refus d'obtempérer, 25 000 par an, il y en a un toutes les 20 minutes.
00:05:18Alors, tous ces refus d'obtempérer ne mettent pas la population en danger.
00:05:21Il y en a environ 500 qui mettent directement en danger soit des piétons, soit d'autres automobilistes, soit les forces de l'ordre, mais c'est un chiffre considérable.
00:05:28Et un chiffre qui a cessé d'augmenter depuis le début de cette année.
00:05:31Axel Ronde est avec nous, évidemment.
00:05:33Les agents de police aussi, là ce sont des gendarmes, mais les agents de police aussi l'ont constaté.
00:05:37Axel Ronde, vous qui êtes syndicaliste CFTC Police, depuis le début d'année, on est à plus 9 %,
00:05:43alors que le phénomène avait plutôt tendance à légèrement reculer les années précédentes.
00:05:48Comment vous l'expliquez ?
00:05:49Encore une fois, on voit bien que des individus n'ont absolument pas peur de mettre en danger la vie des fonctionnaires de police de gendarmerie
00:05:59ou la vie des autres usagers de la route.
00:06:02On voit que ces individus sont extrêmement déterminés à fausser compagnie aux différentes forces de l'ordre
00:06:08et prendre tous les risques possibles.
00:06:11Voilà, on est sur des phénomènes malheureusement qui perdurent de plus en plus et qui sont en augmentation.
00:06:17C'est un véritable sport national, ces refus d'obtempérer.
00:06:21Pourtant, ils se mettent gravement en danger, tout en sachant qu'il y a une évolution de la loi avec la sécurité intérieure
00:06:28qu'on peut utiliser nos armes dans des situations sur des refus d'obtempérer.
00:06:33C'est bien écrit comme cela si les individus, dans leur fuite, sont susceptibles de perpétrer des agressions,
00:06:41enfin pas des agressions, mais des dommages assez graves sur les autres usagers de la route
00:06:46ou sur les fonctionnaires de police ou de gendarmerie.
00:06:48Donc ces personnes se mettent doublement en danger.
00:06:51Il y a souvent des ouvertures de feu, comme à Toulon la semaine dernière où un automobiliste avait blessé un policier
00:07:00qui tentait de l'interpeller, en tous les cas de le contrôler, et ses collègues avaient été obligés de faire feu
00:07:06car le collègue avait été blessé à la jambe.
00:07:09Donc on est malheureusement sur des phénomènes qui perdurent, qui continuent, qui sont en augmentation
00:07:15parce que nous avons une délinquance qui explose dans notre pays.
00:07:19Elle est multifacette, mais on voit bien que ces individus, soit c'est parce qu'ils n'ont pas de permis de conduire,
00:07:24soit ils sont sous l'emprise de la boisson ou des produits stupéfiants,
00:07:28ou soit ce sont des individus qui transportent de la drogue ou de l'armement.
00:07:32Précisez-nous, Axel Ronde, quelle est la doctrine ?
00:07:35Quelles sont les consignes qui sont les vôtres ?
00:07:36Parce que c'est vrai que ça a un petit peu évolué ces dernières années.
00:07:40Est-ce que les choses, au moment où on se parle, sont suffisamment claires pour les agents ou pas ?
00:07:45Non, elles ne sont pas vraiment claires parce que c'est fluctuant.
00:07:48Tout dépend des ministres qui nous emploient.
00:07:51Le ministre Laurent Nunez nous demande une grande fermeté,
00:07:54nous demande de prendre en chasse ces véhicules, ces individus qui conduisent.
00:07:59Mais au-delà de ça, vous avez aussi l'IGPN, l'Inspection Générale des Services,
00:08:04qui a fait des recommandations à ne pas forcément prendre en chasse ces véhicules.
00:08:11Donc encore une fois, nous avons, si vous voulez, du discernement à avoir toujours en permanence sur la voie publique.
00:08:19C'est le grand professionnisme des fonctionnaires de police et de gendarmerie.
00:08:24C'est qu'ils doivent prendre la décision s'il faut continuer ou pas ces chasses.
00:08:30Souvent, on abandonne quand on voit que l'individu a un comportement extrêmement dangereux
00:08:35et risque de percuter d'autres usagers de la route ou de se mettre en danger.
00:08:40Donc il faut faire confiance aux fonctionnaires de police et aux fonctionnaires de gendarmerie
00:08:45pour les laisser, si vous voulez, toute la latitude à prendre en chasse, oui ou non, ces véhicules.
00:08:53Mais on voit que souvent, quand on interpelle des individus, c'est parce que si le véhicule est volé,
00:08:59c'est parce qu'il y a des produits stupéfiants à l'intérieur, des petits cofastes,
00:09:03soit il y a aussi de l'armement, puisqu'on retrouve sur des contrôles beaucoup d'armes de guerre dans ces véhicules.
00:09:10Donc on voit qu'il faut laisser et donner la capacité opérationnelle aux fonctionnaires de police, aux gendarmes
00:09:16pour pouvoir mener à bien nos missions qui sont malheureusement extrêmement compliquées
00:09:22parce que nous évoluons dans un environnement extrêmement violent
00:09:25avec beaucoup d'individus qui n'ont absolument plus peur de la police ou de la réponse de la justice
00:09:31et qui continuent finalement leur route quand on leur demande de s'arrêter.
00:09:35Merci beaucoup Axel Ronde.
00:09:37C'est vrai qu'on voit toute la difficulté à la fois à fixer un cadre
00:09:40et en même temps une appréciation en temps réel avec des agents de police
00:09:44qui ont quelques secondes pour réagir.
00:09:47Elles sont quelques secondes pendant lesquelles ils sont évidemment en grande tension.
00:09:50Donc leur décision est rendue un petit peu plus difficile
00:09:53par les événements qui se déroulent sous leurs yeux
00:09:56et qui menacent évidemment parfois leur vie comme on l'a vécu ici dans les Vosges.
00:10:02On continue à suivre l'évolution des choses.
00:10:04Et si une arrestation intervient dans les heures qui viennent
00:10:07parce qu'on peut penser que les forces de l'ordre sont particulièrement mobilisées
00:10:09pour mettre la main sur ce chauffeur,
00:10:10Abien Vincent viendrait nous le dire aussitôt.
00:10:13On surveille aussi le front de la météo.
00:10:15C'est l'autre grand titre de l'actualité de ce matin,
00:10:17comment les choses vont évoluer du côté des Pyrénées-Orientales
00:10:19parce que les cours d'eau sont en train de monter de façon impressionnante.
00:10:23Il a beaucoup plu et l'eau ne s'évacue pas,
00:10:25ou pas suffisamment en tout cas dans la mer à cause de conditions météo
00:10:28que va nous détailler Loïc Rivière dans quelques instants.
00:10:31D'abord, Stéphanie Forgeois, vous êtes sur place
00:10:34et on voit que derrière vous, Stéphanie, ça déborde de plus en plus.
00:10:36Oui, ça déborde de plus en plus, mais la pluie s'est arrêtée pour le moment.
00:10:43Des intempéries devraient avoir lieu plutôt en milieu de journée.
00:10:47Là, nous sommes toujours devant le cours d'eau de la Glie
00:10:49qui est monté en trois heures d'environ un mètre.
00:10:52Alors, on est loin des crues précédentes
00:10:54puisque la dernière en date, comme vous le montre Morgane Jumont sur ces images,
00:10:58elle date de 2014.
00:10:59On était monté à 3,20 m, presque 30.
00:11:02On en est bien loin, mais les habitants et les élus
00:11:05viennent quand même voir le cours d'eau
00:11:07parce que pour eux, c'est légèrement inquiétant
00:11:10de la voir passer ce passage à quai
00:11:12qui est fermé depuis une semaine car impraticable.
00:11:14Vous voyez qu'il y a des troncs.
00:11:16On voit bien que là, elle déborde,
00:11:18que le cours d'eau, le débit est assez intense.
00:11:21Donc, les élus viennent souvent se rendre compte de la situation,
00:11:24mais rien n'inquiétant jusque là.
00:11:26En tout cas, la vigilance orange, elle, reste présente
00:11:28pour pluie, inondations et risques de crues.
00:11:31Météo France appelle aussi à la plus grande vigilance
00:11:33près des littoraux
00:11:34en cas de vague submersion.
00:11:36Vous étiez avec nous tout à l'heure à un autre endroit.
00:11:39Est-ce qu'en une heure de temps,
00:11:42cet endroit où vous étiez, vous ne pouvez plus y aller
00:11:44parce que l'eau a continué à monter ?
00:11:49Oui, alors, l'autre endroit, c'est juste de l'autre côté
00:11:51du passage à guet.
00:11:53Alors, on peut voir qu'on peut encore l'atteindre,
00:11:56mais en tout cas, ça continue à monter.
00:11:58Morgane peut vous le montrer ici,
00:12:00juste à côté de moi par terre.
00:12:01On est presque arrivé à la fin des rochers.
00:12:05Là, les gens viennent justement voir si l'eau va monter jusque là.
00:12:09Ça continue à monter, mais pour l'instant,
00:12:12ça se fait petit à petit.
00:12:14Ça se fait petit à petit, mais ça va vite quand même
00:12:16et ça va continuer.
00:12:17C'est ce que vous nous dites, Loïc Rivière,
00:12:18avec en plus le vent qui souffle.
00:12:19Merci beaucoup, Stéphanie et Loïc.
00:12:23Alors, jusqu'ici, ça ne déborde pas de manière conséquente,
00:12:27mais ça n'est qu'un début.
00:12:28Ça n'est que le début de l'épisode.
00:12:30Les pluies sont en cours.
00:12:31Elles vont persister au moins jusqu'à demain.
00:12:34En fait, on touche du doigt les effets du changement climatique
00:12:37sur cette zone qui a subi au moins trois ans de sécheresse.
00:12:41Il y a encore des restrictions d'eau en cours.
00:12:43C'est une situation de crise hydrologique
00:12:45pour les Pyrénées-Orientales,
00:12:47également pour le département de l'Aude.
00:12:50On sait dans les projections du GIEC
00:12:52qu'on aura dans un contexte de changement climatique,
00:12:55des sécheresses de plus en plus longues,
00:12:56des incendies comme cet été dans l'Aude,
00:12:5911 000 hectares dévorés
00:13:00et des pluies de plus en plus rares,
00:13:01mais de plus en plus intenses.
00:13:03Un degré de plus dans l'atmosphère,
00:13:05c'est 8 % d'humidité en plus qui peut se précipiter.
00:13:09Et là, on a des hauteurs d'eau déjà conséquentes.
00:13:11Alors ça, c'est évidemment pour le très long terme.
00:13:13Pour le plus court terme,
00:13:14Sébastien Léas est avec nous
00:13:15depuis les locaux de Météo France
00:13:17et vous surveillez l'évolution des choses
00:13:20et la convergence des modèles, comme on dit.
00:13:23Que vous disent-ils très précisément sur cette zone ?
00:13:26Est-ce que vous pouvez dire aux gens
00:13:29qu'il faut vraiment rester à la maison
00:13:30parce que la circulation va être très, très compliquée
00:13:32et que les niveaux d'eau vont déborder encore beaucoup plus ?
00:13:35Alors la réaction des cours d'eau,
00:13:37elle va forcément se faire
00:13:38avec des nouvelles précipitations qui sont attendues.
00:13:40Pour l'instant, on a déjà observé
00:13:41sur les 12 dernières heures
00:13:42entre 40 et 70 millimètres
00:13:45avec des secteurs plus exposés à plus de 100 millimètres.
00:13:49Et on attend encore de nouvelles salves pluvieuses,
00:13:52que ce soit pour aujourd'hui,
00:13:53pour la nuit prochaine,
00:13:54mais aussi pour la journée de demain.
00:13:56Alors demain, ça devrait quand même progressivement
00:13:58se cantonner plutôt vers les Corbières
00:14:01et l'est des Pyrénées.
00:14:03En revanche, effectivement,
00:14:05il va forcément y avoir une réaction.
00:14:06La réaction n'est pas instantanée,
00:14:07elle est même plutôt lente parfois,
00:14:09avec une inertie qui peut atteindre 24 à 48 heures
00:14:12après les précipitations.
00:14:14Alors la focale,
00:14:15elle est très, très présente sur les Pyrénées-en-Rétal.
00:14:17Il y a aussi l'Aude et la Haute-Corse.
00:14:20Comment ça évolue dans les autres départements ?
00:14:22Alors l'Aude est plutôt en bordure,
00:14:25en fait, des fortes précipitations,
00:14:27même si on a observé aussi des bonnes précipitations.
00:14:30Pareil, ces précipitations-là vont continuer jusqu'à demain.
00:14:34Alors ça va surtout toucher une bonne moitié sud-ouest du département.
00:14:38Et puis pour la Haute-Corse,
00:14:39on a déjà observé 40 à 60 millimètres par endroit
00:14:42pour la nuit dernière.
00:14:44On attend à peu près l'équivalent encore
00:14:46sur la façade est de la Corse.
00:14:49En revanche, là, on attend plutôt une accalmie.
00:14:52Pour la nuit prochaine,
00:14:53avec le retour du soleil, même pour demain.
00:14:55Donc même si on a encore des cours d'eau
00:14:57qui risquent de déborder sur la Haute-Corse,
00:14:59la situation va quand même avoir tendance
00:15:01à se calmer pour les prochains jours.
00:15:03Donc si on vous entend bien,
00:15:04il va y avoir une crête dans les heures qui viennent
00:15:05et ensuite, normalement, ça ira un petit peu mieux.
00:15:08Effectivement, on attend, comme je vous disais,
00:15:09une inertie, un petit peu un décalage
00:15:12par rapport aux précipitations sur la réponse des cours d'eau.
00:15:17Et puis progressivement,
00:15:18on attend quand même une accalmie dans les prochains jours
00:15:21avec le retour de conditions nettement plus calmes.
00:15:23Merci beaucoup Sébastien Léas.
00:15:25On surveille la situation sur le front des inondations
00:15:28dans le sud-est et on surveille aussi
00:15:29l'évolution des températures dans le nord du pays
00:15:31parce que le froid mordant qui sévit sur le pays
00:15:34depuis plusieurs jours maintenant
00:15:35est toujours aussi présent.
00:15:37Il y a un certain nombre de départements
00:15:38qui ont enclenché les plans grand froid.
00:15:41On vous dira dans quelques instants
00:15:42en quoi ça consiste précisément.
00:15:44On voit ici cette bande entre le nord et l'ouest
00:15:47où il fait froid.
00:15:49Il n'y a pas que dans ces départements-là
00:15:51qu'il fait froid.
00:15:51On va retrouver Marirou qui est à Paris
00:15:53sur un marché.
00:15:55Et c'est un marché où tout le monde
00:15:55est un peu frigorifié, Marie.
00:15:58Oui, puisque regardez sur le thermomètre de mon téléphone,
00:16:01il fait actuellement moins 1 degré.
00:16:03Et le ressenti, lui, est encore plus froid
00:16:05puisqu'avec un petit vent qui vient d'est
00:16:07aux alentours de 20-30 km heure,
00:16:09le ressenti est de moins 2 degrés.
00:16:11Il fera zéro aux alentours de 10 heures
00:16:14en début d'après-midi
00:16:16et puis on frôlera les 4 degrés.
00:16:18Mais en attendant, on a bien froid.
00:16:19On est avec Charlène, Nathalie.
00:16:21Comment ça se passe depuis ce matin ?
00:16:23C'est très dur parce qu'on est passé
00:16:24la semaine dernière à 12-13 degrés
00:16:25et là, à quasiment rien.
00:16:27C'est vraiment très dur.
00:16:28On a les extrémités, les pieds qui sont glacés,
00:16:30les mains, donc on les met dans les poches.
00:16:32C'est dur.
00:16:33On est passé vraiment du tout à rien.
00:16:35C'est quoi le secret pour avoir moins froid, Charlène ?
00:16:38Le secret, c'est de se couvrir,
00:16:39d'être bien couvert, de la tête aux pieds
00:16:41parce que sinon, c'est compliqué
00:16:42et de ne pas trop sortir non plus.
00:16:44Vous me disiez, on a tendance à rester chez soi.
00:16:46Le plus difficile, c'est les extrémités.
00:16:48Vous, c'est quoi votre solution ?
00:16:49Alors, moi, la solution, la chance que j'ai,
00:16:50je ne sais pas si c'était une chance ou pas une chance.
00:16:52En réalité, le médecin me disait
00:16:53que quand on a du gras,
00:16:54ça fait comme une polaire sur soi.
00:16:56Donc, pour les gens gros,
00:16:57le froid est plus facile à gérer
00:16:58que quelqu'un qui est mince.
00:17:00Effectivement, il n'a pas de polaire,
00:17:01donc pas de gras.
00:17:01Donc, pour lui, c'est plus dur.
00:17:03Donc, voilà, j'ai le gras naturel déjà
00:17:04qui me réchauffe.
00:17:05Moi aussi.
00:17:11On a envie d'aller voir les marchés de Noël,
00:17:14les tuileries et tout.
00:17:15Donc, on va aller se balader.
00:17:16Mais par contre, on va s'équiper avec les...
00:17:18On est dévaillants, nous.
00:17:19On y va.
00:17:19Même si c'est froid,
00:17:20qu'il neige, qu'il vente, on y va.
00:17:21Je veux dire, c'est les vacances de Noël.
00:17:23Donc, voilà, on va kiffer.
00:17:23Mais voilà, on va y aller quand même.
00:17:25Merci beaucoup, Nathalie et Charlène,
00:17:27d'avoir été avec nous.
00:17:28Nathalie et Charlène, elles sont bien équipées
00:17:29avec des doudounes bien chaudes,
00:17:30des cachecou, des gants.
00:17:32Elles n'ont pas de bonnet,
00:17:32mais on en a croisé beaucoup depuis ce matin
00:17:34qui ont la capuche, le bonnet
00:17:35pour vaincre un peu ce froid.
00:17:37Ce froid, il va s'installer dans la durée
00:17:39au moins jusqu'à dimanche,
00:17:41jusqu'à la fin de l'année.
00:17:42Et puis, vous en parliez,
00:17:43le plan grand froid n'a pas été activé,
00:17:45notamment à Paris,
00:17:46mais en Seine-et-Marne,
00:17:46la préfecture a pris des dispositions.
00:17:48Notamment, elle a ouvert 27 places
00:17:50dans un collège pour accueillir les sans-abri.
00:17:53Alors, elles étaient extraordinaires,
00:17:54toutes les deux.
00:17:54Rien que de les regarder,
00:17:55de les entendre,
00:17:56ça nous a réchauffés, Marie.
00:17:57Merci beaucoup.
00:17:58Pas de plan grand froid, vous l'avez dit,
00:18:00à Paris, mais du côté de la Seine-et-Marne,
00:18:02les choses sont un petit peu différentes.
00:18:03On va aller dans la Meuse,
00:18:04également dans l'Est,
00:18:05parce que là, les plans grand froid
00:18:06ont été déclenchés.
00:18:08Cyril Charbonnier est avec nous,
00:18:10sous-préfet dans la Meuse.
00:18:11Bonjour à vous,
00:18:12merci de nous répondre.
00:18:13Expliquez-nous concrètement
00:18:14sur le plan à la fois institutionnel
00:18:16et sur le plan des moyens, surtout.
00:18:18Ça veut dire quoi,
00:18:19enclencher le plan grand froid ?
00:18:21Oui, bonjour à tous.
00:18:23Le plan grand froid,
00:18:24ce sont des plans départementaux
00:18:25qui ont été développés
00:18:27pour anticiper les vagues de froid,
00:18:30et les effets des vagues de froid
00:18:31sur les personnes les plus vulnérables.
00:18:36Ils s'accompagnent de la mobilisation
00:18:37des dispositifs de veille sociale
00:18:39et d'hébergement à destination
00:18:41de ces personnes.
00:18:42En particulier,
00:18:43il y a une mobilisation forte
00:18:45des services de l'État
00:18:46et des associations
00:18:47pour accompagner les personnes vulnérables
00:18:51et en particulier les sans-abri.
00:18:52Alors, c'est un plan qui s'appuie
00:18:56sur une veille météologique
00:18:58et sur les vigilances de Météo France,
00:19:03notamment entre le 1er novembre
00:19:05et le 31 mars.
00:19:10Lorsque les températures sont négatives,
00:19:13comme aujourd'hui en Meuse,
00:19:16on était à moins 5 degrés dans la nuit,
00:19:18donc les associations effectuent des maraudes
00:19:23et le 115 est renforcé.
00:19:26Alors, en Meuse, concrètement,
00:19:28puisque c'était votre question,
00:19:30le préfet de la Meuse a déclenché
00:19:31le plan Grand-Froid le 24 décembre
00:19:34et ce jusqu'au dimanche 28 en soirée.
00:19:36Et ça s'accompagne donc par un renforcement
00:19:41des associations qui interviennent
00:19:44sur le nord de la Meuse
00:19:46ou le sud de la Meuse.
00:19:47Il y a deux associations qui sont mobilisées,
00:19:49l'association meusienne d'information
00:19:50et d'entraide pour le nord
00:19:53et les services des établissements publics
00:19:56d'inclusion et d'accompagnement
00:19:57Argonne-Meuse, plus sur le sud.
00:20:00Vous nous avez parlé d'une température
00:20:01de moins 5 relevée par les thermobètes.
00:20:04Le ressenti, c'est combien ?
00:20:05Le ressenti, il est plutôt de moins 8.
00:20:10On est plutôt dans des températures
00:20:13beaucoup plus négatives en ressenti.
00:20:16Loïc Rivière a une question.
00:20:17Oui, bonjour M. le sous-préfet.
00:20:19On nous dit tous les ans
00:20:20qu'au 115, on a du mal déjà à les joindre
00:20:24et surtout on a du mal à trouver des places.
00:20:26Le plan Grand-Froid justement
00:20:27est là pour pallier ces situations.
00:20:30Mais concrètement, en termes d'hébergement d'urgence,
00:20:33qu'est-ce qu'on a en plus désormais
00:20:34sur votre département
00:20:35grâce au déclenchement de ce plan ?
00:20:38Alors, pour répondre à la question
00:20:40sur le renforcement du 115,
00:20:43l'État et les associations
00:20:46renforcent d'un ETP le 115.
00:20:51Donc une personne ?
00:20:52Il est disponible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.
00:20:59Par ailleurs, en termes d'hébergement,
00:21:01nous avons recensé 380 hébergements disponibles,
00:21:03dont 166 d'urgence pour ce qui concerne la Meuse.
00:21:07Et puis en termes de recensement des personnes vulnérables,
00:21:11donc en Meuse, on a recensé 22 personnes vulnérables et des contacts ont été pris préalablement avec ces personnes
00:21:19pour recenser leurs besoins, recenser leur volonté de venir aussi dans les centres d'hébergement,
00:21:26qui sont aussi avec des horaires étendus, que ce soit en journée et de nuit.
00:21:31Les hébergements sont ouverts 24 heures sur 24.
00:21:36Merci beaucoup, monsieur.
00:21:37Le sous-préfet fait les services mobilisés pendant les fêtes
00:21:40pour venir en aide à ceux notamment qui dorment dehors
00:21:44ou bien qui n'ont pas de chauffage chez eux.
00:21:46Quelles sont les informations qu'on peut leur donner
00:21:48sur l'évolution des températures dans les jours qui viennent, Loïc ?
00:21:50Malheureusement, elles vont assez peu évoluer.
00:21:52Le froid va persister durablement,
00:21:54probablement jusqu'en début d'année prochaine.
00:21:57Il pourrait même s'intensifier pour la toute fin de l'année.
00:21:59Mais un froid sec, dans le nord en tout cas.
00:22:02Sec, on pourrait même distinguer de la neige.
00:22:05Pour l'instant, c'est un peu loin au niveau des modèles de prévision.
00:22:07Ce qui est sûr, c'est qu'il converge sur des conditions anticycloniques
00:22:09avec toujours ces températures bien basses,
00:22:12toujours ce ressenti qui peut s'apparenter dans le courant de la nuit,
00:22:16notamment à moins 5, moins 6, voire moins 10,
00:22:19ce qui justifie évidemment le déclenchement des plans grand froid,
00:22:23notamment dans le nord du pays, sous l'effet de cette bise
00:22:25qui va persister pour une voire deux semaines encore.
00:22:28Ce qui est vraiment sidérant pour tout le monde,
00:22:29parce qu'il y a encore 10 jours,
00:22:31il y avait des températures qui étaient à 20 degrés supérieurs à ça.
00:22:33C'est vraiment très, très spectaculaire.
00:22:35On voit que de plus en plus, les températures font le yo-yo.
00:22:37Ce qu'il faut noter, je vous ai noté quand même cette année 1962,
00:22:41il faut se remémorer, les gelées,
00:22:42on en avait eu du mois de novembre jusqu'au mois de mars.
00:22:45Vous étiez né en 1962 peut-être ?
00:22:49Vous vous en souvenez certainement.
00:22:50Je vous remercie.
00:22:51En tout cas, on avait moins 8 à Paris, moins 16 à Clermont-Ferrand,
00:22:5530 centimètres de neige à Marseille cette année-là.
00:22:59Vous voyez que la situation a bien changé désormais
00:23:01et c'est plutôt, c'est nous qui ne sommes plus habitués en réalité à feu froid.
00:23:06Cette année-là, c'était 1962 d'ailleurs dans la chanson, sauf erreur.
00:23:09Oui, probablement.
00:23:09Claude François, il me semble bien.
00:23:10Je ne vous la chanterai pas.
00:23:12Non, non, non, pas du tout.
00:23:12On est plutôt sur Daniel Balamon ce matin sur BFM TV,
00:23:15vous le verrez tout à l'heure.
00:23:16Allez, direction maintenant la Haute-Marne
00:23:19parce que vous allez entendre le témoignage d'un éleveur
00:23:22après que des brebis ont été retrouvées mortes.
00:23:26Les dizaines de brebis, ça s'est passé à Sarais.
00:23:28C'est David Tenaille qui est avec nous.
00:23:31Vous êtes allé sur place et vous avez découvert ce spectacle évidemment terrible.
00:23:35Alors, ça n'est pas votre exploitation, c'est celle de votre beau-frère,
00:23:39mais c'est vous qui avez constaté ce qui s'est passé.
00:23:42Racontez-nous d'abord quand ça s'est passé
00:23:44et ce que vous avez donc vu quand vous êtes arrivé.
00:23:46Bonjour, effectivement, je suis le beau-frère à Gabriel Guigny.
00:23:51On est arrivé hier matin après un appel téléphonique
00:23:53et donc mon beau-frère avait une caméra dans le pré
00:23:56où il a bien distingué et très bien vu le loup.
00:23:59Donc on est arrivé, il y avait un véritable carnage,
00:24:0119 brebis d'étalées dans tout le pré,
00:24:03un pré de 6 hectares, il y en avait partout.
00:24:05Les brebis mangées, détrippées, bouffées,
00:24:09un véritable carnage, un vrai carnage.
00:24:11Donc on a ramené 9 bêtes du ventre.
00:24:13Sur le neuf, il y en avait 2 périls en arrivant sur l'exploitation en l'aube
00:24:17et on est dans l'Asie 4.
00:24:20Donc c'est 2, donc moins de coups, allez-y.
00:24:23Non, non, mais juste, c'était il y a 24 heures maintenant,
00:24:26donc on imagine que le choc était un petit peu retombé,
00:24:27mais quand vous avez vu ça, évidemment,
00:24:29c'est un spectacle qui est particulièrement terrible.
00:24:31Vous avez ressenti quoi ?
00:24:32La colère, la colère.
00:24:34Alors moi, j'ai deux titres.
00:24:35Je suis le beau-frère de Gabriel Binon
00:24:37et en même temps directeur de Kobe Vim,
00:24:39une coopérative spécialisée en Haute-Marne
00:24:42où on commercialise 100 000 moutons.
00:24:45Et ça fait 15 ans qu'on alerte les pouvoirs publics sur le phénomène
00:24:48et le problème qu'il va y avoir,
00:24:50c'est qu'on va détruire la filière aérovine nationale.
00:24:53On perd la production tous les ans
00:24:55et ces attaques-là consécutives,
00:24:57en Haute-Marne, on a une attaque tous les deux jours,
00:24:59il y en a eu une autre ce matin, je ne sais pas si vous le savez,
00:25:01mais à 5 kilomètres de là, chez M. Demonsan,
00:25:04donc une énième attaque, c'est une véritable catastrophe.
00:25:08Donc M. Demonsan, à l'âge de la retraite,
00:25:10quasiment, il va arrêter prématurément,
00:25:12mais pour motiver des jeunes dans cette situation-là,
00:25:15c'est une véritable catastrophe
00:25:17et les pouvoirs publics ne nous écoutent pas.
00:25:19Ce matin, il est passé un reportage à la télé,
00:25:22où l'OFB, qui était présent hier, très sympathique,
00:25:25le technicien hier, annonce 1082 loups
00:25:28sur des territoires nationaux,
00:25:29tout le monde sait qu'il y en a au moins le double.
00:25:31C'est une hérésie totale.
00:25:33On se fout de notre gueule.
00:25:34Je veux dire, il y a des attaques sur tout le territoire français.
00:25:38On a une colonisation bientôt sur tout le territoire français.
00:25:41Un nombre d'attaques qui augmente d'année en année.
00:25:44Un nombre d'animaux prédatés qui augmente d'année en année.
00:25:46Et on a quasiment le même nombre de loups sur le territoire
00:25:48d'annoncés par l'OFB depuis 5 ans.
00:25:51Non mais attendez, il faut arrêter ça.
00:25:52Et pourquoi ?
00:25:53Pourquoi on annonce un nombre aussi faible de loups
00:25:55sur le territoire national ?
00:25:56C'est très simple à comprendre.
00:25:57Parce que ce chiffre-là sert au quota d'abattage autorisé
00:26:01qui est de 20%.
00:26:02Donc si on annonce 1 loups, 1%, ça fait 200.
00:26:06Si on annonce 2 000, ça fait 400.
00:26:07Pas besoin d'avoir fait ça ainsi pour comprendre ça.
00:26:10Donc vous, vous appelez à davantage de transparence
00:26:13sur les chiffres pour qu'il y ait davantage d'abattage ?
00:26:15Mais bien sûr, ça fait 10 ans que je le dis.
00:26:19Et il faut que ça soit au niveau national et au niveau européen.
00:26:22On est dans une lenteur administrative.
00:26:25Bientôt, il n'y aura plus de moutons.
00:26:26De toute façon, quand on va se réveiller, il n'y aura plus de moutons en France.
00:26:28C'est clair, mais t'es précis.
00:26:29Le coup de gueule donc ce matin et votre colère qu'on a entendu
00:26:34alors qu'un nouvel attaque s'est déroulé la nuit dernière.
00:26:37C'est une information que vous nous avez donnée.
00:26:39Merci beaucoup pour avoir été ce matin en direct avec nous sur BFM TV 24 heures.
00:26:45Donc après avoir découvert qu'une vingtaine de brebis avaient été tuées
00:26:47dans l'élevage de votre beau-frère.
00:26:51Dans quelques instants, un bulletin météo complet.
00:26:53Et puis après, vous verrez justement, et c'est lié à la météo,
00:26:55que le niveau des cours d'eau n'en finit plus de monter dans les Pyrénées-Orientales.
00:26:59Une situation qu'on surveille en temps réel.
00:27:01Notre équipe sur place, le constat, est obligée de bouger d'heure en heure
00:27:05face à cette montée des eaux.
00:27:07C'est Stéphanie Forgeois qu'on retrouvera en direct des Pyrénées-Orientales
00:27:09dans quelques instants. A tout de suite.
00:27:11La situation sanitaire en France, notamment sur le front de la grippe.
00:27:15La ministre de la Santé en déplacement actuellement à Lyon
00:27:18dans les services hospitaliers pour montrer que la mobilisation
00:27:22des personnels médicaux est évidemment très très importante.
00:27:25On va la voir, Stéphanie Riste, ici, son arrivée à l'instant,
00:27:30accueillie par les services hospitaliers de Lyon, le Rhône,
00:27:35où les médecins généralistes n'ont pas été réquisitionnés,
00:27:37contrairement aux bouches du Rhône.
00:27:39Mais évidemment, le pic arrive dans quelques jours maintenant
00:27:42de cette épidémie.
00:27:44Et les services, évidemment, sont particulièrement mobilisés,
00:27:47notamment les services de réanimation hospitalier,
00:27:50comme on le verra dans quelques instants face à cette épidémie
00:27:53qui a commencé un petit peu plus tôt que les années précédentes.
00:27:57Toutes les infos de ce vendredi matin, c'est tout de suite,
00:28:01avec notamment la situation sanitaire.
00:28:03Et c'est avec Maëva Lamy. C'est parti.
00:28:08Direction les Vosges, après le Rhône, Maëva,
00:28:10pour ouvrir votre journal, parce qu'un chauffard est en fuite
00:28:13après avoir percuté deux gendarmes.
00:28:15Oui, tout à fait, lors d'un refus d'obtempérer.
00:28:17Ça s'est passé hier, en fin d'après-midi, à Chavellau,
00:28:20lors d'un contrôle.
00:28:22Le caractère intentionnel des faits ne semble faire aucun doute.
00:28:25Les deux gendarmes sont blessés,
00:28:27mais par chance, leur pronostic vital n'est pas engagé.
00:28:30Et donc, ce chauffard, il est toujours en fuite.
00:28:32Il est activement recherché actuellement.
00:28:34Et notre service police-justice,
00:28:35qui est évidemment très très mobilisé sur cette affaire
00:28:37et qui nous tiendra informés si l'arrestation se produit.
00:28:40On y retournera dans quelques instants, d'ailleurs,
00:28:42au bord de cette nationale, 57, toujours dans l'actualité judiciaire.
00:28:46Une scène d'horreur à Marseille,
00:28:48dont on peut penser qu'elle est liée au narcotrafic.
00:28:51Maëva, c'est un corps qui a été découvert dans une voiture incendiée.
00:28:53Oui, hier, à septembre, les Valences, c'est le nom de la commune.
00:28:56Alors, ce n'est pas très loin des quartiers nord de Marseille.
00:28:58Et au même moment, un autre homme a lui été retrouvé
00:29:01blessé par balle au visage.
00:29:03Son pronostic vital est engagé.
00:29:05Le lien, donc, on le disait, avec le narcotrafic n'est pas confirmé.
00:29:09Mais pour Bruno Bartocetti,
00:29:10qui est secrétaire nationale du syndicat Unité Zone Sud,
00:29:13ce lien, il ne fait aucun doute.
00:29:15On écoute tout de suite Bruno Bartocetti.
00:29:17Ce qu'il faut retenir, c'est qu'on est vraisemblablement
00:29:20sous fond de règlement de compte,
00:29:24sous fond de narcotrafic.
00:29:26La méthodologie ressemble à celle que, malheureusement,
00:29:29on a enregistré régulièrement ces dernières années à Marseille.
00:29:33Les Américains ont lancé des frappes la nuit dernière au Nigeria.
00:29:39On apprend à l'instant, d'ailleurs, que le Nigeria avait fourni des renseignements
00:29:41à Washington en amont.
00:29:42Dites-nous en plus sur ce qui s'est passé, Maëva.
00:29:45Alors, ces frappes, elles ont été annoncées par Donald Trump hier.
00:29:48Il les justifie par les massacres de chrétiens
00:29:51perpétrés dans le pays par Daesh.
00:29:53Par le passé, Donald Trump avait d'ailleurs déjà parlé à ce sujet de génocide
00:29:56et il menace déjà de mener d'autres frappes si cela venait à se poursuivre.
00:30:02Les Américains ajoutent que cette opération a été lancée
00:30:05à la demande des autorités nigériennes.
00:30:07Oui, ce qu'elle confirme donc à l'instant du côté de Lagos.
00:30:11Une bonne nouvelle si vous avez encore des colis en attente
00:30:13et que le Père Noël a un petit peu de retard.
00:30:15Il va se rattraper parce que l'activité a repris quasi normalement.
00:30:18Et oui, enfin, c'est une bonne nouvelle.
00:30:20Le site laposte.fr est de nouveau accessible
00:30:23et le suivi des colis s'est également nettement amélioré.
00:30:26L'entreprise évoque toutefois quelques dysfonctionnements
00:30:29mais ils restent marginaux.
00:30:31On le rappelle, Laposte est victime depuis lundi d'une cyberattaque
00:30:34qui a été revendiquée par des hackers pro-russes.
00:30:37Et pour ceux qui ont reçu leurs cadeaux,
00:30:40c'est déjà l'heure de les revendre, certains d'entre eux en tout cas.
00:30:42C'est ça, tout à fait.
00:30:43Parce que, Julien, c'est peut-être votre cas, parfois, les cadeaux.
00:30:46Ah non, jamais de la vie.
00:30:47Vous étiez content de tout ce que vous avez fait.
00:30:48Exactement.
00:30:49Alors, on a visé juste, parfois, forcément, ça ne plaît pas.
00:30:52Parfois, les cadeaux sont offerts en double.
00:30:54C'est le cas tous les ans.
00:30:55Cette année, on bat quand même des records, il faut le dire.
00:30:57Les plateformes enregistrent déjà 900 000 annonces,
00:31:01900 000 cadeaux qui ont un peu loupé le but.
00:31:04Et ça, c'est juste pour les annonces.
00:31:06On va aller retrouver Lola Bay.
00:31:07Vous êtes, vous, dans un magasin du côté de Châtelet, il me semble.
00:31:11Bonjour, Lola.
00:31:12Alors, racontez-nous, en boutique aussi, les retours sont nombreux ce matin.
00:31:18Bonjour, Eva.
00:31:19Alors, pour l'instant, c'est assez calme.
00:31:20Mais ça commence à se préparer parce que ça veut dire à peine d'ouvrir.
00:31:23J'ai avec Bertrand.
00:31:23Merci d'être avec nous.
00:31:24Vous êtes le directeur du magasin.
00:31:26Est-ce que vous attendez beaucoup de monde pour revendre leurs cadeaux de Noël ?
00:31:29Alors, effectivement, on attend un petit peu plus de monde ce matin
00:31:32avec la revente des cadeaux de Noël.
00:31:35Mais ça reste quelque chose qui est assez normal.
00:31:40Parce qu'en fait, tous les jours, on fait cette activité.
00:31:43Tous les jours, on rachète des produits.
00:31:44Tous les jours, on vend des produits.
00:31:45On est vraiment dans le cercle vertueux de la seconde main.
00:31:49Alors, effectivement, avec des gens qui vont revenir revendre des cadeaux.
00:31:52Alors, certains parce qu'effectivement, les cadeaux n'ont pas plu.
00:31:56Mais la plupart, en fait, vont surtout venir pour faire du remplacement.
00:32:01C'est-à-dire, ils ont eu un joli cadeau pour Noël.
00:32:03Et donc, ils ont chez eux un produit dont ils ne se servent plus.
00:32:06Et donc, ils vont venir nous le revendre pour optimiser les choses.
00:32:12Vous me donniez un chiffre tout à l'heure.
00:32:13C'est un chiffre national de clients que vous attendez sur la revente des cadeaux de Noël ?
00:32:17En fait, si on se base sur les chiffres de l'année dernière,
00:32:20l'année dernière, sur la première quinzaine de janvier, on a racheté 450 000 produits.
00:32:24Mais dans le même temps aussi, on en a revendu beaucoup.
00:32:26Parce que les gens ont des étrennes, récoltent de l'argent pour Noël
00:32:30et viennent s'acheter des produits.
00:32:31Donc, c'est vraiment le cercle virtueux de la seconde main.
00:32:35Merci beaucoup, Bertrand.
00:32:37On n'a plus beaucoup de temps.
00:32:38Donc, vous l'entendez, il y a plusieurs profils qui viennent tout au long de la journée
00:32:42pour revendre leurs cadeaux ici, dans cette boutique achatée.
00:32:44Merci beaucoup, Lola Baille, avec Tanguy Tricouat.
00:32:47On vous retrouvera d'ici une heure pour voir s'il y a un petit peu plus de monde
00:32:50pour plus d'actualité sur ces cadeaux de Noël, sur l'ensemble de l'actualité.
00:32:54Vous pouvez télécharger, regarder la toute nouvelle application BFM TV.
00:32:59Il y a la grande braderie, le grand échange, il y a le grand déstockage aussi.
00:33:02Moi, je n'arrête pas de recevoir depuis ce matin des annonces, je ne sais pas vous,
00:33:05de tous les magasins qui disent, allez, c'est parti, moins 40% maintenant que Noël est passé.
00:33:10Exactement.
00:33:11Tous les stocks qui n'ont pas en tort été écoulés, qui vont l'être certainement dans les jours prochains.
00:33:15Il va y avoir des affaires à faire.
00:33:17Allez, direction maintenant le sud-est, parce que trois départements sont en alerte orange.
00:33:21Et du côté des Pyrénées-Ongentales, c'est une situation qu'on surveille tout particulièrement
00:33:25parce que les niveaux d'eau montent beaucoup ces dernières heures.
00:33:30Stéphanie Forgeois, on va la retrouver parce qu'elle surveille l'évolution en direct depuis plusieurs heures maintenant.
00:33:36Vous avez tombé la capuche, signe que la pluie a cessé de tomber.
00:33:39Mais ça n'empêche pas les cours d'eau de monter, Stéphanie.
00:33:45Oui, alors la pluie vient tout juste de reprendre, même si je n'ai pas remis ma capuche.
00:33:49Et la glie continue, elle aussi, de monter petit à petit.
00:33:52Elle grappille quelques centimètres d'heure en heure.
00:33:54En trois heures, elle est montée d'un mètre environ.
00:33:57Alors sur ces images, on voit que c'est impressionnant.
00:33:59Le débit est assez important.
00:34:01Il y a des troncs d'arbres qui sont sur ce passage à guet qui est fermé depuis une semaine, car impraticable.
00:34:06L'eau continue de monter.
00:34:07On est loin des crues.
00:34:08La dernière de 2014 était montée à 2,30 m.
00:34:10On en est bien loin.
00:34:11Là, c'est quelques centimètres.
00:34:13Mais c'est toujours impressionnant pour ces habitants de Rives-Alt.
00:34:16Je suis justement avec Martine.
00:34:18Donc vous, vous habitez Rives-Alt depuis des années.
00:34:20Vous êtes venue voir ce que vous me disiez, votre aglie.
00:34:22Oui, notre aglie, notre fleuve.
00:34:25Ce n'est même pas une rivière, c'est un fleuve.
00:34:27Et là, bon, c'est vrai que c'est impressionnant de voir cette montée d'eau.
00:34:31J'espère que ça va s'arrêter.
00:34:33Mais bon, ce n'est pas encore bien sûr, quoi.
00:34:36Est-ce que c'est inquiétant de la voir comme ça, déborder ?
00:34:38On l'a connue beaucoup plus haute.
00:34:41Mais bon, c'est quand même là, maintenant, inquiétant.
00:34:44Bon, il nous fallait quand même beaucoup d'eau parce qu'on était vraiment en manque.
00:34:49Ça va peut-être remplir nos couches souterraines, là.
00:34:55Et puis, j'espère que ça va nous apporter un peu plus d'eau, au moins pour l'été, parce que vraiment, on en a besoin.
00:35:02Parce que là, elle passe d'un extrême à l'autre, de la sécheresse à ce que vous voyez, quoi.
00:35:08Mais ça vous fait plaisir de la voir quand même, enfin, remplie d'eau ?
00:35:10Oui, tout à fait, tout à fait.
00:35:12Vous allez venir la surveiller toutes les heures, au cours de la journée ?
00:35:15Toutes les heures, parce que bon, s'il pleut trop fort, on restera au chaud, à la maison, au sec.
00:35:21Merci beaucoup, Martine.
00:35:23La vigilance orange perdure dans les Pyrénées-Orientales pour pluie, inondation et crues.
00:35:27Et attention aussi près du littoral pour vagues submersions.
00:35:30Vous prenez rendez-vous avec Martine, toutes les heures.
00:35:32Elle viendra vous voir, Stéphanie, pour que vous fassiez le point ensemble sur l'évolution de la situation.
00:35:36Avec ce chiffre impressionnant que vous nous avez donné, c'est vrai, un mètre d'eau en trois heures.
00:35:41Sébastien Léas est avec nous depuis Météo France et suit justement cette évolution en temps réel.
00:35:45Est-ce que c'est un chiffre qui vous interpelle, qui vous impressionne ?
00:35:49Ou est-ce que vous dites que c'est assez classique ?
00:35:53Louis Crévière, je me tourne vers vous.
00:35:55Un mètre en trois heures, c'est vrai que dit comme ça, ça peut être assez impressionnant.
00:35:57Mais ce qui est inquiétant, c'est que ce rythme-là, il devrait se poursuivre.
00:36:00La pluie n'a pas fini de tomber.
00:36:02Ça va continuer au moins jusqu'à demain.
00:36:04Des lames d'eau déjà significatives.
00:36:07En Haute-Corse, on a enregistré 100 litres d'eau au mètre carré.
00:36:12Et également en direction des Pyrénées-Orientales.
00:36:14Deux mois de pluie en l'espace de 24 heures seulement.
00:36:18Ce qui va forcément faire réagir à nouveau les cours d'eau.
00:36:21Il y a eu des réactions déjà pour cette matinée.
00:36:23Je voulais vous montrer cette image de Collioure, dans les Pyrénées-Orientales.
00:36:27On voit cette mer démontée.
00:36:29Le vent est très puissant.
00:36:30La pluie tombe fortement.
00:36:33Cette mer très agitée va empêcher l'écoulement des cours d'eau.
00:36:36Et les cours d'eau dont on parle sont très réactifs.
00:36:38Donc la Glie, dans le secteur de Rives-Altes.
00:36:42La Berre, l'Orbieux.
00:36:44Le Réar également, qui réagit vivement sur ce secteur.
00:36:47Surtout quand on va ajouter jusqu'à 200 litres d'eau au mètre carré.
00:36:52Notamment dans les Corbières.
00:36:54En altitude, là aussi, c'est de la neige qui tombe en quantité.
00:36:58Au moins, c'est déjà ça de moins qui va se déverser dans les cours d'eau.
00:37:02Mais on pourrait quand même cumuler 1 mètre à 1,5 mètre de neige.
00:37:05Notamment sur les hauteurs du Canigou.
00:37:07Et alors, ce qu'on a entendu également dans la voix de Martine qui interrogeait Stéphanie.
00:37:11Martine, elle disait, allez, c'est pas si mal parce qu'on a besoin d'eau.
00:37:13Mais le problème, c'est que cette eau, elle ne va pas s'infiltrer dans les couches et dans les nappes plastiques.
00:37:18On est toujours là-bas en situation de crise hydrologique.
00:37:22Une sécheresse prolongée depuis 3 ans globalement.
00:37:25On avait très peu de pluie depuis la rentrée.
00:37:27Et en réalité, ce mois de décembre a été le plus humide dans les Pyrénées-Orientales depuis plus de 15 ans.
00:37:33Maintenant, on a déjà enregistré deux fois la moyenne mensuelle.
00:37:37On va probablement ajouter deux fois la moyenne mensuelle.
00:37:40D'où ces réactions des cours d'eau.
00:37:42C'est en surface que les sols sont détrempés.
00:37:45Ce qui va tomber, va ruisseler.
00:37:47L'eau va monter, mais ça ne va pas s'infiltrer.
00:37:50Allez, on espère qu'il y en a quand même un petit peu qui va rester.
00:37:53Parce qu'il faut prévoir ce qui va se passer lors du printemps et de l'été.
00:37:58La situation maintenant sur le plan sanitaire.
00:38:02On la surveille aussi particulièrement ce matin.
00:38:05Les services hospitaliers sont-ils au bord de la saturation avec l'épidémie de grippe qui ne cesse de progresser ?
00:38:12Eh bien, c'est ce qu'est allé voir la ministre de la Santé, Stéphanie Riste, qui est en déplacement à Lyon.
00:38:18Déplacement que vous suivez, Capucine Dièze.
00:38:21Dites-nous exactement quel est l'état d'esprit des soignants qu'ont accueilli Stéphanie Riste tout à l'heure.
00:38:25On a vu l'image.
00:38:26Il y avait des sourires.
00:38:27Ils n'ont pas l'air particulièrement remontés.
00:38:29Est-ce que c'est un échange apaisé qui est en train de se dérouler ?
00:38:34Écoutez, effectivement, vous l'avez dit, nous sommes dans le troisième arrondissement de Lyon, au niveau de l'hôpital Édouard-Hériau.
00:38:40C'est l'un des plus gros hôpitaux de la ville.
00:38:43La ministre est arrivée il y a quelques minutes.
00:38:45Elle a salué tous ses soignants, effectivement, avec un très grand sourire.
00:38:49Là, actuellement, elle est en train de visiter le service des urgences.
00:38:53Et ensuite, ils vont discuter tous ensemble autour d'une table ronde de la gestion des tensions hivernales.
00:38:59Nous aurons la réponse d'ici quelques dizaines de minutes à midi avec un micro tendu.
00:39:04Elle nous fera un point, évidemment, sur la question puisque, vous le savez, cette période des fêtes est assez compliquée pour les hôpitaux,
00:39:11surtout avec la grippe qui est en train de monter en flèche.
00:39:14On a un pic qui est attendu, a priori, début janvier, selon l'agence de santé publique.
00:39:19Actuellement, toute la métropole est touchée, presque l'ensemble aussi des régions d'outre-mer.
00:39:25Alors, ici à Lyon, l'activité est plutôt modérée.
00:39:27Mais hier, la préfecture des Bouches-du-Rhône réquisitionnait plusieurs médecins, justement, pour faire face à ces épidémies hivernales.
00:39:34Merci beaucoup, Capucine, en direct de Lyon avec Alexis Cuvillier, le gouvernement qui veut montrer sa mobilisation pendant les fêtes sur ce front.
00:39:42Oui, la ministre de la Santé qui est très mobilisée.
00:39:45On le voit sur ces images en déplacement aujourd'hui.
00:39:49Elle était déjà en déplacement au début de la semaine, cette fois-ci dans un EHPAD,
00:39:54où elle était venue aussi s'inquiéter, bien sûr, de la santé des personnes âgées dans cette période particulière.
00:40:01Des personnes âgées qui sont évidemment très vulnérables à la grippe, vous le savez.
00:40:05La ministre de la Santé qui veut s'assurer, notamment, que le système hospitalier pourra soutenir, évidemment,
00:40:13cette affluence très importante liée à la grippe, mais pas que.
00:40:18Nous en parlerons dans quelques instants.
00:40:20La ministre qui, l'autre jour, en la séance des questions au gouvernement mardi, est apparue masquée.
00:40:26Elle n'était pas grippée, nous disait son entourage, puisqu'elle était elle-même vaccinée.
00:40:30Mais elle a voulu montrer aussi un message de sensibilisation aux gestes barrières.
00:40:36Ça ne nous rappelle pas forcément de très bons souvenirs.
00:40:39Elle est assez persuadée, la ministre, en tout cas, c'est ce que disait son entourage,
00:40:42qu'il faut qu'il y ait une forme de discipline en ce moment, notamment dans les familles.
00:40:46Alors, elle s'affiche aussi parce qu'il y a eu cette annonce d'une réquisition de certains médecins
00:40:51dans les bouches du Rhône à cause de l'épidémie de grippe.
00:40:53Aurèle Gage, où en est-on sur le front de cette épidémie ?
00:40:58Est-ce qu'on peut s'attendre à d'autres réquisitions dans d'autres départements,
00:41:01et peut-être bientôt dans le Rhône, d'ailleurs ?
00:41:02Alors, il faut bien comprendre que, déjà, avant même qu'il y ait des réquisitions au sein des hôpitaux,
00:41:07on essaie, lorsqu'on fait des lignes de garde, lorsqu'on essaie justement de mettre en place le planning des différents médecins,
00:41:12on essaie toujours de remplir les trous.
00:41:13Vous voyez, par exemple, dans l'hôpital dans lequel je travaille,
00:41:16on est arrivé à avoir des lignes de médecins qui étaient pleines.
00:41:19Cependant, ça demande justement, de notre part, de faire énormément d'efforts.
00:41:23La chose qui, pour le coup, est angoissante, et parfois, pour certains confrères,
00:41:28ce que je peux comprendre, qui est assez énervante, c'est qu'en fait, chaque année, c'est une épidémie.
00:41:32Chaque année, on nous sort des grands plans.
00:41:34Chaque année, on nous dit que c'est exceptionnel.
00:41:36Il y a un moment où, en fait, il y a un ras-le-bol, parce qu'on reste des humains,
00:41:40et qu'on veut aussi, nous-mêmes, avoir des périodes de vacances pour pouvoir en profiter.
00:41:44Donc, ce que vous dites, c'est que les médecins se plaignent du fait que les choses ne sont, au fond,
00:41:47pas aussi bien anticipées qu'elles pourraient l'être.
00:41:49Elles n'ont jamais... Enfin, tous les ans, c'est pareil.
00:41:52C'est-à-dire qu'on l'a même accepté.
00:41:53Dans n'importe quel service, vous demandez à n'importe quel médecin l'hiver,
00:41:56il sait que l'hiver, c'est un moment où, bon, il va falloir faire avec,
00:41:59les gens vont attendre dans le couloir.
00:42:00C'est quand même assez incroyable de se dire qu'on est arrivé à un grade où, en fait,
00:42:04on accepte le fait que les gens passent des heures et des heures dans les couloirs à attendre
00:42:07avant d'être hospitalisés.
00:42:08Alors qu'on sait que ça joue sur la mortalité des personnes,
00:42:10le fait de passer une nuit sur un brancard.
00:42:12Est-ce que c'est le cas à l'hôpital Lariboisière,
00:42:15dont vous dirigez le service de réanimation, Bruno Megarban, ou pas ?
00:42:18Il y a des difficultés.
00:42:20Effectivement, les hôpitaux en Ile-de-France sont sous tension,
00:42:23mais nous essayons de nous organiser dans le temps.
00:42:26Donc, nous avons des plans de crise qui ont démarrés déjà depuis plus d'un mois
00:42:33et qui, actuellement, sont au dernier niveau.
00:42:36C'est-à-dire le niveau le plus élevé, le plus inquiétant ?
00:42:41Le plus élevé.
00:42:41Alors, inquiétant, non, mais le plus élevé, en tout cas,
00:42:44où ça nécessite évidemment que l'ensemble des moyens personnels lie soient mobilisés
00:42:51pour permettre l'accueil des patients qui sont victimes à la fois des infections respiratoires,
00:42:55dont la grippe, mais également des décompensations de maladies liées au froid actuel qui règne en France.
00:43:01Mais on a vu tout à l'heure les régions les plus touchées.
00:43:03L'Ile-de-France n'en fait pas partie pour l'instant.
00:43:06Tout à fait, mais effectivement, il y a une population peut-être plus, on va dire,
00:43:11en difficulté socio-économique en France.
00:43:13Il y a pas mal de SDF, pas mal de migrants.
00:43:15Et ce sont les personnes qui sont les plus fragiles quant au froid,
00:43:18même si les températures ne sont pas si basses.
00:43:19Le froid, les inondations, la grippe, sujet de préoccupation saisonnier, évidemment, cette fin d'année pour les Français.
00:43:26Quels sont les autres sujets de préoccupation, si on prend un peu plus de hauteur ?
00:43:30Sujets de préoccupation plus généraux des Français.
00:43:33Il y a un sondage qui est sorti ce matin et qui confirme cette tendance qui ne cesse de monter maintenant depuis plusieurs mois.
00:43:41Il y a deux sujets qui se détachent nettement et qui seront évidemment au cœur des débats politiques du début de l'année 2026.
00:43:47Le premier, c'est le pouvoir d'achat.
00:43:50Et le deuxième, la sécurité ainsi que l'immigration qui sont assez hauts.
00:43:54Regardez les résultats de ce sondage.
00:43:55On va regarder le détail avec Barbara Durand.
00:44:00Alors, vous nous donnez les chiffres, Barbara.
00:44:02Que dit ce sondage publié ce matin par Le Figaro ?
00:44:04Eh bien, c'était la priorité des Français en 2025.
00:44:07Ça, le reste en 2026.
00:44:10Vous l'avez dit, Julien.
00:44:11Regardez en tête de ce classement l'augmentation du pouvoir d'achat.
00:44:1643% des personnes sondées dans ce sondage Odoxa Backbone pour Le Figaro
00:44:21se préoccupent de leur pouvoir d'achat pour l'année à venir.
00:44:24Regardez le reste de ce podium.
00:44:26En deuxième position, nous retrouvons la diminution de l'insécurité.
00:44:3042% des personnes sondées se posent des questions.
00:44:34Enfin, sur la dernière marche de ce podium, avec 35% des personnes sondées, la réduction de l'immigration.
00:44:41Alors, rentrons un peu plus dans le détail en fonction de l'opinion politique des gens qui ont été sondés.
00:44:46Évidemment, les résultats ne sont pas les mêmes.
00:44:47Oui, les auteurs de cette étude observent qu'une majorité des sympathisants centristes et de gauche
00:44:53mettent l'accent sur une diminution de l'insécurité.
00:44:58Une insécurité qui inquiète, vous le voyez, 44% des sympathisants Renaissance,
00:45:0343% des sympathisants socialistes concernant une réduction de l'immigration, vous le voyez.
00:45:09Nous sommes plus à droite sur l'échec qui est politique.
00:45:1270% des sympathisants du Rassemblement National sont préoccupés par celle-ci pour l'année à venir.
00:45:1955% concernant les sympathisants des Républicains.
00:45:22Ce sont des chiffres qui sont évidemment décortiqués par l'ensemble des états-majors politiques en cette fin d'année
00:45:27parce que ça va donner l'A pour les élections à venir.
00:45:30Merci beaucoup, Barbara.
00:45:31Alors, d'abord, la question du pouvoir d'achat, puisque c'est elle qui sort en tête.
00:45:35Pierre Rondeau, c'est un peu comme les températures.
00:45:38On fait évidemment le parallèle ce matin avec la météo.
00:45:41Il y a le réel et il y a le ressenti.
00:45:44Le pouvoir d'achat, les gens disent qu'il a beaucoup souffert.
00:45:47Ils ont raison de le penser ou pas ?
00:45:48Alors, concrètement, si on dissocie effectivement le ressenti et le réel,
00:45:51le réel, oui, c'est vrai, il a baissé.
00:45:53C'est l'INSEE qui le démontre.
00:45:54On a une baisse de 3% du pouvoir d'achat.
00:45:57Je rappelle que le pouvoir d'achat, c'est le salaire net de l'inflation.
00:45:59Donc, on intègre l'évolution des salaires et l'évolution des prix.
00:46:02Et à ce time-là, 2023, 2024, 2025,
00:46:06comme on a eu une inflation supérieure à 2%, à 4, 5, 6% quelquefois,
00:46:11de fait, le pouvoir d'achat a baissé.
00:46:12Mais l'élément...
00:46:13Mais sur 3 ans, quand même.
00:46:14On est entre 2022 et 2025.
00:46:16Effectivement, on a une baisse parce que l'inflation était plus importante que la hausse des salaires.
00:46:19On était en moyenne, sur cette période, à une inflation de 4%
00:46:22et une évolution des salaires de 2,3%.
00:46:25Donc, de fait, vous faites le différentiel, on a perdu en pouvoir d'achat.
00:46:28Mais sauf que ça a changé, là.
00:46:29Alors, ça va changer.
00:46:30Et là, on peut rassurer les Françaises et les Français.
00:46:32En tout cas, pour 2026, si on en croit les calculs de l'INSEE,
00:46:35donc on pourra ensuite discuter de la méthodologie.
00:46:38Mais en tout cas, l'INSEE montre que l'inflation se retrouve à des niveaux contrôlés,
00:46:41aux alentours de 1,5%,
00:46:43mais que les salaires, eux, vont continuer à augmenter.
00:46:45Donc, de fait, si vous avez une inflation à 1,5%
00:46:48et une augmentation des salaires à 2,3%,
00:46:50vous gagnez en pouvoir d'achat.
00:46:52Et l'INSEE le dit, progressivement,
00:46:54on devrait retrouver des niveaux d'avant-crise, d'avant-crise Covid-19.
00:46:58Il y a, c'est vrai, ce réel et ce ressenti.
00:47:02Il y a les chiffres de l'INSEE qui sont de plus en plus contestés.
00:47:04Vous avez raison de le souligner.
00:47:06Il y a aussi des ressentis sur la sécurité.
00:47:10Là aussi, il y a toujours un débat insécurité
00:47:12ou sentiment d'insécurité avec Sikuvillier.
00:47:14Débat qui n'est toujours pas tranché.
00:47:16Ça dépend évidemment de quel côté on se place de l'échiquier politique.
00:47:19En tout cas, le gouvernement, et Laurent Nunez en particulier,
00:47:23le ministre de l'Intérieur, lui, il ne parle pas de sentiment d'insécurité.
00:47:25Et l'un de ses objectifs politiques, c'est de montrer
00:47:27qu'il va se battre contre cette insécurité,
00:47:30notamment l'insécurité du quotidien,
00:47:31qui joue un rôle très important dans les municipales.
00:47:33Ce sondage est très clair et montre qu'un certain nombre de Français
00:47:37ont en effet cette inquiétude, cette préoccupation,
00:47:41cette volonté de voir l'insécurité reculer
00:47:43dans un certain nombre de territoires.
00:47:46Évidemment, nous avons une échéance électorale,
00:47:49vous le disiez, Julien, qui nous attend,
00:47:50ce sont les élections municipales.
00:47:52On sait évidemment que les maires ne peuvent pas tout faire
00:47:55dans ce dossier et que la mobilisation de l'État
00:47:58est évidemment importante.
00:47:59Le Premier ministre, lorsqu'il s'est exprimé mardi soir
00:48:02cette allocution, vous savez, à Matignon
00:48:04pour clôturer cette période parlementaire mouvementée,
00:48:08il a évoqué comme une de ses priorités pour janvier
00:48:11le projet de loi de renforcement des polices municipales.
00:48:14Donc évidemment, ce sujet va quand même être présent
00:48:17dans les deux, trois mois de campagne
00:48:19avant les élections municipales mi-mars.
00:48:22C'est un enseignement qui est intéressant dans ce sondage,
00:48:26sondage qui est une photographie de l'Union.
00:48:28Un instant T, on le rappelle toujours, bien sûr.
00:48:30Évidemment, je le rappelle toujours.
00:48:31Les choses peuvent bouger dans les prochaines semaines.
00:48:34Mais c'est néanmoins un temps.
00:48:34Sur ce sujet-là, vous avez raison, c'est une constante.
00:48:38Et il faudra surveiller à quel point
00:48:39des élus de la droite républicaine
00:48:41et du Rassemblement national, des candidats,
00:48:43peuvent profiter de cette inquiétude sur ce sujet
00:48:46dans leur campagne respective.
00:48:48Et puisque vous nous parlez d'insécurité,
00:48:49regardez cette image dans les Vosges,
00:48:50c'est un refus d'obtempéré qui a mal tourné hier
00:48:53puisque un chauffard a percuté deux gendarmes.
00:48:57Il est toujours en fuite.
00:48:58On ira sur place le long de cette route nationale 57,
00:49:00là où ça s'est passé,
00:49:01pour vous montrer exactement la configuration des lieux.
00:49:03Et alors que la chasse à l'homme est lancée,
00:49:06à tout de suite sur BFM TV Noir, non direct.
00:49:08Dans quelques secondes, il sera précisément 11 heures.
00:49:12Vous êtes dans Arnaud Direct
00:49:14et regardons le programme qui nous attend
00:49:15pour l'heure qui vient.
00:49:17On va commencer par un refus d'obtempéré
00:49:19qui s'est déroulé dans le département des Vosges.
00:49:23Deux gendarmes ont été percutés
00:49:25et leur état n'inspire pas d'inquiétude.
00:49:29C'est le ministre de l'Intérieur qui s'évolue rassurant,
00:49:31mais c'est un miracle parce qu'ils ont été percutés,
00:49:34semble-t-il, de façon intentionnelle
00:49:35par un chauffard qui est maintenant en fuite,
00:49:37qui est activement recherché.
00:49:39Et nous irons sur place au bord de la route
00:49:40où ça s'est produit.
00:49:42Alerte aux pluies et aux inondations.
00:49:43Alerte orange dans trois départements du sud-est.
00:49:46Il y a les Pyrénées-Orientales
00:49:47qui sont particulièrement sous surveillance.
00:49:50Après des mois de sécheresse,
00:49:51on craint un ruissellement.
00:49:52Et vous allez voir que le niveau est en train de monter.
00:49:54Plus un mètre en trois heures
00:49:56sur le site où se trouve notre équipe
00:49:58où nous nous rendons.
00:49:59Et puis, il y a également eu,
00:50:01sur le plan international,
00:50:02des frappes américaines du côté du Nigeria,
00:50:05des membres de l'État islamique
00:50:06dans le but de protéger les chrétiens du pays.
00:50:08Ça s'est fait, disent les Américains,
00:50:10avec l'accord du gouvernement nigérien
00:50:12qui a d'ailleurs reconnu cela.
00:50:14Il y a quelques instants seulement,
00:50:15on vous dira précisément ce qui s'est passé.
00:50:18Voilà pour le programme.
00:50:19C'est parti pour une heure de direct.
00:50:21Et direction les Vosges, donc,
00:50:29pour commencer avec ce refus d'obtempéré
00:50:33qui s'est déroulé sur une route nationale.
00:50:38Un homme qui a pris la fuite à pied
00:50:40après que sa voiture a percuté.
00:50:43Deux gendarmes dans l'État n'inspirent pas d'inquiétude.
00:50:45Le ministre de l'Intérieur s'est voulu rassurant
00:50:47lorsqu'il a communiqué l'information
00:50:48il y a quelques heures.
00:50:50Il a donné des précisions notamment
00:50:51sur le lieu où ça s'est produit,
00:50:53Laurent Nunez, à hauteur de Chavellau,
00:50:56route nationale 57.
00:50:58Et c'est là qu'on retrouve Nicolas Rodier en direct.
00:51:02Montrez-nous là où ça s'est passé, Nicolas.
00:51:06Justement, comme vous l'avez dit,
00:51:07je suis tout proche de la nationale 57
00:51:10qui rejoint Jarmé-Nil à Nancy.
00:51:14Est-ce que nous avons appris des élus locaux
00:51:17des deux communes avoisinantes ?
00:51:19C'est que ce début, en tout cas,
00:51:22de refus d'autempérer
00:51:23n'a pas eu lieu sur la nationale 57
00:51:26mais a bien eu lieu ici,
00:51:28sur cette aire de repos,
00:51:30l'aire des neuf lieux.
00:51:32Donc c'est ici,
00:51:33comme vous pouvez le voir sur les images
00:51:34de Thomas Ericot,
00:51:36que le début, en tout cas,
00:51:39vraisemblablement s'est déroulé.
00:51:40C'est ici que le premier motard
00:51:41a été percuté.
00:51:43Après, il semblerait que la course-poursuite
00:51:45se soit poursuivie sur plusieurs kilomètres,
00:51:47mais le début de ce refus d'autempérer,
00:51:49il a vraiment commencé ici,
00:51:50lorsque les deux gendarmes
00:51:52de la brigade motorisée de Remiremont
00:51:53ont souhaité effectuer le contrôle.
00:51:56Et ce qu'on a aussi appris,
00:51:57c'est qu'après avoir percuté
00:51:58le deuxième gendarme,
00:51:59l'homme s'est enfui à pied,
00:52:02à travers champ.
00:52:03Et donc c'est peut-être à travers ce champ
00:52:05ou un peu plus loin que le fuyard,
00:52:07qui n'est toujours pas,
00:52:09à l'heure actuelle, retrouvé,
00:52:11s'est peut-être échappé.
00:52:11Merci beaucoup, Nicolas.
00:52:13Ça nous permet effectivement
00:52:14d'avoir une idée plus précise
00:52:15de la configuration des lieux
00:52:16lors de cet événement, Vincent,
00:52:18qui s'est produit hier
00:52:19dans le milieu de cet après-midi de Noël.
00:52:21Oui, aux alentours de 16h40 exactement.
00:52:23Et ce qui marque sur ce refus d'autempérer,
00:52:26puisque c'est un sujet
00:52:27dont on parle beaucoup
00:52:27sur l'antenne de BFM,
00:52:29mais celui-là,
00:52:30il a de particulier
00:52:31qu'il démontre un acte intentionnel.
00:52:34C'est-à-dire que dans un premier temps,
00:52:36le conducteur du véhicule
00:52:37se range sur cette aire de repos
00:52:39pour se soumettre au contrôle,
00:52:40mais quand l'un des deux motards
00:52:42met pieds à terre
00:52:43et il recule,
00:52:44il le percute.
00:52:46Et puis, par la suite,
00:52:47il tente de prendre la fuite.
00:52:48Le deuxième motard,
00:52:49le second motard,
00:52:50tente de le poursuivre.
00:52:51Et c'est à ce moment-là
00:52:51que le conducteur du véhicule
00:52:53a effectué un demi-tour
00:52:54pour venir le percuter.
00:52:55Donc, tout semble à croire
00:52:57que c'était un geste intentionnel.
00:52:58Pour quelles raisons on l'ignore ?
00:52:59Était-il sous l'emprise de l'alcool ?
00:53:01Était-ce un véhicule volé ?
00:53:02Ça, c'est aux investigations de le dire.
00:53:04Mais on bascule évidemment
00:53:05sur autre chose.
00:53:06On parle d'un simple contrôle routier.
00:53:08Là, on va basculer sur une enquête
00:53:10pour tentative d'homicide
00:53:11sur personne dépositaire
00:53:12de l'autorité publique.
00:53:13On n'est pas du tout
00:53:14dans la même chose.
00:53:14Oui, à cause de ce deuxième choc
00:53:17lorsqu'il revient
00:53:18pour percuter effectivement
00:53:19le deuxième gendarme.
00:53:20C'est ça qui est particulièrement
00:53:21frappant dans cette affaire.
00:53:24On peut imaginer
00:53:24que l'ensemble des services
00:53:25de sécurité, police et gendarmerie,
00:53:26sont mobilisés
00:53:27pour essayer de le retrouver.
00:53:28Oui, d'autant plus
00:53:29qu'ils ont un élément
00:53:30pour le retrouver
00:53:33somme toute assez facilement.
00:53:34C'est le véhicule
00:53:35qu'il a abandonné sur place
00:53:36pour prendre la fuite à pied.
00:53:37Alors, à l'heure actuelle,
00:53:37il est toujours recherché.
00:53:39En tout cas,
00:53:39ce sont les dernières informations
00:53:40dont nous disposons.
00:53:42Évidemment,
00:53:43la brigade de recherche
00:53:44de Rémi Remond,
00:53:45dont deux meutards
00:53:45ont donc été percutés
00:53:47et mobilisés
00:53:48pour tenter de retrouver
00:53:49cette personne
00:53:50sous l'autorité,
00:53:51somme toute,
00:53:51du parquet d'Épinel
00:53:52qui va ouvrir une enquête.
00:53:53Et dont on espère
00:53:54qu'il donnera davantage
00:53:55d'informations.
00:53:56Marc Rolland est avec nous,
00:53:57capitaine de gendarmerie.
00:53:58Alors, vous n'avez,
00:53:59j'imagine,
00:54:00pas davantage d'informations
00:54:01sur ce qui s'est passé
00:54:02précisément.
00:54:03En revanche,
00:54:04sur les circonstances,
00:54:05c'est vrai que le refus
00:54:05d'obtempéré,
00:54:06c'est un fléau
00:54:08dont on parle
00:54:08depuis longtemps maintenant
00:54:09et dont on voit
00:54:10que les autorités
00:54:11ont du mal
00:54:12à l'éradiquer.
00:54:12Et il y a ce chiffre
00:54:13qui apparaît sur l'écran.
00:54:14On est à plus 9%
00:54:15depuis le début
00:54:17de l'année,
00:54:18alors que les années précédentes,
00:54:19on avait un petit espoir
00:54:20parce que ça avait commencé
00:54:21à baisser.
00:54:22Oui, tout à fait.
00:54:24Le refus d'obtempéré
00:54:25est un fléau
00:54:26au niveau de la circulation routière
00:54:28et dans le cas d'Espèce
00:54:30et Vincent Van Kiegel
00:54:30l'a dit avec Justesse,
00:54:32on a requalifié les faits
00:54:33en tentative d'homicide
00:54:34sur militaires
00:54:35de la gendarmerie
00:54:36parce que les éléments matériels,
00:54:38les éléments factuels
00:54:39démontrent manifestement
00:54:40une intention véritable,
00:54:42coupable,
00:54:43que d'engager
00:54:44les deux gendarmes
00:54:45qui avaient le pied à terre,
00:54:46je le rappelle,
00:54:47lors de ces deux séquences,
00:54:49de ces deux phases
00:54:49distinctes de contrôle,
00:54:51cet individu
00:54:52a volontairement percuté,
00:54:54a volontairement utilisé
00:54:55son véhicule
00:54:55comme arme
00:54:56par destination
00:54:57pour faire du mal,
00:54:59pour tenter de tuer
00:55:00deux militaires
00:55:00à la gendarmerie
00:55:01qui faisaient leur travail,
00:55:02à savoir la sécurité routière
00:55:04et le contrôle des flux.
00:55:05Expliquez-nous,
00:55:06Marc Roland,
00:55:06quelle est la doctrine,
00:55:07clairement,
00:55:08pour les forces de l'ordre,
00:55:09que ce soit police
00:55:09ou gendarmerie,
00:55:10en cas de refus d'obtempéré,
00:55:11est-ce qu'on laisse filer
00:55:12pour protéger
00:55:13les autres populations civiles
00:55:14qui sont éventuellement
00:55:15sur place,
00:55:16même si en l'espèce,
00:55:17on voit bien,
00:55:17au bord de la nationale,
00:55:18évidemment,
00:55:18il n'y a personne,
00:55:20mais sur la route,
00:55:20ça peut créer un danger.
00:55:22Où est-ce qu'on place
00:55:22le curseur de la poursuite
00:55:24ou bien de se dire
00:55:25on laisse filer
00:55:26et on ira attraper
00:55:27le chauffard plus tard ?
00:55:28L'idée,
00:55:29c'est de jalonner
00:55:30dans le langage technique,
00:55:31c'est jalonner le véhicule
00:55:32afin de notifier à la fois
00:55:34le véhicule
00:55:35par sa taille de truculation,
00:55:36sa marque et sa couleur,
00:55:38mais également
00:55:38de recréer un maximum
00:55:39d'informations
00:55:39sur le chauffeur
00:55:40qui n'est pas forcément
00:55:41le titulaire
00:55:42de la carte grise.
00:55:43On jalonne le véhicule,
00:55:45on annonce
00:55:45dans le meilleur des cas
00:55:46la situation,
00:55:47le contexte
00:55:48et l'endroit
00:55:48à la station directrice
00:55:50au CORG,
00:55:51notre centre opérationnel,
00:55:53et celui-ci
00:55:53a pour mission
00:55:54de mettre en amont
00:55:55du mouvement
00:55:57de circulation
00:55:58un maximum
00:55:58d'effectifs
00:55:59en vue de provoquer
00:56:00soit un train de bouchons,
00:56:02soit un barrage
00:56:02d'arrières fixes
00:56:03fermes
00:56:04afin de neutraliser
00:56:05la progression
00:56:06du véhicule recherché.
00:56:07La règle est la même
00:56:08pour les gendarmes
00:56:08et pour les policiers ?
00:56:11Oui,
00:56:11nos directives
00:56:14sont issues
00:56:14du même ministère,
00:56:16à savoir celui
00:56:16de l'Intérieur,
00:56:18et notre cadre juridique
00:56:19est le même,
00:56:20à savoir le code
00:56:20de l'Intérieur,
00:56:21le code de la route
00:56:22et le code pénal.
00:56:23Et c'est un sujet,
00:56:24Vincent,
00:56:24sur lequel Laurent Dunez
00:56:25est évidemment présent
00:56:26depuis longtemps.
00:56:27Oui, effectivement.
00:56:27Depuis,
00:56:28on arrive au ministère
00:56:29de l'Intérieur
00:56:29et même au-delà,
00:56:30ça a été dit
00:56:31et redit,
00:56:32c'est un fléau,
00:56:32on compte environ
00:56:3325 000 refus
00:56:34d'obtempérer par an,
00:56:35c'est quasiment un
00:56:36toutes les 20 minutes.
00:56:37Alors, évidemment,
00:56:38il faut faire attention
00:56:38avec ces chiffres.
00:56:39Il y a environ 500
00:56:40de ces refus d'obtempérer
00:56:41qui mettent délibérément
00:56:42en danger la vie d'autrui,
00:56:44c'est-à-dire d'autres piétons,
00:56:45d'autres usagers de la route
00:56:47ou les forces de sécurité,
00:56:49police ou gendarmerie.
00:56:50A noter toutefois
00:56:51qu'il y a une petite différence,
00:56:53on pourrait dire,
00:56:53dans la doctrine
00:56:54si ça se produit en ville,
00:56:55en zone urbaine
00:56:56ou plutôt sur une route nationale
00:56:58telle qu'on peut le voir
00:56:59là en ce qui concerne
00:57:01les gendarmes.
00:57:01C'est-à-dire que
00:57:02quand ça se produit
00:57:03en secteur urbain,
00:57:04on essaie vraiment
00:57:04d'arrêter l'automobiliste
00:57:05pour éviter qu'il ne vienne
00:57:07percuter quelqu'un d'autre derrière
00:57:08parce qu'il y a beaucoup de monde,
00:57:09il y a beaucoup de circulation.
00:57:10En zone gendarmerie,
00:57:12on a souvent aussi l'habitude
00:57:13de laisser un peu filer la personne
00:57:14parce qu'on sait,
00:57:15et Marc Roland l'a expliqué
00:57:16très bien l'instant,
00:57:17qu'on va de toute façon
00:57:18l'arrêter soit au prochain péage,
00:57:21soit au prochain village.
00:57:23On va réussir à l'arrêter.
00:57:24Là, visiblement,
00:57:25ça n'a pas été possible
00:57:26parce que cet homme,
00:57:27il a tout simplement fait demi-tour
00:57:28pour venir percuter
00:57:29visiblement, volontairement
00:57:31les gendarmes.
00:57:31Et on va surveiller l'évolution
00:57:33de cette traque,
00:57:34cette chasse à l'homme
00:57:35qui est donc lancée
00:57:35depuis hier soir
00:57:36dans les Vosges.
00:57:39Merci beaucoup.
00:57:41L'autre sujet
00:57:43qu'on surveille ce matin
00:57:43et l'autre titre
00:57:44de l'actualité
00:57:45de ce vendredi,
00:57:46lendemain de Noël,
00:57:47c'est la situation
00:57:48sur le front des inondations,
00:57:50particulièrement
00:57:50dans les Pyrénées-Orientales
00:57:51parce que c'est l'un des départements
00:57:52en vigilance orange
00:57:54et on sait qu'il y a
00:57:54une cicheresse très importante
00:57:56là-bas
00:57:56et que donc l'eau monte
00:57:58très très fort.
00:57:59Les sols n'absorbent pas
00:58:00parce qu'ils sont trop secs.
00:58:02et c'est une situation
00:58:03que nous montre
00:58:04Stéphanie Forgeois
00:58:05depuis ce matin
00:58:06avec la pluie
00:58:07qui s'en va
00:58:08et qui revient
00:58:09et qui manifestement
00:58:10est en train de faire
00:58:11sérieusement son retour.
00:58:12Stéphanie.
00:58:15Ah oui, là la pluie
00:58:16s'est bien intensifiée.
00:58:17J'ai d'ailleurs sorti
00:58:17le parapluie
00:58:18et je pense que là
00:58:19les images vont bien vous parler
00:58:21puisque tout à l'heure
00:58:21avec Morgane,
00:58:22on vous montrait
00:58:22que l'eau était petit à petit montée
00:58:24mais qu'elle n'atteignait pas
00:58:25les rochers.
00:58:26C'est chose faite à présent.
00:58:27L'eau continue de monter
00:58:29au niveau de la glie.
00:58:30Je vous disais tout à l'heure
00:58:32qu'en trois heures
00:58:32elle était montée
00:58:33à à peu près d'un mètre.
00:58:35C'est ce que les élus
00:58:35nous ont dit.
00:58:36Eh bien là,
00:58:36les centimètres continuent.
00:58:38On voit bien
00:58:39qu'elle est bien sortie
00:58:40de son lit.
00:58:41Les troncs d'arbre
00:58:42ont même bougé.
00:58:43C'est pour vous dire
00:58:43à quel point le débit
00:58:44est intense dans cette zone-là.
00:58:46Les habitants continuent
00:58:48eux d'affluer,
00:58:48de venir prendre des photos
00:58:49puisque ça fait trois ans
00:58:51que le département
00:58:52des Pyrénées-Orientales
00:58:53est en sécheresse.
00:58:55Donc là,
00:58:55c'est pour eux
00:58:56une bénédiction
00:58:57de voir enfin de l'eau,
00:58:58de voir enfin la glie
00:59:00avec de l'eau
00:59:00même si en l'occurrence
00:59:02là,
00:59:02elle déborde.
00:59:03Ils ne sont pas très inquiets.
00:59:04Les élus nous ont dit
00:59:04que pour l'instant
00:59:05la situation était stable.
00:59:07Mais à Perpignan,
00:59:08par exemple,
00:59:09en 24 heures,
00:59:10il est tombé
00:59:10l'équivalent d'un mois de pluie.
00:59:12Donc c'est quand même
00:59:12assez conséquent.
00:59:13Le département,
00:59:14lui,
00:59:14reste en vigilance orange
00:59:15pour crues,
00:59:16inondations et pluies.
00:59:17Et bien évidemment,
00:59:18attention près des littoraux
00:59:19aux vagues de submersion.
00:59:21Ce sont des chiffres
00:59:22effectivement impressionnants
00:59:23que vous nous donnez.
00:59:24Peut-être un mot Stéphanie
00:59:25sur le vent
00:59:25parce qu'on voit
00:59:26que ça souffle beaucoup.
00:59:27Et Marquet nous expliquera
00:59:28dans quelques instants
00:59:28pourquoi c'est important.
00:59:32Oui,
00:59:33ici le vent ne souffle pas
00:59:34énormément
00:59:35mais c'est plus près
00:59:35du littoral
00:59:36qui s'intensifie
00:59:37et que les vagues
00:59:38sont impressionnantes.
00:59:40Là,
00:59:40il commence un petit peu
00:59:41à s'intensifier
00:59:42mais c'est tolérable.
00:59:46Plateau,
00:59:46je disais,
00:59:47le vent c'est important
00:59:47parce que si le vent
00:59:48vient de la mer,
00:59:49l'eau ne s'écoule pas.
00:59:50Exactement.
00:59:50En fait,
00:59:51ce qu'il faut comprendre
00:59:51c'est que ces cours d'eau
00:59:52de l'Aude
00:59:54et des Pyrénées-Orientales
00:59:55s'écoulent de manière naturelle
00:59:57vers la mer Méditerranée.
00:59:59Or là,
01:00:00le vent d'Est
01:00:00souffle particulièrement fort
01:00:02avec des rafales
01:00:02à près de 80 km par heure
01:00:05et en fait,
01:00:05ce vent,
01:00:06il forme
01:00:06un espèce de bouchon
01:00:08au niveau
01:00:10de l'embouchure
01:00:11de ces cours d'eau.
01:00:13Du coup,
01:00:13les cours d'eau
01:00:14sont en train de gonfler
01:00:15parce qu'il est localement tombé
01:00:17déjà
01:00:17près de 4 à 6 semaines
01:00:19de pluie
01:00:19en l'espace seulement
01:00:20de 24 heures
01:00:21et donc,
01:00:22l'écoulement naturel
01:00:24de ces cours d'eau
01:00:25est en réalité freiné
01:00:27par le vent.
01:00:29Donc,
01:00:29c'est un véritable problème
01:00:30d'autant plus que
01:00:30les fortes pluies
01:00:31qui ont démarré hier soir
01:00:33vont se maintenir encore
01:00:34pour les 36 prochaines heures.
01:00:36Ah oui,
01:00:36ça va continuer
01:00:36dans ces mêmes niveaux ?
01:00:37Ça va continuer
01:00:38dans ces mêmes intensités
01:00:39au moins jusqu'à demain.
01:00:40On prévoit sur l'ensemble
01:00:41de l'épisode
01:00:42localement
01:00:43jusqu'à 200 litres d'eau
01:00:44par mètre carré.
01:00:46Donc là,
01:00:46on est déjà localement
01:00:47à près de 80,
01:00:49même près de 100 litres d'eau
01:00:51par mètre carré
01:00:51au Boulou
01:00:52dans le département
01:00:53des Pianes-Orientales,
01:00:54soit l'équivalent
01:00:55de deux mois de pluie.
01:00:55Donc,
01:00:56on est déjà,
01:00:56en fait,
01:00:57on est à 12,
01:00:58enfin,
01:00:58on est à peine
01:00:59à 24 heures
01:01:00du début
01:01:01de cet épisode
01:01:02et on est déjà,
01:01:03en fait,
01:01:03dans la fourchette haute
01:01:04de ce qui était prévu
01:01:05par les ingénieurs
01:01:06de Météo France.
01:01:07Il était prévu
01:01:07jusqu'à 200 litres d'eau
01:01:09par mètre carré.
01:01:09Bon,
01:01:10on est déjà
01:01:10à 100 litres d'eau
01:01:11par mètre carré
01:01:12donc ça va se poursuivre
01:01:13en effet encore
01:01:14pour au moins 24 heures.
01:01:17Donc,
01:01:17il y a quand même
01:01:18un sujet d'inquiétude
01:01:19pour ces deux départements,
01:01:20l'Aude
01:01:20et les Pianes-Orientales
01:01:21qui certes ont besoin d'eau
01:01:22parce qu'il y a encore
01:01:23des restrictions
01:01:24de l'usage de l'eau
01:01:24en plein cœur de l'hiver.
01:01:26Il y a une sécheresse critique
01:01:27sur ces deux départements
01:01:29que l'on considère
01:01:30désormais
01:01:30comme des départements
01:01:32désertiques.
01:01:33Il ne pleut quasiment
01:01:34jamais depuis,
01:01:35enfin,
01:01:36plus beaucoup en tout cas
01:01:37et donc là,
01:01:37il pleut
01:01:38mais il pleut beaucoup trop
01:01:38et surtout en trop peu de temps.
01:01:40Alors,
01:01:40il y a ce front
01:01:41des inondations
01:01:42dans le sud-est
01:01:43qui nous donne évidemment
01:01:44ces images impressionnantes.
01:01:46On voit les niveaux
01:01:47sur la gauche
01:01:47et surveillez bien
01:01:48ces niveaux
01:01:49parce que ça va continuer
01:01:50donc à monter
01:01:52et puis,
01:01:52il y a le froid
01:01:53qui s'est emparé
01:01:55du nord de la France,
01:01:57la moitié nord
01:01:58et certains départements
01:01:59se sont placés,
01:02:02ont déclenché
01:02:02en tout cas
01:02:02le plan grand froid
01:02:03notamment dans l'ouest.
01:02:05On va aller à Saint-Malo
01:02:06retrouver le sous-préfet
01:02:08Philippe Brugnot
01:02:08qui est avec nous
01:02:09secrétaire général
01:02:10de la préfecture
01:02:11avec pas mal de boulot
01:02:11donc en cette période
01:02:13de fête
01:02:13et en cette période
01:02:13de fin d'année
01:02:14pour vous Philippe Brugnot,
01:02:15le plan grand froid
01:02:16ça veut dire
01:02:16que vous avez déclenché
01:02:17quels moyens particuliers ?
01:02:20Donc effectivement
01:02:20dans la branche
01:02:21les températures ressenties
01:02:23la nuit sont entre
01:02:24moins 5 et moins 10 degrés
01:02:25nous avions moins 8 degrés
01:02:26ce matin
01:02:27et les températures
01:02:28ressenties
01:02:29restent négatives
01:02:30pendant toute la journée.
01:02:31C'est pour ça
01:02:32que nous avons déclenché
01:02:33le niveau 1
01:02:33du plan grand froid
01:02:34qui permet tout d'abord
01:02:36d'augmenter nos capacités
01:02:37d'hébergement d'urgence
01:02:38avec 13 places supplémentaires
01:02:40sur les 119
01:02:41ouvertes habituellement.
01:02:42nos centres d'accueil
01:02:44de jour
01:02:45voient leur stage horaire
01:02:46étendu
01:02:47et puis aussi
01:02:48et surtout
01:02:48nous renforçons
01:02:49l'ensemble des maraudes
01:02:50qui permet ainsi
01:02:52d'aller vers
01:02:53les personnes
01:02:53dans la rue
01:02:54et leur proposer
01:02:55systématiquement
01:02:56une solution
01:02:57d'hébergement.
01:02:59Une vingtaine
01:03:00de départements
01:03:00en plan grand froid
01:03:01c'est le niveau 1
01:03:01pour l'instant
01:03:02est-ce que vous craignez
01:03:03que d'être obligé
01:03:04de passer au niveau supérieur
01:03:06ça peut aller jusqu'à 3 ?
01:03:07Alors à ce stade-là
01:03:09nous restons au niveau 1
01:03:10mais ce qui est important
01:03:11de préciser
01:03:12c'est que nous allons
01:03:13prolonger le niveau 1
01:03:14pendant tout le week-end
01:03:15puisque même si
01:03:17les températures
01:03:17vont légèrement remonter
01:03:19demain après-demain
01:03:19les températures ressenties
01:03:21ne devraient pas dépasser
01:03:22les 1 à 2 degrés.
01:03:24Donc maintenant
01:03:24notre niveau 1
01:03:26de plan grand froid
01:03:27est activé
01:03:28au moins jusqu'à lundi.
01:03:29C'est une information
01:03:29que vous nous donnez
01:03:30Philippe Brugnot
01:03:31merci beaucoup.
01:03:33Le froid qui s'est emparé
01:03:34également de la capitale
01:03:35même si le plan grand froid
01:03:36n'a pas été déclenché
01:03:38pas encore en tout cas
01:03:38on verra s'il l'est
01:03:39dans les jours qui viennent.
01:03:40Marie Roux se trouve
01:03:41dans les rues ce matin
01:03:43elle était dans un marché
01:03:44tout à l'heure
01:03:44avec des personnes
01:03:47qui n'avaient pas du tout
01:03:47l'intention de rester
01:03:49à la maison
01:03:49malgré tout.
01:03:50Vous avez bougé
01:03:51depuis tout à l'heure
01:03:51Marie, vous êtes où ?
01:03:53Écoutez, on est allé
01:03:55de l'autre côté
01:03:56avec les commerçants
01:03:57parce qu'eux aussi
01:03:58subissent le froid
01:03:58depuis ce matin
01:03:59très tôt
01:04:00ils sont mobilisés
01:04:00depuis 6h30
01:04:027h
01:04:02ils installent les étals
01:04:04on est avec Moustapha
01:04:05Moustapha, vous
01:04:06vous êtes bien équipé
01:04:08vous pouvez nous décrire
01:04:09un peu ce que vous portez ?
01:04:10On porte toujours
01:04:12double chucette
01:04:12les pantalons aussi
01:04:14on prend toujours double
01:04:15toujours on est bien
01:04:18protégé pour le froid
01:04:19parce que franchement
01:04:19il fait froid.
01:04:20Vous me disiez
01:04:21le pire finalement
01:04:21c'est les pieds
01:04:22quand on reste debout ?
01:04:23C'est les pieds
01:04:23parce que si on reste debout
01:04:24toute la journée
01:04:25le froid il monte
01:04:26et c'est ça
01:04:27qu'on ressent le froid.
01:04:29Et ce qui est en plus
01:04:29compliqué pour vous
01:04:30qui avez des fruits et légumes
01:04:31c'est qu'il faut gérer
01:04:32en plus les fruits et légumes
01:04:33pour pas qu'ils gèlent
01:04:33en raison du froid.
01:04:34Oui par exemple
01:04:35comme les bananes
01:04:36il y a des trucs
01:04:36qu'on ne sort pas tout de suite
01:04:37on sort sur par exemple
01:04:39une grappe de grappe
01:04:40de bananes
01:04:41comme ça
01:04:42parce qu'ils tournent vite
01:04:44les bananes.
01:04:45Parce qu'elles craignent le froid
01:04:46merci beaucoup Moustapha
01:04:47Moustapha qui a aussi
01:04:48installé des bâches
01:04:49pour éviter que le froid
01:04:50et bien
01:04:51qu'ils ressentent le froid
01:04:53en tout cas
01:04:53sur lui
01:04:54puisqu'il y a un petit vent
01:04:55entre 20 et 30 km heure
01:04:57qui accentue ce froid
01:04:58ce ressenti
01:04:58il est actuellement
01:04:59de moins 2
01:05:00et ce froid
01:05:01et bien
01:05:01il va s'accentuer
01:05:02tout au long de la semaine
01:05:03jusqu'à dimanche au moins.
01:05:05Oui bravo
01:05:05en commerçant sur les marchés
01:05:06à chaque fois
01:05:07on pense
01:05:08aussi aux poissonniers
01:05:10qui ont les doigts
01:05:12comme ça
01:05:12dans les glaçons
01:05:13c'est toujours terrible
01:05:15on se dit
01:05:15comment ils arrivent
01:05:16à garder tous leurs doigts
01:05:16comme ça
01:05:17pendant tout l'hiver
01:05:18vraiment bravo à eux
01:05:19alors pas de plan grand froid
01:05:21pour l'instant
01:05:21sur Paris
01:05:22Yann Brossin nous a rejoint
01:05:23élu parisien
01:05:24vous vous le regrettez
01:05:24que pas de plan grand froid
01:05:25pourquoi ?
01:05:26Parce qu'on voit bien
01:05:27les températures
01:05:28qu'il fait à Paris
01:05:29on a des températures
01:05:30qui sont extrêmement basses
01:05:31et malheureusement
01:05:32On est à zéro en ce moment-là
01:05:33On est à zéro
01:05:33moins 5 en ressenti
01:05:35avec le petit vent
01:05:36dont il était question
01:05:37tout à l'heure
01:05:37le risque que ces températures
01:05:39se prolongent
01:05:40dans les jours qui viennent
01:05:41et par ailleurs
01:05:41je le rappelle
01:05:42la dernière fois
01:05:43qu'un décompte
01:05:43a été fait
01:05:44sur le nombre de personnes
01:05:45à la rue à Paris
01:05:46donc des personnes
01:05:47qui n'ont pas
01:05:47de place d'hébergement d'urgence
01:05:48on était à plus de 3500
01:05:51c'est-à-dire qu'on a
01:05:51des milliers de personnes
01:05:53qui en ce moment même
01:05:54dorment dehors
01:05:55dans les rues de Paris
01:05:56faute de place d'hébergement
01:05:57et donc oui bien sûr
01:05:58la ville de Paris
01:05:59a demandé le déclenchement
01:06:01du plan grand froid
01:06:02et il serait grand temps
01:06:04que l'État
01:06:05prenne la mesure
01:06:05de la situation
01:06:06enfin qu'est-ce qui justifie
01:06:07que dans des départements
01:06:09qui ont des températures
01:06:09similaires à celles de Paris
01:06:11les préfectures déclenchent
01:06:12le plan grand froid
01:06:13et que ça ne soit pas le cas
01:06:14à Paris
01:06:14Et alors vous expliquez comment ?
01:06:16Je l'explique par une volonté
01:06:17de faire des économies
01:06:18sur le dos des personnes
01:06:18à la rue
01:06:19c'est-à-dire que
01:06:20le gouvernement
01:06:20ne met pas
01:06:22le plan grand froid
01:06:23à Paris
01:06:23parce qu'il ne veut pas
01:06:24créer de places d'hébergement
01:06:25supplémentaires
01:06:25Pourquoi il voudrait faire
01:06:27des économies à Paris
01:06:28et pas dans la Manche
01:06:29en Élie-Vilaine
01:06:30où on était il y a
01:06:30quelques instants ?
01:06:31En tout cas
01:06:32on ne peut pas l'expliquer
01:06:33autrement
01:06:34on aurait besoin
01:06:35de places d'hébergement
01:06:36supplémentaires
01:06:36et je vais même vous dire
01:06:37l'État
01:06:38je vais faire une proposition
01:06:39très concrète
01:06:40l'État est propriétaire
01:06:41d'un certain nombre
01:06:42de bâtiments à Paris
01:06:43des bâtiments qui sont
01:06:44aujourd'hui vides
01:06:45je pense à l'hôpital
01:06:46du Val-de-Grâce
01:06:47il est vide depuis des années
01:06:48il y a un projet
01:06:48pour les années à venir
01:06:49mais aujourd'hui
01:06:50il est vide
01:06:51pourquoi est-ce que l'État
01:06:51ne mobilise pas ce bâtiment
01:06:53pour mettre des personnes
01:06:54à la rue ?
01:06:54On ne peut pas avoir
01:06:54d'un côté des bâtiments
01:06:55vides a fortiori
01:06:56propriété publique
01:06:58et de l'autre
01:06:59des personnes qui dorment dehors
01:07:00à quelques mètres de là
01:07:00Allez puisque vous nous emmenez
01:07:01à l'hôpital
01:07:03on était au Val-de-Grâce
01:07:05on va aller à l'hôpital
01:07:05de Lyon maintenant
01:07:06parce que l'État
01:07:07il se mobilise
01:07:08sur le front de la grippe
01:07:11la ministre en tout cas
01:07:12de la santé
01:07:12qui est en déplacement
01:07:13en ce moment
01:07:14un déplacement que vous suivez
01:07:16Capucine Dièse
01:07:17Stéphanie Riste
01:07:18qui est donc présente
01:07:18face à la hausse
01:07:21cette épidémie
01:07:21et le pic attendu
01:07:22dans les jours qui viennent
01:07:23ce qui a évidemment
01:07:23des conséquences
01:07:24pour les services hospitaliers
01:07:25Oui effectivement
01:07:28on est à l'hôpital
01:07:29Édouard-Hériau
01:07:30ici à Lyon
01:07:31c'est l'un des plus gros
01:07:32hôpitaux de la ville
01:07:34la ministre est arrivée
01:07:35il y a quelques dizaines
01:07:36de minutes
01:07:36alors elle a d'abord
01:07:37visité le service
01:07:38des urgences
01:07:39et en ce moment même
01:07:40elle est en train
01:07:41de participer
01:07:41à une table ronde
01:07:43sur la gestion
01:07:44des tensions hibernales
01:07:45on y était
01:07:45il y a quelques minutes
01:07:46on a pu apercevoir
01:07:47la mer du 3ème arrondissement
01:07:49de Lyon
01:07:50il y avait aussi
01:07:50des représentants
01:07:51de l'agence régionale
01:07:53de santé
01:07:53des chefs du service
01:07:55du SAMU
01:07:56ils sont en train
01:07:57évidemment
01:07:57de discuter
01:07:58de cette situation
01:07:59sur la grippe
01:08:00la grippe qui est en train
01:08:01de monter en flèche
01:08:02on attend un pic
01:08:03début janvier
01:08:04selon l'agence
01:08:05de santé publique
01:08:06alors toute la métropole
01:08:08est concernée
01:08:08presque l'ensemble
01:08:09également des régions
01:08:11d'outre-mer
01:08:12alors ici à Lyon
01:08:13pour l'heure
01:08:13l'activité est plutôt modérée
01:08:15mais par contre
01:08:15dans le sud de la fronte
01:08:17notamment les Bouches-du-Rhône
01:08:18et bien hier
01:08:19la préfecture
01:08:19des Bouches-du-Rhône
01:08:20réquisitionnait
01:08:21des médecins
01:08:22justement pour faire face
01:08:23à ces épidémies hivernales
01:08:25effectivement très important
01:08:26de surveiller
01:08:26la régionalisation
01:08:27de cette épidémie
01:08:28Capucine
01:08:28vous avez raison
01:08:29de le souligner
01:08:30et Arnaud Robinet
01:08:32justement est avec nous
01:08:32c'est le président
01:08:33de la Fédération
01:08:33Hospitalière de France
01:08:34qui est aussi maire de Reims
01:08:36bien sûr
01:08:36et qui surveille ça
01:08:37de façon transversale
01:08:38bonjour
01:08:39merci d'être avec nous
01:08:41quelles sont les régions
01:08:42où les choses
01:08:43sont en train
01:08:44de vous inquiéter
01:08:44je crois que toutes les régions
01:08:46au moment où on se parle
01:08:47sont touchées
01:08:47par l'épidémie de grippe
01:08:49alors comme cela vient d'être
01:08:50dit il y a quelques instants
01:08:52les régions du sud
01:08:53sont le plus touchées
01:08:55actuellement
01:08:56mais cela progresse
01:08:57d'ailleurs les chiffres
01:08:58sont là
01:08:59les indicateurs
01:08:59sont là pour le prouver
01:09:01les chiffres
01:09:02au 14 décembre
01:09:03il y a donc 10 jours
01:09:04montré une augmentation
01:09:05des hospitalisations
01:09:07pour infections respiratoires
01:09:10aiguës
01:09:11nous étions à quasi
01:09:1130 000 hospitalisations
01:09:13le nombre de consultations
01:09:15augmenté
01:09:16et cela bien évidemment
01:09:17va aller en crescendo
01:09:18au vu des informations
01:09:20que l'on peut avoir
01:09:21notamment par
01:09:22l'institut Pasteur
01:09:23et d'autres institutions
01:09:24donc vigilance extrême
01:09:26bien évidemment
01:09:27et un message
01:09:28c'est bien évidemment
01:09:29les gestes barrières
01:09:31qu'il faut respecter
01:09:32et il est encore
01:09:33temps de se faire vacciner
01:09:34est-ce que vous anticipez
01:09:35d'autres réquisitions
01:09:36comme on l'a vu
01:09:37dans les bouches du Rhône
01:09:37alors vous savez
01:09:39je répète
01:09:39et je rappelle
01:09:40que l'hôpital public
01:09:41est ouvert 7 jours sur 7
01:09:4324 24
01:09:43365 jours
01:09:45sur 365
01:09:46il accueille 85%
01:09:48des patients
01:09:49la nuit
01:09:49et le week-end
01:09:51après c'est aux ARS
01:09:52et aux préfets
01:09:53de réquisitionner
01:09:55les prudelles de santé
01:09:56s'il y a un pic
01:09:57et qui cela bien sûr
01:10:00empêche
01:10:00je dirais
01:10:01une bonne régulation
01:10:02au sein des urgences
01:10:02et des hôpitaux
01:10:03là c'est la décision
01:10:04bien évidemment
01:10:05de l'ARS
01:10:05et du préfet
01:10:06cela a été fait
01:10:07dans quelques départements
01:10:09et dans quelques secteurs
01:10:10en France
01:10:10mais en tout cas
01:10:11ce qu'il faut
01:10:11et le message
01:10:12à faire passer
01:10:12c'est vraiment
01:10:14de respecter
01:10:15les gestes barrières
01:10:16et de se faire vacciner
01:10:18justement professeur
01:10:19Megarabane
01:10:20est-ce que vous vous attendez
01:10:21après les fêtes de Noël
01:10:22à voir un afflux
01:10:23notamment à l'hôpital
01:10:25l'arrêt boisière
01:10:26de patients
01:10:27parce que les gestes barrières
01:10:28n'auraient pas été respectés
01:10:29suffisamment
01:10:29alors vous avez raison
01:10:30effectivement
01:10:31nous sommes en phase épidémique
01:10:32avec une progression
01:10:33exponentielle
01:10:34du nombre d'infections
01:10:36mais au début
01:10:37toujours
01:10:37ce sont les personnes
01:10:38les plus jeunes
01:10:39qui sont atteintes en premier
01:10:40puis qui portent le virus
01:10:42vers les personnes
01:10:42plus âgées
01:10:43plus à risque
01:10:44de devoir être hospitalisées
01:10:45pour des formes graves
01:10:47de la maladie
01:10:47donc à l'occasion
01:10:48des fêtes
01:10:49effectivement
01:10:50cette transmission
01:10:51transgénérationnelle
01:10:53est crainte
01:10:53il se peut que
01:10:55début janvier
01:10:56on ait un nombre
01:10:57beaucoup plus important
01:10:58de personnes
01:10:58consultant aux urgences
01:10:59pour grippe
01:11:00la situation sanitaire
01:11:01qui est très liée
01:11:02évidemment à la situation
01:11:03météo
01:11:04on va voir
01:11:04dans quelques instants
01:11:05avec le bulletin
01:11:07comment les températures
01:11:08et les précipitations
01:11:11vont évoluer
01:11:12justement
01:11:12les précipitations
01:11:13et la pluie
01:11:14qui tombent
01:11:15fortement
01:11:15dans les pyrénées
01:11:16et les niveaux d'eau
01:11:17qui montent
01:11:18on le vérifie
01:11:19sur BFM TV
01:11:19depuis ce matin
01:11:20en temps réel
01:11:21on retournera sur place
01:11:22pour voir à quelle vitesse
01:11:23c'est en train
01:11:24de monter
01:11:24notre équipe
01:11:25avait les orfées
01:11:25dans l'eau
01:11:26et maintenant
01:11:26ça arrive jusqu'aux genoux
01:11:27à tout de suite
01:11:27on va mesurer
01:11:31le niveau des eaux
01:11:32dans quelques instants
01:11:33dans les pyrénées
01:11:33orientales
01:11:34parce que
01:11:35les fleuves
01:11:36le niveau des fleuves
01:11:37continue à monter
01:11:38en temps réel
01:11:39minute par minute
01:11:40on le surveille
01:11:40avec Stéphanie Forgeois
01:11:42qu'on va retrouver
01:11:43et qui a été obligé
01:11:44de changer de botte
01:11:44pour s'adapter
01:11:46mais ce sera juste
01:11:47après le rappel
01:11:47de l'ensemble
01:11:48de l'actualité
01:11:49de ce vendredi
01:11:50avec Maëva Lamy
01:11:51avec pour commencer
01:11:56Maëva
01:11:56la traque
01:11:57de ce chauffard
01:11:59qui recherchait
01:11:59après un refus
01:12:00d'obtempérer
01:12:00dans les Vosges
01:12:01deux gendarmes
01:12:01ont été percutés
01:12:02oui tout à fait
01:12:02ça s'est passé hier
01:12:03en fin d'après-midi
01:12:04sur l'ARN 57
01:12:06à Chaveleau
01:12:07lors d'un contrôle
01:12:08le caractère intentionnel
01:12:10des faits
01:12:10ne fait aucun doute
01:12:11les deux gendarmes
01:12:12ont été blessés
01:12:13mais par chance
01:12:14leurs jours
01:12:14ne sont pas engagés
01:12:16et donc on le disait
01:12:17le conducteur
01:12:18est toujours en fuite
01:12:18et activement recherché
01:12:20le pronostic vital
01:12:22qui n'est donc
01:12:22pas engagé
01:12:23dans ce cas précis
01:12:26c'est Laurent Nunez
01:12:26le ministre de l'Intérieur
01:12:27qui l'a annoncé
01:12:28toujours dans l'actualité judiciaire
01:12:30une scène d'horreur
01:12:30à Marseille
01:12:31avec la découverte
01:12:32d'un corps
01:12:32dans le coffre
01:12:34d'une voiture incendiée
01:12:35oui tout à fait
01:12:36c'était hier après-midi
01:12:37à septembre
01:12:38les Valons
01:12:38ce n'est pas très loin
01:12:39des quartiers nord
01:12:40de Marseille
01:12:41et au même moment
01:12:42un autre homme
01:12:43a lui été retrouvé
01:12:44blessé par balle
01:12:45au visage
01:12:46son pronostic vital
01:12:47est cette fois-ci engagé
01:12:48le lien avec le narcotrafic
01:12:50n'est pas confirmé
01:12:51mais pour Bruno Bartocetti
01:12:53secrétaire national
01:12:54Unité Zone Sud
01:12:55ce lien
01:12:56il ne fait aucun doute
01:12:57on l'écoute tout de suite
01:12:58ce qui est à retenir
01:13:00c'est qu'on est
01:13:00vraisemblablement
01:13:02sous fond de règlement de compte
01:13:05sous fond de narcotrafic
01:13:06la méthodologie
01:13:09ressemble à celle
01:13:10que malheureusement
01:13:11on a enregistré
01:13:12régulièrement
01:13:13ces dernières années
01:13:14à Marseille
01:13:14L'actualité internationale
01:13:16qui est marquée ce matin
01:13:17par des frappes américaines
01:13:20au Nigeria
01:13:21elles ont visé
01:13:22des terroristes
01:13:23liés à l'état islamique
01:13:24Oui tout à fait
01:13:25le Nigeria a confirmé
01:13:26avoir donné
01:13:26il y a une heure
01:13:28avoir donné des informations
01:13:29à Washington
01:13:30avant ces raids
01:13:32elles avaient également donné
01:13:33leur feu vert
01:13:34aux Etats-Unis
01:13:34alors ces raids
01:13:35on le précise
01:13:36ils ont eu lieu hier
01:13:37Donald Trump
01:13:38parle de frappes puissantes
01:13:39et meurtrières
01:13:40ce sont ses mots
01:13:40il les justifie
01:13:42en fait
01:13:42par les massacres
01:13:43de chrétiens
01:13:44perpétrés
01:13:44dans le pays
01:13:45par Daesh
01:13:46par le passé
01:13:47à ce sujet
01:13:47Donald Trump
01:13:48avait déjà parlé
01:13:49de génocide
01:13:50et il menace
01:13:51de mener d'autres frappes
01:13:52si cela se poursuivait
01:13:53dans le pays
01:13:54Si vous aviez encore
01:13:55des colis
01:13:55à recevoir
01:13:57de la part de La Poste
01:13:57et bien bonne nouvelle
01:13:58les choses sont revenues
01:13:59à la normale
01:14:00pratiquement ce matin
01:14:01C'est ça
01:14:01exactement
01:14:02le site
01:14:02laposte.fr
01:14:03est de nouveau accessible
01:14:05le suivi de colis
01:14:06s'est aussi nettement amélioré
01:14:08l'entreprise évoque
01:14:09simplement
01:14:09quelques dysfonctionnements
01:14:10marginaux
01:14:11on le rappelle
01:14:12La Poste est victime
01:14:13depuis lundi
01:14:14d'une cyberattaque
01:14:15qui a été revendiquée
01:14:16par des hackers pro-russes
01:14:17Vous avez été satisfaite
01:14:18de vos cadeaux ?
01:14:19Très satisfaite
01:14:19Il n'y aura pas de revente
01:14:21au programme ?
01:14:22Non, pas pour moi
01:14:23Mes proches, oui
01:14:24ils m'ont été un peu
01:14:25moins satisfaits
01:14:25Les chiffres de revente
01:14:28ils donnent le tour
01:14:29on les donne chaque année
01:14:30mais ça augmente
01:14:31d'un noël à l'autre
01:14:33Oui c'est ça
01:14:33moi je me suis un petit peu
01:14:34un petit peu loupée
01:14:35et cette année
01:14:35ça bat des records
01:14:36on est déjà
01:14:37à 900 000 annonces
01:14:38recensées
01:14:39par les plateformes
01:14:40de cadeaux
01:14:40qui ont été un peu loupées
01:14:42ou alors qui ont été
01:14:43offerts en double
01:14:44On va y retrouver
01:14:44Lola Baille
01:14:45Vous êtes dans un magasin
01:14:47de Châtelet
01:14:47Alors tout à l'heure
01:14:48on vous a eu
01:14:49il y a à peu près une heure
01:14:50c'était assez calme
01:14:51pour ces retours de cadeaux
01:14:52Est-ce que maintenant
01:14:52il y a un petit peu plus
01:14:53de monde qui arrive ?
01:14:56Au compte-gouttes
01:14:57je vais me tourner vers Bertrand
01:14:59Tout à l'heure
01:15:00vous avez vu quelqu'un
01:15:00qui est venu revendre
01:15:01son smartphone
01:15:02c'était son cadeau Noël
01:15:03Alors oui effectivement
01:15:04on a une personne
01:15:05qui s'est présentée
01:15:06avec un modèle de smartphone
01:15:09dont je ne donnerai pas la marque
01:15:10mais en fait
01:15:11elle avait eu la chance
01:15:12de recevoir un nouveau modèle
01:15:13pour Noël
01:15:14et donc elle est venue
01:15:16revendre son ancien téléphone
01:15:18ainsi lui donner une seconde vie
01:15:20le recycler
01:15:20et puis voilà
01:15:22donc c'est un petit peu
01:15:23Et parce que ça ne lui plaisait pas ?
01:15:25Non c'est pas que ça ne lui plaisait pas
01:15:26en fait
01:15:26elle a revendu l'ancien modèle
01:15:27et elle a gardé le nouveau modèle
01:15:29qu'elle avait eu pour Noël
01:15:30Ah tout simplement
01:15:31Ok
01:15:31D'accord
01:15:32Vous voyez en tout cas
01:15:34sur ces images
01:15:34de Tanguy Triquard
01:15:35il y a beaucoup d'objets
01:15:37qui sont revendus ici
01:15:38il y a un peu de tout
01:15:39des tablettes
01:15:41des téléphones
01:15:42aussi quelques sacs
01:15:44et ça va venir
01:15:45au fur et à mesure
01:15:46de la journée
01:15:46Merci beaucoup Lola Bay
01:15:49avec Tanguy Triquard
01:15:50on vous laisse suivre cela
01:15:51toute la journée
01:15:52pour plus d'informations
01:15:53pour peut-être aussi
01:15:54trouver des bonnes affaires
01:15:56rendez-vous sur la toute nouvelle
01:15:57l'application BFM TV
01:15:58vous la voyez apparaître
01:15:59Je vais vous rejoindre Lola
01:16:00parce que j'ai une paire de chaussures
01:16:01moi à reprendre
01:16:03dans les jours qui viennent
01:16:04Merci beaucoup
01:16:06On surveille la situation météo
01:16:08évidemment tout particulièrement
01:16:09ce matin
01:16:10les inondations
01:16:12qui menacent
01:16:14dans le département
01:16:14des Pyrénées-Orientales
01:16:16parce qu'il y a trois départements
01:16:17qui sont en vigilance orange
01:16:18les Pyrénées-Orientales
01:16:20mais aussi
01:16:20le département de l'Aude
01:16:22et la Haute-Corse
01:16:23mais direction
01:16:24les Pyrénées-Orientales
01:16:26département largement touché
01:16:27par la sécheresse
01:16:27ces derniers mois
01:16:28et ces dernières années
01:16:29et là ce sont des quantités
01:16:30d'eau massive
01:16:31qui tombent
01:16:32depuis ce matin
01:16:33Stéphanie
01:16:34je disais
01:16:34que vous aviez dû chausser
01:16:35des bottes un peu plus hautes
01:16:37depuis ce matin
01:16:38et ça continue
01:16:39parce qu'on voit
01:16:39que vous avez ressorti
01:16:41le parapluie
01:16:41en plus de la capuche
01:16:42Ah oui
01:16:45les pluies sont diluviennes
01:16:47il pleut énormément
01:16:48depuis maintenant
01:16:49près d'une heure
01:16:50l'eau continue de monter
01:16:51la gline cesse d'augmenter
01:16:53les élus que nous avons rencontrés
01:16:55nous disaient
01:16:55qu'en trois heures
01:16:56elle était à peu près
01:16:57montée d'un mètre d'eau
01:16:58et puis tout à l'heure
01:16:59quand nous étions là
01:17:00avec Morgane Dumont
01:17:01qui vous montre
01:17:01ces images impressionnantes
01:17:02du quai
01:17:05qui est fermé
01:17:06vous voyez que même
01:17:07les bornes vertes
01:17:08on ne les voit plus
01:17:10le débit est impressionnant
01:17:11l'eau monte
01:17:12elle a parcouru
01:17:13à peu près
01:17:14un mètre
01:17:15depuis tout à l'heure
01:17:16on voit que là
01:17:16elle a atteint
01:17:17les rochers
01:17:19c'est impressionnant
01:17:20la vitesse à laquelle
01:17:21monte ce cours d'eau
01:17:23et puis nous sommes
01:17:23avec un habitant
01:17:25justement de Rives-Altes
01:17:26Cyril
01:17:27qui nous disait
01:17:27que lui
01:17:28il est content
01:17:29de voir de l'eau
01:17:30enfin dans la glie
01:17:31Bonjour
01:17:31on est heureux
01:17:32pour une fois
01:17:33ça faisait 50
01:17:34qu'on n'avait pas eu
01:17:35de rocher ici
01:17:36et aujourd'hui
01:17:37on est assez heureux
01:17:38de voir enfin la glie
01:17:39avoir de l'eau
01:17:41ça va remplir les nappes
01:17:42et tout
01:17:43et on n'attendait que ça
01:17:44parce que
01:17:453-4 ans de sécheresse
01:17:47c'est compliqué pour nous
01:17:48ici
01:17:48et aujourd'hui
01:17:49même si c'est impressionnant
01:17:51on est content
01:17:52de voir de l'eau
01:17:52ça fait du bien
01:17:53de vous revoir la glie
01:17:54avec ce volume d'eau
01:17:56et donc c'est très intéressant
01:17:58pour tout le monde
01:17:59ça rassure tout le monde
01:18:00pour au moins cet été
01:18:01on ne nous parlera peut-être
01:18:02pas de sécheresse
01:18:03et de coupure d'eau
01:18:04comme depuis 3-4 années
01:18:05donc c'est intéressant
01:18:06et là donc je voyais
01:18:07des habitants
01:18:08qui venaient prendre des photos
01:18:09qui venaient justement
01:18:10surveiller l'évolution
01:18:11vous c'est votre cas
01:18:12vous venez quand même surveiller
01:18:13vous êtes un petit peu inquiet
01:18:14de voir à nouveau
01:18:15des inondations ou pas ?
01:18:16Non je ne pense pas
01:18:17qu'on soit inquiet
01:18:17parce que la glie
01:18:18on a quand même
01:18:19une sacrée marge
01:18:21avec le manque d'eau
01:18:22qu'on a eu depuis des années
01:18:22et aujourd'hui
01:18:24on ne peut pas dire
01:18:25qu'on est inquiet
01:18:26c'est vrai qu'on vient
01:18:27plutôt voir
01:18:28parce que ça faisait longtemps
01:18:29qu'on n'avait pas vu
01:18:29un volume d'eau comme ça
01:18:30par ici
01:18:31donc c'est un beau spectacle aussi
01:18:33Merci beaucoup Cyril
01:18:35la vigilance orange
01:18:37perdure dans les Pyrénées-Orientales
01:18:40avec l'inondation
01:18:41la pluie
01:18:41et la vigilance crue
01:18:43des sols
01:18:44qui depuis 3 ans
01:18:45n'ont pas connu
01:18:45de telles quantités d'eau
01:18:47et qui ont du mal
01:18:47à absorber aujourd'hui
01:18:48ces quantités
01:18:50Et c'est bien le problème
01:18:51vous avez raison
01:18:52de le souligner
01:18:53Stéphanie
01:18:54merci beaucoup
01:18:56c'est bien le problème
01:18:57parce qu'on a entendu
01:18:58cet habitant qui dit
01:18:59c'est super
01:19:00du coup il n'y aura pas
01:19:00de problème cet été
01:19:01hélas
01:19:02ça ne risque pas
01:19:03de se passer comme ça
01:19:04Guillaume Ferry
01:19:05est avec nous
01:19:06vous êtes météorologue
01:19:09on va vous retrouver
01:19:10vous allez nous dire
01:19:11d'ailleurs ce qui va se passer
01:19:12dans les heures qui viennent
01:19:13pour ces précipitations
01:19:14mais d'abord
01:19:15sur ce point-là
01:19:16le fait que les nappes phréatiques
01:19:18vont être remplies
01:19:18par ces quantités d'eau
01:19:19comme les sols étaient secs
01:19:20il y a du ruissellement
01:19:21ça n'absorbe pas complètement
01:19:22effectivement tout n'est pas absorbé
01:19:25mais il y a quand même
01:19:26une partie qui s'infiltre
01:19:27l'amont de la glisse
01:19:28c'est des secteurs
01:19:29qui sont karstiques
01:19:30c'est du calcaire
01:19:31donc l'eau s'infiltre
01:19:31quand même un petit peu
01:19:32et heureusement
01:19:33et le monsieur a en partie raison
01:19:35ça va bénéficier quand même
01:19:36à ces secteurs
01:19:38qui sont en sécheresse durable
01:19:39depuis plusieurs années
01:19:40donc c'est quand même
01:19:40plutôt une bonne nouvelle
01:19:41dans la majorité des cas
01:19:42effectivement
01:19:43à quelques endroits
01:19:44ça va ruisseller
01:19:45c'est déjà le cas
01:19:46sur des communes
01:19:47un petit peu en amont
01:19:47de votre collègue
01:19:48sur Estagel notamment
01:19:49on a des retours
01:19:50de premiers débordements
01:19:51de cours d'eau
01:19:52des affluents de la glisse
01:19:53donc il va falloir surveiller
01:19:54quand même tout cela
01:19:55parce que les cumuls
01:19:56sont prévus encore
01:19:56de manière assez importante
01:19:58donc on est en relation
01:19:59avec les communes
01:19:59pour activer des plans de sauvegarde
01:20:01pour que les choses s'anticipent
01:20:02pour qu'on puisse évacuer
01:20:04par exemple les véhicules
01:20:05évacuer tous les enjeux sensibles
01:20:08liés à ces débordements potentiels
01:20:10donc les pluies
01:20:11qui durent jusqu'à
01:20:12probablement encore samedi midi
01:20:14donc avec une surveillance
01:20:15à avoir jusqu'à
01:20:17cette fin d'épisode
01:20:18Voilà encore 24 heures
01:20:19même si les habitants
01:20:20que Stéphanie Forgeois
01:20:21a croisés depuis ce matin
01:20:22n'ont pas l'air très très inquiets
01:20:23est-ce qu'ils ont tort
01:20:25ou est-ce que vous leur dites
01:20:27qu'ils devraient se méfier davantage ?
01:20:30Non pour l'instant
01:20:31ils ont raison
01:20:32il faut rester
01:20:33il faut rester serein
01:20:34il n'y a pas encore
01:20:35de débordement généralisé
01:20:36la glipe montait bien plus haut
01:20:38comme l'a dit le monsieur
01:20:38mais par contre
01:20:39vu les quantités de pluie
01:20:40qui sont déjà tombées
01:20:41et ce qu'on attend encore
01:20:42il est possible quand même
01:20:43qu'au fil des heures
01:20:44comme vous le dites
01:20:45dans les prochaines 24 heures
01:20:46ça va durer
01:20:47donc il est possible
01:20:48qu'au fil des heures
01:20:48il y ait des actions
01:20:49engagées un peu plus lourdes
01:20:50donc il faut quand même
01:20:51être relativement prudent
01:20:52évacuer les zones inondables
01:20:54des véhicules notamment
01:20:55on a vu quelques retours
01:20:56de parking
01:20:57qui n'étaient pas tout à fait
01:20:58encore évacués
01:20:59donc s'il y a des gens
01:21:00de la vallée
01:21:00qui entendent
01:21:01que ce soit sur le Réar
01:21:03sur la Gliffe
01:21:03et sur tous les côtiers
01:21:04les cours d'eau côtiers
01:21:06des Corbières
01:21:07jusqu'à la frontière espagnole
01:21:08il faut quand même
01:21:09anticiper
01:21:10les premières actions
01:21:11de sauvegarde
01:21:12qui doivent être engagées
01:21:13c'est ce que l'on transmet
01:21:14aux mers actuellement
01:21:14et on va suivre
01:21:16dans la durée
01:21:17pour éviter
01:21:18que les choses
01:21:19empirent
01:21:20et deviennent
01:21:21plus problématiques
01:21:21Alors on est très centré
01:21:22sur les Pyrénées-Orientales
01:21:23parce que c'est un département
01:21:24qui est un peu
01:21:25le symbole
01:21:25de la sécheresse française
01:21:27depuis plusieurs années
01:21:28mais est-ce qu'il y a
01:21:28d'autres départements
01:21:29où il faut également
01:21:31être vigilant ?
01:21:33Vous l'évoquiez
01:21:33la Haute-Corse
01:21:35notamment
01:21:35reste en vigilance orange
01:21:36encore pour quelques heures
01:21:37l'épisode tend à se terminer
01:21:39il y a eu des inondations
01:21:40hier
01:21:40le jour de Noël
01:21:41du côté de Saint-Florent
01:21:43et dans quelques communes
01:21:44là autour de Bastia
01:21:44donc là effectivement
01:21:46il pleut durablement
01:21:47en fait
01:21:47la Corse a été
01:21:48sous la pluie
01:21:49depuis quasiment 10 jours
01:21:51non-stop
01:21:51un peu comme le secteur
01:21:52de l'Hérault
01:21:53qui a connu
01:21:53ses grosses inondations
01:21:54il y a encore quelques heures
01:21:55donc la Corse actuellement
01:21:57les Pyrénées
01:21:58et ensuite petit à petit
01:21:59cette fameuse goutte froide
01:22:00va petit à petit
01:22:01se décaler
01:22:02un peu plus au sud
01:22:02de la Méditerranée
01:22:03on suit ça
01:22:04sur les prévisions
01:22:05de Météo France
01:22:05et on va vers quelque chose
01:22:07d'un peu plus durablement sec
01:22:08sur le sud
01:22:08enfin
01:22:09après depuis le 15 décembre
01:22:11il pleut quasiment
01:22:11sans discontinuer
01:22:12autour de la Méditerranée
01:22:13donc enfin
01:22:14les zones sud
01:22:15de la France
01:22:16vont retrouver
01:22:16un peu de soleil
01:22:17et pour l'Aude
01:22:18d'un mot ?
01:22:19et pour l'Aude
01:22:20on surveille
01:22:20l'écumul de pluie
01:22:22sur les corbières
01:22:22votre collègue
01:22:23en plateau l'évoquait
01:22:24l'Orbieu
01:22:26le bassin versant
01:22:27de l'Orbieu
01:22:28qui est un affluent
01:22:28de l'Aude
01:22:29également sur la Haute-Vallée
01:22:30on a la Salle
01:22:31c'est fait des cours d'eau
01:22:32qui drainent
01:22:33on va dire
01:22:34le massif des corbières
01:22:35le verre double
01:22:36tout ça
01:22:36ce sont des cours d'eau
01:22:37la berre également
01:22:38qui arrive sur le littoral
01:22:38qui sont sous surveillance
01:22:39qui commencent à gonfler
01:22:41il faut savoir qu'il y a 10 jours
01:22:43on a eu un premier épisode
01:22:44il est déjà tombé
01:22:44plus de 200 millimètres
01:22:45sur les corbières
01:22:46il y a 10 jours
01:22:46donc effectivement
01:22:47cette accumulation
01:22:48comme on l'a eu
01:22:49sur l'Hérault
01:22:50sur le Gard
01:22:50va peut-être potentiellement
01:22:52poser problème
01:22:53et donner des crues
01:22:54un peu plus fortes
01:22:54donc là aussi
01:22:55à surveiller
01:22:55et l'épisode continue
01:22:57dans ces secteurs-là
01:22:58également pour 24 heures
01:22:59Merci beaucoup
01:23:00pour ce point très complet
01:23:01Guillaume Ferry
01:23:02en direct
01:23:03alors qu'on continue
01:23:04à voir cette image
01:23:05particulièrement impressionnante
01:23:06et ce niveau d'eau
01:23:06qui ne cesse de monter
01:23:07depuis qu'on a pris l'antenne
01:23:09il y a plusieurs heures
01:23:09maintenant
01:23:10on surveille aussi
01:23:12une autre vague
01:23:12c'est la vague épidémique
01:23:13dans les hôpitaux
01:23:16avec cette épidémie de grippe
01:23:18dont le pic est attendu
01:23:19pour les jours qui viennent
01:23:20des médecins ont été réquisitionnés
01:23:22hier dans les bouches du Rhône
01:23:23et on a vu que dans certaines régions
01:23:24cette épidémie
01:23:25elle était plus dense qu'ailleurs
01:23:26le professeur Megarban
01:23:27est avec nous
01:23:28qui viennent de Word
01:23:29et on a vu
01:23:30qu'il y a un peu
01:23:31qui vient de le faire
01:23:32si tu t'es un peu
01:23:32qui vient de regarder
Commentaires

Recommandations